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Argentine: Kirchner sollicite la détention à domicile après sa condamnation

L’ex-présidente argentine Cristina Kirchner, qui a vu sa condamnation à six ans de prison confirmée mardi par la justice, a formellement sollicité de pouvoir exécuter sa peine en assignation à domicile, mais saisira la justice internationale, ont indiqué mercredi ses avocats.”Nous avons demandé l’assignation à résidence, qui est accordée aux personnes de plus de 70 …

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Argentine: Kirchner sollicite la détention à domicile après sa condamnation

L’ex-présidente argentine Cristina Kirchner, qui a vu sa condamnation à six ans de prison confirmée mardi par la justice, a formellement sollicité de pouvoir exécuter sa peine en assignation à domicile, mais saisira la justice internationale, ont indiqué mercredi ses avocats.”Nous avons demandé l’assignation à résidence, qui est accordée aux personnes de plus de 70 ans”, a déclaré son avocat Carlos Belardi à des journalistes devant le domicile de Mme Kirchner à Buenos Aires, précisant que la demande avait été formellement déposée dès mardi soir.”Son âge, 72 ans, sa qualité d’ex-présidente, le fait qu’elle ait une protection policière permanente” justifient une détention à domicile, a argumenté l’avocat. Et un bracelet électronique pour la surveiller du coup “n’aurait aucun sens”, a-t-il ajouté.En parallèle, un autre avocat de Mme Kirchner, Gregorio Dalbon, a annoncé sa présence à la Haye pour dénoncer devant la Cour pénale internationale (CPI) la “persécution politique” de sa cliente, principale opposante au président ultralibéral Javier Milei.”Cette condamnation est le fruit d’un processus vicié, visant d’emblée un objectif politique : bannir la femme qui a remporté le plus de victoires électorales depuis le retour de la démocratie”, a justifié M. Dalbon sur son compte X. “C’est un cas emblématique de détention sélective et de criminalisation”.Carlos Belardi a pour sa part indiqué que la Commission interaméricaine des droits de l’Homme serait également saisie du jugement contre Mme Kirchner. Une saisine pour laquelle il n’a pas donné d’échéance, mais sans effet suspensif sur la sentence, a-t-il précisé.Mardi, la Cour suprême a confirmé la condamnation de l’ex-présidente (2007-2015) à une peine de six ans de prison et d’inéligibilité à vie pour fraude pendant sa présidence, un jugement retentissant contre une figure dominante de la politique argentine depuis vingt ans.La Cour examinait son recours après une condamnation fin 2022 pour “fraude au préjudice de l’administration publique” durant sa présidence, un jugement confirmé en deuxième instance en 2024.Cristina Kirchner a un délai de cinq jours (ouvrables) pour se présenter au tribunal, qui dans cet intervalle doit statuer sur les modalités et le lieu de détention sur la base de la demande des avocats, a précisé Me Belardi.

Bateau pour Gaza: Rima Hassan et les autres militants français retenus en Israël vont être expulsés

Les quatre militants français pro-palestiniens encore retenus en Israël, dont l’eurodéputée  La France insoumise (LFI) Rima Hassan – qui a été brièvement placée à l’isolement selon une ONG – seront expulsés jeudi et vendredi, a annoncé la diplomatie française.”Merci à nos agents pour leur mobilisation admirable qui a permis cette issue rapide, en dépit du harcèlement et de la diffamation dont ils ont été l’objet”, a écrit sur X le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, alors que LFI accuse les autorités françaises “d’inaction insupportable” depuis l’arraisonnement “illégal” lundi par Israël d’un voilier vers Gaza avec 12 militants pro-palestiniens à bord.Le retour en France de Rima Hassan et d’un autre ressortissant français est prévu jeudi soir à Roissy-Charles-De-Gaulle, aéroport où arriveront vendredi soir deux autres militants qui naviguaient sur le bateau, a appris l’AFP de source aéroportuaire. Mais la nouvelle a été accueillie avec prudence et méfiance par le mouvement de gauche radicale La France insoumise, qui a fait de la défense de la cause palestinienne un de ses combats principaux et dénonce un “génocide” à Gaza. “Il se dit que Rima Hassan et ses coéquipiers prisonniers seraient expulsés demain. (…) Pour l’instant Rima Hassan est à l’isolement pour avoir écrit +Free Palestine+ sur le mur de sa cellule. On l’a croira libérée quand on la verra à Paris. D’ici-là on se mobilise et on méprise ses geôliers et leurs complices ici”, a écrit sur X le leader de LFI Jean-Luc Mélenchon.Au total, 12 militants français, allemand, brésilien, turc, suédois, espagnol et néerlandais, dont la Suédoise Greta Thunberg, étaient partis d’Italie le 1er juin à bord d’un voilier pour “briser le blocus israélien” de Gaza, en proie à une situation humanitaire désastreuse après plus de 20 mois d’une guerre déclenchée par l’attaque sanglante du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur Israël.La marine israélienne a arraisonné le bateau lundi matin à environ 185 kilomètres à l’ouest de la côte de Gaza.Greta Thunberg a déjà été expulsée vers la Suède.- Passage à l’isolement – Parallèlement, l’ONG israélienne de défense des droits humains Adalah a indiqué mercredi que deux des militants pro-palestiniens arrêtés sur le voilier, dont Rima Hassan, avaient été placés à l’isolement.Contacté par l’AFP, le ministère des Affaires étrangères israélien n’a pas commenté ces informations. Sur son compte X, l’équipe de l’eurodéputée franco-palestinienne a indiqué qu’elle avait été placée en cellule d’isolement “après avoir écrit +Free Palestine+ sur les murs de sa cellule”. “Elle a entamé une grève de la faim en protestation”, a indiqué la même source. L’ONG Adalah a par la suite précisé que Rima Hassan avait été sortie de son isolement. Les militants de “la Flottille pour la liberté”, qui voulait notamment apporter un peu d’aide humanitaire aux habitants de la bande de Gaza, “sont rentrés illégalement en Israël” et “leur statut est un statut d’immigré illégal”, avait affirmé mercredi matin l’ambassadeur israélien à Paris Joshua Zarka.”Le but est de les mettre dans un avion vers la France le plus rapidement possible”, a-t-il encore dit.Jean-Luc Mélenchon, candidat putatif à la prochaine élection présidentielle, a demandé sa convocation par le Quai d’Orsay.Il en a également appelé à Emmanuel Macron, demandant au président d’intervenir pour la libération de Rima Hassan.Parallèlement, les trois dirigeants insoumis Mathilde Panot (cheffe de file des députés LFI), Manuel Bompard (coordinateur du mouvement) et Manon Aubry (co-présidente du groupe The Left au Parlement européen) ont envoyé un courrier pour réclamer “de toute urgence une audience auprès du Président de la République”. Interpellé par Mme Panot à l’Assemblée nationale, le Premier ministre François Bayrou a de son côté dénoncé “une instrumentalisation” de la situation à Gaza par LFI.”Et je crois, pour vous dire le fond de ce que je pense, que ceux qui ont lancé l’assaut du 7 octobre voulaient obtenir la situation dans laquelle nous sommes aujourd’hui”, a-t-il insisté, en faisant référence au Hamas.Deux des six Français qui avaient été arrêtés lundi ont déjà été expulsés. L’un d’entre eux, le médecin Baptiste André, a dénoncé lors de son arrivée mardi soir à Paris des “actes de maltraitance” de la part des services de l’immigration israéliens, notamment de la “privation de sommeil.  burs-leo/jmt/vk

Deux membres de BTS accueillis entre cris et larmes par leurs fans à leur départ de l’armée

Entre cris et larmes, plus d’un millier de fans ont accueilli mercredi matin en Corée du Sud Jimin et Jungkook, deux des membres du septuor vedette de la K-pop BTS, pour la fin de leur service militaire obligatoire.L’agence du boys band, HYBE, avait pourtant demandé à rester à l’écart de la zone où les deux artistes avaient été appelés sous les drapeaux, dans le comté de Yeoncheon adossé à la frontière lourdement armée avec la Corée du Nord.Maquillage, vêtements violets et tatouages évoquant leur groupe favori: des fans venus pour certains du Brésil ou d’Indonésie se sont rassemblés dès 03H00 (18H00 GMT mardi) pour espérer apercevoir Jimin et Jungkook à leur départ de la brigade d’artillerie de la 5e division d’infanterie sud-coréenne.Lorsque les deux hommes sont apparus, cris et larmes ont fusé et des fans se sont enlacés, ont constaté des journalistes de l’AFP.Pour Wu Ruohan, 18 ans, une admiratrice chinoise de BTS, c’était un “rêve devenu réalité”.Lorsque les deux artistes en tenue de camouflage se sont adressés à l’assemblée, nombre de fans avaient le bras levé, téléphone à la main, pour conserver des images de l’événement.”Ca fait longtemps que je n’ai pas été face à une caméra et je suis un peu gêné parce que je ne me suis même pas maquillé”, a déclaré Jungkook.Jimin a dévoilé que les deux artistes étaient partis courir un peu plus tôt, à 05H00, pour tenter d’apparaître sous leur meilleur jour.Les icônes de la K-pop, qui ont passé 18 mois le long de la frontière intercoréenne, ont remercié la foule, se sont inclinés face aux médias et aux fans, avant d’embarquer dans un minivan.Six des sept membres de BTS ont maintenant terminé leur service militaire, rapprochant la formation d’un retour sur la scène musicale au complet. Seul SUGA se trouve encore dans l’armée, jusqu’au 21 juin.- “Renouveau” -L’agence de BTS, HYBE, et le boys band avaient demandé aux fans de ne pas se rendre au niveau des bases militaires où les membres effectuaient leur service militaire, pour des raisons de sécurité.Avant leur entrée à l’armée, BTS s’était même agenouillé lors d’un direct pour demander à ses admirateurs de ne pas approcher des casernes des membres.”Ce ne sont pas de vrais fans, les garçons se sont même agenouillés pour les supplier de ne pas venir”, a argué un internaute en partageant des images de la foule matinale, alors que la polémique enflait sur internet.D’après des experts, le septuor va probablement entamer une “période d’ajustement visuel” de quelques mois, le temps que les cheveux repoussent et que chacun retrouve son apparence d’icône de la K-pop.En attendant, les passionnés de mode ont tenté de trouver leur compte en scrutant les membres de BTS, notamment le poignet de V, sorti avec son partenaire RM mardi de l’armée, qui arborait une montre de la marque Cartier estimée à quelque 20 millions de wons (12.700 euros).A l’inverse, RM portait une montre Casio à un prix plus abordable, quand ni Jimin ni Jungkook n’en exhibaient mercredi.Le septuor célèbre vendredi son 12e anniversaire, un événement appelé “FESTA”. Des fans du monde entier se rendent en Corée du Sud pour l’occasion.Mercredi, des milliers de personnes se trouvaient aux abords du siège de HYBE dans le centre-ville de Séoul. Les fans entonnaient des chansons de BTS et criaient “Jimin, Jungkook”, sous les caméras des médias locaux, qui voient un “renouveau de l’industrie de la K-pop” dans le retour du septuor à la vie civile.

Craintes d’une troisième nuit d’émeutes en Irlande du Nord, malgré les appels au calme

La police nord-irlandaise se prépare mercredi à de nouvelles violences, malgré l’appel au calme des dirigeants de la province après deux nuits d’émeutes visant des immigrés et des affrontements avec les forces de l’ordre dans la ville de Ballymena.A l’issue de ces heurts, qualifiés d'”insensés” par le Premier ministre travailliste Keir Starmer, six personnes ont été arrêtées et l’une d’elles a été inculpée pour troubles à l’ordre public, a déclaré mercredi un responsable de la police, Ryan Henderson, lors d’une conférence de presse.Trente-deux policiers ont été blessés lundi et mardi soir dans ces incidents survenus principalement dans la ville de Ballymena, située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Belfast.Ils ont éclaté après l’inculpation lundi de deux adolescents pour la tentative de viol d’une jeune fille. La police, qui évoque des violences “motivées par des considérations raciales”, ne souhaite pas communiquer sur l’origine des deux jeunes de 14 ans inculpés pour cette tentative de viol. Selon les médias britanniques, ils se sont exprimés par l’intermédiaire d’un interprète roumain lors de leur comparution lundi au tribunal.Mardi soir, des centaines d’individus ont pris pour cible des habitations et commerces et jeté des briques, fusées et cocktails Molotov sur la police. Des “troubles sporadiques” ont aussi eu lieu dans d’autres villes nord-irlandaises, notamment à Belfast, ainsi que dans deux villes à proximité, Carrickfergus et Newtownabbey.”Je condamne fermement les violences observées cette nuit à Ballymena et dans d’autres endroits d’Irlande du Nord, notamment contre des agents de police”, a déclaré Keir Starmer devant le Parlement.La police nord-irlandaise a indiqué avoir appelé des renforts du reste du pays en prévision de nouvelles violences.”Nous pourrions en voir davantage ce soir (mercredi) et c’est pourquoi nous nous préparons”, a indiqué Ryan Henderson. Les représentants du gouvernement nord-irlandais, composé de quatre partis politiques et dirigé par l’élue républicaine du Sinn Fein Michelle O’Neill, ont condamné ces “violences à caractère raciste” et lancé “un appel urgent au calme” mercredi.”Rien ne saurait justifier ces violences, au cours desquelles des habitants ont été traumatisés et de nombreux policiers blessés”, ont fustigé les membres de l’exécutif, au sein duquel nationalistes du Sinn Fein et unionistes du DUP gouvernent de concert.Ces émeutes ont notamment visé des zones où vivent des immigrés roumains à Ballymena. “Ce sont les Roumains qui sont plus spécifiquement ciblés”, estime ainsi Nicola Guy, une habitante de Ballymena âgée de 42 ans, résidant non loin d’une maison incendiée qui était habitée par une famille de Roms.Selon la police, ce sont surtout des jeunes locaux qui ont pris part aux heurts, même si elle n’a pas exclu l’implication de personnes extérieures à la ville, pointant le rôle des réseaux sociaux.- “Division et désordre”.A Ballymena, un habitant interrogé mardi par l’AFP avait indiqué avoir accroché un drapeau britannique devant sa maison “par précaution, pour que les gens sachent que ce n’est pas un étranger qui vit ici”.Les premières violences ont éclaté lundi soir à l’issue d’un rassemblement en soutien à la jeune victime de la tentative de viol présumée et à sa famille.”Ces actes criminels mettent non seulement des vies en danger, mais risquent également de compromettre la procédure pénale en cours”, a souligné mercredi le commissaire Jon Boutcher.”Les actes motivés par la haine et la loi de la foule ne font que déchirer le tissu de notre société: ils ne résolvent rien et ne servent à personne”, a-t-il ajouté.”Ceux qui instrumentalisent la situation pour attiser les tensions raciales se moquent de la justice et n’ont rien à offrir à leurs communautés, si ce n’est de la division et du désordre”, ont renchéri les membres de l’exécutif dans leur communiqué commun.Mais le député du parti Traditional Unionist Voice Jim Allister a toutefois souligné à la chambre des Communes à Londres que s’il n’y a “aucune excuse” pour de tels actes, “le gouvernement doit prendre conscience des tensions sous-jacentes engendrées par une immigration incontrôlée et souvent clandestine”.La province a été secouée à l’été dernier, comme d’autres endroits du Royaume-Uni, par des émeutes anti-immigration. Elles avaient été déclenchées par les meurtres de trois fillettes dans une attaque au couteau, dans le nord-ouest de l’Angleterre, après la diffusion en ligne de fausses rumeurs sur l’identité de l’assaillant.

Craintes d’une troisième nuit d’émeutes en Irlande du Nord, malgré les appels au calme

La police nord-irlandaise se prépare mercredi à de nouvelles violences, malgré l’appel au calme des dirigeants de la province après deux nuits d’émeutes visant des immigrés et des affrontements avec les forces de l’ordre dans la ville de Ballymena.A l’issue de ces heurts, qualifiés d'”insensés” par le Premier ministre travailliste Keir Starmer, six personnes ont été arrêtées et l’une d’elles a été inculpée pour troubles à l’ordre public, a déclaré mercredi un responsable de la police, Ryan Henderson, lors d’une conférence de presse.Trente-deux policiers ont été blessés lundi et mardi soir dans ces incidents survenus principalement dans la ville de Ballymena, située à une cinquantaine de kilomètres au nord-ouest de Belfast.Ils ont éclaté après l’inculpation lundi de deux adolescents pour la tentative de viol d’une jeune fille. La police, qui évoque des violences “motivées par des considérations raciales”, ne souhaite pas communiquer sur l’origine des deux jeunes de 14 ans inculpés pour cette tentative de viol. Selon les médias britanniques, ils se sont exprimés par l’intermédiaire d’un interprète roumain lors de leur comparution lundi au tribunal.Mardi soir, des centaines d’individus ont pris pour cible des habitations et commerces et jeté des briques, fusées et cocktails Molotov sur la police. Des “troubles sporadiques” ont aussi eu lieu dans d’autres villes nord-irlandaises, notamment à Belfast, ainsi que dans deux villes à proximité, Carrickfergus et Newtownabbey.”Je condamne fermement les violences observées cette nuit à Ballymena et dans d’autres endroits d’Irlande du Nord, notamment contre des agents de police”, a déclaré Keir Starmer devant le Parlement.La police nord-irlandaise a indiqué avoir appelé des renforts du reste du pays en prévision de nouvelles violences.”Nous pourrions en voir davantage ce soir (mercredi) et c’est pourquoi nous nous préparons”, a indiqué Ryan Henderson. Les représentants du gouvernement nord-irlandais, composé de quatre partis politiques et dirigé par l’élue républicaine du Sinn Fein Michelle O’Neill, ont condamné ces “violences à caractère raciste” et lancé “un appel urgent au calme” mercredi.”Rien ne saurait justifier ces violences, au cours desquelles des habitants ont été traumatisés et de nombreux policiers blessés”, ont fustigé les membres de l’exécutif, au sein duquel nationalistes du Sinn Fein et unionistes du DUP gouvernent de concert.Ces émeutes ont notamment visé des zones où vivent des immigrés roumains à Ballymena. “Ce sont les Roumains qui sont plus spécifiquement ciblés”, estime ainsi Nicola Guy, une habitante de Ballymena âgée de 42 ans, résidant non loin d’une maison incendiée qui était habitée par une famille de Roms.Selon la police, ce sont surtout des jeunes locaux qui ont pris part aux heurts, même si elle n’a pas exclu l’implication de personnes extérieures à la ville, pointant le rôle des réseaux sociaux.- “Division et désordre”.A Ballymena, un habitant interrogé mardi par l’AFP avait indiqué avoir accroché un drapeau britannique devant sa maison “par précaution, pour que les gens sachent que ce n’est pas un étranger qui vit ici”.Les premières violences ont éclaté lundi soir à l’issue d’un rassemblement en soutien à la jeune victime de la tentative de viol présumée et à sa famille.”Ces actes criminels mettent non seulement des vies en danger, mais risquent également de compromettre la procédure pénale en cours”, a souligné mercredi le commissaire Jon Boutcher.”Les actes motivés par la haine et la loi de la foule ne font que déchirer le tissu de notre société: ils ne résolvent rien et ne servent à personne”, a-t-il ajouté.”Ceux qui instrumentalisent la situation pour attiser les tensions raciales se moquent de la justice et n’ont rien à offrir à leurs communautés, si ce n’est de la division et du désordre”, ont renchéri les membres de l’exécutif dans leur communiqué commun.Mais le député du parti Traditional Unionist Voice Jim Allister a toutefois souligné à la chambre des Communes à Londres que s’il n’y a “aucune excuse” pour de tels actes, “le gouvernement doit prendre conscience des tensions sous-jacentes engendrées par une immigration incontrôlée et souvent clandestine”.La province a été secouée à l’été dernier, comme d’autres endroits du Royaume-Uni, par des émeutes anti-immigration. Elles avaient été déclenchées par les meurtres de trois fillettes dans une attaque au couteau, dans le nord-ouest de l’Angleterre, après la diffusion en ligne de fausses rumeurs sur l’identité de l’assaillant.

En mai, la chaleur est restée la norme, sur terre comme pour les mers

La chaleur est restée la nouvelle norme dans le monde au mois de mai, aussi bien sur terre que sur les mers, nombre d’entre elles connaissant toujours des températures “inhabituellement élevées” comme depuis plus de deux ans.Même s’il est repassé sous le seuil de 1,5°C de réchauffement par rapport à l’ère préindustrielle, le mois dernier a été le deuxième mai le plus chaud dans le monde, juste derrière mai 2024, selon l’observatoire européen Copernicus. Il a été marqué par une température moyenne de 15,79°C, soit 0,12°C plus frais que le record enregistré il y a un an mais légèrement plus chaud que mai 2020, qui se classe troisième.Idem pour les océans: avec 20,79°C en surface, le mois est aussi le deuxième plus chaud de l’histoire récente, derrière mai 2024. Mais ces températures sont restées “inhabituellement élevées” dans nombre de mers ou de bassins océaniques, observe Copernicus.”De larges zones dans le nord-est de l’Atlantique nord, qui ont connu des canicules marines, ont enregistré des températures de surface record pour le mois. La plupart de la mer Méditerranée était beaucoup plus chaude que la moyenne”, observent les experts.La santé des océans est au coeur de la troisième Conférence des Nations Unies qui leur est dédiée (UNOC) et se tient actuellement à Nice. Les épisodes de canicule marine peuvent entraîner des migrations et des épisodes de mortalité massive d’espèces, dégrader les écosystèmes, mais aussi réduire la capacité des couches océaniques à se mélanger entre le fond et la surface, entravant ainsi la distribution des nutriments.Les océans, qui recouvrent 70% de la surface du globe, agissent aussi comme un régulateur majeur du climat terrestre. Des eaux plus chaudes entraînent des ouragans et des tempêtes plus violentes, avec leur cortège de destructions et d’inondations.Copernicus note que le printemps a été très contrasté en Europe en termes de pluies. “Certaines parties de l’Europe ont connu leurs plus bas niveaux de précipitations et d’humidité des sols depuis au moins 1979”, notent les experts.Le printemps a battu plusieurs records climatiques au Royaume-Uni, et une sécheresse jamais vue depuis des décennies frappe aussi depuis plusieurs semaines le Danemark et les Pays-Bas, faisant craindre pour les rendements agricoles et les réserves en eau.Plus de la moitié (52%) des sols en Europe et sur le pourtour méditerranéen étaient affectés par la sécheresse fin mai, un record mensuel depuis le début des observations en 2012, selon l’analyse par l’AFP des données de l’Observatoire européen de la sécheresse (EDO).- “Bref répit” -Le mois dernier s’est inscrit 1,40°C au-dessus de la moyenne des années 1850-1900, qui correspondent à l’ère préindustrielle, avant que l’utilisation massive des énergies fossiles ne réchauffe durablement le climat. “Mai 2025 interrompt une longue séquence inédite de mois supérieurs à 1,5°C” de réchauffement, souligne Carlo Buontempo, directeur du service du changement climatique de Copernicus (C3S): 21 mois sur 22 avaient auparavant franchi ce seuil symbolique, qui marque l’objectif le plus ambitieux de l’accord de Paris.”Cela offre peut-être un bref répit pour la planète mais on s’attend bien à ce que le seuil de 1,5°C soit franchi de nouveau dans un avenir proche en raison du réchauffement continu du système climatique”, a-t-il souligné.Sur une période de douze mois (juin 2024-mai 2025), le réchauffement atteint 1,57°C par rapport à l’ère préindustrielle.Les températures évoquées dans l’accord historique de 2015 s’entendent toutefois sur de longues périodes, typiquement en moyenne sur 20 ans, permettant de lisser la variabilité naturelle d’une année sur l’autre. Les scientifiques considèrent que le climat actuel est réchauffé d’au moins 1,3°C en moyenne.Mais les scientifiques du Giec, les experts mandatés par l’ONU, prévoient qu’il y ait une chance sur deux de constater dès 2030-2035 que le climat est réchauffé de 1,5°C en moyenne.Les scientifiques soulignent l’importance de contenir le plus possible le réchauffement climatique, chaque fraction de degré supplémentaire entraînant plus de risques comme les vagues de chaleur ou la destruction de la vie marine.Contenir le réchauffement à 1,5°C plutôt qu’à 2°C permettrait ainsi de limiter significativement ses conséquences les plus catastrophiques, selon le Giec.

Les Moscovites inquiets des prix “délirants”, après plus de trois ans d’offensive en Ukraine

Au marché de Préobrajenski à Moscou, fraises, cerises et autres fruits de saison font de l’oeil sur les étals, sous un beau soleil estival. Mais pour Roman Paltievitch, difficile d’en acheter ici en raison de l’inflation élevée: “Les prix sont délirants !”Après plus de trois ans d’offensive russe en Ukraine et de sanctions occidentales en …

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Les Moscovites inquiets des prix “délirants”, après plus de trois ans d’offensive en Ukraine

Au marché de Préobrajenski à Moscou, fraises, cerises et autres fruits de saison font de l’oeil sur les étals, sous un beau soleil estival. Mais pour Roman Paltievitch, difficile d’en acheter ici en raison de l’inflation élevée: “Les prix sont délirants !”Après plus de trois ans d’offensive russe en Ukraine et de sanctions occidentales en représailles, la hausse des prix, stabilisée depuis plusieurs mois autour de 10%, reste un caillou dans la chaussure du Kremlin, qui n’arrive pas à la faire baisser fortement.Selon l’agence nationale des statistiques Rosstat, le taux d’inflation s’est établi à 9,88% en mai sur un an, en légère baisse par rapport à avril.”Je n’achète ici ni pommes de terre, ni cerises”, lance Roman Paltievitch, un retraité de 84 ans. “Cette année, les prix ont fortement augmenté !”Il dit venir faire ses courses sur ce marché depuis son enfance, passée sous l’URSS, mais préfère désormais aller “dans une petite épicerie”, ailleurs en ville, pour faire une grande partie de ses achats.”C’est moins cher là-bas”, justifie-t-il.Au moment d’évoquer les causes de l’inflation, l’octogénaire pèse soigneusement ses mots pour s’éviter des ennuis avec la justice, toute critique étant sévèrement réprimée par les autorités.C’est pourtant bien l’attaque de l’armée russe contre son voisin ukrainien depuis février 2022 qui a engendré l’explosion des prix alimentaires: les sanctions occidentales ont tiré les prix à la hausse, Moscou dépensant en parallèle massivement dans le complexe militaro-industriel pour soutenir l’armée, ce qui a poussé les salaires vers le haut et, en cascade, les produits du quotidien.A côté de Roman, sa femme, Tatiana, tient religieusement dans ses mains une petite barquette de fraises, comme un petit objet précieux de 400 roubles (4,50 euros) auquel il faut faire très attention.Au vue de leur prix devenu à leurs yeux prohibitifs, les fraises seront uniquement pour leurs petits-enfants, dit-elle.- “Remplir son frigo” -Ailleurs dans les allées du marché de Préobrajenski, nombreux sont ceux rencontrés par l’AFP qui évoquent les mêmes problèmes pour remplir le panier, alors même que la Banque centrale de Russie s’est félicitée publiquement vendredi du “ralentissement” de la hausse des prix.”Je n’achète plus rien dans les grands supermarchés”, explique Nikolaï Koutcherov, un artiste indépendant de 62 ans, venu ici se procurer du poulet pour sa jeune petite-fille.”Il faut oublier les voyages. Depuis trois, quatre ans, on ne pense plus qu’à remplir son frigo”, reconnaît-il, un brin amer.Comme lui, de nombreux Russes restent profondément marqués par la grave crise économique des années 1990, quand l’économie nationale, au sortir de 70 ans de communisme et de planification étatique, s’était retrouvée largement ébranlée. Une partie de la population avait même perdu ses économies.Un quart de siècle plus tard, le choc de l’ouverture du marché à la concurrence a été remplacé par celui de l’assaut des troupes russes en Ukraine, une décision prise par le président Vladimir Poutine, qui assure pourtant que son pays est devenu “plus souverain” depuis 2022.Dans ce contexte de restructuration à marche forcée de l’économie, le maître du Kremlin vante également la hausse des salaires réels, qui a bénéficié à plusieurs centaines de milliers de Russes, principalement ceux travaillant dans l’industrie de défense.”Les salaires augmentent, donc cela revient à peu près au même”, assure à l’AFP Konstantin Zelenkov, un ingénieur de 38 ans.Mais tous ne partagent pas son point de vue, comme Irina Iakovleva, une ancienne comptable de 68 ans, selon qui “tout augmente sans cesse”. Avant de résumer le sentiment général: “Nous devons tout simplement nous restreindre.”

Calme précaire à Los Angeles après une première nuit de couvre-feu

Les Etats-Unis restent sur le qui-vive mercredi au sixième jour de manifestations à Los Angeles contre la politique migratoire de Donald Trump, qui s’étendent dans le reste du pays et tournent au bras de fer entre l’opposition démocrate et le président républicain.A Los Angeles, épicentre de ces manifestations depuis vendredi dernier, la nuit de mardi à mercredi est restée plutôt calme après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu dans le centre-ville, même si la police a procédé à plusieurs interpellations de personnes ayant bravé l’interdiction de sortir. Vingt-cinq personnes ont été arrêtées, selon le Los Angeles Times, qui affirme que la ville a connu “sa nuit la plus calme depuis une semaine”.Depuis vendredi dernier, la deuxième plus grande ville américaine est le théâtre de heurts sporadiques, parfois violents, opposant des protestataires qui dénoncent les raids de la police fédérale de l’immigration (ICE) contre les clandestins aux forces de l’ordre en tenue anti-émeute.Quelque 700 Marines, un corps d’élite, devraient s’y déployer mercredi, rejoignant 4.000 militaires réservistes de la Garde nationale déjà mobilisés par le président américain, au grand dam des autorités locales qui crient à un “abus de pouvoir”.De nombreux policiers, à pied, en voiture ou à cheval, quadrillent la ville survolée par des hélicoptères, a constaté l’AFP, tandis que des ouvriers posent des panneaux de bois pour protéger des vitrines.Des commerces y ont été pillés ou endommagés.Mardi, la maire démocrate Karen Bass, qui s’efforce à minimiser l’étendue des manifestations dans sa ville, s’est tout de même résolue à instaurer “un couvre-feu dans le centre de Los Angeles pour mettre fin aux actes de vandalisme et de pillage” de 20H00 locales (03H00 GMT) à 06H00 du matin.Elle a dit s’attendre à ce que le couvre-feu reste en vigueur plusieurs jours.Dans le même temps, les manifestations s’étendent là encore de façon sporadique, d’Atlanta à New York.A Manhattan mardi soir, quelques milliers de personnes ont manifesté “pour défendre ceux qui ne peuvent pas faire entendre leur voix”, selon une jeune femme née aux Etats-Unis d’une mère mexicaine clandestine et qui a requis l’anonymat.- Garde nationale au Texas -Dans la banlieue d’Atlanta, en Géorgie (sud), plusieurs dizaines de manifestants s’étaient rassemblés également mardi en brandissant des pancartes dénonçant la police fédérale de l’immigration.”La contribution des Latinos à ce pays est tellement significative que nous ne devrions pas être traités de cette manière”, a confié Victoria Hernandez, 48 ans, qui travaille dans le milieu associatif. Au Texas, grand Etat du Sud, frontalier du Mexique et où vit une importante communauté d’origine hispanique, le gouverneur républicain, Greg Abbott, a annoncé mardi soir qu’il ordonnait le déploiement de la Garde nationale. Les manifestations à Los Angeles et le déploiement controversé de militaires se sont transformés en un enjeu de rivalité politique intense entre l’administration Trump et les dirigeants démocrates, dont le gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, en première ligne.Devenu la figure de proue de l’opposition démocrate et considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028, M. Newsom tire à boulet rouge sur Donald Trump et veut contester dans les prétoires sa décision de déployer l’armée dans son Etat, bastion démocrate.Dans une allocution télévisée mardi soir, il a dénoncé un “abus de pouvoir éhonté” et prévenu que le président américain ne se limiterait pas à son Etat.”La Californie est peut-être la première, mais il est clair que cela ne s’arrêtera pas là”, a averti Gavin Newsom.Donald Trump, a-t-il ajouté, est un “président qui ne veut être limité par aucune loi ou constitution, perpétuant un assaut contre la tradition américaine”.Le président républicain a dénoncé l'”anarchie” qui règne, selon lui, à Los Angeles, et promis de “libérer” la ville des “ennemis étrangers”, accusés d’attiser les violences.Il a menacé de recourir à une loi d’exception, l’Insurrection Act, régime d’état d’urgence rarement utilisé qui confère au président le pouvoir d’utiliser les forces armées dans des missions de maintien de l’ordre sur le territoire américain.