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Nucléaire: l’Iran menace de cibler les bases américaines au Moyen-Orient en cas de conflit

L’Iran a averti mercredi qu’il ciblerait les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas de conflit avec les Etats-Unis, dont le président, Donald Trump, dit se sentir “moins confiant” de parvenir à un accord avec Téhéran pour encadrer son programme nucléaire.En cas d’échec des négociations, si “un conflit nous est imposé, l’autre camp subira assurément plus de pertes que nous”, a déclaré le ministre iranien de la Défense, Aziz Nasirzadeh. “Leurs bases sont à notre portée” et “les Etats-Unis devront quitter la région”, a-t-il ajouté.Les Etats-Unis disposent de nombreuses bases militaires dans le voisinage de l’Iran, la plus importante étant située au Qatar, où le siège du commandement central de l’armée américaine au Moyen-Orient (Centcom) est installé.Les Etats-Unis vont réduire les effectifs de leur ambassade en Irak pour des raisons de sécurité, a indiqué dans la soirée un responsable américain sous couvert d’anonymat.L’agence de sécurité maritime UKMTO, gérée par la marine britannique, a publié une note d’information alertant sur “la montée des tensions” au Moyen-Orient, susceptible d’entraîner “une escalade des activités militaires avec un impact direct sur les marins”.L’Iran et les Etats-Unis, autrefois proches alliés mais à couteaux tirés depuis quatre décennies, ont tenu depuis avril cinq cycles de pourparlers sur le nucléaire sous médiation du sultanat d’Oman. De nouvelles discussions sont prévues dimanche, selon l’Iran. Le président américain, Donald Trump, a lui annoncé que cette réunion aurait lieu jeudi, tandis que le médiateur omanais n’a pas commenté.”Je suis beaucoup moins confiant (qu’auparavant) de parvenir à un accord”, avec l’Iran, a déclaré Donald Trump dans un podcast du New York Post, enregistré lundi et diffusé mercredi.- Manque d'”enthousiasme” -“Ils semblent tergiverser”, a souligné le dirigeant américain, qui a plusieurs fois menacé de s’en prendre militairement à l’Iran en cas d’échec de la diplomatie.”Ce serait mieux de le faire sans guerre. Sans morts, ce serait tellement mieux”, a mis en avant M. Trump, ajoutant ne “pas voir le même enthousiasme” chez les Iraniens “pour conclure un accord”.Les deux pays tentent de s’entendre sur un potentiel texte qui empêcherait l’Iran de se doter de l’arme atomique – une ambition que Téhéran se défend farouchement de nourrir – en échange d’une levée des sanctions qui paralysent son économie.Les discussions butent notamment sur la question de l’enrichissement d’uranium. Les Etats-Unis exigent que l’Iran y renonce totalement, tandis que Téhéran considère cette demande comme non négociable, arguant qu’elle est contraire au Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) dont il est signataire.Selon l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), l’Iran est le seul Etat non doté d’armes nucléaires à enrichir de l’uranium à un niveau élevé (60%), bien au-delà de la limite de 3,67% fixée par l’accord multilatéral sur le nucléaire conclu avec l’Iran en 2015 mais dont les Etats-Unis se sont retirés. Pour fabriquer une bombe atomique, l’enrichissement doit être poussé jusqu’à 90%, d’après l’AIEA, gendarme onusien du nucléaire.- Résolution à l’AIEA -L’Iran a reçu des Etats-Unis une proposition d’accord dont les éléments n’ont pas convaincu le pouvoir iranien. Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, ultime décideur sur les dossiers stratégiques, a qualifié cette offre de “100% contraire” aux intérêts de son pays. Le texte américain, qui n’a pas été rendu public, ne mentionne pas la question de la levée des sanctions, dont Téhéran fait une priorité, selon le président du Parlement iranien, Mohammad-Bagher Ghalibaf.L’Iran a indiqué lundi qu’il soumettrait dans les prochains jours sa propre proposition aux Etats-Unis, au moment où l’AIEA tient cette semaine à Vienne une importante réunion trimestrielle qui passera notamment en revue les activités nucléaires iraniennes.Trois sources diplomatiques ont indiqué à l’AFP que les Européens et les Etats-Unis avaient soumis mardi une résolution pour condamner “le non-respect” par l’Iran de ses obligations dans ce domaine.En cas d’adoption, lors d’un vote prévu tard mercredi au Conseil des gouverneurs de l’AIEA, cette résolution donnerait des arguments à ces pays pour déclencher un mécanisme permettant de rétablir des sanctions onusiennes contre l’Iran, une clause prévue dans l’accord sur le nucléaire de 2015.L’Iran a menacé de réduire sa coopération avec l’AIEA si une telle résolution était adoptée.Le pacte de 2015 avait été conclu entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, Etats-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) plus l’Allemagne. Mais en 2018, Donald Trump en avait retiré unilatéralement son pays et rétabli des sanctions américaines contre l’Iran. En représailles, Téhéran a dans la foulée fait monter en puissance son programme nucléaire.

Nucléaire: l’Iran menace de cibler les bases américaines au Moyen-Orient en cas de conflit

L’Iran a averti mercredi qu’il ciblerait les bases militaires américaines au Moyen-Orient en cas de conflit avec les Etats-Unis, dont le président, Donald Trump, dit se sentir “moins confiant” de parvenir à un accord avec Téhéran pour encadrer son programme nucléaire.En cas d’échec des négociations, si “un conflit nous est imposé, l’autre camp subira assurément …

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Calme précaire à Los Angeles, les manifestations s’étendent aux Etats-Unis

Donald Trump ne laissera “jamais la loi de la rue régner en Amérique”, a assuré mercredi la Maison Blanche, alors qu’un calme précaire a gagné Los Angeles après cinq jours de manifestations contre la politique migratoire du président américain, qui s’étendent aux Etats-Unis.”Le devoir le plus basique de l’Etat est de préserver l’Etat de droit, et ce gouvernement embrasse cette responsabilité sacrée”, a déclaré la porte-parole de l’exécutif américain, Karoline Leavitt, défendant la décision du président Trump de déployer des milliers de militaires en Californie, malgré l’opposition des élus locaux démocrates.A Los Angeles, épicentre des manifestations qui se propagent ailleurs dans le pays dont à New York, la nuit de mardi à mercredi est restée plutôt calme après l’entrée en vigueur d’un couvre-feu dans le centre-ville, même si la police a procédé à une vingtaine d’interpellations.- Sous couvre-feu -Depuis vendredi dernier, la deuxième plus grande ville américaine est le théâtre de heurts sporadiques, parfois violents, opposant des protestataires qui dénoncent les raids de la police fédérale de l’immigration (ICE) contre les clandestins aux forces de l’ordre en tenue anti-émeute.Quelque 700 Marines, un corps d’élite, devraient s’y déployer mercredi, rejoignant 4.000 militaires réservistes de la Garde nationale déjà mobilisés par le président américain, au grand dam des autorités locales qui crient à un “abus de pouvoir”.Mercredi matin, les rues du centre-ville étaient toujours sous forte surveillance policière, tandis que des personnels de la ville s’employaient à nettoyer les nombreux graffitis sur les murs des bâtiments officiels, a constaté une journaliste de l’AFP. “Notre ville n’est pas du tout en feu, elle ne brûle pas, comme tente de vous le faire croire notre terrible leader”, déclare à l’AFP une manifestante de 66 ans, Lynn Sturgis, enseignante retraitée de Santa Monica.”C’est calme. Mais on s’attend à ce que (les manifestations) reprennent au cours de la journée, et certainement d’ici le week-end”, dit de son côté une ancienne employée fédérale, Ellen Carpenter, également de Santa Monica. La veille, la maire démocrate Karen Bass, qui a minimisé l’étendue des manifestations dans sa ville, s’est tout de même résolue à instaurer “un couvre-feu dans le centre de Los Angeles pour mettre fin aux actes de vandalisme et de pillage” de 20H00 locales (03H00 GMT) à 06H00 du matin.Elle a dit s’attendre à ce que le couvre-feu reste en vigueur plusieurs jours.Dans le même temps, les manifestations s’étendent, là encore de façon sporadique, de Chicago à Atlanta ou New York.A Manhattan mardi soir, quelques milliers de personnes ont manifesté “pour défendre ceux qui ne peuvent pas faire entendre leur voix”, selon une jeune femme née aux Etats-Unis d’une mère mexicaine clandestine et qui a requis l’anonymat.- Garde nationale au Texas -Dans la banlieue d’Atlanta, en Géorgie (sud), plusieurs dizaines de manifestants s’étaient rassemblés également mardi en brandissant des pancartes dénonçant la police fédérale de l’immigration.”Il y a des gens qui sont arrêtés dans la rue par des agents (de l’immigration) qui ne portent pas de badges, qui portent des masques… ça me met vraiment en colère”, a déclaré à l’AFP Brendon Terra, un manifestant de 26 ans.Des manifestations sont également prévues mercredi à New York, Seattle et Las Vegas avant ce que les organisateurs appellent un mouvement national “No Kings” (Pas de rois) samedi, lorsque M. Trump assistera à un défilé militaire très inhabituel dans la capitale.Au Texas, grand Etat du Sud, frontalier du Mexique, le gouverneur républicain, Greg Abbott, a annoncé mardi soir qu’il ordonnait le déploiement de la Garde nationale en vue d’une manifestation prévue à San Antonio.Le déploiement de militaires, dont la fonction n’est pas d’assurer le maintien de l’ordre, s’est transformé en un enjeu de rivalité politique intense entre l’administration Trump et les dirigeants démocrates, dont le gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, en première ligne.Devenu la figure de proue de l’opposition démocrate et considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028, M. Newsom tire à boulets rouges sur Donald Trump et veut contester dans les prétoires sa décision de déployer l’armée dans son Etat, bastion démocrate.”La Californie est peut-être la première, mais il est clair que cela ne s’arrêtera pas là”, a-t-il averti mardi soir dans une allocution télévisée.Le président républicain a dénoncé l'”anarchie” qui règne, selon lui, à Los Angeles, et promis de “libérer” la ville des “ennemis étrangers”, accusés d’attiser les violences.Selon lui, les manifestants sont des “insurgés rémunérés”, mais la Maison Blanche a refusé de commenter qui les payait.

Calme précaire à Los Angeles, les manifestations s’étendent aux Etats-Unis

Donald Trump ne laissera “jamais la loi de la rue régner en Amérique”, a assuré mercredi la Maison Blanche, alors qu’un calme précaire a gagné Los Angeles après cinq jours de manifestations contre la politique migratoire du président américain, qui s’étendent aux Etats-Unis.”Le devoir le plus basique de l’Etat est de préserver l’Etat de droit, et ce gouvernement embrasse cette responsabilité sacrée”, a déclaré la porte-parole de l’exécutif américain, Karoline Leavitt, défendant la décision du président Trump de déployer des milliers de militaires en Californie, malgré l’opposition des élus locaux démocrates.A Los Angeles, épicentre des manifestations qui se propagent ailleurs dans le pays dont à New York, la nuit de mardi à mercredi est restée plutôt calme après l’entrée en vigueur d’un couvre-feu dans le centre-ville, même si la police a procédé à une vingtaine d’interpellations.- Sous couvre-feu -Depuis vendredi dernier, la deuxième plus grande ville américaine est le théâtre de heurts sporadiques, parfois violents, opposant des protestataires qui dénoncent les raids de la police fédérale de l’immigration (ICE) contre les clandestins aux forces de l’ordre en tenue anti-émeute.Quelque 700 Marines, un corps d’élite, devraient s’y déployer mercredi, rejoignant 4.000 militaires réservistes de la Garde nationale déjà mobilisés par le président américain, au grand dam des autorités locales qui crient à un “abus de pouvoir”.Mercredi matin, les rues du centre-ville étaient toujours sous forte surveillance policière, tandis que des personnels de la ville s’employaient à nettoyer les nombreux graffitis sur les murs des bâtiments officiels, a constaté une journaliste de l’AFP. “Notre ville n’est pas du tout en feu, elle ne brûle pas, comme tente de vous le faire croire notre terrible leader”, déclare à l’AFP une manifestante de 66 ans, Lynn Sturgis, enseignante retraitée de Santa Monica.”C’est calme. Mais on s’attend à ce que (les manifestations) reprennent au cours de la journée, et certainement d’ici le week-end”, dit de son côté une ancienne employée fédérale, Ellen Carpenter, également de Santa Monica. La veille, la maire démocrate Karen Bass, qui a minimisé l’étendue des manifestations dans sa ville, s’est tout de même résolue à instaurer “un couvre-feu dans le centre de Los Angeles pour mettre fin aux actes de vandalisme et de pillage” de 20H00 locales (03H00 GMT) à 06H00 du matin.Elle a dit s’attendre à ce que le couvre-feu reste en vigueur plusieurs jours.Dans le même temps, les manifestations s’étendent, là encore de façon sporadique, de Chicago à Atlanta ou New York.A Manhattan mardi soir, quelques milliers de personnes ont manifesté “pour défendre ceux qui ne peuvent pas faire entendre leur voix”, selon une jeune femme née aux Etats-Unis d’une mère mexicaine clandestine et qui a requis l’anonymat.- Garde nationale au Texas -Dans la banlieue d’Atlanta, en Géorgie (sud), plusieurs dizaines de manifestants s’étaient rassemblés également mardi en brandissant des pancartes dénonçant la police fédérale de l’immigration.”Il y a des gens qui sont arrêtés dans la rue par des agents (de l’immigration) qui ne portent pas de badges, qui portent des masques… ça me met vraiment en colère”, a déclaré à l’AFP Brendon Terra, un manifestant de 26 ans.Des manifestations sont également prévues mercredi à New York, Seattle et Las Vegas avant ce que les organisateurs appellent un mouvement national “No Kings” (Pas de rois) samedi, lorsque M. Trump assistera à un défilé militaire très inhabituel dans la capitale.Au Texas, grand Etat du Sud, frontalier du Mexique, le gouverneur républicain, Greg Abbott, a annoncé mardi soir qu’il ordonnait le déploiement de la Garde nationale en vue d’une manifestation prévue à San Antonio.Le déploiement de militaires, dont la fonction n’est pas d’assurer le maintien de l’ordre, s’est transformé en un enjeu de rivalité politique intense entre l’administration Trump et les dirigeants démocrates, dont le gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, en première ligne.Devenu la figure de proue de l’opposition démocrate et considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028, M. Newsom tire à boulets rouges sur Donald Trump et veut contester dans les prétoires sa décision de déployer l’armée dans son Etat, bastion démocrate.”La Californie est peut-être la première, mais il est clair que cela ne s’arrêtera pas là”, a-t-il averti mardi soir dans une allocution télévisée.Le président républicain a dénoncé l'”anarchie” qui règne, selon lui, à Los Angeles, et promis de “libérer” la ville des “ennemis étrangers”, accusés d’attiser les violences.Selon lui, les manifestants sont des “insurgés rémunérés”, mais la Maison Blanche a refusé de commenter qui les payait.

VivaTech: Emmanuel Macron salue le partenariat “historique” entre Mistral AI et Nvidia

Habitué de VivaTech, Emmanuel Macron a salué mercredi la conclusion d’un partenariat “historique” entre le groupe français Mistral AI et le géant américain des puces électroniques Nvidia, annoncé le jour même depuis le plus grand événement d’Europe consacré à la tech qui se tient à Paris.”Le partenariat annoncé aujourd’hui (…) est, à mes yeux, une alliance historique”, a déclaré le président français sur la scène principale de VivaTech en compagnie des patrons des deux entreprises, Arthur Mensch et Jensen Huang. Mistral AI, qui a conçu le chatbot Le Chat concurrent de ChatGPT, et Nvidia, qui produit des puces électroniques considérées comme indispensables au développement de l’intelligence artificielle (IA) générative, s’allient ainsi pour concevoir une plateforme de cloud (informatique à distance) où les modèles de la start-up tricolore seront disponibles. Baptisée “Mistral Compute”, elle sera dotée de “18.000 superpuces Blackwell”, parmi les plus avancées du géant américain. M. Mensch a vanté l’avènement d’une plateforme “complétement indépendante”, qui permettra aux utilisateurs de “ne plus s’appuyer pour (leur) utilisation de l’IA sur certains fournisseurs américains”. “C’est un changement de paradigme car cela augmentera notre souveraineté et nous permettra d’en faire bien davantage”, a appuyé Emmanuel Macron. Le président s’est aussi livré à une déambulation dans les allées animées du salon, qui a ouvert ses portes mercredi matin pour une neuvième édition avec 14.000 start-up présentes et 165.000 visiteurs attendus. – “Retard” technologique -Défenseur de la “start-up nation”, Emmanuel Macron a échangé pendant sa visite avec plusieurs jeunes entreprises européennes et s’est livré à une défense de la souveraineté technologique du continent. L’Europe “a perdu son autonomie parce qu’elle a mis en danger sa capacité à produire. Elle est devenue de plus en plus dépendante du reste du monde”, s’est inquiété le président, qui a défendu un accès aux marchés publics pour les start-up françaises et européennes. Quatre mois après l’organisation à Paris du sommet sur l’IA, qui avait vu affluer les promesses d’investissements dans cette technologie en France, le chef de l’État a répété son souhait de voir aboutir “une IA (…) soutenable, humaniste et sécurisée”. “Il faut qu’on se dote des capacités pour être au cœur de ce combat”, a-t-il martelé. Tandis que le président américain Donald Trump souffle le chaud et le froid sur l’économie mondiale au rythme de ses mesures sur les droits de douane, le débat sur la dépendance aux outils numériques américains s’est renforcé dans de nombreux domaines, dont l’IA.”Cette technologie n’a jamais été aussi politique qu’aujourd’hui”, a assuré la ministre française chargée du numérique et de l’intelligence artificielle, Clara Chappaz, en ouverture du salon. “Le sujet de la souveraineté, qui n’était pas aussi important dans les discussions il y a encore un an ou deux ans, est devenu une priorité absolument stratégique”, selon François Bitouzet, directeur général de VivaTech interrogé par l’AFP.- Les “milliards” de Nvidia -Les annonces de Nvidia, qui organisait pour la première fois sa propre conférence à Paris à l’occasion de VivaTech, se sont multipliées, alors que Jensen Huang a livré un discours inaugurale de plus d’une heure.”En deux ans, nous allons multiplier la capacité de calcul dédiée à l’intelligence artificielle en Europe par dix”, a-t-il promis devant une salle comble. Il a également indiqué au cours d’un échange avec la presse que son entreprise investirait “des milliards” de dollars sur le continent dans les années à venir. D’autres partenariats avec des entreprises européennes, comme le géant français des équipements électriques Schneider Electric et l’industriel allemand Siemens, seront quant à eux renforcés, a-t-il aussi souligné.Son entreprise prévoit par ailleurs d’aider au développement de centres technologiques dans plusieurs pays d’Europe.

Mohamed Amra garde le silence sur son évasion meurtrière lors de son premier interrogatoire

Le narcotrafiquant Mohamed Amra, extrait mercredi matin sous haute sécurité de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), n’a pas répondu aux questions des juges spécialisés sur son évasion meurtrière en mai 2024, lors de son premier interrogatoire au tribunal de Paris.Le suspect a été ramené sous haute surveillance policière mercredi après-midi dans sa prison ultrasécurisée.Entendu pendant trois heures par les trois juges de la Juridiction nationale de lutte contre le crime organisé (Junalco) chargés des investigations sur son évasion au péage d’Incarville qui a coûté la vie à deux agents pénitentiaires, M. Amra a fait “de simples déclarations” sans répondre sur le fond, a indiqué son avocat Lucas Montagnier.Mohamed Amra, poursuivi pour meurtres en bande organisée en récidive, a notamment évoqué “ses conditions” de détention “au quotidien”, a précisé son autre avocat, Benoît David.Me Montagnier a balayé tout “procédé” ou “défiance”, et avancé l’impossibilité de “préparer cet interrogatoire dans des conditions sereines et conformes aux droits de la défense”.Lors de leurs entretiens, un surveillant, posté derrière une porte vitrée, “peut entendre les échanges, voir les documents”, a accusé Me Montagnier, dénonçant une “absence de confidentialité” et une “atteinte grave” aux droits de la défense.L’audition du jour devait permettre de le questionner sur la préparation de son évasion, sur le jour J de l’opération puis sur sa longue cavale. “M. Amra répondra aux questions des juges lorsque la confidentialité de nos échanges sera pleinement garantie”, a assuré Me Montagnier.- Casque antibruit et bandeau -Dans un communiqué, Laure Beccuau, procureure de Paris et de la Junalco a indiqué que cet interrogatoire avait été préparé en amont “avec l’administration pénitentiaire” mais aussi avec la défense du mis en cause “afin de s’assurer que l’intéressé était disposé à s’expliquer, afin que ces efforts ne soient pas déployés en vain.”Elle a confirmé le refus de s’exprimer de Mohamed Amra “en arguant d’un manque de confidentialité de ses entretiens avec ses avocats sur son lieu de détention.”Au moins 41 autres personnes sont mises en examen, dont 30 sont en détention provisoire, dans cette affaire tentaculaire qui a mobilisé des moyens exceptionnels pour interpeller les suspects, dont certains étaient en fuite à l’étranger. Deux protagonistes sont attendus du Maroc.Mohamed Amra, surnommé La Mouche, s’était évadé le 14 mai 2024 dans l’Eure lors d’une précédente extraction qui s’est transformée en véritable guet-apens: deux agents pénitentiaires ont été abattus, trois autres grièvement blessés. Il se trouvait dans un fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville quand un commando l’a libéré dans une attaque ultraviolente. Il est ensuite parti en cavale pendant neuf mois, mais a été arrêté le 22 février à Bucarest avant d’être remis à la France.Mercredi, cette nouvelle extraction a été réalisée sous haute sécurité, avec à la manoeuvre le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), unité d’élite spécialisée dans la gestion de crises et les missions dangereuses.Peu après 07h30, Mohamed Amra a été extrait par hélicoptère de sa prison dans l’Orne. A bord, il était équipé d’un casque antibruit, avec un bandeau sur les yeux “pour l’empêcher de mémoriser le trajet”, selon une source proche du dossier.- Indignation -Puis il a été conduit de la base aérienne de Vélizy-Villacoublay (Yvelines) au tribunal de Paris où il est arrivé vers 09H30, escorté par quatre véhicules et deux motards.Les syndicats pénitentiaires s’étaient indignés de cette extraction, appelant à une audition en visioconférence ou à un déplacement des magistrats au sein même de la prison de Condé, pour minimiser les risques.Cette “pression” mise pour “empêcher une quelconque extraction” est “un réel problème”, a souligné Me Benoît David. “Une bonne justice a certes un coût, mais elle n’a pas de prix dans une société démocratique”, a-t-il insisté.Les juges ont estimé “impératif” de le faire venir pour qu’il s’explique “dans des conditions procédurales, matérielles et de confidentialité adaptées et incontestables”, a justifié Laure Beccuau.M. Amra a été invité à s’exprimer sur “des pièces de la procédure, notamment des photographies et un document vidéo” a souligné la procureure. En vain.

Une prof, neuf élèves tués: en Autriche, l’incompréhension après le drame

“Merci Hanna pour les quinze années passées à tes côtés”: l’Autriche s’est recueillie mercredi au lendemain de la mort dans un établissement scolaire de Graz de dix personnes tuées par un ancien élève, une épreuve inédite dans ce pays paisible.”C’est difficile de croire que tu doives nous quitter si tôt”, a confié Kenan en pleurs en saluant la mémoire de sa sœur Hanna, tombée sous les balles du tireur, devant une foule réunie au cœur de la ville pour une émouvante cérémonie.Six jeunes filles et trois garçons, dont un Franco-Autrichien et un Polonais, âgés de 14 à 17 ans, ainsi qu’une enseignante ont succombé aux tirs de l’assaillant. Onze personnes ont été blessées, dont neuf se trouvent en soins intensifs mais sont désormais “hors de danger”, selon la police. Parmi eux, deux Roumains et un Iranien.- “Panique, larmes, peur” -Leur destin a basculé mardi vers 10H00 (08H00 GMT) quand un Autrichien de 21 ans a ouvert le feu sur des élèves en pleine classe.Paul Nitsche, professeur de religion, se trouvait seul dans une salle. Il raconte avoir entendu une détonation puis le bruit des douilles tombant sur le sol dans le couloir. “Quelque chose a basculé en moi, je me suis levé d’un bond et j’ai décidé de courir”, dit-il. Dans sa fuite, il aperçoit le tireur qui “essaie d’enfoncer la porte d’une classe avec un fusil”.”En dévalant les escaliers, je me dis que ce n’est pas vrai, que c’est un film”, poursuit ce pasteur. Mais la réalité le rattrape quand il voit les corps allongés à terre et le silence glaçant s’installer dans ce lieu d’ordinaire plein de vie.Lors de la cérémonie, une élève a raconté d’abord “l’incrédulité” quand les coups de feu ont retenti. Mais “nous avons soudain compris que nous devions sortir de là, le plus vite possible. Sortir de la cour de récréation. Sauter par-dessus la clôture”, a-t-elle décrit. “Nous avons essayé de protéger les plus jeunes”.La jeune fille a évoqué “la panique, les larmes, la peur, mais aussi la solidarité”.Les forces de l’ordre sont intervenues en quelques minutes mais l’auteur avait déjà semé la mort. Il s’est suicidé dans les toilettes après son crime, d’après la police qui a commencé à mener une reconstitution des faits pour tenter d’y voir plus clair.Les enquêteurs ont découvert lors d’une perquisition à son domicile “une bombe artisanale” non utilisable et des messages d’adieu adressés à sa mère, mais ils n’offrent aucun indice sur son mobile.Pour commettre l’attaque, le tireur a utilisé un fusil et une arme de poing qu’il détenait légalement. Il avait été scolarisé dans cet établissement accueillant environ 400 jeunes mais n’avait pas terminé son cursus.Certains médias affirment qu’il avait été harcelé. Sur les plateaux des télévisions, on s’interroge aussi sur la facilité de se procurer des armes à feu en Autriche et sur leur nombre important en circulation. Sécurité privée, chasse et tir sportif: 1,5 million sont recensées pour 9,2 millions d’habitants.- “Surréaliste” -Le président Alexander Van der Bellen, venu mercredi à Graz apporter son soutien, a appelé “à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter à l’avenir une telle souffrance”. “Et si nous arrivons à la conclusion que la législation autrichienne sur les armes doit être modifiée, alors nous le ferons”, a-t-il promis.L’Autriche n’avait jamais été confrontée à une telle violence scolaire et la tragédie a plongé le pays dans la stupeur.”C’est surréaliste. On ne peut ni mettre des mots ni saisir le sens” de ce qui s’est passé, témoigne Ennio, un lycéen venu se recueillir aux côtés de ses camarades. “Laissez-nous pleurer en paix”, souffle-t-il.Bougies et fleurs, programmes radio et télé interrompus, sonneries des cloches des églises et messages de solidarité dans les transports viennois: l’heure est à l’unité face à l’impensable. Les drapeaux noirs ont été hissés sur les bâtiments publics et le silence s’est fait dans le pays un jour exactement après la tuerie.”C’est l’horreur”, “Pourquoi?”: le choc fait la une des journaux et l’incompréhension reste très partagée, le quotidien “Kurier” faisant le choix d’une couverture en noir. De la France à l’Ukraine, de nombreux dirigeants européens ont fait part de leur émotion tout comme le pape Léon XIV qui a adressé ses “prières aux victimes”, alors que le continent a été secoué par plusieurs attaques en milieu scolaire et universitaire ces dernières années.

Une prof, neuf élèves tués: en Autriche, l’incompréhension après le drame

“Merci Hanna pour les quinze années passées à tes côtés”: l’Autriche s’est recueillie mercredi au lendemain de la mort dans un établissement scolaire de Graz de dix personnes tuées par un ancien élève, une épreuve inédite dans ce pays paisible.”C’est difficile de croire que tu doives nous quitter si tôt”, a confié Kenan en pleurs …

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Une prof, neuf élèves tués: en Autriche, l’incompréhension après le drame

“Merci Hanna pour les quinze années passées à tes côtés”: l’Autriche s’est recueillie mercredi au lendemain de la mort dans un établissement scolaire de Graz de dix personnes tuées par un ancien élève, une épreuve inédite dans ce pays paisible.”C’est difficile de croire que tu doives nous quitter si tôt”, a confié Kenan en pleurs en saluant la mémoire de sa sœur Hanna, tombée sous les balles du tireur, devant une foule réunie au cœur de la ville pour une émouvante cérémonie.Six jeunes filles et trois garçons, dont un Franco-Autrichien et un Polonais, âgés de 14 à 17 ans, ainsi qu’une enseignante ont succombé aux tirs de l’assaillant. Onze personnes ont été blessées, dont neuf se trouvent en soins intensifs mais sont désormais “hors de danger”, selon la police. Parmi eux, deux Roumains et un Iranien.- “Panique, larmes, peur” -Leur destin a basculé mardi vers 10H00 (08H00 GMT) quand un Autrichien de 21 ans a ouvert le feu sur des élèves en pleine classe.Paul Nitsche, professeur de religion, se trouvait seul dans une salle. Il raconte avoir entendu une détonation puis le bruit des douilles tombant sur le sol dans le couloir. “Quelque chose a basculé en moi, je me suis levé d’un bond et j’ai décidé de courir”, dit-il. Dans sa fuite, il aperçoit le tireur qui “essaie d’enfoncer la porte d’une classe avec un fusil”.”En dévalant les escaliers, je me dis que ce n’est pas vrai, que c’est un film”, poursuit ce pasteur. Mais la réalité le rattrape quand il voit les corps allongés à terre et le silence glaçant s’installer dans ce lieu d’ordinaire plein de vie.Lors de la cérémonie, une élève a raconté d’abord “l’incrédulité” quand les coups de feu ont retenti. Mais “nous avons soudain compris que nous devions sortir de là, le plus vite possible. Sortir de la cour de récréation. Sauter par-dessus la clôture”, a-t-elle décrit. “Nous avons essayé de protéger les plus jeunes”.La jeune fille a évoqué “la panique, les larmes, la peur, mais aussi la solidarité”.Les forces de l’ordre sont intervenues en quelques minutes mais l’auteur avait déjà semé la mort. Il s’est suicidé dans les toilettes après son crime, d’après la police qui a commencé à mener une reconstitution des faits pour tenter d’y voir plus clair.Les enquêteurs ont découvert lors d’une perquisition à son domicile “une bombe artisanale” non utilisable et des messages d’adieu adressés à sa mère, mais ils n’offrent aucun indice sur son mobile.Pour commettre l’attaque, le tireur a utilisé un fusil et une arme de poing qu’il détenait légalement. Il avait été scolarisé dans cet établissement accueillant environ 400 jeunes mais n’avait pas terminé son cursus.Certains médias affirment qu’il avait été harcelé. Sur les plateaux des télévisions, on s’interroge aussi sur la facilité de se procurer des armes à feu en Autriche et sur leur nombre important en circulation. Sécurité privée, chasse et tir sportif: 1,5 million sont recensées pour 9,2 millions d’habitants.- “Surréaliste” -Le président Alexander Van der Bellen, venu mercredi à Graz apporter son soutien, a appelé “à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour éviter à l’avenir une telle souffrance”. “Et si nous arrivons à la conclusion que la législation autrichienne sur les armes doit être modifiée, alors nous le ferons”, a-t-il promis.L’Autriche n’avait jamais été confrontée à une telle violence scolaire et la tragédie a plongé le pays dans la stupeur.”C’est surréaliste. On ne peut ni mettre des mots ni saisir le sens” de ce qui s’est passé, témoigne Ennio, un lycéen venu se recueillir aux côtés de ses camarades. “Laissez-nous pleurer en paix”, souffle-t-il.Bougies et fleurs, programmes radio et télé interrompus, sonneries des cloches des églises et messages de solidarité dans les transports viennois: l’heure est à l’unité face à l’impensable. Les drapeaux noirs ont été hissés sur les bâtiments publics et le silence s’est fait dans le pays un jour exactement après la tuerie.”C’est l’horreur”, “Pourquoi?”: le choc fait la une des journaux et l’incompréhension reste très partagée, le quotidien “Kurier” faisant le choix d’une couverture en noir. De la France à l’Ukraine, de nombreux dirigeants européens ont fait part de leur émotion tout comme le pape Léon XIV qui a adressé ses “prières aux victimes”, alors que le continent a été secoué par plusieurs attaques en milieu scolaire et universitaire ces dernières années.

Meurtre à Nogent: l’adolescent visait une surveillante, “n’importe laquelle”

L’élève de 14 ans en garde à vue pour le meurtre mardi d’une surveillante de son collège à Nogent (Haute-Marne) a dit vouloir tuer une surveillante, “n’importe laquelle”, a rapporté  mercredi le procureur de Chaumont Denis Devallois, dressant le portrait glaçant d’un adolescent “en perte de repère”. Lors de sa garde à vue, le garçon ne manifeste “aucun signe évoquant un possible trouble mental” mais “n’exprime pas de regrets, ni aucune compassion pour les victimes”, a déclaré le procureur lors d’une conférence de presse.Il fait part “d’une certaine fascination pour la violence et la mort”, et “apparaît en perte de repère quant à la valeur de la vie humaine, à laquelle il ne semble pas attacher d’importance particulière”, a précisé le procureur.Il a indiqué aux enquêteurs “avoir voulu s’en prendre à une surveillante”, car “il ne supportait plus le comportement des surveillantes en général, qui auraient eu, selon lui, une attitude différente selon les élèves”, rapporte le magistrat.”Il n’avait pas de grief particulier” envers la victime qui était chargée de “vérifier les carnets de correspondance des élèves” à l’entrée de l’établissement. Son projet aurait été mûri dès samedi, après un incident survenu la veille: une autre surveillante l’aurait “sermonné” alors qu’il embrassait sa petite amie au sein du collège, a relaté le procureur. L’intéressé, qui a utilisé “un couteau de cuisine de 34 cm avec une lame d’une longueur de 20 cm”, a immédiatement été maîtrisé par un gendarme présent pour un contrôle de sacs prévu de longue date. Blessé à la main, ce gendarme “présente une incapacité totale de travail de 10 jours”.Il avait déjà fait l’objet de deux sanctions disciplinaires en novembre et décembre 2024, “une pour avoir porté des coups de poing à un camarade de classe, une autre pour avoir frappé un élève de 6e”.La ministre de l’Éducation nationale Élisabeth Borne a annoncé une minute de silence dans tous les établissements scolaires jeudi midi en hommage à l’assistante d’éducation, ancienne coiffeuse qui s’était reconvertie et travaillait au collège depuis septembre. – enseignants “sidérés” -Sur les réseaux sociaux, les proches de la victime de 31 ans la décrivent comme “solaire”, “douce et gentille”. Maman d’un petit garçon de quatre ans, elle était conseillère municipale dans son village de Sarcey, voisin de Nogent.Devant le collège Françoise-Dolto, où les cours reprendront jeudi matin, des familles, passants ou proches, ont déposé des roses blanches, des bouquets et parfois un message sous l’oeil des journalistes et de gendarmes déployés sur les lieux. “On est stupéfaits”, souligne Laurence Raclot, qui a côtoyé Mélanie dans le salon de coiffure: “C’était une personne tellement gentille”. “Dans une petite ville tranquille, jamais on n’aurait pensé ça.”Le syndicat FSU a organisé des rassemblements mercredi dans plusieurs villes de France. A Chaumont (Haute-Marne), une centaine de personnes se sont réunies. “Les enseignants étaient sidérés. Toute la communauté éducative est choquée”, témoigne Jean-Luc Cornesse, du Snes-FSU.A Lille, Sonia Berramdane, enseignante d’histoire-géographie, dénonce l’absence de psychologues dans les établissements scolaires. “Notre gouvernement a mis en avant la santé mentale grande cause nationale, mais les élèves vont mal, parfois les enseignants vont mal et il n’y a pas de psychologue”, regrette-t-elle.Une marche blanche est prévue vendredi à 18H00 au départ du collège de Nogent, à l’appel de la famille de la victime.Le meurtre a déclenché de nombreuses réactions politiques et des débats sur les mesures à prendre pour empêcher ce type d’agressions.Au-delà de l’interdiction immédiate de la vente de couteaux aux mineurs, et “l’expérimentation” de portiques de sécurité voulue par le Premier ministre, le camp présidentiel et la gauche préviennent que la réponse est multiple et qu’il n’y a pas de “solution magique”. La droite, elle insiste sur “la sanction”.Emmanuel Macron a estimé mercredi que l’accès des plus jeunes aux réseaux sociaux était porteur d'”épidémies de violences” qu’il faut “absolument réguler”. Mardi, le chef de l’Etat s’est engagé à interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans en France si, “d’ici quelques mois”, cela ne se faisait pas au niveau européen.bur-lv-kau-lg-zl/cnp/as