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Calme précaire à Los Angeles après une première nuit de couvre-feu

Les Etats-Unis restent sur le qui-vive mercredi au sixième jour de manifestations à Los Angeles contre la politique migratoire de Donald Trump, qui s’étendent dans le reste du pays et tournent au bras de fer entre l’opposition démocrate et le président républicain.A Los Angeles, épicentre de ces manifestations depuis vendredi dernier, la nuit de mardi à mercredi est restée plutôt calme après l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu dans le centre-ville, même si la police a procédé à plusieurs interpellations de personnes ayant bravé l’interdiction de sortir. Vingt-cinq personnes ont été arrêtées, selon le Los Angeles Times, qui affirme que la ville a connu “sa nuit la plus calme depuis une semaine”.Depuis vendredi dernier, la deuxième plus grande ville américaine est le théâtre de heurts sporadiques, parfois violents, opposant des protestataires qui dénoncent les raids de la police fédérale de l’immigration (ICE) contre les clandestins aux forces de l’ordre en tenue anti-émeute.Quelque 700 Marines, un corps d’élite, devraient s’y déployer mercredi, rejoignant 4.000 militaires réservistes de la Garde nationale déjà mobilisés par le président américain, au grand dam des autorités locales qui crient à un “abus de pouvoir”.De nombreux policiers, à pied, en voiture ou à cheval, quadrillent la ville survolée par des hélicoptères, a constaté l’AFP, tandis que des ouvriers posent des panneaux de bois pour protéger des vitrines.Des commerces y ont été pillés ou endommagés.Mardi, la maire démocrate Karen Bass, qui s’efforce à minimiser l’étendue des manifestations dans sa ville, s’est tout de même résolue à instaurer “un couvre-feu dans le centre de Los Angeles pour mettre fin aux actes de vandalisme et de pillage” de 20H00 locales (03H00 GMT) à 06H00 du matin.Elle a dit s’attendre à ce que le couvre-feu reste en vigueur plusieurs jours.Dans le même temps, les manifestations s’étendent là encore de façon sporadique, d’Atlanta à New York.A Manhattan mardi soir, quelques milliers de personnes ont manifesté “pour défendre ceux qui ne peuvent pas faire entendre leur voix”, selon une jeune femme née aux Etats-Unis d’une mère mexicaine clandestine et qui a requis l’anonymat.- Garde nationale au Texas -Dans la banlieue d’Atlanta, en Géorgie (sud), plusieurs dizaines de manifestants s’étaient rassemblés également mardi en brandissant des pancartes dénonçant la police fédérale de l’immigration.”La contribution des Latinos à ce pays est tellement significative que nous ne devrions pas être traités de cette manière”, a confié Victoria Hernandez, 48 ans, qui travaille dans le milieu associatif. Au Texas, grand Etat du Sud, frontalier du Mexique et où vit une importante communauté d’origine hispanique, le gouverneur républicain, Greg Abbott, a annoncé mardi soir qu’il ordonnait le déploiement de la Garde nationale. Les manifestations à Los Angeles et le déploiement controversé de militaires se sont transformés en un enjeu de rivalité politique intense entre l’administration Trump et les dirigeants démocrates, dont le gouverneur de la Californie, Gavin Newsom, en première ligne.Devenu la figure de proue de l’opposition démocrate et considéré comme un candidat potentiel à la Maison Blanche pour 2028, M. Newsom tire à boulet rouge sur Donald Trump et veut contester dans les prétoires sa décision de déployer l’armée dans son Etat, bastion démocrate.Dans une allocution télévisée mardi soir, il a dénoncé un “abus de pouvoir éhonté” et prévenu que le président américain ne se limiterait pas à son Etat.”La Californie est peut-être la première, mais il est clair que cela ne s’arrêtera pas là”, a averti Gavin Newsom.Donald Trump, a-t-il ajouté, est un “président qui ne veut être limité par aucune loi ou constitution, perpétuant un assaut contre la tradition américaine”.Le président républicain a dénoncé l'”anarchie” qui règne, selon lui, à Los Angeles, et promis de “libérer” la ville des “ennemis étrangers”, accusés d’attiser les violences.Il a menacé de recourir à une loi d’exception, l’Insurrection Act, régime d’état d’urgence rarement utilisé qui confère au président le pouvoir d’utiliser les forces armées dans des missions de maintien de l’ordre sur le territoire américain.

Trump se félicite du “cadre général” signé à Londres avec la Chine

Le président américain Donald Trump s’est félicité mercredi de l’accord de principe trouvé entre Washington et Pékin dans la nuit à Londres et qui devrait, assure-t-il, permettre la fourniture de terres rares chinoises aux Etats-Unis, louant une relation “excellente” entre son pays et la Chine.”Un accord avec la Chine a été trouvé, soumis à une approbation …

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Trump se félicite du “cadre général” signé à Londres avec la Chine

Le président américain Donald Trump s’est félicité mercredi de l’accord de principe trouvé entre Washington et Pékin dans la nuit à Londres et qui devrait, assure-t-il, permettre la fourniture de terres rares chinoises aux Etats-Unis, louant une relation “excellente” entre son pays et la Chine.”Un accord avec la Chine a été trouvé, soumis à une approbation finale du président Xi et moi-même”, a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social. “Les terres rares nécessaires seront fournies”, a-t-il ajouté.”Le président Xi et moi-même allons travailler étroitement pour ouvrir la Chine au commerce américain. Ce sera une grande victoire pour nos deux pays!” a-t-il affirmé.Cet accord a également été salué par le chancelier allemand Friedrich Merz qui a espéré, lors d’un point presse, que l’Union européenne “parviendra à réduire si possible de la même manière les conflits commerciaux avec les Américains”.Les négociateurs américains et chinois ont annoncé dans la nuit de mardi à mercredi, après deux jours de discussions, s’être accordés sur un “cadre général” pour lisser leurs différends commerciaux, laissant le soin à leurs présidents respectifs de le valider.”Si la Chine respecte sa part de l’accord, alors un grand et magnifique rééquilibrage des deux premières économies mondiales est possible”, a jugé mercredi devant des élus le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent.Interrogé sur la possibilité d’un véritable accord commercial, M. Bessent a répondu: “Nous sommes en train de le construire. L’accord de Londres avait un objectif spécifique. Un accord plus global prendra du temps.”- “Réduire les malentendus” -De son côté, He Lifeng, vice-Premier ministre chinois et principal négociateur commercial de son pays avec les Etats-Unis, a appelé à “renforcer la coopération” bilatérale, a indiqué un média d’Etat chinois.Les terres rares chinoises constituaient un enjeu clef des négociations menées dans la capitale britannique, les Etats-Unis souhaitant rétablir le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques, jugé actuellement trop bas par la Maison-Blanche.Ces matières premières sont cruciales pour les batteries électriques, les éoliennes ou les systèmes de défense (missiles, radars, satellites).Pékin attend pour sa part que Washington reconsidère certains contrôles aux exportations sur les produits américains, notamment technologiques, à destination de la Chine.Dans un communiqué publié mercredi par un média d’Etat chinois, He Lifeng, qui dirigeait la délégation chinoise à Londres, a souligné la nécessité pour les deux pays d’élever encore leur niveau de collaboration.”Les deux parties doivent désormais (…) continuer à élargir leurs consensus, réduire les malentendus et renforcer la coopération”, a-t-il déclaré, cité par la télévision publique chinoise CCTV.- Commerce perturbé -Les deux pays ont obtenu dans la capitale britannique “de nouvelles avancées dans la résolution des préoccupations économiques et commerciales de chacun”, a salué CCTV.Le cycle de discussions de Londres visait à prolonger – et préserver – la trêve arrachée un mois plus tôt à Genève. Courant jusqu’en août, celle-ci avait amené les deux premières puissances économiques mondiales à réduire substantiellement leurs droits de douane respectifs pendant 90 jours. En Suisse, Washington avait accepté de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin de 125% à 10% sur les produits américains, pendant 90 jours.Au total, les droits de douane américains sur les produits chinois atteignent en moyenne 55%, a affirmé mercredi M. Trump, ce qui prend en compte les 30% de l’accord de Genève et environ 25% en moyenne de surtaxes appliqués à différents produits chinois avant le retour du républicain à la Maison-Blanche.Selon le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick, ces surtaxes ne devraient désormais plus bouger.Les conséquences de la guerre commerciale sont déjà tangibles, avec une baisse de 12,7% des exportations chinoises vers les Etats-Unis en mai par rapport à avril, selon les statistiques officielles de Pékin.

Trump se félicite du “cadre général” signé à Londres avec la Chine

Le président américain Donald Trump s’est félicité mercredi de l’accord de principe trouvé entre Washington et Pékin dans la nuit à Londres et qui devrait, assure-t-il, permettre la fourniture de terres rares chinoises aux Etats-Unis, louant une relation “excellente” entre son pays et la Chine.”Un accord avec la Chine a été trouvé, soumis à une approbation finale du président Xi et moi-même”, a écrit M. Trump sur son réseau Truth Social. “Les terres rares nécessaires seront fournies”, a-t-il ajouté.”Le président Xi et moi-même allons travailler étroitement pour ouvrir la Chine au commerce américain. Ce sera une grande victoire pour nos deux pays!” a-t-il affirmé.Cet accord a également été salué par le chancelier allemand Friedrich Merz qui a espéré, lors d’un point presse, que l’Union européenne “parviendra à réduire si possible de la même manière les conflits commerciaux avec les Américains”.Les négociateurs américains et chinois ont annoncé dans la nuit de mardi à mercredi, après deux jours de discussions, s’être accordés sur un “cadre général” pour lisser leurs différends commerciaux, laissant le soin à leurs présidents respectifs de le valider.”Si la Chine respecte sa part de l’accord, alors un grand et magnifique rééquilibrage des deux premières économies mondiales est possible”, a jugé mercredi devant des élus le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent.Interrogé sur la possibilité d’un véritable accord commercial, M. Bessent a répondu: “Nous sommes en train de le construire. L’accord de Londres avait un objectif spécifique. Un accord plus global prendra du temps.”- “Réduire les malentendus” -De son côté, He Lifeng, vice-Premier ministre chinois et principal négociateur commercial de son pays avec les Etats-Unis, a appelé à “renforcer la coopération” bilatérale, a indiqué un média d’Etat chinois.Les terres rares chinoises constituaient un enjeu clef des négociations menées dans la capitale britannique, les Etats-Unis souhaitant rétablir le rythme des expéditions de ces métaux stratégiques, jugé actuellement trop bas par la Maison-Blanche.Ces matières premières sont cruciales pour les batteries électriques, les éoliennes ou les systèmes de défense (missiles, radars, satellites).Pékin attend pour sa part que Washington reconsidère certains contrôles aux exportations sur les produits américains, notamment technologiques, à destination de la Chine.Dans un communiqué publié mercredi par un média d’Etat chinois, He Lifeng, qui dirigeait la délégation chinoise à Londres, a souligné la nécessité pour les deux pays d’élever encore leur niveau de collaboration.”Les deux parties doivent désormais (…) continuer à élargir leurs consensus, réduire les malentendus et renforcer la coopération”, a-t-il déclaré, cité par la télévision publique chinoise CCTV.- Commerce perturbé -Les deux pays ont obtenu dans la capitale britannique “de nouvelles avancées dans la résolution des préoccupations économiques et commerciales de chacun”, a salué CCTV.Le cycle de discussions de Londres visait à prolonger – et préserver – la trêve arrachée un mois plus tôt à Genève. Courant jusqu’en août, celle-ci avait amené les deux premières puissances économiques mondiales à réduire substantiellement leurs droits de douane respectifs pendant 90 jours. En Suisse, Washington avait accepté de ramener les droits de douane sur les produits chinois de 145% à 30%, en échange d’un mouvement similaire par Pékin de 125% à 10% sur les produits américains, pendant 90 jours.Au total, les droits de douane américains sur les produits chinois atteignent en moyenne 55%, a affirmé mercredi M. Trump, ce qui prend en compte les 30% de l’accord de Genève et environ 25% en moyenne de surtaxes appliqués à différents produits chinois avant le retour du républicain à la Maison-Blanche.Selon le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick, ces surtaxes ne devraient désormais plus bouger.Les conséquences de la guerre commerciale sont déjà tangibles, avec une baisse de 12,7% des exportations chinoises vers les Etats-Unis en mai par rapport à avril, selon les statistiques officielles de Pékin.

VivaTech: Nvidia passe à l’offensive en Europe

Habitué du salon parisien, Emmanuel Macron est arrivé mercredi après-midi à VivaTech, au premier jour du plus grand événement européen dédié à la tech, marqué par l’offensive du géant américain des semi-conducteurs Nvidia sur le Vieux continent.”On veut une IA (…) soutenable, humaniste et sécurisée et il faut qu’on se dote des capacités pour être au coeur de ce combat”, a déclaré le président depuis les allées animées du salon, où il a entamé une déambulation pour rencontrer plusieurs start-up européennes.Il doit ensuite échanger avec les dirigeants de Nvidia, Jensen Huang, et de Mistral AI, Arthur Mensch, qui ont officialisé plus tôt dans la journée un partenariat.”En deux ans, nous allons multiplier la capacité de calcul dédiée à l’intelligence artificielle en Europe par dix”, a promis dans la matinée Jensen Huang devant une salle comble. Il a également indiqué au cours d’un échange avec la presse que son entreprise investirait “des milliards” de dollars sur ce continent dans les années à venir. – Partenariats -Les annonces à destination de l’Europe se sont multipliées lors de la première conférence de Nvidia à Paris. Le plus gros producteur de puces dites GPU (Graphics Processing Unit), considérées comme indispensables au développement de l’IA générative, concevra ainsi avec Mistral AI une plateforme cloud (informatique à distance). Baptisée “Mistral Compute”, elle sera dotée de “18.000 superpuces Blackwell”, parmi les plus avancées de groupe.  Cette plateforme, hébergée et gérée en Europe, offrira de la capacité de calcul aux entreprises et doit leur garantir “une autonomie stratégique” pour renforcer “le leadership technologique européen”, a indiqué Arthur Mensch à l’AFP. D’autres partenariats avec des entreprises européennes, telles que le géant français des équipements électriques Schneider Electric et l’industriel allemand Siemens, seront quant à eux renforcés, à annoncé Jensen Huang.  Son entreprise prévoit par ailleurs d’aider au développement de centres technologiques dans plusieurs pays d’Europe.Le continent accuse un retard important dans le domaine de la puissance de calcul, avec “moins de 5%” des capacités mondiales et “20% de la consommation”, a pointé l’Elysée lors d’un échange avec la presse en amont de VivaTech.  – Souveraineté technologique -Tandis que le président américain Donald Trump souffle le chaud et le froid sur l’économie mondiale au rythme de ses mesures sur les droits de douane, le secteur européen de la tech est secoué par des interrogations sur la souveraineté technologique. Le développement de l’IA est dans tous les esprits et “cette technologie n’a jamais été aussi politique qu’aujourd’hui”, a assuré la ministre chargée du numérique et de l’intelligence artificielle, Clara Chappaz, en ouverture du salon. “La France et l’Europe doivent (…) aujourd’hui investir, innover. C’est très important, on doit regagner en compétitivité”, a martelé Véronique Torner, présidente du syndicat professionnel des entreprises du numérique Numeum, sur Radio Classique mercredi matin.La question de la dépendance aux outils numériques américains est renforcée par un écart massif de financements entre le Vieux-Continent et les États-Unis, qui se maintient depuis les mesures protectionnistes de Donald Trump. “Le sujet de la souveraineté, qui n’était pas aussi important dans les discussions il y a encore un an ou deux ans, est devenu une priorité absolument stratégique”, selon François Bitouzet, directeur général de VivaTech interrogé par l’AFP.Avec 14.000 start-up, dont plus de la moitié sont françaises, et plus de 3.000 investisseurs venus du monde entier, les organisateurs du salon attendent une affluence d’au moins 165.000 visiteurs pour cette neuvième édition. 

Frappes russes meurtrières sur Kharkiv, l’Ukraine récupère les corps de 1.200 soldats

Des frappes russes ont tué trois personnes et fait plus de soixante blessés dans la nuit de mardi à mercredi à Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, alors que Moscou a intensifié ses attaques quotidiennes sur ce pays et que les négociations de paix sont dans l’impasse.Parallèlement aux attaques, un nouvel échange de militaires grièvement blessés doit avoir lieu jeudi, a annoncé Moscou. Kiev a de son côté annoncé avoir récupéré 1.212 corps de ses soldats tués sur le front, une des plus importantes opérations du genre depuis l’invasion lancée par Moscou il y a plus de trois ans. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé les Occidentaux à “ne pas avoir peur” d'”agir” après les nouvelles frappes. Cela doit, selon lui, forcer Moscou à “s’engager dans la véritable diplomatie” pour mettre fin à la guerre. “Cela dépend principalement des Etats-Unis”, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. Le président américain Donald Trump a maintes fois exhorté Moscou et Kiev à négocier pour arrêter ce conflit, le pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, mais s’est montré très réticent à imposer de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie, malgré des appels en ce sens de l’Ukraine et des Européens. La Russie a tiré un nombre record de drones et missiles sur les zones civiles en Ukraine ces dernières semaines, après avoir avancé des conditions maximalistes pour faire cesser les combats, que Kiev a rejetées.Une nouvelle attaque de drones russes contre Kharkiv a tué trois personnes et blessé une soixantaine d’autres, dont neuf enfants, selon les autorités.- “Jamais eu aussi peur” -Des journalistes de l’AFP sur place ont vu des immeubles endommagés et des voitures calcinées.”Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie”, a glissé à l’AFP une dame âgée au regard perdu, tandis qu’un homme maudissait les Russes en nettoyant des débris.Une autre habitante, Olena Khoroujeva, a dit s’être précipitée dans le couloir, loin des fenêtres, avec ses deux enfants lorsqu’elle a entendu les drones approcher en pleine nuit. “Le plus jeune était allongé sur le sol, les mains sur la tête. Je me suis allongée sur lui” pour le protéger, a raconté à l’AFP cette pharmacienne de 41 ans. “Il y a eu un silence, puis nous avons été projetés contre le mur… Il y a eu d’autres explosions, puis nous avons entendu des gens crier +Au secours ! Au secours !+”. Située à une trentaine de kilomètres de la frontière russe, Kharkiv voit se multiplier les attaques nocturnes d’ampleur depuis une semaine, comme l’ensemble du pays.La ville avait connu dans la nuit de vendredi à samedi son attaque la plus puissante depuis le début de la guerre en 2022, avec une cinquantaine de frappes.- Impasse -Kiev, en parallèle, multiplie les attaques de drones sur des sites militaires et stratégiques en Russie. Trente-deux drones ukrainiens ont été interceptés au-dessus de la Russie dans la nuit de mardi à mercredi, selon le ministère russe de la Défense.L’Ukraine reste en difficulté sur le front. L’armée russe, qui avait annoncé dimanche attaquer une nouvelle région ukrainienne, celle de Dnipropetrovsk, a dit mercredi y avoir envoyé davantage de troupes.Cette région centrale borde celle de Donetsk, épicentre des combats, mais les soldats russes n’y avaient encore jamais pénétré en plus de trois ans de guerre.Malgré les attaques, Kiev et Moscou ont tout de même procédé lundi et mardi à un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seul résultat concret des pourparlers directs à Istanbul début juin.Contrairement à l’habitude, aucun camp n’a communiqué le nombre de soldats rapatriés. Après avoir promis en vain de régler le conflit “en 24 heures” et renoué le contact avec son homologue russe Vladimir Poutine, Donald Trump s’est mis en retrait du conflit ces dernières semaines.Il a notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine à “des jeunes enfants qui se battent”.Les Européens ont, eux, menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si elle refusait une trêve inconditionnelle de 30 jours, mais ils peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.De son côté, Kiev poursuit ses efforts diplomatiques pour engranger des soutiens et accueille mercredi dans le port ukrainien d’Odessa, sur la mer Noire, plusieurs dirigeants d’Europe du Sud-Est.Le président serbe Aleksandar Vucic doit notamment participer à ce sommet, selon ses services. Il s’agirait de sa première visite en Ukraine depuis le début de l’invasion en 2022, alors que Belgrade a gardé de bonnes relations avec Moscou malgré le conflit.

Frappes russes meurtrières sur Kharkiv, l’Ukraine récupère les corps de 1.200 soldats

Des frappes russes ont tué trois personnes et fait plus de soixante blessés dans la nuit de mardi à mercredi à Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, alors que Moscou a intensifié ses attaques quotidiennes sur ce pays et que les négociations de paix sont dans l’impasse.Parallèlement aux attaques, un nouvel échange de militaires grièvement blessés doit …

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Des frappes russes ont tué trois personnes et fait plus de soixante blessés dans la nuit de mardi à mercredi à Kharkiv, deuxième ville d’Ukraine, alors que Moscou a intensifié ses attaques quotidiennes sur ce pays et que les négociations de paix sont dans l’impasse.Parallèlement aux attaques, un nouvel échange de militaires grièvement blessés doit avoir lieu jeudi, a annoncé Moscou. Kiev a de son côté annoncé avoir récupéré 1.212 corps de ses soldats tués sur le front, une des plus importantes opérations du genre depuis l’invasion lancée par Moscou il y a plus de trois ans. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a appelé les Occidentaux à “ne pas avoir peur” d'”agir” après les nouvelles frappes. Cela doit, selon lui, forcer Moscou à “s’engager dans la véritable diplomatie” pour mettre fin à la guerre. “Cela dépend principalement des Etats-Unis”, a-t-il déclaré sur les réseaux sociaux. Le président américain Donald Trump a maintes fois exhorté Moscou et Kiev à négocier pour arrêter ce conflit, le pire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale, mais s’est montré très réticent à imposer de nouvelles sanctions à l’encontre de la Russie, malgré des appels en ce sens de l’Ukraine et des Européens. La Russie a tiré un nombre record de drones et missiles sur les zones civiles en Ukraine ces dernières semaines, après avoir avancé des conditions maximalistes pour faire cesser les combats, que Kiev a rejetées.Une nouvelle attaque de drones russes contre Kharkiv a tué trois personnes et blessé une soixantaine d’autres, dont neuf enfants, selon les autorités.- “Jamais eu aussi peur” -Des journalistes de l’AFP sur place ont vu des immeubles endommagés et des voitures calcinées.”Je n’ai jamais eu aussi peur de ma vie”, a glissé à l’AFP une dame âgée au regard perdu, tandis qu’un homme maudissait les Russes en nettoyant des débris.Une autre habitante, Olena Khoroujeva, a dit s’être précipitée dans le couloir, loin des fenêtres, avec ses deux enfants lorsqu’elle a entendu les drones approcher en pleine nuit. “Le plus jeune était allongé sur le sol, les mains sur la tête. Je me suis allongée sur lui” pour le protéger, a raconté à l’AFP cette pharmacienne de 41 ans. “Il y a eu un silence, puis nous avons été projetés contre le mur… Il y a eu d’autres explosions, puis nous avons entendu des gens crier +Au secours ! Au secours !+”. Située à une trentaine de kilomètres de la frontière russe, Kharkiv voit se multiplier les attaques nocturnes d’ampleur depuis une semaine, comme l’ensemble du pays.La ville avait connu dans la nuit de vendredi à samedi son attaque la plus puissante depuis le début de la guerre en 2022, avec une cinquantaine de frappes.- Impasse -Kiev, en parallèle, multiplie les attaques de drones sur des sites militaires et stratégiques en Russie. Trente-deux drones ukrainiens ont été interceptés au-dessus de la Russie dans la nuit de mardi à mercredi, selon le ministère russe de la Défense.L’Ukraine reste en difficulté sur le front. L’armée russe, qui avait annoncé dimanche attaquer une nouvelle région ukrainienne, celle de Dnipropetrovsk, a dit mercredi y avoir envoyé davantage de troupes.Cette région centrale borde celle de Donetsk, épicentre des combats, mais les soldats russes n’y avaient encore jamais pénétré en plus de trois ans de guerre.Malgré les attaques, Kiev et Moscou ont tout de même procédé lundi et mardi à un échange d’ampleur de prisonniers de guerre, seul résultat concret des pourparlers directs à Istanbul début juin.Contrairement à l’habitude, aucun camp n’a communiqué le nombre de soldats rapatriés. Après avoir promis en vain de régler le conflit “en 24 heures” et renoué le contact avec son homologue russe Vladimir Poutine, Donald Trump s’est mis en retrait du conflit ces dernières semaines.Il a notamment comparé l’invasion russe de l’Ukraine à “des jeunes enfants qui se battent”.Les Européens ont, eux, menacé la Russie de nouvelles “sanctions massives” si elle refusait une trêve inconditionnelle de 30 jours, mais ils peinent à trouver une réponse sans le soutien de Washington.De son côté, Kiev poursuit ses efforts diplomatiques pour engranger des soutiens et accueille mercredi dans le port ukrainien d’Odessa, sur la mer Noire, plusieurs dirigeants d’Europe du Sud-Est.Le président serbe Aleksandar Vucic doit notamment participer à ce sommet, selon ses services. Il s’agirait de sa première visite en Ukraine depuis le début de l’invasion en 2022, alors que Belgrade a gardé de bonnes relations avec Moscou malgré le conflit.

Budget: Londres place la défense et la santé au coeur de ses priorités

Des milliards d’argent public injectés dans la santé et dans la défense mais des coupes dans les Affaires étrangères et les transports: le gouvernement britannique a présenté mercredi ses choix budgétaires pour les années à venir.La priorité est “d’investir dans la sécurité du Royaume-Uni, dans la santé et dans la croissance de l’économie”, a martelé la ministre des Finances Rachel Reeves, dans un discours en milieu de journée devant les députés britanniques.Grâce à des hausses d’impôts qui s’appliquent déjà depuis avril, les budgets courants du gouvernement augmenteront de 2,3% par an d’ici la fin de la décennie, a indiqué Mme Reeves.Mais tous les ministères ne sont pas logés à la même enseigne: après un passage en revue détaillé des dépenses et des recettes, amorcé dès le retour au pouvoir des travaillistes en juillet dernier, la priorité est clairement donnée à la défense et la santé.Londres prévoit de porter son budget militaire à 2,6% du produit intérieur brut (PIB) d’ici 2027 (une augmentation qui inclut les agences de renseignement), et jusqu’à 3% à horizon 2034, au détriment de l’aide au développement.Le service public de santé (NHS), sous-financé et extrêmement coûteux, se voit quant à lui promettre une rallonge record de 29 milliards de livres (34 milliards d’euros) d’ici 2028-29, soit une hausse de 3% par an.- Demandeurs d’asile -Sans s’appesantir dans son discours sur les ministères les moins bien lotis, Mme Reeves a tout de même annoncé un milliard de livres d’économies sur le budget alloué aux demandeurs d’asile, notamment pour mettre un terme à “l’utilisation coûteuse des hôtels pour (les) loger”.Selon un document publié sur le site du gouvernement après son discours, les Affaires étrangères (-7% d’ici 2029) et les transports (-5%) sont les plus touchés par les coupes.Ces économies sont d’autant plus sévères que la Chancelière de l’Echiquier (titre officiel de Mme Reeves) a déjà tranché dans les dépenses à hauteur de plusieurs milliards de livres en mars, rognant dans les aides aux personnes handicapées et les coûts de fonctionnement de l’administration centrale.”Moins d’un an s’est écoulé depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement, et ses priorités ont évolué, les événements mondiaux semblant avoir pris le pas sur la politique intérieure”, décrypte Susannah Streeter, analyste chez Hargreaves Lansdown.La ministre est en revanche revenue cette semaine sur la suppression d’une aide au chauffage pour les retraités, décision impopulaire jusque dans son propre camp travailliste.Des largesses critiquées par Mel Stride, responsable de l’opposition conservatrice pour les Finances, convaincue que Mme Reeves “sait qu’elle devra revenir à l’automne”, dans le prochain budget, “avec de nouvelles hausses d’impôts”.Si la Chancelière vise l’équilibre des recettes et des dépenses de fonctionnement, elle s’est donné davantage de marges sur l’investissement, s’autorisant à emprunter plus dans ce but en changeant les règles budgétaires.Conséquence: une manne de 113 milliards de livres (134 milliards d’euros) supplémentaires sur cinq ans s’ajoute aux près de 120 milliards annuels d’investissements déjà prévus.- Des milliards investis -“Les investissements publics devraient être à des niveaux historiquement élevés dans les années à venir”, selon le très respecté Institut des études budgétaires (IFS).Les priorités ont déjà été divulguées ces derniers jours : 86 milliards de livres d’ici 2030 dans les sciences, les technologies ou la défense, 39 milliards de livres pour des “logements abordables” ou 30 milliards de livres pour le nucléaire.Le gouvernement du Premier ministre Keir Starmer, dont la popularité est en berne, espère que cela l’aidera à relancer une activité économique atone, pénalisée aussi par la guerre commerciale des Etats-Unis.”Cette approche centrée sur la croissance est encourageante” mais ne sera peut-être pas suffisante, suggère Lindsay James, analyste chez Quilter, rappelant les difficultés “à réaliser des projets d’infrastructure à grande échelle”.

Au Groenland, la glace a fondu 17 fois plus vite que la moyenne en mai, selon le réseau WWA

La glace a fondu 17 fois plus vite que la moyenne entre le 15 et le 21 mai au Groenland, résultat d’une vague de chaleur record qui a aussi touché l’Islande, a alerté mercredi le réseau scientifique World Weather Attribution (WWA).Les données de 2025 ont été comparées à la moyenne de fonte sur la période …

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