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Ukraine: le siège du gouvernement incendié après une attaque aérienne russe record

Le siège du gouvernement à Kiev a été incendié dimanche après une attaque aérienne russe nocturne d’une ampleur inédite sur l’Ukraine, qui a impliqué plus de 800 drones et missiles et fait au moins cinq morts, dont deux dans la capitale.Un journaliste de l’AFP a vu le toit de l’imposant bâtiment abritant le conseil des ministres en feu et des volutes de fumée grise s’en échappant. Des hélicoptères lâchaient de l’eau sur l’édifice, situé en plein coeur de Kiev, proche de la présidence et du Parlement.”Pour la première fois, le toit et les étages supérieurs du siège du gouvernement ont été endommagés à cause d’une attaque ennemie”, a indiqué la Première ministre Ioulia Svyrydenko sur Telegram.”L’incendie a déjà été éteint, mais les sauveteurs sont en train de démonter et d’arroser les structures afin de remettre le bâtiment en état et de s’assurer que tout est en ordre”, a précisé en début d’après-midi à la télévision Pavlo Petrov, porte-parole des services de secours.Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, le quartier gouvernemental à Kiev avait été relativement épargné par les frappes massives russes qui visent régulièrement la capitale.Cette nuit, la Russie a tiré 810 drones et 13 missiles sur le pays, dont respectivement 747 et quatre ont été interceptés, selon l’armée de l’air ukrainienne. Il s’agit de l’attaque aérienne la plus importante depuis le début de la guerre.Plusieurs autres régions ont été touchées au-delà de la capitale. Au total, cinq personnes ont été tuées, dont deux à Kiev, et plus d’une vingtaine de personnes ont été blessées. Au moins deux autres personnes ont trouvé la mort dans des attaques locales séparées, selon les autorités ukrainiennes.- “Le monde doit répondre” -Dans la capitale ukrainienne, plusieurs immeubles résidentiels ont également été endommagés. Les deux personnes décédées sont une jeune femme et son fils âgé de deux mois, a précisé le maire Vitali Klitschko.L’armée russe, comme à son habitude, a assuré n’avoir visé que “des sites du complexe militaro-industriel ukrainien et des infrastructures de transport”.”Le monde doit répondre à cette destruction non seulement par des mots, mais par des actions. Nous devons renforcer la pression des sanctions, principalement contre le pétrole et le gaz russes”, a plaidé la Première ministre ukrainienne, réclamant également des “armes”.Le président français Emmanuel Macron a estimé que “la Russie s’enferme toujours un peu plus dans la logique de la guerre et de la terreur”, dénonçant des frappes menées “de manière indiscriminée”.”Le Kremlin bafoue la diplomatie, foule aux pieds le droit international et tue sans discernement”, a regretté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Fin août, une vague massive de drones et missiles russes sur Kiev avait fait plus de 25 morts et endommagé les locaux de la délégation de l’Union européenne ainsi que le bureau du British Council.L’Ukraine a de son côté affirmé avoir frappé une usine dans la région russe frontalière de Briansk et une raffinerie de pétrole dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie.Kiev a multiplié ces derniers mois les attaques visant des sites énergétiques russes pour tenter de frapper Moscou au porte-monnaie. Ces frappes font régulièrement des victimes civiles.Sur le front, l’armée russe a poursuivi ses avancées dimanche en revendiquant la capture d’une nouvelle localité dans la région de Dnipropetrovsk (centre). L’Ukraine n’a que récemment reconnu la présence dans ce territoire des troupes de Moscou, qui occupent 20% du pays.- Négociations dans l’impasse -Les dernières semaines ont été marquées par une intense activité diplomatique pour tenter de trouver une issue au conflit. Le président américain Donald Trump a notamment reçu en août Vladimir Poutine en Alaska, puis Volodymyr Zelensky et les dirigeants européens à Washington.Ces efforts semblent néanmoins dans l’impasse. Les positions de Moscou et de Kiev sur la fin de la guerre, les modalités d’un cessez-le-feu ou d’une rencontre entre leurs deux dirigeants sont diamétralement opposées.Vingt-six pays, essentiellement européens, se sont engagés malgré tout jeudi à Paris à contribuer à des garanties de sécurité pour l’Ukraine pour empêcher une potentielle nouvelle attaque de la Russie, après une hypothétique cessation des hostilités.La Russie, qui considère l’expansion de l’Otan à ses frontières comme l’une des causes de la guerre, a indiqué à de multiples reprises qu’elle est catégoriquement opposée à tout déploiement de militaires occidentaux en Ukraine. M. Poutine a averti qu’un tel déploiement ferait de ces soldats des “cibles légitimes” pour l’armée russe.Jeudi, Donald Trump a annoncé qu’il s’entretiendrait bientôt avec Vladimir Poutine.

Ukraine: le siège du gouvernement incendié après une attaque aérienne russe record

Le siège du gouvernement à Kiev a été incendié dimanche après une attaque aérienne russe nocturne d’une ampleur inédite sur l’Ukraine, qui a impliqué plus de 800 drones et missiles et fait au moins cinq morts, dont deux dans la capitale.Un journaliste de l’AFP a vu le toit de l’imposant bâtiment abritant le conseil des ministres en feu et des volutes de fumée grise s’en échappant. Des hélicoptères lâchaient de l’eau sur l’édifice, situé en plein coeur de Kiev, proche de la présidence et du Parlement.”Pour la première fois, le toit et les étages supérieurs du siège du gouvernement ont été endommagés à cause d’une attaque ennemie”, a indiqué la Première ministre Ioulia Svyrydenko sur Telegram.”L’incendie a déjà été éteint, mais les sauveteurs sont en train de démonter et d’arroser les structures afin de remettre le bâtiment en état et de s’assurer que tout est en ordre”, a précisé en début d’après-midi à la télévision Pavlo Petrov, porte-parole des services de secours.Depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, le quartier gouvernemental à Kiev avait été relativement épargné par les frappes massives russes qui visent régulièrement la capitale.Cette nuit, la Russie a tiré 810 drones et 13 missiles sur le pays, dont respectivement 747 et quatre ont été interceptés, selon l’armée de l’air ukrainienne. Il s’agit de l’attaque aérienne la plus importante depuis le début de la guerre.Plusieurs autres régions ont été touchées au-delà de la capitale. Au total, cinq personnes ont été tuées, dont deux à Kiev, et plus d’une vingtaine de personnes ont été blessées. Au moins deux autres personnes ont trouvé la mort dans des attaques locales séparées, selon les autorités ukrainiennes.- “Le monde doit répondre” -Dans la capitale ukrainienne, plusieurs immeubles résidentiels ont également été endommagés. Les deux personnes décédées sont une jeune femme et son fils âgé de deux mois, a précisé le maire Vitali Klitschko.L’armée russe, comme à son habitude, a assuré n’avoir visé que “des sites du complexe militaro-industriel ukrainien et des infrastructures de transport”.”Le monde doit répondre à cette destruction non seulement par des mots, mais par des actions. Nous devons renforcer la pression des sanctions, principalement contre le pétrole et le gaz russes”, a plaidé la Première ministre ukrainienne, réclamant également des “armes”.Le président français Emmanuel Macron a estimé que “la Russie s’enferme toujours un peu plus dans la logique de la guerre et de la terreur”, dénonçant des frappes menées “de manière indiscriminée”.”Le Kremlin bafoue la diplomatie, foule aux pieds le droit international et tue sans discernement”, a regretté la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.Fin août, une vague massive de drones et missiles russes sur Kiev avait fait plus de 25 morts et endommagé les locaux de la délégation de l’Union européenne ainsi que le bureau du British Council.L’Ukraine a de son côté affirmé avoir frappé une usine dans la région russe frontalière de Briansk et une raffinerie de pétrole dans la région de Krasnodar, dans le sud de la Russie.Kiev a multiplié ces derniers mois les attaques visant des sites énergétiques russes pour tenter de frapper Moscou au porte-monnaie. Ces frappes font régulièrement des victimes civiles.Sur le front, l’armée russe a poursuivi ses avancées dimanche en revendiquant la capture d’une nouvelle localité dans la région de Dnipropetrovsk (centre). L’Ukraine n’a que récemment reconnu la présence dans ce territoire des troupes de Moscou, qui occupent 20% du pays.- Négociations dans l’impasse -Les dernières semaines ont été marquées par une intense activité diplomatique pour tenter de trouver une issue au conflit. Le président américain Donald Trump a notamment reçu en août Vladimir Poutine en Alaska, puis Volodymyr Zelensky et les dirigeants européens à Washington.Ces efforts semblent néanmoins dans l’impasse. Les positions de Moscou et de Kiev sur la fin de la guerre, les modalités d’un cessez-le-feu ou d’une rencontre entre leurs deux dirigeants sont diamétralement opposées.Vingt-six pays, essentiellement européens, se sont engagés malgré tout jeudi à Paris à contribuer à des garanties de sécurité pour l’Ukraine pour empêcher une potentielle nouvelle attaque de la Russie, après une hypothétique cessation des hostilités.La Russie, qui considère l’expansion de l’Otan à ses frontières comme l’une des causes de la guerre, a indiqué à de multiples reprises qu’elle est catégoriquement opposée à tout déploiement de militaires occidentaux en Ukraine. M. Poutine a averti qu’un tel déploiement ferait de ces soldats des “cibles légitimes” pour l’armée russe.Jeudi, Donald Trump a annoncé qu’il s’entretiendrait bientôt avec Vladimir Poutine.

L’adolescent italien Carlo Acutis devient le premier saint millenial

Il est le premier saint de l’Eglise catholique à avoir vécu au XXIe siècle: Carlo Acutis, un adolescent italien féru d’internet mort en 2006, a été canonisé dimanche au Vatican par le pape Léon XIV en présence de dizaines de milliers de fidèles.Sous un grand soleil, au moins 80.000 personnes selon le Vatican, dont beaucoup de jeunes exhibant des drapeaux de leur pays ou des photos de l’adolescent au polo rouge, se sont rassemblées sur la place.Au cours d’une messe solennelle, le pape américain a prononcé la formule de sanctification en latin, en présence de la famille de Carlo, dont sa mère et son frère, accueillie par des applaudissements.La canonisation de Carlo Acutis, emporté à l’âge de 15 ans par une leucémie foudroyante, était initialement prévue le 27 avril, mais avait été reportée en raison de la mort du pape François.Surnommé le “cyber-apôtre” ou “geek de Dieu” pour ses talents en informatique qu’il mettait à profit pour parler du Christ, ce “saint 2.0″ né à Londres en 1991 dans une famille peu pratiquante était habité d’une foi précoce et brûlante, au point de se rendre à la messe chaque jour.”Carlo Acutis était un exemple pour moi, car il a su allier son quotidien – l’école, le football et sa passion pour l’informatique – à une foi inébranlable”, a confié à l’AFP Filippo Bellaviti, 17 ans, originaire de Vignate près de Milan (nord), venu avec un groupe pour la journée.”Il n’avait que 15 ans à sa mort et il a accompli tant de choses. Cela montre que même jeune, on peut faire beaucoup, avoir un impact sur le monde”, a renchéri Eleanor Hauser, une adolescente américaine du même âge originaire de Caroline du Nord.- Engouement mondial -Lors de cette cérémonie, Léon XIV a aussi canonisé un autre jeune Italien, l’étudiant laïc Pier Giorgio Frassati (1901-1925), un passionné d’alpinisme réputé pour son engagement social et spirituel.Il a salué dans ces deux parcours “une invitation adressée à nous tous, surtout aux jeunes, à ne pas gâcher la vie, mais à l’orienter vers le haut et à en faire un chef-d’oeuvre”.A la fin de la messe, Robert Francis Prevost s’est offert un bain de foule sur la place, saluant et bénissant les fidèles à bord de sa “papamobile” dans une ambiance chaleureuse.Le Vatican a reconnu à Carlo Acutis, béatifié en 2020 par le pape François, deux miracles posthumes: la guérison d’un enfant brésilien atteint d’une rare malformation du pancréas, puis celle d’une étudiante costaricienne grièvement blessée dans un accident.Sa vie et ces miracles ont suscité un engouement inédit dans le monde, notamment en Italie et en Amérique du Sud.Avec près d’un million de visiteurs en 2024, selon le diocèse, la fréquentation est en hausse continue au Sanctuaire de la Spoliation à Assise (centre) où le corps de l’adolescent, visage joufflu et cheveux de jais, est exposé en jeans, baskets et veste de jogging.”Nous sommes tous appelés à être saints… chacun est spécial”, a déclaré samedi sa mère Antonia Salzano dans une vidéo publiée samedi par le diocèse d’Assise.- Procédure ultra-rapide -L’Eglise catholique promeut le parcours de cet adolescent à la vie ordinaire auprès des jeunes, qui s’identifient plus facilement à sa vie quotidienne qu’avec certains martyrs du Moyen-Âge.La canonisation – étape finale vers la sainteté dans l’Eglise catholique, succédant à la béatification – est le fruit d’un long et méticuleux processus et ne peut être approuvée que par le pape. Elle requiert trois conditions : être mort depuis cinq ans au moins, avoir mené une vie chrétienne exemplaire et avoir accompli au moins deux miracles.Cette décision fait l’objet d’un “procès” (enquête) instruit au Vatican: des spécialistes (médecins, théologiens) sont notamment chargés d’évaluer l’existence de miracles – souvent des guérisons non expliquées scientifiquement.Le procès de canonisation du jeune homme a été extraordinairement rapide.Déclaré “saint” à ses côtés dimanche, Pier Giorgio Frassati, né à Turin dans une famille bourgeoise, avait rompu avec le parcours de son père, sénateur et fondateur du quotidien La Stampa, pour se mettre au service des pauvres et des malades de sa ville.Mort à 24 ans d’une poliomyélite, cet étudiant en ingénierie, béatifié par Jean-Paul II en 1990, résumait son idéal par la devise “Verso l’alto”, toujours tendre vers le haut.

L’adolescent italien Carlo Acutis devient le premier saint millenial

Il est le premier saint de l’Eglise catholique à avoir vécu au XXIe siècle: Carlo Acutis, un adolescent italien féru d’internet mort en 2006, a été canonisé dimanche au Vatican par le pape Léon XIV en présence de dizaines de milliers de fidèles.Sous un grand soleil, au moins 80.000 personnes selon le Vatican, dont beaucoup de jeunes exhibant des drapeaux de leur pays ou des photos de l’adolescent au polo rouge, se sont rassemblées sur la place.Au cours d’une messe solennelle, le pape américain a prononcé la formule de sanctification en latin, en présence de la famille de Carlo, dont sa mère et son frère, accueillie par des applaudissements.La canonisation de Carlo Acutis, emporté à l’âge de 15 ans par une leucémie foudroyante, était initialement prévue le 27 avril, mais avait été reportée en raison de la mort du pape François.Surnommé le “cyber-apôtre” ou “geek de Dieu” pour ses talents en informatique qu’il mettait à profit pour parler du Christ, ce “saint 2.0″ né à Londres en 1991 dans une famille peu pratiquante était habité d’une foi précoce et brûlante, au point de se rendre à la messe chaque jour.”Carlo Acutis était un exemple pour moi, car il a su allier son quotidien – l’école, le football et sa passion pour l’informatique – à une foi inébranlable”, a confié à l’AFP Filippo Bellaviti, 17 ans, originaire de Vignate près de Milan (nord), venu avec un groupe pour la journée.”Il n’avait que 15 ans à sa mort et il a accompli tant de choses. Cela montre que même jeune, on peut faire beaucoup, avoir un impact sur le monde”, a renchéri Eleanor Hauser, une adolescente américaine du même âge originaire de Caroline du Nord.- Engouement mondial -Lors de cette cérémonie, Léon XIV a aussi canonisé un autre jeune Italien, l’étudiant laïc Pier Giorgio Frassati (1901-1925), un passionné d’alpinisme réputé pour son engagement social et spirituel.Il a salué dans ces deux parcours “une invitation adressée à nous tous, surtout aux jeunes, à ne pas gâcher la vie, mais à l’orienter vers le haut et à en faire un chef-d’oeuvre”.A la fin de la messe, Robert Francis Prevost s’est offert un bain de foule sur la place, saluant et bénissant les fidèles à bord de sa “papamobile” dans une ambiance chaleureuse.Le Vatican a reconnu à Carlo Acutis, béatifié en 2020 par le pape François, deux miracles posthumes: la guérison d’un enfant brésilien atteint d’une rare malformation du pancréas, puis celle d’une étudiante costaricienne grièvement blessée dans un accident.Sa vie et ces miracles ont suscité un engouement inédit dans le monde, notamment en Italie et en Amérique du Sud.Avec près d’un million de visiteurs en 2024, selon le diocèse, la fréquentation est en hausse continue au Sanctuaire de la Spoliation à Assise (centre) où le corps de l’adolescent, visage joufflu et cheveux de jais, est exposé en jeans, baskets et veste de jogging.”Nous sommes tous appelés à être saints… chacun est spécial”, a déclaré samedi sa mère Antonia Salzano dans une vidéo publiée samedi par le diocèse d’Assise.- Procédure ultra-rapide -L’Eglise catholique promeut le parcours de cet adolescent à la vie ordinaire auprès des jeunes, qui s’identifient plus facilement à sa vie quotidienne qu’avec certains martyrs du Moyen-Âge.La canonisation – étape finale vers la sainteté dans l’Eglise catholique, succédant à la béatification – est le fruit d’un long et méticuleux processus et ne peut être approuvée que par le pape. Elle requiert trois conditions : être mort depuis cinq ans au moins, avoir mené une vie chrétienne exemplaire et avoir accompli au moins deux miracles.Cette décision fait l’objet d’un “procès” (enquête) instruit au Vatican: des spécialistes (médecins, théologiens) sont notamment chargés d’évaluer l’existence de miracles – souvent des guérisons non expliquées scientifiquement.Le procès de canonisation du jeune homme a été extraordinairement rapide.Déclaré “saint” à ses côtés dimanche, Pier Giorgio Frassati, né à Turin dans une famille bourgeoise, avait rompu avec le parcours de son père, sénateur et fondateur du quotidien La Stampa, pour se mettre au service des pauvres et des malades de sa ville.Mort à 24 ans d’une poliomyélite, cet étudiant en ingénierie, béatifié par Jean-Paul II en 1990, résumait son idéal par la devise “Verso l’alto”, toujours tendre vers le haut.

Vote de confiance: veillée d’armes pour Bayrou et ses opposants, Wauquiez donne “la liberté de vote” à ses députés

A la veille du vote de confiance qu’il a convoqué et de sa chute plus que probable, François Bayrou achève dimanche sa tournée médiatique sans se faire d’illusion, alors qu’Emmanuel Macron est déjà en quête de son successeur, sous la pression des oppositions.Le compte à rebours est enclenché, les heures du gouvernement Bayrou sont comptées. Lundi à 15H00, le Premier ministre montera à la tribune de l’Assemblée pour demander la confiance des députés. Vers 19H00, leur verdict tombera.Sauf énorme surprise, la sentence est déjà connue: face aux vetos annoncés de la gauche et de l’extrême droite, le locataire de Matignon sait que la fin de son bail est imminente. Et ce même si les députés LR se prononceront eux en ordre dispersé, leur chef Laurent Wauquiez ayant donné dimanche matin une “liberté de vote” à son groupe. En contradiction avec l’appel du patron du parti Bruno Retailleau, ministre de l’Intérieur, à soutenir le gouvernement Bayrou.M. Wauquiez a également réitéré sur LCI qu’il ne censurerait pas automatiquement un gouvernement PS ou RN, propos qui lui avaient valu un recadrage de Bruno Retailleau. “Si la gauche est à Matignon, la droite sera dans l’opposition”, a prévenu samedi Othman Nasrou, secrétaire général de LR, réunis en congrès ce weekend à Port-Marly (Yvelines). Bruno Retailleau fera à 15H00 son discours de clôture.De son côté, François Bayrou défendra une nouvelle fois sa cause dimanche midi sur le média en ligne Brut. Sans doute pour insister une énième fois sur l’urgence du “surendettement” de la France, qui justifie à ses yeux l’effort budgétaire de 44 milliards d’euros qu’il a proposé pour 2026.Message qui parait de plus en plus adressé à son successeur, tant le centriste semble s’être résolu à son départ forcé. “Il faudra bien trouver quelqu’un d’autre de toute façon”, a-t-il admis samedi soir sur France 5, espérant “que le combat que nous avons mené (…) soit porté, poursuivi et si possible imposé”.- “La grande tambouille” -Charge au chef de l’Etat de trouver le profil idoine. Pour l’heure, Emmanuel Macron “n’a pas tout à fait décidé” et “cherche encore la bonne solution sur le casting comme sur le fond”, glisse un visiteur de l’Elysée.Dans l’entourage du président, peu envisagent toutefois qu’il nomme le socialiste Olivier Faure, qui a revendiqué en début de semaine “les places gouvernementales aujourd’hui occupées” par la droite et le centre.Prétendant pour Matignon, le patron du PS aura l’occasion de préciser ses conditions sur France 3 à 12H00 – au moment même où M. Bayrou donnera son ultime entretien.Olivier Faure “a toute légitimité à prendre sa place à Matignon”, a poussé dimanche Patrick Kanner à la tête des sénateurs PS. M. Faure “a vocation à revendiquer le pouvoir”, a aussi estimé François Hollande dans La Tribune Dimanche. Mais le premier secrétaire du PS doit aussi tenir compte du refus farouche des Insoumis d’accompagner sa stratégie, qualifiée d'”escroquerie”.Dénonçant “la grande tambouille” de “la coalition de tout et n’importe quoi”, Jean-Luc Mélenchon a prévenu samedi: “Nous ne sommes candidats à aucune autre place, sinon à la première pour tout changer”.Tourné vers l’élection suprême, le triple candidat malheureux à la présidentielle rêve d’en provoquer une autre avant 2027, grâce à la motion de destitution que les députés LFI s’apprêtent à déposer.Avec l’intention affichée de s’appuyer sur la colère sociale pour précipiter les événements, dès mercredi avec le mouvement “Bloquons tout”, puis avec la mobilisation syndicale du 18 septembre.Le Rassemblement national pousse lui de toutes ses forces pour de nouvelles législatives anticipées, que le parti à la flamme pense pouvoir gagner cette fois-ci.Pour sa rentrée politique dimanche en fin de matinée dans son fief d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), Marine Le Pen a dressé un bilan noir de l’année écoulée: “un effondrement démocratique, économique, budgétaire et sécuritaire.””Aucun d’entre nous n’acceptera de jouer les figurants d’un petit théâtre parlementaire”, et “n’acceptera de céder au chantage du vote de confiance”, a martelé la présidente du groupe parlementaire RN. 

Australie: le surfeur probablement tué par un grand requin blanc, selon des experts

Le surfeur tué au large de Sydney a probablement été mordu par un grand requin blanc, ont estimé dimanche des biologistes australiens, au lendemain de cette attaque rare, tandis que les autorités ont renforcé la surveillance des squales.”Des biologistes spécialistes des requins du gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud ont examiné les photos de la planche de surf de la victime et ont déterminé qu’un requin blanc d’environ 3,4 à 3,6 mètres de long était probablement responsable”, a déclaré un porte-parole des autorités.La victime, un habitant de 57 ans, surfait avec cinq ou six amis dans les eaux du Pacifique, au large des plages voisines de Long Reef et Dee Why, au nord de Sydney, ont précisé les autorités.Ce surfeur expérimenté, identifié sous le nom de Mercury Psillakis par des médias australiens, était marié et père d’une jeune fille. Il a perdu “plusieurs membres”, a déclaré le responsable de la police de l’Etat de Nouvelle-Galles du Sud, John Duncan, lors d’une conférence de presse.Il s’agit de la première attaque mortelle de requin à Sydney depuis 2022, lorsque Simon Nellist, un moniteur de plongée britannique de 35 ans, avait été tué au large de Little Bay. La précédente attaque fatale dans la ville remontait à 1963.”Les requins sont présents dans les eaux de Nouvelle-Galles du Sud toute l’année”, a déclaré le gouvernement de cet Etat. “Ils peuvent être plus nombreux dans une zone pour plusieurs raisons, comme les conditions météorologiques et océaniques, ainsi que la disponibilité de nourriture dans la zone”, a-t-il ajouté.Plusieurs plages sont restées fermées dimanche suite à cette attaque.Les autorités ont annoncé avoir déployé deux lignes supplémentaires de bouées équipées d’hameçons, qui envoient une alerte lorsqu’un requin mord et permettent de marquer les animaux à l’aide de traceurs. Des drones et des patrouilleurs en jet ski ont également été déployés pour surveiller d’éventuels squales.La dernière attaque mortelle en Australie remonte à mars, lorsqu’un surfeur avait été tué au large de la plage isolée de Wharton Beach, en Australie-Occidentale.Depuis 1791, plus de 1.280 incidents impliquant des requins ont été recensés en Australie, dont plus de 250 mortels, selon une base de données sur les rencontres entre ces squales et les humains.

Australie: le surfeur probablement tué par un grand requin blanc, selon des experts

Le surfeur tué au large de Sydney a probablement été mordu par un grand requin blanc, ont estimé dimanche des biologistes australiens, au lendemain de cette attaque rare, tandis que les autorités ont renforcé la surveillance des squales.”Des biologistes spécialistes des requins du gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud ont examiné les photos de la planche …

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