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Après le vélo électrique, une nouvelle vie pour les batteries

Quand la batterie de vélo électrique alimente un luminaire mobile: dans l’ouest de la France, la startup Voltr veut “donner une seconde vie” aux batteries lithium usagées pour décarboner le stockage d’énergie.Dans un grand hangar en périphérie d’Angers, sous la lumière des néons, un opérateur démonte consciencieusement des batteries d’aspirateur à l’aide d’une dévisseuse, avant de démanteler leur coeur.A l’aide d’une fraiseuse, il “vient abraser, donc enlever le plastique autour des cellules de lithium, pour pouvoir ensuite les dissocier” à la main, explique Alban Régnier, président et co-fondateur de Voltr.Chaque batterie de vélo ou de trottinette est constituée de dizaines de cellules de lithium, des petits accumulateurs qui ressemblent aux piles standard de télécommandes, reliées entre elles par du nickel qui assure la conductivité, et gérées par une carte électronique.Ces composants, qui stockent l’énergie, représentent “80% de l’empreinte carbone” de la batterie, et “70% du coût économique”, selon M. Régnier, qui entend “prouver qu’on peut donner une seconde vie aux cellules et donc aux batteries”.Car le plus gros de l’empreinte carbone d’une batterie, c’est l’extraction minière et le raffinage des métaux critiques qui composent les cellules, en provenance en grande partie de Chine, et rare en Europe.”L’idée, c’est de récupérer une batterie qui va être encore en bon état (…), de récupérer les cellules qui sont à l’intérieur, les diagnostiquer et réassembler entre elles celles qui fonctionnent bien”, explique M. Régnier.Le principe consiste à “descendre une marche en terme d’utilisation” et à utiliser, par exemple, une batterie de vélo, plus puissante, pour en faire une batterie de luminaire mobile, appareil moins exigeant en termes d’autonomie et de performance, permettant ainsi de ne pas être pénalisé par l’usage d’une batterie de seconde monte.Une fois la cellule extraite et séparée de l’appareillage électronique de la batterie, elle passe sur une machine circulaire, sorte de carrousel sur lequel elle est soumise à une série de tests: voltage, résistance, détection visuelle pour voir si elle abimée ou pas ou pas.-Soulager les acteurs du recyclage -Elle est ensuite branchée sur un “cycleur”, sorte de grosse armoire où sont alignées des dizaines de cellules, pour définir le niveau d’énergie résiduelle.”On va appliquer une intelligence artificielle de prédiction qui va nous permettre (…) de savoir comment elle va se comporter en seconde vie. Puis, on va associer entre elles les meilleures cellules et les plus homogènes pour refaire une nouvelle batterie”, explique M. Régnier.Reconditionnées dans un boitier neuf et avec une nouvelle carte électronique, ces batteries rempliront bientôt les rayons de dizaines de magasins d’une célèbre enseigne de bricolage.Environ 70% des cellules que récupère Voltr sont réemployées, un chiffre qui a vocation à augmenter, selon M. Régnier.Approvisionnée en direct par des industriels, les recycleurs historiques et les éco-organismes comme Batribox, la première ligne de production de Voltr, inaugurée en 2023, a reconditionné à ce jour quelque 200.000 cellules sur 35.500 batteries, “remises sur le marché partout en Europe”, selon M. Régnier, qui table sur une très forte montée en puissance.L’objectif est de reconditionner “200 millions de cellules par an sur plusieurs usines en Europe d’ici à 2033”, explique-t-il.Après une première levée de fonds de 4 millions d’euros en 2023, il attend une nouvelle levée de fonds de “plusieurs dizaines de millions d’euros” pour concrétiser cette montée en puissance, qui doit lui permettre d’ouvrir une usine automatisée en France d’ici deux ans, ainsi que des sites de stockage.L’enjeu dépasse de loin la startup, le cahier des charges imposé par l’Etat aux éco-organismes des piles et batteries prévoyant un taux de réemploi de 5% d’ici 2030, avec une cible intermédiaire de 2% en 2027, selon l’un de ces éco-organismes, Batribox.En outre, “tout ce qui pourra partir en réemploi, sous réserve que ce soit de qualité suffisante, réduira la pression sur les acteurs du recyclage qui n’ont pas toujours des solutions à nous offrir”, a indiqué Emmanuel Toussaint-Dauvergne, directeur général de Batribox.

En Champagne, une serre “coffre-fort” pour protéger la racine des vignes du changement climatique

Une cathédrale de verre au coeur du vignoble champenois: une serre bioclimatique est inaugurée vendredi à Blancs-Coteaux (Marne) afin de préserver le matériel végétal de la vigne de plusieurs régions viticoles françaises de plus en plus menacé par les effets du changement climatique.Avant d’être planté dans les vignes, un pied de vigne passe par plusieurs étapes de sélections, dont la prémultiplication: une phase cruciale où sont cultivées des “vignes mères”, élevées dans un environnement très contrôlé pour garantir leur parfaite santé sanitaire. Ces vignes mères fournissent les porte-greffes (la partie racinaire) et les greffons (la partie qui portera les raisins), maillon essentiel du vignoble, qui seront ensuite assemblés par des pépiniéristes avant d’être vendus aux viticulteurs.Jusqu’à présent, cette phase de prémultiplication se faisait en plein champ, notamment à Gionges pour la Champagne, où Sébastien Debuisson et son équipe veillent sur ces plants sensibles.”Ces vignes sont conservées à l’écart des autres parcelles pour éviter toute contamination par des parasites, insectes, virus ou champignons. Elles sont contrôlées chaque année, mais restent exposées au milieu naturel et donc aux maladies et virus”, explique M. Debuisson, directeur qualité et développement durable au Comité Champagne.”Ces vignes sont exposées à des aléas climatiques et aux nouveaux bio-agresseurs liées au réchauffement climatique”, poursuit l’ingénieur.La nécessité de préserver ce patrimoine végétal dans des conditions de sécurité optimales, qui s’est imposée au 19e siècle quand le parasite phylloxéra a ravagé les vignes françaises, devient encore plus pressante face aux menaces climatiques.La Champagne, le Beaujolais, et la Bourgogne se sont alliés pour concrétiser ce projet d’un coût de plus de 8 millions d’euros, financé en grande partie par des fonds publics, afin de pérenniser l’avenir de ces vignobles.Les plants les plus stratégiques sont peu à peu transférés en milieu confiné et hors-sol, dans un “coffre-fort” : une serre ultra-sécurisée, baptisée Qanopée.Un serre similaire mais plus petite a été lancée dans le Bordelais, et d’autres sont en projet.- variétés inédites -La serre très lumineuse, d’une surface de 4.500 m2, se distingue par sa haute structure métallique blanche et ses vastes baies vitrées. Entièrement hermétique aux insectes, elle offre un environnement totalement contrôlé : température, humidité, irrigation, fertilisation.Elle a déjà reçu ses premiers plants, qui sont cultivés dans des pots hors-sol et connectés à un système d’irrigation par goute-à-goutte automatisé. La serre dispose d’un système de régulation climatique, alimenté par les eaux de drainage et de pluie. Ici, “nous pouvons réguler le climat et nous ne sommes pas dépendants des sécheresses, des vents violents ou des grêles liés au changement climatique”, souligne Célia Borrégo, responsable du site. Aussi, “si des plants produisent peu ou pas, ou s’ils sont malades, on peut les évacuer très vite et les remplacer, nous pouvons être très agiles”.Outre la météo, la serre protège “de tous les insectes vecteurs de maladies, qu’il s’agisse les nématodes, de cicadelle” et permet de “prévenir la propagation de virus graves comme le court-noué, la flavescence dorée ou le GPGV”, détaille Mme Borrégo. L’accès à la serre est strictement contrôlé : pour y pénétrer il faut passer un sas de décontamination et porter des protections individuelles – blouses, surchaussures et charlotte.Les premiers plants issus de cette serre devraient être disponibles pour les pépiniéristes en 2027.Cet outil permet également “d’accélérer la production et la diffusion des variétés sélectionnées, qu’il s’agisse de cépages emblématiques comme le gamay, le pinot noir ou le chardonnay” ou encore “de nouvelles variétés résistantes” aux maladies, explique Bertrand Châtelet, responsable technique Inter Beaujolais.Les recherches sur des variétés inédites dans le vignoble traditionnel pour s’adapter aux changements climatiques en sont encore à leurs débuts, et la serre permettra d’expérimenter plus rapidement, explique-t-il.  

En mer de Chine, Japon, Etats-Unis et Philippines simulent des scénarios de crise

Un homme qui tombe à la mer, deux bateaux qui entrent en collision: pendant cinq jours, Japon, Etats-Unis et Philippines ont simulé des situations de crise lors d’exercices maritimes dans les eaux disputées de la mer de Chine.Il s’agit de la deuxième coopération de ce type entre les trois pays, après un premier exercice maritime organisé aux Philippines en 2023.Ces exercices, qui se sont achevés vendredi, se sont déroulés au large de la côte sud-ouest du Japon, près de la ville de Kagoshima. Ils surviennent après une mise en garde des trois pays sur les activités chinoises en mer de Chine méridionale.Pékin revendique la quasi-totalité de cette mer, malgré une décision de justice internationale de 2016 statuant que ses revendications n’ont aucun fondement juridique.Cette mer est ainsi le théâtre depuis des années d’affrontements entre la Chine et les Philippine. Des face-à-face réguliers ont également lieu entre patrouilleurs chinois et japonais autour d’îles disputées en mer de Chine orientale.Dans ce contexte tendu, des dizaines de personnes ont pris part cette semaine aux exercices conjoints Japon-Etats-Unis-Philippines. Au dernier jour, les trois pays alliés ont chacun mobilisé un navire de leur garde-côtière: le patrouilleur BRP Teresa Magbanua pour les Philippines, la vedette USCGS Stratton pour les Etats-Unis et le patrouilleur Asanagi pour le Japon.- Opérations de sauvetage -Ces cinq jours d’exercice se sont conclus vendredi par la simulation d’une chute d’un homme en mer.Une fois le mannequin dans l’eau, repérable à son gilet de sauvetage rouge vif, un drone américain a décollé du Stratton avant de survoler la zone.Une petite embarcation philippine a alors été déployée depuis le Teresa Magbuna, filant à toute vitesse en direction du mannequin pour le repêcher avant les garde-côtes.D’autres scénarios simulant des opérations de sauvetage ont été imaginés lors de ces exercices: le sauvetage d’un homme en mer par un hélicoptère japonais, la collision entre deux bateaux ou encore l’incendie d’un navire, que trois bateaux des garde-côtes japonais ont éteint à l’aide de canons à eau.- “Confiance” -Ces manœuvres, selon des responsables, ne visent officiellement aucun pays en particulier, mais la rhétorique employée reprend celle de Washington et de ses alliés pour évoquer implicitement la Chine.Pour Naofumi Tsumura, chef des garde-côtes japonais, elles ont permis aux trois pays de “renforcer la compréhension et la confiance mutuelles”.”Plus que tout, nous avons renforcé la coordination et la coopération entre nous”, estime-t-il.L’an dernier, Tokyo, Manille et Washington avaient publié une déclaration conjointe au ton ferme à l’égard de Pékin. “Nous exprimons nos vives préoccupations concernant le comportement dangereux et agressif de la République Populaire de Chine en mer de Chine méridionale”, indiquait alors le texte.La semaine dernière, Tokyo et Pékin se sont mutuellement critiqués à la suite de rapprochements jugés dangereux entre des avions militaires au-dessus du Pacifique.Vendredi, Manille a accusé Pékin d’avoir tiré au canon à eau sur deux de ses bateaux qui tentaient de ravitailler des pêcheurs philippins près du récif contesté de Scarborough Shoal, situé à 240 km à l’ouest des côtes philippines et à 900 km au sud-est de l’île chinoise de Hainan.

En mer de Chine, Japon, Etats-Unis et Philippines simulent des scénarios de crise

Un homme qui tombe à la mer, deux bateaux qui entrent en collision: pendant cinq jours, Japon, Etats-Unis et Philippines ont simulé des situations de crise lors d’exercices maritimes dans les eaux disputées de la mer de Chine.Il s’agit de la deuxième coopération de ce type entre les trois pays, après un premier exercice maritime …

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Israël affirme avoir retardé “d’au moins deux ou trois ans” une arme nucléaire iranienne

Israël a estimé samedi avoir “retardé d’au moins deux ou trois ans la possibilité” pour l’Iran de disposer de la bombe atomique, Téhéran refusant toute reprise des négociations nucléaires avec les Etats-Unis tant que les frappes israéliennes contre son territoire se poursuivent.Depuis l’offensive massive lancée le 13 juin, “selon l’évaluation qu’on nous fait, nous avons déjà retardé d’au moins deux ou trois ans la possibilité pour eux d’avoir une bombe nucléaire”, affirme le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, dans un entretien au journal allemand Bild.”Le fait que nous ayons éliminé ces personnes qui dirigeaient et poussaient la mise au point d’armes dans le cadre du programme nucléaire est extrêmement important”, dit M. Saar.”Nous ne nous arrêterons pas tant que nous n’aurons pas fait tout ce que nous pouvons faire afin d’éliminer cette menace”, assure encore le ministre.Le président américain Donald Trump, qui s’est donné “deux semaines” pour décider d’une éventuelle intervention militaire américaine aux côtés d’Israël, a souligné vendredi que ce délai était un “maximum” et qu’il pourrait prendre sa décision avant la date-butoir.L’armée israélienne a annoncé samedi avoir lancé avant l’aube une nouvelle vague de frappes aériennes “contre les infrastructures de stockage et de lancement de missiles dans le centre de l’Iran”.Le ministère des Affaires étrangères a pour sa part annoncé sur X qu’un missile iranien avait “atteint directement” et un bâtiment de recherche sur le cancer du prestigieux Institut Weizmann pour les sciences à Rehovot, au sud de Tel-Aviv. Un autre bâtiment neuf et pas encore en service a également été détruit, selon la même source.Les secours israéliens n’ont pas signalé de victimes dans l’immédiat.     Israël a frappé des centaines de sites militaires et nucléaires sur le territoire iranien qui ont fait au moins 657 morts et 2.000 blessés, civils et militaires, selon l’ONG américaine Human Rights Activists News Agency (HRANA).La République islamique, qui a riposté avec des tirs de missiles et de drones vers Israël qui ont fait au moins 25 morts, dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à développer un programme nucléaire civil.- “Ils veulent nous parler” -“L’Iran est prêt à envisager à nouveau la diplomatie une fois que l’agression aura cessé (…)”, a dit le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi après une rencontre à Genève avec des ministres des Affaires étrangères européens.Ils ont appelé à reprendre “sans attendre” les discussions lancées en avril avec Washington pour trouver un accord sur son programme nucléaire et suspendues après le début de la guerre.Mais le président américain Donald Trump a rejeté l’idée que les Européens puissent être utiles pour résoudre la crise. “L’Iran ne veut pas parler à l’Europe. Ils veulent nous parler à nous. L’Europe ne va pas pouvoir aider sur ce sujet”, a dit M. Trump.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, considérée comme une menace existentielle pour le pays, Israël a lancé le 13 juin une attaque aérienne massive contre son ennemi juré, frappant des infrastructures militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques associés au programme nucléaire.- “Une campagne prolongée” -Lors d’une réunion vendredi à Genève avec M. Araghchi, les chefs de diplomatie de l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont exhorté l’Iran à poursuivre la voie diplomatique “sans attendre la fin du conflit” pour résoudre l’épineuse question de son programme nucléaire.”Le résultat positif aujourd’hui est que nous quittons la salle avec le sentiment que l’Iran est fondamentalement prêt à continuer à discuter de toutes les questions importantes pour nous, Européens”, a déclaré le ministre allemand Johann Wadephul.Pour son homologue français Jean-Noël Barrot, il ne peut y avoir “de solution définitive par la voie militaire au problème du nucléaire iranien”.Le président français Emmanuel Macron avait affirmé que les Européens allaient faire “une offre de négociation complète” à l’Iran incluant le nucléaire et les “activités balistiques” du pays.Mais le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a mis en garde la population sur un conflit au long cours.”Nous avons lancé la campagne la plus complexe de notre histoire (…) Nous devons être prêts à une campagne prolongée”, a-t-il dit dans un message vidéo aux Israéliens. “Malgré des avancées significatives, des jours difficiles nous attendent. Nous nous préparons à de nombreuses éventualités.”- Tirs de missiles -Pendant la journée, l’Iran a tiré une salve de missiles contre Israël qui a fait 19 blessés selon un hôpital de Haïfa (nord) où au moins un bâtiment a été touché. Une attaque iranienne a aussi visé Beersheva (sud), faisant des dégâts.Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de Téhéran, ont affirmé dans un communiqué avoir ciblé en Israël des “centres militaires, des industries de défense, des centres de commandement et de contrôle” ainsi que des bases militaires.L’armée israélienne a de son côté annoncé avoir frappé des lanceurs de missiles sol-air dans le sud-ouest de l’Iran, après avoir bombardé des cibles à Téhéran, Ispahan (centre) et dans l’ouest du pays.A Téhéran, des milliers de personnes sont descendues dans la rue en scandant des slogans de soutien à leurs dirigeants et contre Israël et les Etats-Unis. Ils ont brûlé et piétiné des drapeaux israélien et américain.”Je sacrifierai ma vie pour mon guide”, proclamait une banderole, en référence au guide suprême, Ali Khamenei, menacé par Israël et son allié américain.Vendredi, jour de repos en Iran, la plupart des commerces sont restés fermés à Téhéran, à l’exception des boulangeries et de quelques magasins d’alimentation.Dans les quartiers nord, le bazar de Tajrish, habituellement noir de monde le vendredi, était quasi fantôme et l’immense majorité des magasins fermés.”Je n’ai pas peur de la guerre, je reste ouvert mais les affaires sont vraiment mauvaises”, déclare à l’AFP un vendeur qui préfère taire son nom.Devant le Conseil de sécurité de l’ONU vendredi, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi a assuré pouvoir “garantir, par l’intermédiaire d’un système d’inspections incontestables, que des armes nucléaires ne seront pas développées en Iran”.Israël, qui maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique, détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). 

Israël affirme avoir retardé “d’au moins deux ou trois ans” une arme nucléaire iranienne

Israël a estimé samedi avoir “retardé d’au moins deux ou trois ans la possibilité” pour l’Iran de disposer de la bombe atomique, Téhéran refusant toute reprise des négociations nucléaires avec les Etats-Unis tant que les frappes israéliennes contre son territoire se poursuivent.Depuis l’offensive massive lancée le 13 juin, “selon l’évaluation qu’on nous fait, nous avons déjà retardé d’au moins deux ou trois ans la possibilité pour eux d’avoir une bombe nucléaire”, affirme le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, dans un entretien au journal allemand Bild.”Le fait que nous ayons éliminé ces personnes qui dirigeaient et poussaient la mise au point d’armes dans le cadre du programme nucléaire est extrêmement important”, dit M. Saar.”Nous ne nous arrêterons pas tant que nous n’aurons pas fait tout ce que nous pouvons faire afin d’éliminer cette menace”, assure encore le ministre.Le président américain Donald Trump, qui s’est donné “deux semaines” pour décider d’une éventuelle intervention militaire américaine aux côtés d’Israël, a souligné vendredi que ce délai était un “maximum” et qu’il pourrait prendre sa décision avant la date-butoir.L’armée israélienne a annoncé samedi avoir lancé avant l’aube une nouvelle vague de frappes aériennes “contre les infrastructures de stockage et de lancement de missiles dans le centre de l’Iran”.Le ministère des Affaires étrangères a pour sa part annoncé sur X qu’un missile iranien avait “atteint directement” et un bâtiment de recherche sur le cancer du prestigieux Institut Weizmann pour les sciences à Rehovot, au sud de Tel-Aviv. Un autre bâtiment neuf et pas encore en service a également été détruit, selon la même source.Les secours israéliens n’ont pas signalé de victimes dans l’immédiat.     Israël a frappé des centaines de sites militaires et nucléaires sur le territoire iranien qui ont fait au moins 657 morts et 2.000 blessés, civils et militaires, selon l’ONG américaine Human Rights Activists News Agency (HRANA).La République islamique, qui a riposté avec des tirs de missiles et de drones vers Israël qui ont fait au moins 25 morts, dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à développer un programme nucléaire civil.- “Ils veulent nous parler” -“L’Iran est prêt à envisager à nouveau la diplomatie une fois que l’agression aura cessé (…)”, a dit le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi après une rencontre à Genève avec des ministres des Affaires étrangères européens.Ils ont appelé à reprendre “sans attendre” les discussions lancées en avril avec Washington pour trouver un accord sur son programme nucléaire et suspendues après le début de la guerre.Mais le président américain Donald Trump a rejeté l’idée que les Européens puissent être utiles pour résoudre la crise. “L’Iran ne veut pas parler à l’Europe. Ils veulent nous parler à nous. L’Europe ne va pas pouvoir aider sur ce sujet”, a dit M. Trump.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, considérée comme une menace existentielle pour le pays, Israël a lancé le 13 juin une attaque aérienne massive contre son ennemi juré, frappant des infrastructures militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques associés au programme nucléaire.- “Une campagne prolongée” -Lors d’une réunion vendredi à Genève avec M. Araghchi, les chefs de diplomatie de l’Allemagne, la France et la Grande-Bretagne ont exhorté l’Iran à poursuivre la voie diplomatique “sans attendre la fin du conflit” pour résoudre l’épineuse question de son programme nucléaire.”Le résultat positif aujourd’hui est que nous quittons la salle avec le sentiment que l’Iran est fondamentalement prêt à continuer à discuter de toutes les questions importantes pour nous, Européens”, a déclaré le ministre allemand Johann Wadephul.Pour son homologue français Jean-Noël Barrot, il ne peut y avoir “de solution définitive par la voie militaire au problème du nucléaire iranien”.Le président français Emmanuel Macron avait affirmé que les Européens allaient faire “une offre de négociation complète” à l’Iran incluant le nucléaire et les “activités balistiques” du pays.Mais le chef d’état-major israélien, le lieutenant-général Eyal Zamir, a mis en garde la population sur un conflit au long cours.”Nous avons lancé la campagne la plus complexe de notre histoire (…) Nous devons être prêts à une campagne prolongée”, a-t-il dit dans un message vidéo aux Israéliens. “Malgré des avancées significatives, des jours difficiles nous attendent. Nous nous préparons à de nombreuses éventualités.”- Tirs de missiles -Pendant la journée, l’Iran a tiré une salve de missiles contre Israël qui a fait 19 blessés selon un hôpital de Haïfa (nord) où au moins un bâtiment a été touché. Une attaque iranienne a aussi visé Beersheva (sud), faisant des dégâts.Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de Téhéran, ont affirmé dans un communiqué avoir ciblé en Israël des “centres militaires, des industries de défense, des centres de commandement et de contrôle” ainsi que des bases militaires.L’armée israélienne a de son côté annoncé avoir frappé des lanceurs de missiles sol-air dans le sud-ouest de l’Iran, après avoir bombardé des cibles à Téhéran, Ispahan (centre) et dans l’ouest du pays.A Téhéran, des milliers de personnes sont descendues dans la rue en scandant des slogans de soutien à leurs dirigeants et contre Israël et les Etats-Unis. Ils ont brûlé et piétiné des drapeaux israélien et américain.”Je sacrifierai ma vie pour mon guide”, proclamait une banderole, en référence au guide suprême, Ali Khamenei, menacé par Israël et son allié américain.Vendredi, jour de repos en Iran, la plupart des commerces sont restés fermés à Téhéran, à l’exception des boulangeries et de quelques magasins d’alimentation.Dans les quartiers nord, le bazar de Tajrish, habituellement noir de monde le vendredi, était quasi fantôme et l’immense majorité des magasins fermés.”Je n’ai pas peur de la guerre, je reste ouvert mais les affaires sont vraiment mauvaises”, déclare à l’AFP un vendeur qui préfère taire son nom.Devant le Conseil de sécurité de l’ONU vendredi, le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi a assuré pouvoir “garantir, par l’intermédiaire d’un système d’inspections incontestables, que des armes nucléaires ne seront pas développées en Iran”.Israël, qui maintient l’ambiguïté sur sa propre possession de l’arme atomique, détient 90 ogives nucléaires, selon l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri). 

Libération de Mahmoud Khalil, figure propalestinienne de Columbia

Figure clé des manifestations propalestiniennes sur le campus de l’université Columbia, Mahmoud Khalil a été libéré vendredi soir après plus de trois mois de détention sur ordre d’un juge américain qui s’est dressé contre l’administration Trump.  “Trump et son administration ont choisi la mauvaise personne”, a déclaré M. Khalil, revêtant un keffieh palestinien, à sa sortie du centre de détention pour immigrants de Jena, en Louisiane (sud) qu’il a qualifié de “musée témoignant des politiques racistes des Etats-Unis”. “Personne ne devrait être écroué pour dénoncer un génocide”, a-t-il ajouté.  Depuis son arrestation à New York le 8 mars, pour son rôle de porte-parole de la contestation contre la guerre à Gaza sur le campus new-yorkais, Mahmoud Khalil est devenu le symbole de la volonté du président américain Donald Trump de museler ce mouvement étudiant.Après son interpellation par la police fédérale de l’immigration (ICE), Mahmoud Khalil, né en Syrie de parents palestiniens, titulaire d’une carte verte de résident permanent, avait été transféré à près de 2.000 kilomètres dans ce centre en Louisiane.La semaine dernière, le juge Michael Farbiarz du tribunal fédéral du New Jersey, près de New York, avait décrété que le gouvernement ne pouvait détenir M. Khalil en se basant sur les affirmations du secrétaire d’Etat Marco Rubio. Selon ce dernier, sa présence sur le sol américain posait “potentiellement des conséquences sérieuses pour la politique étrangère” américaine.- “Réduire au silence” -Mais le ministère de la Justice avait rétorqué qu’il ne serait “pas illégal” de détenir M. Khalil sur la base d’un autre motif d’accusation, ce qui avait poussé le juge à surseoir à sa libération.Dans un nouveau rebondissement de cette saga juridico-politico-universitaire, le juge Farbiarz a ordonné vendredi la libération, le jour même, de M. Khalil. Une décision fustigée par l’administration Trump qui a accusé “le pouvoir judiciaire de miner la sécurité nationale”.En vertu de ces conditions de libération, M. Khalil ne sera pas autorisé à quitter le territoire américain, hormis dans le cas d’une démarche “d’auto-expulsion”, et devra limiter ses déplacements à quelques Etats, dont celui de New York, où il réside, et celui du Michigan, d’où est originaire son épouse, qui a donné naissance à leur fils, Deen, alors qu’il était en détention. “Après plus de trois mois, nous pouvons enfin pousser un soupir de soulagement et savoir que Mahmoud est sur le chemin du retour, auprès de moi et de Deen, qui n’aurait jamais dû être séparé de son père”, a réagi son épouse Noor Abdalla, accusant le gouvernement Trump de “tenter de réduire au silence” ceux qui “dénoncent le génocide israélien à l’encontre des Palestiniens”.- Cas emblématique -“Il s’agit d’une victoire, mais il n’aurait jamais dû être arrêté en premier lieu”, a déclaré à l’AFP Elora Mukherjee, professeure de droit à l’université Columbia pour qui la mesure “obscure” évoquée pour écrouer Mahmoud Khalil n’avait “jamais” été utilisée auparavant, selon ses recherches, sur le titulaire d’un permis de résidence. Emblématique, le cas de Mahmoud Khalil s’inscrit dans le cadre d’une charge du gouvernement Trump contre des universités qu’il accuse de ne pas avoir suffisamment protégé des étudiants juifs pendant les manifestations étudiantes contre la guerre dévastatrice d’Israël dans la bande de Gaza.Et plus généralement contre une idéologie dite “woke”, terme utilisé de manière péjorative par les conservateurs pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme un excès de militantisme en faveur des minorités.L’ami de Mahmoud Khalil, Mohsen Mahdawi, cofondateur d’un groupe d’étudiants palestiniens à Columbia, avait été arrêté le 14 avril par des agents de l’ICE avant d’être libéré sous conditions deux semaines plus tard par une décision de justice. Et début mai, un juge avait ordonné la libération de Rumeysa Ozturk, une doctorante turque de l’université Tufts dans le Massachusetts, arrêtée par des agents de l’ICE pour un article qu’elle avait cosigné dans son journal universitaire critiquant la façon dont son établissement gérait le mouvement de protestation contre la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza.Lors de la cérémonie de la remise des diplômes, fin mai, à Columbia, la présidente de l’université avait été copieusement huée par des étudiants qui lui reprochaient de ne pas avoir défendu Mahmoud Khalil, arrêté dans une résidence de l’université et de céder aux pressions de Trump.   En sens contraire, le président de l’université Harvard avait reçu une ovation monstre de ses étudiants pour avoir défendu les libertés d’expression et académique face à cette offensive de Washington.

Un juge ordonne la libération de Mahmoud Khalil, figure propalestinienne de Columbia

Un juge américain a ordonné dès vendredi la libération sous certaines conditions de Mahmoud Khalil, figure des manifestations propalestiniennes sur le campus de l’université Columbia, écroué depuis plus de trois mois dans un centre de détention pour immigrants. Depuis son arrestation à New York le 8 mars, pour son rôle de porte-parole de la contestation contre la guerre à Gaza sur le campus new-yorkais, Mahmoud Khalil est devenu le symbole de la volonté du président américain Donald Trump de museler ce mouvement étudiant.Après son interpellation par la police fédérale de l’immigration (ICE), Mahmoud Khalil, né en Syrie de parents palestiniens, titulaire d’une carte verte de résident permanent, avait été transféré à près de 2.000 kilomètres, dans un centre de détention de Louisiane (sud), en vue de sa possible expulsion.La semaine dernière, le juge Michael Farbiarz du tribunal fédéral du New Jersey, près de New York, avait décrété que le gouvernement ne pouvait détenir M. Khalil en se basant sur les affirmations du secrétaire d’Etat Marco Rubio. Selon ce dernier, sa présence sur le sol américain posait “potentiellement des conséquences sérieuses pour la politique étrangère” américaine.Mais le ministère de la Justice avait rétorqué qu’il ne serait “pas illégal” de détenir M. Khalil sur la base d’un autre motif d’accusation, ce qui avait poussé le juge à surseoir à sa libération.Dans un nouveau rebondissement de cette saga juridico-politico-universitaire, le juge Farbiarz a ordonné vendredi la libération, le jour même, de M. Khalil. Une décision fustigée sur X par le département de la Sécurité intérieure qui a accusé “le pouvoir judiciaire de miner la sécurité nationale”.Les avocats de Mahmoud Khalil devront remettre son passeport aux autorités américaines qui devront lui rendre sa carte verte. M. Khalil ne sera pas autorisé à quitter le territoire américain, hormis dans le cas d’une démarche “d’auto-expulsion”, et devra limiter ses déplacements à quelques Etats, dont celui de New York, où il réside, et celui du Michigan, d’où est originaire son épouse, qui a donné naissance à leur fils, Deen, alors qu’il était en détention. “Après plus de trois mois, nous pouvons enfin pousser un soupir de soulagement et savoir que Mahmoud est sur le chemin du retour, auprès de moi et de Deen, qui n’aurait jamais dû être séparé de son père”, a réagi Mme Abdalla accusant le gouvernement Trump de “tenter de réduire au silence” ceux qui “dénoncent le génocide israélien à l’encontre des Palestiniens”.- Guerre culturelle -“Il s’agit d’une victoire, mais il n’aurait jamais dû être arrêté en premier lieu”, a déclaré à l’AFP Elora Mukherjee, professeure de droit à l’université Columbia pour qui la mesure “obscure” évoquée pour écrouer Mahmoud Khalil n’avait “jamais” été utilisée auparavant, selon ses recherches, sur le titulaire d’un permis de résidence. Emblématique, le cas de Mahmoud Khalil s’inscrit dans le cadre d’une charge du gouvernement Trump contre des universités qu’il accuse de ne pas avoir suffisamment protégé des étudiants juifs pendant les manifestations étudiantes contre la guerre dévastatrice d’Israël dans la bande de Gaza.Et plus généralement contre une idéologie dite “woke”, terme utilisé de manière péjorative par les conservateurs pour dénoncer ce qu’ils perçoivent comme un excès de militantisme en faveur des minorités.L’ami de Mahmoud Khalil, Mohsen Mahdawi, cofondateur d’un groupe d’étudiants palestiniens à Columbia, avait été arrêté le 14 avril par des agents de l’ICE avant d’être libéré sous conditions deux semaines plus tard par une décision de justice. Et début mai, un juge avait ordonné la libération de Rumeysa Ozturk, une doctorante turque de l’université Tufts dans le Massachusetts, arrêtée par des agents de l’ICE pour un article qu’elle avait cosigné dans son journal universitaire critiquant la façon dont son établissement gérait le mouvement de protestation contre la guerre menée par Israël dans la bande de Gaza.Lors de la cérémonie de la remise des diplômes, fin mai, à Columbia, la présidente de l’université avait été copieusement huée par des étudiants qui lui reprochaient de ne pas avoir défendu Mahmoud Khalil, arrêté dans une résidence de l’université et de céder aux pressions de Trump.   En sens contraire, le président de l’université Harvard avait reçu une ovation monstre de ses étudiants pour avoir défendu les libertés d’expression et académique face à cette offensive de Washington.

Foot: les Bleues faciles et tout en maîtrise contre la Belgique

Au milieu de la préparation de l’Euro-2025, les Bleues, emmenées par Melvine Malard autrice d’un triplé, ont facilement battu la Belgique (5-0) en match amical vendredi et continuent de monter en puissance à deux semaines du début de la compétition.C’est à partir de cette soirée de veille d’été au stade du Hainaut de Valenciennes (près de 14.000 spectateurs) que tout démarre pour les Bleues. Et tout s’est parfaitement passé pour les Tricolores, en pleine confiance.Ce succès facile face aux Belges, sans l’équipe type, est l’avant-dernier match avant de rentrer dans le vif du sujet de l’Euro (2-27 juillet). Vendredi prochain à Grenoble, elles affronteront, aussi en amical, le Brésil, qui les a éliminées en quart de finale des JO l’été dernier. Pour les joueuses de Laurent Bonadei, qui montent en puissance, les choses sérieuses vont commencer dès le début d’Euro avec deux chocs en phase de groupes: le 5 juillet face à l’Angleterre, championne d’Europe en titre, et le 13 juillet contre les Pays-bas, vainqueurs de l’Euro en 2017.Malgré la fatigue des séances successives, elles ont joué tout en maîtrise et ont pressé efficacement des Red Flames, qualifiées pour l’Euro mais largement en dessous techniquement et physiquement. – Malard régale d’un triplé -Trop lentes et trop loin dans les duels, elles ont permis aux coéquipières de la nouvelle capitaine des Bleues Griedge Mbock d’enchaîner une septième victoire en sept matches (six succès en Ligue des nations).Facile et à l’aise à droite (en première période) et à gauche (en seconde), Melvine Malard a marqué un triplé (du droit, du gauche et de la tête) et des points précieux, à quelques jours de rejoindre la Suisse. Après l’ouverture du score de Kelly Gago (1-0, 17e), l’attaquante de Manchester United, rappelée en équipe de France par Laurent Bonadei, a doublé la mise juste avant la mi-temps (2-0, 42e). Servie par la capitaine, Malard a trompé la gardienne belge d’une frappe en pivot du pied droit. Proche de marquer de nouveau (53e), elle a aussi eu un but refusé pour hors-jeu (74e) mais a inscrit son doublé d’un tir du gauche cinq minutes plus tard, servie intelligemment par Clara Mateo (4-0, 79e).En fin de match, l’attaquante a marqué un troisième but, de la tête, sur un centre de Kadidiatou Diani (5-0, 85e).Avant cela, Melvine Malard, très aimée par le groupe, avait combiné subtilement avec Sakina Karchaoui, buteuse d’une frappe facile du gauche (3-0, 59e).La défenseuse Maëlle Lakrar, en reprise après avoir été ménagée à la suite d’une longue saison au Real Madrid, est entrée pour une vingtaine de minutes, contrairement à Sandy Baltimore, l’attaquante en forme, qui était absente de la feuille de match à cause de gênes aux genoux. La dernière rencontre entre les Bleues et les Belges remontait à 2022 (victoire 2-1) en phase de groupes de l’Euro en Angleterre, où les Tricolores avaient atteint les demi-finales, éliminées par l’Allemagne. Les Bleues n’ont plus atteint ce stade de la compétition depuis, éliminées en quart de finale lors de la Coupe du monde en 2023 et lors des JO l’été dernier.

Panama: le gouvernement décrète l’état d’urgence dans une province

Le gouvernement du Panama a décrété vendredi l’état d’urgence dans une province touchée par des violences et pillages, suspendant notamment les libertés de réunion et de circulation, sur fond de contestation sociale dans le pays depuis plusieurs semaines.La mesure concerne la province caribéenne de Bocas del Toro (ouest), où selon le gouvernement des groupes de manifestants ont provoqué des heurts, des pillages de commerces, des dégradations dans un aéroport et des blocages de routes. Les manifestations antigouvernementales, débutées dans ce pays d’Amérique centrale il y a près de deux mois et qui se sont intensifiées cette semaine, ont fait un mort, une trentaine de blessés dont plusieurs policiers et ont conduit à plus de 50 arrestations, selon les autorités.Le gouvernement “a décidé de déclarer l’urgence et de suspendre les garanties constitutionnelles sur l’ensemble du territoire de la province de Bocas del Toro pour une durée de cinq jours, afin de rétablir la paix et l’ordre”, a annoncé le ministre de la Présidence, Juan Carlos Orillac, lors d’une conférence de presse.”Nous prenons cette mesure pour empêcher que des groupes radicaux et délinquants ne se réunissent pour organiser des actes de violence, de vandalisme, qui mettent en danger les biens et les personnes”, a-t-il ajouté.Jeudi, “des groupes violents ont commis des actes criminels et de terrorisme urbain qui portent atteinte à l’ordre public, à la sécurité citoyenne et à l’institutionnalité démocratique”, a affirmé M. Orillac, entouré de tous les ministres du gouvernement Mulino. La Constitution panaméenne prévoit que le gouvernement peut décréter une telle mesure “en cas de guerre extérieure ou de troubles internes menaçant la paix et l’ordre public”.Les manifestants mobilisés contre le gouvernement de droite du président José Raul Mulino s’opposent à une réforme des retraites, à la signature d’un accord avec Washington qui permet le déploiement de troupes américaines dans le pays, et à la possible réouverture d’une immense mine de cuivre à ciel ouvert.A Changuinola, ville de Bocas del Toro, des groupes de personnes cagoulées ont jeudi pillé des commerces et incendié partiellement un stade de baseball où se trouvaient des policiers, affirment les autorités.Un bureau et un entrepôt contenant des engrais et d’autres fournitures du géant américain de la banane Chiquita Brands ont également été pris pour cibles.