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Négociations pour un cessez-le-feu dans le sud de la Syrie, après des combats meurtriers

Des négociations étaient en cours lundi soir entre les autorités syriennes et des représentants des druzes dans le sud de la Syrie pour parvenir à un arrêt des combats qui ont fait une centaine de morts, a annoncé l’un des principaux groupes armés druzes.Les forces gouvernementales syriennes progressaient lundi vers la ville à majorité druze …

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Trêve à Gaza: les médiateurs tentent de débloquer les discussions

Les médiateurs s’efforçaient lundi de surmonter les divergences entre Israël et le Hamas afin de débloquer les pourparlers sur une trêve dans la bande de Gaza, où des bombardements israéliens ont fait une vingtaine de morts.Israël et le mouvement islamiste palestinien s’accusent mutuellement d’enrayer ces négociations lancées le 6 juillet à Doha par l’intermédiaire du …

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Trêve à Gaza: les médiateurs tentent de débloquer les discussions

Les médiateurs s’efforçaient lundi de surmonter les divergences entre Israël et le Hamas afin de débloquer les pourparlers sur une trêve dans la bande de Gaza, où des bombardements israéliens ont fait une vingtaine de morts.Israël et le mouvement islamiste palestinien s’accusent mutuellement d’enrayer ces négociations lancées le 6 juillet à Doha par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte, en vue d’une trêve de 60 jours associée à une libération d’otages israéliens retenus à Gaza.La Défense civile a annoncé que des bombardements israéliens avaient fait 22 morts lundi à Gaza-ville, dans le nord du territoire, et à Khan Younès, dans le sud.Selon un responsable au fait des négociations, les médiateurs s’efforcent de “combler les divergences restantes” entre les deux camps. Les discussions, a-t-il ajouté, portent actuellement sur “les plans de redéploiement proposés des forces israéliennes à l’intérieur de Gaza”.Le président américain Donald Trump avait dimanche dit espérer un accord “la semaine prochaine”.Mais le Hamas a accusé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de faire obstacle à un cessez-le-feu. “Netanyahu est doué pour faire échouer chaque cycle de négociations l’un après l’autre et refuse de conclure un accord”, a affirmé le mouvement.Samedi, deux sources palestiniennes avaient déclaré à l’AFP que les discussions butaient sur une proposition d’Israël de maintenir des troupes dans le territoire. Le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, a toujours rejeté une telle éventualité, en réclamant des garanties sur le caractère permanent d’un cessez-le-feu et le retrait israélien du territoire.Benjamin Netanyahu a de son côté répété ces derniers jours les objectifs de la guerre: libérer tous les otages, désarmer le Hamas et le chasser de Gaza.- “Pas de trêve” –  “Il n’y a pas de trêve avec eux (Israël). Chaque goutte de sang sera vengée et notre vengeance ne s’éteindra ni avec le temps, ni avec les déplacements, ni avec la mort”, a lancé à l’AFP Belal Al-Adlouni, qui a perdu son frère, sa belle-soeur et trois neveux dans une frappe sur leur tente à Khan Younès. Selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, 10 Palestiniens ont été tués lundi à Gaza-ville et 12 à Khan Younès.L’armée israélienne, interrogée par l’AFP, n’a pas commenté ces informations. Elle a affirmé avoir détruit “des infrastructures terroristes” utilisées à Gaza-ville par le Hamas et le Jihad islamique.La branche armée du Jihad islamique, qui combat au côté du Hamas, a diffusé des images présentées comme celles de ses combattants tirant des roquettes sur un centre de commandement israélien dans le nord de Gaza.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.L’armée a en outre annoncé lundi la mort au combat de trois soldats de 19, 20 et 21 ans dans le nord du territoire. – “Camp de concentration” -La guerre a été déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël, qui a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Au moins 58.386 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israélienne à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Cette offensive a permis à l’armée israélienne de s’emparer de vastes secteurs de Gaza. Samedi, une source palestinienne a affirmé que le Hamas rejetait “totalement” un plan d’Israël prévoyant le maintien de ses forces “sur plus de 40% de la superficie de Gaza”.L’objectif d’Israël est “d’entasser des centaines de milliers de déplacés” dans le sud de Gaza, “en préparation d’un déplacement forcé de la population vers l’Egypte ou d’autres pays”, selon elle.En riposte, un responsable israélien a accusé le Hamas de “saboter les négociations”.Le 7 juillet, le ministre de la Défense Israël Katz a présenté un plan prévoyant l’établissement, en cas de trêve, d’une zone fermée dans le sud de Gaza, qui accueillerait dans un premier temps quelque 600.000 déplacés et à terme, l’ensemble de la population civile.L’Unrwa, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, ainsi que l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, ont comparé cette éventuelle installation à un “camp de concentration”. Si les Palestiniens “étaient déplacés dans la nouvelle ‘ville humanitaire’, alors vous pouvez dire que cela fait partie d’un nettoyage ethnique”, a dit M. Olmert, cité par le Guardian.

Trêve à Gaza: les médiateurs tentent de débloquer les discussions

Les médiateurs s’efforçaient lundi de surmonter les divergences entre Israël et le Hamas afin de débloquer les pourparlers sur une trêve dans la bande de Gaza, où des bombardements israéliens ont fait une vingtaine de morts.Israël et le mouvement islamiste palestinien s’accusent mutuellement d’enrayer ces négociations lancées le 6 juillet à Doha par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte, en vue d’une trêve de 60 jours associée à une libération d’otages israéliens retenus à Gaza.La Défense civile a annoncé que des bombardements israéliens avaient fait 22 morts lundi à Gaza-ville, dans le nord du territoire, et à Khan Younès, dans le sud.Selon un responsable au fait des négociations, les médiateurs s’efforcent de “combler les divergences restantes” entre les deux camps. Les discussions, a-t-il ajouté, portent actuellement sur “les plans de redéploiement proposés des forces israéliennes à l’intérieur de Gaza”.Le président américain Donald Trump avait dimanche dit espérer un accord “la semaine prochaine”.Mais le Hamas a accusé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu de faire obstacle à un cessez-le-feu. “Netanyahu est doué pour faire échouer chaque cycle de négociations l’un après l’autre et refuse de conclure un accord”, a affirmé le mouvement.Samedi, deux sources palestiniennes avaient déclaré à l’AFP que les discussions butaient sur une proposition d’Israël de maintenir des troupes dans le territoire. Le Hamas, au pouvoir à Gaza depuis 2007, a toujours rejeté une telle éventualité, en réclamant des garanties sur le caractère permanent d’un cessez-le-feu et le retrait israélien du territoire.Benjamin Netanyahu a de son côté répété ces derniers jours les objectifs de la guerre: libérer tous les otages, désarmer le Hamas et le chasser de Gaza.- “Pas de trêve” –  “Il n’y a pas de trêve avec eux (Israël). Chaque goutte de sang sera vengée et notre vengeance ne s’éteindra ni avec le temps, ni avec les déplacements, ni avec la mort”, a lancé à l’AFP Belal Al-Adlouni, qui a perdu son frère, sa belle-soeur et trois neveux dans une frappe sur leur tente à Khan Younès. Selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, 10 Palestiniens ont été tués lundi à Gaza-ville et 12 à Khan Younès.L’armée israélienne, interrogée par l’AFP, n’a pas commenté ces informations. Elle a affirmé avoir détruit “des infrastructures terroristes” utilisées à Gaza-ville par le Hamas et le Jihad islamique.La branche armée du Jihad islamique, qui combat au côté du Hamas, a diffusé des images présentées comme celles de ses combattants tirant des roquettes sur un centre de commandement israélien dans le nord de Gaza.Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.L’armée a en outre annoncé lundi la mort au combat de trois soldats de 19, 20 et 21 ans dans le nord du territoire. – “Camp de concentration” -La guerre a été déclenchée le 7 octobre 2023 par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël, qui a fait 1.219 morts du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Sur les 251 personnes enlevées, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Au moins 58.386 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israélienne à Gaza, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Cette offensive a permis à l’armée israélienne de s’emparer de vastes secteurs de Gaza. Samedi, une source palestinienne a affirmé que le Hamas rejetait “totalement” un plan d’Israël prévoyant le maintien de ses forces “sur plus de 40% de la superficie de Gaza”.L’objectif d’Israël est “d’entasser des centaines de milliers de déplacés” dans le sud de Gaza, “en préparation d’un déplacement forcé de la population vers l’Egypte ou d’autres pays”, selon elle.En riposte, un responsable israélien a accusé le Hamas de “saboter les négociations”.Le 7 juillet, le ministre de la Défense Israël Katz a présenté un plan prévoyant l’établissement, en cas de trêve, d’une zone fermée dans le sud de Gaza, qui accueillerait dans un premier temps quelque 600.000 déplacés et à terme, l’ensemble de la population civile.L’Unrwa, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, ainsi que l’ancien Premier ministre israélien Ehud Olmert, ont comparé cette éventuelle installation à un “camp de concentration”. Si les Palestiniens “étaient déplacés dans la nouvelle ‘ville humanitaire’, alors vous pouvez dire que cela fait partie d’un nettoyage ethnique”, a dit M. Olmert, cité par le Guardian.

“Bonsoir”: Thierry Ardisson, visage impertinent de la télé, est décédé à 76 ans

“Amis de l’homme en noir, bonsoir!”: adepte des interviews et des formules choc, l’animateur et producteur Thierry Ardisson, figure impertinente et prolifique du paysage audiovisuel français, est décédé lundi à 76 ans.Star du petit écran dès les années 1980, Thierry Ardisson est mort à Paris des suites d’un cancer du foie, ont annoncé son épouse et ses enfants dans un communiqué à l’AFP.”Thierry est parti comme il a vécu. En homme courageux et libre. Avec ses enfants et les miens, nous étions unis autour de lui. Jusqu’à son dernier souffle”, a écrit sa femme, la journaliste de TF1 Audrey Crespo-Mara.Toujours tout de noir vêtu – ce qui lui a valu son surnom – et flanqué d’un éternel sourire, Ardisson a bousculé le paysage cathodique avec ses talk-shows à succès où se rendait le Tout-Paris, comme “Bains de minuit”, présenté depuis la boîte de nuit des Bains Douches à Paris, “Lunettes noires pour nuits blanches” au mythique Palace et “Rive droite / Rive gauche”, premier magazine culturel TV quotidien en France.”Thierry Ardisson imposa pendant des décennies au paysage audiovisuel français une voix, une silhouette, un style, un esprit, teinté de curiosité et d’irrévérence”, a réagi l’Elysée dans un communiqué, saluant un homme qui “contribua à écrire l’histoire de la télévision française”.- “Langage absolument nouveau” -Ses interviews cash, parfois à rebrousse-poil voire intrusives, ont établi sa réputation. L’animateur avait le sens de la formule. Certaines, comme ses “Bonsoirs” ou “Magnéto, Serge!”, restent indissociables de son personnage.”Quand je suis arrivé, il y avait à l’antenne un langage télévisuel prude et compassé. On s’est mis à parler comme dans la vie, de sexe, d’alcool et de drogue”, rembobinait l’ancien publicitaire.”Il avait un langage absolument nouveau pour la télé”, a souligné auprès de l’AFP Marie-France Brière, ancienne figure de TF1 qui le lança en 1985, ajoutant que mourir un 14-Juillet était un “pied de nez” pour un royaliste convaincu.Il a connu ses plus belles heures avec “Tout le monde en parle” sur France 2 (1998-2006) où ses questions, parfois trash, ont souvent créé le buzz.”Tellement de rires, d’engueulades aussi, parfois de silence mal compris et de rupture… Mais, à la fin, toujours la paix et ton rire reconnaissable entre tous. Ta grande capacité de travail, le soin infini avec lequel tu préparais tes célèbres fiches, tes interviews ont fait ton image à jamais”, a réagi dans un texte transmis à l’AFP la productrice Catherine Barma, qui a longtemps travaillé avec lui.Thierry Ardisson est ensuite passé aux commandes de “Salut les Terriens” (2006-2019), sur Canal+ puis C8, qu’il doit arrêter après avoir refusé d’en baisser le budget.Jamais à court de concepts, il a aussi présenté “93, Faubourg Saint-Honoré”, dîners éclectiques filmés à son domicile, sur Paris Première et brièvement “Hôtel du temps” sur France 3, où il interrogeait des stars défuntes recréées grâce aux nouvelles technologies.Né le 6 janvier 1949 à Bourganeuf (Creuse), d’un père ingénieur et d’une mère femme au foyer, Thierry Ardisson, décoré de la Légion d’honneur en 2024, a passé une partie de son enfance en Algérie, puis en internat catholique en Haute-Savoie.”L’homme en noir”, son dernier livre paru en mai, aborde son rapport à sa famille issue d’un milieu social modeste, qu’il a tout fait pour dépasser.En 2020, c’est la consécration avec “Arditube”, chaîne YouTube lancée par l’Institut national de l’audiovisuel (INA) et dédiée au patrimoine télévisuel – 35 émissions – d’un animateur peu connu pour sa modestie.- “Mégalo” -Pour Bernard Pivot, il était “tellement mégalo qu’il croit avoir inventé la vulgarité à la télévision”.L’écrivaine Christine Angot s’était dite humiliée à plusieurs reprises sur le plateau de “Tout le monde en parle”, se souvenant de rires face à l’inceste qu’elle relate dans son oeuvre.Lors de sa dernière apparition à la télé, en mai dans “Quelle époque!” sur France 2, il avait créé la polémique en comparant Gaza à Auschwitz. Il avait ensuite demandé pardon à “ses amis juifs”.Marié à trois reprises, Thierry Ardisson a eu trois enfants avec la musicienne Béatrice Loustalan. Il avait épousé en 2014 la journaliste Audrey Crespo-Mara.Sans en révéler les détails, son entourage a indiqué lundi à l’AFP qu’il avait “laissé des instructions” à ses proches pour ses obsèques.Il avait également choisi de se dévoiler dans un documentaire réalisé par Audrey Crespo-Mara, “La face cachée de l’homme en noir”, diffusé sur TF1 mercredi à 22H50.

Combats dans le sud de la Syrie: une centaine de morts, Israël intervient

Les forces gouvernementales syriennes progressaient lundi soir vers la ville à majorité druze de Soueïda, malgré l’opposition d’Israël qui a visé le secteur où des affrontements entre combattants druzes et bédouins ont fait une centaine de morts, selon une ONG.Ces nouvelles violences intercommunautaires illustrent les défis auxquels fait face le pouvoir intérimaire d’Ahmad al-Chareh depuis qu’il a renversé le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Israël, déjà intervenu ces derniers mois en Syrie sous prétexte de protéger les druzes, a annoncé avoir frappé dans cette région plusieurs chars des forces gouvernementales et ajouté qu’il ne permettrait pas de présence militaire dans le sud de la Syrie.Ces frappes constituent “un avertissement clair au régime syrien. Nous ne permettrons pas que du mal soit fait aux druzes en Syrie”, a déclaré le ministre de la Défense, Israël Katz. Lundi après-midi, les forces gouvernementales qui avaient dépêché d’importants renforts dans la région ont pris le contrôle d’Al-Mazraah, un village druze aux abords de Soueïda, a constaté un correspondant de l’AFP.Ces forces, appuyées par des chars, se sont déployées dans le village, où se trouvaient également des combattants tribaux bédouins, a-t-il ajouté. “Les forces du ministère de la Défense se dirigent vers Soueïda”, a déclaré à l’AFP un commandant de ces forces, Ezzeddine al-Chamayer.Le ministère de l’Intérieur a affirmé que “les forces de l’armée et de la sécurité intérieure se sont rapprochées du centre” de Soueïda.Les chefs religieux druzes ont appelé au calme et l’un des plus influents, cheikh Hikmat al-Hejri, a réclamé une “protection internationale immédiate” pour sa communauté, affirmant refuser l’entrée des forces gouvernementales dans les zones contrôlées par les druzes.La province de Soueïda abrite la plus importante communauté druze du pays, une minorité ésotérique issue de l’islam qui compte quelque 700.000 membres en Syrie et est aussi implantée au Liban et en Israël.- Craintes de massacres -“Nous avons très peur, les obus nous tombent dessus. La circulation est paralysée dans les rues et les magasins sont fermés”, a affirmé à l’AFP un père de famille de 51 ans, Abou Taym, à Soueïda.Un petit nombre d’habitants ont participé aux funérailles de combattants tués, selon un photographe de l’AFP.”Nous craignons que le scénario du littoral se répète”, a déclaré à l’AFP Amal, une femme de 46 ans, en référence aux massacres de centaines de membres de la minorité alaouite en mars, imputés à des groupes alliés aux forces de sécurité.”Nous ne sommes pas contre l’Etat, mais nous ne voulons pas remettre nos armes sans qu’il y ait un Etat qui traite tout le monde équitablement”, a-t-elle expliqué. Le ministre de la Défense Mourhaf Abou Qasra a appelé sur X les soldats à “protéger les citoyens” contre “les bandes qui échappent à la loi” et “ramener la stabilité à Soueïda”.Selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les affrontements ont fait depuis dimanche 99 morts, parmi lesquels 60 druzes, pour la plupart des combattants mais également deux femmes et deux enfants, 18 bédouins, 14 membres de forces de sécurité et sept hommes armés non identifiés.Le ministère de la Défense a fait état de 18 morts dans les rangs des forces armées.- Autoroute fermée -Le ministre de l’Intérieur Anas Khattab avait estimé que l'”absence d’institutions étatiques, militaires et sécuritaires” était “une cause majeure des tensions persistantes à Soueïda”. L’autoroute reliant Damas à Soueïda était fermée lundi, selon le correspondant de l’AFP.Les tensions couvaient depuis des heurts interconfessionnels en avril entre combattants druzes et forces de sécurité dans les zones druzes proches de Damas et à Soueïda, qui avaient fait plus de 100 morts.Des membres de tribus bédouines sunnites de Soueïda avaient participé aux affrontements au côté des forces de sécurité, selon l’OSDH.A la suite de ces affrontements, Israël avait invoqué la protection des druzes pour justifier plusieurs frappes en Syrie.A l’époque, des chefs locaux et religieux avaient conclu des accords, en vertu desquels des combattants druzes assurent depuis mai la sécurité dans la province.Après la chute de Bachar al-Assad, renversé par une coalition de rebelles islamistes sunnites, les violences contre la communauté alaouite -plus de 1.700 morts- puis contre les druzes, ainsi qu’un attentat contre une église à Damas en juin, ont ébranlé la confiance dans la capacité du nouveau pouvoir à protéger les minorités.

Tour de France: Simon Yates s’impose en solitaire au Mont-Dore, Ben Healy en jaune

Le Britannique Simon Yates a remporté en solitaire lundi la dixième étape du Tour de France au Mont-Dore Puy de Sancy, où l’Irlandais Ben Healy, également présent dans l’échappée, a pris le maillot jaune à Tadej Pogacar.Un mois et demi après avoir remporté le Giro, le grimpeur de 32 ans s’est isolé dans la montée finale pour décrocher au sommet sa troisième victoire d’étape dans la Grande Boucle après son doublé en 2019.Parti dans l’échappée du jour, le lieutenant de Jonas Vingegaard chez Visma s’est imposé avec 9 secondes d’avance sur le Néerlandais Thymen Arensman et 31 secondes sur l’infatigable attaquant Ben Healy au terme de cette première journée en montagne, dans les magnifiques cols du Massif central.Healy, vainqueur en solitaire de la sixième étape jeudi à Vire, devient le premier Irlandais à porter le maillot jaune sur le Tour de France depuis Stephen Roche en 1987.Le coureur d’EF Education n’est pas un spécialiste de la montagne mais a encore réussi un incroyable numéro de panache et de générosité, tractant à lui seul l’échappée pendant de longs kilomètres.Il ravit le maillot jaune pour 29 secondes à Tadej Pogacar qui, après avoir été harcelé toute la journée par l’équipe Visma, s’est énervé dans les deux derniers kilomètres en passant à l’attaque.Comme d’habitude, seul Jonas Vingegaard a réussi à le suivre, collant à la roue du Slovène. Voyant que le Danois ne lâchait pas mais ne le relayait pas non plus, Pogacar n’a pas insisté pour finir avec son rival, juste devant les autres favoris.Le Français Kevin Vauquelin, qui a illuminé la première semaine, a terminé un peu plus loin et cède sa place sur le podium pour reculer à la sixième place du classement général.Healy possède 29 secondes d’avance sur Pogacar. Remco Evenepoel, qui a lui aussi tenté d’attaquer dans le final, suit à 1:29 devant Jonas Vingegaard à 1:49 et Matteo Jorgenson à 2:06.Simon Yates, 32 ans, a joué sur l’expérience pour se faire oublier dans l’échappée avant de partir dès le pied de la dernière des huit ascensions répertoriées de cette partie de saute-mouton en Auvergne pour renouer avec la victoire sur le Tour, six ans après.”Ça faisait longtemps ! Je ne m’attendais pas à avoir une ouverture sur ce Tour de France car on est totalement concentrés sur le classement général avec Jonas (Vingegaard). Mais les circonstances l’ont permis aujourd’hui et j’ai saisi ma chance à deux mains”, a commenté le grimpeur britannique dont le frère Adam est l’un des principaux lieutenants en montagne de Pogacar.La journée a aussi été marquée par l’offensive en ce jour de fête nationale française de Lenny Martinez qui a passé les cinq premiers cols en tête pour prendre le maillot à pois de meilleur grimpeur, 47 ans après que son grand-père Mariano l’a ramené à Paris, en 1978.Mais le grimpeur français a craqué dans les deux dernières montées et n’a pas pu se mêler à la lutte pour la victoire d’étape.

Une responsable de la Commission européenne plaide pour une “concurrence loyale” avec la Chine

L’Union européenne cherche une “concurrence loyale” avec la Chine et non un nivellement par le bas des salaires et des normes environnementales, a déclaré lundi à l’AFP Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, chargée de la transition écologique et de la concurrence.De profondes frictions tendent les relations économiques entre les 27 pays de …

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Une responsable de la Commission européenne plaide pour une “concurrence loyale” avec la Chine

L’Union européenne cherche une “concurrence loyale” avec la Chine et non un nivellement par le bas des salaires et des normes environnementales, a déclaré lundi à l’AFP Teresa Ribera, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, chargée de la transition écologique et de la concurrence.De profondes frictions tendent les relations économiques entre les 27 pays de l’UE et Pékin. Bruxelles craint qu’une production manufacturière surabondante, alimentée par des subventions publiques massives, n’aggrave un déficit commercial considérable et que l’UE soit inondée de produits chinois bon marché, au détriment des entreprises européennes. S’exprimant lors d’une visite à Pékin en amont d’un important sommet UE-Chine qui se tiendra dans la ville ce mois-ci, Teresa Ribera a rejeté les accusations de la Chine selon lesquelles l’Union se livrerait à du “protectionnisme”.”Nous, Européens, ne voulons pas nous lancer dans une course aux bas revenus, à la dégradation des droits du travail ou à la dégradation des normes environnementales”, a dit Teresa Ribera.”Il est évident que nous ne pourrions pas être en bonne position si nos marchés étaient inondés, ce qui pourrait nous affaiblir avec des prix qui ne reflètent pas les coûts réels”, a-t-elle ajouté. En octobre, l’UE a imposé des taxes supplémentaires à l’importation allant jusqu’à 35% sur les véhicules électriques chinois et a enquêté sur les fabricants chinois de panneaux solaires. Reconnaissant qu’en matière d’énergie verte, l’UE pourrait “bénéficier à très court terme” d’un accès à des produits bons marchés chinois, elle a surtout averti que “cela pourrait anéantir la possibilité” d’investissements à long terme dans l’avenir de l’Union. – Bras de fer avec les USA -La visite de Teresa Ribera intervient alors que Pékin cherche à améliorer ses relations avec l’UE pour faire contrepoids aux États-Unis, dont le président Donald Trump a lancé des menaces de droits de douane tous azimuts et a retiré son pays des accords internationaux sur le climat.”Je ne pense pas que nous ayons beaucoup vu par le passé une grande économie, un grand pays, qui décide de s’isoler de manière aussi nette”, a-t-elle relevé auprès de l’AFP.”C’est dommage. Les Chinois pensent peut-être que les États-Unis leur ont donné une excellente occasion d’être beaucoup plus importants sur la scène internationale”, a-t-elle noté. Cette visite a également lieu alors que l’UE est négociation avec les États-Unis en matière commerciale. Donald Trump a bouleversé des mois de négociations samedi en annonçant qu’il imposerait des droits de douane de 30% aux produits européens entrant aux Etats-Unis si aucun accord n’était trouvé d’ici au 1er août. Ce lundi, la Commission européenne a réagi en proposant aux 27 pays de l’UE des représailles possibles à hauteur de 72 milliards d’euros, si Washington impose cette surtaxe de 30%.- “Grande marge d’amélioration” -Une issue aux tensions commerciales liées aux préoccupations de Bruxelles à l’égard de la surcapacité industrielle chinoise “viendra” mais “pas aujourd’hui”, a fait savoir Teresa Ribera, après une réunion lundi avec le vice-Premier ministre chinois Ding Xuexiang à Pékin.Teresa Ribera s’est félicitée d’avoir eu un échange “profond et positif” avec les responsables chinois, mais a jugé qu’il y avait encore “une grande marge d’amélioration”, lors d”une conférence de presse à l’issue de cette réunion. “Pour progresser, nous devons identifier quels sont les points d’inquiétude de chaque côté”, a-t-elle souligné. Interrogée un peu plus tôt sur la possibilité d’un accord, elle a répondu: “Qui sait? Nous ferons de notre mieux.” Elle a toutefois insisté sur le fait que les règles européennes de concurrence numérique – souvent dénoncées par Donald Trump comme des “obstacles non tarifaires” au commerce – n’étaient pas à l’ordre du jour.”C’est une question de souveraineté”, a relevé la responsable européenne. “Nous ne transigerons pas sur la manière dont nous entendons défendre nos citoyens, notre société, nos valeurs et notre marché.”

Royaume-Uni: une aristocrate et son compagnon reconnus coupables de la mort de leur bébé

Une Britannique issue d’une famille aristocratique et son compagnon, condamné dans le passé pour viol, ont été jugés coupables lundi de la mort de leur bébé qu’ils tentaient de soustraire aux services sociaux.Il y a un an, les jurés n’étaient pas parvenus à s’entendre après 72H de délibérations sur le rôle joué par cette héritière d’une famille historiquement proche de la famille royale, âgée de 38 ans, et son compagnon Mark Gordon, 51 ans, dans la mort de leur fille Victoria.A l’issue d’un nouveau procès devant la cour criminelle de l’Old Bailey à Londres, un jury les a reconnus coupables à l’unanimité d’homicide involontaire. Ils avaient déjà été condamnés, à l’issue du premier procès, pour cruauté infantile et pour avoir dissimulé la naissance d’un enfant.Tous deux ont été maintenus en détention et seront fixés sur leur peine le 15 septembre.En janvier 2023, la cavale de cette jeune femme et de son compagnon, qui avait auparavant purgé une peine de 20 ans de prison pour viol aux États-Unis, avait fait la Une des médias britanniques.Comme l’avait raconté Constance Marten au tribunal, le couple, qui vivait dans la marginalité, avait tenté de cacher la naissance de Victoria après s’être vu retirer la garde de leurs quatre autres enfants par les services sociaux.La découverte d’un placenta dans leur voiture abandonnée sur le bord d’une autoroute près de Manchester (nord), avait conduit la police à lancer un avis de recherche dans tout le pays. Après des semaines d’une fuite éperdue, dormant dans des hôtels, dans une tente en plein hiver, et dépensant des centaines de livres pour se déplacer en taxi à travers le pays, le couple avait finalement été arrêté le 27 février 2023 à Brighton, dans le sud de l’Angleterre.Le corps de la petite Victoria, âgée de seulement quelques jours, avait été retrouvé le 1er mars dans un sac de supermarché abandonné dans un hangar.L’autopsie n’a pas pu déterminer les causes exactes de la mort du bébé. L’accusation a estimé qu’elle était soit morte d’hypothermie, soit que sa mère l’avait étouffée en s’endormant sur elle. C’est cette thèse de l’accident que le couple a toujours défendue, affirmant que leur fille n’avait pas été victime d’actes de cruauté.Contrairement à leur premier procès en 2024, les jurés avaient cette fois été partiellement informés du passé violent de Mark Gordon.Outre sa condamnation pour viol en 1989 à l’âge de 14 ans, il a été reconnu coupable de l’agression de deux policières dans une maternité galloise en 2017, et soupçonné de violences conjugales sur Constance Marten, lui causant notamment une rupture de la rate alors qu’elle était enceinte.