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Royaume-Uni: une aristocrate et son compagnon reconnus coupables de la mort de leur bébé

Une Britannique issue d’une famille aristocratique et son compagnon, condamné dans le passé pour viol, ont été jugés coupables lundi de la mort de leur bébé qu’ils tentaient de soustraire aux services sociaux.Il y a un an, les jurés n’étaient pas parvenus à s’entendre après 72H de délibérations sur le rôle joué par cette héritière d’une famille historiquement proche de la famille royale, âgée de 38 ans, et son compagnon Mark Gordon, 51 ans, dans la mort de leur fille Victoria.A l’issue d’un nouveau procès devant la cour criminelle de l’Old Bailey à Londres, un jury les a reconnus coupables à l’unanimité d’homicide involontaire. Ils avaient déjà été condamnés, à l’issue du premier procès, pour cruauté infantile et pour avoir dissimulé la naissance d’un enfant.Tous deux ont été maintenus en détention et seront fixés sur leur peine le 15 septembre.En janvier 2023, la cavale de cette jeune femme et de son compagnon, qui avait auparavant purgé une peine de 20 ans de prison pour viol aux États-Unis, avait fait la Une des médias britanniques.Comme l’avait raconté Constance Marten au tribunal, le couple, qui vivait dans la marginalité, avait tenté de cacher la naissance de Victoria après s’être vu retirer la garde de leurs quatre autres enfants par les services sociaux.La découverte d’un placenta dans leur voiture abandonnée sur le bord d’une autoroute près de Manchester (nord), avait conduit la police à lancer un avis de recherche dans tout le pays. Après des semaines d’une fuite éperdue, dormant dans des hôtels, dans une tente en plein hiver, et dépensant des centaines de livres pour se déplacer en taxi à travers le pays, le couple avait finalement été arrêté le 27 février 2023 à Brighton, dans le sud de l’Angleterre.Le corps de la petite Victoria, âgée de seulement quelques jours, avait été retrouvé le 1er mars dans un sac de supermarché abandonné dans un hangar.L’autopsie n’a pas pu déterminer les causes exactes de la mort du bébé. L’accusation a estimé qu’elle était soit morte d’hypothermie, soit que sa mère l’avait étouffée en s’endormant sur elle. C’est cette thèse de l’accident que le couple a toujours défendue, affirmant que leur fille n’avait pas été victime d’actes de cruauté.Contrairement à leur premier procès en 2024, les jurés avaient cette fois été partiellement informés du passé violent de Mark Gordon.Outre sa condamnation pour viol en 1989 à l’âge de 14 ans, il a été reconnu coupable de l’agression de deux policières dans une maternité galloise en 2017, et soupçonné de violences conjugales sur Constance Marten, lui causant notamment une rupture de la rate alors qu’elle était enceinte.

Droits de douane: l’UE veut négocier mais s’impatiente face à Trump

L’Union européenne espère toujours obtenir un accord avec les Etats-Unis après les nouvelles menaces de Donald Trump de lui imposer le 1er août des droits de douane de 30%, mais sa patience s’amenuise et sa riposte pourrait atteindre les 72 milliards d’euros, a indiqué lundi le négociateur en chef de l’UE.”Nous négocions d’abord, mais nous nous préparons en même temps”, a assuré le commissaire européen chargé du Commerce, Maros Sefcovic, devant la presse, à l’issue d’une réunion des ministres du Commerce de l’UE à Bruxelles. Il a souligné qu’il s’agissait d’une position commune des Vingt-Sept.Le commissaire européen, qui négocie avec Washington au nom des 27, a confirmé son intention de poursuivre les discussions jusqu’à la date butoir du 1er août décidée par Donald Trump, y compris dès lundi avec ses homologues américains.”Mais comme je l’ai déjà dit, il faut deux mains pour applaudir”, et donc l’UE doit aussi préparer d’éventuelles représailles en cas d’échec des discussions, a-t-il relevé. La liste de 72 milliards d’euros de marchandises américaines que l’UE pourrait cibler n’épuise pas le champ de toutes les possibilités, a-t-il dit.L’UE a déjà préparé une liste distincte d’importations américaines d’une valeur de 21 milliards d’euros qu’elle est prête à viser en raison des droits de douane déjà imposés par le président américain sur l’acier et l’aluminium. Ces mesures sont actuellement suspendues.La décision de Donald Trump, annoncée dans une lettre rendue publique samedi, a jeté un froid alors que les négociations commerciales étaient toujours en cours entre Bruxelles et Washington, avant la date butoir du 1er août.- “Changer de méthode” -Et certains pays jugent que l’UE doit désormais passer à la vitesse supérieure et montrer sa force.”Évidemment, la situation depuis samedi doit nous amener à changer de méthode”, a ainsi affirmé à Bruxelles le ministre français chargé du Commerce extérieur, Laurent Saint-Martin. Et il ne faut avoir “aucun tabou”, a-t-il martelé.”Nous voulons un accord, mais il y a un vieux dicton qui dit +si tu veux la paix, tu dois te préparer à la guerre+”, a déclaré de son côté le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l’UE.La présidente de la Commission européenne – qui négocie au nom des Etats membres de l’UE -, Ursula von der Leyen, a choisi pour le moment de temporiser, sous pression notamment de pays, comme l’Allemagne, dont les ventes vers les Etats-Unis représentent la part la plus importante du total des exportations de l’UE.Elle a annoncé dimanche que l’Union n’allait pas riposter pour l’instant aux droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium, dans l’espoir d’obtenir un accord qui s’avérerait moins douloureux.”Nous avons toujours été très clairs sur le fait que nous préférons une solution négociée. Cela reste le cas et nous utiliserons le temps dont nous disposons maintenant jusqu’au 1er août”, a-t-elle déclaré.- 100 milliards d’euros -Les pays européens essayent de rester unis dans cette affaire, bien que leurs économies ne soient pas exposées de la même façon aux foudres douanières du président américain.Emmanuel Macron a exhorté samedi la Commission à “défendre résolument les intérêts européens” et à “accélérer la préparation de contre-mesures crédibles”.Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit dimanche d’accord avec le président français, précisant avoir discuté avec lui, avec Ursula von der Leyen et avec Donald Trump ces derniers jours. Il assure vouloir s’impliquer “intensivement” pour tenter d’arriver à une solution. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a quant à elle mis en garde dimanche contre la perspective d’une “guerre commerciale” au sein du monde occidental.”L’Europe dispose de la puissance économique et financière nécessaire pour affirmer sa position et parvenir à un accord équitable et de bon sens. L’Italie fera sa part. Comme toujours”, a-t-elle dit dans un communiqué, tandis que son opposition l’accuse de manquer de fermeté face à Washington.Depuis son retour à la présidence des Etats-Unis en janvier, Donald Trump a imposé des droits de douane fluctuants et généralisés à ses alliés et ses concurrents, perturbant les marchés financiers et alimentant les craintes d’un ralentissement économique mondial.

Droits de douane: l’UE veut négocier mais s’impatiente face à Trump

L’Union européenne espère toujours obtenir un accord avec les Etats-Unis après les nouvelles menaces de Donald Trump de lui imposer le 1er août des droits de douane de 30%, mais sa patience s’amenuise et sa riposte pourrait atteindre les 72 milliards d’euros, a indiqué lundi le négociateur en chef de l’UE.”Nous négocions d’abord, mais nous nous préparons en même temps”, a assuré le commissaire européen chargé du Commerce, Maros Sefcovic, devant la presse, à l’issue d’une réunion des ministres du Commerce de l’UE à Bruxelles. Il a souligné qu’il s’agissait d’une position commune des Vingt-Sept.Le commissaire européen, qui négocie avec Washington au nom des 27, a confirmé son intention de poursuivre les discussions jusqu’à la date butoir du 1er août décidée par Donald Trump, y compris dès lundi avec ses homologues américains.”Mais comme je l’ai déjà dit, il faut deux mains pour applaudir”, et donc l’UE doit aussi préparer d’éventuelles représailles en cas d’échec des discussions, a-t-il relevé. La liste de 72 milliards d’euros de marchandises américaines que l’UE pourrait cibler n’épuise pas le champ de toutes les possibilités, a-t-il dit.L’UE a déjà préparé une liste distincte d’importations américaines d’une valeur de 21 milliards d’euros qu’elle est prête à viser en raison des droits de douane déjà imposés par le président américain sur l’acier et l’aluminium. Ces mesures sont actuellement suspendues.La décision de Donald Trump, annoncée dans une lettre rendue publique samedi, a jeté un froid alors que les négociations commerciales étaient toujours en cours entre Bruxelles et Washington, avant la date butoir du 1er août.- “Changer de méthode” -Et certains pays jugent que l’UE doit désormais passer à la vitesse supérieure et montrer sa force.”Évidemment, la situation depuis samedi doit nous amener à changer de méthode”, a ainsi affirmé à Bruxelles le ministre français chargé du Commerce extérieur, Laurent Saint-Martin. Et il ne faut avoir “aucun tabou”, a-t-il martelé.”Nous voulons un accord, mais il y a un vieux dicton qui dit +si tu veux la paix, tu dois te préparer à la guerre+”, a déclaré de son côté le ministre danois des Affaires étrangères, Lars Lokke Rasmussen, dont le pays assure actuellement la présidence tournante de l’UE.La présidente de la Commission européenne – qui négocie au nom des Etats membres de l’UE -, Ursula von der Leyen, a choisi pour le moment de temporiser, sous pression notamment de pays, comme l’Allemagne, dont les ventes vers les Etats-Unis représentent la part la plus importante du total des exportations de l’UE.Elle a annoncé dimanche que l’Union n’allait pas riposter pour l’instant aux droits de douane américains sur l’acier et l’aluminium, dans l’espoir d’obtenir un accord qui s’avérerait moins douloureux.”Nous avons toujours été très clairs sur le fait que nous préférons une solution négociée. Cela reste le cas et nous utiliserons le temps dont nous disposons maintenant jusqu’au 1er août”, a-t-elle déclaré.- 100 milliards d’euros -Les pays européens essayent de rester unis dans cette affaire, bien que leurs économies ne soient pas exposées de la même façon aux foudres douanières du président américain.Emmanuel Macron a exhorté samedi la Commission à “défendre résolument les intérêts européens” et à “accélérer la préparation de contre-mesures crédibles”.Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit dimanche d’accord avec le président français, précisant avoir discuté avec lui, avec Ursula von der Leyen et avec Donald Trump ces derniers jours. Il assure vouloir s’impliquer “intensivement” pour tenter d’arriver à une solution. La Première ministre italienne Giorgia Meloni a quant à elle mis en garde dimanche contre la perspective d’une “guerre commerciale” au sein du monde occidental.”L’Europe dispose de la puissance économique et financière nécessaire pour affirmer sa position et parvenir à un accord équitable et de bon sens. L’Italie fera sa part. Comme toujours”, a-t-elle dit dans un communiqué, tandis que son opposition l’accuse de manquer de fermeté face à Washington.Depuis son retour à la présidence des Etats-Unis en janvier, Donald Trump a imposé des droits de douane fluctuants et généralisés à ses alliés et ses concurrents, perturbant les marchés financiers et alimentant les craintes d’un ralentissement économique mondial.

Droits de douane: l’UE veut négocier mais s’impatiente face à Trump

L’Union européenne espère toujours obtenir un accord avec les Etats-Unis après les nouvelles menaces de Donald Trump de lui imposer le 1er août des droits de douane de 30%, mais sa patience s’amenuise et sa riposte pourrait atteindre les 72 milliards d’euros, a indiqué lundi le négociateur en chef de l’UE.”Nous négocions d’abord, mais nous …

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Des combats entre druzes et bédouins font 89 morts en Syrie, selon une ONG Syrie: des combats dans une province druze font 64 morts les forces

Les forces syriennes ont envoyé des renforts lundi dans la province méridionale de Soueïda pour tenter de mettre fin à des affrontements entre tribus bédouines sunnites et combattants druzes qui ont fait au moins 89 morts en deux jours selon une ONG.Israël, qui est déjà intervenu ces derniers mois en Syrie sous prétexte de protéger les druzes, a annoncé avoir frappé lundi dans cette région plusieurs chars des forces gouvernementales syriennes, dont des membres combattent aux côtés des bédouins selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).Ces nouvelles violences intercommunautaires illustrent les défis sécuritaires auxquels fait face le pouvoir intérimaire d’Ahmad al-Chareh depuis qu’il a renversé le président Bachar al-Assad en décembre dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Lundi, les affrontements se poursuivaient aux abords de la ville à majorité druze de Soueïda, aux mains des combattants druzes, ont indiqué l’OSDH et le site d’information local Suwayda 24.Ils opposent “des tribus bédouines et des membres des forces de sécurité aux combattants druzes”, a affirmé l’ONG basée au Royaume-Uni mais qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie.- Magasins fermés -Dans la ville, où des explosions et tirs étaient entendus, un petit nombre d’habitants ont participé aux funérailles de combattants tués dans les affrontements qui ont éclaté dimanche, selon un photographe de l’AFP.”Nous avons très peur, les obus nous tombent dessus. La circulation est paralysée dans les rues et les magasins sont fermés”, a affirmé à l’AFP un père de famille de 51 ans, Abou Taym.Les chefs religieux druzes ont appelé au calme et l’un des plus influents, cheikh Hikmat al-Hejri, a réclamé une “protection internationale immédiate” pour sa communauté, affirmant refuser l’entrée des forces gouvernementales dans les zones contrôlées par les druzes.Dans un communiqué, le ministère syrien de la Défense a annoncé le déploiement d'”unités militaires dans les zones touchées”, “l’ouverture de passages sûrs aux civils” ainsi que sa volonté de “mettre fin aux heurts rapidement”.Un correspondant de l’AFP a vu des renforts acheminés par le ministère de la Défense se diriger vers les abords de Soueïda alors que des ambulances évacuaient des victimes vers les hôpitaux de Damas.Les affrontements avaient éclaté dimanche après l’enlèvement d’un commerçant druze par des bédouins qui ont installé des barrages sur la route reliant Soueïda à Damas, selon l’OSDH. Le ministre de l’Intérieur Anas Khattab avait estimé dimanche que l'”absence d’institutions étatiques, militaires et sécuritaires” était “une cause majeure des tensions persistantes à Soueïda”. – Autoroute Soueïda-Damas fermée -L’Observatoire a fait état lundi d’un nouveau bilan de 89 morts, parmi lesquels 50 druzes –46 combattants, deux femmes et deux enfants –, 18 bédouins, 14 membres de forces de sécurité et sept personnes qui n’ont pas été identifiées.Le ministère de la Défense a, pour sa part, annoncé plus de 30 morts et une centaine de blessés.L’autoroute reliant Damas à Soueïda était toujours fermée, selon le correspondant de l’AFP.De fortes tensions couvaient depuis les heurts interconfessionnels en avril entre combattants druzes et forces de sécurité dans les zones druzes proches de Damas et à Soueïda, qui avaient fait plus de 100 morts.Des membres de tribus bédouines sunnites de Soueïda avaient participé aux affrontements au côté des forces de sécurité, selon l’OSDH.A l’époque, des chefs locaux et religieux avaient conclu des accords, en vertu desquels des combattants druzes assurent depuis mai la sécurité dans la province.La province de Soueïda abrite la plus importante communauté druze du pays, une minorité ésotérique issue de l’islam qui compte quelque 700.000 membres en Syrie.Les druzes sont répartis entre la Syrie, le Liban et Israël où quelque 152.000 d’entre eux sont recensés, selon les dernières données disponibles. Ce chiffre inclut les 24.000 druzes habitant la partie occupée du Golan, dont moins de 5% ont la nationalité israélienne.A la suite des affrontements d’avril, Israël avait invoqué la protection des druzes pour justifier plusieurs frappes en Syrie.Lundi, l’armée israélienne a annoncé dans un communiqué avoir “attaqué plusieurs chars (…) dans la zone située entre Soueïda et Samia”. Après la chute de Bachar al-Assad renversé par une coalition de factions rebelles islamistes sunnites, les violences début mars contre la communauté alaouite -plus de 1.700 morts- puis contre les druzes ont ébranlé la confiance dans la capacité du nouveau pouvoir à protéger les minorités.

Trêve à Gaza: les pourparlers Israël-Hamas stagnent, mais Trump reste confiant

Des discussions indirectes difficiles entre Israël et le Hamas sur un cessez-le-feu sont entrées lundi dans leur deuxième semaine, le président américain Donald Trump exprimant l’espoir d’un accord proche sur une trêve à Gaza meurtrie par de nouveaux bombardements israéliens.Selon la Défense civile locale, au moins 22 Palestiniens ont été tués dans le territoire palestinien assiégé et dévasté par plus de 21 mois de guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Les belligérants s’accusent mutuellement d’enrayer ces négociations lancées le 6 juillet à Doha par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte, sur la base d’une proposition prévoyant une trêve de 60 jours associée à une libération d’otages israéliens retenus par le Hamas.”Les discussions se poursuivent à Doha et la délégation du Hamas s’y trouve” toujours, a déclaré à l’AFP un responsable palestinien proche des négociations. Les médiateurs “poursuivent leurs efforts pour qu’Israël présente une carte de retrait (de Gaza) révisée et acceptable”, selon lui.”Il n’y a pas de trêve avec eux (Israël). Chaque goutte de sang sera vengée et notre vengeance ne s’éteindra ni avec le temps, ni avec les déplacements ni avec la mort”, a lancé à l’AFP la voix brisée Belal Al-Adlouni, qui a perdu son frère, sa belle-soeur et trois neveux dans une frappe israélienne contre leur tente à Khan Younès (sud).A l’hôpital Nasser, où plusieurs Palestiniens dont des enfants pleurent la mort de membres de leurs familles, Mohammed Al-Adlouni est affligé.Ce garçon a survécu à la frappe qui a tué ses parents et trois frères dans leur tente. Il était allé chercher de l’eau au moment du bombardement, a raconté Belal Al-Adlouni, son oncle. Des journalistes de l’AFP dans le sud d’Israël ont vu d’importantes colonnes de fumée dans le nord de la bande de Gaza limitrophe après des bombardements.- “Nous espérons” -Selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, 10 Palestiniens ont été tués dans les frappes sur Gaza-ville (nord) et 12 à Khan Younès.L’armée israélienne, interrogée par l’AFP, n’a pas commenté dans l’immédiat ces informations, mais a affirmé dans un communiqué avoir détruit “des infrastructures terroristes” utilisées à Gaza-ville par le Hamas et le Jihad islamique.La branche armée du Jihad islamique, qui combat au côté du Hamas, a diffusé des images montrant selon elle ses combattants tirer des roquettes sur un centre de commandement israélien près de Choujaïya (nord).Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.”Sur Gaza, nous discutons et nous espérons que ce sera réglé la semaine prochaine”, a dit M. Trump dimanche soir au sujet d’un accord de trêve, réitérant ses déclarations optimistes du 4 juillet.M. Trump a rencontré la semaine dernière le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a répété ces derniers jours les objectifs de la guerre: libérer les otages, désarmer le Hamas et le chasser de Gaza, où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.- “Camp de concentration” -L’attaque du 7 octobre 2023 a fait 1.219 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Au moins 58.026 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israélienne à Gaza, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.L’armée israélienne s’est emparée de vastes secteurs de Gaza, en proie à un désastre humanitaire avec ses plus de deux millions d’habitants menacés de famine selon l’ONU.Samedi, une source palestinienne a affirmé que le Hamas rejetait “totalement” un plan d’Israël prévoyant le maintien de ses forces “sur plus de 40% de la superficie de Gaza”.L’objectif d’Israël est “d’entasser des centaines de milliers de déplacés” dans le sud de Gaza, “en préparation d’un déplacement forcé de la population vers l’Egypte ou d’autres pays”, selon elle.En riposte, un responsable israélien a accusé le Hamas de “saboter les négociations”.Le 7 juillet, le ministre de la Défense Israël Katz a présenté un plan prévoyant l’établissement d’une zone fermée dans le sud de Gaza, en cas de trêve. Cette zone accueillerait dans un premier temps quelque 600.000 déplacés et à terme, l’ensemble de la population civile.L’Unrwa, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, a comparé cette éventuelle installation à un “camp de concentration”. 

Trêve à Gaza: les pourparlers Israël-Hamas stagnent, mais Trump reste confiant

Des discussions indirectes difficiles entre Israël et le Hamas sur un cessez-le-feu sont entrées lundi dans leur deuxième semaine, le président américain Donald Trump exprimant l’espoir d’un accord proche sur une trêve à Gaza meurtrie par de nouveaux bombardements israéliens.Selon la Défense civile locale, au moins 22 Palestiniens ont été tués dans le territoire palestinien assiégé et dévasté par plus de 21 mois de guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Les belligérants s’accusent mutuellement d’enrayer ces négociations lancées le 6 juillet à Doha par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte, sur la base d’une proposition prévoyant une trêve de 60 jours associée à une libération d’otages israéliens retenus par le Hamas.”Les discussions se poursuivent à Doha et la délégation du Hamas s’y trouve” toujours, a déclaré à l’AFP un responsable palestinien proche des négociations. Les médiateurs “poursuivent leurs efforts pour qu’Israël présente une carte de retrait (de Gaza) révisée et acceptable”, selon lui.”Il n’y a pas de trêve avec eux (Israël). Chaque goutte de sang sera vengée et notre vengeance ne s’éteindra ni avec le temps, ni avec les déplacements ni avec la mort”, a lancé à l’AFP la voix brisée Belal Al-Adlouni, qui a perdu son frère, sa belle-soeur et trois neveux dans une frappe israélienne contre leur tente à Khan Younès (sud).A l’hôpital Nasser, où plusieurs Palestiniens dont des enfants pleurent la mort de membres de leurs familles, Mohammed Al-Adlouni est affligé.Ce garçon a survécu à la frappe qui a tué ses parents et trois frères dans leur tente. Il était allé chercher de l’eau au moment du bombardement, a raconté Belal Al-Adlouni, son oncle. Des journalistes de l’AFP dans le sud d’Israël ont vu d’importantes colonnes de fumée dans le nord de la bande de Gaza limitrophe après des bombardements.- “Nous espérons” -Selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, 10 Palestiniens ont été tués dans les frappes sur Gaza-ville (nord) et 12 à Khan Younès.L’armée israélienne, interrogée par l’AFP, n’a pas commenté dans l’immédiat ces informations, mais a affirmé dans un communiqué avoir détruit “des infrastructures terroristes” utilisées à Gaza-ville par le Hamas et le Jihad islamique.La branche armée du Jihad islamique, qui combat au côté du Hamas, a diffusé des images montrant selon elle ses combattants tirer des roquettes sur un centre de commandement israélien près de Choujaïya (nord).Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans et affirmations des différentes parties.”Sur Gaza, nous discutons et nous espérons que ce sera réglé la semaine prochaine”, a dit M. Trump dimanche soir au sujet d’un accord de trêve, réitérant ses déclarations optimistes du 4 juillet.M. Trump a rencontré la semaine dernière le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a répété ces derniers jours les objectifs de la guerre: libérer les otages, désarmer le Hamas et le chasser de Gaza, où le mouvement islamiste a pris le pouvoir en 2007.- “Camp de concentration” -L’attaque du 7 octobre 2023 a fait 1.219 morts côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées, 49 sont toujours otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée israélienne.Au moins 58.026 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne de représailles israélienne à Gaza, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.L’armée israélienne s’est emparée de vastes secteurs de Gaza, en proie à un désastre humanitaire avec ses plus de deux millions d’habitants menacés de famine selon l’ONU.Samedi, une source palestinienne a affirmé que le Hamas rejetait “totalement” un plan d’Israël prévoyant le maintien de ses forces “sur plus de 40% de la superficie de Gaza”.L’objectif d’Israël est “d’entasser des centaines de milliers de déplacés” dans le sud de Gaza, “en préparation d’un déplacement forcé de la population vers l’Egypte ou d’autres pays”, selon elle.En riposte, un responsable israélien a accusé le Hamas de “saboter les négociations”.Le 7 juillet, le ministre de la Défense Israël Katz a présenté un plan prévoyant l’établissement d’une zone fermée dans le sud de Gaza, en cas de trêve. Cette zone accueillerait dans un premier temps quelque 600.000 déplacés et à terme, l’ensemble de la population civile.L’Unrwa, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, a comparé cette éventuelle installation à un “camp de concentration”. 

Hong Kong: début du procès en appel de 12 militants pro-démocratie

Le procès en appel de douze militants pro-démocratie emprisonnés à Hong Kong pour subversion, qui contestent leurs peines prononcées fin 2024 lors du plus grand procès de sécurité nationale jamais organisé dans cette région du sud de la Chine, s’est ouvert lundi sous haute surveillance.Au total, 45 figures de l’opposition ont été condamnées à de …

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Hong Kong: début du procès en appel de 12 militants pro-démocratie

Le procès en appel de douze militants pro-démocratie emprisonnés à Hong Kong pour subversion, qui contestent leurs peines prononcées fin 2024 lors du plus grand procès de sécurité nationale jamais organisé dans cette région du sud de la Chine, s’est ouvert lundi sous haute surveillance.Au total, 45 figures de l’opposition ont été condamnées à de la prison ferme pour avoir organisé en 2020 une élection primaire officieuse, qualifiée de complot par les autorités.Les membres de ce groupe hétéroclite d’ex-parlementaires, élus de quartier, universitaires ou syndicalistes, avaient été arrêtés lors d’une descente en 2021. Certains ont déjà passé plus de quatre ans derrière les barreaux.L’étau s’est considérablement resserré autour des adversaires du pouvoir local depuis l’imposition par Pékin d’une loi stricte sur la sécurité nationale, après les manifestations pro-démocratie massives de 2019.Les anciens députés du parlement local Leung Kwok-hung, Lam Cheuk-ting, Helena Wong et Raymond Chan font partie des 12 requérants qui contesteront leurs peines au cours d’audiences censées s’étaler sur dix jours.Parmi eux, le militant Owen Chow, 28 ans, a écopé de la plus lourde: sept ans et neuf mois de prison.Un 13e requérant, l’élu municipal Michael Pang a finalement retiré son appel lundi matin.Les militants sont accusés d’avoir organisé une primaire officieuse, espérant améliorer leurs chances d’obtenir la majorité législative. Ils espéraient ainsi forcer le gouvernement à accéder à leurs demandes, parmi lesquelles l’instauration du suffrage universel, sous peine d’un veto de son budget.Trois juges choisis par les autorités pour traiter les affaires de sécurité nationale ont évoqué un plan qui aurait provoqué une “crise constitutionnelle”.Selon l’avocat de la défense Erik Shum, un veto sur le budget est au contraire une forme de “contrôle et de régulation”, prévue par la mini-constitution hongkongaise et que les législateurs peuvent utiliser en dernier recours.M. Shum a ajouté que les parlementaires ne devraient pas avoir à répondre de leurs votes devant les tribunaux, en raison de la séparation des pouvoirs.Plusieurs dizaines de policiers étaient déployés devant le tribunal de West Kowloon, dans le nord du territoire, où le public faisait la queue pour assister au procès.”Ils ont fait un sacrifice (…) j’espère qu’ils comprennent que les Hongkongais ne les ont pas oubliés”, a expliqué un homme se présentant comme M. Chow, trentenaire et travaillant dans le secteur hospitalier.M. Chan, un retraité de 66 ans, a dit se sentir “sans défense” à cause de ce procès, estimant que l’intérêt du public faiblirait après quelques jours.”Je n’attends pas de résultat (positif), mais je veux les soutenir”, a-t-il ajouté.- Acquittement contesté -“Le seul moyen de rétablir l’image de la ville comme un endroit où les droits sont respectés et où les gens sont autorisés à exprimer librement leurs opinions, sans crainte d’être arrêtés, est d’annuler ces condamnations”, a déclaré la directrice d’Amnesty International pour la Chine, Sarah Brooks.Les Etats-Unis, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont estimé que ce procès mettait en lumière l’érosion des libertés et de l’opposition politique dans l’ancienne colonie britannique, rétrocédée à la Chine en 1997.Au début de l’audience, les procureurs ont contesté l’acquittement en première instance de l’avocat Lawrence Lau. M. Lau est l’un des deux seuls membres des “47 de Hong Kong” à avoir été déclaré non-coupable.”Je n’ai jamais demandé la démission du chef de l’exécutif, je n’ai jamais demandé le veto sans distinction du budget”, a répondu M. Lau, en référence aux accusations portées contre les militants.Huit opposants, dont l’ex-journaliste devenue avocate Claudia Mo et le défenseur des droits LGBT+ Jimmy Sham, ont purgé leur peine et ont été libérés ces dernières semaines.En parallèle, l’un des derniers partis d’opposition encore actifs à Hong Kong, la Ligue des sociaux-démocrates (LSD), s’est officiellement dissous fin juin, face à ce que la formation a qualifié de “pression politique immense”.

France: le défilé d’une armée “prête au combat” pour le 14-Juillet

Des militaires en treillis et casque lourd à bord de leurs blindés: le défilé du 14-Juillet à Paris a mis lundi en avant une armée “prête au combat”, au lendemain de la promesse d’Emmanuel Macron d’accroître encore les dépenses de défense face “à un monde plus brutal”.Organisé comme une “vraie opération militaire” selon le gouverneur militaire de Paris, le général Loïc Mizon, le défilé reflète cette année la gravité des menaces pesant sur la sécurité du continent.”Jamais depuis 1945 la liberté n’avait été si menacée”, a affirmé dimanche le président français Emmanuel Macron devant un parterre de hauts gradés, en évoquant notamment la “menace durable” que fait peser la Russie sur le continent.La revue nationale stratégique publiée lundi postule qu'”il est désormais clair que nous entrons dans une nouvelle ère, celle d’un risque particulièrement élevé d’une guerre majeure de haute intensité en dehors du territoire national en Europe”.”Celle-ci impliquerait la France et ses alliés en particulier européens, à l’horizon 2030, et verrait notre territoire visé en même temps par des actions hybrides massives”, précise le document.- Drones et systèmes anti-aériens -En conséquence, malgré les efforts d’économie, la France compte renforcer son effort budgétaire pour la défense, en ajoutant des dépenses de 3,5 milliards d’euros en 2026 puis à nouveau 3 milliards supplémentaires l’année suivante, de sorte que le budget défense du pays aura quasiment doublé en dix ans, pour atteindre près de 64 milliards d’euros en 2027.Une augmentation des dépenses militaires que 72% des Français semblent prêts à soutenir, selon un sondage Odoxa – Backbone pour Le Figaro publié lundi.Lors du défilé sur la prestigieuse avenue parisienne des Champs-Elysées, l’armée française a voulu mettre en valeur sa “crédibilité opérationnelle” et sa “solidarité stratégique” avec ses partenaires.”L’armée de Terre défile en brigade bonne de guerre, c’est-à-dire prête au combat”, a ainsi expliqué sur la radio RTL le général Mizon.Des soldats de la 7e brigade blindée ont défilé en tenue de combat à bord de chars Leclerc, de canons automoteurs Caesar ou de blindés de combat VBCI, équipés de leur casque lourd et gilet pare-balles. Les drones ou les systèmes anti-aériens SAMP/T ont également été en vue.Paris se veut capable de déployer cette année si nécessaire une brigade – soit plus de 7.000 hommes avec toutes les munitions et la logistique – en dix jours. En 2027, l’ambition est de faire de même pour une division (plus de 20.000 hommes) en 30 jours.- Tête de morse  -Pour incarner les partenariats de la France ont défilé une compagnie belgo-luxembourgeoise, la force binationale franco-finlandaise, composant la force de réaction rapide de la Finul, la mission de l’ONU au Liban, ou encore l’équipage de la frégate Auvergne, qui a effectué plusieurs déploiements en Baltique et en Arctique afin de soutenir les opérations de l’Otan.Précédés de la Patrouille de France et du défilé aérien, plus de 450 militaires indonésiens, dont les musiciens d’un “drumband”, en uniforme bigarré et la tête couverte d’un casque de pilote, d’une tête de tigre, d’aigle, de morse ou de requin suivant leur corps d’appartenance, avaient ouvert le défilé devant le président français Emmanuel Macron et son homologue indonésien Prabowo Subianto, ainsi que l’émir du Koweït Mechal al-Ahmad al-Sabah.Paris a conclu un partenariat stratégique avec Jakarta pour peser dans la zone indo-pacifique.Des membres du service militaire volontaire (SMV) et du service militaire adapté (SMA) de Nouvelle-Calédonie, des dispositifs de formation et d’insertion dans l’emploi ont également été mis à l’honneur, alors qu’Emmanuel Macron dit vouloir donner “un nouveau cadre” pour que “la jeunesse ait l’occasion de servir”.Auparavant, au pied de l’Arc de Triomphe, le chef de l’Etat avait remis au président du Comité de la flamme, à l’occasion de son centenaire, un glaive servant à raviver chaque soir la flamme du soldat inconnu, représentant les combattants français tombés au combat.Les animations du défilé ont également célébré le centenaire du Bleuet de France, institution créée en 1925 pour oeuvrer à la solidarité avec le monde combattant en distribuant des bleuets en tissu.