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Motions de censure et invectives: tensions croissantes au Parlement européen

Des “divisions extrêmement profondes”… L’examen de deux motions de censure contre Ursula von der Leyen va de nouveau mettre à l’épreuve la majorité dite pro-européenne au Parlement à Strasbourg, après plus d’un an de crispations et d’invectives Débattues ce lundi et soumises au vote jeudi, ces motions déposées par l’extrême droite et la gauche radicale n’ont …

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Motions de censure et invectives: tensions croissantes au Parlement européen

Des “divisions extrêmement profondes”… L’examen de deux motions de censure contre Ursula von der Leyen va de nouveau mettre à l’épreuve la majorité dite pro-européenne au Parlement à Strasbourg, après plus d’un an de crispations et d’invectives Débattues ce lundi et soumises au vote jeudi, ces motions déposées par l’extrême droite et la gauche radicale n’ont quasiment aucune chance de faire tomber la présidente de la Commission.Mais elles traduisent un changement d’ambiance au Parlement européen, bousculé par la percée de l’extrême droite aux élections de juin 2024. Et elles vont permettre de mesurer dans quel état se trouve la coalition entre sociaux-démocrates, centre (Renew) et droite (PPE).”La situation est très instable”, convient le centriste Pascal Canfin, qui redoute que les sociaux-démocrates finissent par claquer la porte. “Mais y a-t-il une meilleure alternative ” que cette alliance ? “Non, loin de là”.Gauche et centre reprochent à la droite européenne, dont est issue Ursula von der Leyen, de cultiver l’ambiguïté avec l’extrême droite pour mieux détricoter les lois environnementales.”Les tensions vont encore augmenter”, car la “Commission mène un agenda de droite mâtiné d’extrême droite”, tacle l’écologiste David Cormand.L’amertume s’est accentuée cet été après l’accord commercial scellé par l’Union européenne avec les Etats-Unis, que de nombreux parlementaires, y compris parmi les soutiens de la présidente de la Commission, jugent déséquilibré.Les eurodéputés sont “rentrés énervés après s’être fait allumer tout l’été sur le deal avec Donald Trump”, raconte un haut fonctionnaire européen. Combative, Ursula von der Leyen défend cet accord –  “le meilleur possible” –  avec le président américain. Et elle a encore lancé un appel à l’unité le 10 septembre au Parlement, en insistant sur la gravité de la situation géopolitique, marquée par la guerre en Ukraine.- “Bac à sable” -Mais après son intervention, “la première réaction des dirigeants des deux principaux partis a été de s’attaquer mutuellement”, déplore une source à la Commission, en référence à l’Allemand Manfred Weber et l’Espagnole Iratxe Garcia, respectivement chefs de la droite et des sociaux-démocrates.Ce jour-là, M. Weber a lancé les hostilités en pointant du doigt le “comportement” des socialistes… espagnols, qui “divise” la coalition.”Qui est responsable du fait que cette alliance pro-européenne ne fonctionne pas dans ce Parlement ? Il a un prénom et un nom, il s’appelle Manfred Weber”, a répliqué Iratxe Garcia”C’est un bac à sable, il n’y en a pas un pour rattraper l’autre. Leur relation est viciée”, peste un vieux routier du Parlement européen.Tandis que l’extrême droite savoure. “On regarde ça avec amusement, on les laisse gérer leurs problèmes de couple”, réagit l’eurodéputée Julie Rechagneux (Les Patriotes). Jusqu’ici, faute de lois majeures, ces crispations à répétition restent sans grande conséquence. Mais l’automne “sera un moment de vérité”, prévient Manfred Weber. Car les premières lois de fond arrivent, dont une série de mesures de simplification de lois environnementales qui divisent l’hémicycle.Gauche et centre redoutent que la droite et l’extrême droite se coordonnent pour enterrer plus largement des mesures écologiques adoptées lors du précédent mandat. “Depuis un an, notre problème, c’est que le Parlement est introuvable. C’est une situation un peu visqueuse. Et on se sait pas trop comment ça va se décanter”, témoigne un diplomate européen, anonymement.Selon un haut fonctionnaire, “le risque ce n’est pas que la motion de censure passe cette fois, mais que tout se cristallise sur un texte qui provoque un blocage et disloque la majorité”.Début juillet, le Parlement européen avait largement repoussé une motion de censure d’extrême droite visant la cheffe de l’exécutif européen. Cet examen de trois motions de censure en quelques mois est inédit à Strasbourg.Jamais, le Parlement européen n’a renversé une Commission à ce jour. Avec cependant un cas particulier en 1999. Avant un vote perdu d’avance, la Commission européenne de l’époque, présidée par le Luxembourgeois Jacques Santer, avait démissionné à la suite d’un rapport accablant sur sa “lourde responsabilité” dans des affaires de fraude.

L’administration Trump décrit des villes démocrates comme des “zones de guerre”

L’administration Trump a décrit dimanche Chicago comme une “zone de guerre” pour justifier l’envoi de troupes, tandis que des membres de la Garde nationale californienne ont été déployés à Portland (Oregon, nord-ouest), autre ville dirigée par les démocrates, à l’encontre de deux décisions d’une juge fédérale.”C’est une zone de guerre. Sa ville est une zone de guerre et il ment pour que les criminels puissent y entrer et détruire la vie des gens”, a déclaré dimanche la ministre de la Sécurité intérieure, Kristi Noem, sur la chaîne Fox News, en se référant au maire de Portland, Brandon Johnson, qui dénonce des “mesures anticonstitutionnelles”.Selon la ministre, des gangs, cartels et autres “organisations terroristes connues” offrent des primes aux manifestants pour se dresser contre les agents de la police de l’immigration (ICE).Le président américain Donald Trump a signé samedi un décret pour l’envoi de 300 gardes nationaux à Chicago, dans l’Illinois, afin de “protéger les agents et biens fédéraux”, selon la Maison Blanche.Cette annonce a été vivement critiquée dans les rangs de l’opposition démocrate, le sénateur de l’Illinois, Dick Durbin, estimant que le “président ne cherche pas à combattre la criminalité, mais à répandre la peur”. “Ce sont eux qui transforment cette ville en zone de guerre”, a renchéri dimanche le gouverneur démocrate de l’Illinois, JB Pritzker, sur la chaîne CNN, décrivant de multiples raids et appelant au départ des troupes.Dans un communiqué, le gouverneur a qualifié le déploiement de militaires à Chicago d'”invasion de Trump”. “Il n’y a aucune raison” d’envoyer des soldats dans l’Illinois ou dans n’importe quel autre Etat sans “la connaissance, le consentement ou la coopération” des autorités locales.Un sondage CBS publié dimanche a révélé que 58% des Américains s’opposent au déploiement de la Garde nationale dans les villes.- Manifestations à Portland -La mégapole du nord du pays est la cinquième ville démocrate où le président Trump a ordonné le déploiement de la Garde nationale, une mesure jusqu’alors tout à fait exceptionnelle.Les gardes nationaux ont déjà été déployés ces derniers mois à Los Angeles, Washington et Memphis, à chaque fois malgré l’opposition des responsables locaux.A Washington, le président américain assure que cela a permis de “nettoyer” la capitale.”On y est beaucoup plus sûrs. Avant (le déploiement de troupes), c’était littéralement une zone de guerre”, a justifié dimanche sur NBC le président républicain de la Chambre des représentants, Mike Johnson.Un déploiement similaire à Portland, a été bloqué à titre temporaire à deux reprises, samedi et dimanche, par une juge fédérale, Karin J. Immergut, qui a souligné qu’il n’y avait pas “d’insurrection à Portland ni de menace pour la sécurité nationale”.Malgré la première décision de justice bloquant l’envoi de la garde nationale à Portland, la gouverneure de l’Oregon, Tina Kotek, a indiqué dimanche, dans un communiqué, qu’un contingent de “101” gardes nationaux venant de Californie y avaient été déployés obligeant la juge à prendre un deuxième arrêt pour suspendre l’envoi à Portland de militaires venus de Californie.”Le président (Trump) ne peut pas continuer à jouer au chat et à la souris avec les unités de la Garde nationale des différents États pour contourner les décisions de justice et l’État de droit”, s’est insurgé le procureur général de l’Oregon Dan Rayfield sur son compte X.Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom a dénoncé de son côté “l”abus de pouvoir” de Donald Trump.- “Pas d’insurrection” -Donald Trump a fait de la lutte contre l’immigration clandestine une priorité absolue de son second mandat depuis son retour à la Maison Blanche en janvier.Plusieurs manifestations et actions contre la police de l’immigration ont eu lieu dernièrement, notamment dans les villes dites “sanctuaires” telles que Portland ou Chicago, où les migrants en situation irrégulière et menacés d’expulsions sont protégés.Dimanche, le président américain, qui a dit vouloir mardi utiliser les militaires contre l'”ennemi de l’intérieur”, a affirmé, sans preuves, que “Portland est en train de brûler. Il y a des insurgés partout”.Les gardes nationaux, réservistes de l’armée, sont formés pour intervenir dans des situations de catastrophes naturelles mais ils peuvent également combattre à l’étranger.Donald Trump menace d’envoyer des militaires également à New York ou Baltimore, d’autres grandes villes démocrates.

L’administration Trump décrit des villes démocrates comme des “zones de guerre”

L’administration Trump a décrit dimanche Chicago comme une “zone de guerre” pour justifier l’envoi de troupes, tandis que des membres de la Garde nationale californienne ont été déployés à Portland (Oregon, nord-ouest), autre ville dirigée par les démocrates, à l’encontre de deux décisions d’une juge fédérale.”C’est une zone de guerre. Sa ville est une zone …

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La médecine ouvre la saison des Nobel, les hormones de régulation de l’appétit en vue

La recherche autour des hormones de régulation de l’appétit figure en bonne place dans les prévisions des experts pour le prix Nobel de médecine lundi, qui ouvre le bal des récompenses philanthropiques.Les chercheurs de grandes institutions américaines pourraient à nouveau tirer leur épingle du jeu lors des Nobel scientifiques (médecine, physique, chimie) annoncés à Stockholm mais les coupes budgétaires décidées par Donald Trump vont probablement alimenter le débat sur le risque d’affaiblissement de la recherche américaine à moyen terme.A l’heure où plus d’un milliard de personnes souffrent d’obésité, la recherche sur l’action de l’hormone dite “glucagon-like peptide 1″ (GLP-1) pourrait être distinguée par le Nobel de médecine lundi à Stockholm.GLP-1, qui joue sur la sensation de satiété via des mécanismes cérébraux, est au coeur des traitements contre l’obésité, très prisés de grands laboratoires pharmaceutiques.”Nombreux sont ceux qui pensent que le prix sera décerné aux personnes à l’origine du GLP-1”, déclare à l’AFP Lars Broström, spécialiste sciences à la radio publique suédoise SR.Comme souvent, nombre de chercheurs ont contribué à cette découverte, souligne-t-il, citant les médecins danois Jens Juul Holst (université de Copenhague) et Joel Habener (Harvard) mais également l’endocrinologue canadien Daniel Drucker et la chimiste américaine Svetlana Mojsov.En dépit de l’introduction très récente des traitements tels que l’Ozempic, “c’est peut-être aussi le moment idéal” de récompenser cette découverte qui “a été faite dans les années 1980″, souligne M. Broström.Dans le même champ de recherche, les travaux sur la ghréline, hormone stimulant l’appétit, pourraient valoir un Nobel à deux chercheurs japonais, Kenji Kangawa et Masayasu Kojima, estime David Pendlebury, chef du service d’analyse au sein du cabinet Clarivate.”Ce serait une belle conclusion à une autre découverte faite en 1994 par Jeffrey Friedman”, qui a découvert le rôle d’une autre hormone de la satiété, la leptine, ajoute-t-il auprès de l’AFP. “Nous avons une combinaison de très belles découvertes, une hormone pour l’appétit et une autre qui coupe l’appétit, qui alimentent les spéculations autour des GLP-1”, reconnaît le spécialiste.Le cabinet Clarivate s’appuie sur le recensement des études les plus citées dans les articles scientifiques pour cibler ses favoris.- Cellules souche de la leucémie -L’expert distingue également les travaux de la professeure de médecine allemande Andrea Ablasser, du virologue américain Glen N. Barber et du biochimiste sino-américain Zhijian James Chen sur la “voie cGAS-STING”, un mécanisme fondamental de l’immunité innée.Il mentionne aussi le biologiste canadien John E. Dick “pour l’identification des cellules souches de la leucémie et l’établissement de leur importance dans l’échec de la thérapie et la récurrence de la maladie”.L’an dernier, le Nobel de médecine avait été décerné aux Américains Victor Ambros et Gary Ruvkun pour leur découverte des microARN, nouvelle classe de molécule ARN minuscule jouant un rôle crucial dans la régulation de l’activité des gènes.Les Nobel 2025 pourraient profiter de la tribune mondiale que constitue leur distinction pour s’alarmer de la réduction des moyens annoncés pour la recherche scientifique américaine.”Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont pris le relais de l’Allemagne en tant que première nation scientifique mondiale. Aujourd’hui, en réduisant le financement de la recherche, cette position est menacée”, a mis en garde auprès de l’AFP Hans Ellegren, secrétaire général de l’Académie royale des sciences de Suède, qui décerne les prix Nobel de physique, de chimie et d’économie.Depuis janvier, les National Institutes of Health (NIH), les organismes supervisant la recherche médicale aux Etats-Unis, ont supprimé 2.100 subventions à la recherche, totalisant environ 9,5 milliards de dollars, selon la base de données indépendante Grant Watch. Pour le prix Nobel de physique mardi, les spécialistes de la radio publique suédoise citent le domaine des méta-matériaux, et en particulier le Britannique John B. Pendry, régulièrement cité pour sa “cape d’invisibilité”. Le chercheur a élaboré une recette théorique pour détourner des champs électromagnétiques autour d’un objet.La saison des Nobel se poursuivra mercredi avec la chimie, avant les prix de littérature jeudi et de la paix vendredi, pour lequel Donald Trump s’est érigé en défenseur de sa propre candidature. L’économie clôturera la saison le 13 octobre.La distinction consiste en un diplôme, une médaille d’or et un chèque de 11 millions de couronnes suédoises (près d’un million d’euros).

La médecine ouvre la saison des Nobel, les hormones de régulation de l’appétit en vue

La recherche autour des hormones de régulation de l’appétit figure en bonne place dans les prévisions des experts pour le prix Nobel de médecine lundi, qui ouvre le bal des récompenses philanthropiques.Les chercheurs de grandes institutions américaines pourraient à nouveau tirer leur épingle du jeu lors des Nobel scientifiques (médecine, physique, chimie) annoncés à Stockholm …

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Australie: un tireur sème la panique à Sydney, 16 blessés

Un tireur a semé la panique en ouvrant le feu à plusieurs dizaines de reprises dimanche soir dans une rue commerçante très fréquentée de Sydney, faisant 16 blessés, a indiqué lundi la police australienne.Les motivations du suspect de 60 ans, arrêté et hospitalisé, restent inconnues, les forces de l’ordre excluant en l’état un lien avec le terrorisme ou la criminalité organisée.Les faits, rares dans un pays où le port d’armes est très strictement contrôlé, se sont déroulés dans le quartier central Inner West.Selon la police, le sexagénaire tirait au hasard depuis son domicile, à l’étage au-dessus d’un commerce, où il a été arrêté près de deux heures après les premiers signalements.”C’était la panique. Tout s’est passé si vite que je n’ai pas compris ce qui se passait”, a indiqué Joe Azar, employé de bureau, qui travaillait à proximité lorsqu’il a entendu ce qu’il pensait être au départ des feux d’artifice ou des pierres lancées contre les fenêtres.”Le pare-brise d’une voiture a explosé, puis la vitre de l’arrêt de bus s’est brisée”, a-t-il raconté au journal The Sydney Morning Herald.Selon un nouveau bilan de la police lundi, 16 personnes ont été blessées et environ 50 coups ont été tirés.Les forces de l’ordre avaient indiqué dimanche que 20 personnes avaient été blessées et près d’une centaine de balles tirées. L’auteur “tirait sans discernement sur les véhicules qui passaient, y compris des véhicules de police”, a indiqué la police. Un fusil a été saisi lors de l’arrestation du suspect, qui a été transporté à l’hôpital pour être soigné pour des blessures mineures autour des yeux subies lors de son arrestation. Il n’a pas été inculpé en l’état. – Comme “dans un film” -A la suite de l’incident, un homme s’est présenté à l’hôpital avec une blessure par balle. Il a de bonnes chances de survie, selon la police.Les autres personnes ont été soignées pour des blessures causées par des éclats, notamment de verre, et plusieurs ont été transportées à l’hôpital.”C’était très bruyant, avec des +bang, bang, bang+, des flashs, des étincelles, de la fumée, la totale”, a raconté un témoin, se présentant sous le nom de Tadgh, à la chaîne ABC. “On se serait cru dans un film, vraiment”.Les fusillades de masse sont relativement rares en Australie. Les armes automatiques et semi-automatiques sont interdites dans le pays depuis la fusillade de masse de 1996 à Port Arthur, en Tasmanie, au cours de laquelle un tireur isolé a tué 35 personnes.En août, Dezi Freeman s’est enfui dans la brousse après avoir été accusé d’avoir tué deux policiers. Il est toujours en fuite. En 2022, six personnes dont deux policiers avaient été tuées lors d’une fusillade près de la petite ville de Wieambilla, dans le Queensland.

Corée du Nord: Kim Jong Un inspecte un nouveau destroyer de 5.000 tonnes

Le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a inspecté dimanche le Choe Hyon, le tout nouveau navire de guerre de 5.000 tonnes censé “punir les provocations ennemies”, ont rapporté les médias d’Etat.Dévoilé en avril par Pyongyang, le Choe Hyon est le premier destroyer de 5.000 tonnes du pays à être équipé de missiles nucléaires.Le lancement du Choe Hyon “est une démonstration claire du développement des forces armées orientées vers la doctrine Juche (l’idéologie d’autosuffisance de la Corée du Nord), a déclaré le dirigeant, selon l’agence officielle KCNA.”Les formidables capacités de notre marine doivent être exercées dans le vaste océan afin de dissuader ou de contrer et de punir les provocations de l’ennemi pour la souveraineté de l’Etat”, a-t-il ajouté. Le destroyer Choe Hyon est l’un des deux navires de guerre de 5.000 tonnes que la Corée du Nord possède dans son arsenal, tous deux achevés cette année. Kim Jong Un s’est engagé à construire un autre destroyer du même type d’ici octobre 2026 afin de renforcer ses capacités navales. Selon l’armée sud-coréenne, ce navire aurait pu être développé avec l’aide de la Russie, peut-être en échange du déploiement de milliers de soldats pour aider Moscou à combattre en Ukraine. Les photos de l’agence KCNA montrent le dirigeant nord-coréen supervisant ce qui semble être une salle de contrôle à l’intérieur du navire, avec des écrans affichant l’océan autour de la péninsule coréenne. Une autre photo le montre en train de pointer du doigt une carte floue devant des généraux.Cette visite survient après que Kim Jong Un a annoncé le déploiement de “moyens spéciaux” contre son voisin du Sud, sans en préciser la nature, selon des propos rapportés dimanche par l’agence de presse officielle KCNA.Quelque 28.500 soldats américains sont stationnés en Corée du Sud pour parer aux menaces militaires de Pyongyang, ils ont mené le mois dernier un exercice militaire conjoint avec leurs alliés sud-coréens et japonais. La Corée du Nord dénonce régulièrement ces exercices qu’elle considère comme des répétitions en vue d’une invasion, tandis que les alliés insistent sur leur caractère défensif.