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L’incendie de Martigues contenu mais toujours 350 pompiers engagés

L’incendie qui a dévoré près de 250 hectares de pinède depuis jeudi à Martigues, au nord-ouest de Marseille, est désormais contenu, malgré une réactivation vendredi après-midi, et 350 pompiers toujours déployés, avec des moyens aériens conséquents.Le sinistre est “contenu” mais il n’est pas pour autant circonscrit ni fixé, a expliqué la préfecture en début de soirée, dans son dernier point de situation, précisant que la “réactivation” du feu dans l’après-midi a emporté huit hectares de plus, portant à 248 hectares au total la surface totale touchée selon le dernier point de situation.Plus de 350 pompiers restent engagés sur ce sinistre qui a mobilisé, au plus fort, plus de 1.000 soldats du feu. Appuyés par 130 engins terrestres, ils sont également soutenus par d’importants moyens aériens, quatre Canadair, un hélicoptère bombardier d’eau et un avion Dash pour larguer du retardant. Jeudi, avant la tombée de la nuit, jusqu’à neuf avions (sept Canadair et deux Dash) et deux hélicoptères bombardiers d’eau avaient été déployés face aux flammes. “Jamais un feu n’avait mobilisé autant de moyens” cette année dans le département, avait alors souligné Bruno Cassette, le sous-préfet de l’arrondissement d’Aix-en-Provence. Dans la soirée jeudi, des food-trucks étaient venus spontanément au poste de commandement pour ravitailler les secours. Sur Facebook, la ville de Martigues les recherchait activement vendredi pour les remercier.- “Le calvaire du 4 août 2020” -Côté bilan humain, aucune victime n’était à déplorer parmi la population vendredi soir, les trois seuls blessés légers étant des pompiers. M. Cassette avait annoncé dès le début de matinée vendredi la levée du confinement imposé aux habitants de la zone et notamment aux personnes vivant dans deux hameaux de la commune, Saint-Julien et Les Ventrons. Quant au bilan matériel et notamment sur les habitations, il est “très rassurant”, avait insisté le sous-préfet vendredi matin, “seule une dépendance d’une maison ayant été endommagée, ainsi qu’une exploitation agricole”, alors que 120 au total ont été “menacées”.”On revit le calvaire du 4 août 2020″, se lamentait une habitante, Sophie, sur la page Facebook de la mairie. Ce jour-là, il y a cinq ans, la commune de Martigues avait été frappée par un violent incendie qui avait parcouru 1.000 hectares et complètement ravagé deux villages-vacances. Des évacuations avaient alors été effectuées par la mer.Ce nouvel incendie est le second d’importance en quelques jours autour de Marseille, après le sinistre du 8 juillet, parti d’une voiture en feu sur le bord de l’autoroute, qui avait parcouru 750 hectares entre les Pennes-Mirabeau et Marseille. Il avait touché 91 bâtiments, dont 60 ont été détruits ou sont désormais inhabitables, principalement dans le quartier marseillais de L’Estaque.Venu sur place le jour-même, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau avait prévenu, face à ces feux très précoces, qu’on s’orientait “vers un été à haut risque”. Sous l’effet du changement climatique, ces événements météorologiques extrêmes devraient en effet se multiplier, alertent les scientifiques.D’ailleurs d’autres départs de feux ont été signalés vendredi dans les Bouches-du-Rhône, dont un à Bouc-Bel-Air où un feu a parcouru 1,5 hectare de champs. Dans le département voisin du Var, un feu, déclenché jeudi à la suite d’un problème sur un poids-lourd, a brûlé 30 hectares à Fréjus. Vendredi, les pompiers continuaient d’en noyer les points chauds, ravivés par les températures qui ont dépassé les 30°C.A l’autre bout de la France, en Bretagne, l’incendie dans la forêt de Brocéliande à Paimpont (Ille-et-Vilaine), déclenché jeudi après-midi, a été déclaré maîtrisé tôt vendredi matin par les pompiers. Le feu, d’origine encore indéterminée, a brûlé 120 hectares de végétation et 390 sapeurs-pompiers et 130 engins ont été mobilisés sur le terrain, appuyés par plusieurs  avions bombardiers d’eau (deux Air Tractor et un Dash).”En Brocéliande, à Martigues, à Fréjus, partout où les incendies frappent actuellement, nos pompiers livrent bataille”, a salué le président Emmanuel Macron sur X: “Ils protègent des vies, nos forêts, notre patrimoine. Je leur exprime notre reconnaissance et notre soutien”.

Syrie: nouveaux affrontements autour de Soueida, l’ONU réclame des enquêtes

Des affrontements opposent vendredi en Syrie des combattants tribaux proches des autorités à des groupes druzes aux portes de la ville de Soueida, où des affrontements ont fait des centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés ces derniers jours.L’ONU a appelé à arrêter “l’effusion de sang” et demandé des enquêtes “rapides” et “transparentes” sur les affrontements dans cette région du sud de la Syrie qui ont éclaté dimanche soir et fait près de 600 morts selon une ONG.”Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré à un correspondant de l’AFP Rouba, membre du personnel de l’hôpital gouvernemental de la ville de Soueida.”Nous n’avons pas d’eau, pas d’électricité, les médicaments commencent à manquer”, ajoute cette femme qui ne veut pas donner son nom de famille.L’établissement, le seul encore fonctionnel dans cette ville à majorité druze, a accueilli “plus de 400 corps depuis lundi matin”, parmi lesquels “des femmes, des enfants et des personnes âgées”, a déclaré à l’AFP le médecin Omar Obeid.Ces violences fragilisent encore plus le pouvoir du président intérimaire, Ahmad al-Chareh, qui a renversé, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.- “Situation catastrophique” -Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), des témoins et des groupes druzes ont toutefois accusé les forces syriennes d’avoir combattu au côté des bédouins et d’avoir commis des exactions.Les forces gouvernementales s’étaient retirées jeudi de la ville, après des menaces et des bombardements d’Israël qui a dit vouloir protéger la minorité druze, M. Chareh affirmant sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël.Un cessez-le-feu a été conclu entre les parties syriennes mais la présidence a accusé jeudi soir les combattants druzes de l’avoir violé.Vendredi matin, des affrontements aux portes de Soueida ont opposé des combattants tribaux proches des autorités aux groupes druzes, selon les belligérants et une ONG. Les correspondants de l’AFP à Soueida et dans ses environs entendaient les échanges de tirs.Dans la ville même, privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées, “la situation est catastrophique. Il n’y a même plus de lait pour nourrissons”, a déclaré à l’AFP le rédacteur en chef du site local Suwayda 24, Rayan Maarouf.Israël va envoyer de l’aide humanitaire aux druzes de Syrie, a indiqué vendredi le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.- “Priorité absolue” -De son côté, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits humains, Volker Türk, a demandé vendredi que l’effusion de sang et la violence cessent, soulignant que la protection de toutes les personnes devait être “la priorité absolue”.”Des enquêtes indépendantes, rapides et transparentes doivent être menées sur toutes les violations, et les responsables doivent être amenés à rendre des comptes”, a-t-il ajouté dans un communiqué, demandant aux autorités syriennes d’y veiller.Près de 80.000 personnes ont été déplacées en raison des violences, s’est alarmée vendredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).Israël a par ailleurs démenti avoir mené une frappe jeudi soir près de Soueida, comme l’avait affirmé l’agence officielle syrienne Sana.Mercredi, Israël avait bombardé plusieurs cibles au coeur de Damas dont le QG de l’armée, faisant trois morts selon les autorités. Les Etats-Unis, alliés d’Israël et affichant leur soutien au nouveau dirigeant syrien malgré son passé jihadiste, ont affirmé jeudi n’avoir apporté aucun soutien aux frappes israéliennes en Syrie.Les combats avaient commencé dimanche entre les groupes druzes et des tribus bédouines locales, aux relations tendues depuis des décennies.- Des combattants en renfort -Vendredi matin, des combattants de tribus arabes sunnites, qui ont afflué de différentes régions syriennes pour prêter main forte aux bédouins, étaient massés dans plusieurs villages autour de Soueida, selon trois correspondants de l’AFP sur place.Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé au correspondant de l’AFP près du village de Walgha être venu avec ses hommes de la région de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.Un correspondant de l’AFP a vu des maisons, des commerces et des voitures brûlés ou encore en train de brûler, dans le village druze de Walgha désormais sous contrôle des forces tribales et des bédouins.Selon l’OSDH, “les combattants tribaux sont encouragés et soutenus par les autorités syriennes qui ne peuvent plus se déployer à Soueida en raison des menaces d’Israël”.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.

Syrie: nouveaux affrontements autour de Soueida, l’ONU réclame des enquêtes

Des affrontements opposent vendredi en Syrie des combattants tribaux proches des autorités à des groupes druzes aux portes de la ville de Soueida, où des affrontements ont fait des centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés ces derniers jours.L’ONU a appelé à arrêter “l’effusion de sang” et demandé des enquêtes “rapides” et “transparentes” sur les affrontements dans cette région du sud de la Syrie qui ont éclaté dimanche soir et fait près de 600 morts selon une ONG.”Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré à un correspondant de l’AFP Rouba, membre du personnel de l’hôpital gouvernemental de la ville de Soueida.”Nous n’avons pas d’eau, pas d’électricité, les médicaments commencent à manquer”, ajoute cette femme qui ne veut pas donner son nom de famille.L’établissement, le seul encore fonctionnel dans cette ville à majorité druze, a accueilli “plus de 400 corps depuis lundi matin”, parmi lesquels “des femmes, des enfants et des personnes âgées”, a déclaré à l’AFP le médecin Omar Obeid.Ces violences fragilisent encore plus le pouvoir du président intérimaire, Ahmad al-Chareh, qui a renversé, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.- “Situation catastrophique” -Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. L’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), des témoins et des groupes druzes ont toutefois accusé les forces syriennes d’avoir combattu au côté des bédouins et d’avoir commis des exactions.Les forces gouvernementales s’étaient retirées jeudi de la ville, après des menaces et des bombardements d’Israël qui a dit vouloir protéger la minorité druze, M. Chareh affirmant sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël.Un cessez-le-feu a été conclu entre les parties syriennes mais la présidence a accusé jeudi soir les combattants druzes de l’avoir violé.Vendredi matin, des affrontements aux portes de Soueida ont opposé des combattants tribaux proches des autorités aux groupes druzes, selon les belligérants et une ONG. Les correspondants de l’AFP à Soueida et dans ses environs entendaient les échanges de tirs.Dans la ville même, privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées, “la situation est catastrophique. Il n’y a même plus de lait pour nourrissons”, a déclaré à l’AFP le rédacteur en chef du site local Suwayda 24, Rayan Maarouf.Israël va envoyer de l’aide humanitaire aux druzes de Syrie, a indiqué vendredi le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.- “Priorité absolue” -De son côté, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits humains, Volker Türk, a demandé vendredi que l’effusion de sang et la violence cessent, soulignant que la protection de toutes les personnes devait être “la priorité absolue”.”Des enquêtes indépendantes, rapides et transparentes doivent être menées sur toutes les violations, et les responsables doivent être amenés à rendre des comptes”, a-t-il ajouté dans un communiqué, demandant aux autorités syriennes d’y veiller.Près de 80.000 personnes ont été déplacées en raison des violences, s’est alarmée vendredi l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).Israël a par ailleurs démenti avoir mené une frappe jeudi soir près de Soueida, comme l’avait affirmé l’agence officielle syrienne Sana.Mercredi, Israël avait bombardé plusieurs cibles au coeur de Damas dont le QG de l’armée, faisant trois morts selon les autorités. Les Etats-Unis, alliés d’Israël et affichant leur soutien au nouveau dirigeant syrien malgré son passé jihadiste, ont affirmé jeudi n’avoir apporté aucun soutien aux frappes israéliennes en Syrie.Les combats avaient commencé dimanche entre les groupes druzes et des tribus bédouines locales, aux relations tendues depuis des décennies.- Des combattants en renfort -Vendredi matin, des combattants de tribus arabes sunnites, qui ont afflué de différentes régions syriennes pour prêter main forte aux bédouins, étaient massés dans plusieurs villages autour de Soueida, selon trois correspondants de l’AFP sur place.Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé au correspondant de l’AFP près du village de Walgha être venu avec ses hommes de la région de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.Un correspondant de l’AFP a vu des maisons, des commerces et des voitures brûlés ou encore en train de brûler, dans le village druze de Walgha désormais sous contrôle des forces tribales et des bédouins.Selon l’OSDH, “les combattants tribaux sont encouragés et soutenus par les autorités syriennes qui ne peuvent plus se déployer à Soueida en raison des menaces d’Israël”.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.

Tour de France: Pogacar gagne le chrono à Peyragudes et assoit encore sa domination

Le maillot jaune Tadej Pogacar a assis un peu plus sa domination dans le Tour de France en remportant le contre-la-montre en montée, vendredi à Peyragudes, sa 21e victoire déjà dans la Grande Boucle.Le Slovène s’est imposé avec 36 secondes d’avance sur Jonas Vingegaard, en meilleure forme que la veille à Hautacam, lors de ce chrono de 10,9 km. Il compte désormais 4 minutes et 7 secondes d’avance sur son rival danois au classement général à l’issue de cette treizième étape.Primoz Roglic a également réussi un beau chrono en terminant troisième, à 1:20 de son compatriote.Seulement douzième, Remco Evenepoel, en perdition dans la terrible pente finale vers l’altiport et dépassé par Vingegaard dans les 50 derniers mètres, conserve de justesse sa troisième place au général mais navigue à 7:24 de Pogacar, un gouffre.Le Belge est plus que jamais sous la menace de Florian Lipowitz, quatrième du chrono et du général, à six secondes d’Evenepoel.Le Français Kevin Vauquelin a terminé onzième et perdu une place au général pour reculer au sixième rang.Pogacar, qui avait opté pour un vélo de route contrairement à ses principaux concurrents, a pointé en tête de tous les temps intermédiaires pour assommer un peu plus le Tour, à dix jours de l’arrivée à Paris.”Je suis super content. Ce chrono était un gros point d’interrogation pour moi. Je voulais que tout soit parfait. L’équipe a fait en sorte que tout soit au top”, a déclaré “Pogi” qui a couru ce chrono atypique, très court et presque entièrement en montée, sans oreillette.”La stratégie était simple: y aller à fond du début à la fin. J’ai presque explosé à la fin mais voir l’horloge au sommet m’a donné la motivation pour bien finir”, a ajouté le champion du monde.C’est sa 21e victoire dans la Grande Boucle et elle le rapproche désormais des 22 succès d’André Darrigade, à distance respectable encore du record de 35 succès de Mark Cavendish.Mais à l’allure où il va, le Slovène de 26 ans peut commencer à y songer sérieusement.

L’UE renforce ses sanctions contre la Russie, en attendant Washington

L’UE a renforcé vendredi ses sanctions contre Moscou, en ciblant la manne pétrolière russe, avec l’espoir d’être bientôt rejointe par les Etats-Unis, si Vladimir Poutine devait persister dans sa guerre contre l’Ukraine.Ce paquet de sanctions, le 18e depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, est “l’un des plus sévères contre la Russie à ce jour”, a assuré la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.Celles-ci prévoient entre autres un abaissement du plafond du prix du pétrole brut russe exporté, désormais fixé à un peu plus de 45 dollars le baril, soit 15% de moins que le prix moyen du baril russe sur le marché.Le mécanisme interdit à toute compagnie pétrolière, flotte marchande, etc. de vendre du pétrole russe au-dessus d’un certain prix, sous peine de sanctions.- “Au bon moment” -“Tous ensemble, nous intensifions la pression sur la Russie pour obtenir un cessez-le-feu inconditionnel”, a souligné le président français Emmanuel Macron. “Cette décision est essentielle et arrive au bon moment”, a réagi le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur le réseau social X. Le Kremlin a affirmé de son côté qu’il ferait en sorte de “minimiser” les conséquences de ces sanctions, promettant qu’elles auraient des “effets négatifs” pour les Européens.L’UE a interdit toute importation de pétrole russe sur son territoire, mais Moscou continue à exporter son brut vers d’autres pays, dont l’Inde ou la Chine.”Les exportations de pétrole représentent toujours un tiers des revenus de la Russie”, avait souligné en juin la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.Pour réduire cette manne, essentielle à la Russie pour financer sa guerre contre l’Ukraine, le G7 a décidé fin 2022 de fixer un prix de vente maximum, à 60 dollars le baril. Mais ce prix est désormais jugé trop élevé, compte tenu de la valeur actuelle du pétrole sur le marché, plutôt orientée à la baisse.Et si cette baisse du pétrole devait se confirmer, le nouveau mécanisme permet de suivre la tendance, en restant toujours 15% sous le prix moyen, un système jugé plus souple et efficace que le précédent. Le nouveau seuil, fixé à 47,6 dollars le baril, sera révisé tous les six mois pour tenir compte de l’évolution du marché, voire avant si nécessaire, selon un diplomate européen.- Maintenir la pression -Selon Mme Kallas, le plafond de 60 dollars a permis de réduire de 30% les revenus pétroliers russes.Il est d’autant plus efficace qu’il est appliqué par tous les pays du G7, ce qui cette fois ne sera pas le cas, les Etats-Unis n’ayant pour l’instant pas décidé de nouveau seuil. La Grande-Bretagne a toutefois annoncé vendredi s’y rallier et d’autres pays du G7, dont le Japon ou le Canada, pourraient suivre, selon des diplomates.Les Européens, dont la France, avaient promis il y a plusieurs semaines des sanctions “massives” si le président russe continuait à refuser tout cessez-le-feu, avec l’espoir que les Etats-Unis les suivraient.L’opération a été rendue plus compliquée par un veto de la Slovaquie et par les réticences de Donald Trump.Bratislava a finalement accepté de lever son veto et l’Union européenne espère désormais que les Etats-Unis la rejoignent dans les prochaines semaines, à l’expiration du délai fixé par le président américain. Donald Trump a donné lundi 50 jours à Moscou pour faire la paix, sous peine de lourdes sanctions visant ses alliés.”Avec les Etats-Unis, nous contraindrons Vladimir Poutine à un cessez-le-feu” en Ukraine, a affirmé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.La Russie a toutefois cherché très vite à contourner ces sanctions à l’aide d’une flotte “fantôme” de pétroliers, dont le nombre est évalué à plus de 500, et que l’UE a déjà prise pour cible.Dans le cadre de ce 18e train de sanctions, les 27 ont ajouté 105 pétroliers “fantômes” à leur liste noire de navires qui compte désormais 444 navires, a précisé la Commission européenne dans un communiqué.L’UE a également ajouté 22 entités, dont 11 non russes, ciblant des sociétés exploitant des navires “fantômes” ou aidant les Russes à contourner les sanctions. “Pour la première fois”, l’UE a ciblé une raffinerie de pétrole appartenant au groupe russe Rosneft en Inde, s’est félicitée Mme Kallas.Les Européens ont également renforcé leurs sanctions financières en ajoutant 22 banques aux 23 déjà interdites d’accès au système international de paiements, le Swift.

L’UE renforce ses sanctions contre la Russie, en attendant Washington

L’UE a renforcé vendredi ses sanctions contre Moscou, en ciblant la manne pétrolière russe, avec l’espoir d’être bientôt rejointe par les Etats-Unis, si Vladimir Poutine devait persister dans sa guerre contre l’Ukraine.Ce paquet de sanctions, le 18e depuis l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022, est “l’un des plus sévères contre la Russie à ce jour”, a assuré la cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas.Celles-ci prévoient entre autres un abaissement du plafond du prix du pétrole brut russe exporté, désormais fixé à un peu plus de 45 dollars le baril, soit 15% de moins que le prix moyen du baril russe sur le marché.Le mécanisme interdit à toute compagnie pétrolière, flotte marchande, etc. de vendre du pétrole russe au-dessus d’un certain prix, sous peine de sanctions.- “Au bon moment” -“Tous ensemble, nous intensifions la pression sur la Russie pour obtenir un cessez-le-feu inconditionnel”, a souligné le président français Emmanuel Macron. “Cette décision est essentielle et arrive au bon moment”, a réagi le président ukrainien Volodymyr Zelensky sur le réseau social X. Le Kremlin a affirmé de son côté qu’il ferait en sorte de “minimiser” les conséquences de ces sanctions, promettant qu’elles auraient des “effets négatifs” pour les Européens.L’UE a interdit toute importation de pétrole russe sur son territoire, mais Moscou continue à exporter son brut vers d’autres pays, dont l’Inde ou la Chine.”Les exportations de pétrole représentent toujours un tiers des revenus de la Russie”, avait souligné en juin la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.Pour réduire cette manne, essentielle à la Russie pour financer sa guerre contre l’Ukraine, le G7 a décidé fin 2022 de fixer un prix de vente maximum, à 60 dollars le baril. Mais ce prix est désormais jugé trop élevé, compte tenu de la valeur actuelle du pétrole sur le marché, plutôt orientée à la baisse.Et si cette baisse du pétrole devait se confirmer, le nouveau mécanisme permet de suivre la tendance, en restant toujours 15% sous le prix moyen, un système jugé plus souple et efficace que le précédent. Le nouveau seuil, fixé à 47,6 dollars le baril, sera révisé tous les six mois pour tenir compte de l’évolution du marché, voire avant si nécessaire, selon un diplomate européen.- Maintenir la pression -Selon Mme Kallas, le plafond de 60 dollars a permis de réduire de 30% les revenus pétroliers russes.Il est d’autant plus efficace qu’il est appliqué par tous les pays du G7, ce qui cette fois ne sera pas le cas, les Etats-Unis n’ayant pour l’instant pas décidé de nouveau seuil. La Grande-Bretagne a toutefois annoncé vendredi s’y rallier et d’autres pays du G7, dont le Japon ou le Canada, pourraient suivre, selon des diplomates.Les Européens, dont la France, avaient promis il y a plusieurs semaines des sanctions “massives” si le président russe continuait à refuser tout cessez-le-feu, avec l’espoir que les Etats-Unis les suivraient.L’opération a été rendue plus compliquée par un veto de la Slovaquie et par les réticences de Donald Trump.Bratislava a finalement accepté de lever son veto et l’Union européenne espère désormais que les Etats-Unis la rejoignent dans les prochaines semaines, à l’expiration du délai fixé par le président américain. Donald Trump a donné lundi 50 jours à Moscou pour faire la paix, sous peine de lourdes sanctions visant ses alliés.”Avec les Etats-Unis, nous contraindrons Vladimir Poutine à un cessez-le-feu” en Ukraine, a affirmé le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot.La Russie a toutefois cherché très vite à contourner ces sanctions à l’aide d’une flotte “fantôme” de pétroliers, dont le nombre est évalué à plus de 500, et que l’UE a déjà prise pour cible.Dans le cadre de ce 18e train de sanctions, les 27 ont ajouté 105 pétroliers “fantômes” à leur liste noire de navires qui compte désormais 444 navires, a précisé la Commission européenne dans un communiqué.L’UE a également ajouté 22 entités, dont 11 non russes, ciblant des sociétés exploitant des navires “fantômes” ou aidant les Russes à contourner les sanctions. “Pour la première fois”, l’UE a ciblé une raffinerie de pétrole appartenant au groupe russe Rosneft en Inde, s’est félicitée Mme Kallas.Les Européens ont également renforcé leurs sanctions financières en ajoutant 22 banques aux 23 déjà interdites d’accès au système international de paiements, le Swift.

Dans la tourmente, l’administration Trump cherche à publier des documents de l’affaire Epstein

La ministre de la Justice de Donald Trump doit demander vendredi la levée du secret judiciaire pour des documents concernant le financier et délinquant sexuel Jeffrey Epstein, une affaire qui embarrasse depuis plusieurs jours le président américain.La veille, le Wall Street Journal a publié un article explosif attribuant au milliardaire new-yorkais devenu président des Etats-Unis l’écriture, au début des années 2000, d’une lettre salace à l’attention de Jeffrey Epstein pour ses 50 ans.Donald Trump, furieux, a annoncé jeudi soir son intention de porter plainte contre le quotidien et son propriétaire, le magnat des médias Rupert Murdoch.Sous la pression d’une partie de son camp, il a aussi demandé à sa ministre de la Justice de faire rendre publics tous les témoignages “pertinents” de la procédure judiciaire concernant Jeffrey Epstein, mort en 2019 avant son procès.Pam Bondi a confirmé être “prête” à demander dès vendredi à un tribunal la levée du secret judiciaire sur des témoignages effectués dans cette affaire devant un grand jury. Dans la justice américaine, ce collectif de citoyens choisis au hasard intervient au cours de l’enquête et passe en revue preuves et témoignages pour décider d’une éventuelle mise en accusation.La décision de la publication des témoignages se fera “sous réserve de l’accord du tribunal”, a précisé jeudi soir Donald Trump.Mais ces documents “ne concerneront que Epstein et (Ghislaine) Maxwell”, sa compagne déjà condamnée, et pas d’autres noms, a estimé sur X Daniel Goldman, un élu démocrate et ancien procureur fédéral.Le président américain se débat depuis plus d’une semaine d’accusations portées par certains de ses propres partisans qui accusent son gouvernement de vouloir mettre trop rapidement le couvercle sur cette affaire.- “Stupides” -Jeffrey Epstein a été arrêté et inculpé en juillet 2019 d’exploitation sexuelle de mineures et d’association de malfaiteurs en vue d’exploiter sexuellement des mineures.La mort de cet ami des stars et des puissants, retrouvé pendu dans sa cellule à New York un mois plus tard et avant d’être jugé, a alimenté nombre de théories non vérifiées selon lesquelles il aurait été assassiné pour empêcher des révélations impliquant des personnalités de premier plan.Il avait déjà été condamné à une courte peine de prison en 2008, plaidant coupable de recours aux services de prostituées, dont une mineure.Des figures proches du mouvement “Make America Great Again” de Donald Trump militent depuis des années pour la publication d’une supposée liste secrète de clients de Jeffrey Epstein.Mais il y a une dizaine de jours, le ministère de la Justice et la police fédérale, le FBI, ont établi dans un rapport commun qu’il n’existait pas de preuve de l’existence d’une telle liste ou d’un chantage envers certaines personnalités.Des annonces qui ont entraîné un déferlement de messages furieux venant de comptes “MAGA” sur les réseaux sociaux.Donald Trump s’en est ouvertement agacé et a qualifié cette frange de ses partisans de “stupides” et leur a demandé de passer à autre chose, tout en accusant l’opposition démocrate d’avoir “orchestré” son implication.- Croquis -L’article publié jeudi soir par le Wall Street Journal ne risque pas d’enterrer l’affaire.Le quotidien affirme que, pour un livre d’or destiné à Jeffrey Epstein en 2003 à l’occasion de son 50e anniversaire, sa compagne Ghislaine Maxwell avait sollicité plusieurs dizaines de ses proches, dont Donald Trump, alors magnat de l’immobilier.La lettre au nom de Donald Trump comporte plusieurs lignes de texte dactylographié entourées d’un croquis de femme nue avec sa signature “Donald” comme poils pubiens, selon le journal. “Joyeux anniversaire – et que chaque jour soit un autre merveilleux secret”, affirme avoir lu le Wall Street Journal, qui ne reproduit pas la lettre.Donald Trump a rapidement qualifié l’article de “faux, malveillant et diffamatoire” et assuré qu’il allait “rapidement” poursuivre en justice le journal, son groupe News Corp et le patron de ce dernier, Rupert Murdoch, un conservateur qui possède aussi Fox News.”J’ai hâte que Rupert Murdoch témoigne à propos de ma plainte contre lui et ce +tas d’ordure+ de journal”, a-t-il écrit vendredi matin sur Truth Social.

Dans la tourmente, l’administration Trump cherche à publier des documents de l’affaire Epstein

La ministre de la Justice de Donald Trump doit demander vendredi la levée du secret judiciaire pour des documents concernant le financier et délinquant sexuel Jeffrey Epstein, une affaire qui embarrasse depuis plusieurs jours le président américain.La veille, le Wall Street Journal a publié un article explosif attribuant au milliardaire new-yorkais devenu président des Etats-Unis l’écriture, au début des années 2000, d’une lettre salace à l’attention de Jeffrey Epstein pour ses 50 ans.Donald Trump, furieux, a annoncé jeudi soir son intention de porter plainte contre le quotidien et son propriétaire, le magnat des médias Rupert Murdoch.Sous la pression d’une partie de son camp, il a aussi demandé à sa ministre de la Justice de faire rendre publics tous les témoignages “pertinents” de la procédure judiciaire concernant Jeffrey Epstein, mort en 2019 avant son procès.Pam Bondi a confirmé être “prête” à demander dès vendredi à un tribunal la levée du secret judiciaire sur des témoignages effectués dans cette affaire devant un grand jury. Dans la justice américaine, ce collectif de citoyens choisis au hasard intervient au cours de l’enquête et passe en revue preuves et témoignages pour décider d’une éventuelle mise en accusation.La décision de la publication des témoignages se fera “sous réserve de l’accord du tribunal”, a précisé jeudi soir Donald Trump.Mais ces documents “ne concerneront que Epstein et (Ghislaine) Maxwell”, sa compagne déjà condamnée, et pas d’autres noms, a estimé sur X Daniel Goldman, un élu démocrate et ancien procureur fédéral.Le président américain se débat depuis plus d’une semaine d’accusations portées par certains de ses propres partisans qui accusent son gouvernement de vouloir mettre trop rapidement le couvercle sur cette affaire.- “Stupides” -Jeffrey Epstein a été arrêté et inculpé en juillet 2019 d’exploitation sexuelle de mineures et d’association de malfaiteurs en vue d’exploiter sexuellement des mineures.La mort de cet ami des stars et des puissants, retrouvé pendu dans sa cellule à New York un mois plus tard et avant d’être jugé, a alimenté nombre de théories non vérifiées selon lesquelles il aurait été assassiné pour empêcher des révélations impliquant des personnalités de premier plan.Il avait déjà été condamné à une courte peine de prison en 2008, plaidant coupable de recours aux services de prostituées, dont une mineure.Des figures proches du mouvement “Make America Great Again” de Donald Trump militent depuis des années pour la publication d’une supposée liste secrète de clients de Jeffrey Epstein.Mais il y a une dizaine de jours, le ministère de la Justice et la police fédérale, le FBI, ont établi dans un rapport commun qu’il n’existait pas de preuve de l’existence d’une telle liste ou d’un chantage envers certaines personnalités.Des annonces qui ont entraîné un déferlement de messages furieux venant de comptes “MAGA” sur les réseaux sociaux.Donald Trump s’en est ouvertement agacé et a qualifié cette frange de ses partisans de “stupides” et leur a demandé de passer à autre chose, tout en accusant l’opposition démocrate d’avoir “orchestré” son implication.- Croquis -L’article publié jeudi soir par le Wall Street Journal ne risque pas d’enterrer l’affaire.Le quotidien affirme que, pour un livre d’or destiné à Jeffrey Epstein en 2003 à l’occasion de son 50e anniversaire, sa compagne Ghislaine Maxwell avait sollicité plusieurs dizaines de ses proches, dont Donald Trump, alors magnat de l’immobilier.La lettre au nom de Donald Trump comporte plusieurs lignes de texte dactylographié entourées d’un croquis de femme nue avec sa signature “Donald” comme poils pubiens, selon le journal. “Joyeux anniversaire – et que chaque jour soit un autre merveilleux secret”, affirme avoir lu le Wall Street Journal, qui ne reproduit pas la lettre.Donald Trump a rapidement qualifié l’article de “faux, malveillant et diffamatoire” et assuré qu’il allait “rapidement” poursuivre en justice le journal, son groupe News Corp et le patron de ce dernier, Rupert Murdoch, un conservateur qui possède aussi Fox News.”J’ai hâte que Rupert Murdoch témoigne à propos de ma plainte contre lui et ce +tas d’ordure+ de journal”, a-t-il écrit vendredi matin sur Truth Social.

Migration : l’Allemagne affiche sa fermeté avec l’expulsion de 81 condamnés afghans

Le gouvernement allemand a expulsé vendredi 81 Afghans condamnés par la justice, nouveau signal du durcissement de la politique migratoire opéré par le chancelier conservateur Friedrich Merz.Le vol a décollé en direction de l’Afghanistan avec à son bord des hommes “soumis à une décision d’expulsion et qui ont déjà été condamnés par la justice pénale”, a annoncé le ministère de l’Intérieur.L’initiative a aussitôt été dénoncée par l’ONU, qui a demandé “l’arrêt immédiat du renvoi forcé de tous les réfugiés et demandeurs d’asile afghans”.Il s’agit de la seconde opération de ce type depuis l’été dernier, la première depuis l’entrée en fonction de la coalition entre conservateurs et sociaux-démocrates dirigée par Friedrich Merz.Les expulsions vers l’Afghanistan sont controversées en raison du retour au pouvoir des talibans en août 2021, autorité que le gouvernement allemand ne reconnaît pas et avec laquelle il n’entretient pas de relations diplomatiques.Comme d’autres dirigeants européens, Friedrich Merz souhaite restreindre l’accueil des demandeurs d’asile dans un contexte de progression de l’extrême droite à travers le continent.Cette opération d’expulsion a été annoncée le jour où le gouvernement allemand accueillait, dans le sud du pays, les ministres de l’Intérieur de cinq pays de l’UE désireux de durcir leurs politiques d’immigration.Les renvois de délinquants afghans vers leur pays “doivent pouvoir se poursuivre à l’avenir. Les auteurs d’infractions graves n’ont pas le droit de séjourner dans notre pays”, a affirmé le ministère allemand de l’Intérieur Alexander Dobrindt.Plusieurs des Afghans expulsés avaient été condamnés pour violences sexuelles, homicides, blessures volontaires, incendies criminels, infractions liées aux stupéfiants, selon les autorités régionales.- Médiation du Qatar -Le précédent gouvernement dirigé par le social-démocrate Olaf Scholz avait expulsé, le 30 août 2024, un groupe de 28 Afghans condamnés pour crimes, une première depuis le retour au pouvoir des talibans.L’opération menée vendredi a pu se dérouler grâce à l’entremise du Qatar, a précisé le ministère de l’Intérieur.Mais Berlin avait indiqué récemment vouloir négocier directement avec les autorités talibanes. “Ces discussions devront avoir lieu” , a dit vendredi M. Dobrindt.Pour autant, “il n’y a pas d’élargissement des relations ni de reconnaissance du régime en place” à Kaboul, a assuré le chef de la diplomatie allemande Johann Wadephul.Berlin “coopère avec un régime terroriste”, a fustigé une députée du parti d’opposition de gauche radicale Die Linke, Clara Bünger.Dénonçant lui aussi la décision de Berlin, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits humains Volker Türk a souligné que certains Afghans expulsés risquaient “d’être persécutés” dans leur pays.”Expulser des personnes vers des pays dangereux comme l’Afghanistan et diaboliser les réfugiés est l’expression d’un programme autoritaire qui a malheureusement également trouvé son chemin en Allemagne”, a abondé Amnesty International.L’Allemagne souhaite également pouvoir procéder à des expulsions vers la Syrie.- Solutions européennes -Le thème de l’immigration est coeur des débats politiques dans le pays marqué par une progression sans précédent de l’extrême droite aux législatives de février dernier.”La surcharge de nos pays par la migration illégale contribue également de manière massive à la polarisation de la société”, a souligné Alexander Dobrindt devant ses homologues européens.La première économie européenne a accueilli plus d’un million de réfugiés, dont de très nombreux Syriens et Afghans, lors de la crise migratoire des années 2015-2016, sous le mandat de l’ex-chancelière Angela Merkel.Les gouvernements qui ont suivi ont refermé la page de cette politique d’accueil.Au cours des dernières semaines, la coalition de Friedrich Merz a décidé le refoulement des demandeurs d’asile aux frontières du pays et modifié la législation afin de limiter le regroupement familial pour certaines catégories de réfugiés et d’allonger les délais d’accès à la nationalité allemande.Mais “nous ne pourrons résoudre le problème à long terme qu’ensemble, au sein de l’Union européenne”, a dit le chancelier vendredi lors d’une conférence de presse.Le ministre de l’Intérieur a dit miser sur une initiative européenne visant à faciliter les expulsions des migrants déboutés de l’asile vers des pays tiers hors UE.”Nous voulons créer la possibilité de renvoyer les migrants dans des pays voisins proches de leur pays d’origine” lorsque ce dernier refuse de reprendre ses ressortissants, a-t-il déclaré à la presse.

Dans la tourmente, l’administration Trump veut publier des documents de l’affaire Epstein

La ministre de la Justice de Donald Trump doit demander vendredi la levée du secret judiciaire pour des documents concernant le financier Jeffrey Epstein, accusé de crimes sexuels, une affaire qui embarrasse depuis plusieurs jours le président américain.Cela intervient au lendemain de la publication par le Wall Street Journal d’un article explosif attribuant au milliardaire new-yorkais devenu président des Etats-Unis l’écriture, au début des années 2000, d’une lettre salace à l’attention de Jeffrey Epstein pour ses 50 ans.Donald Trump, furieux, a annoncé jeudi soir son intention de porter plainte contre le quotidien et son propriétaire magnat des médias Rupert Murdoch. Il a aussi demandé à sa ministre de la Justice de faire rendre publics tous les témoignages “pertinents” de la procédure judiciaire concernant Jeffrey Epstein, mort en 2019 avant son procès.Pam Bondi a dans la foulée confirmé être “prête” à, dès vendredi, demander à un tribunal la levée du secret judiciaire sur des témoignages effectués dans cette affaire devant un grand jury. Dans la justice américaine, ce collectif de citoyens choisis au hasard intervient au cours de l’enquête et passe en revue preuves et témoignages pour décider d’une éventuelle mise en accusation.La décision de la publication des témoignages se fera “sous réserve de l’accord du tribunal”, a précisé jeudi soir Donald Trump.Mais ces documents “ne concerneront que Epstein et (Ghislaine) Maxwell”, sa compagne déjà condamnée, et pas d’autres noms, a estimé sur X Daniel Goldman, un élu démocrate et ancien procureur fédéral.Le président américain se débat depuis plus d’une semaine d’accusations portées par certains de ses propres partisans qui accusent son gouvernement de mettre trop rapidement le couvercle sur cette affaire.- “Stupides” -La mort de Jeffrey Epstein, retrouvé pendu dans sa cellule à New York en 2019 avant d’être jugé, a alimenté nombre de théories non vérifiées selon lesquelles il aurait été assassiné pour empêcher des révélations impliquant des personnalités de premier plan.Des figures proches du mouvement “Make America Great Again” de Donald Trump militent depuis des années pour la publication d’une supposée liste secrète de clients de Jeffrey Epstein.Mais il y a une dizaine de jours, le ministère de la Justice et la police fédérale, le FBI, ont établi dans un rapport commun qu’il n’existait pas de preuve de l’existence d’une telle liste ou d’un chantage envers certaines personnalités.Des annonces qui ont entraîné un déferlement de messages furieux venant de comptes “MAGA” sur les réseaux sociaux.Donald Trump s’en est ouvertement agacé et a qualifié cette frange de ses partisans de “stupides” et leur a demandé de passer à autre chose.- Croquis -Mais l’article publié jeudi soir par le Wall Street Journal ne risque pas d’enterrer l’affaire.Le quotidien affirme que, pour un livre d’or destiné à Jeffrey Epstein en 2003 à l’occasion de son 50e anniversaire, sa compagne Ghislaine Maxwell avait sollicité plusieurs dizaines de ses proches, dont Donald Trump, alors magnat de l’immobilier.La lettre au nom de Donald Trump comporte plusieurs lignes de texte dactylographié entourées d’un croquis de femme nue, apparemment tracé au marqueur, selon le journal, qui dit avoir vu la lettre mais ne la reproduit pas.Donald Trump a rapidement qualifié l’article de “faux, malveillant et diffamatoire” et assuré qu’il allait poursuivre en justice “rapidement” le journal, son groupe News Corp et le patron de ce dernier, Rupert Murdoch, un conservateur qui possède aussi Fox News.