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Dans la tourmente, l’administration Trump veut publier des documents de l’affaire Epstein

La ministre de la Justice de Donald Trump doit demander vendredi la levée du secret judiciaire pour des documents concernant le financier Jeffrey Epstein, accusé de crimes sexuels, une affaire qui embarrasse depuis plusieurs jours le président américain.Cela intervient au lendemain de la publication par le Wall Street Journal d’un article explosif attribuant au milliardaire new-yorkais devenu président des Etats-Unis l’écriture, au début des années 2000, d’une lettre salace à l’attention de Jeffrey Epstein pour ses 50 ans.Donald Trump, furieux, a annoncé jeudi soir son intention de porter plainte contre le quotidien et son propriétaire magnat des médias Rupert Murdoch. Il a aussi demandé à sa ministre de la Justice de faire rendre publics tous les témoignages “pertinents” de la procédure judiciaire concernant Jeffrey Epstein, mort en 2019 avant son procès.Pam Bondi a dans la foulée confirmé être “prête” à, dès vendredi, demander à un tribunal la levée du secret judiciaire sur des témoignages effectués dans cette affaire devant un grand jury. Dans la justice américaine, ce collectif de citoyens choisis au hasard intervient au cours de l’enquête et passe en revue preuves et témoignages pour décider d’une éventuelle mise en accusation.La décision de la publication des témoignages se fera “sous réserve de l’accord du tribunal”, a précisé jeudi soir Donald Trump.Mais ces documents “ne concerneront que Epstein et (Ghislaine) Maxwell”, sa compagne déjà condamnée, et pas d’autres noms, a estimé sur X Daniel Goldman, un élu démocrate et ancien procureur fédéral.Le président américain se débat depuis plus d’une semaine d’accusations portées par certains de ses propres partisans qui accusent son gouvernement de mettre trop rapidement le couvercle sur cette affaire.- “Stupides” -La mort de Jeffrey Epstein, retrouvé pendu dans sa cellule à New York en 2019 avant d’être jugé, a alimenté nombre de théories non vérifiées selon lesquelles il aurait été assassiné pour empêcher des révélations impliquant des personnalités de premier plan.Des figures proches du mouvement “Make America Great Again” de Donald Trump militent depuis des années pour la publication d’une supposée liste secrète de clients de Jeffrey Epstein.Mais il y a une dizaine de jours, le ministère de la Justice et la police fédérale, le FBI, ont établi dans un rapport commun qu’il n’existait pas de preuve de l’existence d’une telle liste ou d’un chantage envers certaines personnalités.Des annonces qui ont entraîné un déferlement de messages furieux venant de comptes “MAGA” sur les réseaux sociaux.Donald Trump s’en est ouvertement agacé et a qualifié cette frange de ses partisans de “stupides” et leur a demandé de passer à autre chose.- Croquis -Mais l’article publié jeudi soir par le Wall Street Journal ne risque pas d’enterrer l’affaire.Le quotidien affirme que, pour un livre d’or destiné à Jeffrey Epstein en 2003 à l’occasion de son 50e anniversaire, sa compagne Ghislaine Maxwell avait sollicité plusieurs dizaines de ses proches, dont Donald Trump, alors magnat de l’immobilier.La lettre au nom de Donald Trump comporte plusieurs lignes de texte dactylographié entourées d’un croquis de femme nue, apparemment tracé au marqueur, selon le journal, qui dit avoir vu la lettre mais ne la reproduit pas.Donald Trump a rapidement qualifié l’article de “faux, malveillant et diffamatoire” et assuré qu’il allait poursuivre en justice “rapidement” le journal, son groupe News Corp et le patron de ce dernier, Rupert Murdoch, un conservateur qui possède aussi Fox News.

La désinformation, catalyseur des discours anti-immigration en Espagne

Les violences racistes de Torre Pacheco, dans le sud-est de l’Espagne, illustrent comment la désinformation en ligne alimente les discours xénophobes et le rejet de l’immigration, un thème qui polarise de plus en plus l’opinion espagnole.Les incidents qui ont secoué cette ville proche de Murcie – où environ 30% des 40.000 habitants sont d’origine étrangère – ont été déclenchés par l’agression le 9 juillet d’un retraité de 68 ans, qui a affirmé avoir été attaqué sans motif apparent par trois jeunes d’origine maghrébine.Deux jours plus tard, la municipalité de la ville, dirigée par le Parti Populaire (PP, droite), appelait une manifestation “contre l’insécurité” qui aurait dû être pacifique, mais a vite dégénéré en raison de la participation de groupes d’extrême droite brandissant des slogans hostiles aux immigrés.Des échauffourées ont suivi pendant plusieurs nuits, faisant quelques blessés légers, malgré le déploiement d’imposants renforts policiers. Au total, 14 personnes ont été arrêtées, dont trois soupçonnées d’avoir été impliquées dans l’agression du retraité.Parmi les 11 autres personnes interpellées, figure également le leader du groupuscule d’ultradroite “Deport Them Now !” (“Expulsez-les tout de suite !”), de nationalité espagnole, qui avait appelé sur Telegram à une “chasse” aux immigrés. Identifié dans la presse espagnole comme Christian L., il a été écroué jeudi à Barcelone, où il vit, pour incitation à la haine.- “Combustible” et “étincelle” -Cette flambée de violence a été nourrie par des messages haineux et un flot de fausses informations sur les réseaux sociaux qui ont servi de caisse de résonance aux discours anti-migrants.Après le passage à tabac du retraité, une prétendue vidéo de l’agression, ainsi qu’un message avec les noms et photos de cinq hommes présentés comme les agresseurs présumés, ont circulé sur les réseaux. Dans les deux cas, il s’agissait de publications mensongères, comme l’ont démontré plusieurs médias.Par le passé, l’équipe de vérification de l’AFP avait déjà démontré le caractère erroné ou mensonger de nombreuses affirmations sur les immigrés jetés en pâture sur les réseaux sociaux, comme les aides présumées reçues par des personnes en situation irrégulière ou de prétendues attaques de migrants contre les traditions espagnoles.A Torre Pacheco, la désinformation a été “à la fois un combustible et une étincelle”, souligne auprès de l’AFP Alexandre López Borrull, professeur de Sciences de l’information et de la Communication à l’Universitat Oberta de Catalunya.Le narratif anti-immigrés se développe peu à peu sur la durée, puis “peut aussi faire office de déclencheur” quand survient “un événement concret”, dans ce cas précis l’agression d’un retraité, insiste ce spécialiste de la désinformation en ligne.Une analyse partagée par Elisa Brey, professeure de Sociologie à l’Université Complutense de Madrid, qui établit une analogie avec les feux de forêts lors des vagues de chaleur: “Il fait chaud, il y a une alerte aux hautes températures et un pyromane arrive et lance une allumette. Eh bien c’est ce qu’il se passe avec la désinformation”.- Volonté de “déstabiliser” ? -Les experts insistent aussi sur le rôle joué dans cet embrasement par certains politiciens, en particulier les responsables de Vox (extrême droite), qui prône la “remigration” (le retour des étrangers dans leurs pays d’origine).Selon Elisa Brey, dans ce type d’événements, les messages se propagent à différents niveaux: d’abord sur les réseaux dits “sous-jacents”, qui font “du bruit de manière moins notable”, à l’image de Telegram, puis sur les réseaux grand public, comme X et TikTok, et enfin à travers les déclarations publiques des responsables politiques.Dans ce processus, l’internet a été “un outil de plus”, utilisé de telle manière qu’il “a finalement conduit à ces événements”, relève Marcelino Madrigal, expert en réseaux et cybersécurité.Il souligne aussi que cette affaire de Torre Pacheco est survenue dans un contexte d’instabilité politique marqué par des spéculations croissantes sur des élections anticipées et par le durcissement de la position de certains partis sur l’immigration.A travers la désinformation sur ce thème, certains cherchent “autant à déstabiliser” le gouvernement ou le pays “qu’à se présenter comme une alternative pour nous sauver d’un problème qui n’existe pas”, au lieu d’avancer des solutions à des difficultés réelles, estime-t-il.

La désinformation, catalyseur des discours anti-immigration en Espagne

Les violences racistes de Torre Pacheco, dans le sud-est de l’Espagne, illustrent comment la désinformation en ligne alimente les discours xénophobes et le rejet de l’immigration, un thème qui polarise de plus en plus l’opinion espagnole.Les incidents qui ont secoué cette ville proche de Murcie – où environ 30% des 40.000 habitants sont d’origine étrangère – ont été déclenchés par l’agression le 9 juillet d’un retraité de 68 ans, qui a affirmé avoir été attaqué sans motif apparent par trois jeunes d’origine maghrébine.Deux jours plus tard, la municipalité de la ville, dirigée par le Parti Populaire (PP, droite), appelait une manifestation “contre l’insécurité” qui aurait dû être pacifique, mais a vite dégénéré en raison de la participation de groupes d’extrême droite brandissant des slogans hostiles aux immigrés.Des échauffourées ont suivi pendant plusieurs nuits, faisant quelques blessés légers, malgré le déploiement d’imposants renforts policiers. Au total, 14 personnes ont été arrêtées, dont trois soupçonnées d’avoir été impliquées dans l’agression du retraité.Parmi les 11 autres personnes interpellées, figure également le leader du groupuscule d’ultradroite “Deport Them Now !” (“Expulsez-les tout de suite !”), de nationalité espagnole, qui avait appelé sur Telegram à une “chasse” aux immigrés. Identifié dans la presse espagnole comme Christian L., il a été écroué jeudi à Barcelone, où il vit, pour incitation à la haine.- “Combustible” et “étincelle” -Cette flambée de violence a été nourrie par des messages haineux et un flot de fausses informations sur les réseaux sociaux qui ont servi de caisse de résonance aux discours anti-migrants.Après le passage à tabac du retraité, une prétendue vidéo de l’agression, ainsi qu’un message avec les noms et photos de cinq hommes présentés comme les agresseurs présumés, ont circulé sur les réseaux. Dans les deux cas, il s’agissait de publications mensongères, comme l’ont démontré plusieurs médias.Par le passé, l’équipe de vérification de l’AFP avait déjà démontré le caractère erroné ou mensonger de nombreuses affirmations sur les immigrés jetés en pâture sur les réseaux sociaux, comme les aides présumées reçues par des personnes en situation irrégulière ou de prétendues attaques de migrants contre les traditions espagnoles.A Torre Pacheco, la désinformation a été “à la fois un combustible et une étincelle”, souligne auprès de l’AFP Alexandre López Borrull, professeur de Sciences de l’information et de la Communication à l’Universitat Oberta de Catalunya.Le narratif anti-immigrés se développe peu à peu sur la durée, puis “peut aussi faire office de déclencheur” quand survient “un événement concret”, dans ce cas précis l’agression d’un retraité, insiste ce spécialiste de la désinformation en ligne.Une analyse partagée par Elisa Brey, professeure de Sociologie à l’Université Complutense de Madrid, qui établit une analogie avec les feux de forêts lors des vagues de chaleur: “Il fait chaud, il y a une alerte aux hautes températures et un pyromane arrive et lance une allumette. Eh bien c’est ce qu’il se passe avec la désinformation”.- Volonté de “déstabiliser” ? -Les experts insistent aussi sur le rôle joué dans cet embrasement par certains politiciens, en particulier les responsables de Vox (extrême droite), qui prône la “remigration” (le retour des étrangers dans leurs pays d’origine).Selon Elisa Brey, dans ce type d’événements, les messages se propagent à différents niveaux: d’abord sur les réseaux dits “sous-jacents”, qui font “du bruit de manière moins notable”, à l’image de Telegram, puis sur les réseaux grand public, comme X et TikTok, et enfin à travers les déclarations publiques des responsables politiques.Dans ce processus, l’internet a été “un outil de plus”, utilisé de telle manière qu’il “a finalement conduit à ces événements”, relève Marcelino Madrigal, expert en réseaux et cybersécurité.Il souligne aussi que cette affaire de Torre Pacheco est survenue dans un contexte d’instabilité politique marqué par des spéculations croissantes sur des élections anticipées et par le durcissement de la position de certains partis sur l’immigration.A travers la désinformation sur ce thème, certains cherchent “autant à déstabiliser” le gouvernement ou le pays “qu’à se présenter comme une alternative pour nous sauver d’un problème qui n’existe pas”, au lieu d’avancer des solutions à des difficultés réelles, estime-t-il.

Syrie: affrontements autour de Soueida, l’ONU réclame des enquêtes

Des affrontements ont opposé vendredi en Syrie des combattants tribaux proches du pouvoir syrien aux groupes druzes encerclés dans la ville de Soueida (sud), d’où les forces gouvernementales se sont retirées sous la pression d’Israël, laissant derrière elles un grand nombre de victimes.L’ONU a appelé a arrêter “l’effusion de sang” et demandé des enquêtes “rapides” et “transparentes” sur les affrontements dans le sud de la Syrie, qui ont fait près de 600 morts en quelques jours.Ces violences fragilisent encore plus le pouvoir du président intérimaire, Ahmad al-Chareh, qui a renversé, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Les forces gouvernementales s’étaient retirées jeudi de la ville à majorité druze de Soueida, M. Chareh, affirmant sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël qui dit vouloir protéger la minorité druze.Un cessez-le-feu a été conclu mais la présidence syrienne a accusé jeudi soir les combattants druzes de l’avoir violé.Vendredi matin, des affrontements aux portes de Soueida ont opposé des combattants tribaux proches des autorités aux groupes druzes, selon les belligérants et une ONG. Les correspondants de l’AFP à Soueida et dans ses environs entendaient les échanges de tirs.- “Priorité absolue” -Dans la ville même, privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées, “la situation est catastrophique. Il n’y a même plus de lait pour nourrissons”, a déclaré à l’AFP le rédacteur en chef du site local Suwayda 24, Rayan Maarouf.Israël va envoyer de l’aide humanitaire aux druzes de Syrie, qui comprendra des colis alimentaires et des fournitures médicales, a indiqué vendredi le ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.De son côté, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits humains, Volker Türk, a demandé vendredi que l’effusion de sang et la violence cessent, soulignant que la protection de toutes les personnes devait être “la priorité absolue”.”Des enquêtes indépendantes, rapides et transparentes doivent être menées sur toutes les violations, et les responsables doivent être amenés à rendre des comptes”, a-t-il ajouté dans un communiqué, demandant aux autorités syriennes d’y veiller.Israël a par ailleurs démenti avoir mené une frappe jeudi soir près de Soueida, comme l’avait affirmé l’agence officielle syrienne Sana.”L’armée israélienne n’a pas connaissance de frappes nocturnes en Syrie”, a déclaré à l’AFP un porte-parole militaire.Mercredi, Israël avait bombardé plusieurs cibles au coeur de Damas dont le QG de l’armée, faisant trois morts selon les autorités. Les Etats-Unis, alliés d’Israël et affichant leur soutien au nouveau dirigeant syrien malgré son passé jihadiste, ont affirmé jeudi n’avoir apporté aucun soutien aux frappes israéliennes en Syrie.Les combats avaient commencé dimanche entre les groupes druzes et des tribus bédouines locales, qui ont des relations tendues depuis des décennies.Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. L’OSDH, des témoins et des groupes druzes ont toutefois accusé les forces syriennes d’avoir combattu au côté des bédouins et d’avoir commis des exactions.- Maisons et commerces brûlés -Vendredi matin, des combattants de tribus arabes sunnites, qui ont afflué de différentes régions syriennes pour prêter main forte aux bédouins, étaient massés dans plusieurs villages autour de Soueida, selon trois correspondants de l’AFP sur place.Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé au correspondant de l’AFP près du village de Walgha être venu avec ses hommes de la région de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.Un correspondant de l’AFP a vu des maisons, des commerces et des voitures brûlés ou encore en train de brûler, dans le village druze de Walgha désormais sous contrôle des forces tribales et des bédouins.Selon l’OSDH, “les combattants tribaux sont encouragés et soutenus par les autorités syriennes qui ne peuvent plus se déployer à Soueida en raison des menaces d’Israël”.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.

L’incendie de Martigues toujours pas maîtrisé, encore 600 pompiers engagés

L’incendie qui dévore la pinède depuis jeudi en fin d’après-midi à Martigues, au nord-ouest de Marseille, n’était toujours pas maîtrisé vendredi à la mi-journée, malgré la mobilisation de centaines de pompiers et de moyens aériens conséquents.Face au vent les soldats du feu n’ont donc pas atteint “l’objectif” avancé vendredi matin par Bruno Cassette, le sous-préfet de l’arrondissement d’Aix-en-Provence, à savoir “fixer” ce sinistre “d’ici la fin de matinée”.”Depuis 04H00 du matin, le feu est contenu dans son enveloppe, il est stabilisé”, avait précisé le représentant de la préfecture lors d’un point de presse sur place, soulignant que 1.052 pompiers au total ont été engagés sur ce sinistre depuis jeudi 19H00.Six cents pompiers étaient encore déployés sur le terrain, selon le dernier point de situation de la préfecture à 12H30. Appuyés par 250 engins terrestres, les soldats du feu au sol sont également soutenus par des moyens aériens, avec deux Canadair, un hélicoptère bombardier d’eau lourd de type Super Puma et deux hélicoptères bombardiers d’eau légers.De même un avion Dash est entré en action pour larguer du retardant afin de prévenir une bascule de vent attendue vers 14H00. Jeudi, avant la tombée de la nuit, neuf avions (sept Canadair et deux Dash) et deux hélicoptères bombardiers d’eau avaient été déployés face aux flammes. “Jamais un feu n’avait mobilisé autant de moyens” cette année dans le département, avait assuré M. Cassette.- Le souvenir d’août 2020 -A 12H30, la superficie parcourue par l’incendie était toujours de 240 hectares, et aucune victime n’était à déplorer parmi la population, les deux seuls blessés légers étant des pompiers. M. Cassette avait annoncé dès le début de matinée la levée du confinement imposé aux habitants de la zone et notamment aux personnes vivant dans deux hameaux de la commune, Saint-Julien et Les Ventrons. Cet “incendie d’une extrême rapidité a tenu et tient encore les secours en haleine”, ont expliqué les pompiers des Bouches-du-Rhône vendredi matin sur X, rappelant que l’accès à la zone touchée par l’incendie restait interdite. Cent cinquante habitants évacués devaient rentrer chez eux à la mi-journée, après avoir passé la nuit, pour une centaine d’entre elles, dans des sites ouverts à Martigues et sur la commune voisine de Sausset-les-Pins.Quant au bilan matériel et notamment sur les habitations, il est “très rassurant”, avait estimé le sous-préfet vendredi matin, “seule une dépendance d’une maison ayant été endommagée, ainsi qu’une exploitation agricole”, alors que 120 au total ont été “menacées”.La commune de Martigues avait déjà été frappée par un violent incendie, le 4 août 2020, qui avait parcouru 1.000 hectares et complètement ravagé deux villages-vacances. Des évacuations avaient alors été effectuées par la mer.Ce nouvel incendie de Martigues est le second d’importance en quelques jours autour de Marseille, après le sinistre du 8 juillet, parti d’une voiture en feu sur le bord de l’autoroute, qui avait parcouru 750 hectares entre les Pennes-Mirabeau et Marseille. Il avait touché 91 bâtiments, dont 60 ont été détruits ou sont désormais inhabitables, principalement dans le quartier marseillais de L’Estaque.Deux feux partis jeudi dans le Var, près de Fréjus, dont un à la suite de l’éclatement d’un pneu de camion, ont été maîtrisés après avoir parcouru au total une superficie de 30 hectares. Deux cents pompiers ont passé la nuit sur place pour noyer les braises, un travail “rendu difficile par une accessibilité compliquée”, ont-ils précisé.”En Brocéliande, à Martigues, à Fréjus, partout où les incendies frappent actuellement, nos pompiers livrent bataille”, a salué le président Emmanuel Macron sur X: “Ils protègent des vies, nos forêts, notre patrimoine. Je leur exprime notre reconnaissance et notre soutien”.

Lettre à Epstein: Trump dément, menace le WSJ et demande la levée du secret judiciaire

L’administration Trump va demander vendredi à la justice de dévoiler des documents judiciaires dans l’affaire Jeffrey Epstein, après que le président américain a menacé de poursuivre le Wall Street Journal pour un article lui attribuant une lettre salace au financier accusé de crime sexuels.   Furieux après la publication de cet article, Donald Trump a ordonné à sa ministre de la Justice, Pam Bondi, de tenter d’obtenir la levée du secret judiciaire autour des témoignages recueillis par un grand jury, dont la confidentialité est d’ordinaire très protégée. “Le président Trump va bientôt poursuivre le Wall Street Journal, News Corp et M. (Rupert) Murdoch”, le magnat des médias propriétaire du groupe, écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, précisant les avoir “personnellement” mis en garde avant la parution de cet article jeudi.”Ils publient quand même un article faux, malveillant et diffamatoire”, déplore-t-il, assurant que “s’il y avait la moindre trace de vérité dans le canular Epstein, cette information aurait été révélée” bien avant par ses adversaires, politiques ou autres.La mort de Jeffrey Epstein, retrouvé pendu dans sa cellule à New York le 10 août 2019 avant d’être jugé pour crimes sexuels, a alimenté d’innombrables théories du complot selon lesquelles il aurait été assassiné pour empêcher des révélations embarrassantes sur toute une série de personnalités de premier plan.L’article du Wall Street Journal affirme que, pour un livre d’or destiné à Jeffrey Epstein en 2003 à l’occasion de son 50e anniversaire, sa compagne Ghislaine Maxwell avait sollicité plusieurs dizaines de ses proches, dont Donald Trump, alors magnat de l’immobilier.La lettre au nom de Donald Trump, que le journal indique avoir pu consulter, comporte plusieurs lignes de texte dactylographié entourées d’un croquis de femme nue, apparemment tracé au marqueur, précise-t-il.La signature gribouillée du futur président apparaît sous la taille de la femme, évoquant une toison pubienne, souligne le WSJ.Rupert Murdoch se trouvait dimanche dans la loge de Donald Trump pour la finale du Mondial des clubs, près de New York. “J’ai dit à Rupert Murdoch que c’était une escroquerie, qu’il ne devait pas (publier) cette fausse histoire. Mais il l’a fait, et maintenant je vais lui coller un procès”, a écrit le président sur Truth Social.- “Arnaque” -Dans une nouvelle tentative d’éteindre le feu qui couve au sein de sa base MAGA (“Make America Great Again”, “Rendre sa grandeur à l’Amérique”) sur ce dossier, Donald Trump a indiqué jeudi avoir demandé à Pam Bondi de rendre publics tous les témoignages “pertinents” recueillis par le grand jury – une commission de citoyens investie de pouvoirs d’enquête – dans cette affaire, “sous réserve de l’accord du tribunal”.”Cette arnaque relayée par les démocrates doit s’arrêter tout de suite”, s’est-il impatienté.”Président Trump – nous sommes prêts à saisir le tribunal demain pour lever les scellés sur les transcriptions du grand jury”, lui a répondu dans la foulée la ministre sur son compte X.Toutefois il n’est pas certain que Pam Bondi obtienne la levée du secret dans cette affaire, une décision qui relève d’un juge fédéral. Des recours pourraient être soulevés par d’anciens procureurs, des témoins ou des victimes, concernant notamment la protection de la vie privée et le risque d’entrave à des enquêtes toujours actives.”Je crois que nous savons maintenant exactement pourquoi Donald Trump refuse de publier les documents du dossier Epstein”, a commenté sur X l’élu démocrate Pat Ryan après la diffusion de l’article du WSJ.Le 7 juillet, le ministère de la Justice et le FBI, la police fédérale, ont annoncé n’avoir découvert aucun élément nouveau dans le dossier Epstein qui justifierait la publication de nouveaux documents.Ils ont confirmé le suicide en prison du financier et affirmé n’avoir découvert, lors d’un examen approfondi de la totalité du dossier, ni “liste de clients” d’un réseau d’exploitation sexuelle ni “preuves crédibles qu’il aurait fait chanter des personnes puissantes”.Ces conclusions ont ulcéré une partie de la base de Donald Trump, qui espérait des révélations explosives avec son retour au pouvoir, son administration s’étant engagée à “lever le voile” sur cette affaire “répugnante”.En février, Mme Bondi avait rendu publics de nombreux documents du dossier qui ne contenaient aucune révélation majeure.La complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, a été condamnée à 20 ans de prison en juin 2022. 

Lettre à Epstein: Trump dément, menace le WSJ et demande la levée du secret judiciaire

L’administration Trump va demander vendredi à la justice de dévoiler des documents judiciaires dans l’affaire Jeffrey Epstein, après que le président américain a menacé de poursuivre le Wall Street Journal pour un article lui attribuant une lettre salace au financier accusé de crime sexuels.   Furieux après la publication de cet article, Donald Trump a ordonné à sa ministre de la Justice, Pam Bondi, de tenter d’obtenir la levée du secret judiciaire autour des témoignages recueillis par un grand jury, dont la confidentialité est d’ordinaire très protégée. “Le président Trump va bientôt poursuivre le Wall Street Journal, News Corp et M. (Rupert) Murdoch”, le magnat des médias propriétaire du groupe, écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social, précisant les avoir “personnellement” mis en garde avant la parution de cet article jeudi.”Ils publient quand même un article faux, malveillant et diffamatoire”, déplore-t-il, assurant que “s’il y avait la moindre trace de vérité dans le canular Epstein, cette information aurait été révélée” bien avant par ses adversaires, politiques ou autres.La mort de Jeffrey Epstein, retrouvé pendu dans sa cellule à New York le 10 août 2019 avant d’être jugé pour crimes sexuels, a alimenté d’innombrables théories du complot selon lesquelles il aurait été assassiné pour empêcher des révélations embarrassantes sur toute une série de personnalités de premier plan.L’article du Wall Street Journal affirme que, pour un livre d’or destiné à Jeffrey Epstein en 2003 à l’occasion de son 50e anniversaire, sa compagne Ghislaine Maxwell avait sollicité plusieurs dizaines de ses proches, dont Donald Trump, alors magnat de l’immobilier.La lettre au nom de Donald Trump, que le journal indique avoir pu consulter, comporte plusieurs lignes de texte dactylographié entourées d’un croquis de femme nue, apparemment tracé au marqueur, précise-t-il.La signature gribouillée du futur président apparaît sous la taille de la femme, évoquant une toison pubienne, souligne le WSJ.Rupert Murdoch se trouvait dimanche dans la loge de Donald Trump pour la finale du Mondial des clubs, près de New York. “J’ai dit à Rupert Murdoch que c’était une escroquerie, qu’il ne devait pas (publier) cette fausse histoire. Mais il l’a fait, et maintenant je vais lui coller un procès”, a écrit le président sur Truth Social.- “Arnaque” -Dans une nouvelle tentative d’éteindre le feu qui couve au sein de sa base MAGA (“Make America Great Again”, “Rendre sa grandeur à l’Amérique”) sur ce dossier, Donald Trump a indiqué jeudi avoir demandé à Pam Bondi de rendre publics tous les témoignages “pertinents” recueillis par le grand jury – une commission de citoyens investie de pouvoirs d’enquête – dans cette affaire, “sous réserve de l’accord du tribunal”.”Cette arnaque relayée par les démocrates doit s’arrêter tout de suite”, s’est-il impatienté.”Président Trump – nous sommes prêts à saisir le tribunal demain pour lever les scellés sur les transcriptions du grand jury”, lui a répondu dans la foulée la ministre sur son compte X.Toutefois il n’est pas certain que Pam Bondi obtienne la levée du secret dans cette affaire, une décision qui relève d’un juge fédéral. Des recours pourraient être soulevés par d’anciens procureurs, des témoins ou des victimes, concernant notamment la protection de la vie privée et le risque d’entrave à des enquêtes toujours actives.”Je crois que nous savons maintenant exactement pourquoi Donald Trump refuse de publier les documents du dossier Epstein”, a commenté sur X l’élu démocrate Pat Ryan après la diffusion de l’article du WSJ.Le 7 juillet, le ministère de la Justice et le FBI, la police fédérale, ont annoncé n’avoir découvert aucun élément nouveau dans le dossier Epstein qui justifierait la publication de nouveaux documents.Ils ont confirmé le suicide en prison du financier et affirmé n’avoir découvert, lors d’un examen approfondi de la totalité du dossier, ni “liste de clients” d’un réseau d’exploitation sexuelle ni “preuves crédibles qu’il aurait fait chanter des personnes puissantes”.Ces conclusions ont ulcéré une partie de la base de Donald Trump, qui espérait des révélations explosives avec son retour au pouvoir, son administration s’étant engagée à “lever le voile” sur cette affaire “répugnante”.En février, Mme Bondi avait rendu publics de nombreux documents du dossier qui ne contenaient aucune révélation majeure.La complice de Jeffrey Epstein, Ghislaine Maxwell, a été condamnée à 20 ans de prison en juin 2022. 

Soixante ans après la disparition de Ben Barka, l’enquête va bientôt connaître des avancées, assure son fils

Soixante ans après la disparition de Mehdi Ben Barka, enlevé à Paris en 1965 et dont le corps n’a jamais été retrouvé, l’enquête, menée en France par une nouvelle juge d’instruction, va bientôt connaître des avancées, assure le fils de l’opposant marocain.Bachir Ben Barka a été auditionné pendant deux heures jeudi par cette nouvelle magistrate chargée des investigations menées à Paris, dans une instruction qui court depuis 1975 et présentée comme la plus ancienne en France.”On sent cette juge vraiment impliquée. En un an, elle s’est imprégnée du dossier et elle veut mener des investigations”, a déclaré à l’AFP Bachir Ben Barka, entendu comme partie civile. “L’enquête n’est pas au point mort”, selon lui.”Le temps écoulé favorise la relecture des pièces sous un jour nouveau”, note celui qui été auditionné pour la première fois en 1975 et n’avait pas été auditionné depuis 2019.- Nombreuses hypothèses -Le mystère pèse toujours sur l’affaire Ben Barka, soixante après. Comment ce grand acteur de l’indépendance est-il mort ? Où est son corps ?Figure de proue du mouvement anticolonialiste et opposant au roi Hassan II, Mehdi Ben Barka a été enlevé le 29 octobre 1965 devant la brasserie Lipp à Paris. Condamné à mort par contumace par la justice marocaine, Ben Barka, 45 ans, n’est jamais reparu.De nombreuses hypothèses ont été envisagées: son corps aurait été coulé dans du béton à proximité d’une autoroute, découpé en morceaux, dissous dans une cuve d’acide, enterré dans la forêt de Saint-Germain-en-Laye (Yvelines) ou sous la mosquée d’Evry (Essonne), sa tête aurait été rapatriée au Maroc et enterrée dans une ancienne prison secrète…Quelle est l’intime conviction du fils ? “Je ne veux pas m’en faire”, répond-il à l’AFP. “Il y a eu tellement de fausses pistes, j’attends que les faits soient vérifiés par la procédure judiciaire”.Un premier procès en 1967 a permis d’établir que l’enlèvement avait été planifié par les services secrets marocains avec la complicité de policiers et de truands français. Mais l’affaire n’avait pas été totalement élucidée.”Il est avéré que les services israéliens sont impliqués dans la disparition, que les services français et américains ont eu connaissance en amont”, soutient M. Ben Barka. Surtout, “le cynisme des autorités marocaines et françaises, qui jouent la montre, me met en colère”, insiste-t-il. – “Mascarade” -Bachir Ben Barka dénonce des commissions rogatoires internationales au Maroc “sans réponse”. Ou encore “la mascarade” jouée selon lui par l’Etat français, quand le gouvernement a annoncé déclassifier plus de 80 pièces… alors qu’elles “étaient déjà au dossier”.”Je pense qu’ils attendent que tous les témoins soient morts”, déplore le fils de l’opposant marocain.Côté suspects, sur les cinq mandats d’arrêt émis en 2007 par un juge d’instruction parisien, “deux” seulement sont encore valables (visant le général Hosni Benslimane, chef de la gendarmerie royale au moment des faits, et Miloud Tounsi, alias Larbi Chtouki, un membre présumé du commando) car “les trois autres personnes visées sont décédées”.”Dans ce type de dossiers, le temps n’est pas un ennemi, il peut être un atout”, a toutefois relevé Me Marie Dosé, avocate de Bachir Ben Barka: “Des témoins peuvent oser parler, des dossiers être déclassifiés…”.A l’été 2010, une perquisition inédite avait été réalisée au Service de documentation extérieure et de contre-espionnage (Sdece, services secrets) devenu Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), menant à la saisie de plus de 400 archives. Mais seuls “des documents mineurs” avaient été déclassifiés, selon M. Ben Barka.”On essaie depuis de faire déclassifier les autres”, a ajouté M. Ben Barka. Et d’espérer: “Il faut faire sauter le mur de la raison d’Etat”.

Serge Atlaoui, ex-condamné à mort en Indonésie, est sorti de prison après 20 ans de détention

La liberté, après vingt ans de détention dont dix-huit dans le couloir de la mort: Serge Atlaoui, ex-condamné à la peine capitale en Indonésie pour trafic de drogue, transféré et incarcéré en février en France, est sorti de prison ce vendredi.Vêtu d’un pantalon gris et d’un tee-shirt blanc, il a été accueilli à sa sortie de la prison de Meaux (Seine-et-Marne) par son avocat, Me Richard Sédillot, à qui il a fait une longue accolade, a constaté une journaliste de l’AFP. “Jamais je n’aurais cru que ça arriverait (…), il était temps, après 20 ans”, a déclaré Serge Atlaoui devant les quelques médias présents. “C’est une journée exceptionnelle aujourd’hui pour ma famille, mes proches, tous ceux qui m’ont soutenu”, a-t-il ajouté, racontant que “l’éloignement et la solitude” avaient été “le plus dur à supporter” durant toutes ces années.La voix légèrement teintée d’émotion et les yeux brillants, il a raconté avoir dit “au revoir et à jamais” aux surveillants pénitentiaires avant de sortir.”Il va respirer une liberté attendue, espérée depuis tant d’années”, avait annoncé sa femme Sabine Atlaoui vendredi matin sur RTL, ajoutant ne pas vouloir dévoiler le lieu et le moment où elle retrouvera son mari qui avait été condamné en Indonésie pour narcotrafic et était détenu depuis 2005. “Se dire qu’il est de retour, qu’il va être auprès de nous à nouveau dans notre quotidien, c’est tellement incroyable que je le réalise sans le réaliser”, a raconté Mme Atlaoui, très émue. – “Se reconstruire” -“Je vais redécouvrir mon mari et à l’inverse, il va me redécouvrir. Il y a 20 ans quand même, donc on va se reconstruire. Tout le monde va devoir apprendre à vivre normalement”, a-t-elle confié. La peine de Serge Atlaoui, 61 ans, ayant été commuée en droit français en 30 années de réclusion criminelle par le tribunal de Pontoise en février, l’artisan-soudeur était théoriquement éligible à la libération conditionnelle depuis 2011 selon les règles françaises.”Imaginer qu’il y a quelques années, il était au bord de la mort, que son cercueil avait été fabriqué, qu’on nous annonçait déjà qu’il allait être exécuté (…), je me dis aujourd’hui que la persévérance et le travail payent”, a réagi Me Richard Sédillot, se disant “très heureux”. Originaire de Metz, Serge Atlaoui avait été arrêté en 2005 dans une usine près de Jakarta où des dizaines de kilos de drogue avaient été découverts. Les autorités indonésiennes l’avaient accusé d’être un “chimiste”.Le Français s’est toujours défendu d’être un trafiquant de drogue, affirmant qu’il n’avait fait qu’installer des machines industrielles dans ce qu’il croyait être une usine d’acrylique.Initialement condamné à la prison à vie, il avait vu la Cour suprême indonésienne alourdir la sentence et le condamner à la peine capitale en appel en 2007.- Dernière minute -L’affaire avait fait grand bruit en Indonésie, où la législation antidrogue est l’une des plus sévères du monde. Mais aussi en France où des personnalités s’étaient mobilisées pour le soutenir, en faisant un symbole de la lutte contre la peine de mort.Serge Atlaoui devait être exécuté aux côtés de neuf autres condamnés en 2015, mais avait obtenu un sursis de dernière minute après une pression diplomatique intense de la part des autorités françaises.”Très clairement, le travail diplomatique durant toutes ces années a fait revenir mon mari et a pu faire en sorte qu’en France, on puisse avoir une issue de liberté pour nous”, a souligné Mme Atlaoui sur RTL. M. Atlaoui et la Philippine Mary Jane Veloso, également condamnée à mort pour trafic de drogue, figuraient tous deux sur une liste de 10 détenus qui devaient passer devant le peloton d’exécution le même jour d’avril 2015: huit furent exécutés, mais leurs deux noms ont été retirés de la liste au dernier moment.Sous la houlette du nouveau président Prabowo Subianto, Jakarta avait ouvert la voie début novembre 2024 à de possibles rapatriements de prisonniers, indiquant être également en discussion avec les Philippines et l’Australie. Mary Jane Veloso a ainsi été rapatriée à Manille le 18 décembre, et Serge Atlaoui a finalement été transféré en France en février dernier. Son retour avait confronté la justice au cas inédit d’adaptation en droit français d’une peine capitale, abolie dans le pays depuis 1981. La justice française n’était pas compétente sur le fond de l’affaire, définitivement jugée en Indonésie, et pouvait seulement se prononcer sur la peine de Serge Atlaoui. Le parquet de Pontoise avait alors requis à son encontre une réclusion criminelle à perpétuité, en estimant que la peine de mort étant la plus haute peine possible, il fallait lui substituer celle qui était la plus “rigoureuse” dans la législation française.Le tribunal lui avait finalement infligé la peine maximale encourue pour la fabrication et la production de stupéfiants en bande organisée, 30 ans de réclusion criminelle.

Les conséquences en cascade des coupes de l’aide internationale américaine

La destruction par les Etats-Unis de centaines de tonnes de nourriture d’urgence périmée, qui a choqué, témoigne des difficultés engendrées par les coupes budgétaires drastiques menées par le gouvernement de Donald Trump dans l’aide internationale.Près de 500 tonnes de biscuits à haute teneur énergétique, entreposés à Dubaï et destinés à l’alimentation d’urgence de jeunes enfants souffrant de malnutrition en Afghanistan et au Pakistan, ont été incinérés car la date de péremption a été dépassée en juillet, ont confirmé des responsables américains.Cette affaire, qui a provoqué l’indignation de l’opposition démocrate et placé le gouvernement américain dans l’embarras, surgit au moment où le Congrès a définitivement approuvé vendredi un texte supprimant quelque 9 milliards de dollars de fonds publics déjà alloués, principalement destinés à l’aide internationale.Pepfar, le programme mondial de lutte contre le sida visé au départ par une coupe de 400  millions de dollars, a été préservé in extremis par des sénateurs républicains modérés.L’aide internationale représente 1% environ du budget fédéral des Etats-Unis, qui sont le principal donateur dans le monde.Cela permettra de supprimer le financement de “9 milliards de dollars de conneries”, s’est réjouie la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.L’essentiel de ces fonds était attribué à l’Agence américaine pour le développement international (USAID), aux portes désormais closes.Pressé de questions à ce sujet lors d’une audition parlementaire mercredi, le secrétaire adjoint du département d’Etat chargé des ressources humaines, Michael Rigas, avait lâché que cela avait pu résulter “de la fermeture de l’USAID”.Il s’est dit “affligé”, mais ses propos ont sonné comme un désaveu pour une administration Trump qui affiche sa détermination à lutter contre la gabegie, l’un des arguments avancés pour démanteler l’USAID.La porte-parole du département d’Etat, Tammy Bruce, a expliqué devant la presse jeudi qu’il était d’usage de détruire toute aide alimentaire périmée mais rejeté toute négligence de la part du gouvernement.”Nous ne recevrons pas de leçons sur la question de l’aide alimentaire ou sur ce que nous faisons pour le reste du monde, en tant que premier donateur mondial d’aide alimentaire et d’autres formes d’aide”, a-t-elle dit.- Face au “vide” -Après plus de six décennies d’existence, l’USAID a officiellement fermé ses portes le 1er juillet, l’administration Trump ayant jugé qu’elle ne servait pas les intérêts des Etats-Unis. L’organisme a été fusionné avec le département d’Etat.Sa fermeture a provoqué un séisme dans les milieux humanitaires.Depuis son retour au pouvoir en janvier, le président Trump et son gouvernement ont supprimé 83% des financements des programmes à l’étranger de l’agence américaine de développement, et le texte discuté au Congrès taille aussi dans les budgets dédiés à de multiples programmes allant de l’assistance aux réfugiés à la promotion de la démocratie.Parmi les organisations internationales touchées, plusieurs fonds de l’ONU, pour l’enfance (Unicef), le développement (PNUD) ou pour la population (FNUAP), voient la contribution américaine rabotée ou supprimée.Une récente étude publiée dans la prestigieuse revue médicale The Lancet a révélé que l’effondrement des financements américains dédiés à l’aide internationale pourrait entraîner plus de 14 millions de morts supplémentaires d’ici 2030 parmi les plus vulnérables, dont un tiers d’enfants.”Ce qui se passe n’est pas seulement un revers temporaire ; c’est un démantèlement du système d’aide mondial à un moment où le monde en a le plus besoin”, déplore Kate Phillips-Barrasso, vice-présidente du Mercy Corps, un groupe spécialisé dans l’aide humanitaire.Parlant du “vide” ainsi créé par les Etats-Unis, elle note par exemple que Washington est “le principal donateur dans des pays comme le Soudan, le Nigeria et la Somalie”, y finançant plus de 50% de l’aide humanitaire.Au-delà, ce sont nombre de projets à plus long terme qui sont aussi menacés.”Les projets d’infrastructure ne sont pas des choses pour lesquelles 75% sont acceptables. Soit c’est fait, soit ce n’est pas fait”, affirme-t-elle en citant en exemple un programme à Goma, en République démocratique du Congo, pour améliorer l’eau potable, qui a été brusquement interrompu.Ces coupes budgétaires interviennent quelques jours après l’annonce du licenciement de plus de 1.300 employés du département d’Etat, ainsi que la suppression de multiples missions, dans le cadre d’une refonte majeure menée par le secrétaire d’Etat Marco Rubio pour ajuster la diplomatie américaine aux objectifs idéologiques du président Trump.