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Syrie: combats à l’entrée de Soueida, l’ONU demande la fin de “l’effusion de sang”

Des affrontements opposent vendredi soir des combattants tribaux à des groupes druzes à l’entrée de Soueida, dans le sud de la Syrie où les combats ont déjà fait des centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés ces derniers jours.La présidence syrienne a affirmé vendredi soir travailler à l’envoi d’une “force spéciale” dans la zone, d’où elle avait retirée ses soldats la veille sous la pression d’Israël.L’ONU a appelé à arrêter “l’effusion de sang” après les affrontements dans cette région à majorité druze qui ont éclaté dimanche soir et fait 638 morts selon un dernier bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).”Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré à un correspondant de l’AFP Rouba, membre du personnel de l’hôpital gouvernemental de Soueida qui ne veut pas donner son nom de famille.L’établissement, le seul encore fonctionnel dans cette ville, a accueilli “plus de 400 corps depuis lundi matin”, parmi lesquels “des femmes, des enfants et des personnes âgées”, a déclaré à l’AFP le médecin Omar Obeid.Ces violences fragilisent encore plus le pouvoir du président intérimaire, Ahmad al-Chareh, qui a renversé, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Dans un communiqué vendredi soir, la présidence a exhorté “toutes les parties à faire preuve de retenue et à privilégier la raison”, tout en affirmant travailler “à l’envoi d’une force spéciale pour mettre fin aux affrontements”.- “Appels à l’aide” -Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. L’OSDH, des témoins et des groupes druzes ont toutefois accusé les forces syriennes d’avoir combattu au côté des bédouins et d’avoir commis des exactions.Les forces gouvernementales s’étaient retirées jeudi de la ville, après des menaces et des bombardements d’Israël qui a dit vouloir protéger la minorité druze, M. Chareh affirmant sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël.Un cessez-le-feu a été conclu entre les parties syriennes mais la présidence a accusé jeudi soir les combattants druzes de l’avoir violé.Vendredi matin, des combattants de tribus arabes sunnites, qui ont afflué de différentes régions syriennes pour prêter main forte aux bédouins, s’étaient massés autour de Soueida, selon des correspondants de l’AFP sur place.Et vendredi soir quelque 200 de ces combattants ont été vus par l’AFP échangeant des tirs d’armes automatiques à l’entrée ouest de la ville avec les groupes druzes positionnés à l’intérieur.L’OSDH a confirmé des combats dans ce secteur, ajoutant que “des bombardements visaient des quartiers de la ville”. Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé au correspondant de l’AFP près du village druze de Walgha être venu avec ses hommes de la région de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.Le correspondant de l’AFP a vu des maisons, des commerces et des voitures brûlés à Walgha, désormais sous contrôle des forces tribales et des bédouins.Selon l’OSDH, “les combattants tribaux sont encouragés et soutenus par les autorités syriennes qui ne peuvent plus se déployer à Soueida en raison des menaces d’Israël”.Le haut-commissaire de l’ONU aux droits humains, Volker Türk, a demandé que “l’effusion de sang” cesse, soulignant que la protection de toutes les personnes devait être “la priorité absolue”.”Des enquêtes indépendantes, rapides et transparentes doivent être menées sur toutes les violations, et les responsables doivent être amenés à rendre des comptes”, a-t-il ajouté dans un communiqué.Près de 80.000 personnes ont été déplacées en raison des violences, s’est alarmée l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).Dans la ville même, privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées, “la situation est catastrophique. Il n’y a même plus de lait pour nourrissons”, a déclaré à l’AFP le rédacteur en chef du site local Suwayda 24, Rayan Maarouf.- “Les gens manquent de tout” -Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit “profondément préoccupé par la détérioration rapide de la situation humanitaire” dans la région.”Les gens manquent de tout. Les hôpitaux ont de plus en plus de mal à soigner les blessés et les malades”, a déclaré Stephan Sakalian, chef de la délégation du CICR en Syrie.Mercredi, Israël avait bombardé plusieurs cibles au coeur de Damas dont le QG de l’armée, faisant trois morts selon les autorités. Les Etats-Unis, alliés d’Israël et affichant leur soutien au nouveau dirigeant syrien malgré son passé jihadiste, ont affirmé jeudi n’avoir apporté aucun soutien aux frappes israéliennes en Syrie.Le président russe, Vladimir Poutine, a exprimé vendredi, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue turc, sa “profonde préoccupation” face aux violences en Syrie. Recep Tayyip Erdogan y a vu de son côté “une menace pour l’ensemble de la région”.Les combats avaient commencé dimanche entre groupes druzes et tribus bédouines locales, aux relations tendues depuis des décennies.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.

Syrie: combats à l’entrée de Soueida, l’ONU demande la fin de “l’effusion de sang”

Des affrontements opposent vendredi soir des combattants tribaux à des groupes druzes à l’entrée de Soueida, dans le sud de la Syrie où les combats ont déjà fait des centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés ces derniers jours.La présidence syrienne a affirmé vendredi soir travailler à l’envoi d’une “force spéciale” dans la zone, d’où elle avait retirée ses soldats la veille sous la pression d’Israël.L’ONU a appelé à arrêter “l’effusion de sang” après les affrontements dans cette région à majorité druze qui ont éclaté dimanche soir et fait 638 morts selon un dernier bilan de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).”Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré à un correspondant de l’AFP Rouba, membre du personnel de l’hôpital gouvernemental de Soueida qui ne veut pas donner son nom de famille.L’établissement, le seul encore fonctionnel dans cette ville, a accueilli “plus de 400 corps depuis lundi matin”, parmi lesquels “des femmes, des enfants et des personnes âgées”, a déclaré à l’AFP le médecin Omar Obeid.Ces violences fragilisent encore plus le pouvoir du président intérimaire, Ahmad al-Chareh, qui a renversé, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Dans un communiqué vendredi soir, la présidence a exhorté “toutes les parties à faire preuve de retenue et à privilégier la raison”, tout en affirmant travailler “à l’envoi d’une force spéciale pour mettre fin aux affrontements”.- “Appels à l’aide” -Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. L’OSDH, des témoins et des groupes druzes ont toutefois accusé les forces syriennes d’avoir combattu au côté des bédouins et d’avoir commis des exactions.Les forces gouvernementales s’étaient retirées jeudi de la ville, après des menaces et des bombardements d’Israël qui a dit vouloir protéger la minorité druze, M. Chareh affirmant sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël.Un cessez-le-feu a été conclu entre les parties syriennes mais la présidence a accusé jeudi soir les combattants druzes de l’avoir violé.Vendredi matin, des combattants de tribus arabes sunnites, qui ont afflué de différentes régions syriennes pour prêter main forte aux bédouins, s’étaient massés autour de Soueida, selon des correspondants de l’AFP sur place.Et vendredi soir quelque 200 de ces combattants ont été vus par l’AFP échangeant des tirs d’armes automatiques à l’entrée ouest de la ville avec les groupes druzes positionnés à l’intérieur.L’OSDH a confirmé des combats dans ce secteur, ajoutant que “des bombardements visaient des quartiers de la ville”. Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé au correspondant de l’AFP près du village druze de Walgha être venu avec ses hommes de la région de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.Le correspondant de l’AFP a vu des maisons, des commerces et des voitures brûlés à Walgha, désormais sous contrôle des forces tribales et des bédouins.Selon l’OSDH, “les combattants tribaux sont encouragés et soutenus par les autorités syriennes qui ne peuvent plus se déployer à Soueida en raison des menaces d’Israël”.Le haut-commissaire de l’ONU aux droits humains, Volker Türk, a demandé que “l’effusion de sang” cesse, soulignant que la protection de toutes les personnes devait être “la priorité absolue”.”Des enquêtes indépendantes, rapides et transparentes doivent être menées sur toutes les violations, et les responsables doivent être amenés à rendre des comptes”, a-t-il ajouté dans un communiqué.Près de 80.000 personnes ont été déplacées en raison des violences, s’est alarmée l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).Dans la ville même, privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées, “la situation est catastrophique. Il n’y a même plus de lait pour nourrissons”, a déclaré à l’AFP le rédacteur en chef du site local Suwayda 24, Rayan Maarouf.- “Les gens manquent de tout” -Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit “profondément préoccupé par la détérioration rapide de la situation humanitaire” dans la région.”Les gens manquent de tout. Les hôpitaux ont de plus en plus de mal à soigner les blessés et les malades”, a déclaré Stephan Sakalian, chef de la délégation du CICR en Syrie.Mercredi, Israël avait bombardé plusieurs cibles au coeur de Damas dont le QG de l’armée, faisant trois morts selon les autorités. Les Etats-Unis, alliés d’Israël et affichant leur soutien au nouveau dirigeant syrien malgré son passé jihadiste, ont affirmé jeudi n’avoir apporté aucun soutien aux frappes israéliennes en Syrie.Le président russe, Vladimir Poutine, a exprimé vendredi, lors d’une conversation téléphonique avec son homologue turc, sa “profonde préoccupation” face aux violences en Syrie. Recep Tayyip Erdogan y a vu de son côté “une menace pour l’ensemble de la région”.Les combats avaient commencé dimanche entre groupes druzes et tribus bédouines locales, aux relations tendues depuis des décennies.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.

A Bruxelles, la chasse au trésor des glaces antarctiques

Dans une petite pièce réfrigérée de l’université de Bruxelles, des scientifiques en parka découpent des carottes glaciaires antarctiques vieilles de dizaines de milliers d’années, première étape d’un long jeu de piste pour décrypter le réchauffement climatique.Au coeur de ces cylindres de glace, de minuscules bulles d’air offrent un instantané de l’atmosphère terrestre telle qu’elle était à cette lointaine époque.Analyser “les climats du passé” permet de comprendre ce qui “pourrait arriver dans le futur” sur la planète, explique Harry Zekollari, glaciologue à l’Université de Bruxelles (VUB).Ce chercheur fait partie d’une équipe de quatre personnes qui s’est rendue en Antarctique en novembre. “Comme dans une chasse au trésor”, il traque les glaces les plus anciennes du monde, tout en s’efforçant d’éviter les forages les plus coûteux.Près du pôle Sud, dans les profondeurs du continent blanc, se cache de la glace de plusieurs millions d’années, enfouie sous des kilomètres de neige plus fraîche. Mais y accéder est très difficile et les coûts des expéditions s’envolent vite.Une mission récente financée par l’Union européenne a ainsi rapporté des échantillons d’environ 1,2 million d’années, pour un budget total de 11 millions d’euros.Pour réduire les coûts, l’équipe de l’Université de Bruxelles a opté pour une méthode différente: tenter d’identifier des zones plus accessibles, à l’aide de données satellites et d’analyses du relief et de la météo. Tout comme l’eau, la glace s’écoule lentement vers la côte, explique Maaike Izeboud, une spécialiste en télédétection à la VUB. Et lorsqu’elle rencontre un obstacle, comme une crête rocheuse, les couches inférieures peuvent être repoussées vers la surface. Les conditions météorologiques jouent aussi. Dans de rares endroits, les vents forts empêchent la formation d’une neige épaisse et rendent accessibles d’importantes couches de glace.Ces “zones de glace bleue sont très spéciales”, raconte Maaike Izeboud. Leur couleur tranche avec la blancheur du continent et elles ne représentent qu’1% du territoire antarctique.- Indiana Jones -L’équipe de Bruxelles s’est concentrée sur une étendue de glace bleue située à environ 2.300 mètres d’altitude, à une soixantaine de kilomètres de la station de recherche belge Princesse Elisabeth en Antarctique.Des météorites anciennes y avaient été découvertes auparavant — un indice que la glace environnante pourrait être très vieille, selon les chercheurs.Un camp en conteneurs y a été installé et, après quelques semaines de mesures, de forage et de repas surgelés, l’équipe a extrait en janvier 15 carottes de glace totalisant 60 mètres de longueur.La précieuse marchandise a ensuite été expédiée d’Afrique du Sud vers la Belgique, où elle est arrivée fin juin.Dans un austère bâtiment universitaire en ciment, dans la capitale belge, les carottes de glace sont maintenant découpées en morceaux plus petits, avant d’être envoyées à des laboratoires spécialisés en France et en Chine pour datation.Harry Zekollari espère que certains échantillons, prélevés à une faible profondeur d’environ 10 mètres, atteindront les 100.000 ans.Afin de revenir forer au même endroit beaucoup plus profondément pour décrocher le gros lot.Le chercheur de 36 ans s’amuse à comparer son travail à celui d’Indiana Jones. “Nous essayons de localiser le bon emplacement sur la carte… et dans un an et demi, nous y retournerons pour forer.””On rêve un peu, mais nous espérons peut-être trouver de la glace vieille de trois, quatre, cinq millions d’années”, s’enthousiasme-t-il. Un tel trésor pourrait fournir des données cruciales aux climatologues étudiant les effets du réchauffement climatique.Les projections climatiques reposent notamment sur les données existantes au sujet des températures passées et des gaz à effet de serre dans l’atmosphère — mais il manque des pièces du puzzle.A la fin du siècle, les températures pourraient atteindre des niveaux similaires à ceux connus par la planète entre 2,6 et 3,3 millions d’années en arrière, explique Etienne Legrain, 29 ans, paléoclimatologue à l’Université de Bruxelles.Mais à ce jour, peu de données existent sur les niveaux de CO2 de cette époque, pourtant clé pour comprendre à quel point le réchauffement risque de s’amplifier.”Nous ne connaissons pas le lien entre la concentration en CO2 et la température dans un climat plus chaud que celui d’aujourd’hui”, relève Etienne Legrain.L’équipe de Bruxelles espère trouver la réponse dans la glace très ancienne. “Les bulles d’air sont l’atmosphère du passé”, explique le trentenaire. “C’est vraiment magique quand on le ressent.” 

A Bruxelles, la chasse au trésor des glaces antarctiques

Dans une petite pièce réfrigérée de l’université de Bruxelles, des scientifiques en parka découpent des carottes glaciaires antarctiques vieilles de dizaines de milliers d’années, première étape d’un long jeu de piste pour décrypter le réchauffement climatique.Au coeur de ces cylindres de glace, de minuscules bulles d’air offrent un instantané de l’atmosphère terrestre telle qu’elle était à cette lointaine époque.Analyser “les climats du passé” permet de comprendre ce qui “pourrait arriver dans le futur” sur la planète, explique Harry Zekollari, glaciologue à l’Université de Bruxelles (VUB).Ce chercheur fait partie d’une équipe de quatre personnes qui s’est rendue en Antarctique en novembre. “Comme dans une chasse au trésor”, il traque les glaces les plus anciennes du monde, tout en s’efforçant d’éviter les forages les plus coûteux.Près du pôle Sud, dans les profondeurs du continent blanc, se cache de la glace de plusieurs millions d’années, enfouie sous des kilomètres de neige plus fraîche. Mais y accéder est très difficile et les coûts des expéditions s’envolent vite.Une mission récente financée par l’Union européenne a ainsi rapporté des échantillons d’environ 1,2 million d’années, pour un budget total de 11 millions d’euros.Pour réduire les coûts, l’équipe de l’Université de Bruxelles a opté pour une méthode différente: tenter d’identifier des zones plus accessibles, à l’aide de données satellites et d’analyses du relief et de la météo. Tout comme l’eau, la glace s’écoule lentement vers la côte, explique Maaike Izeboud, une spécialiste en télédétection à la VUB. Et lorsqu’elle rencontre un obstacle, comme une crête rocheuse, les couches inférieures peuvent être repoussées vers la surface. Les conditions météorologiques jouent aussi. Dans de rares endroits, les vents forts empêchent la formation d’une neige épaisse et rendent accessibles d’importantes couches de glace.Ces “zones de glace bleue sont très spéciales”, raconte Maaike Izeboud. Leur couleur tranche avec la blancheur du continent et elles ne représentent qu’1% du territoire antarctique.- Indiana Jones -L’équipe de Bruxelles s’est concentrée sur une étendue de glace bleue située à environ 2.300 mètres d’altitude, à une soixantaine de kilomètres de la station de recherche belge Princesse Elisabeth en Antarctique.Des météorites anciennes y avaient été découvertes auparavant — un indice que la glace environnante pourrait être très vieille, selon les chercheurs.Un camp en conteneurs y a été installé et, après quelques semaines de mesures, de forage et de repas surgelés, l’équipe a extrait en janvier 15 carottes de glace totalisant 60 mètres de longueur.La précieuse marchandise a ensuite été expédiée d’Afrique du Sud vers la Belgique, où elle est arrivée fin juin.Dans un austère bâtiment universitaire en ciment, dans la capitale belge, les carottes de glace sont maintenant découpées en morceaux plus petits, avant d’être envoyées à des laboratoires spécialisés en France et en Chine pour datation.Harry Zekollari espère que certains échantillons, prélevés à une faible profondeur d’environ 10 mètres, atteindront les 100.000 ans.Afin de revenir forer au même endroit beaucoup plus profondément pour décrocher le gros lot.Le chercheur de 36 ans s’amuse à comparer son travail à celui d’Indiana Jones. “Nous essayons de localiser le bon emplacement sur la carte… et dans un an et demi, nous y retournerons pour forer.””On rêve un peu, mais nous espérons peut-être trouver de la glace vieille de trois, quatre, cinq millions d’années”, s’enthousiasme-t-il. Un tel trésor pourrait fournir des données cruciales aux climatologues étudiant les effets du réchauffement climatique.Les projections climatiques reposent notamment sur les données existantes au sujet des températures passées et des gaz à effet de serre dans l’atmosphère — mais il manque des pièces du puzzle.A la fin du siècle, les températures pourraient atteindre des niveaux similaires à ceux connus par la planète entre 2,6 et 3,3 millions d’années en arrière, explique Etienne Legrain, 29 ans, paléoclimatologue à l’Université de Bruxelles.Mais à ce jour, peu de données existent sur les niveaux de CO2 de cette époque, pourtant clé pour comprendre à quel point le réchauffement risque de s’amplifier.”Nous ne connaissons pas le lien entre la concentration en CO2 et la température dans un climat plus chaud que celui d’aujourd’hui”, relève Etienne Legrain.L’équipe de Bruxelles espère trouver la réponse dans la glace très ancienne. “Les bulles d’air sont l’atmosphère du passé”, explique le trentenaire. “C’est vraiment magique quand on le ressent.” 

La police britannique sur le qui-vive après des heurts devant un hôtel hébergeant des demandeurs d’asile

La police d’une ville de la grande banlieue de Londres était sur le qui-vive vendredi, après des violences durant lesquelles huit policiers ont été blessés jeudi soir devant un hôtel hébergeant des demandeurs d’asile.Trois véhicules ont été endommagés durant ces violences qui ont duré plusieurs heures dans la ville d’Epping (sud-est de l’Angleterre), selon la police locale.Selon la police, les heurts ont eu lieu près d’un hôtel connu pour accueillir des demandeurs d’asile, ciblé ces derniers jours par plusieurs manifestations après la mise en examen d’un demandeur d’asile de 38 ans accusé de trois agressions sexuelles.La police de l’Essex, où se trouve Epping, a attribué ces violences à des individus “venus de l’extérieur” de la région, alors que des vidéos appelant à rejoindre la manifestation circulaient en ligne. Plusieurs influenceurs d’extrême droite étaient présents sur place.”Nous avons monté une équipe de détectives chargée d’analyser les images de vidéosurveillance et les caméras-piétons pour identifier les responsables”, a indiqué à l’AFP un responsable de la police locale, Stuart Hooper. “Ceux qui ont participé peuvent s’attendre à ce qu’on toque à leur porte”, a-t-il prévenu.Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des manifestants masqués lançant des projectiles, escaladant des fourgons de police et s’en prenant aux forces de l’ordre.La police a annoncé qu’elle resterait fortement mobilisée tout le week-end pour prévenir de nouveaux débordements.Elle a rappelé qu’elle soutenait le droit de manifester pacifiquement, mais qu’elle ne tolérerait pas les “actes de violence et de vandalisme”.Ces tensions rappellent les émeutes anti-immigration qui avaient secoué le pays l’été dernier après le meurtre de trois fillettes par un jeune Britannique d’origine rwandaise dans la ville de Southport (nord-ouest).Des émeutiers s’en étaient pris à des hôtels hébergeant des demandeurs d’asile dans plusieurs villes, tentant notamment d’incendier un de ces établissements à Rotherham, dans le nord-est de l’Angleterre.

Le Venezuela rapatrie 7 enfants séparés de leurs parents expulsés des Etats-Unis

Le Venezuela a rapatrié vendredi sept enfants qui avaient été séparés de leurs parents lors de l’expulsion de ces derniers des Etats-Unis, a annoncé le gouvernement de Nicolas Maduro. “Sept garçons et filles” sont arrivés au Venezuela, a déclaré le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello en les accueillant avec la première dame, Cilia Flores, à l’aéroport international de Maiquetia, qui dessert Caracas. Ils ont été “sauvés de l’enlèvement dont ils étaient victimes”, a-t-il ajouté. Les sept enfants sont arrivés à bord d’un vol sous bannière américaine avec à bord 244 autres Vénézuéliens expulsés depuis Houston, au Texas. On ignore quand ces enfants avaient été séparés de leurs parents. Selon Caracas, 30 enfants vénézuéliens ont été séparés de leurs parents aux États-Unis lors des expulsions menées par Washington. Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, avait déclaré le 30 juin que les enfants avaient été “séparés de leurs mères, de leurs pères, de leur famille, de leurs grands-parents” et “emmenés dans des institutions où ils ne devraient pas être”. Nicolas Maduro avait demandé le même jour l’aide du pape Léon XIV. Lundi, le président vénézuélien a indiqué que l’Église catholique effectuait des démarches pour leur retour. Selon les chiffres officiels vénézuéliens, depuis février, un peu plus de 8.200 personnes ont été rapatriées au Venezuela depuis les États-Unis et le Mexique.

Des hauts dignitaires chrétiens à Gaza après des tirs israéliens meurtriers sur une église

Les deux plus hauts dignitaires chrétiens de la Terre Sainte ont effectué une rare visite vendredi à Gaza, après des tirs israéliens meurtriers sur une église catholique dans le territoire palestinien, qui ont provoqué des condamnations internationales.Cette rare visite dans la bande de Gaza ravagée par plus de 21 mois de guerre entre Israël et le Hamas, intervient au lendemain des “profonds” regrets exprimés par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, après selon lui un “tir indirect” qui a touché l’église de la Sainte-famille à Gaza-ville.C’est la seule église catholique de la bande de Gaza, où la guerre a été déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Israël contrôle strictement l’accès à la bande de Gaza assiégée, où la Défense civile a fait état d’au moins 33 morts dans de nouveaux bombardements israéliens, notamment à Khan Younès.Dans cette ville du sud, des habitants ont fouillé à mains nues les décombres à la recherche de survivants.”Des familles entières sont ensevelies sous les gravats”, a déclaré à l’AFP Louai Abou Sahloul, un proche des victimes.- “Comme des morts-vivants” -“Les gens sont comme des morts-vivants, épuisés par la faim, la douleur et la destruction”, a-t-il ajouté.Interrogée à propos de la frappe à Khan Younès, l’armée israélienne a déclaré à l’AFP avoir frappé une “infrastructure terroriste appartenant au Hamas” et assuré avoir pris des mesures pour limiter les risques pour les civils.Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a en outre fait état de la mort de 10 personnes en quête d’aide humanitaire, dont neuf près d’un centre d’aide américain, tués selon lui par des tirs israéliens près de Rafah, dans le sud du territoire.Dans la ville de Gaza, le patriarche latin catholique de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa, et son homologue grec orthodoxe, Théophilos III, ont visité l’église de la Sainte-Famille.”Les patriarches ont rencontré des familles ayant trouvé refuge sur place. Ils ont présenté leurs condoléances (…) ont constaté personnellement les dégâts subis par l’église lors de la récente frappe”, a indiqué le Patriarcat latin de Jérusalem.Ils ont également récité des prières et allumé des bougies dans l’église grecque orthodoxe Saint-Porphyre.Le patriarcat latin de Jérusalem avait plus tôt exprimé “la préoccupation des églises de la Terre Sainte pour la communauté de Gaza”.- “Mort imminente” -Les deux responsables religieux ont déclaré que des agences humanitaires avaient facilité leur visite qui a par ailleurs permis la livraison de vivres et de matériel médical d’urgence à la population civile au bord de la famine selon l’ONU.”Nous alertons sur le fait que des centaines de personnes, dont le corps est complètement décharné, sont désormais en danger de mort imminente”, a déclaré vendredi le médecin Sohaib al-Hums, directeur de l’hôpital de campagne koweïtien situé dans la zone d’Al-Mawassi, à Khan Younès. Vendredi, le pape Léon XIV, lors d’une conversation téléphonique avec M. Netanyahu, a appelé à “redynamiser les négociations” en vue d’un cessez-le-feu et exprimé “sa préoccupation face à la situation humanitaire dramatique” à Gaza.Mais les négociations indirectes entre le Hamas et Israël sont dans l’impasse, la branche armée du Hamas accusant vendredi Israël de les bloquer.Jeudi, le patriarcat latin avait affirmé qu’une “frappe de l’armée israélienne” avait touché le complexe de l’église, où sont réfugiés des centaines de déplacés palestiniens, faisant trois morts et 10 blessés parmi lesquels le père Gabriel Romanelli.”Israël regrette profondément qu’un tir indirect ait atteint l’église de la Sainte-Famille”, a indiqué M. Netanyahu jeudi.L’armée israélienne a suggéré “que des éclats d’un obus tiré lors d’une opération dans le secteur ont touché par erreur l’église”.- “Un abri sûr” -Pour le patriarcat latin, “viser un site sacré qui abrite environ 600 déplacés, en majorité des enfants, est une violation flagrante (…) du caractère sacré des sites religieux, supposés fournir un abri sûr en temps de guerre”.Jeudi, Pierbattista Pizzaballa a déclaré à Vatican News: “ce que nous savons avec certitude, c’est qu’un char a frappé directement l’église”.Gaza compte environ un millier de chrétiens, sur une population de plus de deux millions de personnes. La plupart des chrétiens sont des orthodoxes mais, selon le patriarcat, environ 135 catholiques vivent dans le territoire palestinien.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Israël a juré de détruire le Hamas et a lancé en représailles une offensive destructrice dans laquelle au moins 58.667 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Des hauts dignitaires chrétiens à Gaza après des tirs israéliens meurtriers sur une église

Les deux plus hauts dignitaires chrétiens de la Terre Sainte ont effectué une rare visite vendredi à Gaza, après des tirs israéliens meurtriers sur une église catholique dans le territoire palestinien, qui ont provoqué des condamnations internationales.Cette rare visite dans la bande de Gaza ravagée par plus de 21 mois de guerre entre Israël et le Hamas, intervient au lendemain des “profonds” regrets exprimés par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, après selon lui un “tir indirect” qui a touché l’église de la Sainte-famille à Gaza-ville.C’est la seule église catholique de la bande de Gaza, où la guerre a été déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023.Israël contrôle strictement l’accès à la bande de Gaza assiégée, où la Défense civile a fait état d’au moins 33 morts dans de nouveaux bombardements israéliens, notamment à Khan Younès.Dans cette ville du sud, des habitants ont fouillé à mains nues les décombres à la recherche de survivants.”Des familles entières sont ensevelies sous les gravats”, a déclaré à l’AFP Louai Abou Sahloul, un proche des victimes.- “Comme des morts-vivants” -“Les gens sont comme des morts-vivants, épuisés par la faim, la douleur et la destruction”, a-t-il ajouté.Interrogée à propos de la frappe à Khan Younès, l’armée israélienne a déclaré à l’AFP avoir frappé une “infrastructure terroriste appartenant au Hamas” et assuré avoir pris des mesures pour limiter les risques pour les civils.Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a en outre fait état de la mort de 10 personnes en quête d’aide humanitaire, dont neuf près d’un centre d’aide américain, tués selon lui par des tirs israéliens près de Rafah, dans le sud du territoire.Dans la ville de Gaza, le patriarche latin catholique de Jérusalem, Pierbattista Pizzaballa, et son homologue grec orthodoxe, Théophilos III, ont visité l’église de la Sainte-Famille.”Les patriarches ont rencontré des familles ayant trouvé refuge sur place. Ils ont présenté leurs condoléances (…) ont constaté personnellement les dégâts subis par l’église lors de la récente frappe”, a indiqué le Patriarcat latin de Jérusalem.Ils ont également récité des prières et allumé des bougies dans l’église grecque orthodoxe Saint-Porphyre.Le patriarcat latin de Jérusalem avait plus tôt exprimé “la préoccupation des églises de la Terre Sainte pour la communauté de Gaza”.- “Mort imminente” -Les deux responsables religieux ont déclaré que des agences humanitaires avaient facilité leur visite qui a par ailleurs permis la livraison de vivres et de matériel médical d’urgence à la population civile au bord de la famine selon l’ONU.”Nous alertons sur le fait que des centaines de personnes, dont le corps est complètement décharné, sont désormais en danger de mort imminente”, a déclaré vendredi le médecin Sohaib al-Hums, directeur de l’hôpital de campagne koweïtien situé dans la zone d’Al-Mawassi, à Khan Younès. Vendredi, le pape Léon XIV, lors d’une conversation téléphonique avec M. Netanyahu, a appelé à “redynamiser les négociations” en vue d’un cessez-le-feu et exprimé “sa préoccupation face à la situation humanitaire dramatique” à Gaza.Mais les négociations indirectes entre le Hamas et Israël sont dans l’impasse, la branche armée du Hamas accusant vendredi Israël de les bloquer.Jeudi, le patriarcat latin avait affirmé qu’une “frappe de l’armée israélienne” avait touché le complexe de l’église, où sont réfugiés des centaines de déplacés palestiniens, faisant trois morts et 10 blessés parmi lesquels le père Gabriel Romanelli.”Israël regrette profondément qu’un tir indirect ait atteint l’église de la Sainte-Famille”, a indiqué M. Netanyahu jeudi.L’armée israélienne a suggéré “que des éclats d’un obus tiré lors d’une opération dans le secteur ont touché par erreur l’église”.- “Un abri sûr” -Pour le patriarcat latin, “viser un site sacré qui abrite environ 600 déplacés, en majorité des enfants, est une violation flagrante (…) du caractère sacré des sites religieux, supposés fournir un abri sûr en temps de guerre”.Jeudi, Pierbattista Pizzaballa a déclaré à Vatican News: “ce que nous savons avec certitude, c’est qu’un char a frappé directement l’église”.Gaza compte environ un millier de chrétiens, sur une population de plus de deux millions de personnes. La plupart des chrétiens sont des orthodoxes mais, selon le patriarcat, environ 135 catholiques vivent dans le territoire palestinien.L’attaque du 7-Octobre a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Israël a juré de détruire le Hamas et a lancé en représailles une offensive destructrice dans laquelle au moins 58.667 personnes, majoritairement des civils, ont été tuées, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Questions autour du don de 180.300 euros de Mbappé à cinq policiers

Kylian Mbappé pouvait-il le faire ? Quelle était la mission des policiers ? De nombreuses interrogations entourent le don de 180.300 euros du capitaine de l’équipe de France à cinq fonctionnaires chargés de la sécurité des Bleus, à l’origine de l’ouverture d’une enquête préliminaire par le parquet de Paris.. Le don qui a déclenché l’affaireUn don de 60.300 euros de Kylian Mbappé au CRS chargé de la sécurité des Bleus, provenant de sa prime du Mondial-2022, a déclenché l’affaire car il a été signalé par un banquier à Tracfin, la cellule de renseignement financier de Bercy, en juillet 2024, selon une source ayant connaissance du dossier.Quatre brigadiers-chefs ont eux reçu 30.000 euros chacun dans ce même cadre, ce qui fait un total de 180.300 euros.”Le don reçu pour le Mondial-2022 était licite, fait par chèque et n’avait pas besoin d’être déclaré. Cela n’a aucun sens de faire un lien a posteriori entre ce don et les interventions réalisées par mon client en 2023 auprès de Kylian Mbappé dans le cadre de déplacements publics”, a assuré vendredi à l’AFP l’avocat du commandant, Jean-Baptiste Soufron.”Ces interventions qui n’ont bénéficié d’aucune contrepartie relevaient de son rôle normal de responsable de la sécurité, et ce d’autant plus qu’il l’avait déjà fait pour d’autres joueurs par le passé au cours de ses 21 ans de mise à disposition auprès de la FFF”, a précisé l’avocat.L’entourage de Kylian Mbappé a transmis un communiqué dans lequel il assure que “tout a été fait dans le respect des règles”, “sans aucune contrepartie”, ajoutant que “depuis ses débuts en équipe de France, il a toujours choisi de reverser l’intégralité de ses primes de sélection”.. L’enquête judiciaireSur cette affaire révélée par le Canard enchaîné, le parquet de Paris a confirmé jeudi avoir ouvert une enquête préliminaire pour travail dissimulé et blanchiment de fraude fiscale sur ces soupçons de prestations privées irrégulières.Ce signalement fait “état d’opérations financières atypiques au profit de cinq fonctionnaires de police” affectés à la protection des équipes de France, selon le parquet qui ajoute que “trois agents de sécurité privée” ont également été rétribués.La Fédération française de football (FFF) “ne fera aucun commentaire sur une enquête en cours, de surcroît s’agissant de faits extérieurs à son périmètre de responsabilité”, a-t-elle dit dans une déclaration envoyée à l’AFP.. L’enquête de l’IGPN, le voyage au CamerounSelon une source proche du dossier, à la suite du signalement de Tracfin, l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) a ouvert une enquête administrative visant le responsable de la sécurité.Celle-ci ne vise pas le don reçu de Mbappé mais l’éventualité que le CRS ait débordé le cadre de ses missions.L’un des déplacements de la star en juillet 2023 au Cameroun, pays d’origine de son père, où il était accompagné par le policier, est notamment visé par l’enquête.Les chèques correspondant au don de l’attaquant des Bleus sont antérieurs à ce voyage. Le commandant de police “n’a jamais été rémunéré pour sa présence auprès de Kylian” en Afrique, assure le camp Mbappé.Selon le Canard Enchaîné, qui a révélé l’affaire, il lui est demandé de rembourser 1,2 million d’euros, correspondant à ses salaires depuis 2011, une somme qu’une source a confirmé à l’AFP.. Une convention au cœur du problèmeLa mission exacte des forces de l’ordre auprès de l’équipe de France est régie par une convention que l’AFP n’a pas pu consulter mais que deux sources en ayant connaissance estiment “mal adaptée” à la réalité du travail des forces de l’ordre, excédant largement toujours selon ces mêmes sources ce qui est prévu par le texte.Il prévoirait notamment que le policier assure 80 jours par an de mission pour l’équipe de France, ce qui est bien en-dessous de son travail effectif selon les mêmes sources.Cette convention a été signée en 2011, pour cadrer une mission que le policier incriminé effectuait depuis 2004 auprès des Bleus.La FFF souligne pour sa part “la très grande qualité des services et le professionnalisme de l’équipe de fonctionnaires de police mise à sa disposition par le ministère de l’Intérieur pour la sécurisation de l’équipe de France”.

Tour de France: Pogacar enfonce le clou à Peyragudes

“Je ne suis pas intouchable mais j’essaie de l’être”: Tadej Pogacar a assis un peu plus sa domination dans le Tour de France en remportant le chrono vendredi sur l’altiport de Peyragudes, où Remco Evenepoel s’est écrasé.Jour après jour, la perspective d’une quatrième victoire finale du Slovène dans la Grande Boucle s’impose, sauf accident, comme une évidence tellement il survole les débats.Jeudi, il avait déjà fait un pas quasi décisif en collant plus de deux minutes à son rival Jonas Vingegaard à Hautacam. Vendredi, il a rajouté 36 secondes en à peine 11 kilomètres d’un contre-la-montre se terminant sur un mur tellement démoralisant à l’altiport de Peyragudes qu’il ne fallait “absolument pas regarder en haut”, comme l’a rappelé Lenny Martinez, 9e de l’étape et meilleur Français.Pogacar lui-même a assuré qu’il avait failli “exploser” dans cet interminable bout-droit, mais au final il compte désormais 4 minutes et 7 secondes d’avance sur Vingegaard après seulement 13 étapes. Vertigineux.”Je suis super content. Ce chrono était un gros point d’interrogation pour moi. Je voulais que tout soit parfait”, a déclaré le Slovène qui, contrairement à ses rivaux, avait opté pour un vélo de route classique mais allégé au maximum, sans porte-bidon, sans guidoline et sans aucune décoration pour s’approcher le plus possible du poids limite réglementaire (6,8 kg).”On avait fait les calculs et ça revenait à peu près au même, alors j’ai choisi le confort, c’était le bon choix.”- Vingegaard “heureux” -Sachant que “la stratégie était simple, y aller à fond du début à la fin”, le maillot jaune avait aussi décidé de faire sans oreillette, se fiant à son instinct et aux temps affichés lors des deux points intermédiaires, où il a pu constater qu’il était “dans le bon rythme” -il les a tous passés en tête.Le voilà déjà à quatre victoires d’étape dans ce Tour, 21 au total, alors qu’il reste encore plusieurs arrivées au sommet qui lui font envie, comme mardi au Mont Ventoux ou jeudi au col de la Loze, où il aura à chaque fois une revanche à prendre.”Si l’opportunité se présente je la saisirai”, a-t-il prévenu, expliquant qu’il était hors de question de commencer à laisser des victoires aux autres alors qu’il est “payé” par son équipe “pour gagner”.Interrogé pour savoir s’il se sentait intouchable, il a répondu: “non mais j’essaie de l’être. Après, personne n’est à l’abri d’un jour sans. En 2022 et 2023, j’ai vécu des moments difficiles sur le Tour où j’ai craqué. Ca peut se reproduire.”C’est aussi ce qui pousse Jonas Vingegaard a vouloir “continuer à y croire”.Vendredi, le Danois était “heureux d’avoir réussi à rebondir” après la journée de la veille qu’il a qualifiée de “terrible” et où “les lumières se sont éteintes” pour lui.- Evenepoel hagard -“Je ne sais pas pourquoi mais je n’étais pas à mon vrai niveau. Je continue à croire en moi et en mon potentiel. Il faut qu’on continue à tenter”, a-t-il dit.Auteur d’une belle montée avec son gigantesque casque rouge aérodynamique, le leader de la Visma s’est même payé le luxe de doubler dans les cinquante derniers mètres Remco Evenepoel, parti deux minutes avant lui.En vérité, on n’avait encore jamais vu le Belge aussi abattu qu’à Peyragudes, complètement hagard au point de ne pas savoir répondre à des questions basiques, lui qui est en temps normal si volubile.”J’étais comme vide. une prestation très faible de ma part”, a bredouillé le double champion olympique, incapable de se projeter sur l’étape du lendemain où l’attendent 4.950 mètres de dénivelé positif. Une troisième et dernière journée dans les Pyrénées qui risquent de le couler encore un peu plus.Seulement 12e du chrono, le Belge conserve de justesse sa troisième place au général, à 7:24 de Pogacar, mais ne compte plus que six secondes d’avance sur l’Allemand Florian Lipowitz, le coleader de l’équipe Red Bull Bora avec Primoz Roglic, auteur également d’un beau chrono en terminant troisième, à 1:20 du vainqueur.Kevin Vauquelin a lui terminé 11e et perdu une place au général (il est désormais 6e).”J’étais mort”, a avoué le Français, une des révélations de ce Tour et toujours en découverte. “J’ai limité la casse, a-t-il ajouté, il vaut mieux avoir une petite contre-perf maintenant que demain”, où le Tourmalet, Aspin, Peyresourde et la montée finale de Luchon-Superbagnères offrent une nouvelle occasion à Pogacar de s’illustrer.