AFP World

Affaire Epstein: Trump attaque en justice le Wall Street Journal et réclame des milliards

Donald Trump réclame au moins dix milliards de dollars pour diffamation au Wall Street Journal après la publication d’un article lui attribuant une lettre salace adressée au financier et délinquant sexuel Jeffrey Epstein, dans un dossier qui embarrasse le président américain auprès de sa base.Le locataire de la Maison Blanche est empêtré depuis plusieurs jours dans cette affaire, qui fait l’objet d’une multitude de théories complotistes, et sur laquelle il avait juré de faire toute la lumière.Elle a connu un nouveau rebondissement jeudi avec un article du Wall Street Journal, selon lequel Donald Trump avait adressé en 2003 une lettre embarrassante à Jeffrey Epstein, dont il avait été proche.Le président américain a attaqué en justice dès le lendemain le prestigieux quotidien, son patron Rupert Murdoch et deux de ses journalistes, et leur réclame au moins dix milliards de dollars, selon la plainte consultée par l’AFP.Donald Trump, en croisade contre les médias traditionnels depuis son retour au pouvoir, a dénoncé sur sa plateforme Truth Social un “+article+ mensonger, malveillant, diffamatoire et totalement FAKE NEWS, paru dans (un) +torchon+ inutile”.Ils “ont inventé cette histoire pour ternir la réputation et l’intégrité du président Trump, et le présenter de manière trompeuse sous un jour mensonger”, peut-on lire dans la plainte.”Nous avons toute confiance dans la rigueur et l’exactitude de nos informations, et nous nous défendrons vigoureusement”, a réagi le groupe propriétaire du Wall Street Journal, Dow Jones. – Fureur des “MAGA” -Dans le même temps, le ministère de la Justice a demandé à un tribunal fédéral d’autoriser la publication des documents judiciaires ayant conduit à l’inculpation de Jeffrey Epstein pour trafic sexuel de mineures en 2019.Le président américain en avait donné l’ordre la veille à sa ministre Pam Bondi, en réponse aux critiques de certains de ses partisans, qui l’accusent de vouloir étouffer la polémique.Jeffrey Epstein n’a jamais été jugé pour ces faits: ce riche financier avait été retrouvé mort dans sa cellule de prison peu de temps après son inculpation. Interrogé vendredi à la Maison Blanche pour savoir s’il comptait réclamer la publication d’autres documents liés au dossier Epstein, le milliardaire de 79 ans n’a pas répondu.Jeffrey Epstein a été arrêté et inculpé en juillet 2019 pour trafic sexuel de mineures et association de malfaiteurs en vue de commettre cette infraction.La mort de cet ami des stars et des puissants, retrouvé pendu dans sa cellule à New York un mois plus tard, avant d’être jugé, a alimenté nombre de théories complotistes selon lesquelles il aurait été assassiné pour empêcher des révélations impliquant des personnalités de premier plan.Il avait déjà été condamné à une courte peine de prison en 2008, notamment pour avoir recruté une mineure à des fins de prostitution.Des figures proches du mouvement trumpiste “Make America Great Again” (“Rendre sa grandeur à l’Amérique”, en français) militent depuis des années pour la publication d’une supposée liste secrète de clients de Jeffrey Epstein. – Croquis de femme nue -Mais le 7 juillet, le ministère de la Justice et la police fédérale, le FBI, ont établi dans un rapport commun qu’il n’existait pas de preuve de l’existence d’une telle liste ou d’un chantage envers certaines personnalités.Des annonces qui ont entraîné un déferlement de messages furieux venant de comptes “MAGA” sur les réseaux sociaux.Donald Trump, qui a été proche de Jeffrey Epstein jusqu’au milieu des années 2000, s’en est ouvertement agacé. Il a qualifié cette frange de ses partisans de “stupides”, tout en accusant l’opposition démocrate d’avoir orchestré une campagne visant à le mêler à l’affaire.L’article du Wall Street Journal ne risque pas de l’enterrer.Le quotidien y affirme que, pour un livre d’or destiné à Jeffrey Epstein en 2003 à l’occasion de son 50e anniversaire, sa compagne Ghislaine Maxwell avait sollicité plusieurs dizaines de ses proches, dont Donald Trump, alors magnat de l’immobilier.La lettre au nom de Donald Trump comporte plusieurs lignes de texte dactylographié entourées d’un croquis de femme nue avec sa signature évoquant une toison pubienne, selon le journal. “Joyeux anniversaire – et que chaque jour soit un autre merveilleux secret”, affirme avoir lu le Wall Street Journal, sans reproduire la lettre.bur-ube-ph-es/aem

Brésil: la pression judiciaire s’accroît sur Bolsonaro malgré le soutien de Trump

La pression judiciaire s’est accrue vendredi sur l’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, malgré l’offensive de Donald Trump, qui en soutien à son allié d’extrême droite a lancé une guerre commerciale contre le Brésil.Limité dans ses mouvements et dans son expression: jugé pour tentative de coup d’Etat contre l’actuel président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, l’ancien chef d’Etat (2019-2022), 70 ans, s’est vu contraint de porter un bracelet électronique et interdit de recourir aux réseaux sociaux.Le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes a justifié ces mesures en lui reprochant d’inciter, avec son fils Eduardo, à des “actes hostiles” des Etats-Unis contre le Brésil et de tenter de faire “obstruction” au procès en cours, dont il a la charge.En réaction, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a annoncé la révocation des visas pour les Etats-Unis de M. de Moraes, de l’ensemble des juges qui siègent au procès et de leurs parents proches.”La chasse aux sorcières politique du juge de la Cour suprême brésilienne Alexandre de Moraes contre Jair Bolsonaro a créé une persécution et une censure telles qu’elles ne violent pas seulement les droits fondamentaux des Brésiliens, mais s’étendent au-delà des côtes brésiliennes pour atteindre les Américains”, a-t-il développé dans un communiqué.Jair Bolsonaro a été surpris vendredi matin par une perquisition de la police à son domicile à Brasilia, puis conduit au secrétariat de la Justice de la capitale.A la sortie, il a dénoncé devant une foule de journalistes une “suprême humiliation” après l’imposition du bracelet électronique.Egalement interdit de contact avec ambassades et autorités étrangères et forcé de rester chez lui soir et week-end, il a nié tout projet de fuite: “Je n’ai jamais pensé quitter le Brésil, je n’ai jamais pensé me réfugier dans une ambassade”.A quelques semaines de la fin attendue de son procès, cette fracassante décision judiciaire intervient en pleine crise diplomatique et commerciale entre le Brésil et les Etats-Unis.Tonnant contre une supposée “chasse aux sorcières”, le président américain Donald Trump, 79 ans, a menacé la semaine dernière le Brésil de droits de douane supplémentaires de 50% à partir du 1er août.Lula, 79 ans, a défendu la “souveraineté” du plus grand pays d’Amérique latine et menacé de “réciprocité”. Dans un discours jeudi soir à la télévision nationale, il a réprouvé un “chantage inacceptable”, tout en plaidant de nouveau pour la négociation.Il a aussi qualifié de “traîtres à la patrie” “certains politiciens brésiliens” qui soutiennent les menaces américaines.- “Otage” -Dans un communiqué publié par les médias brésiliens, la défense de Jair Bolsonaro a estimé que les “graves mesures” judiciaires prises à son encontre “ont été imposées en raison d’actes commis par d’autres”.M. Bolsonaro est ciblé cette fois pour ses liens avec la Maison Blanche et la mouvance trumpiste, dont la cheville ouvrière est son fils Eduardo.Ce dernier vit actuellement aux Etats-Unis, où il plaide auprès des autorités américaines pour des sanctions contre la justice brésilienne. C’est à ce titre qu’il fait, comme son père, l’objet d’une enquête spécifique au Brésil, pour des soupçons d’obstruction au procès pour tentative de coup d’Etat.Sur le réseau social X, Eduardo Bolsonaro a accusé Alexandre de Moraes de prendre son père en “otage” en représailles aux “actions légitimes du gouvernement des Etats-Unis”.Les deux hommes “incitent, encouragent et aident un gouvernement étranger à mener des actes hostiles contre le Brésil” et “tentent ostensiblement de soumettre le fonctionnement de la Cour suprême aux Etats-Unis d’Amérique”, estime le juge Moraes.M. Bolsonaro a en outre “reconnu avoir aidé financièrement” son fils en lui transférant quelque 360.000 dollars aux Etats-Unis, selon le magistrat, ce qui attesterait d’une “convergence d’objectifs”.Au domicile de l’ancien président ont par ailleurs été trouvés “7.000 reais (environ 1.000 euros, ndlr) et à peu près 14.000 dollars”, de son propre aveu. Il nie toute irrégularité. Il voit dans son procès une “persécution” et risque plus de 40 ans de prison. Le parquet a demandé mardi sa condamnation et celle de sept de ses collaborateurs de l’époque pour avoir essayé d’assurer leur “maintien autoritaire au pouvoir”.M. Bolsonaro est en outre inéligible jusqu’en 2030 pour désinformation sur le système de vote électronique utilisé pour le scrutin de 2022.Plaidant pour une large amnistie, il espère faire annuler son inéligibilité pour concourir à la présidentielle de 2026.Déjà au pouvoir de 2003 à 2010, Lula a redit vendredi sa volonté de briguer un quatrième mandat. “Je ne vais pas rendre ce pays à cette bande de fous”, a-t-il dit lors d’un événement public dans le nord-est du pays.

Brésil: la pression judiciaire s’accroît sur Bolsonaro malgré le soutien de Trump

La pression judiciaire s’est accrue vendredi sur l’ex-président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, malgré l’offensive de Donald Trump, qui en soutien à son allié d’extrême droite a lancé une guerre commerciale contre le Brésil.Limité dans ses mouvements et dans son expression: jugé pour tentative de coup d’Etat contre l’actuel président de gauche Luiz Inacio Lula da Silva, l’ancien chef d’Etat (2019-2022), 70 ans, s’est vu contraint de porter un bracelet électronique et interdit de recourir aux réseaux sociaux.Le juge de la Cour suprême Alexandre de Moraes a justifié ces mesures en lui reprochant d’inciter, avec son fils Eduardo, à des “actes hostiles” des Etats-Unis contre le Brésil et de tenter de faire “obstruction” au procès en cours, dont il a la charge.En réaction, le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a annoncé la révocation des visas pour les Etats-Unis de M. de Moraes, de l’ensemble des juges qui siègent au procès et de leurs parents proches.”La chasse aux sorcières politique du juge de la Cour suprême brésilienne Alexandre de Moraes contre Jair Bolsonaro a créé une persécution et une censure telles qu’elles ne violent pas seulement les droits fondamentaux des Brésiliens, mais s’étendent au-delà des côtes brésiliennes pour atteindre les Américains”, a-t-il développé dans un communiqué.Jair Bolsonaro a été surpris vendredi matin par une perquisition de la police à son domicile à Brasilia, puis conduit au secrétariat de la Justice de la capitale.A la sortie, il a dénoncé devant une foule de journalistes une “suprême humiliation” après l’imposition du bracelet électronique.Egalement interdit de contact avec ambassades et autorités étrangères et forcé de rester chez lui soir et week-end, il a nié tout projet de fuite: “Je n’ai jamais pensé quitter le Brésil, je n’ai jamais pensé me réfugier dans une ambassade”.A quelques semaines de la fin attendue de son procès, cette fracassante décision judiciaire intervient en pleine crise diplomatique et commerciale entre le Brésil et les Etats-Unis.Tonnant contre une supposée “chasse aux sorcières”, le président américain Donald Trump, 79 ans, a menacé la semaine dernière le Brésil de droits de douane supplémentaires de 50% à partir du 1er août.Lula, 79 ans, a défendu la “souveraineté” du plus grand pays d’Amérique latine et menacé de “réciprocité”. Dans un discours jeudi soir à la télévision nationale, il a réprouvé un “chantage inacceptable”, tout en plaidant de nouveau pour la négociation.Il a aussi qualifié de “traîtres à la patrie” “certains politiciens brésiliens” qui soutiennent les menaces américaines.- “Otage” -Dans un communiqué publié par les médias brésiliens, la défense de Jair Bolsonaro a estimé que les “graves mesures” judiciaires prises à son encontre “ont été imposées en raison d’actes commis par d’autres”.M. Bolsonaro est ciblé cette fois pour ses liens avec la Maison Blanche et la mouvance trumpiste, dont la cheville ouvrière est son fils Eduardo.Ce dernier vit actuellement aux Etats-Unis, où il plaide auprès des autorités américaines pour des sanctions contre la justice brésilienne. C’est à ce titre qu’il fait, comme son père, l’objet d’une enquête spécifique au Brésil, pour des soupçons d’obstruction au procès pour tentative de coup d’Etat.Sur le réseau social X, Eduardo Bolsonaro a accusé Alexandre de Moraes de prendre son père en “otage” en représailles aux “actions légitimes du gouvernement des Etats-Unis”.Les deux hommes “incitent, encouragent et aident un gouvernement étranger à mener des actes hostiles contre le Brésil” et “tentent ostensiblement de soumettre le fonctionnement de la Cour suprême aux Etats-Unis d’Amérique”, estime le juge Moraes.M. Bolsonaro a en outre “reconnu avoir aidé financièrement” son fils en lui transférant quelque 360.000 dollars aux Etats-Unis, selon le magistrat, ce qui attesterait d’une “convergence d’objectifs”.Au domicile de l’ancien président ont par ailleurs été trouvés “7.000 reais (environ 1.000 euros, ndlr) et à peu près 14.000 dollars”, de son propre aveu. Il nie toute irrégularité. Il voit dans son procès une “persécution” et risque plus de 40 ans de prison. Le parquet a demandé mardi sa condamnation et celle de sept de ses collaborateurs de l’époque pour avoir essayé d’assurer leur “maintien autoritaire au pouvoir”.M. Bolsonaro est en outre inéligible jusqu’en 2030 pour désinformation sur le système de vote électronique utilisé pour le scrutin de 2022.Plaidant pour une large amnistie, il espère faire annuler son inéligibilité pour concourir à la présidentielle de 2026.Déjà au pouvoir de 2003 à 2010, Lula a redit vendredi sa volonté de briguer un quatrième mandat. “Je ne vais pas rendre ce pays à cette bande de fous”, a-t-il dit lors d’un événement public dans le nord-est du pays.

Affaire Epstein: Donald Trump attaque le Wall Street Journal pour diffamation

Donald Trump a attaqué vendredi en diffamation le Wall Street Journal et son patron Rupert Murdoch après la publication d’un article lui attribuant une lettre salace adressée au délinquant sexuel Jeffrey Epstein, dans un dossier qui embarrasse le président auprès de sa base.Le locataire de la Maison Blanche est empêtré depuis plusieurs jours dans cette affaire, qui fait l’objet d’une multitude de théories complotistes, et sur laquelle il avait juré de faire toute la lumière.Elle a connu un nouveau rebondissement jeudi avec un article du Wall Street Journal selon lequel Donald Trump avait adressé en 2003 cette lettre embarrassante à Jeffrey Epstein, dont il avait été proche.Confirmant avoir porté plainte contre le journal, le président américain a dénoncé un “+article+ mensonger, malveillant, diffamatoire et totalement FAKE NEWS, paru dans le +torchon+ inutile qu’est le Wall Street Journal”.En croisade contre les médias traditionnels depuis son retour au pouvoir, le républicain réclame au moins dix milliards de dollars, selon cette plainte visant le prestigieux quotidien, son patron Rupert Murdoch et deux de ses journalistes.Ils “ont inventé cette histoire pour ternir la réputation et l’intégrité du président Trump, et le présenter de manière trompeuse sous un jour mensonger”, peut-on lire dans la plainte, consultée par l’AFP.Dans le même temps, le ministère de la Justice a demandé à un tribunal fédéral d’autoriser la publication des documents judiciaires ayant conduit à l’inculpation de Jeffrey Epstein pour trafic sexuel de mineures en 2019. Le président américain en avait donné l’ordre la veille à sa ministre Pam Bondi, en réponse aux critiques de certains de ses partisans, qui l’accusent de vouloir étouffer la polémique.Jeffrey Epstein n’a jamais été jugé pour ces faits: ce riche financier avait été retrouvé mort dans sa cellule de prison peu de temps après son inculpation. Interrogé vendredi à la Maison Blanche pour savoir s’il comptait réclamer la publication d’autres documents liés à Jeffrey Epstein, le milliardaire de 79 ans n’a pas répondu.- Fureur des “MAGA” -Jeffrey Epstein a été arrêté et inculpé en juillet 2019 pour trafic sexuel de mineures et association de malfaiteurs en vue de commettre cette infraction.La mort de cet ami des stars et des puissants, retrouvé pendu dans sa cellule à New York un mois plus tard, avant donc d’être jugé, a alimenté nombre de théories complotistes selon lesquelles il aurait été assassiné pour empêcher des révélations impliquant des personnalités de premier plan.Il avait déjà été condamné à une courte peine de prison en 2008, notamment pour avoir recruté une mineure à des fins de prostitution.Des figures proches du mouvement trumpiste “Make America Great Again” (“Rendre sa grandeur à l’Amérique”, en français) militent depuis des années pour la publication d’une supposée liste secrète de clients de Jeffrey Epstein.Mais le 7 juillet, le ministère de la Justice et la police fédérale, le FBI, ont établi dans un rapport commun qu’il n’existait pas de preuve de l’existence d’une telle liste ou d’un chantage envers certaines personnalités.Des annonces qui ont entraîné un déferlement de messages furieux venant de comptes “MAGA” sur les réseaux sociaux. – Croquis de femme nue -Donald Trump, qui a été proche de Jeffrey Epstein jusqu’au milieu des années 2000, s’en est ouvertement agacé. Il a qualifié cette frange de ses partisans de “stupides” et leur a demandé de passer à autre chose, tout en accusant l’opposition démocrate d’avoir organisé une campagne visant à le mêler à l’affaire.L’article du Wall Street Journal ne risque pas de l’enterrer.Le quotidien y affirme que, pour un livre d’or destiné à Jeffrey Epstein en 2003 à l’occasion de son 50e anniversaire, sa compagne Ghislaine Maxwell avait sollicité plusieurs dizaines de ses proches, dont Donald Trump, alors magnat de l’immobilier.La lettre au nom de Donald Trump comporte plusieurs lignes de texte dactylographié entourées d’un croquis de femme nue avec sa signature évoquant une toison pubienne, selon le journal. “Joyeux anniversaire – et que chaque jour soit un autre merveilleux secret”, affirme aussi avoir lu le Wall Street Journal, qui ne reproduit pas la lettre.

La Syrie et Israël s’accordent sur un cessez-le-feu, combats à l’entrée de Soueida

Le gouvernement syrien et Israël se sont accordés vendredi soir sur un cessez-le-feu sous l’égide des Etats-Unis, mais des affrontements opposent toujours des combattants tribaux et druzes à l’entrée de Soueida, dans le sud de la Syrie, où des violences ont déjà fait des centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés depuis près d’une semaine.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président intérimaire syrien Ahmad al-Chareh “ont accepté un cessez-le-feu”, a annoncé l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack, deux jours après des bombardements israéliens sur Damas.”Nous appelons les druzes, les bédouins et les sunnites à déposer les armes, et, ensemble, avec les autres minorités, à construire une identité syrienne nouvelle et unie, dans la paix et la prospérité avec ses voisins”, a écrit M. Barrack sur le réseau social X.La présidence syrienne a affirmé vendredi travailler à l’envoi d’une “force spéciale” dans la région à majorité druze de Soueida, d’où elle avait retiré ses soldats la veille sous la pression d’Israël.Depuis dimanche, les affrontements entre groupes druzes et tribus bédouines locales, aux relations tendues depuis des années, y ont fait au moins 638 morts selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).L’hôpital gouvernemental de Soueida, le seul de la ville qui fonctionne encore, a accueilli “plus de 400 corps depuis lundi matin”, parmi lesquels “des femmes, des enfants et des personnes âgées”, a dit à l’AFP le médecin Omar Obeid.- “Une fosse commune” -“Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré à un correspondant de l’AFP Rouba, membre du personnel de l’hôpital qui ne veut pas donner son nom de famille.Ces violences fragilisent encore plus le pouvoir d’Ahmad al-Chareh qui, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes, avait renversé le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Dans un communiqué vendredi soir, la présidence a exhorté “toutes les parties à faire preuve de retenue et à privilégier la raison”, tout en affirmant travailler “à l’envoi d’une force spéciale pour mettre fin aux affrontements”.Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. L’OSDH, des témoins et des groupes druzes ont toutefois accusé les forces syriennes d’avoir combattu au côté des bédouins et d’avoir commis des exactions.Les forces gouvernementales s’étaient retirées jeudi de la ville, après des menaces et des bombardements d’Israël qui a dit vouloir protéger la minorité druze, M. Chareh affirmant sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël.Un cessez-le-feu a été conclu entre les parties syriennes, mais la présidence a accusé jeudi les combattants druzes de l’avoir violé.Vendredi matin, des combattants de tribus arabes sunnites, qui ont afflué de différentes régions syriennes pour prêter main forte aux bédouins, s’étaient massés autour de Soueida, selon des correspondants de l’AFP sur place.Et vendredi soir, quelque 200 de ces combattants ont été vus par l’AFP échangeant des tirs d’armes automatiques à l’entrée ouest de la ville avec les groupes druzes positionnés à l’intérieur.- “Plus de lait pour les nourrissons” -L’OSDH a confirmé des combats dans ce secteur, ajoutant que “des bombardements visaient des quartiers de la ville”. Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé au correspondant de l’AFP près du village druze de Walgha être venu avec ses hommes de la région de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.Le correspondant de l’AFP a vu des maisons, des commerces et des voitures brûlés à Walgha, désormais sous contrôle des forces tribales et des bédouins.Selon l’OSDH, “les combattants tribaux sont encouragés et soutenus par les autorités syriennes qui ne peuvent plus se déployer à Soueida en raison des menaces d’Israël”.Près de 80.000 personnes ont été déplacées en raison des violences, s’est alarmée l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).Dans Soueida privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées, “la situation est catastrophique. Il n’y a même plus de lait pour nourrissons”, a déclaré à l’AFP le rédacteur en chef du site local Suwayda 24, Rayan Maarouf.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit “profondément préoccupé par la détérioration rapide de la situation humanitaire” dans la région.”Les gens manquent de tout. Les hôpitaux ont de plus en plus de mal à soigner les blessés et les malades”, a déclaré Stephan Sakalian, chef de la délégation du CICR en Syrie.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.

La Syrie et Israël s’accordent sur un cessez-le-feu, combats à l’entrée de Soueida

Le gouvernement syrien et Israël se sont accordés vendredi soir sur un cessez-le-feu sous l’égide des Etats-Unis, mais des affrontements opposent toujours des combattants tribaux et druzes à l’entrée de Soueida, dans le sud de la Syrie, où des violences ont déjà fait des centaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés depuis près d’une semaine.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président intérimaire syrien Ahmad al-Chareh “ont accepté un cessez-le-feu”, a annoncé l’émissaire américain pour la Syrie Tom Barrack, deux jours après des bombardements israéliens sur Damas.”Nous appelons les druzes, les bédouins et les sunnites à déposer les armes, et, ensemble, avec les autres minorités, à construire une identité syrienne nouvelle et unie, dans la paix et la prospérité avec ses voisins”, a écrit M. Barrack sur le réseau social X.La présidence syrienne a affirmé vendredi travailler à l’envoi d’une “force spéciale” dans la région à majorité druze de Soueida, d’où elle avait retiré ses soldats la veille sous la pression d’Israël.Depuis dimanche, les affrontements entre groupes druzes et tribus bédouines locales, aux relations tendues depuis des années, y ont fait au moins 638 morts selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH).L’hôpital gouvernemental de Soueida, le seul de la ville qui fonctionne encore, a accueilli “plus de 400 corps depuis lundi matin”, parmi lesquels “des femmes, des enfants et des personnes âgées”, a dit à l’AFP le médecin Omar Obeid.- “Une fosse commune” -“Ce n’est plus un hôpital, c’est une fosse commune”, a déclaré à un correspondant de l’AFP Rouba, membre du personnel de l’hôpital qui ne veut pas donner son nom de famille.Ces violences fragilisent encore plus le pouvoir d’Ahmad al-Chareh qui, à la tête d’une coalition de groupes rebelles islamistes, avait renversé le président Bachar al-Assad en décembre, dans un pays meurtri par près de 14 ans de guerre civile.Dans un communiqué vendredi soir, la présidence a exhorté “toutes les parties à faire preuve de retenue et à privilégier la raison”, tout en affirmant travailler “à l’envoi d’une force spéciale pour mettre fin aux affrontements”.Le pouvoir syrien, disant vouloir rétablir l’ordre, avait déjà déployé ses forces mardi à Soueida, jusque-là contrôlée par des combattants druzes. L’OSDH, des témoins et des groupes druzes ont toutefois accusé les forces syriennes d’avoir combattu au côté des bédouins et d’avoir commis des exactions.Les forces gouvernementales s’étaient retirées jeudi de la ville, après des menaces et des bombardements d’Israël qui a dit vouloir protéger la minorité druze, M. Chareh affirmant sa volonté d’éviter une “guerre ouverte” avec Israël.Un cessez-le-feu a été conclu entre les parties syriennes, mais la présidence a accusé jeudi les combattants druzes de l’avoir violé.Vendredi matin, des combattants de tribus arabes sunnites, qui ont afflué de différentes régions syriennes pour prêter main forte aux bédouins, s’étaient massés autour de Soueida, selon des correspondants de l’AFP sur place.Et vendredi soir, quelque 200 de ces combattants ont été vus par l’AFP échangeant des tirs d’armes automatiques à l’entrée ouest de la ville avec les groupes druzes positionnés à l’intérieur.- “Plus de lait pour les nourrissons” -L’OSDH a confirmé des combats dans ce secteur, ajoutant que “des bombardements visaient des quartiers de la ville”. Un chef tribal, Anas Al-Enad, a affirmé au correspondant de l’AFP près du village druze de Walgha être venu avec ses hommes de la région de Hama (centre) “en réponse aux appels à l’aide des bédouins”.Le correspondant de l’AFP a vu des maisons, des commerces et des voitures brûlés à Walgha, désormais sous contrôle des forces tribales et des bédouins.Selon l’OSDH, “les combattants tribaux sont encouragés et soutenus par les autorités syriennes qui ne peuvent plus se déployer à Soueida en raison des menaces d’Israël”.Près de 80.000 personnes ont été déplacées en raison des violences, s’est alarmée l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).Dans Soueida privée d’eau et d’électricité et où les communications sont coupées, “la situation est catastrophique. Il n’y a même plus de lait pour nourrissons”, a déclaré à l’AFP le rédacteur en chef du site local Suwayda 24, Rayan Maarouf.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’est dit “profondément préoccupé par la détérioration rapide de la situation humanitaire” dans la région.”Les gens manquent de tout. Les hôpitaux ont de plus en plus de mal à soigner les blessés et les malades”, a déclaré Stephan Sakalian, chef de la délégation du CICR en Syrie.Présente principalement à Soueida, la communauté druze de Syrie comptait avant la guerre civile quelque 700.000 personnes. Cette minorité ésotérique issue d’une branche de l’islam est aussi implantée au Liban et en Israël.

Le Salvador libère des migrants vénézuéliens après un échange de prisonniers avec les États-Unis

Le Salvador a annoncé la libération vendredi de migrants vénézuéliens incarcérés dans une prison de haute sécurité depuis quatre mois, mettant fin à une détention décriée par les défenseurs des droits de l’Homme.Après des mois d’incertitude sur le sort de plus de 250 Vénézuéliens expulsés des États-Unis en mars, deux avions en provenance du Salvador étaient en route et attendus vendredi à l’aéroport international de Maiquetia, près de Caracas. “Je ne peux pas contenir ma joie”, a réagi Mercedes Yamarte, mère de Mervin Yamarte, un Vénézuélien détenu dans la prison salvadorienne. “J’ai organisé l’accueil, que vais-je faire ? Je vais faire une soupe!”, a-t-elle dit.Le Venezuela n’a pas indiqué combien de ses ressortissants étaient libérés, mais le président salvadorien Nayib Bukele a déclaré sur X avoir remis à Caracas “tous les citoyens vénézuéliens détenus dans notre pays, accusés d’appartenir à l’organisation criminelle Tren de Aragua”.Invoquant une loi de 1798 sur les ennemis de l’étranger rarement utilisée, les États-Unis avaient expulsé et envoyé en mars ces 252 Vénézuéliens pour être incarcérés au Centre de confinement du terrorisme (Cecot), prison de haute sécurité prévue pour les membres de gangs. Ils étaient accusés, sans preuves produites et sans procès, d’appartenir au gang Tren de Aragua, déclaré organisation “terroriste” par Washington, des accusations rejetés par leurs proches, restés sans nouvelles depuis.- “Prix élevé” -Leur libération est liée à un échange de prisonniers entre Caracas et Washington. L’administration Trump a indiqué que les migrants vénézuéliens avaient été libérés en échange de dix Américains détenus au Venezuela et d’un nombre inconnu de “prisonniers politiques” vénézuéliens. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a remercié le président salvadorien Nayib Bukele “d’avoir aidé à obtenir un accord pour la libération de tous nos détenus américains”.L’ambassade des États-Unis au Venezuela a publié une photo de ces hommes dans un avion, souriants et brandissant des drapeaux américains.Selon Global Reach, une ONG qui vient en aide aux Américains détenus à tort à l’étranger, parmi les personnes libérées figure Lucas Hunter, un Franco-Américain de 37 ans, arrêté en janvier par les gardes-frontières vénézuéliens pendant des vacances en Colombie. “Nous avons hâte de le voir en personne et de l’aider à se remettre de cette épreuve”, a dit sa sœur, Sophie Hunter, citée dans un communiqué de l’ONG. L’Uruguay a annoncé qu’un de ses citoyens, résident aux États-Unis, Fabian Buglio, faisait partie des personnes libérées.Dans un communiqué, le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro a estimé avoir payé un “prix élevé” pour assurer le retour de ses concitoyens. En plus de la libération des Américains, il a accordé des “mesures alternatives” à l’emprisonnement à des Vénézuéliens détenus pour “leur implication dans des crimes communs et des infractions contre l’ordre constitutionnel”. L’ONG de défense des droits des prisonniers Foro Penal a indiqué à l’AFP qu’elle vérifiait l’identité des personnes concernées.- “Enlèvement” – Plus tôt dans la journée, un autre avion est arrivé à l’aéroport de Maiquetia en provenance de Houston, avec à son bord 244 Vénézuéliens expulsés des États-Unis et sept enfants que le ministre vénézuélien de l’Intérieur Diosdado Cabello a dit “sauvés de l’enlèvement dont ils étaient victimes”. Ces enfants font partie des 30 que Caracas affirme être restés aux États-Unis après l’expulsion de leurs parents vénézuéliens. Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, avait déclaré fin juin que ces enfants avaient été “séparés de leur mère, de leur père, de leur famille, de leurs grands-parents” et “emmenés dans des institutions où ils ne devraient pas être”. La lutte contre les migrants sans-papiers est une priorité de la nouvelle administration américaine, qui a multiplié les descentes de police et les expulsions. Washington et Caracas se sont mis d’accord pour renvoyer les Vénézuéliens sans papiers dans leur pays, et des vols arrivent presque quotidiennement des Etats-Unis ou du Mexique.Selon les chiffres officiels, depuis février plus de 8.200 personnes ont été rapatriées au Venezuela depuis ces deux pays, dont environ 1.000 enfants. – Sans nouvelles -Au Cecot, les Vénézuéliens détenus n’avaient pas le droit de passer des appels ni de recevoir des visites, et leurs proches ont demandé en vain des preuves de vie. La dernière fois qu’il ont été aperçus remonte à mars, lorsqu’ils sont apparus entravés, crâne rasé, à genoux dans la méga-prison salvadorienne.Nayib Bukele a fait construire le Cecot dans le cadre de sa guerre contre les gangs mais avait accepté des millions de dollars des États-Unis pour y détenir les Vénézuéliens. Amnesty International, Human Rights Watch et d’autres groupes de défense des droits ont dénoncé à plusieurs reprises ces détentions comme violant les droits humains. burs-mbj/esp/sw

Le Salvador libère des migrants vénézuéliens après un échange de prisonniers avec les États-Unis

Le Salvador a annoncé la libération vendredi de migrants vénézuéliens incarcérés dans une prison de haute sécurité depuis quatre mois, mettant fin à une détention décriée par les défenseurs des droits de l’Homme.Après des mois d’incertitude sur le sort de plus de 250 Vénézuéliens expulsés des États-Unis en mars, deux avions en provenance du Salvador étaient en route et attendus vendredi à l’aéroport international de Maiquetia, près de Caracas. “Je ne peux pas contenir ma joie”, a réagi Mercedes Yamarte, mère de Mervin Yamarte, un Vénézuélien détenu dans la prison salvadorienne. “J’ai organisé l’accueil, que vais-je faire ? Je vais faire une soupe!”, a-t-elle dit.Le Venezuela n’a pas indiqué combien de ses ressortissants étaient libérés, mais le président salvadorien Nayib Bukele a déclaré sur X avoir remis à Caracas “tous les citoyens vénézuéliens détenus dans notre pays, accusés d’appartenir à l’organisation criminelle Tren de Aragua”.Invoquant une loi de 1798 sur les ennemis de l’étranger rarement utilisée, les États-Unis avaient expulsé et envoyé en mars ces 252 Vénézuéliens pour être incarcérés au Centre de confinement du terrorisme (Cecot), prison de haute sécurité prévue pour les membres de gangs. Ils étaient accusés, sans preuves produites et sans procès, d’appartenir au gang Tren de Aragua, déclaré organisation “terroriste” par Washington, des accusations rejetés par leurs proches, restés sans nouvelles depuis.- “Prix élevé” -Leur libération est liée à un échange de prisonniers entre Caracas et Washington. L’administration Trump a indiqué que les migrants vénézuéliens avaient été libérés en échange de dix Américains détenus au Venezuela et d’un nombre inconnu de “prisonniers politiques” vénézuéliens. Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a remercié le président salvadorien Nayib Bukele “d’avoir aidé à obtenir un accord pour la libération de tous nos détenus américains”.L’ambassade des États-Unis au Venezuela a publié une photo de ces hommes dans un avion, souriants et brandissant des drapeaux américains.Selon Global Reach, une ONG qui vient en aide aux Américains détenus à tort à l’étranger, parmi les personnes libérées figure Lucas Hunter, un Franco-Américain de 37 ans, arrêté en janvier par les gardes-frontières vénézuéliens pendant des vacances en Colombie. “Nous avons hâte de le voir en personne et de l’aider à se remettre de cette épreuve”, a dit sa sœur, Sophie Hunter, citée dans un communiqué de l’ONG. L’Uruguay a annoncé qu’un de ses citoyens, résident aux États-Unis, Fabian Buglio, faisait partie des personnes libérées.Dans un communiqué, le gouvernement du président vénézuélien Nicolas Maduro a estimé avoir payé un “prix élevé” pour assurer le retour de ses concitoyens. En plus de la libération des Américains, il a accordé des “mesures alternatives” à l’emprisonnement à des Vénézuéliens détenus pour “leur implication dans des crimes communs et des infractions contre l’ordre constitutionnel”. L’ONG de défense des droits des prisonniers Foro Penal a indiqué à l’AFP qu’elle vérifiait l’identité des personnes concernées.- “Enlèvement” – Plus tôt dans la journée, un autre avion est arrivé à l’aéroport de Maiquetia en provenance de Houston, avec à son bord 244 Vénézuéliens expulsés des États-Unis et sept enfants que le ministre vénézuélien de l’Intérieur Diosdado Cabello a dit “sauvés de l’enlèvement dont ils étaient victimes”. Ces enfants font partie des 30 que Caracas affirme être restés aux États-Unis après l’expulsion de leurs parents vénézuéliens. Le président de l’Assemblée nationale, Jorge Rodriguez, avait déclaré fin juin que ces enfants avaient été “séparés de leur mère, de leur père, de leur famille, de leurs grands-parents” et “emmenés dans des institutions où ils ne devraient pas être”. La lutte contre les migrants sans-papiers est une priorité de la nouvelle administration américaine, qui a multiplié les descentes de police et les expulsions. Washington et Caracas se sont mis d’accord pour renvoyer les Vénézuéliens sans papiers dans leur pays, et des vols arrivent presque quotidiennement des Etats-Unis ou du Mexique.Selon les chiffres officiels, depuis février plus de 8.200 personnes ont été rapatriées au Venezuela depuis ces deux pays, dont environ 1.000 enfants. – Sans nouvelles -Au Cecot, les Vénézuéliens détenus n’avaient pas le droit de passer des appels ni de recevoir des visites, et leurs proches ont demandé en vain des preuves de vie. La dernière fois qu’il ont été aperçus remonte à mars, lorsqu’ils sont apparus entravés, crâne rasé, à genoux dans la méga-prison salvadorienne.Nayib Bukele a fait construire le Cecot dans le cadre de sa guerre contre les gangs mais avait accepté des millions de dollars des États-Unis pour y détenir les Vénézuéliens. Amnesty International, Human Rights Watch et d’autres groupes de défense des droits ont dénoncé à plusieurs reprises ces détentions comme violant les droits humains. burs-mbj/esp/sw

Une explosion tue trois agents du shérif de Los Angeles dans un centre d’entraînement

Trois agents des services du shérif de Los Angeles sont morts vendredi dans un centre d’entraînement à l’est de la ville, à cause d’une explosion qui semble accidentelle, selon une élue locale.”Malheureusement, trois membres de notre unité chargée des incendies criminels et des explosifs ont été tués”, a confirmé le shérif Robert Luna, lors d’une conférence de presse à la mi-journée.”Nous ne connaissons pas la cause de l’explosion”, a-t-il ajouté, en précisant qu’elle avait eu lieu “peu après 7h30”. Le shérif a parlé d’un “événement isolé”. Il s’est refusé à tout autre commentaire, en expliquant qu’une équipe de déminage de la police de Los Angeles avait passé la matinée à désamorcer des engins explosifs présents sur place.”Nous venons tout juste de sécuriser les lieux”, a-t-il expliqué, en avertissant que l’enquête allait prendre du temps.Selon le Los Angeles Times, citant des sources policières, les agents étaient en train de déplacer un engin explosif exfiltré après un appel à la bombe, lorsque la détonation s’est produite.La conseillère municipale Kathryn Barger, élue à la tête de la circonscription où l’explosion a eu lieu, a tenu à rassurer en écartant l’hypothèse d’un attentat.- “Accident tragique” -“Il est clair pour moi que cet accident tragique n’était précisément que cela, un accident”, a déclaré la démocrate sur la chaîne KTLA, en précisant qu’elle avait parlé directement aux collègues des agents décédés.L’unité à laquelle appartenait les trois agents est composée “d’experts fantastiques” en matière d’explosifs, qui sont “les meilleurs parmi les meilleurs” a tenu a précisé le shérif Luna.Les membres de l’unité “ont suivi des années de formation” et “répondent en moyenne à environ 1.100 appels par an pour des situations ou des objets très dangereux”, a-t-il insisté. “Donc ce ne sont pas des gens qui pratiquent peu souvent.”Les trois agents décédés, qui n’ont pas été identifiés, travaillaient respectivement depuis 19, 22 et 33 ans au sein des services du shérif de Los Angeles, a-t-il ajouté. Leur mort est selon lui “la plus grande perte humaine pour le département du shérif du comté de Los Angeles depuis 1857”.L’enquête inclut pour l’instant des agents du Bureau de l’alcool, du tabac, des armes à feu et des explosifs (ATF), l’agence compétente fédérale en la matière, mais aussi des inspecteurs spécialisés dans les homicides, a précisé le shérif.- “Evénement terrible” -Sur place, la police de Los Angeles a déployé un camion de déminage sur le parking où a eu lieu le drame, à côté d’un autre camion recouvert d’une tente, susceptible de contenir les explosifs neutralisés dans la matinée, a constaté un photographe de l’AFP.Des agents du FBI sont également sur les lieux, a fait savoir la ministre de la Justice, Pam Bondi.”Veuillez prier pour l’ensemble du département du shérif du comté de Los Angeles”, a-t-elle demandé sur X.Le bureau du gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a expliqué dans un message sur X que le démocrate avait “été informé de l’explosion rapportée au bureau des opérations spéciales du shérif du comté de Los Angeles”. Ses services “surveillent de près la situation”.”Les pensées de tous” les habitants de Los Angeles “vont à toutes les personnes touchées par cette explosion”, a déclaré sur X la maire, Karen Bass, en déplorant “un événement terrible”.Selon le Los Angeles Times, les services du shérif de Los Angeles ont connu plusieurs accidents au cours des dernières années. Au moins quatre incendies ont eu lieu dans des semi-remorques où les agents se forment au tir lors des 12 dernières années, d’après le quotidien.

L’incendie de Martigues est désormais fixé

Après 24 heures de combat, des soldats du feu, l’incendie qui a dévoré près de 250 hectares de pinède depuis jeudi à Martigues, au nord-ouest de Marseille, est désormais fixé, mais 300 pompiers restent mobilisés pour noyer les dernières braises.Vendredi en début d’après-midi, une réactivation du feu avait emporté huit hectares de plus, portant à 248 hectares au total la surface totale touchée depuis le début de ce sinistre jeudi à 19h00. Après ce contretemps, le feu a toutefois pu être définitivement fixé vendredi soir, a annoncé la préfecture des Bouches-du-Rhône dans son neuvième point de situation.Si les moyens aériens ont été désengagés, avec l’arrivée de la nuit, 300 pompiers et cinq patrouilles de police et gendarmerie resteront à l’oeuvre dans la nuit, pour “la protection des populations” et les opérations de noyage des sols touchés, avec des conditions météo jugées favorables.Ce sinistre, dont l’origine reste inconnue, avait mobilisé jusqu’à 1.000 soldats du feu et jusqu’à neuf avions (sept Canadair et deux Dash) et deux hélicoptères bombardiers d’eau jeudi. “Jamais un feu n’avait mobilisé autant de moyens” cette année dans le département, avait souligné Bruno Cassette, le sous-préfet de l’arrondissement d’Aix-en-Provence. La population avait également été confinée jusqu’à vendredi matin dans deux hameaux de la commune. Alors que les choses commençaient à rentrer dans l’ordre vendredi, la mairie de Martigues recherchait de son côté sur les réseaux sociaux les food-trucks venus spontanément jeudi pour ravitailler ces secours venus en masse et de plusieurs départements.- “Le calvaire du 4 août 2020” -Côté bilan humain, toujours aucune victime n’était à déplorer parmi la population vendredi soir, les trois seuls blessés légers étant des pompiers.  Quant au bilan matériel il est “très rassurant”, avait insisté le sous-préfet vendredi matin, “seule une dépendance d’une maison ayant été endommagée, ainsi qu’une exploitation agricole”, alors que 120 habitations au total ont été “menacées”.Ce feu a toutefois réactivé de mauvais souvenirs dans une région très exposée. Jeudi, les Bouches-du-Rhône étaient d’ailleurs à nouveau en vigilance rouge feux de forêt.”On revit le calvaire du 4 août 2020″, se lamentait une habitante, Sophie, sur la page Facebook de la mairie. Ce jour-là, il y a cinq ans, la commune de Martigues avait été frappée par un violent incendie qui avait parcouru 1.000 hectares et complètement ravagé deux villages-vacances. Des évacuations avaient alors été effectuées par la mer.Ce nouvel incendie est le second d’importance en quelques jours autour de Marseille, après le sinistre du 8 juillet, parti d’une voiture en feu sur le bord de l’autoroute, qui avait parcouru 750 hectares entre les Pennes-Mirabeau et Marseille. Il avait touché 91 bâtiments, dont 60 ont été détruits ou sont désormais inhabitables, principalement dans le quartier marseillais de L’Estaque.Venu sur place le jour-même, le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau avait prévenu, face à ces feux très précoces, qu’on s’orientait “vers un été à haut risque”. Sous l’effet du changement climatique, ces événements météorologiques extrêmes devraient en effet se multiplier, alertent les scientifiques.Et outre le feu de Martigues, une vingtaine d’autres départs de feux ont été signalés vendredi dans les Bouches-du-Rhône, dont un à Bouc-Bel-Air où un feu a parcouru 1,5 hectare de champs. Dans le département voisin du Var, un feu déclenché jeudi à la suite d’un problème sur un poids-lourd a brûlé 30 hectares à Fréjus. Vendredi, il était maîtrisé mais 130 pompiers resteront mobilisés dans la nuit de vendredi à samedi pour les noyages.À l’autre bout de la France, en Bretagne, l’incendie dans la forêt de Brocéliande à Paimpont (Ille-et-Vilaine), déclenché jeudi après-midi, avait été déclaré maîtrisé tôt vendredi matin par les pompiers. Le feu, là aussi d’origine indéterminée, a brûlé 120 hectares de végétation et 390 sapeurs-pompiers et 130 engins ont été mobilisés sur le terrain, appuyés par plusieurs  avions bombardiers d’eau (deux Air Tractor et un Dash).”En Brocéliande, à Martigues, à Fréjus, partout où les incendies frappent actuellement, nos pompiers livrent bataille”, a salué le président Emmanuel Macron sur X: “Ils protègent des vies, nos forêts, notre patrimoine. Je leur exprime notre reconnaissance et notre soutien”.