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Tour de France: Kaden Groves ou l’improbable exploit solitaire d’un pur sprinteur

Le sprinteur australien Kaden Groves a réussi un dépassement de fonctions aussi improbable qu’exceptionnel samedi pour décrocher la 20e étape du Tour de France sur les routes détrempées vers Pontarlier après un raid solitaire de seize kilomètres.A la veille de l’arrivée finale à Paris, Tadej Pogacar a conservé le maillot jaune de leader avec 4:24 d’avance sur Jonas Vingegaard dans un classement général inchangé si ce n’est l’entrée fracassante de Jordan Jegat dans le Top 10 à la faveur de l’échappée.Les deux favoris sont, eux, restés au chaud dans le peloton, martyrisé par la pluie sur une bonne partie du parcours, et arrivé plus de sept minutes derrière le vainqueur.Celui-ci est inattendu, car voir un sprinteur s’imposer sur un parcours aussi accidenté que celui du Jura est déjà un sacré exploit, même si l’Australien (1,76 m, 76 kg) est l’un de ceux qui passent le mieux les bosses.Le réussir en solitaire dépasse l’entendement et Kaden Groves, 26 ans, était lui-même totalement incrédule en coupant la ligne, en larmes.”C’est la première fois que je m’impose en solo. J’avais de super jambes et quand la pluie est arrivée, j’y croyais encore plus. J’adore le froid”, a-t-il dit après avoir apporté à l’équipe Alpecin sa troisième victoire dans ce Tour après Jasper Philipsen et Mathieu van der Poel qui ont tous les deux abandonné depuis.- Jegat se fait insulter -Groves sera encore un candidat à la victoire dimanche lors de la dernière étape sur les Champs-Élysées. En attendant, il devient le 114e coureur à lever les bras sur les trois grands Tours après déjà avoir gagné sept étapes de la Vuelta et deux du Giro. Toutes lors d’un sprint massif évidemment.”Il a prouvé qu’il était plus qu’un sprinteur mais aussi un magnifique coureur. Après les abandons de Jasper et Mathieu, on était un peu perdus, mais au final notre troisième leader nous ramène encore un succès”, s’est félicité son directeur sportif Christophe Roodhooft.Avant de voir la lumière au milieu du déluge, Groves a dû se battre comme un lion pour intégrer la bonne échappée avec douze autres valeureux.Déterminé à chiper la dixième place du général à Ben O’Connor, le jeune Jordan Jegat a aussi été obligé de s’accrocher pour garder sa place à l’avant où il n’était “pas le bienvenu” selon le directeur sportif de l’équipe Picnic qui redoutait que la présence du Français ne “tue” l’échappée.Jegat s’est même fait pourrir par l’Italien Simone Velasco qui l’a “insulté de tous les noms” au point de mériter un carton jaune, selon le Français.”Tim Wellens et d’autres coureurs lui ont dit qu’il n’avait pas à me parler comme ça. Ils m’ont dit +ouais dommage que tu sois là+ mais ils comprenaient, c’est le jeu. Je voulais être dans l’échappée et c’est mon droit.”- La poisse pour Grégoire -Le grimpeur de TotalEnergies ne s’est pas laissé déstabiliser et a attaqué dans la côte de Thésy où il a été rejoint puis lâché par l’Australien Harry Sweeny qui a passé une dizaine de kilomètres seul en tête avant d’être repris.Au final, la mission était accomplie pour Jegat qui se hisse au dixième rang du général, signifiant qu’il y aura, sauf accident, deux Français dans le Top 10 avec Kévin Vauquelin, 7e.”Je suis un Breton, je lâche jamais rien. J’ai mis ce que j’avais à mettre sur la route. Et forcément je suis ému”, a-t-il dit.Un autre Français aurait pu briller samedi, Romain Grégoire. Très fort sur ses terres franc-comtoises, le coureur de Groupama-FDJ a pris quelques mètres d’avance en tête de l’échappée dans la descente de la côte de Longeville.Mais, prenant tous les risques, il est parti à la faute dans un virage à droite en compagnie d’Ivan Romeo. Les deux hommes sont partis en glissade avant d’aller taper violemment le trottoir.Devant, trois hommes dont Kaden Groves en ont profité pour prendre le large. Et à 16 kilomètres du but c’est le sprinteur d’Alpecin qui s’est détaché seul pour se lancer dans un long contre-la-montre sous une pluie battante.Creusant méthodiquement l’écart, il s’est imposé avec presque une minute d’avance sur Frank van den Broek et Pascal Eenkhoorn, revenu de derrière, alors que Romain Gréoire a terminé cinquième, une énième déception pour son équipe Groupama-FDJ.

Deux spectateurs tués et un blessé grave lors d’un rallye dans le Puy-de-Dôme

Deux spectateurs ont été tués et un troisième grièvement blessé, samedi matin dans le Puy-de-Dôme, lors de la sortie de route d’une voiture participant à un rallye automobile.Les deux personnes décédées ont été percutées lors du rallye de la Fourme alors qu’elles se trouvaient dans une zone interdite aux spectateurs, selon les premiers éléments de l’enquête qui restent à confirmer, a indiqué la préfecture.Une troisième personne, qui assistait également à la course, a été grièvement blessée et transportée à l’hôpital. Son état de santé n’était pas encore précisé en milieu d’après-midi.La conductrice du véhicule, “choquée”, a également été blessée et hospitalisée.Le rallye de la Fourme avait déjà été endeuillé lors de son édition 2024 par un accident mortel, lors duquel un commissaire de course est décédé.L'”accident tragique” de samedi matin a eu lieu vers 11H00 sur la commune de Saint-Just, un territoire boisé au sud d’Ambert, dans l’est du département, a précisé le préfet Joël Mathurin lors d’un point de presse.Au total, “une douzaine de personnes ont été impliquées” dans l’accident, survenu au lieu-dit Le Cros, sur le parcours du rallye, a précisé le préfet, qui s’est rendu sur place.Une enquête a été ouverte, diligentée par le parquet de Clermont-Ferrand, pour préciser les circonstances de l’accident.- Une zone rubalisée en rouge -Les premiers éléments montrent que les spectateurs percutés se trouvaient dans une zone balisée comme ne pouvant pas accueillir de public.”Je peux vous dire que ces personnes étaient effectivement là où il y avait des rubalises rouges, mais il appartiendra à l’enquête de déterminer les circonstances et les raisons pour lesquelles ces personnes se sont trouvées à cet endroit”, a indiqué M. Mathurin.Les zones d’accueil du public sont marquées par des rubalises vertes, a-t-il précisé.Dans un bref communiqué publié sur Facebook, l’organisation du rallye précise que la course, survenue lors de “la spéciale N1”, a été arrêtée définitivement à 10H49.Il a été demandé à tous les spectateurs de quitter les lieux. La cérémonie de remise des prix a été annulée, selon l’organisation.La route départementale où s’est déroulé l’accident a été fermée.Une trentaine de pompiers, ainsi qu’une trentaine de gendarmes ont été mobilisés dans les opérations de secours et de sécurisation.Une cellule psychologique a été mise en place à la salle des Fêtes de Saint-Just pour accueillir les personnes choquées.Les conditions climatiques étaient bonnes ce samedi matin dans le Puy-de-Dôme, avec un temps doux et ensoleillé.Organisé depuis 1965, le rallye engageait 167 équipages pour cette 32e édition. 

En Ecosse, manifestations contre la visite de Trump occupé à jouer au golf

Plusieurs centaines de personnes manifestent samedi à Edimbourg et Aberdeen en Ecosse pour protester contre la visite de Donald Trump, occupé à jouer au golf sur son parcours de Turnberry, placé sous haute surveillance policière.Sous la pluie et en compagnie de son fils Eric, le président américain a frappé samedi matin ses premiers coups sur le green du luxueux complexe appartenant à l’entreprise familiale, a constaté un journaliste de l’AFP.L’arrivée du président américain vendredi soir à Turnberry a transformé cette région pittoresque et habituellement calme du sud-ouest de l’Écosse en une véritable forteresse, avec des routes fermées et de nombreux points de contrôle installés par la police.Des policiers et des militaires patrouillaient samedi matin sur ce parcours de golf qui a accueilli quatre Opens britanniques masculins, ainsi que sur les plages de sable et les dunes herbeuses qui le bordent. Les joueurs ont été fouillés peu avant que Donald Trump ne fasse son apparition sur le green.La venue du président américain a déclenché une opération de sécurité d’ampleur, pour laquelle la police écossaise a obtenu le renfort d’autres forces de l’ordre du pays.En fin de matinée, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le consulat américain à Edimbourg, la capitale écossaise, ainsi que dans la ville d’Aberdeen, poumon économique du nord-est, près de laquelle Donald Trump possède un second conplexe de golf dans lequel il doit se rendre durant sa visite. Ces manifestations ont été organisées à l’appel du groupe Stop Trump Coalition.Certains participants brandissaient des pancartes affirmant “Scotland Hates Trump” (L’Ecosse déteste Trump). D’autres agitaient des drapeaux palestiniens.A Aberdeen, un homme tenait une pancarte représentant le visage du président américain rouge avec des cornes de diable, selon des images filmées par l’AFP.Donald Trump a clamé à plusieurs occasions son amour pour l’Ecosse, où sa mère est née et a grandi, mais sa politique et les investissements locaux de son groupe familial ont suscité la polémique.A Turnberry, sa visite de cinq jours divise.”Beaucoup de personnes ne font pas confiance à Trump et je suis comme elles. Je pense que c’est un mégalomane”, s’est insurgé Graham Hodgson, retraité, rencontré vendredi par l’AFP.”Il fait beaucoup de mal dans le monde avec ses droits de douanes”, ajoute-t-il.Donald Trump a atterri à l’aéroport de Prestwick vendredi soir au sud-ouest de Glasgow, où des dizaines de partisans du président américain s’étaient massés pour l’apercevoir.Un garçon portait une pancarte sur laquelle était écrit “Bienvenue Trump”, tandis qu’un homme agitait un grand drapeau bleu affichant le slogan “Make America Great Again”.”Ce qu’il y a de mieux avec Trump c’est qu’il n’est pas un homme politique (…) et je pense qu’il défend avant tout les intérêts de son pays”, affirme Lee McLean, 46 ans, qui est venu de la ville voisine de Kilmarncock.Selon lui, c’est ce que devraient faire tous les responsables politiques “avant de s’intéresser à ce qui se passe à l’étranger”.- “Célébration” -“Je suis en Ecosse maintenant. Beaucoup de réunions prévues!!!”, a annoncé le président américain peu après son arrivée sur son réseau Truth Social.Dimanche, il doit rencontrer la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour des discussions sur l’accord commercial qu’espère conclure l’UE pour éviter des droits de douane massifs. Il doit aussi s’entretenir lundi avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.A sa descente d’avion, le président américain a affirmé que l’heure serait à la “célébration” en matière de commerce après l’accord conclu en juin avec le Royaume-Uni prévoyant des droits de douane réduits pour des produits britanniques.Le dirigeant britannique espère toutefois toujours obtenir des droits réduits durables sur l’acier et l’aluminium.A son arrivée, Donald Trump a également évoqué l’immigration en Europe, appelant les pays européens “à se ressaisir” et à “mettre un terme à cette horrible invasion”.

En Ecosse, manifestations contre la visite de Trump occupé à jouer au golf

Plusieurs centaines de personnes manifestent samedi à Edimbourg et Aberdeen en Ecosse pour protester contre la visite de Donald Trump, occupé à jouer au golf sur son parcours de Turnberry, placé sous haute surveillance policière.Sous la pluie et en compagnie de son fils Eric, le président américain a frappé samedi matin ses premiers coups sur le green du luxueux complexe appartenant à l’entreprise familiale, a constaté un journaliste de l’AFP.L’arrivée du président américain vendredi soir à Turnberry a transformé cette région pittoresque et habituellement calme du sud-ouest de l’Écosse en une véritable forteresse, avec des routes fermées et de nombreux points de contrôle installés par la police.Des policiers et des militaires patrouillaient samedi matin sur ce parcours de golf qui a accueilli quatre Opens britanniques masculins, ainsi que sur les plages de sable et les dunes herbeuses qui le bordent. Les joueurs ont été fouillés peu avant que Donald Trump ne fasse son apparition sur le green.La venue du président américain a déclenché une opération de sécurité d’ampleur, pour laquelle la police écossaise a obtenu le renfort d’autres forces de l’ordre du pays.En fin de matinée, plusieurs centaines de personnes se sont rassemblées devant le consulat américain à Edimbourg, la capitale écossaise, ainsi que dans la ville d’Aberdeen, poumon économique du nord-est, près de laquelle Donald Trump possède un second conplexe de golf dans lequel il doit se rendre durant sa visite. Ces manifestations ont été organisées à l’appel du groupe Stop Trump Coalition.Certains participants brandissaient des pancartes affirmant “Scotland Hates Trump” (L’Ecosse déteste Trump). D’autres agitaient des drapeaux palestiniens.A Aberdeen, un homme tenait une pancarte représentant le visage du président américain rouge avec des cornes de diable, selon des images filmées par l’AFP.Donald Trump a clamé à plusieurs occasions son amour pour l’Ecosse, où sa mère est née et a grandi, mais sa politique et les investissements locaux de son groupe familial ont suscité la polémique.A Turnberry, sa visite de cinq jours divise.”Beaucoup de personnes ne font pas confiance à Trump et je suis comme elles. Je pense que c’est un mégalomane”, s’est insurgé Graham Hodgson, retraité, rencontré vendredi par l’AFP.”Il fait beaucoup de mal dans le monde avec ses droits de douanes”, ajoute-t-il.Donald Trump a atterri à l’aéroport de Prestwick vendredi soir au sud-ouest de Glasgow, où des dizaines de partisans du président américain s’étaient massés pour l’apercevoir.Un garçon portait une pancarte sur laquelle était écrit “Bienvenue Trump”, tandis qu’un homme agitait un grand drapeau bleu affichant le slogan “Make America Great Again”.”Ce qu’il y a de mieux avec Trump c’est qu’il n’est pas un homme politique (…) et je pense qu’il défend avant tout les intérêts de son pays”, affirme Lee McLean, 46 ans, qui est venu de la ville voisine de Kilmarncock.Selon lui, c’est ce que devraient faire tous les responsables politiques “avant de s’intéresser à ce qui se passe à l’étranger”.- “Célébration” -“Je suis en Ecosse maintenant. Beaucoup de réunions prévues!!!”, a annoncé le président américain peu après son arrivée sur son réseau Truth Social.Dimanche, il doit rencontrer la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour des discussions sur l’accord commercial qu’espère conclure l’UE pour éviter des droits de douane massifs. Il doit aussi s’entretenir lundi avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.A sa descente d’avion, le président américain a affirmé que l’heure serait à la “célébration” en matière de commerce après l’accord conclu en juin avec le Royaume-Uni prévoyant des droits de douane réduits pour des produits britanniques.Le dirigeant britannique espère toutefois toujours obtenir des droits réduits durables sur l’acier et l’aluminium.A son arrivée, Donald Trump a également évoqué l’immigration en Europe, appelant les pays européens “à se ressaisir” et à “mettre un terme à cette horrible invasion”.

Des “frères” civils cambodgiens et thaïlandais échangent des appels à la paix

Des civils fuyant la guerre des deux côtés de la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge lancent des appels à la paix, décrivant leurs voisins transfrontaliers comme des “frères” et des “amis” malgré le conflit en cours.”Les relations étaient bonnes, nous étions comme des frères”, raconte Sai Boonrod, 56 ans. Cette femme a trouvé refuge dans un temple de la ville de Kanthararom comme plusieurs centaines d’autres Thaïlandais, après avoir évacué son village à la frontière. “Mais maintenant, les choses ont peut-être changé”, dit-elle à l’AFP. “Je veux juste que les combats s’arrêtent pour que nous soyons de nouveaux comme des frères.”De l’autre côté de la frontière, à 150 kilomètres du refuge de Sai, des centaines de personnes évacuées sont regroupées dans des tentes de fortune à côté d’un temple, entourées de rations de survie et de leurs vêtements emballés à la hâte. “Nous sommes des voisins, nous voulons être amis”, assure un quinquagénaire s’exprimant anonymement dans le refuge du temple de Phumi Bak Thkav. “Mais ils nous attaquent. Nous avons fui nos maisons à cause d’eux.”Le différend frontalier entre le Cambodge et la Thaïlande couve de longue date et a dégénéré jeudi en affrontements impliquant des avions de combat, des chars, des troupes au sol et l’artillerie.Le nombre de victimes après trois jours de combats est monté à 33 morts, la plupart civiles. Un niveau de violence jamais vu depuis les affrontements entre 2008 et 2011, qui avaient fait 28 morts à l’époque. Tout en étendant ses jambes sur une natte en bambou, Sai affirme que “ça n’était pas aussi violent” les dernières fois. Elle fait partie des plus de 170.000 personnes évacuées des zones autour de la frontière. Mais son mari est resté pour aider à garder le bétail et les biens des voisins.”Je veux qu’ils négocient, qu’ils arrêtent de tirer rapidement, pour que les personnes âgées puissent rentrer chez elles et que les enfants retournent à l’école”, réclame Sai.- Haine en ligne -Le Conseil de sécurité de l’ONU a tenu une réunion d’urgence vendredi à l’issue de laquelle les deux camps ont assuré être ouverts à une trêve, tout en s’accusant mutuellement de saper les efforts de paix. Bangkok et Phnom Penh sont engagés dans un bras-de-fer depuis la mort d’un soldat khmer fin mai, lors d’un échange nocturne de tirs dans une zone contestée de leur frontière commune surnommée le “Triangle d’émeraude”.A 73 ans, Suwan Promsri a vécu de nombreux épisodes de tension à la frontière, mais estime que celui-ci semble “tellement différent”. Il assure que le ressentiment parmi les Thaïlandais envers les Cambodgiens, y compris le sien, grandit, un discours patriotique diffusé en ligne attisant les flammes. En février, Bangkok a protesté formellement auprès de Phnom Penh après qu’une vidéo montrant une femme chantant une chanson patriotique Khmer devant un temple dont la propriété est disputée entre les deux pays a été postée sur les réseaux sociaux. Les combats ont lieu dans un contexte de désinformation en ligne, issue des deux côtés. “Avant Internet, je me sentais différent. Mais les réseaux sociaux ont vraiment joué un rôle dans l’alimentation de cette haine”, reconnaît Suwan. Malgré les divisions, il rejoint ses voisins thaïlandais et ceux de l’autre côté de la frontière cambodgienne dans leurs appels à la paix. “Je veux que le gouvernement réalise la souffrance des personnes vivant à la frontière. La vie est difficile”, assure-t-il. “J’espère que les autorités travaillent sur des négociations pour mettre fin aux combats le plus rapidement possible.”burs-jts/sia/sba

Des “frères” civils cambodgiens et thaïlandais échangent des appels à la paix

Des civils fuyant la guerre des deux côtés de la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge lancent des appels à la paix, décrivant leurs voisins transfrontaliers comme des “frères” et des “amis” malgré le conflit en cours.”Les relations étaient bonnes, nous étions comme des frères”, raconte Sai Boonrod, 56 ans. Cette femme a trouvé …

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Des dizaines de milliers de Malaisiens manifestent contre la vie chère et le manque de réformes

Des dizaines de milliers de Malaisiens ont défilé samedi à Kuala Lumpur pour protester contre l’augmentation du coût de la vie et le manque de réformes imputés au gouvernement du Premier ministre Anwar Ibrahim.La manifestation, organisée par des partis d’opposition, est la première de cette ampleur dans la sixième économie d’Asie du Sud-Est depuis l’accession au pouvoir d’Anwar Ibrahim en 2022.Les manifestants, dont le nombre est estimé à entre 20.000 et 50.000 par les autorités, ont convergé vers la place de l’Indépendance, en plein centre de la capitale malaisienne.Certains brandissaient des pancartes sur lesquelles était écrit “Démissionne, Anwar”, sous la surveillance de la police.”Il (Anwar Ibrahim) gouverne le pays depuis déjà trois ans et il lui reste encore à concrétiser les promesses qu’il a faites”, regrette le manifestant Fauzi Mahmud, un ingénieur de 35 ans originaire de l’Etat du Selangor qui entoure Kuala Lumpur. “Le coût de la vie est encore élevé”.Le chef du gouvernement “est allé dans de nombreux pays pour apporter des investissements, mais nous attendons encore de voir quelque chose”, ajoute-t-il, faisant allusion à de récents voyages du responsable politique, notamment en Russie.- “Assez, s’il vous plaît, démissionnez” – S’exprimant lors du rassemblement, Mahathir Mohamad, un vétéran de la politique et ancien mentor d’Anwar, devenu aujourd’hui son rival juré, a lancé à la foule : “Cela fait trois ans, qu’est-ce que le peuple a ? Je pense qu’il (Anwar) se réjouit de nous voir souffrir”. “Assez, s’il vous plaît, démissionnez”, a ajouté Mahathir Mohamad, qui a fêté son 100e anniversaire le mois dernier.En devenant Premier ministre, Anwar Ibrahim avait promis de réformer le pays et de s’attaquer à la corruption et au népotisme au sein du système politique malaisien.En amont du rassemblement, le chef du gouvernement avait annoncé une série de mesures pour atténuer la colère, comme le versement de 100 ringgits malaisiens (20 euros) à tous les adultes à partir de fin août, et une légère baisse du prix du carburant pour quelque 18 millions de Malaisiens éligibles.-Stratégie d’apaisement-Les analystes politiques ont vu dans ces annonces une stratégie visant à apaiser la frustration croissante de la population et à dissuader les gens de participer à la marche de samedi. Norhamizah Mohamed, 48 ans, originaire de Besut, sur la côte nord-est, a déclaré être venue manifester pour s’assurer qu'”Anwar tienne ses promesses électorales”. “Ce n’est pas que nous ne l’aimons pas, mais nous n’aimons pas la façon dont il dirige le pays”, ajoutant que “ce n’est qu’après que nous avons décidé de manifester qu’il a annoncé des mesures pour la population”.La manifestation de samedi intervient également alors que les partis politiques commencent à se préparer en vue des élections, qui doivent, selon la loi, se tenir au plus tard à la mi-février 2028.Selon une étude récente publiée par le centre Merdeka de recherche sur l’opinion, un organisme indépendant établi en Malaisie, le Premier ministre bénéficiait alors d’un taux d’approbation de 55% de la part des électeurs.

Des dizaines de milliers de Malaisiens manifestent contre la vie chère et le manque de réformes

Des dizaines de milliers de Malaisiens ont défilé samedi à Kuala Lumpur pour protester contre l’augmentation du coût de la vie et le manque de réformes imputés au gouvernement du Premier ministre Anwar Ibrahim.La manifestation, organisée par des partis d’opposition, est la première de cette ampleur dans la sixième économie d’Asie du Sud-Est depuis l’accession au pouvoir d’Anwar Ibrahim en 2022.Les manifestants, dont le nombre est estimé à entre 20.000 et 50.000 par les autorités, ont convergé vers la place de l’Indépendance, en plein centre de la capitale malaisienne.Certains brandissaient des pancartes sur lesquelles était écrit “Démissionne, Anwar”, sous la surveillance de la police.”Il (Anwar Ibrahim) gouverne le pays depuis déjà trois ans et il lui reste encore à concrétiser les promesses qu’il a faites”, regrette le manifestant Fauzi Mahmud, un ingénieur de 35 ans originaire de l’Etat du Selangor qui entoure Kuala Lumpur. “Le coût de la vie est encore élevé”.Le chef du gouvernement “est allé dans de nombreux pays pour apporter des investissements, mais nous attendons encore de voir quelque chose”, ajoute-t-il, faisant allusion à de récents voyages du responsable politique, notamment en Russie.- “Assez, s’il vous plaît, démissionnez” – S’exprimant lors du rassemblement, Mahathir Mohamad, un vétéran de la politique et ancien mentor d’Anwar, devenu aujourd’hui son rival juré, a lancé à la foule : “Cela fait trois ans, qu’est-ce que le peuple a ? Je pense qu’il (Anwar) se réjouit de nous voir souffrir”. “Assez, s’il vous plaît, démissionnez”, a ajouté Mahathir Mohamad, qui a fêté son 100e anniversaire le mois dernier.En devenant Premier ministre, Anwar Ibrahim avait promis de réformer le pays et de s’attaquer à la corruption et au népotisme au sein du système politique malaisien.En amont du rassemblement, le chef du gouvernement avait annoncé une série de mesures pour atténuer la colère, comme le versement de 100 ringgits malaisiens (20 euros) à tous les adultes à partir de fin août, et une légère baisse du prix du carburant pour quelque 18 millions de Malaisiens éligibles.-Stratégie d’apaisement-Les analystes politiques ont vu dans ces annonces une stratégie visant à apaiser la frustration croissante de la population et à dissuader les gens de participer à la marche de samedi. Norhamizah Mohamed, 48 ans, originaire de Besut, sur la côte nord-est, a déclaré être venue manifester pour s’assurer qu'”Anwar tienne ses promesses électorales”. “Ce n’est pas que nous ne l’aimons pas, mais nous n’aimons pas la façon dont il dirige le pays”, ajoutant que “ce n’est qu’après que nous avons décidé de manifester qu’il a annoncé des mesures pour la population”.La manifestation de samedi intervient également alors que les partis politiques commencent à se préparer en vue des élections, qui doivent, selon la loi, se tenir au plus tard à la mi-février 2028.Selon une étude récente publiée par le centre Merdeka de recherche sur l’opinion, un organisme indépendant établi en Malaisie, le Premier ministre bénéficiait alors d’un taux d’approbation de 55% de la part des électeurs.

Des dizaines de milliers de Malaisiens manifestent contre la vie chère et le manque de réformes

Des dizaines de milliers de Malaisiens ont défilé samedi à Kuala Lumpur pour protester contre l’augmentation du coût de la vie et le manque de réformes imputés au gouvernement du Premier ministre Anwar Ibrahim.La manifestation, organisée par des partis d’opposition, est la première de cette ampleur dans la sixième économie d’Asie du Sud-Est depuis l’accession …

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Golf au programme de Trump samedi en Ecosse, manifestations attendues dans plusieurs villes

Donald Trump a entamé samedi sa première journée en terre écossaise par une partie de golf sur son parcours de Turnberry, placé sous haute surveillance policière, à l’écart de manifestations annoncées contre sa présence dans plusieurs villes de cette nation britannique.Sous la pluie et en compagnie de son fils Eric, le président américain a frappé ses premiers coups sur le green du luxueux complexe appartenant à l’entreprise familiale, a constaté un journaliste de l’AFP.L’arrivée du président américain vendredi soir à Turnberry a transformé cette région pittoresque et habituellement calme du sud-ouest de l’Écosse en une véritable forteresse, avec des routes fermées et de nombreux points de contrôle installés par la police.Des policiers et des militaires patrouillaient samedi matin sur ce parcours de golf qui a accueilli quatre Opens britanniques masculins, ainsi que sur les plages de sable et les dunes herbeuses qui le bordent. Les joueurs ont été fouillés peu avant que Donald Trump ne fasse son apparition sur le green.Le président a atterri à l’aéroport voisin de Prestwick vendredi soir, tandis que des centaines de curieux venaient admirer Air Force One et tenter d’apercevoir son célèbre passager.Donald Trump a clamé à plusieurs occasions son amour pour l’Ecosse, où sa mère est née et a grandi, mais sa politique et les investissements locaux de son groupe familial ont suscité la polémique.A Turnberry, sa visite de cinq jours divise.”Beaucoup de personnes ne font pas confiance à Trump et je suis comme elles. Je pense que c’est un mégalomane”, s’est insurgé Graham Hodgson, retraité, rencontré par l’AFP.”Il fait beaucoup de mal dans le monde avec ses droits de douanes”, ajoute-t-il.Mais à l’aéroport de Prestwick vendredi soir, les partisans du président américain se faisaient aussi entendre.Un garçon portait une pancarte sur laquelle était écrit “Bienvenue Trump”, tandis qu’un homme agitait un grand drapeau bleu affichant le slogan “Make America Great Again”.”Ce qu’il y a de mieux avec Trump c’est qu’il n’est pas un homme politique (…) et je pense qu’il défend avant tout les intérêts de son pays”, affirme Lee McLean, 46 ans, qui est venu de la ville voisine de Kilmarncock.Selon lui, c’est ce que devraient faire tous les responsables politiques “avant de s’intéresser à ce qui se passe à l’étranger”.- “Célébration” -Pour la police écossaise, la venue de Trump a déclenché une opération de sécurité d’ampleur, pour laquelle elle a obtenu les renforts d’autres forces de police du pays.Le groupe Stop Trump Coalition a annoncé des manifestations samedi près du consulat américain dans la capitale écossaise Edimbourg, ainsi qu’à Aberdeen, où le président américain doit se rendre, pour visiter son deuxième complexe de golf.La police se prépare également en cas de rassemblements à Turnberry même, où Trump doit passer la journée.”Je suis en Ecosse maintenant. Beaucoup de réunions prévues!!!”, a annoncé le président américain peu après son arrivée sur son réseau Truth Social.Dimanche, il doit rencontrer la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour des discussions sur l’accord commercial qu’espère conclure l’UE pour éviter des droits de douane massifs. Il doit aussi s’entretenir lundi avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.A sa descente d’avion, le président américain a affirmé que l’heure serait à la “célébration” en matière de commerce après l’accord conclu en juin avec le Royaume-Uni prévoyant des droits de douane réduits pour des produits britanniques.Le dirigeant britannique espère toutefois toujours obtenir des droits réduits durables sur l’acier et l’aluminium.A son arrivée, Donald Trump a également évoqué l’immigration en Europe, appelant les pays européens “à se ressaisir” et à “mettre un terme à cette horrible invasion”.