AFP World

Golf au programme de Trump samedi en Ecosse, manifestations attendues dans plusieurs villes

Donald Trump a entamé samedi sa première journée en terre écossaise par une partie de golf sur son parcours de Turnberry, placé sous haute surveillance policière, à l’écart de manifestations annoncées contre sa présence dans plusieurs villes de cette nation britannique.Sous la pluie et en compagnie de son fils Eric, le président américain a frappé ses premiers coups sur le green du luxueux complexe appartenant à l’entreprise familiale, a constaté un journaliste de l’AFP.L’arrivée du président américain vendredi soir à Turnberry a transformé cette région pittoresque et habituellement calme du sud-ouest de l’Écosse en une véritable forteresse, avec des routes fermées et de nombreux points de contrôle installés par la police.Des policiers et des militaires patrouillaient samedi matin sur ce parcours de golf qui a accueilli quatre Opens britanniques masculins, ainsi que sur les plages de sable et les dunes herbeuses qui le bordent. Les joueurs ont été fouillés peu avant que Donald Trump ne fasse son apparition sur le green.Le président a atterri à l’aéroport voisin de Prestwick vendredi soir, tandis que des centaines de curieux venaient admirer Air Force One et tenter d’apercevoir son célèbre passager.Donald Trump a clamé à plusieurs occasions son amour pour l’Ecosse, où sa mère est née et a grandi, mais sa politique et les investissements locaux de son groupe familial ont suscité la polémique.A Turnberry, sa visite de cinq jours divise.”Beaucoup de personnes ne font pas confiance à Trump et je suis comme elles. Je pense que c’est un mégalomane”, s’est insurgé Graham Hodgson, retraité, rencontré par l’AFP.”Il fait beaucoup de mal dans le monde avec ses droits de douanes”, ajoute-t-il.Mais à l’aéroport de Prestwick vendredi soir, les partisans du président américain se faisaient aussi entendre.Un garçon portait une pancarte sur laquelle était écrit “Bienvenue Trump”, tandis qu’un homme agitait un grand drapeau bleu affichant le slogan “Make America Great Again”.”Ce qu’il y a de mieux avec Trump c’est qu’il n’est pas un homme politique (…) et je pense qu’il défend avant tout les intérêts de son pays”, affirme Lee McLean, 46 ans, qui est venu de la ville voisine de Kilmarncock.Selon lui, c’est ce que devraient faire tous les responsables politiques “avant de s’intéresser à ce qui se passe à l’étranger”.- “Célébration” -Pour la police écossaise, la venue de Trump a déclenché une opération de sécurité d’ampleur, pour laquelle elle a obtenu les renforts d’autres forces de police du pays.Le groupe Stop Trump Coalition a annoncé des manifestations samedi près du consulat américain dans la capitale écossaise Edimbourg, ainsi qu’à Aberdeen, où le président américain doit se rendre, pour visiter son deuxième complexe de golf.La police se prépare également en cas de rassemblements à Turnberry même, où Trump doit passer la journée.”Je suis en Ecosse maintenant. Beaucoup de réunions prévues!!!”, a annoncé le président américain peu après son arrivée sur son réseau Truth Social.Dimanche, il doit rencontrer la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen pour des discussions sur l’accord commercial qu’espère conclure l’UE pour éviter des droits de douane massifs. Il doit aussi s’entretenir lundi avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.A sa descente d’avion, le président américain a affirmé que l’heure serait à la “célébration” en matière de commerce après l’accord conclu en juin avec le Royaume-Uni prévoyant des droits de douane réduits pour des produits britanniques.Le dirigeant britannique espère toutefois toujours obtenir des droits réduits durables sur l’acier et l’aluminium.A son arrivée, Donald Trump a également évoqué l’immigration en Europe, appelant les pays européens “à se ressaisir” et à “mettre un terme à cette horrible invasion”.

Des milliers de Malaisiens manifestent contre la vie chère et le manque de réformes

Des milliers de Malaisiens ont défilé samedi à Kuala Lumpur pour protester contre l’augmentation du coût de la vie et le manque de réformes imputés au gouvernement du Premier ministre Anwar Ibrahim.La manifestation, organisée par des partis d’opposition, est la première de cette ampleur dans la sixième économie d’Asie du Sud-Est depuis l’accession au pouvoir d’Anwar Ibrahim en 2022.Les manifestants ont convergé vers la place de l’Indépendance, en plein centre de la capitale malaisienne, brandissant pour certains des pancartes sur lesquelles était écrit “Démissionne, Anwar”, sous la surveillance de la police.”Il (Anwar Ibrahim) gouverne le pays depuis déjà trois ans et il lui reste encore à concrétiser les promesses qu’il a faites”, regrette le manifestant Fauzi Mahmud, un ingénieur de 35 ans originaire de l’Etat du Selangor qui entoure Kuala Lumpur. “Le coût de la vie est encore élevé”.Le chef du gouvernement “est allé dans de nombreux pays pour apporter des investissements, mais nous attendons encore de voir quelque chose”, ajoute-t-il, faisant allusion à de récents voyages du responsable politique, notamment en Russie.En devenant Premier ministre, Anwar Ibrahim avait promis de réformer le pays et de s’attaquer à la corruption et au népotisme au sein du système politique malaisien.En amont du rassemblement, le chef du gouvernement avait annoncé une série de mesures pour atténuer la colère, comme le versement de 100 ringgits malaisiens (20 euros) à tous les adultes à partir de fin août, et une légère baisse du prix du carburant pour quelque 18 millions de Malaisiens éligibles.D’après une étude du mois de mai publiée par le centre Merdeka de recherche sur l’opinion, un organisme indépendant établi en Malaisie, le Premier ministre bénéficiait alors d’un taux d’approbation de 55% de la part des électeurs.

Des milliers de Malaisiens manifestent contre la vie chère et le manque de réformes

Des milliers de Malaisiens ont défilé samedi à Kuala Lumpur pour protester contre l’augmentation du coût de la vie et le manque de réformes imputés au gouvernement du Premier ministre Anwar Ibrahim.La manifestation, organisée par des partis d’opposition, est la première de cette ampleur dans la sixième économie d’Asie du Sud-Est depuis l’accession au pouvoir d’Anwar Ibrahim en 2022.Les manifestants ont convergé vers la place de l’Indépendance, en plein centre de la capitale malaisienne, brandissant pour certains des pancartes sur lesquelles était écrit “Démissionne, Anwar”, sous la surveillance de la police.”Il (Anwar Ibrahim) gouverne le pays depuis déjà trois ans et il lui reste encore à concrétiser les promesses qu’il a faites”, regrette le manifestant Fauzi Mahmud, un ingénieur de 35 ans originaire de l’Etat du Selangor qui entoure Kuala Lumpur. “Le coût de la vie est encore élevé”.Le chef du gouvernement “est allé dans de nombreux pays pour apporter des investissements, mais nous attendons encore de voir quelque chose”, ajoute-t-il, faisant allusion à de récents voyages du responsable politique, notamment en Russie.En devenant Premier ministre, Anwar Ibrahim avait promis de réformer le pays et de s’attaquer à la corruption et au népotisme au sein du système politique malaisien.En amont du rassemblement, le chef du gouvernement avait annoncé une série de mesures pour atténuer la colère, comme le versement de 100 ringgits malaisiens (20 euros) à tous les adultes à partir de fin août, et une légère baisse du prix du carburant pour quelque 18 millions de Malaisiens éligibles.D’après une étude du mois de mai publiée par le centre Merdeka de recherche sur l’opinion, un organisme indépendant établi en Malaisie, le Premier ministre bénéficiait alors d’un taux d’approbation de 55% de la part des électeurs.

Face à la crise climatique, l’alpinisme s’adapte et change de voie

La cordée d’alpinistes s’arrête près d’une crevasse, hésite, puis se résigne à faire demi-tour: la montée au col du Replat (3.327 m) dans les Alpes, une course jadis facile, est devenue trop risquée, la faute au changement climatique qui rabote le glacier.”Cette jolie pente, qui était avant vraiment une classique de l’initiation de l’alpinisme dans les Écrins, est de plus en plus raide. Ça devient un peu exposé. Les conditions se dégradent assez rapidement”, constate Thomas Boillot, guide de haute montagne qui connaît bien ce massif à cheval entre l’Isère et les Hautes-Alpes.Fonte des glaciers, éboulements, moraines devenues impraticables à cause du dégel, crevasses à nu et infranchissables: les Alpes, frappées de plein fouet par le réchauffement climatique, sont en pleine métamorphose et l’alpinisme n’a pas d’autre choix que de “s’adapter” aux conditions qui deviennent dans l’ensemble plus incertaines et difficiles, expliquent les professionnels de la montagne.- “Glacier tout mou” -Comme nombre de ses collègues, Thomas Boillot dit avoir renoncé “depuis plus de dix ans” à mener des clients au Mont-Blanc, qu’il juge désormais “trop dangereux” en raison des chutes de pierres, notamment dans le tristement célèbre couloir du Goûter, surnommé “couloir de la mort”.”Des journées comme aujourd’hui, c’est quand même super, par contre il faut choisir ses créneaux. Ça ne donne plus envie de venir quand il fait trop chaud, que le glacier est tout mou, et qu’on entend de l’eau couler, des bruits suspects”, souligne-t-il. Nombre des “100 plus belles courses” du massif du Mont-Blanc, recensées en 1973 par l’alpiniste Gaston Rébuffat dans un ouvrage faisant toujours référence, ne sont d’ores et déjà plus accessibles, comme le pilier Bonatti, une paroi effondrée en 2005, ou d’autres itinéraires jadis “archiclassiques”.Pour Clément Carpentier, le guide de la cordée d’alpinistes UCPA qui a dû faire demi-tour sur le glacier, rien n’est plus normal que d’avoir constamment en tête “des plans B, C, D, E” pour faire face aux conditions de terrain, aux aléas de la météo ou aux difficultés d’un client.Mais cela va plus loin désormais: les bouleversements induits par le réchauffement climatique ont beaucoup fait évoluer le calendrier des courses de l’été, trop chaud et incertain, au profit des “ailes de saison”. Plus généralement, ils poussent la profession à “se réinventer, trouver de nouveaux itinéraires (…) pratiquer un autre type d’alpinisme qui soit peut-être moins tourné vers la performance, vers le sommet à tout prix, mais plus sur le moment, le côté voyage dans des vallées très sauvages”, estime-t-il. “L’image de l’alpinisme, chez beaucoup de gens, c’est quand même le glacier, la neige, et moins le rocher. Il faut qu’on arrive à montrer au grand public que ce n’est pas que ça. En montagne, il y a plein de choses à faire et c’est toujours là”, souligne-t-il.- “Crier dans le désert” -Les guides et gardiens de refuges, aux premières loges des bouleversements observés sur le terrain, ont toujours partagé leurs informations, mais celles-ci, “volatiles”, se perdaient souvent en route, relève Jean-Marc Vengeon, président du Syndicat National des Guides de Montagne (SNGM).Allié à des laboratoires scientifiques alpins, le Parc national des Écrins et d’autres entités, le syndicat a récemment lancé un outil collaboratif pour les mettre à disposition des chercheurs, pratiquants et des pouvoirs publics, souligne-t-il. Ce site, baptisé “Regards d’altitude”, leur permet de “savoir ce qui se passe en haut”: il a recensé sur la seule première semaine de juillet 2025 six nouveaux événements (écroulement, chutes de pierres, apparition d’un lac glaciaire) autour de Chamonix.Cela fait 20 ans que le monde de la montagne “crie dans le désert”, déplore pour sa part Xavier Cailhol, guide de haute montagne, et qui travaille sur une thèse dédiée à l’alpinisme et aux risques d’origine glaciaire.Les montagnards ont “un vrai rôle de lanceur d’alerte à jouer en disant +ces changements sont irréversibles et extrêmement rapides+” faute d’application de l’Accord de Paris sur le climat, estime le jeune homme de 29 ans. L’alpinisme est touché aujourd’hui, mais demain ce sera le reste de la société, avec un risque de “crise sociale complète”. Or cela demeure “peu compris car trop abstrait”, s’alarme-t-il.

Trump est arrivé en Ecosse pour un séjour mêlant golf, diplomatie et commerce

Donald Trump est arrivé vendredi pour un week-end prolongé en Ecosse qui doit mêler golf, diplomatie et négociations commerciales, et où un important dispositif de sécurité a été déployé en prévision de manifestations.”Je suis en Ecosse maintenant. Beaucoup de réunions prévues!!!”, a annoncé le président américain sur son réseau Truth Social.Après son arrivée à bord de l’avion présidentiel Air Force One en début de soirée à l’aéroport de Prestwick, au sud-ouest de Glasgow, Donald Trump s’est rendu à Turnberry, dans un des deux complexes de golf écossais appartenant à l’entreprise familiale dirigée par ses fils.L’agenda officiel du président américain est vide samedi. Il doit rencontrer dimanche la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui espère obtenir un accord sur les droits de douane. Une perspective que le président américain a jugé possible à “50-50”.La police écossaise, qui se prépare à des manifestations, a annoncé la mise en place d’une “opération d’envergure à travers tout le pays pendant plusieurs jours”.Avant de repartir pour Washington, Donald Trump s’arrachera aussi aux greens pour une rencontre, dont les détails ne sont pas connus, avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.Ce dernier ne passe pas pour être féru de golf comme le républicain de 79 ans et il cherchera surtout à rester dans ses petits papiers, après avoir jusqu’ici évité que son pays ne soit frappé de droits de douane exorbitants.Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé en mai un accord commercial, mais Londres s’inquiète de la volonté exprimée par Donald Trump de le “peaufiner”.A son arrivée en Ecosse, Donald Trump a toutefois affirmé que l’heure serait à la “célébration”. “L’accord est conclu” avec Londres, a-t-il insisté, ajoutant que les deux dirigeants parleraient “d’autres choses”.Avant son départ de Washington, il a néanmoins semblé doucher les espoirs britanniques d’obtenir des droits de douane durablement réduits sur l’acier et l’aluminium. Londres a jusqu’ici été exempté des 50% de droits appliqués aux importations par les Etats-Unis.  “Si je le fais pour un, je devrais le faire pour tous”, a-t-il affirmé.- Immigration -En Ecosse, la guerre dans la bande de Gaza sera sans doute un sujet de discussion, au moment où le Premier ministre travailliste est appelé par plus de 220 députés à emboîter le pas au président français Emmanuel Macron pour reconnaître l’Etat de Palestine.A son arrivée, Donald Trump a également évoqué l’immigration en Europe, appelant les pays européens “à se ressaisir” et à “mettre un terme à cette horrible invasion”, en prenant exemple sur sa propre politique d’expulsions de sans-papiers.En traversant l’Atlantique, Donald Trump sera à distance, au moins géographiquement, des rebondissements de la très embarrassante affaire Jeffrey Epstein, un riche financier accusé de crimes sexuels et mort en prison en 2019 avant son procès.Certains de ses partisans lui reprochent de manquer de transparence à propos de cette ancienne figure de la jet-set new-yorkaise, avec laquelle lui-même entretenait une relation amicale et qui est devenue le symbole pour toute une frange du mouvement “MAGA” des turpitudes d’une élite protégée.Depuis l’Ecosse, il a assuré n’avoir jamais été “informé” que son nom figurait dans les dossiers judiciaires liées à l’ancien financier.Donald Trump sera de retour au Royaume-Uni en septembre, pour une visite d’Etat à l’invitation du roi Charles III s’annonçant fastueuse.- Manifestations -Il avait assuré au cours d’une précédente visite, en 2023, se sentir “à la maison” en Ecosse où sa mère, Mary Anne MacLeod, a grandi avant d’émigrer à 18 ans aux Etats-Unis.Son affection n’est pas forcément réciproque: des manifestations sont prévues samedi à Edimbourg et à Aberdeen, ainsi qu’à proximité de ses golfs, pour protester contre sa présence.En 2018, sa précédente visite à Turnberry avait poussé des milliers de personnes à manifester à Glasgow et à Edimbourg.Le Premier ministre écossais, John Swinney, a annoncé qu’il rencontrerait Donald Trump pendant sa visite, soulignant que l’Ecosse “entretient une amitié solide avec les Etats-Unis depuis des siècles”. La construction d’un nouveau parcours par le groupe aujourd’hui dirigé par les fils de Donald Trump a suscité du mécontentement à Balmedie, dans l’Aberdeenshire, de la part de certains riverains et d’élus écologistes.Ce n’est que l’un des nombreux projets, immobiliers ou autres, à travers le monde de la famille Trump.Si Donald Trump n’a plus légalement le contrôle de la holding familiale, ses opposants lui reprochent de multiplier les conflits d’intérêts en se servant de ses fonctions de président pour pousser des investissements familiaux privés, notamment à l’étranger.

Trump est arrivé en Ecosse pour un séjour mêlant golf, diplomatie et commerce

Donald Trump est arrivé vendredi pour un week-end prolongé en Ecosse qui doit mêler golf, diplomatie et négociations commerciales, et où un important dispositif de sécurité a été déployé en prévision de manifestations.”Je suis en Ecosse maintenant. Beaucoup de réunions prévues!!!”, a annoncé le président américain sur son réseau Truth Social.Après son arrivée à bord de l’avion présidentiel Air Force One en début de soirée à l’aéroport de Prestwick, au sud-ouest de Glasgow, Donald Trump s’est rendu à Turnberry, dans un des deux complexes de golf écossais appartenant à l’entreprise familiale dirigée par ses fils.L’agenda officiel du président américain est vide samedi. Il doit rencontrer dimanche la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, qui espère obtenir un accord sur les droits de douane. Une perspective que le président américain a jugé possible à “50-50”.La police écossaise, qui se prépare à des manifestations, a annoncé la mise en place d’une “opération d’envergure à travers tout le pays pendant plusieurs jours”.Avant de repartir pour Washington, Donald Trump s’arrachera aussi aux greens pour une rencontre, dont les détails ne sont pas connus, avec le Premier ministre britannique Keir Starmer.Ce dernier ne passe pas pour être féru de golf comme le républicain de 79 ans et il cherchera surtout à rester dans ses petits papiers, après avoir jusqu’ici évité que son pays ne soit frappé de droits de douane exorbitants.Les Etats-Unis et le Royaume-Uni ont annoncé en mai un accord commercial, mais Londres s’inquiète de la volonté exprimée par Donald Trump de le “peaufiner”.A son arrivée en Ecosse, Donald Trump a toutefois affirmé que l’heure serait à la “célébration”. “L’accord est conclu” avec Londres, a-t-il insisté, ajoutant que les deux dirigeants parleraient “d’autres choses”.Avant son départ de Washington, il a néanmoins semblé doucher les espoirs britanniques d’obtenir des droits de douane durablement réduits sur l’acier et l’aluminium. Londres a jusqu’ici été exempté des 50% de droits appliqués aux importations par les Etats-Unis.  “Si je le fais pour un, je devrais le faire pour tous”, a-t-il affirmé.- Immigration -En Ecosse, la guerre dans la bande de Gaza sera sans doute un sujet de discussion, au moment où le Premier ministre travailliste est appelé par plus de 220 députés à emboîter le pas au président français Emmanuel Macron pour reconnaître l’Etat de Palestine.A son arrivée, Donald Trump a également évoqué l’immigration en Europe, appelant les pays européens “à se ressaisir” et à “mettre un terme à cette horrible invasion”, en prenant exemple sur sa propre politique d’expulsions de sans-papiers.En traversant l’Atlantique, Donald Trump sera à distance, au moins géographiquement, des rebondissements de la très embarrassante affaire Jeffrey Epstein, un riche financier accusé de crimes sexuels et mort en prison en 2019 avant son procès.Certains de ses partisans lui reprochent de manquer de transparence à propos de cette ancienne figure de la jet-set new-yorkaise, avec laquelle lui-même entretenait une relation amicale et qui est devenue le symbole pour toute une frange du mouvement “MAGA” des turpitudes d’une élite protégée.Depuis l’Ecosse, il a assuré n’avoir jamais été “informé” que son nom figurait dans les dossiers judiciaires liées à l’ancien financier.Donald Trump sera de retour au Royaume-Uni en septembre, pour une visite d’Etat à l’invitation du roi Charles III s’annonçant fastueuse.- Manifestations -Il avait assuré au cours d’une précédente visite, en 2023, se sentir “à la maison” en Ecosse où sa mère, Mary Anne MacLeod, a grandi avant d’émigrer à 18 ans aux Etats-Unis.Son affection n’est pas forcément réciproque: des manifestations sont prévues samedi à Edimbourg et à Aberdeen, ainsi qu’à proximité de ses golfs, pour protester contre sa présence.En 2018, sa précédente visite à Turnberry avait poussé des milliers de personnes à manifester à Glasgow et à Edimbourg.Le Premier ministre écossais, John Swinney, a annoncé qu’il rencontrerait Donald Trump pendant sa visite, soulignant que l’Ecosse “entretient une amitié solide avec les Etats-Unis depuis des siècles”. La construction d’un nouveau parcours par le groupe aujourd’hui dirigé par les fils de Donald Trump a suscité du mécontentement à Balmedie, dans l’Aberdeenshire, de la part de certains riverains et d’élus écologistes.Ce n’est que l’un des nombreux projets, immobiliers ou autres, à travers le monde de la famille Trump.Si Donald Trump n’a plus légalement le contrôle de la holding familiale, ses opposants lui reprochent de multiplier les conflits d’intérêts en se servant de ses fonctions de président pour pousser des investissements familiaux privés, notamment à l’étranger.

Trump affirme que le Hamas “veut mourir” après l’échec des pourparlers sur Gaza

Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi que le mouvement islamiste palestinien Hamas “veut mourir”, après l’avoir accusé de ne pas rechercher un accord sur un cessez-le-feu dans la bande de Gaza affamée et ravagée par plus de 21 mois de guerre.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé, après l’échec des négociations, “étudier …

Trump affirme que le Hamas “veut mourir” après l’échec des pourparlers sur Gaza Read More »

Trump affirme que le Hamas “veut mourir” après l’échec des pourparlers sur Gaza

Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi que le mouvement islamiste palestinien Hamas “veut mourir”, après l’avoir accusé de ne pas rechercher un accord sur un cessez-le-feu dans la bande de Gaza affamée et ravagée par plus de 21 mois de guerre.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé, après l’échec des négociations, “étudier d’autres options pour ramener” les otages et “mettre fin au règne terroriste du Hamas”. Le mouvement islamiste a, lui, accusé l’émissaire américain Steve Witkoff de revirement pour “servir l’intérêt d’Israël”.Dans ce contexte d’accusations réciproques, un responsable israélien a annoncé la reprise “dans les prochains jours” des largages d’aides à Gaza, plongée dans un désastre humanitaire et où l’ONU et des ONG s’alarment d’une flambée de la malnutrition infantile et d’un risque de famine généralisée.Les bombardements israéliens ont entretemps continué, la Défense civile faisant état de 28 morts vendredi dans le territoire palestinien en proie à une guerre déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.”Le Hamas ne voulait pas vraiment conclure un accord. Je pense qu’ils veulent mourir. Et c’est très, très grave”, a dit M. Trump.Son émissaire, M. Witkoff, a acté jeudi l’échec des pourparlers menés pendant plus de deux semaines à Doha entre Israël et le Hamas par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte. Il a, comme M. Netanyahu, retiré ses négociateurs en mettant en cause la bonne foi du Hamas.M. “Witkoff a vu juste. Le Hamas est l’obstacle à un accord de libération des otages” enlevés durant l’attaque du 7-Octobre, a dit M. Netanyahu.- “La catastrophe doit cesser” -Mais Bassem Naïm, un responsable du Hamas, a accusé M. Witkoff d’avoir changé d’avis. L’émissaire américain avait estimé “il y a seulement quelques jours” que les échanges étaient positifs et “les médiateurs avaient accueilli très positivement la réponse du Hamas”, a-t-il dit à l’AFP.Le Hamas, qui a pris le pouvoir en 2007, avait répondu à l’offre de trêve de 60 jours assortie d’une libération d’otages, en proposant des amendements concernant l’entrée des aides, le retrait israélien de Gaza et les garanties sur la fin de la guerre.Israël, qui refuse de donner de telles garanties, veut démanteler le Hamas, le chasser de Gaza et prendre le contrôle du territoire.L’armée israélienne assiège Gaza depuis octobre 2023 et contrôle tous ses accès, après y avoir lancé une offensive d’envergure en riposte à l’attaque du 7-Octobre. Début mars, Israël a interdit l’entrée des aides à Gaza, avant d’autoriser fin mai des quantités très limitées, entraînant de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant, et suscitant des critiques internationales croissantes. “A Gaza aujourd’hui, il n’y a pas de famine causée par Israël”, a affirmé le gouvernement Netanyahu.”La catastrophe humanitaire à Gaza doit cesser immédiatement”, ont exhorté Paris, Londres et Berlin, en appelant Israël à “lever immédiatement les restrictions sur l’acheminement de l’aide”.- “Aller au paradis” -Selon Médecins sans frontières, un quart des enfants âgés de six mois à cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes examinés la semaine dernière par l’ONG à Gaza souffrent de malnutrition.”Près d’une personne sur trois ne mange pas pendant des jours”, affirme le Programme alimentaire mondial. “La famine commence à s’installer silencieusement à Gaza”, indique l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens. “Les enfants disent vouloir aller au paradis, parce qu’au moins, disent-ils, il y a à manger là-bas”, a déclaré le patron de l’ONU Antonio Guterres.”Les enfants pleurent, ils ont faim, ils veulent manger. Les gens passent trois jours sans nourriture”, a déclaré à l’hôpital Nasser à Khan Younès, dans le sud de Gaza, Fatima al-Shawaf, qui a perdu un proche tué en attendant de l’aide.A l’hôpital al-Chifa de Gaza-ville (nord), des femmes pleurent la mort d’un bébé de 14 mois, transporté avec d’autres victimes après une frappe sur une école abritant des déplacés, selon des images de l’AFP.  “On était assis, les enfants jouaient et des gens priaient quand un missile est tombé sur les enfants. Certains ont été déchiquetés. Ce n’étaient que des  enfants affamés”, lance Maha Adwan, une proche du bébé.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées, 49 restent otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont fait 59.676 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Trump affirme que le Hamas “veut mourir” après l’échec des pourparlers sur Gaza

Le président américain Donald Trump a affirmé vendredi que le mouvement islamiste palestinien Hamas “veut mourir”, après l’avoir accusé de ne pas rechercher un accord sur un cessez-le-feu dans la bande de Gaza affamée et ravagée par plus de 21 mois de guerre.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé, après l’échec des négociations, “étudier d’autres options pour ramener” les otages et “mettre fin au règne terroriste du Hamas”. Le mouvement islamiste a, lui, accusé l’émissaire américain Steve Witkoff de revirement pour “servir l’intérêt d’Israël”.Dans ce contexte d’accusations réciproques, un responsable israélien a annoncé la reprise “dans les prochains jours” des largages d’aides à Gaza, plongée dans un désastre humanitaire et où l’ONU et des ONG s’alarment d’une flambée de la malnutrition infantile et d’un risque de famine généralisée.Les bombardements israéliens ont entretemps continué, la Défense civile faisant état de 28 morts vendredi dans le territoire palestinien en proie à une guerre déclenchée par une attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.”Le Hamas ne voulait pas vraiment conclure un accord. Je pense qu’ils veulent mourir. Et c’est très, très grave”, a dit M. Trump.Son émissaire, M. Witkoff, a acté jeudi l’échec des pourparlers menés pendant plus de deux semaines à Doha entre Israël et le Hamas par l’intermédiaire du Qatar, des Etats-Unis et de l’Egypte. Il a, comme M. Netanyahu, retiré ses négociateurs en mettant en cause la bonne foi du Hamas.M. “Witkoff a vu juste. Le Hamas est l’obstacle à un accord de libération des otages” enlevés durant l’attaque du 7-Octobre, a dit M. Netanyahu.- “La catastrophe doit cesser” -Mais Bassem Naïm, un responsable du Hamas, a accusé M. Witkoff d’avoir changé d’avis. L’émissaire américain avait estimé “il y a seulement quelques jours” que les échanges étaient positifs et “les médiateurs avaient accueilli très positivement la réponse du Hamas”, a-t-il dit à l’AFP.Le Hamas, qui a pris le pouvoir en 2007, avait répondu à l’offre de trêve de 60 jours assortie d’une libération d’otages, en proposant des amendements concernant l’entrée des aides, le retrait israélien de Gaza et les garanties sur la fin de la guerre.Israël, qui refuse de donner de telles garanties, veut démanteler le Hamas, le chasser de Gaza et prendre le contrôle du territoire.L’armée israélienne assiège Gaza depuis octobre 2023 et contrôle tous ses accès, après y avoir lancé une offensive d’envergure en riposte à l’attaque du 7-Octobre. Début mars, Israël a interdit l’entrée des aides à Gaza, avant d’autoriser fin mai des quantités très limitées, entraînant de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant, et suscitant des critiques internationales croissantes. “A Gaza aujourd’hui, il n’y a pas de famine causée par Israël”, a affirmé le gouvernement Netanyahu.”La catastrophe humanitaire à Gaza doit cesser immédiatement”, ont exhorté Paris, Londres et Berlin, en appelant Israël à “lever immédiatement les restrictions sur l’acheminement de l’aide”.- “Aller au paradis” -Selon Médecins sans frontières, un quart des enfants âgés de six mois à cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes examinés la semaine dernière par l’ONG à Gaza souffrent de malnutrition.”Près d’une personne sur trois ne mange pas pendant des jours”, affirme le Programme alimentaire mondial. “La famine commence à s’installer silencieusement à Gaza”, indique l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens. “Les enfants disent vouloir aller au paradis, parce qu’au moins, disent-ils, il y a à manger là-bas”, a déclaré le patron de l’ONU Antonio Guterres.”Les enfants pleurent, ils ont faim, ils veulent manger. Les gens passent trois jours sans nourriture”, a déclaré à l’hôpital Nasser à Khan Younès, dans le sud de Gaza, Fatima al-Shawaf, qui a perdu un proche tué en attendant de l’aide.A l’hôpital al-Chifa de Gaza-ville (nord), des femmes pleurent la mort d’un bébé de 14 mois, transporté avec d’autres victimes après une frappe sur une école abritant des déplacés, selon des images de l’AFP.  “On était assis, les enfants jouaient et des gens priaient quand un missile est tombé sur les enfants. Certains ont été déchiquetés. Ce n’étaient que des  enfants affamés”, lance Maha Adwan, une proche du bébé.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées, 49 restent otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont fait 59.676 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.

Des puissances européennes exhortent à mettre fin à “la catastrophe humanitaire” à Gaza

“La catastrophe humanitaire à laquelle nous assistons à Gaza doit cesser immédiatement”, ont exhorté vendredi Paris, Londres et Berlin, alors que le Programme alimentaire mondial (PAM) a alerté sur une forte hausse de la malnutrition, notamment des femmes et des enfants.Réagissant à l’alerte lancée par l’ONU et les ONG qui dénoncent un risque de famine imminente et généralisée, les trois capitales européennes ont appelé dans un communiqué commun le gouvernement israélien à “lever immédiatement les restrictions sur l’acheminement de l’aide”. Début mars, Israël a imposé sur la bande de Gaza un blocus total, très partiellement assoupli fin mai, entraînant de graves pénuries de nourriture, de médicaments et de carburant, et suscitant des critiques croissantes sur l’aggravation de la faim.Selon le Programme alimentaire mondial, l’agence de l’ONU s’occupant de l’aide alimentaire, un tiers environ des habitants de la bande de Gaza ne mangent pas pendant des jours.”La malnutrition est en forte augmentation, avec 90.000 femmes et enfants ayant besoin d’un traitement urgent”, a ajouté vendredi le PAM dans un communiqué à l’AFP, affirmant que “la crise alimentaire à Gaza a atteint des niveaux de désespoir sans précédent”.Dans leur communiqué commun, la France, la Grande-Bretagne et l’Allemagne rappellent à Israël qu’il “doit respecter ses obligations en vertu du droit international humanitaire”.”Le moment est venu de mettre fin à la guerre à Gaza”, ajoutent-elles, exhortant “toutes les parties à mettre un terme au conflit en concluant immédiatement un cessez-le-feu”, après 21 mois de guerre.Le ministre italien des Affaires étrangères, Antonio Tajani, s’est joint à leurs voix en affirmant que son pays ne pouvait plus accepter “les massacres et la famine” dans la bande de Gaza.Les inquiétudes se portent en particulier sur le nombre croissant d’enfants souffrant de malnutrition.Médecins sans frontières (MSF) a indiqué qu’un quart des enfants âgés de six mois à cinq ans et des femmes enceintes et allaitantes examinés la semaine dernière dans ses installations souffraient de malnutrition.Israël rejette toute responsabilité et accuse le Hamas de détourner l’aide, ce que le mouvement palestinien dément.- “paix durable” -Berlin, Paris et Londres ont par ailleurs réitéré leur appel à la libération des otages israéliens et au désarmement du mouvement islamiste palestinien Hamas.Ils disent également “s’opposer fermement à toute tentative visant à imposer la souveraineté israélienne sur les territoires palestiniens occupés”. “Les menaces d’annexion, les colonies et les actes de violence commis par les colons à l’encontre des Palestiniens compromettent les perspectives d’une solution négociée prévoyant la coexistence de deux États”, mettent-ils en garde.Jeudi, le premier ministre britannique Keir Starmer avait annoncé qu’il allait avoir un “entretien d’urgence” sur la situation à Gaza avec ses homologues français, Emmanuel Macron, et allemand, Friedrich Merz.Le communiqué des trois capitales ne précise pas s’il est paru avant ou après cet entretien.Dans un communiqué publié en parallèle de leur déclaration conjointe, Keir Starmer a indiqué que Londres n’allait pas immédiatement reconnaître l’Etat de Palestine, après l’annonce par Emmanuel Macron d’une reconnaissance formelle par la France lors de l’Assemblée générale des Nations unies, en septembre à New York.Le Premier ministre britannique a réaffirmé que la reconnaissance d’un Etat palestinien “doit être une des étapes” vers une “paix durable” dans la région.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 49 restent otages à Gaza, dont 27 ont été déclarées mortes par l’armée.Les représailles israéliennes ont fait 59.676 morts à Gaza, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé à Gaza, jugées fiables par l’ONU.