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“Il ne reste rien”: des villageois de Pékin démunis après des crues meurtrières

Revenue chercher les médicaments de son père âgé et handicapé, Hu Yuefang n’a retrouvé que ruines et boue: sa maison a été dévastée par l’une des pires inondations qu’ait connues Pékin ces dernières années.Une partie du nord de la Chine a été frappé ces derniers jours par des pluies torrentielles qui ont causé la mort …

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“Il ne reste rien”: des villageois de Pékin démunis après des crues meurtrières

Revenue chercher les médicaments de son père âgé et handicapé, Hu Yuefang n’a retrouvé que ruines et boue: sa maison a été dévastée par l’une des pires inondations qu’ait connues Pékin ces dernières années.Une partie du nord de la Chine a été frappé ces derniers jours par des pluies torrentielles qui ont causé la mort d’au moins 48 personnes et contraint des dizaines de milliers d’habitants à fuir leur domicile.Avec le retour du beau temps à Pékin, les opérations de nettoyage et de déblaiement ont débuté mercredi dans les zones sinistrées, où l’eau a provoqué d’importants dégâts.Des journalistes de l’AFP se sont rendus dans le district pékinois de Huairou, au nord de la capitale chinoise, à environ 100 kilomètres du centre-ville. Il s’agit d’une des zones les plus touchées.Dans le village d’Anzhouba, les eaux s’étaient retirées, laissant derrière elles un champ de débris, de ferraille tordue et de branches cassées.Hu Yuefang se remémore l’appel paniqué qu’elle a passé samedi soir à sa belle-fille âgée de 23 ans, laquelle était alors à la maison avec les parents de Mme Hu.”Avant que je puisse finir ma phrase, ça a coupé”, raconte-t-elle.Elle a appris plus tard que la rivière, à une dizaine de mètres de là, avait débordé de son lit et bloqué la porte d’entrée, rendant toute sortie impossible.- Champs dévastés -Sa fille a dû briser une fenêtre pour évacuer les grands-parents vers le balcon d’un voisin, tirant son grand-père handicapé pendant que sa grand-mère le poussait par l’arrière.”Je n’avais jamais vu ça en 40 ans de vie ici. Même les anciens de 80 ou 90 ans n’avaient jamais rien vu de tel”, témoigne-t-elle. “Je suis revenue aujourd’hui pour récupérer ses médicaments, mais tout a été emporté par les flots.”En sandales, elle inspecte les dégâts dans le village, où elle a toujours vécu. Elle marche au milieu des amas de câbles électriques arrachés, de débris de clôtures brisées et de voitures détruites.Les murs de sa maison sont recouverts de boue, signe que l’eau est montée à plus d’un mètre.”J’ai vécu ici toute ma vie. Mes parents depuis près de 70 ans, moi depuis 40 ans. Je ne peux pas me résoudre à partir”, affirme-t-elle.Un petit canapé bleu a été emporté jusqu’à la ruelle.La famille de six personnes vit avec un revenu mensuel compris entre 2.000 et 3.000 yuans (environ 240 à 360 euros), explique madame Hu, femme au foyer dont le mari est ouvrier. Ils cultivent leurs propres légumes — des haricots, des concombres, des pommes de terre — mais les champs ont été détruits.”Tout est parti, emporté par les eaux”, explique-t-elle.- “Inhabitable” -Dans le bourg voisin de Liulimiao, les évacuations se poursuivent. Des bus transportent des personnes âgées depuis leurs maisons dans les montagnes.Une vieille dame, qui a préféré garder l’anonymat, confie être retournée chez elle malgré l’interdiction. “Quand les eaux sont arrivées, personne ne faisait attention à nous”, déplore-t-elle, ajoutant que l’inondation a frappé “brusquement” samedi.Un autre villageois, monsieur Wang, contemple les dégâts de la maison qu’il avait construite avec l’aide de subventions gouvernementales il y a 15 ans. Il estime ses pertes à environ 100.000 yuans (12.100 euros).Sa femme et ses deux filles étaient à la maison lorsque les eaux ont “soudainement monté” et ont, là encore, bloqué les portes en raison de la puissance du courant.L’eau a atteint 1,5 mètre de hauteur, laissant des marques boueuses sur les murs et jusque sur l’écran de la télévision. La voiture familiale, achetée pour que sa fille puisse apprendre à conduire, a été emportée par les flots.Cinq minutes de plus et sa famille aurait pu y rester, explique-t-il.”L’eau n’a laissé à personne le temps de réagir”, poursuit monsieur Wang, en pleurs lorsqu’il explique que sa maison est désormais “inhabitable”.”Ça me fait vraiment mal au coeur.”

Mondiaux de natation: Léon Marchand pulvérise le record du monde du 200 m quatre nages

Un an après son triomphe aux Jeux de Paris, Léon Marchand a encore marqué de son empreinte la natation mondiale en pulvérisant le record du monde sur 200 m quatre nages, mercredi dès les demi-finales des Championnats du monde de Singapour. Marchand a signé un temps supersonique de 1 min 52 sec 69/100e, effaçant la marque de l’Américain Ryan Lochte, qui datait de 2011 (1 min 54 sec 00). Au moment de toucher le mur de la piscine du Sports Hub de Singapour, le nageur de 23 ans a célébré ce record comme une victoire. “Pour moi, c’est une victoire”, a-t-il déclaré dans un grand sourire. “Surtout que ce n’est pas un record qui est égalé, je suis quand même plus d’une seconde en dessous. J’ai un peu du mal à y croire quand même, mais je suis trop content, c’était trop bien.”Impressionnant de maîtrise, le Toulousain a marqué son territoire. Jamais inquiété par ses concurrents, il affichait déjà quasiment une seconde d’avance au 100 mètres sur le record de Lochte.Avant d’arriver à Singapour, le Français détenait déjà la deuxième meilleure performance mondiale de l’histoire, 1 min 54 sec 06, établie en finale des Jeux olympiques de Paris l’été dernier.À son arrivée dans la cité-État pour ces Mondiaux, il avait prévenu qu’il avait le record du monde dans le viseur. Puis, en séries mercredi matin, il avait ensuite annoncé vouloir se rapprocher de son record personnel dès les demi-finales.Il a tenu parole en abaissant de 1 seconde et 37 centièmes son meilleur temps en carrière. “Je me sentais vraiment bien”, a-t-il reconnu. “Avant la course, dans l’eau, j’étais vraiment très léger, je prenais beaucoup d’eau et techniquement c’était vraiment bien.” – “La finale va être cool!” -Marchand avait dominé les séries matinales avec un temps de 1 min 57 sec 63, en ayant concentré ses efforts sur la première moitié de course, avant de ralentir son allure.Le Français détient désormais deux records du monde en bassin de 50 m, après celui du 400 m quatre nages, qu’il avait battu en finale des Mondiaux de Fukuoka en 2023.Il disputera la finale de l’épreuve jeudi pour tenter de décrocher un sixième titre mondial, le troisième sur cette distance, et pourra aborder la course libéré. “C’était un peu le but. J’avais deux chances de battre le record et j’ai pris chaque chance l’une après l’autre”, a-t-il expliqué. “Je vais essayer de bien dormir, ça va être compliqué!  Et demain (jeudi) la finale, ça va être cool.”Marchand était venu à Singapour avec un programme allégé puisqu’il avait décidé de s’aligner uniquement sur deux courses et de renoncer aux 200 m papillon et brasse, avec l’idée d’en profiter pour viser le record du monde du 200 m quatre nages. Le plan a fonctionné à merveille. “Je ressens beaucoup de joie de me dire que tous les choix que j’ai faits cette année étaient les bons”, a-t-il déclaré. “Là je vais déjà essayer de comprendre ce que je viens de faire, ça va peut-être mettre quelques mois. Et après je vais me projeter sur la suite.”Un peu plus tôt, Maxime Grousset, déjà sacré sur 50 m papillon, s’est qualifié pour la finale du 100 m nage libre en signant le 5e temps des demies. Sa finale est également programmée jeudi.

Le Portugal et l’Espagne mobilisés face aux feux de forêt

Des étendues de forêts calcinées, encore parcourues par des flammes: les pompiers portugais et espagnols restent mercredi en alerte maximale pour tenter de contenir les feux de forêt qui ravagent la péninsule ibérique depuis plusieurs jours. Au Portugal, sept feux majeurs sont encore actifs dans le nord et le centre du pays après une accalmie observée mercredi matin, mobilisant plus de 2.000 pompiers appuyés par une vingtaine d’aéronefs, selon un dernier bilan de la protection civile. L’Espagne, également touchée par cette vague d’incendies, lutte contre deux foyers majeurs dans les provinces d’Avila et de Caceres (centre-ouest).Au Portugal, les incendies du nord du pays suscitent les plus vives inquiétudes en raison des températures élevées et du vent attendu dans l’après-midi.A Ponte da Barca, où un incendie sévit depuis samedi soir, le maire Augusto Marinho a demandé des renforts pour protéger le village de Germil, menacé d’encerclement par les flammes. “Nous essayons de maîtriser la situation mais cet après-midi la météo pourrait nous réserver quelques mauvaises surprises”, a déclaré le commandant de la protection civile Marco Domingues.- Appel à la vigilance -L’incendie d’Arouca (nord), déclenché lundi après-midi, mobilise le plus gros dispositif: quelque 780 pompiers, aidés de 267 véhicules et 8 aéronefs.Face à l’avancée des flammes, les habitants d’un village près de Melres (nord) ont connu mardi des moments éprouvants. “C’est terrible! L’année dernière cela avait déjà brûlé de l’autre côté, c’était de la folie … et maintenant ici”, a confié à l’AFP Maria Da Conceiçao, 64 ans.Sous un ciel obscurci par une épaisse fumée noire, et face à la progression des flammes, certains habitants ont tenté de défendre leurs biens avec des tuyaux d’arrosage en attendant l’arrivée des secours.De l’autre côté de la frontière, en Espagne, à Caminomorisco, dans la province de Caceres (ouest) un incendie a déjà détruit 2.500 hectares. Six hameaux ont été évacués à titre préventif et plusieurs routes ont été coupées. L’évolution de ce foyer dépendra du vent attendu au fil de la journée, ont indiqué les autorités régionales.Dans la province voisine d’Avila, un autre feu, qui s’est déclaré lundi près de Cuevas del Valle, a conduit au confinement du village d’El Arenal. Face au risque extrême, les autorités portugaises et espagnoles ont appelé les populations à la plus grande vigilance.- Météo défavorable -La journée de mercredi s’annonce difficile en raison de conditions météorologiques défavorables, avec des vents soutenus et des températures élevées pouvant atteindre 40°C dans le centre du Portugal.La quasi totalité du territoire portugais se trouve en état d’alerte, en raison d’un risque incendie “maximal, très élevé ou élevé”, selon les prévisions de l’Institut portugais de la mer et de l’atmosphère (IPMA).Face à ces conditions, le Portugal avait décidé en début de semaine de renforcer son dispositif de lutte contre les feux de forêt.Le gouvernement portugais a assuré mercredi que le gouvernement allait renforcer les moyens aériens. A partir du mois d’août, le pays espère disposer d’un total de 76 appareils pour lutter contre les incendies, a précisé le secrétaire d’Etat à la Protection civile Rui Rocha. Après les incendies meurtriers de 2017, qui ont fait plus d’une centaine de morts, le Portugal a décuplé l’investissement dans la prévention et doublé son budget de lutte contre les feux de forêt.D’après des données encore provisoire de l’Institut des forêts (ICNF), plus de 29.000 hectares sont déjà partis en fumée depuis le début de l’année au Portugal, qui est confronté chaque été à des feux destructeurs. Les experts considèrent que la multiplication des vagues de chaleur, sont des conséquences du changement climatique.La péninsule ibérique est fortement frappée, avec des canicules et sécheresses qui favorisent les feux de forêt.

Gaza: vu du ciel, un territoire plongé dans le noir

La bande de Gaza, largement privée d’électricité par Israël depuis le début de la guerre contre le Hamas, apparaît la nuit sept fois moins lumineuse qu’avant le 7 octobre 2023, selon un calcul de l’AFP à partir de données satellitaires de la Nasa.Par rapport aux cinq mois qui ont précédé le conflit (mai à septembre 2023), les images satellite entre janvier et mai 2025 montrent un territoire plongé dans le noir. Depuis le ciel, la luminosité nocturne de la ville de Gaza a même été divisée par 16 entre ces deux périodes.- L’unique centrale hors service -En 2022, le territoire palestinien, sous blocus israélien depuis 2007, était alimenté en électricité 12 heures par jour en moyenne, d’après des chiffres du bureau des Nations unies pour la coordination les affaires humanitaires (OCHA). Ce chiffre tombe à zéro pour 2024.La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.En riposte à l’attaque, Israël a lancé une offensive qui a fait plus de 60.000 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Le 9 octobre 2023, au début des représailles israéliennes, Yoav Gallant, alors ministre de la Défense, a annoncé l’imposition d’un “siège complet à Gaza”. “Pas d’électricité, pas d’eau, pas de gaz”, a-t-il détaillé.Faute de carburant, l’unique centrale électrique de l’enclave palestinienne a cessé de fonctionner le surlendemain de cette annonce. Les lignes électriques provenant d’Israël ont également été coupées.Ces deux sources réunies répondaient à 43% de la demande gazaouie en électricité en 2022, le reste de cette demande restant insatisfait.- Sombre comme un désert – L’AFP s’est appuyée sur le projet Black Marble de la Nasa, qui relève quasi-quotidiennement la radiance du sol, c’est-à-dire la puissance du rayonnement lumineux émis pour une surface donnée. Il permet de mesurer cette radiance à 2.100 points différents de l’enclave, espacés de 500 mètres.Ces données quotidiennes montrent une chute brutale de la radiance entre le 10 et le 11 octobre 2023, date de l’arrêt de la centrale électrique de Gaza.Désormais, certaines portions du territoire palestinien pourtant peuplées avant le conflit brillent aussi peu que des régions désertiques voisines comme la péninsule du Sinaï.Seuls certains lieux, dont des hôpitaux équipés de groupes électrogènes, sont identifiables de nuit sur les mesures de Black Marble. C’est le cas de l’hôpital européen (sud), 70% plus visible que le reste du gouvernorat de Khan Younès, où il se trouve, entre janvier et mai 2025.Une seule zone du territoire palestinien a constamment gardé son éclairage nocturne: le couloir de Philadelphie, bande de terre le long de la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte, contrôlé par l’armée israélienne.A son extrémité sud-est, le point de passage israélien de Kerem Shalom, emprunté par les camions d’aide humanitaire, est le seul point aujourd’hui plus lumineux qu’avant le début du conflit.

Gaza: vu du ciel, un territoire plongé dans le noir

La bande de Gaza, largement privée d’électricité par Israël depuis le début de la guerre contre le Hamas, apparaît la nuit sept fois moins lumineuse qu’avant le 7 octobre 2023, selon un calcul de l’AFP à partir de données satellitaires de la Nasa.Par rapport aux cinq mois qui ont précédé le conflit (mai à septembre 2023), les images satellite entre janvier et mai 2025 montrent un territoire plongé dans le noir. Depuis le ciel, la luminosité nocturne de la ville de Gaza a même été divisée par 16 entre ces deux périodes.- L’unique centrale hors service -En 2022, le territoire palestinien, sous blocus israélien depuis 2007, était alimenté en électricité 12 heures par jour en moyenne, d’après des chiffres du bureau des Nations unies pour la coordination les affaires humanitaires (OCHA). Ce chiffre tombe à zéro pour 2024.La guerre a été déclenchée par une attaque sans précédent menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas en Israël le 7 octobre 2023, qui a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.En riposte à l’attaque, Israël a lancé une offensive qui a fait plus de 60.000 morts à Gaza, en majorité des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.Le 9 octobre 2023, au début des représailles israéliennes, Yoav Gallant, alors ministre de la Défense, a annoncé l’imposition d’un “siège complet à Gaza”. “Pas d’électricité, pas d’eau, pas de gaz”, a-t-il détaillé.Faute de carburant, l’unique centrale électrique de l’enclave palestinienne a cessé de fonctionner le surlendemain de cette annonce. Les lignes électriques provenant d’Israël ont également été coupées.Ces deux sources réunies répondaient à 43% de la demande gazaouie en électricité en 2022, le reste de cette demande restant insatisfait.- Sombre comme un désert – L’AFP s’est appuyée sur le projet Black Marble de la Nasa, qui relève quasi-quotidiennement la radiance du sol, c’est-à-dire la puissance du rayonnement lumineux émis pour une surface donnée. Il permet de mesurer cette radiance à 2.100 points différents de l’enclave, espacés de 500 mètres.Ces données quotidiennes montrent une chute brutale de la radiance entre le 10 et le 11 octobre 2023, date de l’arrêt de la centrale électrique de Gaza.Désormais, certaines portions du territoire palestinien pourtant peuplées avant le conflit brillent aussi peu que des régions désertiques voisines comme la péninsule du Sinaï.Seuls certains lieux, dont des hôpitaux équipés de groupes électrogènes, sont identifiables de nuit sur les mesures de Black Marble. C’est le cas de l’hôpital européen (sud), 70% plus visible que le reste du gouvernorat de Khan Younès, où il se trouve, entre janvier et mai 2025.Une seule zone du territoire palestinien a constamment gardé son éclairage nocturne: le couloir de Philadelphie, bande de terre le long de la frontière entre la bande de Gaza et l’Egypte, contrôlé par l’armée israélienne.A son extrémité sud-est, le point de passage israélien de Kerem Shalom, emprunté par les camions d’aide humanitaire, est le seul point aujourd’hui plus lumineux qu’avant le début du conflit.

Sécheresse record pour un début juillet en Europe et sur le pourtour méditerranéen

Plus de la moitié (52%) des sols en Europe et sur le pourtour méditerranéen étaient affectés par la sécheresse au début du mois de juillet, selon l’analyse par l’AFP des dernières données de l’Observatoire européen de la sécheresse (EDO).C’est le taux le plus élevé enregistré pour la période du 1er au 10 juillet depuis le …

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Sécheresse record pour un début juillet en Europe et sur le pourtour méditerranéen

Plus de la moitié (52%) des sols en Europe et sur le pourtour méditerranéen étaient affectés par la sécheresse au début du mois de juillet, selon l’analyse par l’AFP des dernières données de l’Observatoire européen de la sécheresse (EDO).C’est le taux le plus élevé enregistré pour la période du 1er au 10 juillet depuis le début des observations en 2012, supérieur de 21 points de pourcentage à la moyenne 2012-2024. Toutefois, le niveau de sécheresse a légèrement baissé par rapport à la dernière dizaine de juin, où le record absolu avait été atteint avec 55,5% de l’Europe et des côtes méditerranéennes touchés.L’indicateur de sécheresse de l’observatoire du programme européen Copernicus, basé sur des observations satellitaires, combine trois paramètres: précipitations, humidité des sols et état de la végétation. Il se décompose en trois niveaux de sécheresse (surveillance, avertissement, alerte).L’Europe de l’Est est la plus touchée. Au Kosovo, en Serbie et en Bulgarie, près de 100% des sols sont affectés par la sécheresse et plus d’un tiers sont en alerte. Les coupures d’eau touchaient ainsi plus de 156.000 personnes en Bulgarie mi-juillet, cette ressource se faisant de plus en plus rare chaque année.En Hongrie, près de la moitié du territoire est en alerte début juillet (47%), une nette aggravation par rapport à fin juin (21%).Tous niveaux confondus, la sécheresse est également prononcée à l’est de la Méditerranée, notamment en Arménie (95%). En Turquie (77%), la situation, couplée à des vents violents, a donné lieu à des centaines d’incendies.La moitié de la Syrie est aussi affectée par une sécheresse qui menace la récolte de blé et place plus de 16 millions d’habitants en danger d’insécurité alimentaire cette année, selon l’Onu.En Europe de l’Ouest, la situation est plus contrastée. Au Royaume-Uni, 18% des sols sont en situation d’alerte, en hausse de plus de 6 points par rapport à fin juin. La France aussi est concernée avec 12% de son territoire en alerte, essentiellement dans l’Ouest. Au total, les deux tiers des sols français sont touchés par la sécheresse.A l’inverse, l’Espagne et le Portugal restent relativement préservés avec des taux de sécheresse très faibles (6% et 1%).

Alertes au tsunami dans le Pacifique après un séisme de magnitude 8,8 près des côtes russes

Un séisme de magnitude 8,8, le plus puissant dans la région en près de 73 ans, a frappé mardi au large de la péninsule russe du Kamtchatka, provoquant des tsunamis en Russie et au Japon et déclenchant des alertes dans presque tout le Pacifique.Un tsunami dans l’océan Pacifique a provoqué des inondations à Severo-Kourilsk, dans le nord de l’archipel russe des Kouriles, a annoncé le ministère des Situations d’urgence.Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré des immeubles envahis par l’eau dans cette ville d’environ 2.000 habitants, dont la population a été évacuée.Dans le même temps, des images en direct à la télévision japonaise montraient des personnes évacuant en voiture ou à pied vers des zones plus élevées, notamment dans l’île septentrionale de Hokkaido, où un premier tsunami haut de 30 cm a été observé.L’Institut américain de géophysique (USGS) avait initialement fait état d’un tremblement de terre d’une magnitude de 8,7, avant de relever sa puissance à 8,8. Il est survenu vers 23H25 GMT mardi à 20,7 km de profondeur, à environ 126 km de la capitale de la région du Kamtchatka, dans l’extrême-orient russe.Cette magnitude est la plus forte enregistrée depuis 1952 dans la région du Kamtchatka, selon les services sismologiques locaux.- “Evacuez immédiatement!” -La télévision japonaise NHK diffusait une couverture spéciale avec un présentateur demandant aux habitants des côtes d’évacuer: “Évacuez immédiatement pour sauver vos vies”.Les employés de la centrale nucléaire de Fukushima (nord du Japon), détruite par un puissant séisme et un tsunami en mars 2011, ont été évacués, a indiqué son opérateur.”Des tsunamis frapperont à répétition. Ne vous aventurez pas en mer et ne vous approchez pas des côtes tant que l’alerte n’est pas levée”, a averti l’Agence météorologique japonaise (JMA).Celle-ci avait initialement annoncé un tsunami pouvant atteindre 1 m, mais cette prévision a ensuite été portée à 3 m.Certaines lignes ferroviaires ont été suspendues. “Les habitants des régions où des alertes ont été émises doivent immédiatement évacuer vers des endroits sûrs, zones surélevées ou bâtiments d’évacuation”, a insisté le porte-parole du gouvernement, Yoshimasa Hayashi.L’alerte japonaise porte sur toute la côte nord et est de l’archipel, jusqu’au sud d’Osaka, ainsi que sur les petites îles périphériques. Au-delà, ainsi que dans les baies de Tokyo et d’Osaka, le tsunami pourrait atteindre 1 m.Le centre américain des tsunamis (PTWC), qualifiant l’impact potentiel de “dangereux”, alerte de son côté sur un risque de vagues de plus de 3 m le long de certaines côtes de l’Équateur, du nord-ouest des îles hawaïennes et de la Russie.Des tsunamis hauts de un à trois mètres au-dessus du niveau des marées sont par ailleurs possibles le long de certaines côtes du Chili, du Costa Rica, de la Polynésie française, de Guam, d’Hawaï, du Japon et d’autres îles et archipels du Pacifique, ajoute-t-il.Enfin, des tsunamis jusqu’à 1 m peuvent être attendues ailleurs, notamment en Australie, en Colombie, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, aux Tonga et à Taïwan.Au Mexique, les autorités ont ordonné aux habitants de toute la côte Pacifique, de la Basse-Californie jusqu’au Chiapas, de se tenir éloignés de l’océan.Les Philippines ont elles aussi exhorté les habitants de la côte est à se déplacer vers l’intérieur des terres, prévoyant un tsunami jusqu’à 1 m entre 05h20 et 06h40 GMT, et ont conseillé aux pêcheurs déjà en mer de rester au large en eaux profondes.Les États-Unis ont émis une série d’alertes de différents niveaux le long de la côte ouest nord-américaine de l’Alaska jusqu’à toute la côte californienne. Des alertes au tsunami ont été diffusées sur les téléphones portables en Californie, selon des journalistes de l’AFP.- Répliques -Au moins six répliques ont secoué la région, dont une de magnitude 6,9 et une autre de magnitude 6,3, selon l’USGS. Le service sismologique du Kamtchatka a prévenu que des répliques de jusqu’à 7,5 sont attendues dans les prochains jours.Le 20 juillet, un séisme de magnitude 7,4, suivi de nombreuses répliques, s’était également produit au large des côtes du Kamtchatka, sans faire de dégâts majeurs.L’épicentre du séisme de mardi est à peu près le même que celui d’une secousse massive de magnitude 9,0 survenue en novembre 1952, qui avait provoqué un tsunami dévastateur dans tout le Pacifique, a précisé l’USGS.La péninsule du Kamtchatka est le point de rencontre entre les plaques tectoniques du Pacifique et nord-américaine, ce qui fait de la région l’une des zones sismiques les plus actives de la planète.Depuis 1900, sept séismes de grande ampleur, d’une magnitude supérieure ou égale à 8,3, sont survenus le long de cette péninsule.