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Alertes au tsunami dans le Pacifique après un séisme de magnitude 8,8 près des côtes russes

Un séisme de magnitude 8,8, le plus puissant dans la région en près de 73 ans, a frappé mardi au large de la péninsule russe du Kamtchatka, provoquant des tsunamis en Russie et au Japon et déclenchant des alertes dans presque tout le Pacifique.Un tsunami dans l’océan Pacifique a provoqué des inondations à Severo-Kourilsk, dans le nord de l’archipel russe des Kouriles, a annoncé le ministère des Situations d’urgence.Des vidéos publiées sur les réseaux sociaux ont montré des immeubles envahis par l’eau dans cette ville d’environ 2.000 habitants, dont la population a été évacuée.Dans le même temps, des images en direct à la télévision japonaise montraient des personnes évacuant en voiture ou à pied vers des zones plus élevées, notamment dans l’île septentrionale de Hokkaido, où un premier tsunami haut de 30 cm a été observé.L’Institut américain de géophysique (USGS) avait initialement fait état d’un tremblement de terre d’une magnitude de 8,7, avant de relever sa puissance à 8,8. Il est survenu vers 23H25 GMT mardi à 20,7 km de profondeur, à environ 126 km de la capitale de la région du Kamtchatka, dans l’extrême-orient russe.Cette magnitude est la plus forte enregistrée depuis 1952 dans la région du Kamtchatka, selon les services sismologiques locaux.- “Evacuez immédiatement!” -La télévision japonaise NHK diffusait une couverture spéciale avec un présentateur demandant aux habitants des côtes d’évacuer: “Évacuez immédiatement pour sauver vos vies”.Les employés de la centrale nucléaire de Fukushima (nord du Japon), détruite par un puissant séisme et un tsunami en mars 2011, ont été évacués, a indiqué son opérateur.”Des tsunamis frapperont à répétition. Ne vous aventurez pas en mer et ne vous approchez pas des côtes tant que l’alerte n’est pas levée”, a averti l’Agence météorologique japonaise (JMA).Celle-ci avait initialement annoncé un tsunami pouvant atteindre 1 m, mais cette prévision a ensuite été portée à 3 m.Certaines lignes ferroviaires ont été suspendues. “Les habitants des régions où des alertes ont été émises doivent immédiatement évacuer vers des endroits sûrs, zones surélevées ou bâtiments d’évacuation”, a insisté le porte-parole du gouvernement, Yoshimasa Hayashi.L’alerte japonaise porte sur toute la côte nord et est de l’archipel, jusqu’au sud d’Osaka, ainsi que sur les petites îles périphériques. Au-delà, ainsi que dans les baies de Tokyo et d’Osaka, le tsunami pourrait atteindre 1 m.Le centre américain des tsunamis (PTWC), qualifiant l’impact potentiel de “dangereux”, alerte de son côté sur un risque de vagues de plus de 3 m le long de certaines côtes de l’Équateur, du nord-ouest des îles hawaïennes et de la Russie.Des tsunamis hauts de un à trois mètres au-dessus du niveau des marées sont par ailleurs possibles le long de certaines côtes du Chili, du Costa Rica, de la Polynésie française, de Guam, d’Hawaï, du Japon et d’autres îles et archipels du Pacifique, ajoute-t-il.Enfin, des tsunamis jusqu’à 1 m peuvent être attendues ailleurs, notamment en Australie, en Colombie, au Mexique, en Nouvelle-Zélande, aux Tonga et à Taïwan.Au Mexique, les autorités ont ordonné aux habitants de toute la côte Pacifique, de la Basse-Californie jusqu’au Chiapas, de se tenir éloignés de l’océan.Les Philippines ont elles aussi exhorté les habitants de la côte est à se déplacer vers l’intérieur des terres, prévoyant un tsunami jusqu’à 1 m entre 05h20 et 06h40 GMT, et ont conseillé aux pêcheurs déjà en mer de rester au large en eaux profondes.Les États-Unis ont émis une série d’alertes de différents niveaux le long de la côte ouest nord-américaine de l’Alaska jusqu’à toute la côte californienne. Des alertes au tsunami ont été diffusées sur les téléphones portables en Californie, selon des journalistes de l’AFP.- Répliques -Au moins six répliques ont secoué la région, dont une de magnitude 6,9 et une autre de magnitude 6,3, selon l’USGS. Le service sismologique du Kamtchatka a prévenu que des répliques de jusqu’à 7,5 sont attendues dans les prochains jours.Le 20 juillet, un séisme de magnitude 7,4, suivi de nombreuses répliques, s’était également produit au large des côtes du Kamtchatka, sans faire de dégâts majeurs.L’épicentre du séisme de mardi est à peu près le même que celui d’une secousse massive de magnitude 9,0 survenue en novembre 1952, qui avait provoqué un tsunami dévastateur dans tout le Pacifique, a précisé l’USGS.La péninsule du Kamtchatka est le point de rencontre entre les plaques tectoniques du Pacifique et nord-américaine, ce qui fait de la région l’une des zones sismiques les plus actives de la planète.Depuis 1900, sept séismes de grande ampleur, d’une magnitude supérieure ou égale à 8,3, sont survenus le long de cette péninsule.

Ukraine: au moins trois soldats tués et 18 blessés par une frappe russe contre un camp d’entraînement

Au moins trois soldats ukrainiens ont été tués et 18 blessés mardi par une frappe russe contre un camp d’entraînement militaire, a annoncé l’armée ukrainienne, au lendemain d’offensives nocturnes russes qui ont fait 25 morts.Ces attaques interviennent alors que le président américain Donald Trump a donné dix jours à compter de mardi à son homologue russe Vladimir Poutine pour mettre un terme au conflit, sous peine de sanctions des Etats-Unis.”L’ennemi a lancé une frappe de missile sur le territoire d’une des unités à l’entraînement des forces terrestres”, a indiqué l’armée de terre d’Ukraine sur Facebook. “Trois militaires sont morts et 18 sont blessés”, a-t-elle ajouté, sans préciser où l’attaque s’est produite.Sur la journée de mardi, la Russie a tiré “six missiles” et mené “1.229 frappes” avec des drones suicide, a détaillé l’armée.Au cours de la nuit précédente, au moins 25 civils dont une femme enceinte et une quizaine de personnes détenues dans une colonie pénitentiaire de la région de Zaporijjia (sud), ont perdu la vie dans des bombardements russes, selon les autorités. Celles-ci ont fait état de plus de 70 blessés.Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dénoncé l’attaque contre la prison, la qualifiant de “frappe délibérée, intentionnelle”, assurant que “les Russes ne pouvaient ignorer qu’ils y visaient des civils”. Seize personnes ont péri et 43 ont été blessées dans cet assaut, d’après l’administration régionale.Le Kremlin a démenti s’en prendre à “des cibles civiles” par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, affirmant que l’armée russe n’effectuait des bombardements que “sur des infrastructures militaires ou liées à l’armée”.- “Aucun progrès” -L’armée de l’air ukrainienne a expliqué avoir fait face dans la nuit de lundi à mardi à deux missiles et 37 drones ou leurres, dont 32 ont été abattus. Ce nombre est plus bas que d’habitude alors que la Russie a intensifié ses frappes ces derniers mois, étant capable de tirer plus de 500 engins par nuit.Volodymyr Zelensky a accusé les militaires russes d’avoir tiré sur un hôpital de la ville de Kamianske, dans la région de Dnipropetrovsk (centre), y provoquant la mort de trois personnes dont une femme enceinte de 23 ans, et en blessant 22.D’autres attaques russes ont fait six morts dans la région de Kharkiv (nord-est), ont fait savoir les autorités. La ville de Kharviv était à nouveau visée mercredi à l’aube par une attaque de drones, selon le maire Igor Terekhov.”Poutine rejette un cessez-le-feu, évite une réunion des dirigeants et prolonge la guerre”, s’est agacé mardi le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga, appelant à priver la Russie de son “budget de guerre”.De son côté, Donald Trump a accentué la pression en précisant son ultimatum lancé à Vladimir Poutine: ce dernier dispose de dix jours — à compter de mardi — pour mettre fin à la guerre déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022. Sans quoi les Etats-Unis infligeront des sanctions à Moscou, des “droits de douane et d’autres choses”.”Il n’y a aucune raison d’attendre. Nous ne voyons aucun progrès”, avait justifié lundi le président américain, qui avait d’abord privilégié l’option du dialogue mais avec très peu de résultats.

Ukraine: au moins trois soldats tués et 18 blessés par une frappe russe contre un camp d’entraînement

Au moins trois soldats ukrainiens ont été tués et 18 blessés mardi par une frappe russe contre un camp d’entraînement militaire, a annoncé l’armée ukrainienne, au lendemain d’offensives nocturnes russes qui ont fait 25 morts.Ces attaques interviennent alors que le président américain Donald Trump a donné dix jours à compter de mardi à son homologue …

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Ukraine: au moins trois soldats tués et 18 blessés par une frappe russe contre un camp d’entraînement

Au moins trois soldats ukrainiens ont été tués et 18 blessés mardi par une frappe russe contre un camp d’entraînement militaire, a annoncé l’armée ukrainienne, au lendemain d’offensives nocturnes russes qui ont fait 25 morts.Ces attaques interviennent alors que le président américain Donald Trump a donné dix jours à compter de mardi à son homologue russe Vladimir Poutine pour mettre un terme au conflit, sous peine de sanctions des Etats-Unis.”L’ennemi a lancé une frappe de missile sur le territoire d’une des unités à l’entraînement des forces terrestres”, a indiqué l’armée de terre d’Ukraine sur Facebook. “Trois militaires sont morts et 18 sont blessés”, a-t-elle ajouté, sans préciser où l’attaque s’est produite.Sur la journée de mardi, la Russie a tiré “six missiles” et mené “1.229 frappes” avec des drones suicide, a détaillé l’armée.Au cours de la nuit précédente, au moins 25 civils dont une femme enceinte et une quizaine de personnes détenues dans une colonie pénitentiaire de la région de Zaporijjia (sud), ont perdu la vie dans des bombardements russes, selon les autorités. Celles-ci ont fait état de plus de 70 blessés.Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a dénoncé l’attaque contre la prison, la qualifiant de “frappe délibérée, intentionnelle”, assurant que “les Russes ne pouvaient ignorer qu’ils y visaient des civils”. Seize personnes ont péri et 43 ont été blessées dans cet assaut, d’après l’administration régionale.Le Kremlin a démenti s’en prendre à “des cibles civiles” par la voix de son porte-parole Dmitri Peskov, affirmant que l’armée russe n’effectuait des bombardements que “sur des infrastructures militaires ou liées à l’armée”.- “Aucun progrès” -L’armée de l’air ukrainienne a expliqué avoir fait face dans la nuit de lundi à mardi à deux missiles et 37 drones ou leurres, dont 32 ont été abattus. Ce nombre est plus bas que d’habitude alors que la Russie a intensifié ses frappes ces derniers mois, étant capable de tirer plus de 500 engins par nuit.Volodymyr Zelensky a accusé les militaires russes d’avoir tiré sur un hôpital de la ville de Kamianske, dans la région de Dnipropetrovsk (centre), y provoquant la mort de trois personnes dont une femme enceinte de 23 ans, et en blessant 22.D’autres attaques russes ont fait six morts dans la région de Kharkiv (nord-est), ont fait savoir les autorités. La ville de Kharviv était à nouveau visée mercredi à l’aube par une attaque de drones, selon le maire Igor Terekhov.”Poutine rejette un cessez-le-feu, évite une réunion des dirigeants et prolonge la guerre”, s’est agacé mardi le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga, appelant à priver la Russie de son “budget de guerre”.De son côté, Donald Trump a accentué la pression en précisant son ultimatum lancé à Vladimir Poutine: ce dernier dispose de dix jours — à compter de mardi — pour mettre fin à la guerre déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine en février 2022. Sans quoi les Etats-Unis infligeront des sanctions à Moscou, des “droits de douane et d’autres choses”.”Il n’y a aucune raison d’attendre. Nous ne voyons aucun progrès”, avait justifié lundi le président américain, qui avait d’abord privilégié l’option du dialogue mais avec très peu de résultats.

Le gouvernement Trump recule sur la régulation des émissions de gaz à effet de serre

Le gouvernement de Donald Trump a annoncé mardi revenir sur une décision clé pour la régulation des émissions de gaz à effet de serre, mettant encore un peu plus à mal la lutte contre le changement climatique aux Etats-Unis.  “Si elle est finalisée, l’annonce d’aujourd’hui serait la plus grande mesure de dérégulation de l’histoire des …

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Londres envisage une reconnaissance de l’État de Palestine en septembre

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé mardi que son pays reconnaîtrait l’État de Palestine en septembre, sauf si Israël prenait une série d’engagements, dont celui d’un cessez-le-feu dans la bande de Gaza, une décision vigoureusement condamnée par Israël.”Je peux confirmer que le Royaume-Uni reconnaîtra l’État de Palestine d’ici à l’Assemblée générale des Nations unies en septembre, à moins que le gouvernement israélien ne prenne des mesures substantielles pour mettre fin à la situation épouvantable à Gaza, convienne d’un cessez-le-feu et s’engage dans une paix durable et à long terme, ravivant la perspective d’une solution à deux Etats”, a déclaré le dirigeant travailliste.Il demande aussi à Israël de “permettre aux Nations unies de reprendre la fourniture d’aide et de s’engager à ce qu’il n’y ait pas d’annexions en Cisjordanie”.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a vivement réagi, estimant que “Starmer récompense le terrorisme monstrueux du Hamas et punit ses victimes”.”Un Etat jihadiste à la frontière d’Israël aujourd’hui menacera la Grande-Bretagne demain. L’apaisement à l’égard des terroristes jihadistes échoue toujours. Cela échouera pour vous aussi”, a écrit M. Netanyahu sur le résau social X.- “Le moment d’agir” -Parallèlement, Downing Street a annoncé avoir procédé à des largages d’aide humanitaire sur la bande de Gaza, menacée de “famine”, selon l’ONU.La pression s’est intensifiée ces derniers jours sur le Premier ministre britannique, après que le président français Emmanuel Macron a annoncé jeudi que son pays allait reconnaître un Etat palestinien à l’occasion de l’Assemblée générale de l’ONU, devenant ainsi le premier Etat du G7 à le faire.”J’ai toujours dit que nous reconnaîtrions un Etat palestinien comme une contribution à un véritable processus de paix, au moment où cela aurait le plus d’impact pour une solution à deux Etats. Maintenant que cette solution est menacée, c’est le moment d’agir”, a poursuivi Keir Starmer à l’issue d’une réunion de son gouvernement, qu’il avait rappelé d’urgence mardi.Il exige du Hamas la libération des otages restants  – 27 des 49 ont été déclarés morts par l’armée israélienne – ainsi que la démilitarisation totale de ce mouvement, afin qu’il “ne joue plus aucun rôle clé” dans la bande de Gaza.Starmer s’est entretenu avec M. Netanyahu avant l’annonce, lui disant que “la situation à Gaza était intolérable”, a déclaré une porte-parole de Downing Street.”Il a exhorté le Premier ministre à prendre des mesures immédiates pour lever toutes les restrictions à l’accès à l’aide”, a-t-elle ajouté dans un compte rendu de l’appel. Starmer s’est également entretenu avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, qui a “salué” l’annonce de la reconnaissance, a noté la porte-parole.La veille, le président américain Donald Trump s’était abstenu de toute critique à propos d’une éventuelle reconnaissance, au cours d’une conférence de presse dans son complexe de golf de Turnberry, en Ecosse.- Solution à deux Etats – Quand les journalistes lui avaient demandé si Keir Starmer devait céder à la pression croissante des députés britanniques et reconnaître comme Paris l’Etat de Palestine, Trump avait simplement répondu: “Je ne vais pas prendre position, ça ne me dérange pas que lui (Starmer) le fasse”.Selon le décompte de l’AFP, au moins 142 des 193 Etats membres de l’ONU, dont la France, reconnaissent l’Etat palestinien proclamé par la direction palestinienne en exil en 1988.Plus d’un tiers des députés britanniques avaient exhorté M. Starmer à emboîter le pas à M. Macron dans une lettre rendue publique vendredi.La question n’est pas de savoir “si” l’Etat palestinien sera reconnu mais “quand”, avait relevé mardi un porte-parole de Downing Street, quelques heures avant cette annonce, ajoutant que le Premier ministre cherchait une voie “durable vers une solution à deux Etats”.”Ensemble (…), nous enrayons le cycle infini de la violence et rouvrons la perspective de la paix” dans la région, a salué le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot peu après l’annonce de Keir Starmer.Le Labour, revenu au pouvoir au Royaume-Uni il y a un an après sa victoire aux élections législatives, s’était engagé dans son programme de campagne à “reconnaître un Etat palestinien comme contribution à un processus de paix renouvelé aboutissant à une solution à deux Etats”.En mai 2024, l’Irlande, l’Espagne et la Norvège, rejointes un mois plus tard par la Slovénie, avaient déjà sauté le pas en Europe.Quelque 2,4 millions de Palestiniens sont assiégés à Gaza par Israël depuis le début de la guerre, déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.Un organisme international de surveillance de la faim soutenu par l’ONU a affirmé mardi que le “pire scénario de famine” était “en cours à Gaza” et Israël fait l’objet de pressions croissantes à l’échelle mondiale pour mettre fin à ces souffrances.

Le Portugal lutte contre plusieurs feux de forêt

Le Portugal continuait de lutter mardi soir contre plusieurs incendies, dans les régions nord et centre du pays, attisés par des conditions météorologiques défavorables, avec des températures élevées et des vents soutenus, selon la protection civile.Près de 2.700 pompiers, aidés de 29 moyens aériens, restaient mobilisés en fin de journée à travers le pays pour combattre des feux de forêt et de broussailles, selon le dernier point de l’Autorité nationale de la protection civile.”C’est le jour où nous avons enregistré le plus grand nombre d’alertes depuis le début de l’année, avec un total de 132 signalements jusqu’à présent”, a indiqué le commandant national de l’Autorité nationale de la protection civile Mario Silvestre lors d’une conférence de presse.Dix-sept foyers, actifs notamment à Penafiel, Ponte de Lima (nord) ou encore à Nisa (centre), “suscitent une plus grande inquiétude”, a-t-il ajouté. Dans certaines localités, des habitants ont dû être évacués préventivement.Le feu qui mobilise le plus de moyens reste celui d’Arouca (centre), où près de 750 pompiers étaient toujours déployés mardi soir.Les incendies de Penamacor (centre) et de Ponte da Barca (nord), qui semblaient stabilisés en milieu de journée, se sont réactivés sur certains fronts dans l’après-midi.Vingt personnes, dont quatorze pompiers, ont été prises en charge par les secours ce mardi, a indiqué le responsable de la protection civile, ajoutant toutefois qu’aucun blessé grave n’était à déplorer.Les autorités prévoyaient mardi une aggravation de la situation sur le front des incendies en raison de la chaleur persistante et appellent la population à la plus grande vigilance.L’ensemble du territoire se trouvait mardi en état d’alerte, en raison d’un risque incendie “maximal ou très élevé”, selon les prévisions de l’Institut portugais de la mer et de l’atmosphère (IPMA).Face à la détériorations des conditions météorologiques, le Portugal a renforcé les moyens de lutte contre les feux de forêt surtout dans le nord et le centre du pays.”Nous traversons un moment difficile”, a reconnu le Premier ministre Luis Montenegro après une visite au siège nationale de l’Autorité de la protection civile.Mais “l’ensemble de notre dispositif est opérationnel afin d’intervenir le plus rapidement possible”, a-t-il assuré.D’après des données encore provisoire de l’Institut des forêts (ICNF), plus de 22.000 hectares sont déjà partis en fumée depuis le début de l’année. Après les incendies meurtriers de 2017, qui ont fait plus d’une centaine de morts, le Portugal a multiplié par dix l’investissement dans la prévention et doublé son budget de lutte contre les feux de forêt.Le pays ibérique était ainsi parvenu à diminuer la surface brûlée chaque année en moyenne sur la période 2018-2023 à 54.500 hectares, selon l’agence gouvernementale pour la gestion des feux de forêt (Agif).Les experts considèrent que la multiplication des vagues de chaleur, sont des conséquences du changement climatique.La péninsule ibérique est fortement frappée par ce réchauffement climatique, provoquant canicules et sécheresses qui favorisent les feux de forêt.

Trump aura le dernier mot sur une trêve commerciale avec la Chine, affirment les Américains à Stockholm

Pékin et Washington se sont félicités mardi de discussions “constructives” après deux jours de négociations commerciales à Stockholm, mais c’est Donald Trump qui aura le dernier mot sur l’extension de la trêve sur les taxes douanières entre les deux pays, ont insisté les Américains.”Rien n’est encore décidé jusqu’à ce que nous parlions au président Trump”, …

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Trump aura le dernier mot sur une trêve commerciale avec la Chine, affirment les Américains à Stockholm

Pékin et Washington se sont félicités mardi de discussions “constructives” après deux jours de négociations commerciales à Stockholm, mais c’est Donald Trump qui aura le dernier mot sur l’extension de la trêve sur les taxes douanières entre les deux pays, ont insisté les Américains.”Rien n’est encore décidé jusqu’à ce que nous parlions au président Trump”, a affirmé le secrétaire au Trésor Scott Bessent lors d’une conférence de presse. Il a précisé que lui et le représentant au Commerce Jamieson Greer, qui représentaient les Etats-Unis aux discussions de Stockholm, verraient Donald Trump mercredi pour en discuter avec lui.Le président aura “le dernier mot”, a insisté Jamieson Greer devant les journalistes, précisant qu’une éventuelle nouvelle pause courrait sur 90 jours.Un peu plus tôt, le représentant au commerce international Li Chenggang, qui emmenait la délégation chinoise, avait indiqué que Washington et Pékin allaient “continuer à oeuvrer” en faveur d’une prolongation de la trêve commerciale, selon l’agence de presse officielle Xinhua.Les discussions dans la capitale suédoise visaient entre autres à prolonger la pause de 90 jours négociée en mai à Genève et courant jusqu’au 12 août, qui avait mis fin aux représailles des deux côtés du Pacifique à l’origine de surtaxes prohibitives.Cela avait permis de ramener les droits de douane sur les produits américains et chinois, respectivement à 125% et 145%, à un niveau plus modeste de 10% et 30%, qui viennent s’ajouter à ceux déjà existants sur un certain nombre de produits, avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche fin janvier.- “Constructives” -Les deux parties ont fait état de discussions “constructives” à Stockholm.Les Etats-Unis et la Chine ont échangé leurs points de vue sur les principales questions économiques et commerciales, et comptent maintenir une communication étroite, a déclaré Li Chenggang, cité par Xinhua. Les Américains ont précisé avoir, sans surprise, soulevé la question de l’achat par la Chine de larges volumes de pétrole russe et iranien. “Nous avons fait part de notre préoccupation”, a dit Scott Bessent.Les pourparlers en Suède ont eu lieu au début d’une semaine décisive pour la politique commerciale du président Donald Trump, les droits de douane appliqués à la plupart des principaux partenaires commerciaux des Etats-Unis devant connaître une brusque hausse le 1er août.Face à cette échéance imminente, plusieurs pays se précipitent pour conclure un accord avec Washington.Dimanche, Donald Trump et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont annoncé en Ecosse un accord commercial prévoyant que les produits européens exportés aux Etats-Unis soient taxés à 15%.Washington n’est pour l’heure parvenu à décrocher que cinq autres accords commerciaux – et plus souvent des déclarations d’intention que des accords formels.L’Indonésie, le Japon, les Philippines, le Royaume-Uni et le Vietnam ont jusqu’ici pu s’entendre avec les Etats-Unis et vu leurs droits de douane potentiels réduits, généralement entre 10% et 20% pour la plupart d’entre eux.Pour les autres pays, le 1er août devra bien marquer l’entrée en vigueur des surtaxes annoncées par Donald Trump.A ce jour, aucun accord durable sur le fond n’a été trouvé entre Pékin et Washington, mais des progrès ont été réalisés sur des sujets jugés essentiels de part et d’autre.Les Etats-Unis ont ainsi obtenu un relâchement des restrictions d’exportation des terres rares chinoises tandis que la Chine a vu son accès aux semi-conducteurs américains les plus performants être en partie rétabli.