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L’ONU exhorte la Thaïlande et le Cambodge à “respecter” le cessez-le-feu

Les Nations unies ont exhorté mercredi la Thaïlande et le Cambodge à respecter le cessez-le-feu, après que les deux pays d’Asie du Sud-Est se sont accusés mutuellement d’avoir rompu l’accord qui avait largement mis fin à plusieurs jours d’affrontements meurtriers à la frontière.”Cet accord crucial doit être pleinement respecté, en toute bonne foi, par les deux parties, tandis que les efforts diplomatiques se poursuivent pour tenter de résoudre les causes profondes du conflit”, a déclaré le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Volker Türk dans un communiqué.Lors de la sixième conférence mondiale des présidents de parlement à Genève, la présidente de l’Assemblée nationale cambodgienne, Khuon Sudary, a appelé au déploiement d'”observateurs internationaux” et d'”équipes d’inspection” pour veiller à ce que le cessez-le-feu soit respecté.”J’aimerais en appeler à nos amis et partenaires internationaux pour surveiller de près la mise en oeuvre du cessez-le-feu, s’assurer que toutes les parties respectent leurs engagements pour mettre complètement fin au conflit”, a-t-elle soutenu. Bangkok et Phnom Penh ont convenus d’une trêve, débutée dans la nuit de lundi à mardi, après cinq journées d’échanges de tirs sur leur frontière commune longue de 800 km, sur fond de différend territorial.Néanmoins, le ministère thaïlandais des Affaires étrangères a annoncé que plusieurs soldats du pays, dans la province de Sisaket (est), avaient été attaqués mercredi matin “par les forces cambodgiennes” équipées d'”armes de petit calibre” et de grenades.”Cela représente une violation flagrante de l’accord de cessez-le-feu”, a dénoncé le ministère dans un communiqué. Le porte-parole du gouvernement thaïlandais Jirayu Huangsab a également fait état d’affrontements nocturnes dans un communiqué, indiquant que “la partie thaïlandaise (avait) gardé le contrôle de la situation” et que la situation générale le long de la frontière était “normale” depuis 08H00 (01H00 GMT).Mercredi, un responsable du ministère de la défense cambodgien a accusé pour sa part la Thaïlande avoir rompu le cessez-le-feu par deux fois la veille.Les rancoeurs tenaces entre la Thaïlande et le Cambodge sont liées à un différend territorial hérité de l’époque de l’Indochine française.Les affrontements ayant eu lieu entre jeudi et lundi, d’une intensité rarement vue ces dernières décennies, se sont étalés sur plusieurs fronts parfois séparés par des centaines de kilomètres. Ils ont fait au moins 43 morts et provoqué le déplacement d’environ 330.000 civils, selon des données actualisées mardi.- Situation “fragile” -Dans un temple servant d’abri à Surin, en Thaïlande, à quelque 50 km de la frontière, le bénévole Thanin Kittiworranun explique que les évacués restent dans l’incertitude.”Nous ne pensons pas que le Cambodge respectera le cessez-le-feu”, dit l’homme de 65 ans à l’AFP.Toutefois, Pékin a affirmé que les deux parties avaient “réaffirmé à la Chine leur engagement” en la matière mercredi, lors d’une réunion à Shanghai entre le ministre adjoint chinois des Affaires étrangères Sun Weidong et des responsables de Bangkok et Phnom Penh.Le Premier ministre thaïlandais par intérim Phumtham Wechayachai et son homologue cambodgien Hun Manet se sont mis d’accord sur une trêve à la suite d’une médiation malaisienne, encouragée par la Chine et les Etats-Unis.Mardi, malgré les accusations thaïlandaises à l’encontre de son voisin, des commandants des deux parties se sont rencontrés le long de la frontière, comme prévu par l’accord. L’armée thaïlandaise a déclaré que des mesures de désescalade avaient été conclues, dont “un arrêt des renforts ou mouvements de troupes qui pourraient conduire à des malentendus”.Plus tard, Maratee Nalita Andamo, porte-parole du ministère thaïlandais des Affaires étrangères, a averti que “la situation (était) toujours fragile”.Les affrontements ont officiellement fait 30 morts côté thaïlandais, dont 15 soldats, et 13 morts, dont cinq militaires, côté cambodgien. Plus de 188.000 Thaïlandais ont évacué les zones à risques, selon Bangkok, et plus de 140.000 Cambodgiens ont fait de même, d’après Phnom Penh.Les deux royaumes ont traversé l’épisode le plus sanglant de leurs relations depuis celui de 2008 à 2011, qui avait causé la mort de 28 personnes.

Principaux développements de la guerre à Gaza

Les alertes des organisations internationales sur la famine à Gaza se sont multipliées après près de 22 mois de guerre dans le territoire palestinien, où Israël poursuit ses bombardements meurtriers pendant que les pourparlers en vue d’un cessez-le-feu sont à l’arrêt.Alors que le ministère de la Santé du Hamas a annoncé mardi que le bilan de la guerre dépassait les 60.000 morts, des efforts sont déployés pour acheminer davantage d’aide humanitaire, mais celle-ci reste largement insuffisante face aux besoins immenses de la population, selon les organisations internationales.Voici les derniers développements de la guerre, déclenchée par une attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas contre Israël le 7 octobre 2023:Witkoff en Israël jeudiL’émissaire américain Steve Witkoff est attendu en Israël jeudi pour “discuter des prochaines étapes” concernant Gaza, a annoncé un responsable américain.M. Witkoff a été impliqué dans les négociations indirectes entre le Hamas et Israël pour parvenir à un cessez-le-feu à Gaza, qui ont été interrompues la semaine dernière quand Israël et les Etats-Unis ont rappelé leurs délégations présentes au Qatar.Raids israéliens meurtriersLa Défense civile a annoncé la mort mercredi de 14 Palestiniens dans des bombardements et tirs israéliens, dont 10 près de deux points de distribution de nourriture dans le centre et le sud du territoire assiégé.Six personnes ont été tuées et des dizaines blessées par des tirs israéliens près de Rafah, dans le sud de Gaza, à proximité d’un centre de distribution d’aide humanitaire, selon le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a dit avoir tiré “des coups de semonce” sur un groupe qui s’approchait de ses troupes à “quelques centaines de mètres” d’un centre d’aide.Quatre autres personnes ont été tuées et plus de 25 blessées par des tirs israéliens alors qu’elles attendaient de recevoir de l’aide dans le centre de la bande de Gaza, selon M. Bassal.L’armée a reconnu avoir ouvert le feu près de ce site mais a assuré que l’incident n’avait fait aucune victime.”Un océan” Le roi Abdallah II de Jordanie a estimé mercredi que la bande de Gaza connaissait la pire catastrophe humanitaire “de l’histoire moderne” et que l’aide acheminée actuellement dans le territoire n’était “pas suffisante”.Les agences de l’ONU avaient appelé mardi à “inonder” Gaza d’aide alimentaire, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, disant que “le filet d’aide doit devenir un océan”. Il est “essentiel” d’assurer un flux continu d’aide médicale vers Gaza, a affirmé mercredi le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, alors que des camions de l’OMS chargés de “médicaments essentiels, de matériel de laboratoire et d’analyse de l’eau” se dirigeaient vers le territoire.Distribution et largages d’aideLes autorités israéliennes ont annoncé que plus de 200 camions d’aide avaient été distribués mardi à Gaza par les organisations internationales.Par ailleurs, 52 palettes d’aide ont été parachutées en coopération avec les Emirats arabes unis et la Jordanie, selon elles.Les Emirats s’apprêtent à débuter avec l’accord d’Israël la construction d’un pipeline d’eau dessalée de près de sept kilomètres de long pour desservir le sud de la bande de Gaza depuis l’Egypte.Londres envisage de reconnaître l’Etat de PalestineLe Royaume-Uni a annoncé mardi qu’il reconnaîtrait en septembre l’Etat de Palestine, sauf si Israël prenait un certain nombre d’engagements dont celui d’un cessez-le-feu à Gaza. Israël a dénoncé “une récompense au terrorisme monstrueux du Hamas”.La France et 14 pays occidentaux, dont le Canada et l’Australie, “invitent” les pays du monde à exprimer leur volonté de reconnaître un Etat de Palestine, a affirmé mercredi le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, au lendemain d’une conférence à l’ONU sur une solution à deux Etats au conflit israélo-palestinien.Avant Londres, la France a annoncé qu’elle reconnaîtrait officiellement, à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre, l’Etat de Palestine proclamé en 1988 par la direction palestinienne en exil.

En Ukraine, des soldats épuisés et sous-équipés face au déluge de drones russes

Dans le ciel d’encre, un bruit rauque de mobylette. Puis les détonations assourdissantes, les flashs qui éclairent les tournesols, l’odeur de la poudre, les cris des hommes: c’est une traque de drones russes dans le centre de l’Ukraine.”Là ! Trois kilomètres !” Avec des armes soviétiques surannées, une poignée de soldats sans sommeil luttent nuit …

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En Ukraine, des soldats épuisés et sous-équipés face au déluge de drones russes

Dans le ciel d’encre, un bruit rauque de mobylette. Puis les détonations assourdissantes, les flashs qui éclairent les tournesols, l’odeur de la poudre, les cris des hommes: c’est une traque de drones russes dans le centre de l’Ukraine.”Là ! Trois kilomètres !” Avec des armes soviétiques surannées, une poignée de soldats sans sommeil luttent nuit après nuit pour empêcher ces drones explosifs de 3,5 mètres de longueur de s’abattre sur les villes ukrainiennes.La Russie a commencé à utiliser contre l’Ukraine les drones Shahed de fabrication iranienne en septembre 2022, quelques mois après le début de son invasion.L’année suivante, Moscou a lancé la production de sa propre version, le Gueran-2 (“géranium” en russe), qui ne cesse d’augmenter : depuis mai, une seule attaque peut comprendre une salve de plus de 500 drones.En juillet, la Russie a même diffusé de rares images d’une usine fabriquant ces drones, à Ielabouga, la plus grande du monde selon elle.Économiques comparés aux missiles, ces appareils sont aussi “constamment améliorés” selon les soldats ukrainiens et peuvent maintenant dépasser 3.000 mètres d’altitude et changer de trajectoire en vol.Avec leurs canons antiaériens des années 1960 “en fin de vie”, l’équipe de Vassyl qui opère dans la région de Dnipropetrovsk (centre-est) atteint péniblement 2.200 mètres de portée. “C’est devenu plus difficile de les détruire”, tempête le soldat bourru de 49 ans. “On arrive à en abattre, mais je ne sais pas si ce sera encore le cas la semaine prochaine”.- Besoin d’hommes -Sur sa carte radar, Sacha regarde des dizaines de points rouges voler vers Pavlograd.”C’est dur. On ne peut rien faire, ce n’est pas notre zone”, dit le soldat, impuissant face aux éclairs qui inondent la ville où réside sa fille de 20 ans. “Elle ne répond pas au téléphone…” Il s’allume une cigarette, interdit. “Pourtant, je l’avais prévenue”. À l’horizon, une intense lumière rouge est suivie d’une détonation qui compresse les oreilles, et trace sa route à travers champs en secouant les blés. “Espérons que ce n’était pas une zone résidentielle”, dit Sacha.Face à ces drones bon marché, Kiev limite l’usage de ses précieux systèmes antiaériens aux missiles et cherche des solutions alternatives.Le président Volodymyr Zelensky mise sur des drones d’interception, peu coûteux, et estime que l’Ukraine devrait pouvoir en produire 1.000 par jour pour tenir face à Moscou.En attendant, pour protéger les villes, un réseau de centaines d’unités équipées de mitrailleuses est déployé sur le territoire. Mais la défense antiaérienne ukrainienne a “besoin de plus d’hommes et plus d’armes récentes”, selon Vassyl.- Guerre du sommeil -Son équipe ne dort pas plus de deux heures par nuit, “quatre les jours de fête”. Des conditions qui lui valent des problèmes “de tension, de dos, de genoux”. Pour le soldat “Wolf” l’heure que lui laissent les drones russes ne suffit pas à cause de ses “cauchemars” ramenés du front. Pour Bely les tirs de mitrailleuse lui donnent la nausée et le tournis depuis sa commotion cérébrale. Il s’est retrouvé à la défense du ciel après qu’un obus lui a emporté une partie de la main dans l’est ukrainien.Ces deux anciens mineurs travaillent 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 dans la région de Donetsk (est), malgré la fatigue: les drones pourraient tuer leurs familles à des kilomètres de là, à Kryvyï Rig, où ils ne sont pas retournés après deux ans de combats, faute de permission. Pour les soldats, Moscou mène une guerre du sommeil pour tenter de “démoraliser les Ukrainiens”.- Arme enrayée -Alors que l’aurore révèle les cernes sous les yeux des soldats, dans le ciel apparaissent de nouveaux drones, petits triangles noirs accompagnés du son caractéristique. Une volée de balles traçantes, et le canon antiaérien s’enraye. Les soldats saisissent des mitrailleuses de la Deuxième Guerre mondiale et tirent aveuglément sur des cibles bien au-delà de leur portée. En plus des Gueran-2, la Russie déploie maintenant des drones Gerbera. Utilisés comme leurres il y a quelques mois pour saturer la défense aérienne, ils sont aujourd’hui munis de caméras et prennent les hommes de Vassyl pour cibles.”Seuls les fous n’ont pas peur”, lâche-t-il à l’AFP, “mais la peur motive”.Il montre sur son téléphone une vidéo d’un drone abattu par ses hommes, qui explose en l’air sous les acclamations et une volée de jurons.Puis son visage s’adoucit quand s’affiche une photo de deux jeunes têtes blondes aux sourires polis: ses enfants vivent à Kiev, la capitale souvent aussi la cible des drones russes.”C’est pour eux que je suis ici”, conclut-il, sec.

Natation – Le roi Léon bat un record historique en attendant une nouvelle couronne

Un an après son triomphe aux Jeux de Paris, Léon Marchand a encore marqué de son empreinte la natation mondiale en pulvérisant le record du monde sur 200 m quatre nages, mercredi dès les demi-finales des Championnats du monde de Singapour. Marchand a signé un temps supersonique de 1 min 52 sec 69/100e, effaçant la marque de l’Américain Ryan Lochte, qui datait de 2011 (1 min 54 sec 00). Au moment de toucher le mur de la piscine du Sports Hub de Singapour, le nageur de 23 ans a célébré ce record comme un titre, qui devrait venir jeudi. “Pour moi, c’est une victoire”, a-t-il déclaré dans un grand sourire. “Surtout que ce n’est pas un record qui est égalé, je suis quand même plus d’une seconde en dessous. J’ai un peu du mal à y croire quand même, mais je suis trop content, c’était trop bien.”Impressionnant de maîtrise, le Toulousain a marqué son territoire. Jamais inquiété par ses concurrents, il affichait quasiment deux secondes d’avance au 100 mètres sur le record de Lochte.”Il a massacré la course. Après le papillon c’était déjà plié”, a glissé estomaqué Denis Auguin, DTN de la fédération française de natation, admiratif de la capacité du nageur à se surpasser en compétition.”Un record du monde c’est forcément quelque chose d’unique, même si pour Léon cela arrive plus régulièrement. Il faut en profiter “, a-t-il estimé.Avant d’arriver à Singapour, le Français détenait déjà la deuxième meilleure performance mondiale de l’histoire, 1 min 54 sec 06, établie en finale des Jeux olympiques de Paris l’été dernier.À son arrivée dans la cité-État pour ces Mondiaux, il avait prévenu qu’il avait le record du monde dans le viseur. Puis, en séries mercredi matin, il avait annoncé vouloir se rapprocher de son record personnel dès les demi-finales.Il a tenu parole en abaissant de 1 seconde et 37 centièmes son meilleur temps. “Je me sentais vraiment bien”, a-t-il reconnu. “Avant la course, dans l’eau, j’étais vraiment très léger, je prenais beaucoup d’eau et techniquement c’était vraiment bien.” – “La finale va être cool!” -“Il n’y a pas de mot. Honnêtement, c’est énorme. La préparation était vraiment bien. J’avais vu qu’il était en forme, que ce matin, ça s’était bien passé”, a expliqué Nicolas Castel, co-entraîneur du Français avec l’Américain Bob Bowman.Marchand avait dominé les séries avec un temps de 1 min 57 sec 63, en ayant concentré ses efforts sur la première moitié de course, avant de ralentir son allure.Le Français détient désormais deux records du monde en bassin de 50 m, après celui du 400 m quatre nages, qu’il avait battu en finale des Mondiaux de Fukuoka en 2023.Il disputera la finale de l’épreuve jeudi pour tenter de décrocher un sixième titre mondial, le troisième sur cette distance, et pourra aborder la course libéré. “C’était un peu le but. J’avais deux chances de battre le record et j’ai pris chaque chance l’une après l’autre”, a-t-il expliqué. “Je vais essayer de bien dormir, ça va être compliqué!  Et demain (jeudi) la finale, ça va être cool.””Il va falloir la gagner. Et puis si possible, nager encore plus vite, parce qu’il en est capable”, a même glissé son entraîneur.Marchand était venu à Singapour avec un programme allégé puisqu’il avait décidé de s’aligner uniquement sur deux courses et de renoncer aux 200 m papillon et brasse, avec l’idée d’en profiter pour viser le record du monde du 200 m quatre nages. Le plan a fonctionné à merveille. “Je ressens beaucoup de joie de me dire que tous les choix que j’ai faits cette année étaient les bons”, a-t-il déclaré. “Là je vais déjà essayer de comprendre ce que je viens de faire, ça va peut-être mettre quelques mois. Et après je vais me projeter sur la suite.”Un peu plus tôt, Maxime Grousset, déjà sacré sur 50 m papillon, s’est qualifié pour la finale du 100 m nage libre en signant le 5e temps des demies. Sa finale est également programmée jeudi.

La France larguera 40 tonnes d’aide sur Gaza à partir de vendredi (ministre français)

La France larguera à partir de vendredi 40 tonnes d’aide sur la bande de Gaza, où les largages humanitaires ont repris depuis dimanche pour venir en aide aux populations affamées, a annoncé mardi le ministre français des Affaires étrangères.”Nous organiserons à partir de vendredi, en lien étroit avec les autorités jordaniennes, quatre vols emportant 10 tonnes de vivres chacun dans la bande de Gaza”, a déclaré Jean-Noël Barrot sur BFMTV.”La plus grande précaution sera prise pour assurer la sécurité des populations lors de ces opérations”, avait dit à l’AFP une source diplomatique plus tôt dans la journée en parlant de la perspective de ces largages.”La voie aérienne est utile, mais elle n’est pas suffisante”, a ajouté le ministre, en demandant la réouverture des accès terrestres au territoire palestinien soumis à un blocus de l’armée israélienne.”Je rappelle que 52 tonnes de fret humanitaire français sont aujourd’hui bloquées à al-Arish (en Egypte, ndlr), à quelques kilomètres de la bande de Gaza. Il est donc indispensable que les autorités israéliennes consentent enfin à rouvrir les accès terrestres à la bande de Gaza de manière suffisamment significative pour alléger les souffrances atroces des populations civiles sur place”, a déclaré le ministre, qui s’exprimait depuis New York où il participait à une conférence ministérielle de l’ONU sur une solution à deux Etats.Quelque 2,4 millions de Palestiniens sont assiégés à Gaza par Israël depuis le début de la guerre déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.Les Nations unies ont alerté dimanche sur des “niveaux alarmants” de malnutrition.Mardi, un organisme international de surveillance de la faim soutenu par l’ONU a affirmé mardi que le “pire scénario de famine est en cours à Gaza”.Des largages d’aide sur la bande de Gaza sont autorisés depuis dimanche par Israël, qui a déclaré une pause des combats à des fins humanitaires dans certains secteurs.Lundi, le chancelier Friedrich Merz a annoncé que l’Allemagne allait organiser avec la Jordanie un “pont aérien de biens humanitaires vers Gaza”. Le Royaume-Uni a annoncé mardi avoir procédé à un premier largage d’aide.Le président Donald Trump a annoncé, également lundi, la prochaine mise en place par les Etats-Unis de centres de distribution alimentaire dans la bande de Gaza dévastée par la guerre, où selon lui il y a des signes d’une “vraie famine”.

La France larguera 40 tonnes d’aide sur Gaza à partir de vendredi (ministre français)

La France larguera à partir de vendredi 40 tonnes d’aide sur la bande de Gaza, où les largages humanitaires ont repris depuis dimanche pour venir en aide aux populations affamées, a annoncé mardi le ministre français des Affaires étrangères.”Nous organiserons à partir de vendredi, en lien étroit avec les autorités jordaniennes, quatre vols emportant 10 tonnes de vivres chacun dans la bande de Gaza”, a déclaré Jean-Noël Barrot sur BFMTV.”La plus grande précaution sera prise pour assurer la sécurité des populations lors de ces opérations”, avait dit à l’AFP une source diplomatique plus tôt dans la journée en parlant de la perspective de ces largages.”La voie aérienne est utile, mais elle n’est pas suffisante”, a ajouté le ministre, en demandant la réouverture des accès terrestres au territoire palestinien soumis à un blocus de l’armée israélienne.”Je rappelle que 52 tonnes de fret humanitaire français sont aujourd’hui bloquées à al-Arish (en Egypte, ndlr), à quelques kilomètres de la bande de Gaza. Il est donc indispensable que les autorités israéliennes consentent enfin à rouvrir les accès terrestres à la bande de Gaza de manière suffisamment significative pour alléger les souffrances atroces des populations civiles sur place”, a déclaré le ministre, qui s’exprimait depuis New York où il participait à une conférence ministérielle de l’ONU sur une solution à deux Etats.Quelque 2,4 millions de Palestiniens sont assiégés à Gaza par Israël depuis le début de la guerre déclenchée par une attaque du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.Les Nations unies ont alerté dimanche sur des “niveaux alarmants” de malnutrition.Mardi, un organisme international de surveillance de la faim soutenu par l’ONU a affirmé mardi que le “pire scénario de famine est en cours à Gaza”.Des largages d’aide sur la bande de Gaza sont autorisés depuis dimanche par Israël, qui a déclaré une pause des combats à des fins humanitaires dans certains secteurs.Lundi, le chancelier Friedrich Merz a annoncé que l’Allemagne allait organiser avec la Jordanie un “pont aérien de biens humanitaires vers Gaza”. Le Royaume-Uni a annoncé mardi avoir procédé à un premier largage d’aide.Le président Donald Trump a annoncé, également lundi, la prochaine mise en place par les Etats-Unis de centres de distribution alimentaire dans la bande de Gaza dévastée par la guerre, où selon lui il y a des signes d’une “vraie famine”.

Alertes au tsunami dans tout le Pacifique après un gigantesque séisme au large de la Russie

Un séisme de magnitude 8,8, le plus puissant dans la région en près de 73 ans, a eu lieu mardi au large de la péninsule russe du Kamtchatka, provoquant des alertes de tsunamis dans tout le Pacifique et des évacuations de Hawaï jusqu’au Japon.Si plusieurs personnes ont été blessées légèrement en extrême-Orient russe, selon des médias locaux, aucun des pays concernés n’a fait état de morts pour l’heure. Le niveau d’alerte au tsunami pour Hawaï a été rétrogradé au niveau d’appel à la vigilance, a annoncé le centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique (PTWC) et le comté de Hawaï a annulé l’ordre d’évacuation pour les zones côtières inondables. Selon l’institut géophysique américain (USGS), le séisme est survenu vers 23H24 GMT mardi à 20,7 km de profondeur, à 126 km au large de Petropavlovsk-Kamtchatsky, capitale de cette région de l’Extrême-Orient russe peu peuplée.Dans le port de Severo-Kourilsk, dans le nord de l’archipel russe des Kouriles, plusieurs tsunamis successifs ont submergé les rues, selon le ministère des Situations d’urgence. Une de ces vagues, à Elizovsky dans le district de Kamchatka, a atteint entre trois et quatre mètres, selon un média local. Le maire du district, Alexandre Ovsiannikov, a indiqué que “tout le monde”, avait été évacué. L’état d’urgence a été décrété dans le district.”La quatrième vague de tsunami est en train de déferler. La vague est très grosse, tout est inondé, la côte entière est inondée”, a témoigné un habitant dans une vidéo publiée par le média russe Izvestia. “L’eau s’est retirée une fois encore, et elle va revenir maintenant. Le port et les usines de la côte sont complètement détruits”.Selon le maire de la ville cité par l’agence d’Etat russe Tass, un des tsunamis a entraîné vers le large des navires au mouillage après avoir arraché leurs ancres. Les autorités russes ont cependant levé l’alerte tsunami mercredi soir.”Nous avons tous couru en sous-vêtements avec les enfants. Heureusement nous avions préparé une valise”, a raconté à la chaîne publique Zvezda une habitante du Kamtchatka, une des zones sismiques les plus actives de la planète, au point de rencontre entre les plaques tectoniques du Pacifique et Nord-Américaine.- “Evacuez immédiatement!” -“C’est la première fois que je vis un tremblement de terre aussi puissant depuis que je suis adulte”, a-t-elle poursuivi. “J’ai fondu en larmes. C’était très effrayant”.La magnitude de 8,8 est la plus forte enregistrée au Kamtchatka depuis le 5 novembre 1952, quand un séisme de magnitude 9 avait déclenché des tsunamis dévastateurs dans tout l’océan Pacifique.Le service sismologique du Kamtchatka a prévenu que des répliques jusqu’à 7,5 étaient attendues.Au Japon, des images en direct à la télévision ont montré des personnes évacuant en voiture ou à pied vers des zones plus élevées, notamment dans l’île septentrionale de Hokkaido.Un tsunami de 1,30 m a atteint un port dans le département de Miyagi, dans le nord du Japon, à 13h52 (04h52 GMT), a indiqué l’agence météorologique japonaise (JMA).L’agence météorologique japonaise a cependant retrogradé mercredi les alertes au tsunami dans une majeure partie de l’archipel, les maintenant seulement dans le nord. Près de la plage d’Inage, dans la région de Chiba, proche de Tokyo, un périmètre de sécurité a été mis en place, et un secouriste a indiqué à des journalistes de l’AFP présents sur place que la zone côtière était interdite d’accès jusqu’à nouvel ordre.”Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait un tsunami. J’ai fait une blague là-dessus… quand on a entendu l’alerte”, a déclaré Leana Lussier, une touriste québécoise de 17 ans. “Nous étions venus ici pour nager, mais dès que nous avons entendu qu’une alerte au tsunami avait été émise, nous ne sommes pas du tout allés dans l’eau”, a ajouté Tomoyo Fujita, 35 ans, une habitante locale, en quittant les lieux avec sa petite fille.Les employés de la centrale nucléaire de Fukushima (nord), détruite par un puissant séisme et un tsunami en mars 2011, ont été évacués, a indiqué son opérateur.”Des tsunamis frapperont à répétition. Ne vous aventurez pas en mer et ne vous approchez pas des côtes tant que l’alerte n’est pas levée”, a averti la JMA, qui a prévu des vagues de trois mètres.- “Alertes au tsunami” -La Chine a également émis une alerte au tsunami pour plusieurs zones de sa côte. Les Philippines ont elles aussi exhorté les habitants de la côte est à se déplacer vers l’intérieur des terres, et ont conseillé aux pêcheurs déjà en mer de rester au large en eaux profondes.Sur l’autre rive du Pacifique, le Pérou et le Mexique ont aussi déclaré l’alerte au tsunami, de même que la Colombie et l’Equateur qui ont ordonné des évacuations, comme dans les ports de l’archipel des Galapagos. Des tsunamis de 1 à 3 mètres sont également possibles au Chili, au Costa Rica, en Polynésie française et d’autres archipels.Des vagues pouvant atteindre quatre mètres étaient attendues mercredi peu avant 10H30 GMT sur l’archipel des Marquises, en Polynésie française.Les Etats-Unis ont émis une série d’alertes de différents niveaux le long de la côte ouest nord-américaine de l’Alaska jusqu’à toute la côte californienne. bur-stu-cg-roc/ep/pt/sba/dth

Alertes au tsunami dans tout le Pacifique après un gigantesque séisme au large de la Russie

Un séisme de magnitude 8,8, le plus puissant dans la région en près de 73 ans, a eu lieu mardi au large de la péninsule russe du Kamtchatka, provoquant des alertes de tsunamis dans tout le Pacifique et des évacuations de Hawaï jusqu’au Japon.Si plusieurs personnes ont été blessées légèrement en extrême-Orient russe, selon des médias locaux, aucun des pays concernés n’a fait état de morts pour l’heure. Le niveau d’alerte au tsunami pour Hawaï a été rétrogradé au niveau d’appel à la vigilance, a annoncé le centre d’alerte des tsunamis dans le Pacifique (PTWC) et le comté de Hawaï a annulé l’ordre d’évacuation pour les zones côtières inondables. Selon l’institut géophysique américain (USGS), le séisme est survenu vers 23H24 GMT mardi à 20,7 km de profondeur, à 126 km au large de Petropavlovsk-Kamtchatsky, capitale de cette région de l’Extrême-Orient russe peu peuplée.Dans le port de Severo-Kourilsk, dans le nord de l’archipel russe des Kouriles, plusieurs tsunamis successifs ont submergé les rues, selon le ministère des Situations d’urgence. Une de ces vagues, à Elizovsky dans le district de Kamchatka, a atteint entre trois et quatre mètres, selon un média local. Le maire du district, Alexandre Ovsiannikov, a indiqué que “tout le monde”, avait été évacué. L’état d’urgence a été décrété dans le district.”La quatrième vague de tsunami est en train de déferler. La vague est très grosse, tout est inondé, la côte entière est inondée”, a témoigné un habitant dans une vidéo publiée par le média russe Izvestia. “L’eau s’est retirée une fois encore, et elle va revenir maintenant. Le port et les usines de la côte sont complètement détruits”.Selon le maire de la ville cité par l’agence d’Etat russe Tass, un des tsunamis a entraîné vers le large des navires au mouillage après avoir arraché leurs ancres. Les autorités russes ont cependant levé l’alerte tsunami mercredi soir.”Nous avons tous couru en sous-vêtements avec les enfants. Heureusement nous avions préparé une valise”, a raconté à la chaîne publique Zvezda une habitante du Kamtchatka, une des zones sismiques les plus actives de la planète, au point de rencontre entre les plaques tectoniques du Pacifique et Nord-Américaine.- “Evacuez immédiatement!” -“C’est la première fois que je vis un tremblement de terre aussi puissant depuis que je suis adulte”, a-t-elle poursuivi. “J’ai fondu en larmes. C’était très effrayant”.La magnitude de 8,8 est la plus forte enregistrée au Kamtchatka depuis le 5 novembre 1952, quand un séisme de magnitude 9 avait déclenché des tsunamis dévastateurs dans tout l’océan Pacifique.Le service sismologique du Kamtchatka a prévenu que des répliques jusqu’à 7,5 étaient attendues.Au Japon, des images en direct à la télévision ont montré des personnes évacuant en voiture ou à pied vers des zones plus élevées, notamment dans l’île septentrionale de Hokkaido.Un tsunami de 1,30 m a atteint un port dans le département de Miyagi, dans le nord du Japon, à 13h52 (04h52 GMT), a indiqué l’agence météorologique japonaise (JMA).L’agence météorologique japonaise a cependant retrogradé mercredi les alertes au tsunami dans une majeure partie de l’archipel, les maintenant seulement dans le nord. Près de la plage d’Inage, dans la région de Chiba, proche de Tokyo, un périmètre de sécurité a été mis en place, et un secouriste a indiqué à des journalistes de l’AFP présents sur place que la zone côtière était interdite d’accès jusqu’à nouvel ordre.”Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait un tsunami. J’ai fait une blague là-dessus… quand on a entendu l’alerte”, a déclaré Leana Lussier, une touriste québécoise de 17 ans. “Nous étions venus ici pour nager, mais dès que nous avons entendu qu’une alerte au tsunami avait été émise, nous ne sommes pas du tout allés dans l’eau”, a ajouté Tomoyo Fujita, 35 ans, une habitante locale, en quittant les lieux avec sa petite fille.Les employés de la centrale nucléaire de Fukushima (nord), détruite par un puissant séisme et un tsunami en mars 2011, ont été évacués, a indiqué son opérateur.”Des tsunamis frapperont à répétition. Ne vous aventurez pas en mer et ne vous approchez pas des côtes tant que l’alerte n’est pas levée”, a averti la JMA, qui a prévu des vagues de trois mètres.- “Alertes au tsunami” -La Chine a également émis une alerte au tsunami pour plusieurs zones de sa côte. Les Philippines ont elles aussi exhorté les habitants de la côte est à se déplacer vers l’intérieur des terres, et ont conseillé aux pêcheurs déjà en mer de rester au large en eaux profondes.Sur l’autre rive du Pacifique, le Pérou et le Mexique ont aussi déclaré l’alerte au tsunami, de même que la Colombie et l’Equateur qui ont ordonné des évacuations, comme dans les ports de l’archipel des Galapagos. Des tsunamis de 1 à 3 mètres sont également possibles au Chili, au Costa Rica, en Polynésie française et d’autres archipels.Des vagues pouvant atteindre quatre mètres étaient attendues mercredi peu avant 10H30 GMT sur l’archipel des Marquises, en Polynésie française.Les Etats-Unis ont émis une série d’alertes de différents niveaux le long de la côte ouest nord-américaine de l’Alaska jusqu’à toute la côte californienne. bur-stu-cg-roc/ep/pt/sba/dth