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Le gouvernement portugais envisage de reconnaître l’Etat de Palestine

Le gouvernement portugais va consulter le président et le Parlement en vue d’une reconnaissance de l’État de Palestine en septembre à l’ONU, a annoncé jeudi le cabinet du Premier ministre Luis Montenegro dans un communiqué.Le Portugal “envisage la reconnaissance de l’État palestinien, dans le cadre d’une procédure qui pourrait être conclue lors de la semaine de haut niveau de la 80e Assemblée générale des Nations unies, qui se tiendra à New York le mois de septembre prochain”, précise le communiqué.Cette décision a été prise après de “multiples contacts” avec ses partenaires et compte tenu notamment de “l’évolution extrêmement préoccupante du conflit, tant sur le plan humanitaire que par les références répétées à une possible annexion de territoires palestiniens” de la part d’Israël, poursuit le communiqué.Cette annonce intervient alors qu’un organisme international de surveillance de la faim soutenu par l’ONU a affirmé mardi que le “pire scénario de famine” était “en cours à Gaza”.Le Portugal devrait ainsi se joindre à d’autres pays comme le Canada, le Royaume-Uni ou la France, ayant signalé leur intention de reconnaître l’État palestinien en septembre.Jeudi dernier, le président français Emmanuel Macron avait annoncé que la France reconnaîtrait officiellement un État de Palestine lors de l’Assemblée générale des Nations Unies en septembre, espérant créer une dynamique collective en ce sens.”Le gouvernement a mené un processus très prudent et réfléchi, toujours en concertation avec ses partenaires européens et d’autres partenaires”, a réagi le président portugais Marcelo Rebelo de Sousa aussitôt après l’annonce de l’exécutif.”C’est une décision mûrement réfléchie” a indiqué de son côté à la chaîne publique RTP le ministre des Affaires étrangères Paulo Rangel. 

Le gouvernement portugais envisage de reconnaître l’Etat de Palestine

Le gouvernement portugais va consulter le président et le Parlement en vue d’une reconnaissance de l’État de Palestine en septembre à l’ONU, a annoncé jeudi le cabinet du Premier ministre Luis Montenegro dans un communiqué.Le Portugal “envisage la reconnaissance de l’État palestinien, dans le cadre d’une procédure qui pourrait être conclue lors de la semaine …

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Toujours moins de bébés en France à mi-2025

Toujours moins de bébés en France: le nombre de naissances a encore reculé au premier semestre, dans la lignée du déclin historique de la natalité enregistré ces dernières années, une tendance que le gouvernement voudrait contrer.Entre janvier et juin, 317.340 bébés ont vu le jour en France, contre 326.401 au premier semestre 2024, a indiqué jeudi l’Institut national de la statistique (Insee). Soit une baisse de 2,2% du nombre quotidien de naissances moyen entre les deux périodes.  Les six mois écoulés “confirment la tendance qu’on observe depuis un moment”, commente auprès de l’AFP Didier Breton, professeur de démographie à l’Université de Strasbourg. “Il n’y a pas de raison qu’un retournement de situation se produise donc le nombre de naissances annuel s’annonce plus faible qu’en 2024”.L’année civile 2025 devrait donc marquer un nouveau plus bas depuis la fin de la Seconde guerre mondiale, pour la quatrième année consécutive.Depuis 2011, le nombre de naissances a diminué chaque année, à l’exception de 2021, qui a connu un léger rebond après les confinements liés au Covid-19. En 2024, 660.800 nouveau-nés ont vu le jour, selon l’estimation révisée de l’Insee. Le déclin de la natalité agite la classe politique, qui s’inquiète notamment du financement futur du système de protection sociale, et a conduit le président Emmanuel Macron à appeler au “réarmement démographique” du pays.- Baisse du désir d’enfant -Le gouvernement dit vouloir soutenir la natalité en créant prochainement un nouveau “congé de naissance” qui pourrait être pris par les deux parents, avec un soutien financier plus important que l’actuel congé parental.Pour Didier Breton, également chercheur associé à l’Institut national des études démographiques (Ined), cette mesure peut “permettre à des projets d’enfants déjà présents de se réaliser”. Elle contribuerait à “éviter que la fécondité tombe à un niveau très bas”, autour de 1,2 enfant par femme.Dans un avis récent, le Comité national d’éthique a souligné qu’il était “impératif” pour la société d’accompagner les couples qui rencontraient des difficultés pour concrétiser leur projet d’enfant, qu’elles soient d’ordre socio-économiques ou biologiques (problèmes d’infertilité). Il a également rappelé qu’il fallait respecter la décision personnelle de chacun d’avoir ou non des enfants, un sujet qui ne devrait pas faire l’objet de “pressions sociales ou politiques”. Difficultés à accéder à un emploi, éco-anxiété ou encore changement d’aspirations: la baisse de la natalité est liée à divers facteurs. Début juillet, une étude de l’Ined avait révélé que le désir d’enfant a nettement reculé en 20 ans, ce qui présage d’une poursuite de la baisse de la fécondité. “On arrive dans une nouvelle ère, où la fécondité pourrait se stabiliser ou bien encore diminuer, mais il est improbable qu’elle remonte à court terme”, soit dans les cinq à dix prochaines années, estime auprès de l’AFP Laurent Toulemon, co-auteur de l’étude. – Solde naturel négatif -En 2025, l’indicateur conjoncturel de fécondité devrait être inférieur à 1,6 enfant par femme, anticipent les démographes interrogés par l’AFP, alors que le renouvellement des générations n’est assuré qu’à partir de 2,1 enfants par femme, en l’absence de migrations. En 2023, cet indicateur était de 1,66 enfant par femme en France. Il reste l’un des plus élevés de l’Union européenne, derrière la Bulgarie qui occupe désormais la première place. Parallèlement à cette baisse des naissances, le nombre de décès lui augmente, en lien à l’arrivée des générations nombreuses du baby-boom à des âges de forte mortalité.Conséquence de la combinaison des deux phénomènes, la France vient de connaître pour la première fois depuis la fin de la Seconde guerre mondiale un solde naturel de population – soit la différence entre le nombre de naissances et de décès – négatif sur 12 mois glissants.De juin 2024 à mai 2025, il y ainsi eu 822 décès de plus que de naissances, selon l’analyse par l’AFP des données actualisées au 31 juillet.Sur une année civile, qui est l’indicateur traditionnellement retenu, “ce solde deviendra négatif, possiblement dès cette année et il sera de plus en plus négatif dans les années à venir”, prévoit Laurent Toulemon.

Taxes douanières: les recettes pour les Etats-Unis au premier semestre dépassent le total de 2024

Les Etats-Unis ont tiré davantage de recettes des taxes douanières au cours des six premiers mois de 2025 que sur l’ensemble de l’année 2024, selon des données du Trésor américain compilées par l’AFP.Au total, les recettes dépassent 87 milliards de dollars contre près de 79 milliards en 2024, selon les données mensuelles à fin juin, actualisées mercredi, qui montrent une hausse spectaculaire depuis avril 2025, quand Donald Trump a lancé sa vaste guerre commerciale.Un précédent pic a été enregistré en 2022, avec 98 milliards de dollars, selon des calculs de l’AFP.En juin, les revenus nets liés aux douanes ont atteint 26,6 milliards de dollars, soit presque quatre fois plus qu’en janvier et dépassent la somme des trois premiers mois de l’année, avec 22,8 milliards de dollars.Ces recettes pourraient encore progresser avec la hausse programmée de certains droits de douane, que Donald Trump a de nouveau défendu jeudi, affirmant que sa politique commerciale permettait de rendre les États-Unis “GRANDS et RICHES à nouveau”.Son gouvernement utilise les droits de douane comme moyen de pression économique mais aussi politique à l’encontre de plusieurs partenaires commerciaux, notamment le Canada, le Brésil et l’Inde.Au 1er août, un certain nombre de surtaxes doivent être appliquées sur la plupart des partenaires commerciaux des Etats-Unis, dont certaines, sectorielles, très lourdes, à l’image des 50% prévues sur le cuivre.”Tout sera fait vendredi”, a assuré le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick. “Le 1er août est le jour où nous mettons en place ces taux et ils ne seront plus sujet à discussion après”.Pour environ 80 pays, dont les 27 de l’Union européenne (UE), les droits de douane appliqués à leurs produits devraient donc augmenter dès vendredi, pour se situer entre 11% et 50%, selon l’origine des produits.

La Russie et la Syrie renforcent les liens et vont revoir les accords conclus sous Assad

La Russie et la Syrie ont affiché jeudi leur volonté de renforcer les liens, tout en précisant qu’elles vont revoir les accords conclus sous le président déchu Bachar al-Assad, à l’occasion d’une première visite officielle à Moscou du chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani.La Russie, qui dispose de deux bases militaires en Syrie, était un soutien majeur de Bachar al-Assad, qui s’est réfugié sur le territoire russe après sa chute en décembre dernier.Lors d’une rencontre à Moscou avec son homologue russe Sergueï Lavrov, le chef de la diplomatie syrienne a affirmé jeudi que son pays voulait avoir la Russie “à (ses) côtés”.”C’est une période remplie de défis et de menaces. Mais c’est aussi l’occasion de construire une Syrie unie et forte. Et, bien sûr, nous souhaitons que la Russie soit à nos côtés sur cette voie”, a déclaré Assaad al-Chaibani, selon une traduction en russe de ses propos.Dans ce contexte, la Russie et la Syrie vont “revoir” les accords précédents conclus entre Moscou et Damas et former une nouvelle commission intergouvernementale, a-t-il indiqué, lors d’une conférence de presse avec M. Lavrov, à l’issue de discussions.”Il est clair que pas mal d’accords et de contrats ont été conclus pendant les années précédentes dans des conditions tout à fait différentes”, a déclaré pour sa part Sergueï Lavrov.”C’est pourquoi nous nous sommes mis d’accord sur une révision de tous les accords en place”, a-t-il expliqué, affirmant que la Russie était “prête à fournir au peuple syrien toute l’aide possible pour la reconstruction post-conflit”.Ni M. Lavrov, ni M. al-Chaibani n’ont cependant évoqué le sort des deux bases militaires que la Russie maintient et souhaite conserver en Syrie: la base navale de Tartous et l’aérodrome militaire de Hmeimim situés sur la côte.La Russie était venue au secours de Bachar al-Assad en 2015 en intervenant militairement en Syrie, participant à la répression impitoyable contre les rebelles et jihadistes, notamment en menant des frappes aériennes dévastatrices.Mais le nouveau pouvoir syrien, résolument appuyé par les Etats-Unis, a maintenu les relations avec la Russie.”Nous avons besoin d’amis, nous avons besoin de partenaires”, a souligné jeudi le chef de la diplomatie syrienne, lors d’une conférence de presse avec M. Lavrov, disant s’attendre à un avenir “excellent” des relations entre Moscou et Damas.

L’envoyé de Trump en Israël, Gaza enterre ses morts par dizaines

L’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, est arrivé jeudi en Israël pour “discuter des prochaines étapes” de la guerre à Gaza avec l’allié israélien, sous une pression internationale inédite d’un nombre croissant de pays promettant de reconnaître un Etat de Palestine.Après 22 mois d’une guerre sans répit contre le Hamas, ce territoire sous blocus israélien est désormais menacé d’une “famine généralisée”, selon l’ONU, et totalement dépendant de l’aide humanitaire distribuée par camions ou larguée depuis les airs. Les morts tombés sous les tirs et bombardements israéliens s’y comptent par dizaines chaque jour, dénoncent les sources palestiniennes.Jeudi matin, plusieurs dizaines de corps, essentiellement des hommes tués par balles la veille autour de camions transportant de l’aide, selon leurs proches, gisaient empilés à la morgue de l’hôpital al-Chifa, dans le nord de Gaza, a constaté un correspondant de l’AFP.- “Douleur du ventre” -L’envoyé spécial du président Donald Trump a rencontré peu après son arrivée le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon le service de presse de ce dernier.”Le moyen le plus rapide de mettre fin à la crise humanitaire à Gaza est que le Hamas CAPITULE ET LIBÈRE LES OTAGES !!!”, a tweeté le matin-même M. Trump.En début de semaine, semblant se distancer de son allié Netanyahu, il s’était inquiété d’une “vraie famine ” sévissant à Gaza.Peu de temps avant l’arrivée de l’émissaire américain, des dizaines de mères et proches d’otages encore aux mains du Hamas ont manifesté devant le bureau du Premier ministre.”Une mère n’abandonne jamais”, proclamaient leurs pancartes, tandis qu’elles appelaient le gouvernement israélien à conclure un “accord global” qui garantirait la libération des 49 otages encore détenus à Gaza, dont 27 ont été déclarés morts par l’armée.”Mon ventre me fait souffrir depuis 604 jours. Depuis le 7 octobre, mes larmes ont un goût amer, plein de chagrin et d’incertitude. Assez de guerre”, a déclaré avec émotion Einav Zangauker, la mère de l’otage Matan Zangauker.L’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, et 251 personnes enlevées ce jour-là. Les représailles d’Israël ont fait au moins 60.239 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.La visite de Steve Witkoff en Israël intervient près de deux semaines après l’échec de négociations indirectes, sous médiation américaine, qatarie et égyptienne, entre Israël et le Hamas en vue d’un cessez-le-feu.Le gouvernement israélien a annoncé dimanche une pause limitée des combats afin de permettre l’acheminement de l’aide dans le territoire, où vivent quelque 2,4 millions de Palestiniens.Mardi, face à “l’incapacité persistante” d’Israël à empêcher une catastrophe humanitaire à Gaza, le Canada a annoncé son intention de reconnaître l’Etat de Palestine, dans la foulée de la France et du Royaume-Uni.Israël a dénoncé une “campagne de pression internationale déformée” venant “récompenser le Hamas et nuire aux efforts visant à obtenir un cessez-le-feu à Gaza”.Depuis son offensive militaire visant à “éradiquer” le mouvement islamiste et libérer les otages, le gouvernement israélien semble peiner à trancher sur une solution politique pour Gaza, et plus généralement sur une sortie de crise pour le “jour d’après” selon une expression souvent reprise.Dans ce contexte, la frange la plus radicale de la coalition gouvernementale plaide pour un retour des colonies à Gaza, évacuées en 2005 sur ordre d’Ariel Sharon. Et les incidents se multiplient en Cisjordanie, impliquant notamment des colons et des assaillants palestiniens.- “Protéger” les médicaments -Jeudi matin, la Défense civile a annoncé la mort de 58 personnes, tuées la veille au soir par des tirs israéliens autour d’une distribution d’aide dans le nord du territoire, revoyant à la hausse un précédent bilan d’une trentaine de morts.L’armée israélienne a démenti, assurant “n’avoir connaissance d’aucune victime résultant de ses tirs” et parlant de “coups de semonce” visant à disperser un rassemblement “autour de camions d’aide (…) à proximité immédiate” de ses troupes.Selon des témoins, des camions d’aide ayant franchi le poste de contrôle militaire israélien de Zikim pour se rendre dans des entrepôts du Programme alimentaire mondial (PAM) ont été assaillis par la foule, et des coups de feu ont alors éclaté.Toujours selon la Défense civile, 38 autres personnes ont été tuées au cours de la nuit et à l’aube dans plusieurs opérations israéliennes. Interrogée par l’AFP, l’armée a dit se renseigner, mais a insisté sur la difficulté de vérifier sans les coordonnées précises de ces divers incidents.Mercredi, l’ONU a jugé que les conditions de la distribution d’aide aux habitants de Gaza étaient “loin d’être suffisantes”, alors que les camions de vivres sont souvent pris d’assaut et pillés.A tel point que le ministère gazaoui de la Santé a appelé jeudi les habitants “à tout faire pour protéger l’arrivée en toute sécurité d’un convoi” de médicaments d’une “importance cruciale” attendu ce jour à destinatin de plusieurs hopitaux.

L’envoyé de Trump en Israël, Gaza enterre ses morts par dizaines

L’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff, est arrivé jeudi en Israël pour “discuter des prochaines étapes” de la guerre à Gaza avec l’allié israélien, sous une pression internationale inédite d’un nombre croissant de pays promettant de reconnaître un Etat de Palestine.Après 22 mois d’une guerre sans répit contre le Hamas, ce territoire sous blocus israélien est désormais menacé d’une “famine généralisée”, selon l’ONU, et totalement dépendant de l’aide humanitaire distribuée par camions ou larguée depuis les airs. Les morts tombés sous les tirs et bombardements israéliens s’y comptent par dizaines chaque jour, dénoncent les sources palestiniennes.Jeudi matin, plusieurs dizaines de corps, essentiellement des hommes tués par balles la veille autour de camions transportant de l’aide, selon leurs proches, gisaient empilés à la morgue de l’hôpital al-Chifa, dans le nord de Gaza, a constaté un correspondant de l’AFP.- “Douleur du ventre” -L’envoyé spécial du président Donald Trump a rencontré peu après son arrivée le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, selon le service de presse de ce dernier.”Le moyen le plus rapide de mettre fin à la crise humanitaire à Gaza est que le Hamas CAPITULE ET LIBÈRE LES OTAGES !!!”, a tweeté le matin-même M. Trump.En début de semaine, semblant se distancer de son allié Netanyahu, il s’était inquiété d’une “vraie famine ” sévissant à Gaza.Peu de temps avant l’arrivée de l’émissaire américain, des dizaines de mères et proches d’otages encore aux mains du Hamas ont manifesté devant le bureau du Premier ministre.”Une mère n’abandonne jamais”, proclamaient leurs pancartes, tandis qu’elles appelaient le gouvernement israélien à conclure un “accord global” qui garantirait la libération des 49 otages encore détenus à Gaza, dont 27 ont été déclarés morts par l’armée.”Mon ventre me fait souffrir depuis 604 jours. Depuis le 7 octobre, mes larmes ont un goût amer, plein de chagrin et d’incertitude. Assez de guerre”, a déclaré avec émotion Einav Zangauker, la mère de l’otage Matan Zangauker.L’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, et 251 personnes enlevées ce jour-là. Les représailles d’Israël ont fait au moins 60.239 morts à Gaza, en majorité des civils, selon le ministère de la Santé du Hamas.La visite de Steve Witkoff en Israël intervient près de deux semaines après l’échec de négociations indirectes, sous médiation américaine, qatarie et égyptienne, entre Israël et le Hamas en vue d’un cessez-le-feu.Le gouvernement israélien a annoncé dimanche une pause limitée des combats afin de permettre l’acheminement de l’aide dans le territoire, où vivent quelque 2,4 millions de Palestiniens.Mardi, face à “l’incapacité persistante” d’Israël à empêcher une catastrophe humanitaire à Gaza, le Canada a annoncé son intention de reconnaître l’Etat de Palestine, dans la foulée de la France et du Royaume-Uni.Israël a dénoncé une “campagne de pression internationale déformée” venant “récompenser le Hamas et nuire aux efforts visant à obtenir un cessez-le-feu à Gaza”.Depuis son offensive militaire visant à “éradiquer” le mouvement islamiste et libérer les otages, le gouvernement israélien semble peiner à trancher sur une solution politique pour Gaza, et plus généralement sur une sortie de crise pour le “jour d’après” selon une expression souvent reprise.Dans ce contexte, la frange la plus radicale de la coalition gouvernementale plaide pour un retour des colonies à Gaza, évacuées en 2005 sur ordre d’Ariel Sharon. Et les incidents se multiplient en Cisjordanie, impliquant notamment des colons et des assaillants palestiniens.- “Protéger” les médicaments -Jeudi matin, la Défense civile a annoncé la mort de 58 personnes, tuées la veille au soir par des tirs israéliens autour d’une distribution d’aide dans le nord du territoire, revoyant à la hausse un précédent bilan d’une trentaine de morts.L’armée israélienne a démenti, assurant “n’avoir connaissance d’aucune victime résultant de ses tirs” et parlant de “coups de semonce” visant à disperser un rassemblement “autour de camions d’aide (…) à proximité immédiate” de ses troupes.Selon des témoins, des camions d’aide ayant franchi le poste de contrôle militaire israélien de Zikim pour se rendre dans des entrepôts du Programme alimentaire mondial (PAM) ont été assaillis par la foule, et des coups de feu ont alors éclaté.Toujours selon la Défense civile, 38 autres personnes ont été tuées au cours de la nuit et à l’aube dans plusieurs opérations israéliennes. Interrogée par l’AFP, l’armée a dit se renseigner, mais a insisté sur la difficulté de vérifier sans les coordonnées précises de ces divers incidents.Mercredi, l’ONU a jugé que les conditions de la distribution d’aide aux habitants de Gaza étaient “loin d’être suffisantes”, alors que les camions de vivres sont souvent pris d’assaut et pillés.A tel point que le ministère gazaoui de la Santé a appelé jeudi les habitants “à tout faire pour protéger l’arrivée en toute sécurité d’un convoi” de médicaments d’une “importance cruciale” attendu ce jour à destinatin de plusieurs hopitaux.

Trump défend ses droits de douane à la veille de la date butoir

Donald Trump a de nouveau jeudi défendu sa politique de multiplications de droits de douane sur les importations aux Etats-Unis, à la veille de la date butoir du 1er août imposée par le président américain pour trouver des accords commerciaux. L’imposition de droits de douane rend “les Etats-Unis GRANDS et RICHES à nouveau”, a écrit le républicain sur sa plateforme Truth Social.Son gouvernement utilise les droits de douane comme moyen de pression économique mais aussi politique à l’encontre de plusieurs partenaires commerciaux, notamment le Canada, le Brésil et l’Inde.La Corée du Sud, alliée clé de Washington en matière de sécurité, s’est glissée in extremis dans le train en marche, obtenant un accord sur un droit de douane de 15% pour ses exportations vers les États-Unis, soit nettement moins que les 25% que Trump avait précédemment menacé d’imposer.Ce taux équivaut aux taxes fixées dans les accords commerciaux conclus par les États-Unis avec le Japon et l’Union européenne.La présidence sud-coréenne a déclaré que les droits de douane sur les automobiles, l’un des principaux produits d’exportation de Séoul, resteraient également à 15%.Taïwan, menacé d’une taxe de 32% et de possibles nouveaux droits de douane sur les semi-conducteurs, pilier de l’économie de l’île, a indiqué jeudi avoir atteint “un certain consensus” avec les États-Unis, sans fournir de détails sur le taux convenu.Au 1er août, un certain nombre de surtaxes doivent être appliquées sur la plupart des partenaires commerciaux des Etats-Unis, dont certaines, sectorielles, très lourdes, à l’image des 50% prévues sur le cuivre.Et cette fois, après deux pauses, pas de nouveau report.”Tout sera fait vendredi”, a assuré le secrétaire au Commerce, Howard Lutnick. “Le 1er août est le jour où nous mettons en place ces taux et ils ne seront plus sujet à discussion après”.Pour environ 80 pays, dont les 27 de l’Union européenne (UE), les droits de douane appliqués à leurs produits devraient donc augmenter dès vendredi, pour se situer entre 11% et 50%, selon l’origine des produits.- Impact sur l’économie -L’UE, le Japon, le Royaume-Uni, le Vietnam, l’Indonésie et les Philippines se sont déjà entendus avec la Maison Blanche, avec à la clé des surtaxes moins élevées que celles annoncées initialement.Mais la plupart de ces accords concernent en réalité des cadres de négociations, pas des textes formels signés, la Maison Blanche se montrant volontairement floue pour mettre en avant ses succès.Les produits européens devraient être taxés à hauteur de 15%, contre 20% prévu début avril par l’administration américaine, après avoir même été menacés un temps de 30%.Le Brésil devrait être le plus touché, avec 50% de surtaxe en représailles aux poursuites engagées contre son ex-président Jair Bolsonaro, accusé d’une tentative de coup d’Etat après sa défaite à l’élection présidentielle de 2022, une “chasse aux sorcières”, selon son allié Donald Trump.Le locataire de la Maison Blanche a signé un décret en ce sens mercredi, effectif à compter du 6 août.Les produits indiens feront eux l’objet de 25% de droits de douane à leur arrivée aux Etats-Unis à compter du 1er août, mais une “pénalité” sera ajoutée pour l’achat de pétrole russe par l’Inde, selon le président américain.Aucun accord n’a pour l’instant été trouvé avec le voisin canadien, dont l’économie est très dépendente de celle des Etats-Unis. Et le fait qu’Ottawa ait annoncé mercredi son intention de reconnaître l’Etat de Palestine rend “très difficile” tout accord commercial futur, a dit Donald Trump.Les négociations, suspendues en juin suite à l’instauration par Ottawa d’une taxe sur les services numériques, se déroulaient déjà dans un climat diplomatique tendu, alimenté notamment par ses propos provocateurs sur le Canada en tant que potentiel “51e État américain”.L’impact des droits de douane continue d’inquiéter les économistes, qui les voient peser non seulement sur l’inflation, qui pourrait remonter vers les 3%, mais également sur la croissance américaine, attendue inférieure à 1% au second semestre.De quoi inciter la Réserve fédérale (Fed) à la prudence, au grand dam de Donald Trump. Mercredi, la banque centrale américaine a maintenu ses taux inchangés et son patron, Jerome Powell, a semblé repousser encore la possibilité d’une future baisse.bur-els-smr-ube/ktr

Ukraine: Zelensky appelle à un “changement de régime” en Russie après des bombardements meurtriers sur Kiev

Le président Volodymyr Zelensky a appelé jeudi les soutiens de l’Ukraine à oeuvrer pour un “changement de régime” en Russie, après des bombardements meurtriers russes à l’aube sur Kiev, et l’annonce par Moscou de la prise d’une ville stratégique dans l’est.”Si le monde ne vise pas un changement de régime en Russie, cela signifie que même après la fin de la guerre, Moscou continuera à tenter de déstabiliser les pays voisins”, a-t-il déclaré en participant par lien vidéo à une conférence marquant les 50 ans des Accords d’Helsinki.”Je crois que la Russie peut être poussée à mettre fin à cette guerre. C’est elle qui l’a commencée, et on peut la contraindre à y mettre un terme”, a-t-il ajouté quelques heures après de nouvelles frappes russes qui ont tué au moins huit personnes dont un garçon de six ans, ont indiqué les services de secours à l’AFP. Cette attaque de drones et de missiles jeudi à l’aube a aussi fait plus de 70 blessés, selon la même source. Neuf enfants se trouvent parmi les blessés, a indiqué sur Telegram le maire de Kiev, Vitali Klitschko.Volodymyr Zelensky a dénoncé un “nouveau spectacle meurtrier” de la part de la Russie, alors que les États-Unis pressent Moscou de mettre un terme à plus de trois ans de son invasion de l’Ukraine.Le président américain Donald Trump a donné 10 jours à compter de mardi à Vladimir Poutine pour mettre un terme à ce pire conflit armé en Europe depuis la Deuxième guerre mondiale et qui a fait des dizaines, voire centaines de milliers de morts dans les deux pays.- “Un cauchemar” -Au total, la Russie a lancé “309 drones” et “huit missiles de croisière” sur le pays, a indiqué l’armée de l’air ukrainienne en ajoutant que la principale cible était Kiev. L’armée a ajouté avoir abattu 288 drones et trois missiles.Des journalistes de l’AFP sur les lieux d’une frappe ont vu des immeubles résidentiels en ruine, des voitures calcinées et retournées. Des pompiers tentaient d’éteindre des résidus d’incendie tandis que des secouristes recherchaient des survivants dans un amoncellement de gravats. “C’est un choc, je n’arrive toujours pas à reprendre mes esprits, c’est très effrayant”, a raconté à l’AFP Valentyna Chestopal, habitante de Kiev de 28 ans. Tymofiï a été réveillé par le “bruit d’un missile qui tombait: tout s’est mis à me tomber dessus, c’était terrifiant”, raconte cet habitant du quartier Solomyansky dont l’appartement a été détruit et qui explique avoir vécu “un cauchemar”. Évoquant “un matin horrible à Kiev”, où “des bâtiments résidentiels ont été détruits et des écoles et hôpitaux endommagés”, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga a estimé sur X qu’il était “temps de mettre la pression maximale sur Moscou”.- Ville stratégique -“Le président (américain) Trump a été très généreux et très patient avec Poutine, essayant de trouver une solution”, a-t-il poursuivi. “Il est temps de synchroniser toutes les mesures de sanctions. Il est temps d’imposer la paix par la force” alors que le président russe “ne cherche qu’à détruire et tuer”.Jeudi matin, l’armée russe a affirmé avoir conquis la ville de Tchassiv Iar, ancien bastion de l’armée ukrainienne dans la région de Donetsk (est) où les troupes de Moscou avancent lentement depuis des mois.Une information démentie par l’armée ukrainienne dans la foulée. “C’est un mensonge total”, a déclaré à l’AFP Viktor Tregoubov, porte-parole du groupement de forces Khortytsia, en charge de la zone.- Vote crucial -Les nouvelles frappes sont intervenues avant un vote crucial au Parlement qui a approuvé jeudi à la mi-journée le rétablissement de l’indépendance des instances de lutte contre la corruption, revenant sur un précédent texte très critiqué. Un total de 331 députés – le minimum requis étant de 226 – ont voté en faveur du nouveau texte proposé par Volodymyr Zelensky, au cours de la session plénière retransmise en direct. La précédente loi votée le 22 juillet prévoyait de placer l’agence nationale anticorruption (le NABU) et le parquet spécialisé anticorruption (le SAP) directement sous la tutelle du procureur général, lui-même nommé par le chef de l’Etat. Décriée par la société civile et l’Union européenne, la loi ainsi adoptée avait provoqué les premières manifestations d’ampleur en Ukraine depuis le début de l’invasion russe en 2022. La Commission européenne a salué un texte qui rétablit les “principaux garde-fous” permettant l'”indépendance” des agences anticorruption.Les forces russes ont multiplié les attaques meurtrières en Ukraine ces derniers mois. Dans la nuit de lundi à mardi, au moins 25 civils dont une femme enceinte et une quinzaine de personnes détenues dans une colonie pénitentiaire de la région de Zaporijjia (sud), avaient perdu la vie dans des bombardements russes.

En Afghanistan, afflux de candidatures à un emploi au Qatar

Lorsqu’il a entendu que le Qatar allait recruter quelques milliers d’Afghans pour des emplois allant de chauffeur de bus à agent d’entretien, Mohammed Hanif, comme des milliers d’autres hommes, s’est rué vers un centre d’enregistrement des candidatures, avec l’espoir de s’envoler vers l’émirat gazier.Le gouvernement taliban a annoncé la semaine dernière avoir passé un accord avec Doha pour recruter des travailleurs afghans, qui ont commencé mardi à déposer leurs dossiers.Selon les autorités talibanes, cet accord, qui porte sur 3.100 postes, doit permettre de lutter contre le chômage dans lequel le pays de 48 millions d’habitants est englué.En deux jours, les centres d’inscription ont fait face à un afflux de demandeurs d’emploi et le ministère du Travail s’attend à recevoir plus de 15.500 dossiers.A Kaboul, 8.500 personnes se sont portées candidates, a indiqué à l’AFP Samiullah Ibrahimi, porte-parole du ministère du Travail et des Affaires sociales.A Hérat (ouest), ils étaient environ 2.000 à tenir entre leurs mains leur dossier de candidature et à attendre en file indienne, formée exclusivement d’hommes, au centre d’enregistrement.Là, ils doivent montrer un passeport, une carte d’identité et des documents attestant de leur expérience professionnelle, explique Abdul Wasse Faqiri, un représentant de l’entreprise Sadat Ghafoori chargée d’enregistrer les candidatures.Parmi les postes affichés: ingénieur électricien, technicien automobile, agent d’élevage laitier, cuisinier, chauffeur de bus, agent de voyage, agent d’entretien…”J’ai des compétences en mécanique automobile et en cuisine et les diplômes qui vont avec”, affirme Mohammed Hanif. Venu plein d’espoir à Hérat depuis la province voisine de Badghis, il “remercie” les pays qui “aident” les Afghans à trouver du travail.- Doha plutôt que Téhéran -Bien qu’il ne le reconnaisse pas, à l’instar des autres pays du monde sauf la Russie, le Qatar entretient des relations avec le gouvernement taliban.Des discussions sont en cours avec l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Oman, la Turquie et la Russie pour faciliter le recrutement d’autres travailleurs, a déclaré mardi le ministre du Travail et des Affaires sociales, Abdul Manan Omari.Cela, d’après le vice-Premier ministre chargé des Affaires économiques Abdul Ghani Baradar, “aura sans aucun doute un effet positif sur la situation économique et réduira le chômage”.Selon la Banque mondiale, près de la moitié de la population afghane vit dans la pauvreté et le taux de chômage (plus de 13%) touche près d’un quart des jeunes (15-29 ans).Nour Mohammed, un autre habitant de Badghis, espère lui être recruté dans l’hôtellerie ou la restauration.”Nous appelons tous les pays arabes (à imiter le Qatar) car l’Afghanistan est un pays pauvre (…) et parce que la situation en Iran et au Pakistan est très mauvaise”, relève-t-il, en référence au durcissement des conditions de vie des réfugiés afghans dans ces deux pays.Depuis le début de l’année, près de deux millions d’Afghans en ont été chassés ou expulsés et ont regagné leur pays.- Conditions de travail -Kaboul n’a pas indiqué comment et où seraient logés les travailleurs afghans au Qatar.L’émirat du Golfe, où les étrangers représentent environ 90% des plus de trois millions d’habitants, est critiqué pour son bilan en matière de droits humains et pour les conditions de travail de certains migrants. Après avoir été montré du doigt pour le nombre de décès accidentels sur les chantiers de la Coupe du monde de football de 2022, qui se chiffrerait par milliers selon des défenseurs des droits humains — ce que conteste Doha –, le Qatar a fait valoir une réforme de la législation du travail.Il a notamment démantelé la “kafala”, un système de parrainage qui faisait des salariés des quasi propriétés de leurs employeurs, introduit un salaire minimum (1.000 rials, soit environ 240 euros) et des réformes en matière de santé et de sécurité.”Je pense que si je vais là-bas, je gagnerai quelque chose”, espère Mohammed Qassam, 37 ans, venu de la province d’Uruzgan pour s’enregistrer à Kandahar (sud).”J’ai longtemps cherché du travail mais il n’y a rien”, regrette ce détenteur d’un diplôme de la faculté d’Education. “Ici, je devrais me contenter d’ouvrir un petit magasin ou un stand.”