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Malformation de leur enfant: une famille perd son procès contre Bayer

La justice a jugé irrecevable jeudi la demande des parents de Théo Grataloup, 18 ans, de lier ses malformations congénitales à l’exposition de sa mère, enceinte, au glyphosate, un herbicide produit phare du géant allemand de la chimie Bayer-Monsanto.”C’est bien sûr une déception”, a réagi dans un communiqué la famille Grataloup, qui avait lancé en 2018 une action au civil contre Bayer, pour faire reconnaître le “lien de causalité” entre le glyphosate et le handicap de Théo.Mais le jeune homme a retenu aussi “tout le travail de lanceur d’alerte qu’il y a eu à travers les médias, tout au long des différentes étapes du procès”, a-t-il confié jeudi à l’AFP. “C’est ce qui symbolise cette action pour moi”.Les avocats de la famille ont indiqué leur intention de faire appel du jugement rendu par le tribunal judiciaire de Vienne (Isère).Né avec l’œsophage et la trachée qui ne se sont pas séparés correctement, Théo a subi 55 opérations qui lui permettent de manger normalement, de respirer et parler par un trou dans la gorge.Sa mère, Sabine Grataloup, est convaincue que le handicap de son fils trouve sa source en août 2006 quand elle était enceinte et avait utilisé du Glyper, un générique à base de glyphosate de l’herbicide Roundup de Monsanto, distribué par la société Novajardin, pour désherber une carrière d’équitation.- Pas de facture -Le tribunal a jugé “irrecevables les demandes” des Grataloup “sur le fondement de la responsabilité civile délictuelle à l’encontre de la société” Bayer-Monsanto, selon le jugement consulté par l’AFP. Il estime que la famille de Théo n’a pas apporté la preuve suffisante que le glyphosate de Bayer-Monsanto a bien été utilisé par Mme Grataloup, en l’absence de “facture, ou autres pièces propres à établir l’achat d’un bidon de Glyper au cours de l’été 2005 qui aurait pu être utilisé au cours de l’été 2006”.Si les éléments avancés par les parents de Théo permettent au tribunal de retenir que sa mère “s’est servie d’un désherbant total au glyphosate”, l’été 2006 pour sa carrière, ils “ne permettent de retenir avec la certitude requise que ce désherbant était du Glyper”, a conclu le tribunal. Ce dernier reconnait néanmoins que Bayer/Monsanto “pouvait être considéré comme étant le producteur” du produit incriminé, “un premier point marqué” pour Me Bertrand Repolt, l’un des avocats des Grataloup.”Ce qui a manqué, ce sont des détails. Le fait de ne pas avoir la facture du produit que j’ai passé il y a 19 ans. Quelle famille garde toutes les factures de tous les produits qu’elle passe en permanence et se prend en photo en train de passer chaque produit de façon à hypothétiquement pouvoir aller attaquer en justice s’il arrivait quelque chose?”, a regretté Sabine Grataloup auprès de l’AFP.- “Alertez le législateur !” -“N’attaquez pas les juges (qui) prennent leurs décisions en fonction du droit”, mais “alertez le législateur pour lui dire que le droit français doit évoluer”, a-t-elle demandé, soulignant que le niveau de preuve demandé “empêche les victimes des pesticides d’obtenir justice”.Bayer, qui a racheté l’Américain Monsanto en 2018, “prend acte du jugement (…) qui n’a retenu aucune responsabilité à l’encontre du groupe”, a-t-il indiqué dans un communiqué. “Cette décision intervient après plus de 7 ans de procédure, dans un contexte humain douloureux, que l’entreprise n’a jamais ignoré”, ajoute-t-il.Il affirme encore que le glyphosate “fait l’objet d’un consensus scientifique validé par les autorités sanitaires européennes et françaises” et que le produit “n’est notamment pas classé comme substance tératogène, c’est-à-dire susceptible de provoquer des malformations congénitales, ni même toxique pour la reproduction ou le développement”.Herbicide le plus vendu au monde (800.000 tonnes en 2014), le glyphosate a été classé néanmoins en 2015 comme un “cancérogène probable” par le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé. Il est interdit en France depuis fin 2018 pour un usage domestique.Depuis le rachat de Monsanto, les soucis judiciaires et financiers pour Bayer se sont multipliés à travers le monde et notamment aux États-Unis. Il a dû verser plus de 10 milliards de dollars en dommages et intérêts dans plus de 100.000 dossiers à cause du glyphosate, accusé d’avoir causé des cancers, ce que le groupe nie.

Ukraine : Zelensky appelle à un “changement de régime” en Russie après des bombardements meurtriers sur Kiev

Le président Volodymyr Zelensky a appelé jeudi les soutiens de l’Ukraine à œuvrer à un “changement de régime” en Russie, après des bombardements sur Kiev ayant fait au moins 15 morts et l’annonce par Moscou de la prise d’une localité stratégique dans l’est.”Si le monde ne vise pas un changement de régime en Russie, cela signifie que, même après la fin de la guerre, Moscou continuera à tenter de déstabiliser les pays voisins”, a-t-il déclaré à l’occasion d’une conférence internationale à laquelle il participait par lien vidéo.”Je crois que la Russie peut être poussée à mettre fin à cette guerre. C’est elle qui l’a commencée”, a-t-il ajouté.Quelques heures plus tôt, de nouvelles frappes russes ont causé la mort à Kiev d’au moins 15 personnes, dont un garçon de six ans, selon le dernier bilan fourni par les secours, qui précisent qu’un homme décédé a été retrouvé en fin de journée dans les décombres.Cette attaque de drones et de missiles jeudi à l’aube a aussi fait 145 blessés, dont quatorze enfants, toujours selon les secours. La municipalité a annoncé une journée de deuil vendredi dans la capitale.Volodymyr Zelensky a dénoncé un “nouveau spectacle meurtrier” infligé par la Russie, que les États-Unis pressent de mettre un terme à l’invasion de l’Ukraine déclenchée il y a plus de trois ans.Donald Trump a donné 10 jours à compter de mardi à Vladimir Poutine pour arrêter ce conflit armé – le pire en Europe depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale – qui a fait des dizaines voire des centaines de milliers de morts dans les deux camps.- “Terrifiant” -Le président américain s’est emporté avec une virulence renouvelée jeudi, avertissant notamment l’ex-chef de l’Etat russe Dmitri Medvedev – l’actuel numéro deux du Conseil de sécurité qui a récemment écrit sur X que “chaque nouvel ultimatum est une menace et un pas vers la guerre” – qu’il entrait “dans une zone très dangereuse”.La Russie a lancé 309 drones et tiré huit missiles de croisière pendant la nuit sur l’Ukraine, a relevé l’armée de l’air ukrainienne, ajoutant que la principale cible était Kiev et affirmant avoir abattu 288 drones et trois missiles.Des journalistes de l’AFP ont vu des immeubles résidentiels détruits, des voitures calcinées et retournées. “C’est un choc, je n’arrive toujours pas à reprendre mes esprits, c’est très effrayant”, a raconté à l’AFP Valentyna Chestopal, une habitante de Kiev de 28 ans. Tymofiï a été réveillé par le “bruit d’un missile” : “Tout s’est mis à me tomber dessus, c’était terrifiant”, a dit cet homme vivant dans le quartier Solomyansky dont l’appartement a été détruit.Sur X, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga a estimé qu’il était “temps de mettre la pression maximale sur Moscou”.De son côté, l’armée russe a assuré avoir frappé la nuit dernière une base aérienne, un dépôt de munitions et des installations de production de drones en Ukraine.- Ville stratégique -Elle a aussi assuré avoir conquis Tchassiv Iar, une petite ville d’importance stratégique dans la région de Donetsk (est) où les troupes russes avancent lentement depuis des mois.”C’est un mensonge total”, a réagi auprès de l’AFP Viktor Tregoubov, le porte-parole du groupement de forces ukrainiennes Khortytsia, chargé de cette zone. Sur Telegram, Oleksandre Kovalenko, un spécialiste militaire ukrainien, a considéré qu’il était “trop tôt” pour annoncer que Tchassiv Iar était sous le contrôle des soldats russes, estimant que la défense de cette ville depuis plus de deux ans tenait déjà du “record absolu” pour l’armée ukrainienne.Les nouvelles frappes sont intervenues avant un vote crucial au Parlement ukrainien qui a approuvé jeudi à la mi-journée le rétablissement de l’indépendance des instances de lutte contre la corruption, revenant sur un précédent texte très critiqué. Un total de 331 députés – le minimum requis étant de 226 – ont voté en faveur du projet de loi de Volodymyr Zelensky, qu’il a promulgué dans la foulée.La Commission européenne a salué un texte qui rétablit les “principaux garde-fous” permettant l'”indépendance” des agences anticorruption.La précédente loi votée le 22 juillet avait provoqué les premières manifestations d’ampleur en Ukraine depuis le début de l’invasion russe en 2022.”Pendant que l’armée défend notre pays contre ces maudits Russes, nous, à l’arrière, sommes là pour faire pression sur nos dirigeants, pour que le pays pour lequel les soldats se battent en vaille la peine”, a commenté auprès de l’AFP Anastassia, qui manifestait jeudi devant le Parlement avant le vote.

Ukraine : Zelensky appelle à un “changement de régime” en Russie après des bombardements meurtriers sur Kiev

Le président Volodymyr Zelensky a appelé jeudi les soutiens de l’Ukraine à œuvrer à un “changement de régime” en Russie, après des bombardements sur Kiev ayant fait au moins 15 morts et l’annonce par Moscou de la prise d’une localité stratégique dans l’est.”Si le monde ne vise pas un changement de régime en Russie, cela signifie que, même après la fin de la guerre, Moscou continuera à tenter de déstabiliser les pays voisins”, a-t-il déclaré à l’occasion d’une conférence internationale à laquelle il participait par lien vidéo.”Je crois que la Russie peut être poussée à mettre fin à cette guerre. C’est elle qui l’a commencée”, a-t-il ajouté.Quelques heures plus tôt, de nouvelles frappes russes ont causé la mort à Kiev d’au moins 15 personnes, dont un garçon de six ans, selon le dernier bilan fourni par les secours, qui précisent qu’un homme décédé a été retrouvé en fin de journée dans les décombres.Cette attaque de drones et de missiles jeudi à l’aube a aussi fait 145 blessés, dont quatorze enfants, toujours selon les secours. La municipalité a annoncé une journée de deuil vendredi dans la capitale.Volodymyr Zelensky a dénoncé un “nouveau spectacle meurtrier” infligé par la Russie, que les États-Unis pressent de mettre un terme à l’invasion de l’Ukraine déclenchée il y a plus de trois ans.Donald Trump a donné 10 jours à compter de mardi à Vladimir Poutine pour arrêter ce conflit armé – le pire en Europe depuis la fin de la Deuxième guerre mondiale – qui a fait des dizaines voire des centaines de milliers de morts dans les deux camps.- “Terrifiant” -Le président américain s’est emporté avec une virulence renouvelée jeudi, avertissant notamment l’ex-chef de l’Etat russe Dmitri Medvedev – l’actuel numéro deux du Conseil de sécurité qui a récemment écrit sur X que “chaque nouvel ultimatum est une menace et un pas vers la guerre” – qu’il entrait “dans une zone très dangereuse”.La Russie a lancé 309 drones et tiré huit missiles de croisière pendant la nuit sur l’Ukraine, a relevé l’armée de l’air ukrainienne, ajoutant que la principale cible était Kiev et affirmant avoir abattu 288 drones et trois missiles.Des journalistes de l’AFP ont vu des immeubles résidentiels détruits, des voitures calcinées et retournées. “C’est un choc, je n’arrive toujours pas à reprendre mes esprits, c’est très effrayant”, a raconté à l’AFP Valentyna Chestopal, une habitante de Kiev de 28 ans. Tymofiï a été réveillé par le “bruit d’un missile” : “Tout s’est mis à me tomber dessus, c’était terrifiant”, a dit cet homme vivant dans le quartier Solomyansky dont l’appartement a été détruit.Sur X, le ministre ukrainien des Affaires étrangères Andriï Sybiga a estimé qu’il était “temps de mettre la pression maximale sur Moscou”.De son côté, l’armée russe a assuré avoir frappé la nuit dernière une base aérienne, un dépôt de munitions et des installations de production de drones en Ukraine.- Ville stratégique -Elle a aussi assuré avoir conquis Tchassiv Iar, une petite ville d’importance stratégique dans la région de Donetsk (est) où les troupes russes avancent lentement depuis des mois.”C’est un mensonge total”, a réagi auprès de l’AFP Viktor Tregoubov, le porte-parole du groupement de forces ukrainiennes Khortytsia, chargé de cette zone. Sur Telegram, Oleksandre Kovalenko, un spécialiste militaire ukrainien, a considéré qu’il était “trop tôt” pour annoncer que Tchassiv Iar était sous le contrôle des soldats russes, estimant que la défense de cette ville depuis plus de deux ans tenait déjà du “record absolu” pour l’armée ukrainienne.Les nouvelles frappes sont intervenues avant un vote crucial au Parlement ukrainien qui a approuvé jeudi à la mi-journée le rétablissement de l’indépendance des instances de lutte contre la corruption, revenant sur un précédent texte très critiqué. Un total de 331 députés – le minimum requis étant de 226 – ont voté en faveur du projet de loi de Volodymyr Zelensky, qu’il a promulgué dans la foulée.La Commission européenne a salué un texte qui rétablit les “principaux garde-fous” permettant l'”indépendance” des agences anticorruption.La précédente loi votée le 22 juillet avait provoqué les premières manifestations d’ampleur en Ukraine depuis le début de l’invasion russe en 2022.”Pendant que l’armée défend notre pays contre ces maudits Russes, nous, à l’arrière, sommes là pour faire pression sur nos dirigeants, pour que le pays pour lequel les soldats se battent en vaille la peine”, a commenté auprès de l’AFP Anastassia, qui manifestait jeudi devant le Parlement avant le vote.

L’envoyé de Trump rencontre Netanyahu, Israël face à des critiques accrues

L’émissaire américain Steve Witkoff a discuté jeudi à Jérusalem avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu de la guerre à Gaza, à l’heure où de nombreux pays ont dit envisager de reconnaître un Etat palestinien au grand dam d’Israël.Après 22 mois d’une guerre dévastatrice déclenchée par une attaque du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023, la bande de Gaza est menacée d’une “famine généralisée” selon l’ONU et est totalement dépendante de l’aide humanitaire distribuée par camions ou larguée depuis les airs. Les morts tombés sous les tirs et bombardements israéliens se comptent par dizaines chaque jour dans le territoire palestinien assiégé par Israël, selon la Défense civile locale qui a fait état de 38 Palestiniens tués jeudi.Plusieurs dizaines de corps gisaient empilés à la morgue de l’hôpital al-Chifa dans le nord de Gaza, dans l’attente d’être collectés par leurs proches, a constaté un correspondant de l’AFP.”Le moyen le plus rapide de mettre fin à la crise humanitaire à Gaza est que le Hamas CAPITULE ET LIBÈRE LES OTAGES !!!”, a déclaré le président américain Donald Trump sur X.Rien n’a filtré de la rencontre entre MM. Witkoff et Netanyahu mais en début de semaine, M. Trump a semblé se distancer de son allié israélien en évoquant une “vraie famine” à Gaza.Avant l’arrivée jeudi de l’émissaire de M. Trump, des dizaines de mères et proches d’otages encore aux mains du Hamas ont manifesté devant le bureau du Premier ministre à Jérusalem, exigeant un “accord global” qui garantirait la libération des 49 otages encore détenus à Gaza, dont 27 ont été déclarés morts par l’armée.- “Position minoritaire” -L’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a entraîné du côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.En riposte, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive dévastatrice à Gaza qui a fait au moins 60.249 morts, en majorité des civils, d’après les données du ministère de la Santé à Gaza jugées fiables par l’ONU. La campagne aérienne et terrestre a dévasté le territoire et provoqué un désastre humanitaire.Le chef de la diplomatie allemande Johann Wadephul a lui rencontré à Jérusalem son homologue israélien Gideon Saar, avant de rencontrer M. Netanyahu.Avant de décoller pour Israël, M. Wadephul a estimé qu’Israël était “de plus en plus en position minoritaire”, alors qu’un “nombre croissant de pays, y compris européens, sont prêts à reconnaître un Etat palestinien sans processus de négociation préalable”.Ces visites interviennent après la multiplication des alertes d’organisations internationales sur une famine à Gaza et l’échec de négociations indirectes, sous médiation américaine, qatarie et égyptienne, entre Israël et le Hamas en vue d’un cessez-le-feu.Le gouvernement israélien a annoncé dimanche une pause limitée dans l’offensive afin de permettre l’acheminement de l’aide dans le petit territoire pauvre où s’entassent plus de deux millions de Palestiniens.Mais ces aides sont jugées insuffisantes par les organisations internationales face aux besoins immenses de la population.- “Pression déformée”Le Portugal a indiqué jeudi envisager de reconnaître l’Etat de Palestine, après que plusieurs pays dont le Canada, la France et le Royaume-Uni ont annoncé leur intention de faire de même en marge de l’Assemblée générale de l’ONU en septembre.Une telle reconnaissance reste néanmoins largement symbolique en raison du refus d’Israël de la création d’un tel Etat auquel aspirent les Palestiniens.Dans ce contexte, Israël a dénoncé une “campagne de pression internationale déformée” venant “récompenser le Hamas et nuire aux efforts visant à obtenir un cessez-le-feu à Gaza”.Les Etats-Unis, qui ont dénoncé les annonces sur la reconnaissance d’un Etat palestinien, ont imposé des sanctions contre des responsables de l’Autorité palestinienne et de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), accusant les deux organismes d’avoir pris des mesures pour “internationaliser leur conflit avec Israël” et de “continuer à soutenir le terrorisme”.Le gouvernement Netanyahu, qui veut chasser le Hamas de Gaza et a annoncé son intention de contrôler le territoire, semble peiner à trancher sur une solution politique d’après-guerre.Dans ce contexte, la frange la plus radicale de sa coalition gouvernementale plaide pour un retour des colonies à Gaza, évacuées en 2005 avec le retrait unilatéral israélien du territoire après 38 ans d’occupation. L’armée israélienne a par ailleurs annoncé le retrait du nord de Gaza de sa 98e Division, composée d’unités parachutistes et de commandos d’élite, qui a “se prépare désormais à de nouvelles missions”.

Grand test pour Trump à quelques heures de l’entrée en vigueur des droits de douane

L’ambition de Donald Trump d’imposer un nouvel ordre mondial en matière commerciale est confrontée à un test crucial jeudi avec l’entrée en vigueur à minuit de ses droits de douane, plusieurs économies majeures n’ayant toujours pas conclu d’accord avec les Etats-Unis.Coïncidence du calendrier, une cour d’appel doit se pencher jeudi sur la légalité de ces droits de douane, que le président américain utilise comme moyen de pression pour obtenir des accords commerciaux favorables à son pays.Ces droits de douane rendent “les Etats-Unis GRANDS et RICHES à nouveau”, s’est réjoui dans la nuit le républicain sur sa plateforme Truth Social. Sans eux, les Etats-Unis “n’ont aucune chance de pouvoir survivre ou connaître le succès”, a-t-il affirmé.Jusqu’ici, Washington a annoncé des accords avec le Royaume-Uni, l’Union européenne, les Philippines, l’Indonésie, le Vietnam, le Japon et la Corée du Sud.Alliée clé de Washington, la Corée du Sud a obtenu cet accord in extremis dans la nuit. Ses produits entrant aux Etats-Unis seront taxés au même niveau que le Japon ou l’Union européenne (UE), à 15%, soit nettement moins que les 25% annoncés depuis début avril.Le secrétaire américain au Commerce, Howard Lutnick, a assuré jeudi que des accords avaient été trouvés avec le Cambodge et la Thaïlande, sans donner de précision. Taïwan a affirmé dans la nuit avoir atteint “un certain consensus” avec les Etats-Unis, là encore sans détails.Les accords conclus sont le plus souvent des cadres de négociations aux détails assez vagues, devant ultérieurement déboucher sur des accords plus techniques.- Trump ferme avec certains -Donald Trump a aussi annoncé jeudi avoir prolongé de 90 jours les droits de douane actuellement imposés au Mexique, alors qu’il menaçait de les porter à 30%.Cela revient à maintenir à 25% les droits de douane sur les produits entrants aux Etats-Unis en dehors de l’accord de libre-échange nord-américain (ACEUM), et les droits de douane spécifiques sur l’automobile, l’acier et l’aluminium.L’administration Trump se montre particulièrement ferme avec certains pays. Donald Trump a ainsi signé mercredi un décret imposant 50% de surtaxes douanières aux produits brésiliens, à l’exception de certains produits.Cette surtaxe fait office de représailles contre les poursuites visant l’ex-président Jair Bolsonaro, son allié d’extrême droite, accusé d’avoir tenté un coup d’Etat après sa défaite lors de l’élection de 2022.L’Inde écopera elle de droits de douane de 25%, auxquels s’ajoutera une “pénalité” car le pays achète du pétrole russe.Le Canada est aussi dans le viseur du républicain, qui a affirmé jeudi sur Truth Social que l’intention affichée par Ottawa de reconnaître l’Etat de Palestine rendait “très difficile pour nous de conclure un accord commercial avec eux”.Surtout, l’incertitude persiste sur un éventuel accord avec la Chine, deuxième économie mondiale. Après deux jours de négociations à Stockholm, les deux pays ont évoqué mardi des discussions “constructives”.- Trump a-t-il outrepassé ses pouvoirs? -Mais ils doivent encore décider s’ils renouvellent une trêve de 90 jours sur les taxes douanières négociée en mai, qui avait permis de ramener les droits de douane sur les produits américains et chinois, respectivement à 10 et 30%, contre 125% et 145% auparavant.Le président Trump a vanté les mérites des accords déjà conclus, destinés à gonfler les recettes tirées des taxes douanières, lesquelles sont déjà passées de 79 milliards de dollars sur l’ensemble de l’année 2024 à 87 milliards de dollars au cours des six premiers mois de 2025.L’impact des droits de douane continue cependant d’inquiéter les économistes, qui les voient peser non seulement sur l’inflation, en hausse en juin à 2,6% selon l’indice PCE publié jeudi, mais également sur la croissance américaine.De quoi inciter la Réserve fédérale (Fed) à la prudence, au grand dam de Donald Trump. Mercredi, la banque centrale américaine a maintenu ses taux inchangés et son patron, Jerome Powell, a semblé repousser encore la possibilité d’une future baisse.L’appel examiné jeudi par la Cour d’appel de Washington doit permettre de déterminer si Donald Trump a outrepassé ses pouvoirs constitutionnels en imposant ces surtaxes.En première instance, fin mai, un tribunal spécialisé avait suspendu ces surtaxes, estimant que cela avait bien été le cas. Mais elles avaient finalement été maintenues à la demande du gouvernement par une cour d’appel, le temps que le dossier soit examiné sur le fond.La décision n’est pas attendue dans l’immédiat et la Maison Blanche a d’ores et déjà affirmé qu’elle saisirait la Cour suprême si elle lui était défavorable.

Corse: un accident de petit train touristique fait 18 blessés dont 4 graves

Le dernier wagon d’un petit train touristique s’est renversé jeudi à la mi-journée sur la route des Sanguinaires à Ajaccio, faisant 18 blessés dont quatre graves parmi lesquels deux enfants, ont indiqué à l’AFP le procureur et la préfecture de Corse-du-Sud.Le train, constitué d’une motrice et de trois wagons de 20 places, transportait 58 personnes dont de jeunes enfants en vacances à Ajaccio, a indiqué dans un communiqué le procureur Nicolas Septe, faisant état de 18 personnes transportées à l’hôpital d’Ajaccio, parmi lesquelles “six enfants âgés de 2 à 10 ans”.Parmi les blessés, quatre personnes sont “toujours hospitalisées en urgence absolue dont deux enfants”, a ajouté le procureur en milieu d’après-midi. “Aucune victime n’a son pronostic vital engagé”, a-t-il précisé.Parmi les blessés figurent cinq Britanniques mais aussi des Français et des Néerlandais, certains étant des croisiéristes, a précisé à l’AFP la préfecture de Corse-du-sud.Le directeur de cabinet du préfet, Florian Straser, avait indiqué plus tôt que les blessures étaient principalement des “écrasements de membres”.Une enquête a été ouverte “pour mise en danger d’autrui et blessures involontaires”, a précisé le procureur, indiquant également que l’inspection du travail avait été cosaisie avec la police “afin de dégager les éventuels manquements susceptibles de relever de l’application de la législation sur le travail”.Le chauffeur du train, âgé de 70 ans, a été placé en garde à vue et sera “probablement présenté demain au parquet en vue d’une information judiciaire”, précise le procureur, qui avait déclaré à l’AFP à la mi-journée que “les premières informations pourraient laisser supposer que la vitesse est en cause”.Un cortège de six véhicules de secours avait évacué à la mi-journée les premiers blessés, avait constaté une journaliste de l’AFP, alors que la ville était embouteillée suite à la fermeture d’une partie de la route des Sanguinaires, longue de 7 kilomètres et qui longe la mer.”Depuis le départ, il roulait très très vite et au final il a pris le rond-point tellement vite que le dernier wagon dans lequel on était s’est retourné contre un trottoir. On a eu de la chance, on n’a rien, que des égratignures”, a déclaré Géraldine, une passagère du wagon accidenté, à la radio Ici RCFM. La jeune femme était dans le petit train avec son conjoint et ses deux enfants.”On a eu très peur”, a-t-elle ajouté, indiquant être au premier jour de ses vacances et précisant avoir l’intention de porter plainte.

Trump et ses taxes douanières, cailloux dans les santiags en autruche “made in USA”

Conséquence insolite des taxes douanières de Donald Trump, des santiags “made in USA” vont pâtir à partir de vendredi du taux de 30% visant l’Afrique du Sud, qui produit l’écrasante majorité du cuir d’autruche tant prisé pour la confection de ces bottes.Les plus prestigieuses marques du Texas fabriquant ce symbole de l’Americana s’approvisionnent exclusivement à …

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Trump et ses taxes douanières, cailloux dans les santiags en autruche “made in USA”

Conséquence insolite des taxes douanières de Donald Trump, des santiags “made in USA” vont pâtir à partir de vendredi du taux de 30% visant l’Afrique du Sud, qui produit l’écrasante majorité du cuir d’autruche tant prisé pour la confection de ces bottes.Les plus prestigieuses marques du Texas fabriquant ce symbole de l’Americana s’approvisionnent exclusivement à Oudtshoorn, à 400 km à l’est du Cap. Dans cette capitale mondiale de l’autruche et ses alentours, le nombre d’âmes avoisine celui des volatiles: une centaine de milliers.”On ne sait pas quelle sera la gravité de l’impact mais il ne sera pas positif, c’est sûr”, euphémise auprès de l’AFP Laubscher Coetzee, quatrième génération d’une famille d’éleveurs connus pour la qualité de ses plumes.Depuis près de deux siècles, les fermes d’autruche ont fait leur nid dans cette vaste plaine enserrée de montagnes rocheuses rougeâtres, baptisée Petit Karoo.Cape Karoo International (CKI), une forme de coopérative appartenant à environ 200 éleveurs de la région, fournit à elle seule, selon son directeur général, plus de 55% de la production mondiale de produits issus de l’autruche. L’Afrique du Sud, cible d’attaques du président américain depuis des mois, en totalise 70%.Au-delà de la France et de l’Italie, où ils fournissent les grands noms de la mode en peau pour sacs à main, 20% du cuir de CKI est exporté vers les Etats-Unis où des institutions de la santiag, comme Lucchese ou Justin, se l’arrachent au Texas.La paire, onéreuse, se chiffre à plusieurs centaines de dollars, voire davantage.- Cuir d’autruche -Le patron de Rios of Mercedes, autre prestigieuse manufacture installée au Texas et dont l’histoire remonte à 1853, vante le cuir d’autruche dans une vidéo de juin 2024.”Les gens me demandent toujours quelle est la meilleure peau pour fabriquer des bottes. Je pense que c’est l’autruche”, tranche Ryan Vaughan, chapeau de cow-boy posé sur la tête après un “howdy” introductif typique du sud des Etats-Unis. “Elle épouse parfaitement la forme du pied. Elle est extrêmement résistante.”Justin se vante de “fabriquer aux Etats-Unis avec des matériaux du monde entier” et Lucchese dans un communiqué à l’AFP se dit “fier de fabriquer ses bottes à la main dans l’Etat du Texas depuis 141 ans” tout en devant “parfois chercher au-delà des frontières pour trouver (…) des matières premières”.”Ce que veut l’administration Trump, c’est que la fabrication soit faite aux Etats-Unis. Dans notre cas, on exporte la matière première, le cuir – qu’ils ne peuvent pas produire à partir d’autruches locales aux Etats-Unis car ils n’en ont pas”, observe Francois de Wet, directeur général de CKI qui emploie 1.200 personnes.La spécificité climatique du Petit Karoo explique le succès de l’élevage local, estime Laubscher Coetzee devant les flammes dansant dans la cheminée de cette propriété bâtie en 1896 par son arrière-grand-père.”Il y a une raison pour laquelle le secteur de l’autruche existe toujours 200 ans après ses débuts. Les gens ont essayé partout dans le monde, aux Etats-Unis, en Australie, et même ailleurs en Afrique du Sud. C’est un peu un animal du désert”, décrit ce spécialiste de la reproduction qui vend quelque 600 animaux par an à d’autres éleveurs.Si l’autruche est devenue la coqueluche des environs, c’est que le climat n’autorise pas d’autre activité agricole, avec moins de 400 mm de pluie par an en moyenne.”Tout tourne autour des autruches ici. C’est une région semi-désertique, rien ne peut pousser ici, il n’y a pas assez d’eau”, constate Leon Lareman, cadre de CKI.  – Chapeaux à plumes -“Toute la valeur ajoutée est créée aux Etats-Unis, donc on fait déjà ce que souhaite l’administration Trump”, plaide Francois de Wet.Et comme il est impossible que les producteurs sud-africains supportent seuls le poids des 30% de taxes douanières, le fabricant texan ainsi que l’acheteur de bottes de cow-boy vont régler selon lui une partie de cette addition.Ces peaux, reconnaissables aux marques de plumes caractéristiques, se vendent aux manufactures américaines environ 20 dollars le “square foot” (pied carré, 930 cm2).”On a exporté vers les Etats-Unis un volume de cuir d’autruche supérieur à la normale ces deux à trois derniers mois, ce qui nous laisse une petite marge de manoeuvre”, explique Francois de Wet. “On ne prévoit pas de licenciement à court terme”, assure-t-il. “Mais à long terme, si l’intégralité des droits de douane est maintenue, cela entraînera certainement un recul de notre activité.”Oudtshoorn porte déjà les marques d’une crise passée: ces palais d’autruche, fusion d’architecture coloniale néerlandaise et d’art nouveau que leurs propriétaires avaient fait édifier à l’âge d’or de la production de plumes. Jusqu’à ce que tout s’effondre à la fin de la Belle Epoque en Europe avec l’arrivée de l’automobile, pas assez haute de plafond pour que la haute société puisse y porter ses chapeaux à plumes.

Hérault: une assistante d’école maternelle écrouée pour viols et agressions sexuelles

Une assistante d’école maternelle dans l’Hérault a été mise en examen et écrouée pour viols et agressions sexuelles sur neuf enfants âgés de 3 à 4 ans, a annoncé jeudi le parquet de Montpellier.La femme, âgée de 59 ans, était employée depuis le 1er octobre 2024 comme agent territorial (Atsem) à l’école maternelle Les Aresquiers de Vic-La-Gardiole, un village de 3.500 habitants situé au milieu de vignobles en bordure de Méditerranée et très fréquenté par les touristes l’été.Selon une habitante du village s’exprimant sous couvert d’anonymat, la femme mise en cause réside à Vic-la-Gardiole, mais “rien n’aurait pu laisser supposer cela”, a-t-elle ajouté. “Les faits visés concernent des actes de pénétration digitale et de masturbation susceptibles d’avoir été commis sur de jeunes enfants, entre le 1er octobre 2024 et le 2 juillet 2025 à Vic-La-Gardiole, par un agent territorial spécialisé des écoles maternelles (Atsem) dans l’exercice de ses fonctions”, a précisé le bureau du procureur dans un communiqué.Une information judiciaire avait été ouverte le 29 juillet au tribunal judiciaire de Montpellier, pour des faits de viols sur mineurs de 15 ans et d’agression sexuelle sur mineurs de 15 ans par personne ayant autorité. La personne suspectée a été présentée à un juge d’instruction qui l’a “mise en examen pour des faits susceptibles d’avoir été commis sur neuf enfants âgés de 3 à 4 ans. Elle a été placée en détention provisoire”.Les investigations se poursuivent et ont été confiées à la brigade de recherche de la gendarmerie de Castelnau-le-Lez.- “Gravité exceptionnelle” -Selon le parquet, l’enquête a débuté à la suite de la plainte déposée par les familles de deux enfants. Selon une source proche du dossier, cette plainte a été déposée le 2 juillet.Dès le lendemain, le 3 juillet, l’Atsem mise en cause a fait l’objet d’une suspension administrative à titre conservatoire par son employeur, la mairie de Vic-la-Gardiole. Sollicitée par l’AFP, la mairie a fait savoir jeudi après-midi que “ni la maire, ni aucun de ses adjoints ne répondront aux demandes des journalistes”.Jeudi à la mi-journée, quelques parents de victimes devaient être reçus par l’association France Victimes dans les locaux de la mairie, selon un gendarme sur place.Les journalistes présents ont été priés de quitter les lieux par les parents, qui se sont refusés à toute déclaration.Dans un communiqué, le rectorat de Montpellier a exprimé son “soutien” et sa “solidarité” aux enfants et familles concernés par “ces faits d’une gravité exceptionnelle”. “Dans ces circonstances particulièrement difficiles, l’ensemble des équipes éducatives, en collaboration étroite avec la collectivité territoriale, reste pleinement mobilisé pour accompagner les élèves et les familles”, a assuré le rectorat, qui précise que “tous les éléments en possession des services de l’Education nationale sont naturellement transmis à la justice, sachant que le personnel mis en cause relève de la collectivité territoriale”. “La rentrée scolaire dans cette école sera par ailleurs préparée avec toute l’attention qu’elle requiert dans de pareilles circonstances. Un accompagnement spécifique sera mis en place pour toute la communauté éducative, afin de surmonter cette épreuve”, ajoute le rectorat.

Feux de forêt: à la mi-saison estivale, déjà 15.000 hectares brûlés en France

A la moitié de la saison estivale, la Sécurité civile a comptabilisé déjà plus de 15.000 hectares brûlés sur le territoire national pour 9.000 départs de feu depuis le début de l’année, principalement sur le littoral méditerranéen, a indiqué jeudi François-Noël Buffet, ministre auprès du ministre de l’Intérieur.Ces chiffres en font à ce jour la cinquième année la pire en matière d’incendies sur les cinquante dernières années. Mais aucune victime n’est à déplorer pour l’instant, ni parmi les civils, ni parmi les sapeurs pompiers mobilisés, a-t-il souligné, en visite au Centre opérationnel de gestion interministérielle des crises.Ce bilan est principalement lié à des niveaux de risque très élevés en 2025. “Globalement, les choses sont maîtrisées”, fruit “d’une mobilisation extrêmement importante de nos sapeurs pompiers, de tous nos intervenants de la Sécurité civile”, a souligné le ministre. Au sol, 51 colonnes de renfort sont mobilisables, ainsi que 39 avions et hélicoptères, dont neuf Canadairs et six avions Dash, a précisé François Pardon, chef d’état-major de la Sécurité civile.  “On a une disponibilité des moyens aériens qui n’a jamais été aussi élevée depuis des années”, a déclaré Julien Marion, directeur général de la Sécurité civile et de la gestion des crises. “Les risques les plus forts seront ce week-end pour la zone sud, avec des rafales entre 70 et 90 km/h”, selon M. Pardon, ajoutant que la zone sud-ouest serait également sous haute surveillance mardi et mercredi, du fait d’un “assèchement généralisé” de la végétation.Les autorités ont également rappelé que neuf feux sur 10 étaient d’origine humaine, le plus souvent du fait de négligences. “Que les gens soient responsables”, a exhorté François-Noël Buffet, rappelant que “les réponses pénales sont fermes”, avec déjà trois placements en détention cet été, dont une condamnation à une peine de prison ferme, pour des départs de feux.  Depuis plusieurs jours, les incendies se multiplient dans le Sud-Est, après plusieurs semaines de fortes chaleurs, mobilisant des milliers de pompiers.”Cette capacité à agir aujourd’hui ne doit pas nous faire oublier qu’il faut préparer la suite”, a déclaré le ministre, annonçant “des propositions dès le mois de septembre” dans la continuité du Beauvau de la Sécurité civile.