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Au Pakistan, secouristes et habitants s’activent dans la boue d’une mousson inhabituellement meurtrière

Secours et habitants à la recherche de leurs proches s’activaient ensemble samedi à récupérer les corps encore ensevelis dans le nord du Pakistan, où une mousson exceptionnellement intense a tué près de 350 personnes.Depuis jeudi, les pluies diluviennes qui ravagent le nord du pays ont particulièrement affecté le Khyber-Pakhtunkhwa. Cette province montagneuse frontalière de l’Afghanistan a enregistré à elle seule 324 décès en deux jours, près de la moitié des morts de cette saison de mousson, selon l’Autorité de gestion des catastrophes.Vendredi, “entre 9 et 10 heures, un violent orage a éclaté provoquant une crue soudaine”, témoigne auprès de l’AFP Abdul Khan, un habitant du district de Buner qui compte 91 morts.”Les enfants jouaient dehors et les femmes étaient à l’intérieur des maisons, ils ont tous été emportés et encore maintenant, de nombreuses personnes gisent sous les débris, on les recherche en aval”, ajoute-t-il.Dans son village recouvert de boue et de rochers, une dizaine de secouristes, équipés de trois pelleteuses, et des habitants déblaient inlassablement, pour la plupart à la main. Ils espèrent retrouver des survivants, ou à défaut récupérer les corps ensevelis sous les décombres.”Nous continuons à chercher nos proches, et chaque fois que l’on découvre un corps, on ressent à la fois une profonde tristesse mais aussi un soulagement car on sait que la famille pourra récupérer la dépouille”, raconte un autre habitant, Muhammad Khan.La plupart des victimes ont été emportées par des crues subites, sont mortes dans l’effondrement de leur maison, ont été électrocutées ou frappées par la foudre.L’Autorité de gestion des catastrophes du Khyber-Pakhtunkhwa a déclaré “sinistrés” de nombreux districts, où plus de 2.000 secouristes ont été déployés en renfort.”Mais les fortes pluies, les glissements de terrain et les routes bloquées empêchent les ambulances d’accéder et les secouristes doivent se déplacer à pied”, a déclaré à l’AFP Bilal Ahmed Faizi, porte-parole des secours de la province. Les secours “veulent évacuer les survivants, mais très peu acceptent de partir car ils ont perdu des proches, encore prisonniers des décombres”, poursuit-il. “Ce matin, quand je me suis réveillé, la terre que notre famille cultivait depuis des générations avait disparu”, témoigne auprès de l’AFP Mohammed Khan, fermier du district de Buner, qui raconte avoir aidé à extraire “19 corps des décombres”.”Des prières funéraires sont organisées pour les corps retrouvés”, mais “nous ignorons encore qui est mort ou vivant”, dit Saifullah Khan, un enseignant de 32 ans.”J’ai recouvert les corps de certains de mes élèves et je me demande ce qu’ils ont fait pour mériter ça”, se désole-t-il.- Plus rien -“La crue a emporté des magasins en ne laissant rien derrière elle, tout ce que nous possédions a été détruits ou est inaccessible, même les maigres économies des habitants ont été emportées par les eaux”, raconte Nour Mohammed.”Les maisons ont été détruites, le bétail décimé et les cultures ruinées, il faut que le gouvernement aide les gens”, interpelle de son côté Aziz Buneri.”Nous n’avons plus de vêtements à porter, et toute la nourriture a aussi été emportée”, abonde Abdul Hayat, qui a aussi perdu la dot de sa fille de 1.500 euros.Dans la même province, dans le district de Swat, les routes et plusieurs véhicules étaient recouverts d’une coulée de boue et les poteaux électriques gisaient au sol.Onze autres personnes ont trouvé la mort dans le Cachemire pakistanais, tandis que dans le Cachemire administré par l’Inde, au moins 60 victimes ont été recensées – et 80 personnes sont toujours portées disparues.Enfin, neuf personnes sont mortes dans la région touristique du Gilgit-Baltistan, à l’extrême nord du Pakistan, particulièrement prisée l’été des alpinistes venus du monde entier et que les autorités recommandent désormais d’éviter.Vendredi, un hélicoptère des secours s’est écrasé, faisant cinq morts supplémentaires.- “Phase active de la mousson” -Au total, depuis le début, fin juin, d’une mousson estivale qualifiée d'”inhabituellement” intense par les autorités, 657 personnes, dont une centaine d’enfants, ont été tuées, et 888 blessées.Et les pluies devraient encore s’intensifier ces deux prochaines semaines, préviennent les autorités.Pour Syed Muhammad Tayyab Shah, de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes, “plus de la moitié des victimes sont mortes à cause de la mauvaise qualité des bâtiments”. La “phase active de la mousson” se poursuit généralement jusqu’à la mi-septembre, rappelle-t-il.Le Pakistan, cinquième pays le plus peuplé au monde, est l’un des plus vulnérables aux effets du changement climatique. Les 255 millions de Pakistanais ont déjà subi ces dernières années des inondations massives et meurtrières, des explosions de lacs glaciaires et des sécheresses inédites, autant de phénomènes qui vont se multiplier, préviennent les scientifiques.

Les avions d’Air Canada cloués au sol par une grève des hôtesses et stewards

La compagnie aérienne Air Canada a annulé des centaines de vols et suspendu ses opérations samedi en réponse à une grève de ses hôtesses et stewards qui réclament une meilleure rémunération, en pleine saison touristique.Quelque 130.000 passagers par jour vont subir les conséquences de la situation, selon la compagnie.A l’aéroport international Pearson de Toronto, l’une des principales plates-formes de correspondance de la compagnie Air Canada et de sa filiale Air Canada Rouge, le terminal 1 était anormalement désert samedi matin, selon un journaliste de l’AFP sur place, les voyageurs ayant anticipé l’arrêt des activités.”Nous sommes maintenant officiellement en grève”, a annoncé dans un communiqué le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente quelque 10.000 personnels navigants.En réponse, Air Canada a annoncé dans un communiqué déclencher “un lock-out des 10.000 agents de bord d’Air Canada Rouge représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)”.Un lockout est une fermeture provisoire d’une entreprise décidée par l’employeur en réponse à un conflit social. Il doit durer 72 heures, a déclaré Air Canada, soulignant que 700 vols prévus samedi ont été “suspendus”.Air Canada, qui dessert directement 180 villes dans le monde, “conseille fortement aux clients concernés de ne pas se rendre à l’aéroport”, précisant qu’elle “regrette profondément les répercussions de la grève sur les clients”.Le mouvement a débuté vers 01H00 (05H00 GMT) dans la nuit de vendredi à samedi, après l’échéance du préavis de 72 heures déposé par le SCFP.Avant même le début officiel de la grève, la compagnie avait progressivement réduit ses opérations. Vendredi soir, elle avait annoncé avoir déjà annulé 623 vols, touchant plus de 100.000 passagers, au cours des derniers jours.- Travail au sol non rémunéré -Au-delà d’une augmentation de salaire, son personnel navigant réclame aussi d’être rémunéré pour les heures de travail au sol, y compris lors de l’embarquement, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.Air Canada avait détaillé jeudi une dernière offre de compromis prévoyant de porter le salaire annuel moyen d’un agent de bord senior à 87.000 dollars canadiens (65.000 USD) d’ici 2027 mais le SCFP avait jugé les propositions insuffisantes au regard notamment de l’inflation.Le syndicat avait également rejeté les demandes de la compagnie et du gouvernement canadien de tenter de résoudre les contentieux en recourant à un arbitrage indépendant.Le conflit, au coeur de l’été, met sous pression Air Canada, principal transporteur du pays basé à Montréal. Interrogé par l’AFP, Rafael Gomez, directeur du Centre des relations industrielles et ressources humaines de l’Université de Toronto et expert en relations professionnelles, a dit ne pas s’attendre à une grève longue. “C’est la haute saison. La compagnie ne veut pas perdre des centaines de millions de dollars de chiffre d’affaires”, estime-t-il.L’économie canadienne, bien que montrant des signes de résilience, commence toutefois à éprouver les effets de la guerre commerciale engagée par le président américain Donald Trump, avec des droits de douane affectant des secteurs cruciaux pour le pays comme l’automobile, l’aluminium et l’acier.Dans un communiqué publié avant le début de la grève, le Conseil des affaires canadien, qui regroupe des dirigeants de plus d’une centaine de grandes entreprises, avait mis en garde contre le risque de voir les difficultés aggravées par une grève à Air Canada.”À un moment où le Canada fait face à des pressions sans précédent sur nos chaînes d’approvisionnement économique critiques, la perturbation des services nationaux de transport de passagers et de fret aérien causerait un préjudice immédiat et considérable à tous les Canadiens”, avait estimé l’organisation.

Les avions d’Air Canada cloués au sol par une grève des hôtesses et stewards

La compagnie aérienne Air Canada a annulé des centaines de vols et suspendu ses opérations samedi en réponse à une grève de ses hôtesses et stewards qui réclament une meilleure rémunération, en pleine saison touristique.Quelque 130.000 passagers par jour vont subir les conséquences de la situation, selon la compagnie.A l’aéroport international Pearson de Toronto, l’une des principales plates-formes de correspondance de la compagnie Air Canada et de sa filiale Air Canada Rouge, le terminal 1 était anormalement désert samedi matin, selon un journaliste de l’AFP sur place, les voyageurs ayant anticipé l’arrêt des activités.”Nous sommes maintenant officiellement en grève”, a annoncé dans un communiqué le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP), qui représente quelque 10.000 personnels navigants.En réponse, Air Canada a annoncé dans un communiqué déclencher “un lock-out des 10.000 agents de bord d’Air Canada Rouge représentés par le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP)”.Un lockout est une fermeture provisoire d’une entreprise décidée par l’employeur en réponse à un conflit social. Il doit durer 72 heures, a déclaré Air Canada, soulignant que 700 vols prévus samedi ont été “suspendus”.Air Canada, qui dessert directement 180 villes dans le monde, “conseille fortement aux clients concernés de ne pas se rendre à l’aéroport”, précisant qu’elle “regrette profondément les répercussions de la grève sur les clients”.Le mouvement a débuté vers 01H00 (05H00 GMT) dans la nuit de vendredi à samedi, après l’échéance du préavis de 72 heures déposé par le SCFP.Avant même le début officiel de la grève, la compagnie avait progressivement réduit ses opérations. Vendredi soir, elle avait annoncé avoir déjà annulé 623 vols, touchant plus de 100.000 passagers, au cours des derniers jours.- Travail au sol non rémunéré -Au-delà d’une augmentation de salaire, son personnel navigant réclame aussi d’être rémunéré pour les heures de travail au sol, y compris lors de l’embarquement, ce qui n’était pas le cas jusqu’à présent.Air Canada avait détaillé jeudi une dernière offre de compromis prévoyant de porter le salaire annuel moyen d’un agent de bord senior à 87.000 dollars canadiens (65.000 USD) d’ici 2027 mais le SCFP avait jugé les propositions insuffisantes au regard notamment de l’inflation.Le syndicat avait également rejeté les demandes de la compagnie et du gouvernement canadien de tenter de résoudre les contentieux en recourant à un arbitrage indépendant.Le conflit, au coeur de l’été, met sous pression Air Canada, principal transporteur du pays basé à Montréal. Interrogé par l’AFP, Rafael Gomez, directeur du Centre des relations industrielles et ressources humaines de l’Université de Toronto et expert en relations professionnelles, a dit ne pas s’attendre à une grève longue. “C’est la haute saison. La compagnie ne veut pas perdre des centaines de millions de dollars de chiffre d’affaires”, estime-t-il.L’économie canadienne, bien que montrant des signes de résilience, commence toutefois à éprouver les effets de la guerre commerciale engagée par le président américain Donald Trump, avec des droits de douane affectant des secteurs cruciaux pour le pays comme l’automobile, l’aluminium et l’acier.Dans un communiqué publié avant le début de la grève, le Conseil des affaires canadien, qui regroupe des dirigeants de plus d’une centaine de grandes entreprises, avait mis en garde contre le risque de voir les difficultés aggravées par une grève à Air Canada.”À un moment où le Canada fait face à des pressions sans précédent sur nos chaînes d’approvisionnement économique critiques, la perturbation des services nationaux de transport de passagers et de fret aérien causerait un préjudice immédiat et considérable à tous les Canadiens”, avait estimé l’organisation.

Ukraine: Trump veut un plan de paix après son échec à obtenir un cessez-le-feu

Le président américain, Donald Trump, qui n’a pas réussi à obtenir un cessez-le-feu en Ukraine lors de son sommet en Alaska avec son homologue russe, Vladimir Poutine, réclame désormais un “accord de paix” pour mettre fin à trois ans et demi d’un conflit meurtrier.M. Trump avait assuré vouloir obtenir un cessez-le-feu en Ukraine avant le sommet de vendredi annoncé comme décisif et à l’issue duquel les deux dirigeants n’ont rien dévoilé de leurs discussions.”Il a été jugé par tous que la meilleure façon de mettre fin à la guerre horrible entre la Russie et l’Ukraine est d’aller directement à un accord de paix, qui mettrait fin à la guerre, et non à un simple accord de cessez-le-feu, qui souvent ne tient pas”, a déclaré M. Trump sur son réseau Truth Social, une fois rentré à Washington.Il a également confirmé qu’il recevrait le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lundi après-midi à la Maison Blanche. “Si tout marche bien, nous programmerons alors une rencontre avec le président Poutine”, a ajouté Donald Trump, laissant envisager un sommet tripartite.M. Zelensky, qui n’avait pas été invité à Anchorage et souhaitait avant tout un accord de cessez-le-feu, comme les Européens, avait annoncé peu avant qu’il irait lundi rencontrer Donald Trump, et que celui-ci l’avait informé des “principaux points” de ses échanges avec M. Poutine.”Lundi, je rencontrerai le président Trump à Washington pour discuter de l’ensemble des détails pour mettre fin aux tueries et à la guerre”, a indiqué M. Zelensky sur le réseau social X. “Je suis reconnaissant de l’invitation. Il est important que les Européens soient impliqués à chaque étape, afin d’apporter des garanties de sécurité fiables, aux côtés des Etats-Unis”.Au cours de son vol retour d’Anchorage, M. Trump a eu un “long appel” avec M. Zelensky, selon sa porte-parole. Le président américain s’est également entretenu avec des dirigeants de l’Otan.Ont notamment participé à cet appel la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président français, Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Friedrich Merz, le Premier ministre britannique, Keir Starmer et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, selon une porte-parole de la Commission européenne.Une source diplomatique à Kiev a indiqué que M. Trump, opposé à la demande de l’Ukraine de joindre l’Otan, a évoqué lors de cet appel une proposition américaine sur l’octroi à Kiev d’une garantie de sécurité similaire à celle de l’article 5 de l’Alliance, qui prévoit une défense mutuelle entre ses membres en cas d’attaque.   – “Nous n’y sommes pas” -Dans un communiqué commun, les dirigeants européens ont affirmé être “prêts à travailler avec MM. Trump et Zelensky en vue d’un sommet trilatéral, avec le soutien de l’Europe”, tout en maintenant la pression sur Moscou.”Nous continuerons à renforcer les sanctions et les mesures économiques ciblées pour peser sur l’économie de guerre de la Russie, jusqu’à l’établissement d’une paix juste et durable”, ont-ils déclaré.M. Macron a mis en garde contre “la propension” de la Russie “à ne pas tenir ses propres engagements” tandis que M. Starmer a estimé que “le chemin vers la paix en Ukraine ne pouvait être décidé sans” M. Zelensky.Avant de quitter Anchorage, le président américain s’était félicité d’une réunion “très productive” et Vladimir Poutine d’un entretien “constructif”. Donald Trump a assuré devant la presse qu’il restait “très peu” de points à régler pour trouver une issue à la guerre déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine. “L’un d’entre eux (ces points) est probablement le plus important”, a-t-il ajouté, mais sans préciser lequel.”Nous n’y sommes pas, mais nous avons fait des progrès”, a assuré le président des Etats-Unis.- La guerre continue -M. Trump, qui avait menacé la Russie de “conséquences très graves” si elle n’acceptait pas de mettre un terme à la guerre, a précisé ne plus envisager de mesures dans l’immédiat. “Vu comme cela s’est passé aujourd’hui, je ne pense pas que je doive penser à cela maintenant”, a-t-il déclaré.M. Poutine, sur le même mode cordial, a dit espérer que “l’entente” trouvée en Alaska apporterait “la paix” en Ukraine.En Russie, ce sommet a été plutôt bien accueilli. Rencontré à deux pas du Kremlin, Vitali Romanov, un employé de musée, estime qu’il a suscité “l’espoir que cela ira mieux, pour la Russie, pour le peuple et pour les gens qui combattent” sur le front.Les Ukrainiens semblaient en revanche sans illusions, telle Laryssa Melny, une pharmacienne de Kiev, qui croit qu’il n’y aura “pas de paix” prochainement.”Je pense que c’est une belle victoire diplomatique pour Poutine”, affirme de son côté Pavlo Nebroev, directeur d’un théâtre à Kharkiv.Avec ce sommet, Poutine signe en effet un spectaculaire retour sur la scène internationale, alors que le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale continue.L’armée russe a ainsi lancé 85 drones et un missile sur l’Ukraine pendant la nuit, a affirmé Kiev, assurant en avoir abattu 61, dans les régions de Soumy (nord-est), Donetsk (est), Tcherniguiv (nord) et Dnipropetrovsk (centre-est).Parallèlement, les forces du Kremlin ont revendiqué la prise de deux localités dans l’est de l’Ukraine.burs-pt/bfi

Ukraine: Trump veut un plan de paix après son échec à obtenir un cessez-le-feu

Le président américain, Donald Trump, qui n’a pas réussi à obtenir un cessez-le-feu en Ukraine lors de son sommet en Alaska avec son homologue russe, Vladimir Poutine, réclame désormais un “accord de paix” pour mettre fin à trois ans et demi d’un conflit meurtrier.M. Trump avait assuré vouloir obtenir un cessez-le-feu en Ukraine avant le sommet de vendredi annoncé comme décisif et à l’issue duquel les deux dirigeants n’ont rien dévoilé de leurs discussions.”Il a été jugé par tous que la meilleure façon de mettre fin à la guerre horrible entre la Russie et l’Ukraine est d’aller directement à un accord de paix, qui mettrait fin à la guerre, et non à un simple accord de cessez-le-feu, qui souvent ne tient pas”, a déclaré M. Trump sur son réseau Truth Social, une fois rentré à Washington.Il a également confirmé qu’il recevrait le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, lundi après-midi à la Maison Blanche. “Si tout marche bien, nous programmerons alors une rencontre avec le président Poutine”, a ajouté Donald Trump, laissant envisager un sommet tripartite.M. Zelensky, qui n’avait pas été invité à Anchorage et souhaitait avant tout un accord de cessez-le-feu, comme les Européens, avait annoncé peu avant qu’il irait lundi rencontrer Donald Trump, et que celui-ci l’avait informé des “principaux points” de ses échanges avec M. Poutine.”Lundi, je rencontrerai le président Trump à Washington pour discuter de l’ensemble des détails pour mettre fin aux tueries et à la guerre”, a indiqué M. Zelensky sur le réseau social X. “Je suis reconnaissant de l’invitation. Il est important que les Européens soient impliqués à chaque étape, afin d’apporter des garanties de sécurité fiables, aux côtés des Etats-Unis”.Au cours de son vol retour d’Anchorage, M. Trump a eu un “long appel” avec M. Zelensky, selon sa porte-parole. Le président américain s’est également entretenu avec des dirigeants de l’Otan.Ont notamment participé à cet appel la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président français, Emmanuel Macron, le chancelier allemand, Friedrich Merz, le Premier ministre britannique, Keir Starmer et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, selon une porte-parole de la Commission européenne.Une source diplomatique à Kiev a indiqué que M. Trump, opposé à la demande de l’Ukraine de joindre l’Otan, a évoqué lors de cet appel une proposition américaine sur l’octroi à Kiev d’une garantie de sécurité similaire à celle de l’article 5 de l’Alliance, qui prévoit une défense mutuelle entre ses membres en cas d’attaque.   – “Nous n’y sommes pas” -Dans un communiqué commun, les dirigeants européens ont affirmé être “prêts à travailler avec MM. Trump et Zelensky en vue d’un sommet trilatéral, avec le soutien de l’Europe”, tout en maintenant la pression sur Moscou.”Nous continuerons à renforcer les sanctions et les mesures économiques ciblées pour peser sur l’économie de guerre de la Russie, jusqu’à l’établissement d’une paix juste et durable”, ont-ils déclaré.M. Macron a mis en garde contre “la propension” de la Russie “à ne pas tenir ses propres engagements” tandis que M. Starmer a estimé que “le chemin vers la paix en Ukraine ne pouvait être décidé sans” M. Zelensky.Avant de quitter Anchorage, le président américain s’était félicité d’une réunion “très productive” et Vladimir Poutine d’un entretien “constructif”. Donald Trump a assuré devant la presse qu’il restait “très peu” de points à régler pour trouver une issue à la guerre déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine. “L’un d’entre eux (ces points) est probablement le plus important”, a-t-il ajouté, mais sans préciser lequel.”Nous n’y sommes pas, mais nous avons fait des progrès”, a assuré le président des Etats-Unis.- La guerre continue -M. Trump, qui avait menacé la Russie de “conséquences très graves” si elle n’acceptait pas de mettre un terme à la guerre, a précisé ne plus envisager de mesures dans l’immédiat. “Vu comme cela s’est passé aujourd’hui, je ne pense pas que je doive penser à cela maintenant”, a-t-il déclaré.M. Poutine, sur le même mode cordial, a dit espérer que “l’entente” trouvée en Alaska apporterait “la paix” en Ukraine.En Russie, ce sommet a été plutôt bien accueilli. Rencontré à deux pas du Kremlin, Vitali Romanov, un employé de musée, estime qu’il a suscité “l’espoir que cela ira mieux, pour la Russie, pour le peuple et pour les gens qui combattent” sur le front.Les Ukrainiens semblaient en revanche sans illusions, telle Laryssa Melny, une pharmacienne de Kiev, qui croit qu’il n’y aura “pas de paix” prochainement.”Je pense que c’est une belle victoire diplomatique pour Poutine”, affirme de son côté Pavlo Nebroev, directeur d’un théâtre à Kharkiv.Avec ce sommet, Poutine signe en effet un spectaculaire retour sur la scène internationale, alors que le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale continue.L’armée russe a ainsi lancé 85 drones et un missile sur l’Ukraine pendant la nuit, a affirmé Kiev, assurant en avoir abattu 61, dans les régions de Soumy (nord-est), Donetsk (est), Tcherniguiv (nord) et Dnipropetrovsk (centre-est).Parallèlement, les forces du Kremlin ont revendiqué la prise de deux localités dans l’est de l’Ukraine.burs-pt/bfi

Au Pakistan, la mousson fait plus de 340 morts en 48 heures, les secours cherchent les corps ensevelis

Les secours tentent samedi de retrouver les corps ensevelis dans le nord du Pakistan, où une mousson exceptionnellement intense a tué 344 personnes en 48 heures.Ces deux derniers jours, des pluies diluviennes sont tombées dans la province montagneuse du Khyber-Pakhtunkhwa, dans le nord du pays, qui a enregistré à elle seule 307 décès, soit environ la moitié des morts de cette saison de mousson, indique l’Autorité de gestion des catastrophes.La plupart des victimes ont été emportées par des crues subites, sont mortes dans l’effondrement de leur maison, ont été électrocutées ou frappées par la foudre. Les pluies devraient encore s’intensifier ces deux prochaines semaines, préviennent les autorités.L’Autorité de gestion des catastrophes du Khyber-Pakhtunkhwa a déclaré “sinistrés” de nombreux districts, où plus de 2.000 secouristes ont été déployées en renfort.Dans cette province frontalière de l’Afghanistan, encore frappée samedi par d’intenses précipitations, ils tentent de trouver des survivants ou récupérer les corps ensevelis sous les décombres.”Mais les fortes pluies, les glissements de terrain et les routes bloquées empêchent les ambulances d’accéder et les secouristes doivent se déplacer à pied”, a dit samedi à l’AFP Bilal Ahmed Faizi, porte-parole des secours de la province. Vendredi, un hélicoptère des secours s’est écrasé, faisant cinq morts supplémentaires.- “Prisonniers des décombres” -Les secours “veulent évacuer les survivants, mais très peu acceptent de partir car ils ont perdu des proches, encore prisonniers des décombres”, poursuit M. Faizi.”Ce matin, quand je me suis réveillé, la terre que notre famille cultivait depuis des générations — et le petit terrain où nous jouions au cricket depuis des années — avaient disparu”, témoigne auprès de l’AFP Muhammad Khan, un habitant du district de Buner, qui compte 91 morts.”On dirait que toute la montagne s’est effondrée, la région est recouverte de boue et d’énormes rochers”, ajoute l’homme de 48 ans, racontant avoir extrait “19 corps des décombres”.”Nous continuons à chercher des proches. Chaque fois que l’on découvre un corps, on ressent une profonde tristesse mais aussi un soulagement car on sait que la famille pourra récupérer la dépouille”, explique-t-il.”Les habitants récupèrent les dépouilles et organisent des prières funéraires”, mais “nous ne savons toujours pas qui est mort ou vivant”, raconte Saifullah Khan, un enseignant de 32 ans.”J’ai retrouvé les corps de certains de mes élèves et je me demande ce qu’ils ont fait pour mériter ça”, se désole-t-il.Dans le district de Swat, les routes et plusieurs véhicules étaient recouverts d’une coulée de boue samedi matin et les poteaux électriques gisaient au sol.Onze autres personnes ont trouvé la mort dans le Cachemire pakistanais, tandis que dans le Cachemire administré par l’Inde, au moins 60 victimes ont été recensées – et 80 personnes sont toujours portées disparues.Enfin, cinq personnes sont mortes dans la région touristique du Gilgit-Baltistan, à l’extrême nord du Pakistan, particulièrement prisée l’été des alpinistes venus du monde entier et que les autorités recommandent désormais d’éviter.- “Phase active de la mousson” -Au total, depuis le début, fin juin, d’une mousson estivale qualifiée d'”inhabituellement” intense par les autorités, 657 personnes, dont une centaine d’enfants, ont été tuées, et 888 blessées.Pour Syed Muhammad Tayyab Shah, de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes, “plus de la moitié des victimes sont mortes à cause de la mauvaise qualité des bâtiments”. Il recommande de nettoyer les gouttières des maisons pour éviter une accumulation d’eau qui pourrait faire céder les toitures, soulignant que la “phase active de la mousson”, qui se poursuit généralement jusqu’à la mi-septembre, vient seulement de commencer.Le Pakistan, cinquième pays le plus peuplé au monde, est l’un des plus vulnérables aux effets du changement climatique. Les 255 millions de Pakistanais ont déjà subi ces dernières années des inondations massives et meurtrières, des explosions de lacs glaciaires et des sécheresses inédites, autant de phénomènes qui vont se multiplier sous l’influence du dérèglement climatique, préviennent les scientifiques.En juillet, le Pendjab, où vivent près de la moitié des Pakistanais, a enregistré des précipitations 73% supérieures à celles de l’année précédente. Durant ce seul mois, la province a recensé plus de morts que sur la totalité de la mousson précédente. La mousson apporte 70 à 80% des précipitations annuelles en Asie du Sud et est vitale pour la subsistance de millions d’agriculteurs dans une région qui compte environ deux milliards d’habitants.

Au Pakistan, la mousson fait plus de 340 morts en 48 heures, les secours cherchent les corps ensevelis

Les secours tentent samedi de retrouver les corps ensevelis dans le nord du Pakistan, où une mousson exceptionnellement intense a tué 344 personnes en 48 heures.Ces deux derniers jours, des pluies diluviennes sont tombées dans la province montagneuse du Khyber-Pakhtunkhwa, dans le nord du pays, qui a enregistré à elle seule 307 décès, soit environ la moitié des morts de cette saison de mousson, indique l’Autorité de gestion des catastrophes.La plupart des victimes ont été emportées par des crues subites, sont mortes dans l’effondrement de leur maison, ont été électrocutées ou frappées par la foudre. Les pluies devraient encore s’intensifier ces deux prochaines semaines, préviennent les autorités.L’Autorité de gestion des catastrophes du Khyber-Pakhtunkhwa a déclaré “sinistrés” de nombreux districts, où plus de 2.000 secouristes ont été déployées en renfort.Dans cette province frontalière de l’Afghanistan, encore frappée samedi par d’intenses précipitations, ils tentent de trouver des survivants ou récupérer les corps ensevelis sous les décombres.”Mais les fortes pluies, les glissements de terrain et les routes bloquées empêchent les ambulances d’accéder et les secouristes doivent se déplacer à pied”, a dit samedi à l’AFP Bilal Ahmed Faizi, porte-parole des secours de la province. Vendredi, un hélicoptère des secours s’est écrasé, faisant cinq morts supplémentaires.- “Prisonniers des décombres” -Les secours “veulent évacuer les survivants, mais très peu acceptent de partir car ils ont perdu des proches, encore prisonniers des décombres”, poursuit M. Faizi.”Ce matin, quand je me suis réveillé, la terre que notre famille cultivait depuis des générations — et le petit terrain où nous jouions au cricket depuis des années — avaient disparu”, témoigne auprès de l’AFP Muhammad Khan, un habitant du district de Buner, qui compte 91 morts.”On dirait que toute la montagne s’est effondrée, la région est recouverte de boue et d’énormes rochers”, ajoute l’homme de 48 ans, racontant avoir extrait “19 corps des décombres”.”Nous continuons à chercher des proches. Chaque fois que l’on découvre un corps, on ressent une profonde tristesse mais aussi un soulagement car on sait que la famille pourra récupérer la dépouille”, explique-t-il.”Les habitants récupèrent les dépouilles et organisent des prières funéraires”, mais “nous ne savons toujours pas qui est mort ou vivant”, raconte Saifullah Khan, un enseignant de 32 ans.”J’ai retrouvé les corps de certains de mes élèves et je me demande ce qu’ils ont fait pour mériter ça”, se désole-t-il.Dans le district de Swat, les routes et plusieurs véhicules étaient recouverts d’une coulée de boue samedi matin et les poteaux électriques gisaient au sol.Onze autres personnes ont trouvé la mort dans le Cachemire pakistanais, tandis que dans le Cachemire administré par l’Inde, au moins 60 victimes ont été recensées – et 80 personnes sont toujours portées disparues.Enfin, cinq personnes sont mortes dans la région touristique du Gilgit-Baltistan, à l’extrême nord du Pakistan, particulièrement prisée l’été des alpinistes venus du monde entier et que les autorités recommandent désormais d’éviter.- “Phase active de la mousson” -Au total, depuis le début, fin juin, d’une mousson estivale qualifiée d'”inhabituellement” intense par les autorités, 657 personnes, dont une centaine d’enfants, ont été tuées, et 888 blessées.Pour Syed Muhammad Tayyab Shah, de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes, “plus de la moitié des victimes sont mortes à cause de la mauvaise qualité des bâtiments”. Il recommande de nettoyer les gouttières des maisons pour éviter une accumulation d’eau qui pourrait faire céder les toitures, soulignant que la “phase active de la mousson”, qui se poursuit généralement jusqu’à la mi-septembre, vient seulement de commencer.Le Pakistan, cinquième pays le plus peuplé au monde, est l’un des plus vulnérables aux effets du changement climatique. Les 255 millions de Pakistanais ont déjà subi ces dernières années des inondations massives et meurtrières, des explosions de lacs glaciaires et des sécheresses inédites, autant de phénomènes qui vont se multiplier sous l’influence du dérèglement climatique, préviennent les scientifiques.En juillet, le Pendjab, où vivent près de la moitié des Pakistanais, a enregistré des précipitations 73% supérieures à celles de l’année précédente. Durant ce seul mois, la province a recensé plus de morts que sur la totalité de la mousson précédente. La mousson apporte 70 à 80% des précipitations annuelles en Asie du Sud et est vitale pour la subsistance de millions d’agriculteurs dans une région qui compte environ deux milliards d’habitants.

Après son sommet avec Poutine, Trump veut un plan de paix en Ukraine, plus de cessez-le-feu

Le président américain Donald Trump a exclu samedi un cessez-le-feu immédiat entre la Russie et l’Ukraine et réclame désormais directement un “accord de paix”, au lendemain de son sommet en Alaska avec son homologue russe Vladimir Poutine.Donald Trump avait assuré vouloir obtenir un cessez-le-feu en Ukraine avant ce sommet annoncé comme décisif vendredi, à l’issue duquel les deux dirigeants n’ont rien dévoilé de leurs discussions pour mettre fin à un conflit meurtrier qui dure depuis trois ans et demi.”Il a été jugé par tous que la meilleure façon de mettre fin à la guerre horrible entre la Russie et l’Ukraine est d’aller directement à un accord de paix, qui mettrait fin à la guerre, et non à un simple accord de cessez-le-feu, qui souvent ne tient pas,” a déclaré M. Trump sur son réseau Truth Social, une fois rentré à Washington.Il a également confirmé qu’il recevrait le président ukrainien Volodymyr Zelensky lundi après-midi à la Maison Blanche. “Si tout marche bien, nous programmerons alors une rencontre avec le président Poutine”, a ajouté Donald Trump, laissant envisager un sommet tripartite.M. Zelensky — qui n’avait pas été invité à Anchorage et souhaitait d’abord un accord de cessez-le-feu, comme les Européens — avait annoncé peu avant qu’il irait lundi rencontrer Donald Trump, et que celui-ci l’avait informé des “principaux points” de ses échanges avec son homologue russe. “Lundi, je rencontrerai le président Trump à Washington pour discuter de l’ensemble des détails pour mettre fin aux tueries et à la guerre”, a indiqué M. Zelensky sur X. “Je suis reconnaissant de l’invitation. Il est important que les Européens soient impliqués à chaque étape afin d’apporter des garanties de sécurité fiables, aux côtés des États-Unis”.Au cours de son vol retour d’Anchorage, M. Trump a eu un “long appel” avec M. Zelensky, selon sa porte-parole. Le président américain s’est également entretenu avec des dirigeants de l’Otan, a précisé la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt.Cet appel, auquel ont notamment participé la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, a duré “un peu plus d’une heure”, selon une porte-parole de la Commission européenne. – “Nous n’y sommes pas” -Dans un communiqué commun, les dirigeants européens ont ensuite affirmé être “prêts à travailler avec MM. Trump et Zelensky en vue d’un sommet trilatéral, avec le soutien de l’Europe”, tout en maintenant la pression sur Moscou.”Nous continuerons à renforcer les sanctions et les mesures économiques ciblées pour peser sur l’économie de guerre de la Russie, jusqu’à l’établissement d’une paix juste et durable”, ont-ils déclaré.M. Macron a mis en garde contre “la propension” de la Russie “à ne pas tenir ses propres engagements”. Plus optimiste, M. Starmer a estimé que “les efforts” de M. Trump “nous rapprochent plus que jamais” de la fin de la guerre en Ukraine.Avant de quitter Anchorage, le président américain avait évoqué une réunion “très productive” et Vladimir Poutine un entretien “constructif”. Donald Trump a assuré pendant des déclarations conjointes à la presse qu’il restait “très peu” de points à régler pour trouver une issue à la guerre déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine. “L’un d’entre eux (ces points) est probablement le plus important”, a-t-il ajouté, mais sans préciser lequel.”Nous n’y sommes pas, mais nous avons fait des progrès. Il n’y a pas d’accord jusqu’à ce qu’il y ait un accord”, a averti le président des Etats-Unis.M. Trump s’était fixé pour ambition d’organiser très vite un sommet tripartite avec les chefs d’Etat russe et ukrainien, tout en décrochant un cessez-le-feu.  Dans un entretien sur la chaîne Fox News enregistré juste après les déclarations à la presse, Donald Trump a estimé qu’un accord pour mettre fin à la guerre “dépendait vraiment du président” ukrainien.- La guerre continue -Avec son homologue russe, le président américain n’a plus eu le ton quelque peu bravache d’avant la rencontre, lorsqu’il menaçait de claquer la porte en cas d’impasse.M. Trump, qui avait menacé la Russie de “conséquences très graves” si elle n’acceptait pas de mettre un terme à la guerre, a précisé ne plus envisager de mesures dans l’immédiat. “Vu comme cela s’est passé aujourd’hui, je ne pense pas que je doive penser à cela maintenant”, a-t-il déclaré.M. Poutine, sur la même tonalité engageante et cordiale, a dit espérer que “l’entente” trouvée en Alaska apporterait “la paix” en Ukraine.Avec ce sommet, Poutine signe un spectaculaire retour sur la scène internationale, alors que le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale continue.L’armée russe a lancé 85 drones et un missile sur l’Ukraine pendant la nuit de vendredi à samedi, a affirmé Kiev, assurant en avoir abattu 61, dans les régions de Soumy (nord-est), Donetsk (est), Tcherniguiv (nord) et Dnipropetrovsk (centre-est).Parallèlement, les forces du Kremlin ont revendiqué samedi la prise de deux localités dans l’est de l’Ukraine, autre signe de la poursuite sans relâche des combats.aue-seb-lb-nr/aem/pt/bpi

Après son sommet avec Poutine, Trump veut un plan de paix en Ukraine, plus de cessez-le-feu

Le président américain Donald Trump a exclu samedi un cessez-le-feu immédiat entre la Russie et l’Ukraine et réclame désormais directement un “accord de paix”, au lendemain de son sommet en Alaska avec son homologue russe Vladimir Poutine.Donald Trump avait assuré vouloir obtenir un cessez-le-feu en Ukraine avant ce sommet annoncé comme décisif vendredi, à l’issue duquel les deux dirigeants n’ont rien dévoilé de leurs discussions pour mettre fin à un conflit meurtrier qui dure depuis trois ans et demi.”Il a été jugé par tous que la meilleure façon de mettre fin à la guerre horrible entre la Russie et l’Ukraine est d’aller directement à un accord de paix, qui mettrait fin à la guerre, et non à un simple accord de cessez-le-feu, qui souvent ne tient pas,” a déclaré M. Trump sur son réseau Truth Social, une fois rentré à Washington.Il a également confirmé qu’il recevrait le président ukrainien Volodymyr Zelensky lundi après-midi à la Maison Blanche. “Si tout marche bien, nous programmerons alors une rencontre avec le président Poutine”, a ajouté Donald Trump, laissant envisager un sommet tripartite.M. Zelensky — qui n’avait pas été invité à Anchorage et souhaitait d’abord un accord de cessez-le-feu, comme les Européens — avait annoncé peu avant qu’il irait lundi rencontrer Donald Trump, et que celui-ci l’avait informé des “principaux points” de ses échanges avec son homologue russe. “Lundi, je rencontrerai le président Trump à Washington pour discuter de l’ensemble des détails pour mettre fin aux tueries et à la guerre”, a indiqué M. Zelensky sur X. “Je suis reconnaissant de l’invitation. Il est important que les Européens soient impliqués à chaque étape afin d’apporter des garanties de sécurité fiables, aux côtés des États-Unis”.Au cours de son vol retour d’Anchorage, M. Trump a eu un “long appel” avec M. Zelensky, selon sa porte-parole. Le président américain s’est également entretenu avec des dirigeants de l’Otan, a précisé la porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt.Cet appel, auquel ont notamment participé la présidente de la Commission Ursula von der Leyen, le président français Emmanuel Macron, le chancelier allemand Friedrich Merz, le Premier ministre britannique Keir Starmer et le secrétaire général de l’Otan Mark Rutte, a duré “un peu plus d’une heure”, selon une porte-parole de la Commission européenne. – “Nous n’y sommes pas” -Dans un communiqué commun, les dirigeants européens ont ensuite affirmé être “prêts à travailler avec MM. Trump et Zelensky en vue d’un sommet trilatéral, avec le soutien de l’Europe”, tout en maintenant la pression sur Moscou.”Nous continuerons à renforcer les sanctions et les mesures économiques ciblées pour peser sur l’économie de guerre de la Russie, jusqu’à l’établissement d’une paix juste et durable”, ont-ils déclaré.M. Macron a mis en garde contre “la propension” de la Russie “à ne pas tenir ses propres engagements”. Plus optimiste, M. Starmer a estimé que “les efforts” de M. Trump “nous rapprochent plus que jamais” de la fin de la guerre en Ukraine.Avant de quitter Anchorage, le président américain avait évoqué une réunion “très productive” et Vladimir Poutine un entretien “constructif”. Donald Trump a assuré pendant des déclarations conjointes à la presse qu’il restait “très peu” de points à régler pour trouver une issue à la guerre déclenchée par l’invasion russe de l’Ukraine. “L’un d’entre eux (ces points) est probablement le plus important”, a-t-il ajouté, mais sans préciser lequel.”Nous n’y sommes pas, mais nous avons fait des progrès. Il n’y a pas d’accord jusqu’à ce qu’il y ait un accord”, a averti le président des Etats-Unis.M. Trump s’était fixé pour ambition d’organiser très vite un sommet tripartite avec les chefs d’Etat russe et ukrainien, tout en décrochant un cessez-le-feu.  Dans un entretien sur la chaîne Fox News enregistré juste après les déclarations à la presse, Donald Trump a estimé qu’un accord pour mettre fin à la guerre “dépendait vraiment du président” ukrainien.- La guerre continue -Avec son homologue russe, le président américain n’a plus eu le ton quelque peu bravache d’avant la rencontre, lorsqu’il menaçait de claquer la porte en cas d’impasse.M. Trump, qui avait menacé la Russie de “conséquences très graves” si elle n’acceptait pas de mettre un terme à la guerre, a précisé ne plus envisager de mesures dans l’immédiat. “Vu comme cela s’est passé aujourd’hui, je ne pense pas que je doive penser à cela maintenant”, a-t-il déclaré.M. Poutine, sur la même tonalité engageante et cordiale, a dit espérer que “l’entente” trouvée en Alaska apporterait “la paix” en Ukraine.Avec ce sommet, Poutine signe un spectaculaire retour sur la scène internationale, alors que le conflit le plus meurtrier en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale continue.L’armée russe a lancé 85 drones et un missile sur l’Ukraine pendant la nuit de vendredi à samedi, a affirmé Kiev, assurant en avoir abattu 61, dans les régions de Soumy (nord-est), Donetsk (est), Tcherniguiv (nord) et Dnipropetrovsk (centre-est).Parallèlement, les forces du Kremlin ont revendiqué samedi la prise de deux localités dans l’est de l’Ukraine, autre signe de la poursuite sans relâche des combats.aue-seb-lb-nr/aem/pt/bpi

Quatre ans après la débâcle à l’aéroport de Kaboul, des familles meurtries à jamais

Kaboul, 16 août 2021. Pétrifiés à l’idée de voir les talibans reprendre le pouvoir, des Afghans s’accrochent au fuselage d’un avion américain au décollage, et en chutent. Quatre ans plus tard, leurs familles ressassent un acte insensé et des plaies incicatrisables.Les images ont fait le tour du monde: des centaines de personnes courent à côté d’un avion militaire sur le point de décoller et certaines s’y accrochent. D’autres vidéos montrent des silhouettes se détachant du C-17, avant de sombrer dans les airs.L’une était celle de Shafiullah Hotak. A 18 ans, il rêvait de devenir médecin mais, faute d’argent pour ses études, était contraint à des travaux journaliers.Le 16 août 2021, au lendemain de la prise de Kaboul par les talibans, il se laisse emporter par les rumeurs: les Américains, après 20 ans de guerre, embarquent avec eux des Afghans pressés de déguerpir.”Je pars aux Etats-Unis!”, dit-il à ses parents à l’aube, un simple billet de 50 afghanis (moins d’un euro) en poche.L’aéroport est pris d’assaut par des familles venues avec le moindre bout de papier pouvant, rêvent-elles, leur permettre de partir.”Shafiullah avait de l’espoir. Il disait que s’il arrivait aux Etats-Unis, je pourrais arrêter de travailler, qu’il nous rendrait ce que nous avions fait pour lui”, relate sa mère, Zar Bibi Hotak.”Je lui ai donné sa carte d’identité et il est parti. Puis on a appris qu’il était mort”.- Tombés sur un toit -Plus de 120.000 personnes ont été évacuées en août 2021 par les pays de l’OTAN, dont 2.000 avaient directement travaillé contre les talibans. Des milliers d’autres ont quitté le pays les mois suivants.”On nous racontait les histoires du précédent régime taliban (1996-2001), que même la farine était difficile à trouver. Avec ces récits en tête, on s’inquiétait. On pensait qu’il n’y aurait plus de travail”, explique à l’AFP Intizar Hotak, 29 ans, frère de Shafiullah.Dans leur quartier de l’est de Kaboul, les seuls qui s’en sortent ont de la famille à l’étranger.”Shafiullah disait que la situation ne pourrait pas s’améliorer, qu’il valait mieux partir”, se rappelle sa mère, serrant contre elle un portrait du jeune homme.Son corps est tombé sur le toit d’une maison dans le nord de la capitale, à quelques kilomètres de l’aéroport, comme celui de Fida Mohammed Amir, 24 ans.Lui, de l’aveu de son père Payanda Mohammed Ibrahimi, haïssait les talibans.Ce matin-là, il prétexte un rendez-vous dans sa clinique et quitte la maison familiale de Paghman, village proche de Kaboul.En début d’après-midi, ils reçoivent un appel d’un inconnu qui dit être à l’aéroport: “Vous connaissez Fida? Il est tombé d’un avion”.Le jeune dentiste avait glissé dans sa poche le numéro de son père.- “Je ne comprenais rien” -Zar Bibi Hotak a été avertie par des proches qui ont vu la photo de Shafiullah partagée sur Facebook par des témoins à l’aéroport.”J’ai hurlé, j’ai couru comme une folle. Certains voisins étaient gênés, se demandaient comment réagir. Un autre m’a attrapée et ramenée chez moi”, raconte-t-elle.”Je ne comprenais rien, je ne savais même pas qu’il était allé à l’aéroport”, se remémore Intizar Hotak.C’est lui qui est allé chercher la dépouille de son frère, méconnaissable.”J’espère que Dieu n’imposera jamais à personne de voir une chose pareille”, murmure-t-il, le regard fuyant.A ce jour, le nombre de victimes de l’évacuation demeure inconnu.L’armée américaine a blanchi en 2022 l’équipage de l’avion, qui a “décidé de quitter l’aérodrome aussi vite que possible” au vu de la dégradation de la situation sécuritaire et des “centaines de civils encerclant l’appareil”, avait rapporté une porte-parole.Insuffisant, jugent toutes les familles interrogées par l’AFP, qui disent leur chagrin aggravé par l’absence d’excuses.”Personne ne nous a appelés: ni le précédent gouvernement, ni les talibans, ni les Américains”, s’indigne Zar Bibi Hotak.”Les avions sont équipés de caméras (…), le pilote savait ce qu’il faisait, que c’était dangereux, il aurait pû s’arrêter”, accuse Zakir Anwari, dont le frère Zaki a été écrasé par l’avion, sur le tarmac.- Cauchemars -Jeune espoir du football de 17 ans, Zaki s’était rendu à l’aéroport par curiosité, avec un de ses autres frères. Il aurait ensuite décidé de tenter sa chance, croit Zakir Anwari.”Peut-être qu’il craignait que les talibans interdisent le football”, suggère-t-il.Sous leur premier régime, les talibans avaient interdit presque toutes forme de divertissement, et instillé un climat de terreur. a partir de 2021, ils ont progressivement instauré des lois liberticides, visant surtout les femmes.”Tout le monde s’est demandé comment Zaki, aussi intelligent, a pris un tel risque. Mais il n’était pas le seul: j’ai rencontré à l’aéroport un père de six enfants qui disait fièrement qu’il avait essayé par trois fois de s’accrocher à un avion”, poursuit Zakir Anwari.De l’aéroport où il s’est rué pour tenter de retrouver son frère, il se rappelle des corps entassés dans un pick-up, du sang au sol et d’être frappé par un taliban.”J’ai eu des cauchemars pendant un an. Impossible d’oublier”, confesse-t-il.Payanda Ibrahimi hésite, lui, à reparler de son fils, n’y voyant qu’une façon de “rouvrir la blessure”.”Personne ne s’en soucie et personne ne peut comprendre”, dit-il, le regard brisé par la douleur. “Fida ne voulait pas mal faire. Comme lui, il y avait des milliers de familles à l’aéroport”, argue-t-il. “Elles n’y sont pas allées pour mourir, mais pour fuir. Et survivre”.