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Ligue 1: Lyon l’emporte à Lens et gâche les débuts de Thauvin

Lyon s’est imposé à Lens (1-0) samedi lors de la première journée de Ligue 1, réussissant ses débuts dans cette nouvelle ère sans John Textor, et gâchant ceux de Florian Thauvin avec les Sang et Or.Un but de Georges Mikautadze au bout de la première période a suffi au bonheur des Lyonnais, plus précis techniquement en attaque, et solides pour résister aux Lensois, frappés d’imprécision, comme la saison dernière.L’Olympique lyonnais ouvre donc par une victoire ce nouveau chapitre de son histoire, avec à sa tête non plus John Textor mais Michele Kang, qui a sauvé in extremis le club d’une relégation en Ligue 2 le mois dernier.Comme un symbole, l’OL tourne la page de cette époque en l’emportant contre son ancien entraîneur Pierre Sage, arrivé cet été sur le banc du club lensois après le départ, à la surprise générale, de Will Still au bout d’une seule saison.Désormais restreint financièrement pour recruter, Lyon a construit son succès avec ce qu’il avait déjà la saison dernière: le virevoltant Malick Fofana, le buteur Georges Mikautadze et le taulier du milieu de terrain Corentin Tolisso.Fofana a fait vivre un cauchemar au flanc droit lensois, prenant les défenseurs de vitesse le plus souvent, jusqu’à la fin de la première période, où, lancé en profondeur, il a donné un centre idéal à Mikautadze, lui aussi en avance sur son vis-à-vis (45e+1).Cruel pour Lens, qui était alors dans un temps fort, mais pas illogique au vu de la maîtrise technique supérieure des Lyonnais.- Lens toujours stérile -Pour sa première sur le banc du club de l’Artois, Pierre Sage a pu mesurer le travail qu’il lui faut accomplir. Le mal qui a rongé Lens la saison passée est toujours là: malgré 18 frappes (5 cadrées), plus que leur adversaire (11 frappes, 3 cadrées), les Artésiens n’ont jamais réussi à marquer.Malgré, aussi, les efforts de Florian Thauvin, qui a, un temps, apporter de la créativité et de la fraîcheur au jeu lensois, tout comme le jeune Anthony Bermont (20 ans) sur le côté gauche.Entré en jeu à la 57e minute sous les applaudissement nourris du Stade Bollaert, qui avait déjà acclamé son nom à l’annonce des équipes, Thauvin, champion du monde en 2018, a laissé entrevoir tout le bien qu’il pourrait faire aux Sang et Or. Numéro 10 dans le dos et dans l’esprit, il a tenté d’apporter du déséquilibre par les passes ou les dribbles, mais manque clairement de rythme.Mais rien n’y a fait. Le match a ressemblé à ce film déjà vu à de maintes reprises, avec des occasions, en vain, principalement de Wesley Saïd (9e, 42e, 65e) et Deiver Machado (21e, 45e, 45e+4).Tout n’est pas à jeter côté lensois: outre les bonnes entrées de Bermont et Thauvin, Rayan Fofana (19 ans) a démontré une bonne capacité à jouer en pivot, à la pointe de l’attaque, et Machado s’est démené.En face, Lyon a su tenir cette victoire loin de ses bases, mais il faudra en voir plus pour avoir une photographie plus complète de cette équipe.

En Alaska, Trump se fait voler la vedette par Poutine

Il assurait avant la rencontre qu’avec lui, Vladimir Poutine “ne ferait pas le malin”. Mais vendredi Donald Trump, habitué à dominer toute rencontre bilatérale, a laissé le devant de la scène au président russe.”Pour un homme doté d’un tel sens du spectacle, Trump, de manière inhabituelle, a laissé Poutine être la star de son spectacle”, a commenté Kristina Berzina, experte du German Marshall Fund.Le président américain n’a pas décroché de concession de son homologue lors de cette rencontre qui devait dessiner une trajectoire de paix pour l’Ukraine après plus de trois années de guerre.Pendant de rapides déclarations conjointes à la presse, qui n’ont pas été suivies de la session de questions-réponses promise, Vladimir Poutine, parlant en premier, a pu dérouler son argumentaire habituel.Il a ainsi répété que “toute les causes profondes” du conflit devaient être “éliminées”.- Réservé -Le président russe a réussi à écarter la conclusion d’un cessez-le-feu immédiat, réclamé par Kiev, au profit de négociations en faveur d’un accord de paix, pendant lesquelles l’offensive russe peut se poursuivre.Donald Trump se targue d’être un négociateur hors pair et recourt volontiers à l’intimidation quand il reçoit des dirigeants étrangers, le président ukrainien Volodymyr Zelensky en a fait la cuisante expérience.Sa rencontre avec le maître de Kremlin n’a certes pas été une redite du sommet de Helsinki en 2018. Donald Trump avait alors suscité un tollé politique en prenant pour argent comptant les dénégations de Vladimir Poutine dans une affaire d’ingérence électorale russe.Mais vendredi, l’ancien animateur de téléréalité de 79 ans s’est montré, en public tout du moins, réservé et parfois même un peu crispé.- Mimiques -Le président américain était chez lui, sur une immense base aérienne, entouré des avions de combat américains les plus sophistiqués.Pourtant, lors de leurs apparitions publiques communes pendant les quelques heures passées en Alaska, Vladimir Poutine a semblé plus décontracté, gesticulant, souriant, faisant des mimiques.Et Donald Trump, si prompt à transformer toute rencontre avec les journalistes en longue conférence de presse improvisée, n’a pas répondu à une seule question sur place.Il a réservé ses premières réponses après la rencontre au présentateur vedette de la chaîne Fox News Sean Hannity, dont il est proche.Jennifer Kavanagh, directrice des études militaires chez Defense Priorities, organisation qui prône le désengagement américain, a toutefois souligné que Donald Trump n’avait pas livré l’Ukraine sur un plateau au président russe, comme le craignaient certains.- Elections -“Il mérite la reconnaissance” pour ses efforts de médiation, juge-t-elle.Le milliardaire, fasciné par les régimes autoritaires, a lancé après la rencontre que Vladimir Poutine était “incroyablement dur”.Le président américain a même estimé, pendant son échange avec Sean Hannity, que “l’une des choses les plus intéressantes” que Vladimir Poutine lui a dites portait sur… le système électoral, en l’occurrence la nécessité de supprimer le vote par correspondance.Le président russe, au pouvoir depuis plus de 20 ans et élu l’an dernier avec 88% des voix, aurait aussi assuré à Donald Trump qu’il avait “largement” remporté l’élection de 2020.Elle a été gagnée par Joe Biden, mais le républicain refuse de le reconnaître.- Poulet frit -En Alaska, Vladimir Poutine a par ailleurs assuré que si Donald Trump avait été au pouvoir, la guerre en Ukraine n’aurait certainement pas eu lieu.De quoi enchanter le président américain, qui répète que le conflit, déclenché par l’invasion russe de février 2022, n’a éclaté qu’à cause de la faiblesse de son prédécesseur démocrate.Gregory Meeks, élu démocrate siégeant à la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, a jugé qu’en déroulant le tapis rouge, Donald Trump avait “blanchi les crimes de guerre de Poutine. C’est une honte”.Le service de presse du gouverneur de Californie Gavin Newsom, bête noire du président républicain, a commenté la rencontre par un message moqueur rédigé en majuscules, imitant les diatribes de Donald Trump sur Truth Social.”Trump a fui l’estrade avec Poutine – pas de questions, rien! Pas d’énergie! On aurait dit qu’il venait de manger trois seaux de poulet frit avec Vlad”, a écrit l’équipe du responsable démocrate sur X.

En Alaska, Trump se fait voler la vedette par Poutine

Il assurait avant la rencontre qu’avec lui, Vladimir Poutine “ne ferait pas le malin”. Mais vendredi Donald Trump, habitué à dominer toute rencontre bilatérale, a laissé le devant de la scène au président russe.”Pour un homme doté d’un tel sens du spectacle, Trump, de manière inhabituelle, a laissé Poutine être la star de son spectacle”, a commenté Kristina Berzina, experte du German Marshall Fund.Le président américain n’a pas décroché de concession de son homologue lors de cette rencontre qui devait dessiner une trajectoire de paix pour l’Ukraine après plus de trois années de guerre.Pendant de rapides déclarations conjointes à la presse, qui n’ont pas été suivies de la session de questions-réponses promise, Vladimir Poutine, parlant en premier, a pu dérouler son argumentaire habituel.Il a ainsi répété que “toute les causes profondes” du conflit devaient être “éliminées”.- Réservé -Le président russe a réussi à écarter la conclusion d’un cessez-le-feu immédiat, réclamé par Kiev, au profit de négociations en faveur d’un accord de paix, pendant lesquelles l’offensive russe peut se poursuivre.Donald Trump se targue d’être un négociateur hors pair et recourt volontiers à l’intimidation quand il reçoit des dirigeants étrangers, le président ukrainien Volodymyr Zelensky en a fait la cuisante expérience.Sa rencontre avec le maître de Kremlin n’a certes pas été une redite du sommet de Helsinki en 2018. Donald Trump avait alors suscité un tollé politique en prenant pour argent comptant les dénégations de Vladimir Poutine dans une affaire d’ingérence électorale russe.Mais vendredi, l’ancien animateur de téléréalité de 79 ans s’est montré, en public tout du moins, réservé et parfois même un peu crispé.- Mimiques -Le président américain était chez lui, sur une immense base aérienne, entouré des avions de combat américains les plus sophistiqués.Pourtant, lors de leurs apparitions publiques communes pendant les quelques heures passées en Alaska, Vladimir Poutine a semblé plus décontracté, gesticulant, souriant, faisant des mimiques.Et Donald Trump, si prompt à transformer toute rencontre avec les journalistes en longue conférence de presse improvisée, n’a pas répondu à une seule question sur place.Il a réservé ses premières réponses après la rencontre au présentateur vedette de la chaîne Fox News Sean Hannity, dont il est proche.Jennifer Kavanagh, directrice des études militaires chez Defense Priorities, organisation qui prône le désengagement américain, a toutefois souligné que Donald Trump n’avait pas livré l’Ukraine sur un plateau au président russe, comme le craignaient certains.- Elections -“Il mérite la reconnaissance” pour ses efforts de médiation, juge-t-elle.Le milliardaire, fasciné par les régimes autoritaires, a lancé après la rencontre que Vladimir Poutine était “incroyablement dur”.Le président américain a même estimé, pendant son échange avec Sean Hannity, que “l’une des choses les plus intéressantes” que Vladimir Poutine lui a dites portait sur… le système électoral, en l’occurrence la nécessité de supprimer le vote par correspondance.Le président russe, au pouvoir depuis plus de 20 ans et élu l’an dernier avec 88% des voix, aurait aussi assuré à Donald Trump qu’il avait “largement” remporté l’élection de 2020.Elle a été gagnée par Joe Biden, mais le républicain refuse de le reconnaître.- Poulet frit -En Alaska, Vladimir Poutine a par ailleurs assuré que si Donald Trump avait été au pouvoir, la guerre en Ukraine n’aurait certainement pas eu lieu.De quoi enchanter le président américain, qui répète que le conflit, déclenché par l’invasion russe de février 2022, n’a éclaté qu’à cause de la faiblesse de son prédécesseur démocrate.Gregory Meeks, élu démocrate siégeant à la Commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, a jugé qu’en déroulant le tapis rouge, Donald Trump avait “blanchi les crimes de guerre de Poutine. C’est une honte”.Le service de presse du gouverneur de Californie Gavin Newsom, bête noire du président républicain, a commenté la rencontre par un message moqueur rédigé en majuscules, imitant les diatribes de Donald Trump sur Truth Social.”Trump a fui l’estrade avec Poutine – pas de questions, rien! Pas d’énergie! On aurait dit qu’il venait de manger trois seaux de poulet frit avec Vlad”, a écrit l’équipe du responsable démocrate sur X.

Incendies: l’Espagne se consume dans le nord-ouest et l’ouest

L’Espagne qui entre dans sa troisième semaine d’alerte vague de chaleur n’en finit pas de combattre les incendies qui se concentrent dans le nord-ouest et l’ouest du pays, où l’armée s’est déployée pour aider à combattre les flammes.La Castille-et-Leon, la Galice, les Asturies et l’Extrémadure sont désormais les principaux foyers des feux de forêt.Pedro Sánchez, …

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Incendies: l’Espagne se consume dans le nord-ouest et l’ouest

L’Espagne qui entre dans sa troisième semaine d’alerte vague de chaleur n’en finit pas de combattre les incendies qui se concentrent dans le nord-ouest et l’ouest du pays, où l’armée s’est déployée pour aider à combattre les flammes.La Castille-et-Leon, la Galice, les Asturies et l’Extrémadure sont désormais les principaux foyers des feux de forêt.Pedro Sánchez, qui a participé samedi à une réunion de coordination sur les incendies “afin d’analyser leur évolution”, a indiqué qu’après le départ de deux avions bombardiers d’eau prêtés par la France, “deux nouveaux avions-citernes Canadair italiens, fournis par le Mécanisme européen de protection civile, arrivaient à la base aérienne de Matacán (Salamanque)”.”Le gouvernement continue à travailler pour lutter contre le feu avec tous les moyens à sa disposition”, a-t-il indiqué sur le réseau social X, alors que la gestion des incendies alimente chaque jour un peu plus le débat politique.Une dizaine d’axes routiers restent coupés dans le pays, ainsi que la ligne de train entre Madrid et la Galice, en plein pont de l’Assomption.Les secours en Galice ont envoyé des messages d’alerte sur les téléphones, invitant la population de plusieurs dizaines de localités à se confiner.”Si vous recevez cette alerte: gardez votre calme et lisez attentivement le texte (…) Face à la progression des incendies, évitez tout déplacement inutile et restez chez vous. Si vous êtes à l’extérieur et que vous n’avez nulle part où vous confiner, éloignez-vous des zones touchées”.Près de 3.500 militaires de la UME (Unité militaire d’urgence), appelée à la rescousse en cas de graves incendies, sont dispatchés sur les différents feux préoccupants.La Castille-et-Leon, par la voix de son président régional, Alfonso Fernández Mañueco (PP, conservateur) a demandé au gouvernement central du socialiste Pedro Sánchez, “face à une situation exceptionnelle due aux conditions météorologiques extrêmes et à la multiplication des incendies, (…) une réponse exceptionnelle: en plus des unités régionales et de l’UME, nous avons besoin de davantage d’effectifs de l’armée à la disposition des régions”. L’Extrémadure a également fait une demande officielle de renforts au gouvernement central, dans un pays où l’extinction des incendies relève en principe de la compétence des régions, le gouvernement central n’intervenant qu’en cas de sinistre de grande ampleur.La région a aussi réclamé la réactivation du Mécanisme Européen de Protection Civile demandant 100 camions de pompiers, 10 hélicoptères légers et 10 hélicoptères amphibies.L’Espagne devrait rester en alerte chaleur jusqu’à lundi, et ces températures extrêmes ont très fortement augmenté le risque d’incendies.La fumée provenant des incendies de forêt en Espagne et au Portugal est arrivée au-dessus du Royaume-Uni, indique le service météorologique Met Office sur X.Dans un communiqué, le service explique que la fumée “continuera de se déplacer au-dessus de certaines régions du Royaume-Uni pendant le week-end et rendra le ciel brumeux/laiteux par moments”.Depuis le début de l’année, plus de 157.000 hectares ont été réduits en cendres en Espagne, selon la carte en temps réel du Système européen d’information sur les incendies forestiers (Effis).

Incendies: l’Espagne se consume dans le nord-ouest et l’ouest

L’Espagne qui entre dans sa troisième semaine d’alerte vague de chaleur n’en finit pas de combattre les incendies qui se concentrent dans le nord-ouest et l’ouest du pays, où l’armée s’est déployée pour aider à combattre les flammes.La Castille-et-Leon, la Galice, les Asturies et l’Extrémadure sont désormais les principaux foyers des feux de forêt.Pedro Sánchez, qui a participé samedi à une réunion de coordination sur les incendies “afin d’analyser leur évolution”, a indiqué qu’après le départ de deux avions bombardiers d’eau prêtés par la France, “deux nouveaux avions-citernes Canadair italiens, fournis par le Mécanisme européen de protection civile, arrivaient à la base aérienne de Matacán (Salamanque)”.”Le gouvernement continue à travailler pour lutter contre le feu avec tous les moyens à sa disposition”, a-t-il indiqué sur le réseau social X, alors que la gestion des incendies alimente chaque jour un peu plus le débat politique.Une dizaine d’axes routiers restent coupés dans le pays, ainsi que la ligne de train entre Madrid et la Galice, en plein pont de l’Assomption.Les secours en Galice ont envoyé des messages d’alerte sur les téléphones, invitant la population de plusieurs dizaines de localités à se confiner.”Si vous recevez cette alerte: gardez votre calme et lisez attentivement le texte (…) Face à la progression des incendies, évitez tout déplacement inutile et restez chez vous. Si vous êtes à l’extérieur et que vous n’avez nulle part où vous confiner, éloignez-vous des zones touchées”.Près de 3.500 militaires de la UME (Unité militaire d’urgence), appelée à la rescousse en cas de graves incendies, sont dispatchés sur les différents feux préoccupants.La Castille-et-Leon, par la voix de son président régional, Alfonso Fernández Mañueco (PP, conservateur) a demandé au gouvernement central du socialiste Pedro Sánchez, “face à une situation exceptionnelle due aux conditions météorologiques extrêmes et à la multiplication des incendies, (…) une réponse exceptionnelle: en plus des unités régionales et de l’UME, nous avons besoin de davantage d’effectifs de l’armée à la disposition des régions”. L’Extrémadure a également fait une demande officielle de renforts au gouvernement central, dans un pays où l’extinction des incendies relève en principe de la compétence des régions, le gouvernement central n’intervenant qu’en cas de sinistre de grande ampleur.La région a aussi réclamé la réactivation du Mécanisme Européen de Protection Civile demandant 100 camions de pompiers, 10 hélicoptères légers et 10 hélicoptères amphibies.L’Espagne devrait rester en alerte chaleur jusqu’à lundi, et ces températures extrêmes ont très fortement augmenté le risque d’incendies.La fumée provenant des incendies de forêt en Espagne et au Portugal est arrivée au-dessus du Royaume-Uni, indique le service météorologique Met Office sur X.Dans un communiqué, le service explique que la fumée “continuera de se déplacer au-dessus de certaines régions du Royaume-Uni pendant le week-end et rendra le ciel brumeux/laiteux par moments”.Depuis le début de l’année, plus de 157.000 hectares ont été réduits en cendres en Espagne, selon la carte en temps réel du Système européen d’information sur les incendies forestiers (Effis).

La vague de chaleur se poursuit samedi sur une large partie de la France

La vague de chaleur se poursuit samedi sur une large partie du pays, jusqu’au sud-Bretagne, avec 54 départements placés en vigilance orange par Météo-France, au neuvième jour d’une canicule qui touche également la péninsule ibérique.Le pic de chaleur est particulièrement intense en Languedoc et Roussillon, selon le bulletin de 16h00 de Météo France. Les fortes chaleurs continuent de régresser par le nord.A Montpellier, le thermomètre affichait samedi après-midi 40°C.La ville a appelé ses habitants, si besoin, à “se rendre dans des lieux frais” : clubs de l’âge, piscines, musées, médiathèques ou encore bâtiments administratifs.Il s’agit du deuxième épisode caniculaire depuis le début de l’été et le 51e en France depuis 1947, ces phénomènes étant rendus plus fréquents et plus intenses par le changement climatique.Dans le tramway qui relie le centre de Bordeaux à un centre commercial du nord de la ville, Tess (un pseudonyme), qui vit dans un squat avec ses trois chiens, profite de la climatisation le temps du trajet. “Il m’arrive de faire des allers-retours sans but précis pour faire un peu descendre la température du corps. C’est un des rares lieux climatisés où je peux aller avec mes chiens”, dit la jeune de femme de 26 ans.- “bitumé partout” -A Toulouse, où le mercure pointe à 39°C, les terrasses de café sont désertées. Les rares personnes qui déambulent dans les rues, glaces à la main, se réfugient à l’ombre fuyant le soleil et l’asphalte brûlants.Chapeau vissé sur la tête, Noah Depreister, venu des Pays-Bas, patiente dans un coin de rue, attendant que des amis viennent le récupérer pour l’emmener à la montagne “où il fera meilleur”, espère-t-il. “Cette chaleur est préoccupante. Parce que les gens ne semblent pas vraiment faire quoi que ce soit à ce sujet, tout est encore bitumé partout”, regrette-t-il.Le risque d’incendies sera également élevé dans les prochains jours dans le Sud et le Centre-Ouest en raison de la sécheresse et des vents, particulièrement dans l’Aude, le Vaucluse et la Drôme qui vont passer en vigilance rouge pour le danger feux, a annoncé Météo-France.Dans l’Aude, 330 pompiers sont toujours mobilisés sur l’incendie exceptionnel qui a parcouru 16.000 hectares et qui n’est toujours pas éteint avec un risque de reprises accentué par les fortes chaleurs.La préfecture du Vaucluse a interdit samedi l’accès à une douzaine de massifs montagneux tandis que le pic Saint-Loup, situé à une vingtaine de kilomètres de Montpellier et prisé des touristes, est inaccessible.Météo-France a également placé plusieurs départements de la frange Est de l’Hexagone ainsi que la Corse-du-Sud en vigilance jaune pour les orages samedi.Plus au nord, les maximales ne dépassent plus les 30 à 33°C voire moins en Normandie.- baisse des températures -La canicule va perdurer jusqu’à la fin de journée avant de régresser par le nord et l’ouest dimanche et surtout lundi. De nouveaux orages, en début de semaine prochaine, devraient faire baisser les températures selon Météo France et mettre un terme à ce long épisode caniculaire.Les prévisionnistes tablent sur une fin de la vigilance orange samedi soir pour tous les départements d’Auvergne, du Limousin, de Bourgogne-Franche-Comté, du Centre-Val-de-Loire, ainsi que pour la Loire, l’Ain, la Lozère, l’Aveyron, les Deux-Sèvres et la Vienne.La vague de chaleur a débuté le 8 août en France. D’abord cantonnée au Sud, avec des températures particulièrement élevées sur le Midi méditerranéen, elle a atteint un niveau exceptionnel entre lundi et mercredi du Sud-Ouest au Centre-Est, où de nombreux records ont été battus. Dans l’Hexagone, 266 stations météo ont enregistré au moins une fois une température de 40°C ou plus entre le 9 et le 12 août 2025 inclus. Soit plus que sur toute la seconde moitié du XXème siècle (235). Les études de surmortalité montrent que la chaleur tue plus que les ouragans, les inondations ou tout autre événement climatique extrême. La prévention s’est améliorée depuis la canicule de 2003 (15.000 morts) et moins de gens décède désormais à cause de la chaleur, mais plus de 5.000 personnes en sont mortes à l’été 2023, selon Santé publique France.La vague de chaleur touche aussi une grande partie de l’Europe du Sud avec en première ligne l’Espagne, qui entre dans sa troisième semaine de canicule et doit affronter de nombreux incendies dans tout le pays.Une dizaine d’axes routiers restaient coupés samedi et les habitants de la région de Galice (ouest) ont été appelés à se confiner.L’Espagne a enregistré trois décès dans ces incendies tandis qu’au Portugal, l’ancien maire de Guarda (est) est décédé vendredi, “victime d’un incendie qu’il combattait dans sa commune”, a annoncé le président portugais Marcelo Rebelo.we-hv-mer-skh/swi

Au Pakistan, secouristes et habitants s’activent dans la boue d’une mousson inhabituellement meurtrière

Secours et habitants à la recherche de leurs proches s’activaient ensemble samedi à récupérer les corps encore ensevelis dans le nord du Pakistan, où une mousson exceptionnellement intense a tué près de 350 personnes.Depuis jeudi, les pluies diluviennes qui ravagent le nord du pays ont particulièrement affecté le Khyber-Pakhtunkhwa. Cette province montagneuse frontalière de l’Afghanistan a enregistré à elle seule 324 décès en deux jours, près de la moitié des morts de cette saison de mousson, selon l’Autorité de gestion des catastrophes.Vendredi, “entre 9 et 10 heures, un violent orage a éclaté provoquant une crue soudaine”, témoigne auprès de l’AFP Abdul Khan, un habitant du district de Buner qui compte 91 morts.”Les enfants jouaient dehors et les femmes étaient à l’intérieur des maisons, ils ont tous été emportés et encore maintenant, de nombreuses personnes gisent sous les débris, on les recherche en aval”, ajoute-t-il.Dans son village recouvert de boue et de rochers, une dizaine de secouristes, équipés de trois pelleteuses, et des habitants déblaient inlassablement, pour la plupart à la main. Ils espèrent retrouver des survivants, ou à défaut récupérer les corps ensevelis sous les décombres.”Nous continuons à chercher nos proches, et chaque fois que l’on découvre un corps, on ressent à la fois une profonde tristesse mais aussi un soulagement car on sait que la famille pourra récupérer la dépouille”, raconte un autre habitant, Muhammad Khan.La plupart des victimes ont été emportées par des crues subites, sont mortes dans l’effondrement de leur maison, ont été électrocutées ou frappées par la foudre.L’Autorité de gestion des catastrophes du Khyber-Pakhtunkhwa a déclaré “sinistrés” de nombreux districts, où plus de 2.000 secouristes ont été déployés en renfort.”Mais les fortes pluies, les glissements de terrain et les routes bloquées empêchent les ambulances d’accéder et les secouristes doivent se déplacer à pied”, a déclaré à l’AFP Bilal Ahmed Faizi, porte-parole des secours de la province. Les secours “veulent évacuer les survivants, mais très peu acceptent de partir car ils ont perdu des proches, encore prisonniers des décombres”, poursuit-il. “Ce matin, quand je me suis réveillé, la terre que notre famille cultivait depuis des générations avait disparu”, témoigne auprès de l’AFP Mohammed Khan, fermier du district de Buner, qui raconte avoir aidé à extraire “19 corps des décombres”.”Des prières funéraires sont organisées pour les corps retrouvés”, mais “nous ignorons encore qui est mort ou vivant”, dit Saifullah Khan, un enseignant de 32 ans.”J’ai recouvert les corps de certains de mes élèves et je me demande ce qu’ils ont fait pour mériter ça”, se désole-t-il.- Plus rien -“La crue a emporté des magasins en ne laissant rien derrière elle, tout ce que nous possédions a été détruits ou est inaccessible, même les maigres économies des habitants ont été emportées par les eaux”, raconte Nour Mohammed.”Les maisons ont été détruites, le bétail décimé et les cultures ruinées, il faut que le gouvernement aide les gens”, interpelle de son côté Aziz Buneri.”Nous n’avons plus de vêtements à porter, et toute la nourriture a aussi été emportée”, abonde Abdul Hayat, qui a aussi perdu la dot de sa fille de 1.500 euros.Dans la même province, dans le district de Swat, les routes et plusieurs véhicules étaient recouverts d’une coulée de boue et les poteaux électriques gisaient au sol.Onze autres personnes ont trouvé la mort dans le Cachemire pakistanais, tandis que dans le Cachemire administré par l’Inde, au moins 60 victimes ont été recensées – et 80 personnes sont toujours portées disparues.Enfin, neuf personnes sont mortes dans la région touristique du Gilgit-Baltistan, à l’extrême nord du Pakistan, particulièrement prisée l’été des alpinistes venus du monde entier et que les autorités recommandent désormais d’éviter.Vendredi, un hélicoptère des secours s’est écrasé, faisant cinq morts supplémentaires.- “Phase active de la mousson” -Au total, depuis le début, fin juin, d’une mousson estivale qualifiée d'”inhabituellement” intense par les autorités, 657 personnes, dont une centaine d’enfants, ont été tuées, et 888 blessées.Et les pluies devraient encore s’intensifier ces deux prochaines semaines, préviennent les autorités.Pour Syed Muhammad Tayyab Shah, de l’Autorité nationale de gestion des catastrophes, “plus de la moitié des victimes sont mortes à cause de la mauvaise qualité des bâtiments”. La “phase active de la mousson” se poursuit généralement jusqu’à la mi-septembre, rappelle-t-il.Le Pakistan, cinquième pays le plus peuplé au monde, est l’un des plus vulnérables aux effets du changement climatique. Les 255 millions de Pakistanais ont déjà subi ces dernières années des inondations massives et meurtrières, des explosions de lacs glaciaires et des sécheresses inédites, autant de phénomènes qui vont se multiplier, préviennent les scientifiques.

Au Pakistan, secouristes et habitants s’activent dans la boue d’une mousson inhabituellement meurtrière

Secours et habitants à la recherche de leurs proches s’activaient ensemble samedi à récupérer les corps encore ensevelis dans le nord du Pakistan, où une mousson exceptionnellement intense a tué près de 350 personnes.Depuis jeudi, les pluies diluviennes qui ravagent le nord du pays ont particulièrement affecté le Khyber-Pakhtunkhwa. Cette province montagneuse frontalière de l’Afghanistan a …

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