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Donald Trump se rend en Asie, où il rencontrera Xi Jinping

Donald Trump entame vendredi une importante tournée en Asie, qui sera marquée par une rencontre très attendue avec son homologue chinois Xi Jinping, aux enjeux majeurs pour l’économie mondiale.Toutefois, malgré les spéculations qui vont bon train, un entretien avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un n’est pas à l’ordre du jour de ce voyage en Asie du président américain, le premier dans cette région depuis son retour au pouvoir en janvier.”Le président, bien sûr, a exprimé sa volonté de rencontrer Kim dans un avenir proche. Cela ne figure pas au programme de ce voyage” qui comprend des étapes en Malaisie, au Japon et en Corée du Sud, a affirmé un responsable américain à des journalistes sous le couvert de l’anonymat.Plus tôt vendredi, le ministre sud-coréen de l’Unification Chung Dong-young a indiqué qu’il estimait “fortes” les chances que le président américain rencontre le dirigeant nord-coréen, lors de sa visite dans la péninsule la semaine prochaine.Donald Trump quittera Washington vendredi soir à 22H40 (02H40 GMT samedi) à destination de Kuala Lumpur où il participera dimanche au sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) – qu’il a snobé à plusieurs reprises lors de son premier mandat.Tous les pays hôtes devraient dérouler le tapis rouge à Donald Trump pour tenter de s’attirer ses faveurs et d’obtenir les meilleurs accords possibles en matière de droits de douane et de garanties de sécurité.Un haut responsable américain a déclaré vendredi que M. Trump “tiendrait ses promesses envers le peuple américain dans l’une des régions les plus dynamiques du monde sur le plan économique, en signant une série d’accords économiques”, notamment sur les terres rares.A Kuala Lumpur, le président Trump devrait conclure un accord commercial avec la Malaisie et, surtout, assister à la signature d’un accord de paix entre la Thaïlande et le Cambodge.Après un conflit de plusieurs jours, les deux voisins avaient conclu un cessez-le-feu le 29 juillet, à la suite d’une intervention de Donald Trump.Une rencontre avec le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva est également envisagée à l’occasion du sommet de l’Asean.Les deux dirigeants ont commencé à aplanir leurs différends après des mois de tensions liées en premier lieu au procès et à la condamnation de l’ancien président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, un allié du locataire de la Maison Blanche.- “Tous les sujets” -Donald Trump se rendra ensuite lundi au Japon où il rencontrera le lendemain la nationaliste Sanae Takaichi, devenue cette semaine la première femme à prendre la tête du gouvernement japonais.Cette dernière a dit vouloir des “discussions franches” avec le président américain.Tokyo a signé cet été un accord commercial avec Washington, mais certains détails restent à discuter.Mais le point d’orgue de la tournée aura lieu en Corée du Sud, où Donald Trump est attendu à partir de mercredi prochain pour un sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), en marge duquel il aura un entretien avec Xi Jinping à Gyeongju, programmé jeudi.Le dirigeant républicain avait un moment laissé planer le doute au sujet de cette entrevue, alors que les deux premières économies de la planète s’affrontent durement sur le plan commercial, mais la Maison Blanche a confirmé cette semaine qu’elle aurait bien lieu.Donald Trump a dit espérer conclure un accord avec le président chinois sur “tous les sujets”, même s’il entend surtout “discuter de la relation économique et commerciale”, selon le haut responsable américain cité précédemment.La rencontre ne devrait pas constituer “un point d’inflexion” dans la relation entre les deux dirigeants, prédit à l’AFP Ryan Hass, chercheur au centre de réflexion américain Brookings.Le président américain rencontrera aussi, à l’occasion de ce sommet, son homologue sud-coréen Lee Jae Myung, prononcera un discours devant des hommes d’affaires et participera à un dîner des dirigeants de l’Apec, selon la Maison Blanche.

Donald Trump se rend en Asie, où il rencontrera Xi Jinping

Donald Trump entame vendredi une importante tournée en Asie, qui sera marquée par une rencontre très attendue avec son homologue chinois Xi Jinping, aux enjeux majeurs pour l’économie mondiale.Toutefois, malgré les spéculations qui vont bon train, un entretien avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un n’est pas à l’ordre du jour de ce voyage en Asie du président américain, le premier dans cette région depuis son retour au pouvoir en janvier.”Le président, bien sûr, a exprimé sa volonté de rencontrer Kim dans un avenir proche. Cela ne figure pas au programme de ce voyage” qui comprend des étapes en Malaisie, au Japon et en Corée du Sud, a affirmé un responsable américain à des journalistes sous le couvert de l’anonymat.Plus tôt vendredi, le ministre sud-coréen de l’Unification Chung Dong-young a indiqué qu’il estimait “fortes” les chances que le président américain rencontre le dirigeant nord-coréen, lors de sa visite dans la péninsule la semaine prochaine.Donald Trump quittera Washington vendredi soir à 22H40 (02H40 GMT samedi) à destination de Kuala Lumpur où il participera dimanche au sommet de l’Association des nations de l’Asie du Sud-Est (Asean) – qu’il a snobé à plusieurs reprises lors de son premier mandat.Tous les pays hôtes devraient dérouler le tapis rouge à Donald Trump pour tenter de s’attirer ses faveurs et d’obtenir les meilleurs accords possibles en matière de droits de douane et de garanties de sécurité.Un haut responsable américain a déclaré vendredi que M. Trump “tiendrait ses promesses envers le peuple américain dans l’une des régions les plus dynamiques du monde sur le plan économique, en signant une série d’accords économiques”, notamment sur les terres rares.A Kuala Lumpur, le président Trump devrait conclure un accord commercial avec la Malaisie et, surtout, assister à la signature d’un accord de paix entre la Thaïlande et le Cambodge.Après un conflit de plusieurs jours, les deux voisins avaient conclu un cessez-le-feu le 29 juillet, à la suite d’une intervention de Donald Trump.Une rencontre avec le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva est également envisagée à l’occasion du sommet de l’Asean.Les deux dirigeants ont commencé à aplanir leurs différends après des mois de tensions liées en premier lieu au procès et à la condamnation de l’ancien président brésilien d’extrême droite Jair Bolsonaro, un allié du locataire de la Maison Blanche.- “Tous les sujets” -Donald Trump se rendra ensuite lundi au Japon où il rencontrera le lendemain la nationaliste Sanae Takaichi, devenue cette semaine la première femme à prendre la tête du gouvernement japonais.Cette dernière a dit vouloir des “discussions franches” avec le président américain.Tokyo a signé cet été un accord commercial avec Washington, mais certains détails restent à discuter.Mais le point d’orgue de la tournée aura lieu en Corée du Sud, où Donald Trump est attendu à partir de mercredi prochain pour un sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (Apec), en marge duquel il aura un entretien avec Xi Jinping à Gyeongju, programmé jeudi.Le dirigeant républicain avait un moment laissé planer le doute au sujet de cette entrevue, alors que les deux premières économies de la planète s’affrontent durement sur le plan commercial, mais la Maison Blanche a confirmé cette semaine qu’elle aurait bien lieu.Donald Trump a dit espérer conclure un accord avec le président chinois sur “tous les sujets”, même s’il entend surtout “discuter de la relation économique et commerciale”, selon le haut responsable américain cité précédemment.La rencontre ne devrait pas constituer “un point d’inflexion” dans la relation entre les deux dirigeants, prédit à l’AFP Ryan Hass, chercheur au centre de réflexion américain Brookings.Le président américain rencontrera aussi, à l’occasion de ce sommet, son homologue sud-coréen Lee Jae Myung, prononcera un discours devant des hommes d’affaires et participera à un dîner des dirigeants de l’Apec, selon la Maison Blanche.

Rubio optimiste sur la mise en place d’une force internationale à Gaza

Le chef de la diplomatie américaine, en visite en Israël, s’est dit optimiste vendredi sur le déploiement prochain d’une force internationale à Gaza, tandis que des groupes palestiniens, dont le Hamas, sont tombés d’accord pour confier la gestion du territoire à un comité de technocrates.Le secrétaire d’Etat Marco Rubio était le dernier en date d’une série de hauts responsables américains à se rendre en Israël, après l’émissaire Steve Witkoff, le gendre du président Donald Trump, Jared Kushner, et le vice-président JD Vance, pour tenter de consolider le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 10 octobre dans la bande de Gaza.A son arrivée jeudi, M. Rubio s’est dit “optimiste” sur le maintien du cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, basé sur le plan de Donald Trump qui vise à mettre fin définitivement à deux ans de guerre.Il a affirmé vendredi que “de nombreux pays” avaient “proposé” de participer à la Force internationale de stabilisation (ISF) qui, aux termes du plan Trump, doit se déployer dans le territoire palestinien pour y superviser la sécurité, à mesure que l’armée israélienne s’en retirera.”Il faudra que ce soient des personnes ou des pays avec lesquels Israël se sente à l’aise”, a toutefois averti M. Rubio, en précisant qu’Israël aurait un droit de veto sur la composition de la force et pourrait notamment s’opposer à la participation de la Turquie, un pays qui a accueilli des dirigeants du Hamas.”Nous n’en sommes qu’à la phase de planification. Le mandat, les modalités de sa mise en oeuvre et les moyens mis à disposition par les nations contributrices n’ont pas été déterminés”, a-t-on indiqué à l’état-major français des Armées, qui dit avoir déployé “trois officiers de liaison” au sein du Centre de coordination militaro-civil (CMCC, chargé de surveiller le cessez-le-feu et de préparer la transition à Gaza) “pour mener à bien cette phase de planification, sans augurer des décisions politiques sur l’effort consenti”.- “Résidents indépendants” -Après des discussions au Caire, les principaux mouvements palestiniens, dont le Hamas, ont annoncé vendredi s’être mis d’accord pour remettre provisoirement la gestion de la bande de Gaza à un comité indépendant de technocrates.Selon le document publié sur le site du Hamas, ces groupes ont convenu de la mise en place d’un “comité palestinien temporaire composé de résidents indépendants +technocrates+ (…) chargé de gérer les affaires de la vie et les services essentiels”.Cette proposition se distingue de celle du plan Trump, qui propose aussi un comité “technocratique”, mais impose une “supervision” internationale à travers un “comité de la paix” qui serait présidé par M. Trump.Outre le déploiement de l’ISF et la mise en place d’une autorité transitoire, les phases ultérieures du plan Trump prévoient un nouveau retrait israélien de Gaza, le désarmement du Hamas et la reconstruction du territoire notamment.Le mouvement islamiste palestinien, qui s’est emparé du pouvoir à Gaza en 2007, a accepté de renoncer à la gouvernance du territoire mais a jusqu’à présent refusé d’envisager son désarmement.”Nous nous sommes mis d’accord sur les dispositions pour la deuxième phase de gestion de Gaza, affirmant qu’elle sera placée sous administration palestinienne, sans séparation entre la bande de Gaza et la Cisjordanie”, a déclaré vendredi le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem.”Les prochaines réunions aborderont la relation avec l’occupation (Israël, ndlr), le sort des armes de la résistance et les discussions concernant la présence de forces internationales”, a-t-il ajouté.- “Retourner à Beit Lahia” -Le Hamas a libéré le 13 octobre les 20 derniers otages vivants retenus à Gaza. Il devait aussi rendre à cette date à Israël les 28 derniers corps mais n’en a restitué pour l’heure que 15, arguant de difficultés pour trouver les dépouilles dans le territoire en ruines.Israël a restitué en échange 195 corps de Palestiniens. Les forces israéliennes se sont retirées de plusieurs secteurs de Gaza mais contrôlent toujours environ la moitié du territoire assiégé.Vendredi, des familles déplacées tentaient encore de rentrer chez elles parmi les ruines, certaines en vain parce que leur maison se trouve au-delà de la Ligne jaune, qui délimite la zone de repli de l’armée israélienne.”Des jeunes de notre famille ont risqué leur vie pour aller constater les dégâts dans notre quartier et ils nous ont annoncé que ma maison était détruite”, a raconté Hani Abu Omar, un déplacé palestinien de 42 ans originaire de Beit Lahia, dans le nord de Gaza, installé dans un campement à Al-Zawayda, dans le centre du territoire.”J’aimerais pouvoir retourner à Beit Lahia. J’espère que la première phase (du plan américain) va prendre fin et que nous pourrons passer à la deuxième”, a-t-il ajouté.L’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien, qui a déclenché la guerre le 7 octobre 2023, a entraîné du côté israélien la mort de 1.221 personnes, en majorité des civils, selon un bilan établi par l’AFP à partir de données officielles.  L’offensive israélienne menée en représailles a fait 68.280 morts à Gaza, en majorité des civils, selon les chiffres du ministère de la Santé du Hamas.La guerre a provoqué un désastre humanitaire dans le petit territoire, où l’aide entre en quantité insuffisante malgré la trêve, a averti l’ONU. 

Rubio optimiste sur la mise en place d’une force internationale à Gaza

Le chef de la diplomatie américaine, en visite en Israël, s’est dit optimiste vendredi sur le déploiement prochain d’une force internationale à Gaza, tandis que des groupes palestiniens, dont le Hamas, sont tombés d’accord pour confier la gestion du territoire à un comité de technocrates.Le secrétaire d’Etat Marco Rubio était le dernier en date d’une …

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La procureure de l’Etat de New York, inculpée à la demande de Trump, plaide non coupable

La procureure générale de l’Etat de New York, Letitia James, inculpée à la suite de pressions publiques de Donald Trump, a plaidé vendredi non coupable, dénonçant l’utilisation de la justice comme “instrument de vengeance” par le président républicain.Letitia James, 67 ans, inculpée le 9 octobre, a plaidé non coupable devant un tribunal fédéral de Norfolk, en Virginie (est), des deux chefs d’accusation de fausses déclarations lors de l’obtention d’un prêt bancaire. La date d’ouverture de son procès a été fixée au 26 janvier.Mme James avait fait condamner Donald Trump à une amende de près d’un demi-milliard de dollars en février 2024. Cette condamnation pour fraude a été annulée en août par une cour d’appel de l’Etat de New York, qui a estimé cette amende “excessive”, une décision dont elle a fait appel.”Il ne s’agit pas de moi”, a-t-elle déclaré à la sortie du tribunal, saluant les manifestants venus lui exprimer leur soutien ou protestant contre des “accusations bidon” et des “procès spectacle”, selon les banderoles qu’ils brandissaient.”Il s’agit de nous tous et d’un système judiciaire qui a été instrumentalisé et utilisé comme un instrument de vengeance”, a ajouté cette membre du Parti démocrate. Donald Trump a maintes fois exprimé pendant sa campagne électorale sa volonté, une fois revenu au pouvoir, sa volonté de se venger de tous ceux qu’il considère comme des ennemis personnels.Letitia James est la deuxième de ces personnalités à être inculpée depuis le début du second mandat de Donald Trump, le 20 janvier.- Procureure placée par Trump -L’ancien directeur du FBI, la police fédérale, James Comey, a été inculpé le 25 septembre et un ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump lors de son premier mandat, John Bolton, l’a été le 16 octobre.Tous deux ont également plaidé non coupable: James Comey d’avoir menti sous serment devant le Congrès en 2020, et John Bolton de divulgation et de rétention de documents relevant de la défense nationale.Comme James Comey, Letitia James a réclamé l’annulation des poursuites à son encontre, faisant valoir qu’elles étaient motivées par la seule volonté de vengeance du président américain, ainsi que sur la base de la nomination “illicite” de la procureure désignée par Donald Trump.Le juge a fixé une audience sur ce premier recours au 5 décembre.La procureure générale de l’Etat de New York est accusée d’avoir frauduleusement déclaré une maison lui appartenant à Norfolk comme sa résidence principale dans des documents de prêt hypothécaire, ce qui lui aurait permis d’obtenir des conditions d’emprunt plus favorables.En septembre, Donald Trump avait publiquement fait pression sur sa ministre de la Justice, Pam Bondi, s’étonnant sur sa plateforme Truth Social que James Comey, Letitia James, et le sénateur démocrate Adam Schiff, une autre de ses bêtes noires, n’aient toujours pas été inculpés.Après avoir poussé à la démission le procureur du district est de Virginie, lui reprochant son manque de zèle pour engager ces poursuites, le président républicain l’avait aussitôt remplacé à ce poste stratégique par Lindsey Halligan, une conseillère de la Maison Blanche.C’est cette dernière qui a personnellement engagé les poursuites ayant conduit à l’inculpation de James Comey comme de Letitia James.

La procureure de l’Etat de New York, inculpée à la demande de Trump, plaide non coupable

La procureure générale de l’Etat de New York, Letitia James, inculpée à la suite de pressions publiques de Donald Trump, a plaidé vendredi non coupable, dénonçant l’utilisation de la justice comme “instrument de vengeance” par le président républicain.Letitia James, 67 ans, inculpée le 9 octobre, a plaidé non coupable devant un tribunal fédéral de Norfolk, …

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Narcotrafic: Washington déploie un porte-avions et alimente les craintes de guerre

Les Etats-Unis vont déployer un porte-avions en appui de leurs opérations revendiquées comme une lutte contre le narcotrafic en Amérique latine, une montée en puissance considérable des moyens militaires américains dans la région qui alimente les craintes d’une guerre.Donald Trump – dont la fin des interventions militaires extérieures était une promesse de campagne – mène …

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Narcotrafic: Washington déploie un porte-avions et alimente les craintes de guerre

Les Etats-Unis vont déployer un porte-avions en appui de leurs opérations revendiquées comme une lutte contre le narcotrafic en Amérique latine, une montée en puissance considérable des moyens militaires américains dans la région qui alimente les craintes d’une guerre.Donald Trump – dont la fin des interventions militaires extérieures était une promesse de campagne – mène depuis début septembre des frappes aériennes contre des embarcations présentées comme celles de narcotrafiquants essentiellement dans les eaux caribéennes. Jusque-là, dix sont connues – la plus récente la nuit passée. Elles ont tué au moins 43 personnes, selon un décompte de l’AFP fondé sur des chiffres du gouvernement américain.Le porte-avions Gerald R. Ford, le plus grand du monde, et la flotte qui l’accompagne, vont venir “renforcer les moyens actuels pour déjouer le trafic de stupéfiants et démanteler des organisations criminelles transnationales” dans la zone de commandement correspondant à l’Amérique centrale et à l’Amérique du Sud, a annoncé le Pentagone sur X vendredi, sans préciser davantage sa destination.Il s’agit de “consolider la capacité des Etats-Unis à détecter, surveiller et stopper acteurs et activités illicites”, a-t-il ajouté.Jusque-là, huit navires et dix avions de combat furtifs F-35 étaient notamment déployés.- “Dernier ressort” -Cette annonce du Pentagone intervient peu après la dernière frappe américaine connue dans les Caraïbes, menée la nuit précédente.”Dans la nuit, sur ordre du président Trump, le ministère de la Guerre a mené une frappe létale contre une embarcation utilisée par Tren de Aragua”, un gang vénézuélien classé comme organisation terroriste par les Etats-Unis, a indiqué le ministre de la Défense Pete Hegseth.Les “six hommes narcoterroristes à bord (…) ont été tués”, détaille son message accompagné d’une vidéo nocturne sur laquelle on peut voir un bateau en position stationnaire ciblé avant d’être détruit par une explosion.Cette nouvelle frappe “a été conduite dans les eaux internationales”, précise-t-il.La légalité de ces frappes américaines, sans preuve avancée sur les cibles visées, est largement mise en doute par les experts.”Selon le droit international, le recours intentionnel à une force létale n’est permis qu’en dernier ressort contre un individu représentant une menace imminente pour la vie”, a souligné auprès de l’AFP le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme. “Sinon, cela constituerait une violation du droit à la vie”, a-t-il mis en garde.Les opérations militaires américaines ont fait grimper les tensions régionales, en particulier avec le Venezuela, aussi avec la Colombie.- “Enflammer l’Amérique du Sud” -Washington a imposé des sanctions économiques au président colombien Gustavo Petro vendredi, au motif qu’il ne s’attaque pas à la production de cocaïne dans son pays.Celui-ci, qui avait déjà qualifié les frappes américaines d'”exécutions extrajudiciaires”, a assuré sur X qu’il ne comptait pas faire de “pas en arrière”, ni se mettre “à genoux”.Donald Trump a estimé la veille ne pas avoir besoin d’un accord du Congrès pour valider des opérations contre le Venezuela ou d’autres pays selon lui impliqués dans le narcotrafic. “Je pense qu’on va simplement tuer les gens qui font entrer de la drogue dans notre pays, ok ?”, a-t-il lancé, en comparant les cartels de la drogue au groupe jihadiste Daech.”La prochaine étape, c’est l’opération terrestre”, a menacé le président américain.Caracas accuse Washington de chercher à renverser le président Nicolas Maduro et affirme disposer de 5.000 missiles antiaériens portables pour contrer les forces américaines.Le Brésil, puissance régionale, a exprimé son inquiétude face à ces frappes aériennes “sans preuve”. “Nous ne pouvons pas accepter une intervention extérieure” qui “pourrait enflammer l’Amérique du Sud”, a averti dans un entretien à l’AFP le conseiller spécial du président Lula pour les Affaires étrangères, Celso Amorim.”Si vous êtes un narcoterroriste qui fait passer de la drogue dans notre hémisphère, nous vous traiterons comme nous traitons Al-Qaïda”, a insisté Pete Hegseth.