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Ukraine: les Européens discutent avec Trump des moyens d’augmenter la pression sur la Russie

Les soutiens européens de l’Ukraine s’entretiennent jeudi avec Donald Trump sur les garanties de sécurité à apporter à Kiev et les moyens d’augmenter la pression sur la Russie afin de la pousser à la table des négociations de paix.L’entretien en visioconférence entre le président américain et les principaux dirigeants européens ainsi que l’Ukrainien Volodymyr Zelensky, a débuté peu après 14H00 (12H00 GMT), a indiqué l’Elysée.Les dirigeants de la “Coalition des Volontaires” – une trentaine de pays, essentiellement européens, qui soutiennent militairement l’Ukraine – ont acté au préalable dans la matinée l’effort supplémentaire de défense qu’ils sont prêts à fournir, une fois que les armes se seront tues.La réunion, qui se tenait à Paris au palais de l’Elysée et en visioconférence, devait permettre de “finaliser des garanties de sécurité robustes pour l’Ukraine”, a déclaré le président français Emmanuel Macron à l’ouverture des travaux.Le Premier ministre britannique Keir Starmer, qui copréside la Coalition avec Emmanuel Macron, a souligné qu’il était “nécessaire d’augmenter la pression” sur le président russe Vladimir Poutine alors que ce dernier “continue à repousser des négociations de paix et à mener des attaques scandaleuses sur l’Ukraine”, selon un porte-parole à Londres. Les Européens espèrent entendre de Donald Trump quels gestes concrets les Américains sont prêts à faire pour appuyer leurs propres efforts.Ils lui demandent aussi d’accroître les sanctions américaines sur la Russie qui ne montre aucun “signe”, selon le président ukrainien, de vouloir arrêter les combats.Le président américain, se disant “très déçu” par son homologue russe, a averti mercredi qu’il “se passerait quelque chose” si Moscou ne répondait pas à ses attentes de paix, en laissant le suspense entier.Emmanuel Macron et Volodymyr Zelensky, qui s’est entretenu avec l’émissaire spécial du président américain Steve Witkoff en marge de la réunion à l’Elysée, tiendront une conférence de presse à 15H00 (13H00 GMT).La “Coalition des volontaires” rassemble les soutiens militaires de l’Ukraine, pour l’essentiel européens, mais aussi le Canada, l’Australie ou le Japon. Elle est disposée à contribuer au renforcement de l’armée ukrainienne, voire pour certains pays – dont la France, le Royaume-Uni et la Belgique – à déployer des soldats en Ukraine, une fois un cessez-le-feu conclu, pour dissuader la Russie de toute nouvelle agression.- Réserves -Mais certains alliés se sont montrés hésitants dans l’attente de la contribution américaine, que plusieurs pays européens jugent indispensable avant tout engagement de leur part.Jusqu’à un cessez-le-feu, “il n’y aura certainement pas de déploiement de troupes en Ukraine et même après”, a rappelé le chancelier allemand Friedrich Merz.L’Allemagne entend plutôt contribuer au renforcement de la défense antiaérienne de l’Ukraine et à l’équipement de ses forces terrestres, ont indiqué des sources gouvernementales à l’AFP.La Russie martèle qu’elle n’acceptera aucune “intervention étrangère quelle qu’en soit la forme”, la porte-parole de sa diplomatie Maria Zakharova qualifiant les protections demandées par Kiev de “garanties de danger pour le continent européen”.”Ce n’est pas à eux de décider”, a rétorqué jeudi Mark Rutte au nom de l’Otan, en déplacement à Prague.Donald Trump a promis lors d’une réunion avec six dirigeants européens le 18 août à Washington que les Etats-Unis apporteraient des garanties de sécurité, sans préciser lesquelles.Ce “filet de sécurité” américain, ou “backstop” en anglais, pourrait prendre différentes formes – renseignement, soutien logistique, communications -, le président américain ayant exclu l’envoi de troupes américaines au sol.En attendant, Vladimir Poutine, qui affiche un retour en force sur la scène internationale avec une présence très remarquée mercredi aux côtés du président chinois Xi Jinping et du dirigeant nord-coréen Kim Jong Un à Pékin, après le sommet d’Anchorage le 15 août avec Donald Trump, multiplie les déclarations offensives.Moscou atteindra ses objectifs en Ukraine par la voie militaire si les négociations avec Kiev échouent, a-t-il averti depuis la Chine, assurant que ses troupes demeuraient “à l’offensive” sur l’ensemble du front.

En Iran, les pannes d’électricité étouffent des commerces de proximité

Dans le nord huppé de Téhéran, Saïd se lamente dans le noir de l’absence de clients dans sa pizzeria: les coupures de courant récurrentes imposées par le gouvernement sont pour son commerce un casse-tête, qui s’ajoute à la flambée des prix de l’alimentaire.”Parfois, les coupures surviennent en plein service du déjeuner. Et c’est nous, restaurateurs, qui en souffrons le plus”, déplore auprès de l’AFP ce chef d’entreprise de 48 ans, qui préfère taire son nom. La plupart des personnes rencontrées n’ont pas souhaité s’identifier.A ces difficultés s’ajoute un possible retour des sanctions internationales contre l’Iran, après que les pays européens ont menacé de les rétablir sur fond de crise autour du programme nucléaire. La monnaie iranienne, le rial, est en chute libre face au dollar, aggravant une hyperinflation chronique.Pour tenir, Saïd tente de réduire ses coûts, quitte à rogner sur le personnel ou à couper l’éclairage de son établissement.L’Iran est régulièrement confronté à des épisodes de sécheresse et les étés y sont souvent chauds, augmentant mécaniquement la consommation de courant pour alimenter les climatisations.Vendredi, la consommation électrique a atteint 73.500 mégawatts, selon la télévision d’Etat, proche du record absolu de 79.000 mégawatts en 2024.Problème: les centrales manquent de carburant pour tourner et les autorités sont contraintes de rationaliser l’électricité. Pour éviter la saturation du réseau souvent vétuste, le courant est coupé pour au moins deux heures par jour plusieurs fois dans la semaine et en alternance dans le pays.Et sans électricité pas d’internet, ce qui prive également Saïd d’une partie de sa clientèle en ligne. – Production à l’arrêt -“Les commandes chutent brutalement. Il arrive même qu’un client passe commande sans que nous le voyons, faute de connexion”, regrette désarmé le commerçant.Les petites entreprises totalement dépendantes de l’électricité —- bouchers, boulangers, pâtissiers, glaciers ou épiceries qui ne peuvent se payer un générateur — subissent de lourdes pertes en raison de la détérioration de leurs produits en pleine canicule.Dans un quartier animé du centre de Téhéran, un pâtissier montre à l’AFP une rangée de réfrigérateurs vides ou à moitié remplis. Une coupure de courant a brutalement interrompu sa production.”On peut conserver les pâtisseries sèches au réfrigérateur pendant deux heures”, explique-t-il à l’AFP à condition de préserver son anonymat.”Mais celles moelleuses, en particulier au chocolat, ramollissent passé ce délai, et finissent par rester invendues”, déplore le commerçant aux cheveux grisonnants qui dénonce par ailleurs l’irrégularité des coupures de courant. “Parfois, on nous annonce une coupure à 11 heures mais elle survient deux heures plus tôt au moment où nous sommes en pleine confection de confiseries”. La pâte s’abîme et les ouvriers se retrouvent en chômage technique pendant deux heures.Le propriétaire d’un petit restaurant, assis dehors, attend lui désespérément des clients.L’intérieur de son établissement est étouffant, faute de climatisation paralysée par une coupure.- Pénuries d’eau -“Quand l’électricité est coupée en pleine canicule, nous perdons la majorité de nos clients”, confie-t-il.Des images de commerçants contraints de jeter leurs gâteaux ou leur pâte à pain avariés à cause des coupures d’électricité ont été largement partagées sur les réseaux sociaux.Hossein Hajabassi, un boucher, dit à l’AFP devoir faire de même avec ses produits périssables.”Les blancs (de poulet) et les filets mais aussi le foie (d’agneau), très cher, s’abîment rapidement” s’ils ne sont pas au frais, souligne cet homme âgé d’une soixantaine d’années. “Parfois, je rapporte la viande à la maison pour ne pas la gâcher”, ajoute-t-il. D’autant que les prix du boeuf et de l’agneau ont augmenté en une semaine, selon lui, de 2.000.000 de rials (plus de deux euros au taux informel, un montant important en Iran).Faute de courant, de nombreuses zones industrielles autour de Téhéran sont contraintes au chômage technique deux jours par semaine, selon les médias locaux.Cette année, la capitale traverse l’un des étés les plus chauds de son histoire, avec des températures avoisinant régulièrement 40°C. Dans le sud du pays, elles dépassent localement 50°C.Le gouvernement ordonne régulièrement la fermeture des banques et des administrations pour économiser l’énergie mais également l’eau, au moment où les réservoirs sont mis à rude épreuve avec des niveaux anormalement bas.

Xi Jinping s’est entretenu avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un

Le président chinois Xi Jinping a rencontré jeudi à Pékin le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, a indiqué l’agence de presse officielle Chine nouvelle, sans fournir dans l’immédiat de détails sur le contenu des discussions.Les deux hommes avaient déjà assisté ensemble mercredi dans la capitale chinoise, en compagnie d’autres dirigeants étrangers dont le président russe Vladimir Poutine, à un grand défilé militaire pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale.Kim Jong Un est arrivé mardi à Pékin et effectue actuellement une rare visite hors de son pays. Il s’agit de son premier déplacement en Chine depuis 2019.Malgré des périodes de tensions dues à l’agacement de Pékin devant les retombées de la course de Pyongyang à l’armement nucléaire et balistique, les deux pays asiatiques entretiennent d’étroites relations dont les racines plongent dans les champs de bataille de la Guerre de Corée (1950-1953). La Chine apporte son soutien diplomatique, politique et économique à la Corée du Nord, soumise à de lourdes sanctions internationales.Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, avait indiqué plus tôt jeudi que Xi Jinping et Kim Jong Un allaient se rencontrer pour un échange de vue “approfondi” sur les relations bilatérales.”La Chine est prête à travailler avec la partie nord-coréenne pour renforcer la communication stratégique, resserrer les échanges et la coopération, approfondir l’échange d’expériences en matière de gouvernance et d’administration”, avait ajouté M. Guo lors d’un point presse régulier.Kim Jong Un s’était déjà entretenu mercredi avec Vladimir Poutine, qui l’a remercié pour l’envoi de troupes nord-coréennes face aux soldats ukrainiens.”Les relations entre nos pays sont devenues particulièrement amicales, basées sur la confiance entre alliés”, avait affirmé à cette occasion le président russe.- “Irresponsables” -La rencontre entre les dirigeants chinois, russe et nord-coréen durant le défilé militaire de mercredi a piqué au vif le président américain Donald Trump.”Veuillez transmettre mes salutations les plus chaleureuses à Vladimir Poutine et Kim Jong Un pendant que vous conspirez contre les Etats-Unis d’Amérique”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social à l’adresse de Xi Jinping.Guo Jiakun a rejeté jeudi ces propos. “La Chine développe ses relations diplomatiques avec tous les pays, sans jamais cibler un tiers”, a-t-il réagi.Le porte-parole de la diplomatie chinoise a aussi qualifié d'”irresponsables” les propos de la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui avait décrit cette rencontre entre les trois dirigeants comme un “défi direct au système international basé sur des règles”.”Les propos des responsables européens sont empreints de partis pris idéologiques, manquent des connaissances historiques fondamentales et attisent ouvertement la confrontation”, a réagi M. Guo.Ces déclarations constituent “non seulement un manque de respect envers l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, mais portent aussi atteinte aux intérêts européens”, a-t-il ajouté.

Xi Jinping s’est entretenu avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un

Le président chinois Xi Jinping a rencontré jeudi à Pékin le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, a indiqué l’agence de presse officielle Chine nouvelle, sans fournir dans l’immédiat de détails sur le contenu des discussions.Les deux hommes avaient déjà assisté ensemble mercredi dans la capitale chinoise, en compagnie d’autres dirigeants étrangers dont le président russe …

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Xi Jinping s’est entretenu avec le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un

Le président chinois Xi Jinping a rencontré jeudi à Pékin le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un, a indiqué l’agence de presse officielle Chine nouvelle, sans fournir dans l’immédiat de détails sur le contenu des discussions.Les deux hommes avaient déjà assisté ensemble mercredi dans la capitale chinoise, en compagnie d’autres dirigeants étrangers dont le président russe Vladimir Poutine, à un grand défilé militaire pour commémorer la fin de la Seconde Guerre mondiale.Kim Jong Un est arrivé mardi à Pékin et effectue actuellement une rare visite hors de son pays. Il s’agit de son premier déplacement en Chine depuis 2019.Malgré des périodes de tensions dues à l’agacement de Pékin devant les retombées de la course de Pyongyang à l’armement nucléaire et balistique, les deux pays asiatiques entretiennent d’étroites relations dont les racines plongent dans les champs de bataille de la Guerre de Corée (1950-1953). La Chine apporte son soutien diplomatique, politique et économique à la Corée du Nord, soumise à de lourdes sanctions internationales.Un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Guo Jiakun, avait indiqué plus tôt jeudi que Xi Jinping et Kim Jong Un allaient se rencontrer pour un échange de vue “approfondi” sur les relations bilatérales.”La Chine est prête à travailler avec la partie nord-coréenne pour renforcer la communication stratégique, resserrer les échanges et la coopération, approfondir l’échange d’expériences en matière de gouvernance et d’administration”, avait ajouté M. Guo lors d’un point presse régulier.Kim Jong Un s’était déjà entretenu mercredi avec Vladimir Poutine, qui l’a remercié pour l’envoi de troupes nord-coréennes face aux soldats ukrainiens.”Les relations entre nos pays sont devenues particulièrement amicales, basées sur la confiance entre alliés”, avait affirmé à cette occasion le président russe.- “Irresponsables” -La rencontre entre les dirigeants chinois, russe et nord-coréen durant le défilé militaire de mercredi a piqué au vif le président américain Donald Trump.”Veuillez transmettre mes salutations les plus chaleureuses à Vladimir Poutine et Kim Jong Un pendant que vous conspirez contre les Etats-Unis d’Amérique”, a-t-il écrit sur son réseau Truth Social à l’adresse de Xi Jinping.Guo Jiakun a rejeté jeudi ces propos. “La Chine développe ses relations diplomatiques avec tous les pays, sans jamais cibler un tiers”, a-t-il réagi.Le porte-parole de la diplomatie chinoise a aussi qualifié d'”irresponsables” les propos de la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui avait décrit cette rencontre entre les trois dirigeants comme un “défi direct au système international basé sur des règles”.”Les propos des responsables européens sont empreints de partis pris idéologiques, manquent des connaissances historiques fondamentales et attisent ouvertement la confrontation”, a réagi M. Guo.Ces déclarations constituent “non seulement un manque de respect envers l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, mais portent aussi atteinte aux intérêts européens”, a-t-il ajouté.

Le bilan du séisme en Afghanistan bondit à plus de 2.200 morts

Le séisme de magnitude 6 qui a frappé dimanche soir l’Afghanistan a fait plus de 2.200 morts, selon le bilan actualisé jeudi par les autorités talibanes qui fait de loin de ce tremblement de terre le plus meurtrier de l’histoire récente du pays.Dans les villages à flanc de montagne de la province de Kounar, celle qui compte la quasi-totalité des morts et des près de 4.000 blessés, éboulements et glissements de terrain compliquent toujours l’accès.Depuis quatre jours, des milliers de familles pauvres et désormais sans-abris sous la pluie disent attendre les secouristes et les autorités censées organiser l’après-séisme dans ces provinces orientales reculées.Là, à la lisière du Pakistan, la terre continue de trembler régulièrement, réveillant les traumatismes d’habitants qui tentent encore de compter leurs morts et espèrent voir atterrir l’un des hélicoptères du ministère de la Défense, pour envoyer les blessés vers la grande ville de Jalalabad.”Il nous faut des tentes, de l’eau, de la nourriture et des médicaments en urgence”, lance à l’AFP Zahir Khan Safi, agriculteur de 48 ans dans le village dévasté de Mazar Dara.Installé dans un champ avec des centaines de familles, dans le village où plus aucune toilette n’est accessible, il raconte comment les hommes sont obligés de s’éloigner pour se soulager. “Les femmes attendent la nuit pour y aller”, sans être vues, poursuit-il.Le tremblement de terre, le plus meurtrier de l’histoire récente de l’Afghanistan a détruit 7.000 maisons dans les provinces de Kounar, de Laghman et de Nangarhar.Le bilan pourrait encore croître car “des centaines de corps ont été retrouvés dans les maisons détruites” au cours d'”opérations de recherche et de secours qui continuent”, prévient Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement.- Jour et nuit dans les champs -Les chances de retrouver des survivants en revanche “s’amenuisent rapidement”, estime l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), notant que “des pluies ont encore aggravé” la situation.Les autorités talibanes, déjà confrontées à des séismes dévastateurs en 2022 et 2023, préviennent qu’elles ne pourront pas faire face seules.Pour l’ONU et les ONG, le séisme, suivi de six fortes répliques, arrive “au pire moment”. Elles ont été forcées depuis le début de l’année de réduire leur assistance aux Afghans en raison des coupes dans l’aide internationale.L’OMS, qui a alerté sur le risque d’épidémies, a lancé un nouvel appel de fonds de quatre millions de dollars pour répondre aux besoins “immenses” après le séisme, tandis que l’ONU a déjà débloqué cinq millions de dollars.Dans l’immédiat, “certains villages n’ont toujours pas reçu d’aide”, rapporte à l’AFP Ijaz Ulhaq Yaad, un haut fonctionnaire du district de Nourgal à Kounar.”On a peur, il y a eu beaucoup de répliques”, témoigne Awrangzeeb Nouri, 35 ans, dans son village de Dara-i-Nur, dans la province de Nangarhar. “On passe le jour et la nuit dans des champs, on a quitté nos maisons” — qui, pour celles encore debout, menacent de s’écrouler à tout moment.- “Une crise après l’autre” -“Le tremblement de terre devrait être un rappel brutal que l’Afghanistan, confronté à une crise après l’autre, ne peut être laissé seul”, a estimé le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), appelant les donateurs à se mobiliser.Et pourtant, au moment même où la terre tremblait en Afghanistan, le Pakistan voisin accélérait sa campagne d’expulsions de migrants afghans.Depuis lundi, le pays a poussé au départ des milliers d’Afghans porteurs de cartes de réfugiés de l’ONU censées les protéger, ont rapporté à l’AFP des responsables des deux côtés de la frontière.Déjà, selon l’OMS, 270.000 Afghans récemment rentrés dans leur pays — du Pakistan ou d’Iran, également décidé à expulser les Afghans — ont été affectés par le séisme.L’ONU a appelé le Pakistan à suspendre les expulsions.Depuis 1900, le nord-est de l’Afghanistan, à la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne, a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.

Le bilan du séisme en Afghanistan bondit à plus de 2.200 morts

Le séisme de magnitude 6 qui a frappé dimanche soir l’Afghanistan a fait plus de 2.200 morts, selon le bilan actualisé jeudi par les autorités talibanes qui fait de loin de ce tremblement de terre le plus meurtrier de l’histoire récente du pays.Dans les villages à flanc de montagne de la province de Kounar, celle qui compte la quasi-totalité des morts et des près de 4.000 blessés, éboulements et glissements de terrain compliquent toujours l’accès.Depuis quatre jours, des milliers de familles pauvres et désormais sans-abris sous la pluie disent attendre les secouristes et les autorités censées organiser l’après-séisme dans ces provinces orientales reculées.Là, à la lisière du Pakistan, la terre continue de trembler régulièrement, réveillant les traumatismes d’habitants qui tentent encore de compter leurs morts et espèrent voir atterrir l’un des hélicoptères du ministère de la Défense, pour envoyer les blessés vers la grande ville de Jalalabad.”Il nous faut des tentes, de l’eau, de la nourriture et des médicaments en urgence”, lance à l’AFP Zahir Khan Safi, agriculteur de 48 ans dans le village dévasté de Mazar Dara.Installé dans un champ avec des centaines de familles, dans le village où plus aucune toilette n’est accessible, il raconte comment les hommes sont obligés de s’éloigner pour se soulager. “Les femmes attendent la nuit pour y aller”, sans être vues, poursuit-il.Le tremblement de terre, le plus meurtrier de l’histoire récente de l’Afghanistan a détruit 7.000 maisons dans les provinces de Kounar, de Laghman et de Nangarhar.Le bilan pourrait encore croître car “des centaines de corps ont été retrouvés dans les maisons détruites” au cours d'”opérations de recherche et de secours qui continuent”, prévient Hamdullah Fitrat, porte-parole adjoint du gouvernement.- Jour et nuit dans les champs -Les chances de retrouver des survivants en revanche “s’amenuisent rapidement”, estime l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), notant que “des pluies ont encore aggravé” la situation.Les autorités talibanes, déjà confrontées à des séismes dévastateurs en 2022 et 2023, préviennent qu’elles ne pourront pas faire face seules.Pour l’ONU et les ONG, le séisme, suivi de six fortes répliques, arrive “au pire moment”. Elles ont été forcées depuis le début de l’année de réduire leur assistance aux Afghans en raison des coupes dans l’aide internationale.L’OMS, qui a alerté sur le risque d’épidémies, a lancé un nouvel appel de fonds de quatre millions de dollars pour répondre aux besoins “immenses” après le séisme, tandis que l’ONU a déjà débloqué cinq millions de dollars.Dans l’immédiat, “certains villages n’ont toujours pas reçu d’aide”, rapporte à l’AFP Ijaz Ulhaq Yaad, un haut fonctionnaire du district de Nourgal à Kounar.”On a peur, il y a eu beaucoup de répliques”, témoigne Awrangzeeb Nouri, 35 ans, dans son village de Dara-i-Nur, dans la province de Nangarhar. “On passe le jour et la nuit dans des champs, on a quitté nos maisons” — qui, pour celles encore debout, menacent de s’écrouler à tout moment.- “Une crise après l’autre” -“Le tremblement de terre devrait être un rappel brutal que l’Afghanistan, confronté à une crise après l’autre, ne peut être laissé seul”, a estimé le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC), appelant les donateurs à se mobiliser.Et pourtant, au moment même où la terre tremblait en Afghanistan, le Pakistan voisin accélérait sa campagne d’expulsions de migrants afghans.Depuis lundi, le pays a poussé au départ des milliers d’Afghans porteurs de cartes de réfugiés de l’ONU censées les protéger, ont rapporté à l’AFP des responsables des deux côtés de la frontière.Déjà, selon l’OMS, 270.000 Afghans récemment rentrés dans leur pays — du Pakistan ou d’Iran, également décidé à expulser les Afghans — ont été affectés par le séisme.L’ONU a appelé le Pakistan à suspendre les expulsions.Depuis 1900, le nord-est de l’Afghanistan, à la jonction des plaques tectoniques eurasienne et indienne, a connu 12 séismes d’une magnitude supérieure à 7, selon Brian Baptie, sismologue au British Geological Survey.

A Marseille, la Bonne Mère commence à retrouver son éclat d’or

Accroupie à 220 mètres d’altitude sous une immense bâche, Cyrielle d’Antoni dépose délicatement de fines feuilles d’or sur la main de l’enfant de la Bonne Mère, “un honneur” pour cette doreuse d’entamer l’une des dernières étapes des travaux de rénovation de cet emblème de Marseille.Décoiffée de sa couronne en août, la statue de la vierge à l’enfant protectrice de la cité phocéenne est depuis mercredi recouverte de 30.000 à 40.000 feuilles d’or, afin de lui redonner l’éclat qu’elle avait perdu à cause du mistral, de l’air marin et de la pollution industrielle.Perchée en haut de la basilique de Notre-Dame de la Garde, point culminant de la 2e ville de France, Mme D’Antoni, les cheveux recouverts d’or, passe sa palette sur sa joue pour créer de l’électricité statique et attraper plus facilement les feuilles d’or, avant de les déposer sur la statue. Elle époussète ensuite la surface avec une petite brosse.Munie d’un coussin à dorer fabriqué par ses soins, l’artisane des ateliers Gohard s’efforce de faire le moins de gaspillage possible en récupérant les quelques poussières qui n’ont pas adhéré, consciente du caractère précieux de la matière qu’elle manipule. “Une fois qu’on a terminé l’époussetage, on vient passer un matage”, explique la doreuse, “de l’eau avec un peu de gélatine alimentaire” permettant de lisser le peu de feuilles d’or qui restent. Après la main de l’enfant Jésus, Cyrielle et ses collègues artisans s’attaqueront au visage, aux cheveux, au cou et au reste du corps de la statue, un travail qui devrait durer un mois environ. A la vue époustouflante s’ajoute un murmure du vent soufflant dans les bâches au sommet de la basilique, que tout le monde surnomme ici la Bonne Mère.Consciente de la portée symbolique de son travail dont des milliers de Marseillais attendent de voir le résultat, Mme D’Antoni souligne l'”honneur” et le “plaisir” de travailler sur un site comme celui de la Bonne Mère: “je suis originaire de la région, donc ça me tenait vraiment à coeur de faire ce chantier”. -Une dorure pour 50 ans -La statue faisant une dizaine de mètres de haut, jusqu’au sommet de sa couronne, un peu plus de 100 mètres carrés seront redorés, pour à peine 500 grammes d’or.La précision nécessaire pour ce travail impose des conditions particulières: l’échafaudage est entièrement thermobâché afin de protéger la statue notamment du vent et de la chaleur. Selon Xavier David, architecte en charge du chantier, cette opération est “historique” car “il n’y avait pas cet emballage” lors des travaux précédents, qui permet aujourd’hui de créer une sorte d’atelier dans les airs pour “travailler hors pollution”.Ce nouveau chantier a aussi été l’occasion de découvrir qu’à chaque restauration faite en plein air, la statue “récupérait du sel” de la mer. D’après les spécialiste des ateliers Gohard, grâce à ce dessalement, la dorure de la statue ne devrait pas tenir 25 ou 30 ans, comme habituellement, mais plutôt 50 ans.M. David se dit “d’abord saisi personnellement” , mais encore plus touché par “l’émerveillement de tous les visiteurs, des mécènes, des médias, des ouvriers”.Avant de lancer ces travaux, le diocèse de Marseille, propriétaire de l’édifice, avait lancé une campagne de dons, proposant aux particuliers de financer une des 30.000 feuilles d’or qui seront nécessaires à l’ouvrage. Les travaux, qui concernent également le piédestal, les anges, et les façades, aura coûté environ 2,8 millions d’euros environ, dont 2,2 millions rien que pour la redorure.Le diocèse a également reçu le soutien de mécènes, comme l’armateur CMA CGM du milliardaire Rodolphe Saadé, basé à Marseille, l’Olympique de Marseille ou le groupe de spiritueux Pernod Ricard, en plus des collectivités.”Quand [la Bonne Mère] a été cachée à la vue dans cette bâche blanche, il y a des Marseillais qui s’en sont inquiétés”, confie l’architecte. C’est la raison pour laquelle des spots ont été installés “à la façon d’un coeur qui bat”, pour les faire patienter avant qu’ils ne la retrouvent flambant neuve début décembre.

Portugal: le bilan grimpe à 17 morts après le déraillement d’un funiculaire à Lisbonne

Le Portugal observe un deuil national jeudi, au lendemain du spectaculaire déraillement d’un funiculaire de Lisbonne emprunté par de nombreux touristes, qui a fait au moins 17 morts et 21 blessés, dont des étrangers.- Que s’est-il passé?La justice a annoncé l’ouverture d’une enquête après que le wagon du célèbre ascenseur de la Gloria, reliant l’Avenue de la Liberté au mirador de Sao Pedro de Alcantara, s’est écrasé contre un bâtiment mercredi peu après 18H00 (17H00 GMT).D’après le récit d’une témoin relayé par les médias locaux, l’un des deux wagons jaunes qui montent et descendent ce dénivelé de 48 mètres en même temps, en système de contrepoids, est arrivé au bout de son parcours au pied de la chaussée de façon abrupte, dépassant légèrement sa station d’arrêt habituelle.Quand cette femme et d’autres personnes sur place se sont précipitées pour aider les passagers indemnes de ce wagon à descendre, ils ont aperçu l’autre véhicule dévalant la rue pentue à toute allure.Et, alors qu’ils prenaient la fuite en croyant qu’il allait percuter le véhicule à l’arrêt, le wagon a déraillé au niveau d’un léger virage et s’est fracassé contre un immeuble, ont-ils raconté.- Qui sont les victimes?Jeudi matin, le bilan a été porté par les secours à 17 morts et 21 blessés — ce qui correspond quasiment à la capacité du funiculaire, qui peut transporter une quarantaine de personnes.Quinze des personnes tuées dans l’accident — huit hommes et sept femmes — sont mortes sur place, deux autres, dont l’âge n’a pas été précisé, après avoir été évacuées.Parmi ces victimes, de nombreux étrangers, ce funiculaire étant l’un des arrêts classiques des touristes dans la capitale portugaise.Selon les secours, qui n’ont pas encore communiqué les nationalités des morts, 11 étrangers se trouvaient parmi les blessés: deux Allemands, deux Espagnols, une Française, un Italien, un Suisse, un Canadien, un Sud-coréen, un Marocain et un Cap-verdien.Selon une source policière citée par le site d’information portugais Observador, une famille allemande a notamment été victime de l’accident: le père aurait été tué, la mère serait dans un état critique et leur enfant de trois ans aurait été légèrement blessé.Une responsable des secours lisboètes a confirmé la présence d’un enfant de trois ans parmi les blessés, sans préciser sa nationalité.- Quel était l’état du funiculaire?Les causes de l’accident ne sont pas encore connues, mais plusieurs médias évoquent l’éventuelle rupture d’un câble de sécurité et s’interrogent sur la qualité de l’entretien que l’opérateur du funiculaire sous-traitait à une société externe.Par souci de prévention, la mairie a suspendu le fonctionnement des trois autres funiculaires de la ville, “pour vérification de leurs conditions de fonctionnement et de leur sécurité”, a précisé Margarida Castro, responsable de la protection civile municipale de la capitale portugaise.D’après le site des Monuments nationaux, le funiculaire accidenté a été construit par l’ingénieur franco-portugais Raoul Mesnier du Ponsard, et inauguré en 1885. Il a été électrifié à partir de 1915.La société qui gère les transports de la capitale portugaise, Carris, a assuré que “tous les protocoles d’entretien” avaient été effectués et précisé avoir ouvert une enquête conjointement avec les autorités pour déterminer les causes du drame.Sur les lieux du drame, le président du conseil d’administration de Carris, Pedro Bogas, a reconnu que l’entretien de ces véhicules était assuré par un prestataire externe depuis 14 ans, sans fournir davantage d’explications.De tels accidents de funiculaire restent rares: le drame récent le plus grave en Europe remonte au 11 novembre 2000, lorsque le funiculaire de Kaprun (ouest de l’Autriche) avait pris feu dans un tunnel, faisant 155 morts.- Deuil national au PortugalC’est “une tragédie qui ne s’était jamais produite dans notre ville”, a réagi mercredi soir le maire de Lisbonne, Carlos Moedas, avant que le gouvernement ne décrète pour jeudi une journée de deuil national.Dans les rues de Lisbonne, l’accident a choqué habitants et touristes.Jeudi matin, des enquêteurs, équipés de gants bleus et de gilets fluorescents, s’affairent toujours autour de la carcasse éventrée du wagon, pour chercher des indices.Pour Antonio Javier et sa famille, le soulagement le dispute à la peur rétrospective: avec sa femme et ses deux enfants, ce touriste espagnol avait prévu de prendre ce funiculaire.”Justement, nous parlions de monter avec ce funiculaire, et ce qui s’est passé, c’est qu’il y avait la queue et (…) nous ne sommes finalement pas montés”, déclare-t-il à l’AFP.

Portugal: le bilan grimpe à 17 morts après le déraillement d’un funiculaire à Lisbonne

Le Portugal observe un deuil national jeudi, au lendemain du spectaculaire déraillement d’un funiculaire de Lisbonne emprunté par de nombreux touristes, qui a fait au moins 17 morts et 21 blessés, dont des étrangers.- Que s’est-il passé?La justice a annoncé l’ouverture d’une enquête après que le wagon du célèbre ascenseur de la Gloria, reliant l’Avenue de la Liberté au mirador de Sao Pedro de Alcantara, s’est écrasé contre un bâtiment mercredi peu après 18H00 (17H00 GMT).D’après le récit d’une témoin relayé par les médias locaux, l’un des deux wagons jaunes qui montent et descendent ce dénivelé de 48 mètres en même temps, en système de contrepoids, est arrivé au bout de son parcours au pied de la chaussée de façon abrupte, dépassant légèrement sa station d’arrêt habituelle.Quand cette femme et d’autres personnes sur place se sont précipitées pour aider les passagers indemnes de ce wagon à descendre, ils ont aperçu l’autre véhicule dévalant la rue pentue à toute allure.Et, alors qu’ils prenaient la fuite en croyant qu’il allait percuter le véhicule à l’arrêt, le wagon a déraillé au niveau d’un léger virage et s’est fracassé contre un immeuble, ont-ils raconté.- Qui sont les victimes?Jeudi matin, le bilan a été porté par les secours à 17 morts et 21 blessés — ce qui correspond quasiment à la capacité du funiculaire, qui peut transporter une quarantaine de personnes.Quinze des personnes tuées dans l’accident — huit hommes et sept femmes — sont mortes sur place, deux autres, dont l’âge n’a pas été précisé, après avoir été évacuées.Parmi ces victimes, de nombreux étrangers, ce funiculaire étant l’un des arrêts classiques des touristes dans la capitale portugaise.Selon les secours, qui n’ont pas encore communiqué les nationalités des morts, 11 étrangers se trouvaient parmi les blessés: deux Allemands, deux Espagnols, une Française, un Italien, un Suisse, un Canadien, un Sud-coréen, un Marocain et un Cap-verdien.Selon une source policière citée par le site d’information portugais Observador, une famille allemande a notamment été victime de l’accident: le père aurait été tué, la mère serait dans un état critique et leur enfant de trois ans aurait été légèrement blessé.Une responsable des secours lisboètes a confirmé la présence d’un enfant de trois ans parmi les blessés, sans préciser sa nationalité.- Quel était l’état du funiculaire?Les causes de l’accident ne sont pas encore connues, mais plusieurs médias évoquent l’éventuelle rupture d’un câble de sécurité et s’interrogent sur la qualité de l’entretien que l’opérateur du funiculaire sous-traitait à une société externe.Par souci de prévention, la mairie a suspendu le fonctionnement des trois autres funiculaires de la ville, “pour vérification de leurs conditions de fonctionnement et de leur sécurité”, a précisé Margarida Castro, responsable de la protection civile municipale de la capitale portugaise.D’après le site des Monuments nationaux, le funiculaire accidenté a été construit par l’ingénieur franco-portugais Raoul Mesnier du Ponsard, et inauguré en 1885. Il a été électrifié à partir de 1915.La société qui gère les transports de la capitale portugaise, Carris, a assuré que “tous les protocoles d’entretien” avaient été effectués et précisé avoir ouvert une enquête conjointement avec les autorités pour déterminer les causes du drame.Sur les lieux du drame, le président du conseil d’administration de Carris, Pedro Bogas, a reconnu que l’entretien de ces véhicules était assuré par un prestataire externe depuis 14 ans, sans fournir davantage d’explications.De tels accidents de funiculaire restent rares: le drame récent le plus grave en Europe remonte au 11 novembre 2000, lorsque le funiculaire de Kaprun (ouest de l’Autriche) avait pris feu dans un tunnel, faisant 155 morts.- Deuil national au PortugalC’est “une tragédie qui ne s’était jamais produite dans notre ville”, a réagi mercredi soir le maire de Lisbonne, Carlos Moedas, avant que le gouvernement ne décrète pour jeudi une journée de deuil national.Dans les rues de Lisbonne, l’accident a choqué habitants et touristes.Jeudi matin, des enquêteurs, équipés de gants bleus et de gilets fluorescents, s’affairent toujours autour de la carcasse éventrée du wagon, pour chercher des indices.Pour Antonio Javier et sa famille, le soulagement le dispute à la peur rétrospective: avec sa femme et ses deux enfants, ce touriste espagnol avait prévu de prendre ce funiculaire.”Justement, nous parlions de monter avec ce funiculaire, et ce qui s’est passé, c’est qu’il y avait la queue et (…) nous ne sommes finalement pas montés”, déclare-t-il à l’AFP.