AFP World

La capitale ukrainienne ciblée par une vaste attaque, une dizaine de blessés

La capitale ukrainienne Kiev a subi une vaste attaque de missiles et drones russes tôt vendredi, qui a touché de nombreux districts et fait une dizaine de blessés, selon les autorités locales, de fortes explosions ayant été entendues par des journalistes de l’AFP.”Les Russes frappent des immeubles résidentiels. Il y a de nombreux immeubles élevés endommagés à travers Kiev, presque dans chaque district”, a déclaré le chef de l’administration militaire de la ville, Timour Tkatchenko.Le responsable a fait état “d’au moins 12 blessés”, dont une femme enceinte.Des journalistes de l’AFP ont entendu de fortes explosions dans le centre-ville, et observé que les systèmes de défense aérienne ont été activés contre des frappes de drones et des missiles.Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, qui avait demandé aux habitants de rejoindre des abris, a indiqué que “les forces de défense aérienne opèrent à Kiev”, signalant “une attaque massive de l’ennemi sur la capitale”.Des incendies se sont déclenchés dans plusieurs quartiers après les frappes et les secours ont été mobilisés, a-t-il ajouté.”Des sections des réseaux de chauffage ont été endommagées. Dans le district de Desniansky, en raison d’une situation d’urgence sur la conduite principale de chauffage, certains bâtiments sont temporairement privés de chauffage”, a-t-il précisé.Oleksandr Markoushyn, maire d’Irpin, localité de la région de Kiev, a décrit une “nuit difficile” avec de “multiples (drones) shaheds et missiles volant au dessus de la commune”, sur Facebook.Poursuivant son offensive entamée en 2022, la Russie, dont les forces sont mieux équipées et plus nombreuses, continue d’avancer dans l’est de l’Ukraine et notamment dans la région de Donetsk où se concentre l’essentiel des combats récemment.En parallèle, Moscou multiplie depuis des semaines les bombardements sur les infrastructures civiles et énergétiques et le réseau ferroviaire ukrainiens, sur fond de baisse des températures à l’approche de l’hiver.Côté russe, les autorités ont rapporté tôt vendredi une attaque ukrainienne contre le port pétrolier de Novorossiisk sur la mer Noire.Une raffinerie de pétrole a été touchée par un incendie qui a été ensuite éteint et plusieurs immeubles résidentiels ont été endommagés par des fragments de drones, causant un blessé, selon les autorités. “A la suite d’une attaque massive sur Novorossiisk, des débris de drones ont endommagé l’un des navires civils dans le port”, blessant trois membres d’équipage, a ajouté le QG opérationnel de la région de Krasnodar.Des attaques de drones ukrainiennes provoquent régulièrement des dégâts dans les secteurs pétrolier et gazier et sur des conduites destinées au transport des hydrocarbures, conduisant à une hausse des prix du carburant.

Budget: l’Assemblée ne siègera pas ce week-end, une décision “inacceptable” pour la gauche

L’Assemblée nationale, qui vient tout juste de reprendre l’examen sur le projet de loi de finances, ne siègera finalement pas ce week-end comme prévu, a annoncé le gouvernement jeudi soir, raccourcissant ainsi les débats sur un texte pourtant discuté dans des délais serrés.La gauche s’est immédiatement offusquée de cette décision, certains députés accusant l’exécutif de chercher à empêcher la tenue d’un vote. Sur la partie du budget de l’Etat consacrée aux recettes, un vote était initialement prévu lundi. Mais “au rythme auquel nous avançons il est évident que lundi nous ne terminerons pas les 1.900 amendements” restants sur ce premier volet, a déclaré peu avant minuit jeudi le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous. Après plusieurs semaines de discussions budgétaires, “nous devons également tenir compte de la fatigue qui existe chez les députés, chez les collaborateurs, chez les administrateurs” de l’Assemblée, a-t-il ajouté dans l’hémicycle, en précisant avoir été “saisi” par plusieurs groupes sur la question. Les débats ne se poursuivrons donc pas “samedi et dimanche”, a-t-il annoncé, mais reprendront lundi dès 9H00, au lieu du milieu de journée. Une décision immédiatement qualifiée d'”inacceptable” par la cheffe des députés écologistes Cyrielle Chatelain, qui a accusé l’exécutif “d’organiser (…) le fait que cette assemblée ne puisse pas se prononcer sur le budget”.”Ne prenez pas prétexte sur la fatigue des uns et des autres” pour “nous empêcher de pouvoir voter sur le budget de l’État”, a abondé le coordinateur de La France insoumise Manuel Bompard. L’ensemble du texte doit être transmis au Sénat le 23 novembre à minuit, selon les délais constitutionnels. S’il semble clair que les députés n’auront pas le temps d’aller au bout, un vote sur la seule partie recettes n’est pas non plus assuré.Les socialistes procéderont “à des retraits massifs d’amendements” afin que l’Assemblée puisse “voter”, a déclaré le député Philippe Brun, en disant regretter la décision du gouvernement. LFI a dit avoir déjà renoncé à 15% de ses amendements et être prête à en retirer davantage.- “Mauvaises conditions” -Plus tôt dans la soirée, des députés du Rassemblement national, des Républicains, de Renaissance et du groupe indépendant Liot avaient demandé une pause ce week-end. “On commence à mon avis à travailler dans de mauvaises conditions”, a lancé le député RN Jean-Philippe Tanguy. L’examen du budget de l’Etat, commencé il y a trois semaines, s’était interrompu durant 9 jours consacrés au budget de la Sécu, avec le vote mercredi de la “suspension” de la réforme des retraites de 2023.Mais l’examen du texte n’a pas pu aller à son terme. Et même si l’ensemble des amendements adoptés ont été transmis au Sénat sur les articles ayant pu être examinés, certains groupes et le gouvernement sont accusés de s’arranger de la situation. “Face aux horreurs votées, on n’a pas intérêt à aller au vote”, reconnaît un cadre Renaissance à propos du budget de l’Etat. Jeudi matin, le gouvernement a d’ailleurs subi un revers: les députés ont maintenu l’abattement fiscal de 10% sur les retraites, dont la suppression aurait généré d’importantes économies.La copie initiale du budget pour 2026 prévoit de remplacer cet abattement de 10% par un abattement forfaitaire de 2.000 euros, avec un rendement attendu de 1,2 milliard d’euros.L’objectif, selon la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin, serait de créer de “la solidarité entre retraités” en permettant une “baisse d’impôt pour 1,6 million” des plus modestes, tout en augmentant celui des autres.  Mais la mesure a provoqué une levée de boucliers. L’essentiel de la gauche, de l’alliance RN-UDR et des députés LR ont joint leurs voix pour l’effacer.”Il est hors de question de s’attaquer au pouvoir d’achat (…) de ceux qui ont travaillé toute leur vie”, a tonné Laurent Wauquiez, patron du groupe Les Républicains.Le communiste Nicolas Sansu a rappelé que la mesure provoquerait une hausse d’impôt “dès 1667 euros de pension mensuelle”. Une multitude de taxes reste à examiner, dont celle sur les petits colis, qui suscite une attention particulière alors que la polémique autour du géant du e-commerce Shein agite le débat public. Ou encore la hausse des droits de timbre pour obtenir un titre de séjour, décriée par la gauche.Auparavant, les députés s’étaient attaqués aux mesures les plus emblématiques, notamment sur la taxation des plus riches. Si la gauche a échoué à faire adopter sa “taxe Zucman”, plusieurs impôts visant les multinationales ou les superdividendes ont été votés, ulcérant le camp gouvernemental qui a dénoncé une “folie fiscale”.

Cisjordanie: deux adolescents palestiniens abattus, l’armée israélienne dit avoir déjoué une attaque

L’Autorité palestinienne a annoncé jeudi que des soldats israéliens avaient tué dans le sud de la Cisjordanie deux adolescents de 15 ans, présentés par l’armée israélienne comme des “terroristes en passe de perpétrer une attaque”.Le ministère de la Santé palestinien a annoncé sans plus de détail “le martyre de Bilal Bahaa Ali Baaran (15 ans) …

Cisjordanie: deux adolescents palestiniens abattus, l’armée israélienne dit avoir déjoué une attaque Read More »

Le Panama affirme que les exercices américains ne menacent pas le Venezuela

Le président du Panama, José Raul Mulino, a affirmé jeudi que les manœuvres militaires menées par l’armée américaine dans ce pays d’Amérique centrale ne constituent pas un “acte hostile contre le Venezuela”. Des militaires américains ont mené cette année des exercices de survie et de tactiques de combat dans la jungle panaméenne du Darien, à la …

Le Panama affirme que les exercices américains ne menacent pas le Venezuela Read More »

Mondial-2026: les Bleus et Mbappé écrasent l’Ukraine et obtiennent leur visa pour l’Amérique

Les Bleus verront l’Amérique. Portée par sa superstar Kylian Mbappé, auteur d’un doublé et héros du match, l’équipe de France a réussi sa mission et a brillamment décroché son billet pour le Mondial-2026 en écrasant l’Ukraine (4-0), jeudi au Parc des Princes.Les joueurs de Didier Deschamps avaient besoin d’un succès pour assurer leur présence à la Coupe du monde, organisée aux Etats-Unis, au Mexique et au Canada et ils ont parfaitement rempli leur contrat à une journée du terme de la campagne qualificative. Au cours d’une soirée au caractère décisif, il fallait forcément que la délivrance vienne des pieds d’un joueur majeur. Comme un symbole et alors que les Français s’enlisaient dans une domination stérile et sans saveur, c’est le capitaine Mbappé qui s’est une nouvelle fois mué en sauveur en transformant après la pause un penalty sifflé pour une faute de Taras Mykhavko sur Michael Olise (55e). Sa panenka, puis son but inscrit de près (83e), qui ont expédié les siens à la Coupe du monde, resteront forcément dans les annales.  Le N.10 a ainsi été exact au rendez-vous, fortifiant encore peu plus son aura et se rapprochant, avec 55 buts en 94 sélections, du record d’Olivier Giroud (57).   Michael Olise, auteur de sa 4e réalisation en 13 apparitions sous le maillot bleu (76e), et Hugo Ekitike, qui a ouvert son compteur sur le plan international (88e), ont aussi participé à la fête. Le déplacement en Azerbaïdjan, dimanche, sera donc sans enjeu et permettra sans doute au sélectionneur de donner du temps de jeu aux remplaçants. Le technicien de 57 ans peut déjà commencer à se projeter vers sa 7e et dernière phase finale et savourer son sans-faute, lui qui n’aura manqué aucun tournoi depuis sa nomination en 2012. Avant de passer la main, probablement à l’icône Zinédine Zidane, grandissime favori pour lui succéder, Deschamps tentera de perpétuer sa légende en ramenant une troisième étoile pour le football tricolore. Il sera auparavant attentif au tirage au sort, prévu le 5 décembre à Washington, qui déterminera les adversaires de la France au 1er tour.            – La jeunesse triomphante -La quête du précieux sésame pour le prochain Mondial aura été finalement assez aisée dans une poule largement à la portée de Kylian Mbappé et de sa bande. Même confrontée à une litanie de blessures à chaque rassemblement, la France n’a pas réellement eu à forcer son talent pour s’extraire d’un groupe D sans véritable adversaire à sa taille (Ukraine, Islande, Azerbaïdjan). Avec un effectif sans cesse remodelé, surtout en attaque, elle a été par moments poussive et jamais vraiment flamboyante mais l’essentiel est sauf.  Le match face aux Ukrainiens a pour une fois dérogé à la règle. On attendait des Tricolores qu’ils emballent la rencontre, la venue de l’Ukraine ayant réveillé le souvenir du barrage retour du 19 novembre 2013 pour l’accession à la Coupe du monde 2014, un match fondateur pour le sélectionneur (3-0). Si avant le penalty de Mbappé, ses joueurs n’avaient été que très rarement à la hauteur de l’évènement, ne parvenant pas à faire vibrer le Parc des Princes, l’ouverture du score du capitaine a ouvert en grand les vannes de l’attaque et les éléments offensifs s’en sont donnés à coeur joie après la pause. En l’absence de trois joueurs de poids en attaque (le Ballon d’Or Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Marcus Thuram), Deschamps avait confié l’animation du jeu à Rayan Cherki dans un 4-2-3-1 devenu depuis le début de l’année le schéma préférentiel des Bleus.L’apport de l’ex-Lyonnais, qui effectue des débuts très prometteurs à Manchester City et fêtait seulement sa 3e sélection à 22 ans, a été globalement assez pauvre, loin de son entrée fracassante parmi les internationaux en demi-finales de la Ligue des nations contre l’Espagne en juin dernier (défaite 5-4 avec un but et une passe décisive). Mais qu’importe pour Deschamps qui a pu compter sur un Bradley Barcola en jambes, un Ekitike très mordant après son entrée et un Olise toujours aussi précieux, une jeunesse parfaitement emmenée par un grand Mbappé. Autant d’atouts dans la besace du sélectionneur en vue de la Coupe du monde. Vivement 2026.