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Grèce: premiers objets récupérés de l’épave du Britannic, plus d’un siècle après son naufrage

Des objets appartenant au navire HMHS Britannic, bateau jumeau du Titanic et naufragé dans les eaux grecques en mer Egée en 1916, ont pour la première fois été récupérés, à une profondeur de 120 mètres, a annoncé le ministère grec de la Culture lundi.Parmi eux figurent “la cloche d’alerte du navire, la lampe de signalisation, divers équipements portables de première et deuxième classe, des carreaux de céramique provenant de la décoration d’un bain turc et une paire de jumelles d’observation”, selon un communiqué.Troisième navire de la classe Olympic, bateau jumeau du Titanic, construit dans le chantier naval Harland & Wolff, le Britannic a été réquisitionné par la Royal Navy pendant la Première Guerre mondiale et transformé en bateau-hôpital.En novembre 1916 ce paquebot heurte une mine allemande alors qu’il naviguait au large de l’île cycladique de Kea et coule en moins d’une heure faisant 30 morts parmi les 1.065 personnes à bord, selon le ministère.La récupération de premiers objets du Britannic a été réalisée à l’aide des scientifiques et d’une équipe de onze plongeurs qui participent au programme de recherche de l’historien amateur britannique Simon Mills, de la Fondation Britannic sous la supervision de l’Ephore des antiquités sous-marines de Grèce. “Les conditions sur le site du naufrage étaient particulièrement difficiles en raison des courants, de la profondeur et de la faible visibilité”, précise le communiqué.Certains objets initialement sélectionnés n’ont pas pu être récupérés à cause de leur emplacement et de leur mauvais état de conservation. Transportés dans les laboratoires des services grecs, les objets récupérés doivent faire partie d’une exposition permanente dans le nouveau musée des antiquités sous-marines actuellement en construction au Pirée, grand port près d’Athènes.

TikTok devrait passer sous pavillon américain: un accord trouvé entre la Chine et les Etats-Unis

Après deux jours de négociations menées à Madrid, la Chine et les États-Unis sont parvenus à un accord sur TikTok prévoyant que la plateforme passe sous pavillon américain, un compromis que le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping doivent finaliser vendredi.”Les grandes discussions commerciales en Europe entre les Etats-Unis et la …

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TikTok devrait passer sous pavillon américain: un accord trouvé entre la Chine et les Etats-Unis

Après deux jours de négociations menées à Madrid, la Chine et les États-Unis sont parvenus à un accord sur TikTok prévoyant que la plateforme passe sous pavillon américain, un compromis que le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping doivent finaliser vendredi.”Les grandes discussions commerciales en Europe entre les Etats-Unis et la Chine se sont TRES BIEN déroulées.(…) Un accord a aussi été trouvé sur une +certaine+ entreprise que les jeunes de notre pays veulent vraiment garder. Ils seront vraiment très heureux”, s’est félicité le président Trump sur son réseau Truth Social.”Je vais parler avec le président Xi vendredi”, a ajouté Donald Trump, au terme de discussions entre des délégations des deux pays à Madrid.Selon le secrétaire au Trésor des États-Unis Scott Bessent, présent à Madrid, le protocole entre Chine et Etats-Unis prévoit que la plateforme ait un propriétaire américain, mais il n’a pas communiqué davantage sur un accord entre “deux entités privées”.”Le cadre vise à transférer la propriété sous contrôle des États-Unis. Mais encore une fois, je ne vais pas anticiper l’appel des dirigeants prévu vendredi”, a-t-il expliqué.Côté chinois, le représentant pour le commerce international, Li Chenggang, cité par la chaîne publique CCTV, a fait état d’un “consenus sur un cadre général” concernant TikTok.Le réseau social est au cœur d’un différend entre les deux pays depuis plusieurs mois. Washington demandait à ce que TikTok soit vendu d’ici le 17 septembre à un propriétaire non chinois, sous peine d’être interdit aux Etats-Unis.En vertu d’une loi votée au Congrès en 2024, TikTok est en principe sous le coup d’une interdiction aux Etats-Unis, sauf si sa maison mère, le groupe chinois ByteDance, en abandonne le contrôle.La date limite, initialement fixée au 19 janvier, a déjà été repoussée à trois reprises par le président Trump.Ce texte visait à empêcher que les autorités chinoises ne puissent mettre la main sur des données personnelles d’utilisateurs de TikTok aux Etats-Unis ou ne soient en mesure d’influencer l’opinion américaine via le puissant algorithme du réseau social, même si aucun élément n’a jamais été produit pour justifier ces craintes.- De nouvelle négociations en vue -La cession nécessite le feu vert de la société ByteDance mais aussi des autorités chinoises, qui n’avaient, ni l’une, ni les autres, validé jusqu’à présent l’idée même d’une vente.Aucun détail du schéma de cession n’a été révélé lundi par les autorités américaines ou chinoises. Sollicité par l’AFP, TikTok n’a pas donné suite dans l’immédiat.Outre l’actionnariat de TikTok, se pose la question de la propriété de l’algorithme qui a fait le succès du réseau social aux plus de 170 millions d’utilisateurs aux Etats-Unis.  Entamées dimanche, les négociations entre la Chine et les Etats-Unis se tenaient à Madrid, au siège du ministère espagnol des Affaires étrangères, après un cycle de discussions menées à Genève, Stockholm et Londres.Les délégations étaient dirigées, d’une part, par Scott Bessent et, d’autre part, par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng, qui ne s’est pas exprimé à l’issue des discussions lundi.”Nous avons eu de très bonnes discussions”, a estimé Scott Bessent à l’issue de la deuxième journée des pourparlers, précisant que ces échanges s’étaient concentrés sur TikTok et que de nouvelles négociations se tiendraient, ailleurs, dans environ un mois.Signe que les tensions ne sont pas apaisées entre les deux géants, Pékin a accusé lundi le géant américain des puces électroniques Nvidia d’avoir violé ses lois anti-monopole et annoncé une “enquête approfondie”, sans plus de précisions.Cette annonce survient en outre après le lancement par la Chine au cours du week-end d’enquêtes dans le secteur des semi-conducteurs aux États-Unis.La Chine “défendra résolument ses intérêts nationaux ainsi que les droits et intérêts légitimes des entreprises à capitaux chinois à l’étranger”, a averti lundi He Lifeng au cours des négociations, selon l’agence officielle Chine nouvelle.Les tensions commerciales entre Pékin et Washington ont connu des hauts et des bas en 2025, les deux pays se lançant dans l’augmentation répétée de leurs tarifs douaniers respectifs. En mai, Washington et Pékin ont conclu un accord abaissant temporairement les droits de douane à 30% pour les produits chinois importés aux Etats-Unis et à 10% pour les biens américains importés en République populaire. En août, les deux pays ont décidé de reporter de 90 jours l’entrée en vigueur de nouvelles hausses de leurs droits de douane respectifs, prolongeant ainsi la trêve commerciale jusqu’au 10 novembre.vid-ds-mig-meg-tu/yk

TikTok devrait passer sous pavillon américain: un accord trouvé entre la Chine et les Etats-Unis

Après deux jours de négociations menées à Madrid, la Chine et les États-Unis sont parvenus à un accord sur TikTok prévoyant que la plateforme passe sous pavillon américain, un compromis que le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping doivent finaliser vendredi.”Les grandes discussions commerciales en Europe entre les Etats-Unis et la Chine se sont TRES BIEN déroulées.(…) Un accord a aussi été trouvé sur une +certaine+ entreprise que les jeunes de notre pays veulent vraiment garder. Ils seront vraiment très heureux”, s’est félicité le président Trump sur son réseau Truth Social.”Je vais parler avec le président Xi vendredi”, a ajouté Donald Trump, au terme de discussions entre des délégations des deux pays à Madrid.Selon le secrétaire au Trésor des États-Unis Scott Bessent, présent à Madrid, le protocole entre Chine et Etats-Unis prévoit que la plateforme ait un propriétaire américain, mais il n’a pas communiqué davantage sur un accord entre “deux entités privées”.”Le cadre vise à transférer la propriété sous contrôle des États-Unis. Mais encore une fois, je ne vais pas anticiper l’appel des dirigeants prévu vendredi”, a-t-il expliqué.Côté chinois, le représentant pour le commerce international, Li Chenggang, cité par la chaîne publique CCTV, a fait état d’un “consenus sur un cadre général” concernant TikTok.Le réseau social est au cœur d’un différend entre les deux pays depuis plusieurs mois. Washington demandait à ce que TikTok soit vendu d’ici le 17 septembre à un propriétaire non chinois, sous peine d’être interdit aux Etats-Unis.En vertu d’une loi votée au Congrès en 2024, TikTok est en principe sous le coup d’une interdiction aux Etats-Unis, sauf si sa maison mère, le groupe chinois ByteDance, en abandonne le contrôle.La date limite, initialement fixée au 19 janvier, a déjà été repoussée à trois reprises par le président Trump.Ce texte visait à empêcher que les autorités chinoises ne puissent mettre la main sur des données personnelles d’utilisateurs de TikTok aux Etats-Unis ou ne soient en mesure d’influencer l’opinion américaine via le puissant algorithme du réseau social, même si aucun élément n’a jamais été produit pour justifier ces craintes.- De nouvelle négociations en vue -La cession nécessite le feu vert de la société ByteDance mais aussi des autorités chinoises, qui n’avaient, ni l’une, ni les autres, validé jusqu’à présent l’idée même d’une vente.Aucun détail du schéma de cession n’a été révélé lundi par les autorités américaines ou chinoises. Sollicité par l’AFP, TikTok n’a pas donné suite dans l’immédiat.Outre l’actionnariat de TikTok, se pose la question de la propriété de l’algorithme qui a fait le succès du réseau social aux plus de 170 millions d’utilisateurs aux Etats-Unis.  Entamées dimanche, les négociations entre la Chine et les Etats-Unis se tenaient à Madrid, au siège du ministère espagnol des Affaires étrangères, après un cycle de discussions menées à Genève, Stockholm et Londres.Les délégations étaient dirigées, d’une part, par Scott Bessent et, d’autre part, par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng, qui ne s’est pas exprimé à l’issue des discussions lundi.”Nous avons eu de très bonnes discussions”, a estimé Scott Bessent à l’issue de la deuxième journée des pourparlers, précisant que ces échanges s’étaient concentrés sur TikTok et que de nouvelles négociations se tiendraient, ailleurs, dans environ un mois.Signe que les tensions ne sont pas apaisées entre les deux géants, Pékin a accusé lundi le géant américain des puces électroniques Nvidia d’avoir violé ses lois anti-monopole et annoncé une “enquête approfondie”, sans plus de précisions.Cette annonce survient en outre après le lancement par la Chine au cours du week-end d’enquêtes dans le secteur des semi-conducteurs aux États-Unis.La Chine “défendra résolument ses intérêts nationaux ainsi que les droits et intérêts légitimes des entreprises à capitaux chinois à l’étranger”, a averti lundi He Lifeng au cours des négociations, selon l’agence officielle Chine nouvelle.Les tensions commerciales entre Pékin et Washington ont connu des hauts et des bas en 2025, les deux pays se lançant dans l’augmentation répétée de leurs tarifs douaniers respectifs. En mai, Washington et Pékin ont conclu un accord abaissant temporairement les droits de douane à 30% pour les produits chinois importés aux Etats-Unis et à 10% pour les biens américains importés en République populaire. En août, les deux pays ont décidé de reporter de 90 jours l’entrée en vigueur de nouvelles hausses de leurs droits de douane respectifs, prolongeant ainsi la trêve commerciale jusqu’au 10 novembre.vid-ds-mig-meg-tu/yk

La surexposition aux pesticides des riverains des vignes démontrée par une vaste étude

Une photographie de l’exposition aux pesticides: les riverains des vignes sont plus imprégnés que les autres Français, démontre une étude nationale inédite, dévoilée lundi par deux agences sanitaires, sans déterminer à ce stade les impacts potentiels sur la santé. Très attendue, dans un contexte d’inquiétudes croissantes mais aussi de tensions avec une partie du monde agricole, l’étude PestiRiv a mesuré la présence de 56 substances dans l’urine et les cheveux de 1.946 adultes et 742 enfants, ainsi que dans l’air extérieur, les poussières et l’air des habitations, plus quelques potagers.D’une ampleur inédite, elle a porté en 2021-2022 sur 265 sites dans six régions viticoles (Grand Ouest, Bourgogne Franche-Comté, Auvergne Rhône-Alpes, Provence-Alpes-Côte d’Azur, Occitanie, Nouvelle-Aquitaine).Ce travail de Santé publique France et de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a aussi recherché d’autres sources d’exposition potentielles (alimentation, modes de vie). “Cohérents” avec ceux d’études aux Etats-Unis et aux Pays-Bas, selon les deux agences, les résultats montrent que les riverains des vignobles “sont plus exposés aux produits phytopharmaceutiques (fongicides, herbicides, insecticides ndlr) que ce(ux) vivant loin de toute culture”. Ils ont été communiqués aux parties prenantes (exploitants, élus locaux, ONG…)La majorité des substances, spécifiques à cette culture (folpel, métirame) ou pas (glyphosate, fosétyl-aluminium, spiroxamine…), ont été retrouvées près des vignes – culture choisie pour sa forte consommation de ces produits et sa proximité des habitations.- Enfants plus imprégnés-Dans les zones viticoles (à moins de 500 mètres) ont été retrouvés des niveaux de contamination parfois supérieurs de “45% dans les urines”, “plus de 1.000% dans les poussières”, “12 fois” plus grands dans l’air ambiant, comparé aux zones à plus d’un kilomètre de toute culture, a détaillé à la presse Clémence Fillol (SpF).En période de traitement des cultures, les “niveaux de contamination pouvaient augmenter de jusqu’à 60% dans les urines ou selon les pesticides mesurés”, de “plus de 700% dans les poussières, jusqu’à “45 fois dans l’air ambiant”, a-t-elle poursuivi.Deux facteurs principaux sont apparus dans cette exposition: elle augmente avec la quantité de pesticides épandue et diminue avec l’éloignement des vignes, a précisé Ohri Yamada (Anses).La durée d’aération du logement et du temps passé à l’extérieur jouent aussi, dans une moindre mesure.Les enfants de 3 à 6 ans étaient plus imprégnés, car “davantage en contact avec le sol” ou portant les mains à leur bouche, “par leur apport alimentaire aussi”, a précisé Mme Fillol.Les moins de trois ans n’ont pas été inclus, les scientifiques invoquant des difficultés concrètes (recueil d’urine…). Et trop peu de viticulteurs et ouvriers agricoles ont participé pour établir une imprégnation spécifique.Autre limite: les chercheurs n’ont pas pu accéder aux “données réelles d’utilisation des produits phytopharmaceutiques”, et ont dû employer “une méthode très complexe et très chronophage” pour reconstituer les quantités de pesticides épandues. Surtout, cette photographie n’évalue pas les effets de ces expositions sur la santé.  “Nous ne disposons pas aujourd’hui de lien entre les niveaux d’imprégnation retrouvés et des éléments cliniques en santé humaine”, notamment sur des cancers, a résumé Benoît Vallet, directeur général de l’Anses.D’autant que d’autres expositions environnementales (métaux lourds, particules fines, etc) peuvent influer.Cette étude “ne prétend pas répondre à toutes les questions”, a souligné Caroline Semaille, directrice générale de SpF, et “d’autres grandes enquêtes avec l’Anses viendront compléter ses premiers résultats”.Même si les niveaux d’exposition ne dépassent pas ceux anticipés dans les autorisations de mise sur le marché (AMM) de pesticides, les agences recommandent, par précaution, de “réduire au strict nécessaire le recours aux produits phytopharmaceutiques”, avec notamment une application “ambitieuse” de la stratégie Ecophyto.Autre préconisation: informer les habitants avant les traitements pour qu’ils puissent adapter leur comportement: se déchausser en rentrant chez soi, nettoyer le sol, sécher le linge à l’intérieur, etc. “Cette étude confirme nos craintes”, a commenté à l’AFP François Veillerette, porte-parole de Générations futures, inquiet du “peu d’empressement (de l’Etat ndlr) à relancer le plan Ecophyto”, qui prévoit de diminuer par deux l’usage des pesticides d’ici 2030. L’ONG appelle à élargir les zones sans traitement (actuellement 10 mètres pour la vigne) et à accélérer la conversion au bio.Le Comité national des interprofessions des vins (CNIV) a insisté sur une amélioration des pratiques du secteur depuis dix ans, appelant aussi les fabricants de pesticides à faire évoluer leurs produits.

Tour d’Espagne : Pedro Sánchez redit sa “profonde admiration” pour les manifestants propalestiniens

Au lendemain de la fin chaotique de La Vuelta à Madrid, le Premier ministre espagnol a campé sur ses positions lundi, réaffirmant son “admiration” pour les manifestants propalestiniens ayant perturbé l’épreuve, et suggérant d’exclure d’Israël des compétitions sportives “tant que la barbarie continuerait” à Gaza.”Nous ressentons, comme je l’ai dit hier, une profonde admiration et un grand respect pour nos sportifs, pour les cyclistes du Tour d’Espagne”, a déclaré le chef du gouvernement espagnol lundi lors d’une réunion avec des députés et des sénateurs socialistes.”Mais nous ressentons également un immense respect et une profonde admiration pour une société civile espagnole qui se mobilise contre l’injustice et défend ses convictions de manière pacifique”, a-t-il ajouté, reprenant des mots qu’il avait déjà utilisés dimanche matin en évoquant les manifestants propalestiniens qui ont perturbé l’épreuve cycliste quasiment tous les jours pour protester contre la participation de l’équipe Israel-Premier Tech.Le chef du gouvernement, à la tête d’une coalition de gauche, très critique à l’égard du gouvernement de Benjamin Netanyahu, a également suggéré qu’Israël ne devrait participer à “aucune compétition internationale (…) tant que la barbarie continuerait” à Gaza, évoquant l’exemple de la Russie et des sanctions qui visent ses sportifs depuis l’invasion de l’Ukraine.Son ministre de la Culture Ernest Urtasun a aussi estimé que l’Espagne devrait boycotter la prochaine édition du concours Eurovision de la Chanson si Israël n’en était pas exclu.- “Honte pour l’Espagne” -Dimanche, des manifestants propalestiniens ont envahi le parcours de l’ultime étape du Tour d’Espagne cycliste, en plein Madrid, contraignant les organisateurs à y mettre prématurément un terme.Ces incidents ont valu dès dimanche soir au chef du gouvernement espagnol de nouvelles virulentes critiques du ministre des Affaires étrangères israélien Gidéon Saar. Il l’a accusé d’avoir “encouragé les manifestants à sortir dans les rues” et qualifié son gouvernement de “honte pour l’Espagne”.Les relations entre Israël et l’Espagne, qui a reconnu l’Etat de Palestine en 2024, sont particulièrement tendues depuis plusieurs mois. Elles se sont encore dégradées il y a une semaine avec l’annonce par Pedro Sánchez de nouvelles mesures pour “mettre un terme au génocide à Gaza”, dont un embargo sur les contrats d’armement avec Israël -une mesure qui s’est traduite notamment par l’annulation d’un contrat de près de 700 millions d’euros pour des lance-roquettes de conception israélienne, selon des documents officiels consultés lundi par l’AFP.Sur le plan intérieur, l’opposition de droite a aussi multiplié depuis dimanche les critiques à l’égard du gouvernement et de Pedro Sánchez, accusés de n’avoir pas su gérer les manifestations autour de la course cycliste, voire de les avoir incitées.”Le gouvernement a non seulement permis, mais aussi encouragé l’interruption de la Vuelta, provoquant ainsi une honte internationale relayée dans le monde entier”, a fustigé dimanche soir Alberto Nuñez Feijoó, le chef de file du Parti populaire (PP, droite).- “Inacceptable” -Signe que les manifestations de dimanche ont marqué les esprits, la Fédération des Communautés Juives d’Espagne (FCJE) a réagi lundi – elle était restée muette jusqu’à présent, alors que les manifestations propalestiniennes ont émaillé quasi quotidiennement La Vuelta depuis l’arrivée de la course sur le territoire espagnol. “Toute permissivité face à la violence constitue un recul démocratique et un grave risque pour la cohésion sociale”, a-t-elle fustigé, jugeant “intolérable (…) qu’on sème l’hostilité envers la communauté juive”, composée de 45.000 personnes dans le pays selon elle.Dans un pays où la cause palestinienne est très populaire, la Vuelta a été perturbée à de nombreuses reprises par des actions de militants propalestiens demandant l’exclusion de l’équipe Israel-premier Tech, provoquant parfois la chute de certains coureurs ou obligeant à raccourcir des étapes.”Ce qu’il s’est passé est totalement inacceptable”, a déploré lundi le directeur du Tour d’Espagne cycliste Javier Guillén, s’inquiétant de la bonne tenue de futures étapes du Tour de France, dont le départ se fera à Barcelone en 2026. “D’ici au Tour de France, espérons que le conflit à Gaza soit résolu”, a-t-il lâché.Lundi, l’Union cycliste internationale a quant à elle dit lundi “regretter” le soutien du gouvernement espagnol aux manifestations propalestiniennes lors du Tour d’Espagne qui est, selon elle, “de nature à remettre en cause la capacité de l’Espagne à accueillir de grands événements sportifs internationaux”.

Tour d’Espagne : Pedro Sánchez redit sa “profonde admiration” pour les manifestants propalestiniens

Au lendemain de la fin chaotique de La Vuelta à Madrid, le Premier ministre espagnol a campé sur ses positions lundi, réaffirmant son “admiration” pour les manifestants propalestiniens ayant perturbé l’épreuve, et suggérant d’exclure d’Israël des compétitions sportives “tant que la barbarie continuerait” à Gaza.”Nous ressentons, comme je l’ai dit hier, une profonde admiration et …

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Au Bélarus, des exercices militaires avec la Russie aux portes de l’Otan

Des bruits d’explosion, des gerbes de feu et le rugissement d’avions de combat: quelques hommes, dont deux représentants militaires américains, observent à la jumelle les manoeuvres de troupes russes et bélarusses.Ces exercices baptisés “Zapad-2025”, prévus pour durer jusqu’à mardi, ont été lancés vendredi, quelques jours après l’intrusion sans précédent d’une vingtaine de drones russes sur …

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Au Bélarus, des exercices militaires avec la Russie aux portes de l’Otan

Des bruits d’explosion, des gerbes de feu et le rugissement d’avions de combat: quelques hommes, dont deux représentants militaires américains, observent à la jumelle les manoeuvres de troupes russes et bélarusses.Ces exercices baptisés “Zapad-2025”, prévus pour durer jusqu’à mardi, ont été lancés vendredi, quelques jours après l’intrusion sans précédent d’une vingtaine de drones russes sur le territoire polonais, condamnée par l’Union européenne. Dimanche, la Roumanie a à son tour dénoncé l’intrusion d’un drone russe.Si les pays appartenant au flanc oriental de l’Otan ont fait part de leurs vives préoccupations concernant les intentions de Moscou, la Russie et son allié, le Bélarus, où se déroulent la plupart des manoeuvres, jugent ces réactions exagérées.L’objectif revendiqué de ces exercices, qui se déroulent habituellement tous les quatre ans, consiste à simuler une invasion de leur territoire par un “ennemi”.”On a entendu beaucoup de choses (…), qu’on était en train de menacer l’Otan, qu’on allait envahir les Etats baltes… Bref, une série d’absurdités”, a commenté lundi le ministre bélarusse de la Défense Viktor Khrenine, en supervisant les opérations à la base de Borissov, à l’est de la capitale Minsk.La Pologne, la Lettonie et la Lituanie – trois pays bordant le Bélarus – ont néanmoins renforcé leurs mesures de sécurité, en fermant notamment leurs frontières et en organisant des exercices militaires rivaux.Fait rare, le Bélarus a invité lundi des dizaines de journalistes étrangers et d’équipes de télévision à assister à quelques opérations.- “Meilleures places” -Des représentants américains étaient également présents, recevant un accueil d’invités d’honneur, un nouveau signe de conciliation entre Washington et Minsk.Le ministère bélarusse de la Défense a publié lundi une vidéo montrant Viktor Khrenine serrant la main à l’attaché militaire américain Bryan Shoupe, accompagné d’un autre homme et tous deux en uniforme, et échangeant quelques paroles avec lui en russe.”Merci pour l’invitation”, a déclaré le représentant américain dans cette vidéo.”Les meilleures places pour observer seront mises à votre disposition (…) Nous vous montrerons tout ce qui vous intéresse”, lui a répondu le ministre bélarusse.Selon Minsk, des représentants d’une vingtaine de pays assistent aux manoeuvres, dont la Hongrie et la Turquie, membres de l’Otan.Depuis leur plateforme d’observation, les spectateurs ont notamment assisté aux manoeuvres de véhicules dans une rivière, suivis depuis les airs par un hélicoptère. Dans un bunker, de jeunes conscrits chargeaient des obus dans un canon.Les journalistes n’ont pas été invités aux exercices se déroulant en mer de Barents et dans la Baltique, ni aux exercices terrestres dans la région bélarusse de Grodno, à la frontière avec la Pologne et la Lituanie.Selon Minsk, 7.000 soldats participent à l’édition “Zapad-2025”, dont seulement 1.000 envoyés par la Russie, qui a massivement déployé ses troupes en Ukraine depuis février 2022. Les exercices militaires conjoints de 2021 avaient mobilisé quelque 200.000 soldats.Le ministre bélarusse de la Défense a justifié la baisse du nombre de soldats déployés par la volonté de Minsk de “réduire les tensions” avec ses voisins. “Nous n’avons rien à cacher”, a-t-il déclaré, ajoutant: “Nous nous préparons seulement à défendre notre pays”. 

Athlétisme: et Armand Duplantis s’envola vers de nouveaux cieux à 6,30 m

Un peu plus encore dans la stratosphère et dans l’histoire du sport, Armand Duplantis a franchi la barre des 6,30 mètres à la perche, améliorant pour la 14e fois le record du monde, lundi en finale des Mondiaux à Tokyo.Jusqu’où s’arrêtera le génie suédois ? Jamais l’expression britannique imagée “Sky is the limit”, qu’on pourrait traduire par “sans limite si ce n’est le ciel” aura été aussi appropriée à un sportif dont la spécialité est de s’élever dans les airs. Et de se prendre à imaginer l’envolée au-delà des 6,40 m et rêver même aux 6,50 m.Le fait est qu’en cinq ans à peine, “Mondo” a habitué le monde à ses exploits centimètre par centimètre, quelle que soit la scène, Jeux olympiques, meetings, Championnats du monde, en plein air, en salle… Et qu’on ne s’en lasse pas.”Il faut admirer, savourer. C’est exceptionnel de vivre ça. Il a cassé la barrière des 6,20 m maintenant celle des 6,30 m. Faut savourer. C’est le plus grand athlète toutes disciplines confondues. Y en a pas un qui lui arrive à la cheville. Il repousse les limites”, a témoigné son pote Renaud Lavillenie, pas rancunier d’avoir vu le prodige effacer ses 6,16 m des tablettes un soir de février 2020.La moiteur de Tokyo n’a pas freiné son élan. Mais il devait d’abord expédier les affaires courantes et s’assurer du titre, son troisième mondial. Ce qu’il a fait en étant le seul à franchir 6,15 m, avant une tentative en coup de poker ratée à 6,20 m du Grec Emmanouil Karalis, beau deuxième qui franchit pour la 12e fois cette saison six mètres ou plus.- “C’était sûr” -Une fois le stade national de Tokyo rien qu’à lui, Duplantis a réclamé les applaudissements du public dans une enceinte qui sonnait si creux il y a quatre ans lors de son premier sacre olympique, en pleine pandémie de Covid-19.Premier essai, manqué de peu. Le deuxième aussi.Très concentré, les yeux fermés, il s’assoit sur son banc à côté de son ami Karalis, qui lui souffle de l’air avec un ventilateur portatif pour lui donner des ailes.Et vient enfin la liesse à la troisième tentative, comme au Stade de France (6,25 m) aux derniers JO, où il conjura le souvenir “apocalyptique”, selon ses propres mots, de son sacre olympique sans spectateur avec qui célébrer trois ans plus tôt.”Je pense que je le méritais aussi, un peu, car je sentais que j’étais vraiment proche lors des Jeux olympiques ici. Ce qui a fait la différence, c’était d’avoir les spectateurs et toute l’énergie du public, car c’est l’un des meilleurs stades, une des meilleures ambiances, une des meilleures expériences que j’aie connus”, a lancé le Suédois dans la nuit.Le perchiste exulte, enlace ses camarades du podium, le médaillé d’argent du soir Karalis (6,00 m) et de bronze de l’Australien Kurtis Marschall (5,95 m).”Je pense qu’il voulait le faire ici et on pouvait le voir dans ses yeux, il allait franchir la barre, c’était sûr”, a raconté ce dernier en zone mixte.Duplantis a salué ensuite chaque côté du stade tokyoïte, avant d’embrasser sa fiancée Desiré Inglander, au son de “Gimme Gimme Gimme” du groupe Abba, toutes basses hurlantes.- L’exploit de Kambundji -Le concours de perche, remarquable de densité avec sept perchistes à 5,90 m ou plus, n’a pas manqué d’images fortes, notamment l’émotion de Sam Kendricks, au pied du mur après deux sauts manqués, avant de franchir 5,95 m et de courir, emporté par une joie enfantine, comme s’il avait lui aussi battu le record, avant d’essuyer quelques larmes, félicité par le vétéran Renaud Lavillenie.En ce jour férié au Japon censé célébrer les personnes âgées, le Français de 38 ans, a tenté un coup de baroudeur de la perche et fait l’impasse sur plusieurs barres, comptant sur un exploit de sa part et sur les erreurs de ses adversaires. Mais il a finalement dû se contenter d’une barre à 5,75 m, restant jusqu’au bout de la soirée pour féliciter son héritier.Le reste de la nuit a été marqué par deux scénarios fous: sur 3.000 m steeple, le double champion du monde et double champion olympique en titre Soufiane El-Bakkali s’est fait doubler dans les derniers mètres par le surprenant Néo-Zélandais Geordie Beamish, auteur d’une impressionnante dernière ligne droite (8:33.88).Juste après, la favorite du 100 m haies Masai Russell est elle passée à côté de sa course (4e), remportée par la Suissesse Ditaji Kambundji (12.24), seulement 13e meilleure performeuse de l’été avant dimanche.Au marteau, la Canadienne Camryn Rogers, championne olympique à Paris, a aisément conservé son titre mondial grâce à un jet à 80,51 m.