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Le Pakistan dément avoir frappé l’Afghanistan, après des raids ayant fait 10 morts
Le Pakistan a démenti mardi avoir mené des frappes sur l’Afghanistan, où le gouvernement taliban l’a accusé d’avoir ciblé des civils, tuant dix personnes dont neuf enfants.”Chaque fois que nous menons une frappe, celle-ci est assumée”, a assuré le lieutenant-général Ahmed Chaudhry sur la chaîne de télévision d’Etat pakistanaise PTV. Il a martelé que les …
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Décès à 111 ans d’une des dernières survivantes du massacre raciste de Tulsa
Elle a survécu à l’un des pires déchaînements de violence raciste qu’ont connu les Etats-Unis au début du 20e siècle et aura porté sa mémoire jusqu’au bout. Viola Fletcher, une des dernières survivantes du massacre de Tulsa, est décédée à l’âge de 111 ans.”Aujourd’hui, notre ville pleure la disparition de +Maman+ Viola Fletcher, rescapée de …
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La France dit adieu à ses pandas chinois, Pékin promet de les remplacer
L’unique couple de pandas géants hébergé en France s’est envolé mardi depuis Roissy pour regagner leur Chine natale, suscitant l’émotion de nombreux fans, mais Pékin a promis de leur trouver des remplaçants. Les deux ursidés, Huan Huan et Yuan Zi, prêtés au zoo de Beauval (Loir-et-Cher) par la Chine depuis 2012, ont pris place à la mi-journée à bord d’un Airbus A330 Cargo d’Air China, ont constaté des journalistes de l’AFP. Ils doivent atterrir à Chengdu (centre de la Chine) mercredi matin, après environ 12 heures de vol. Leur rapatriement, initialement prévu pour 2027, a été anticipé en raison d’une insuffisance rénale dont souffre Huan Huan, la femelle.”Rassurez-vous amis français, de nouveaux pandas géants arriveront dans le futur”, a déclaré le chargé d’affaires de l’ambassade de Chine en France, Chen Dong, présent sur le tarmac de l’aéroport, juste avant le décollage.Les plantigrades âgés de 17 ans ont été placés dans deux caisses blanches marquées de l’inscription “bon voyage”. Ils disposent pour le trajet de 180 kilos de bambous frais et de plusieurs jerricanes d’eau.A Beauval, il ne reste plus désormais que deux pandas, nés de leur union, uniques représentants de l’espèce en France.Ces gros nounours à tête blanche et aux yeux sombres entourés de taches noires suscitent la sympathie à travers le monde. En liberté, on les trouve uniquement en Chine où ils sont utilisés comme cadeaux de prestige et outil d’influence dans les relations internationales.Dans le cadre de sa “diplomatie du panda”, Pékin prête quelques rares animaux à l’étranger pour renforcer les relations avec certains pays. En dehors de Chine, seuls une vingtaine de parcs zoologiques possèdent ces herbivores.- “Amitié sino-française” -Ces “adorables pandas géants” sont “des ambassadeurs de l’amitié sino-française” et ils continueront de “rapprocher le peuple français et le peuple chinois”, a assuré Chen Dong.Huan Huan et Yuan Zi avaient quitté le parc animalier de Beauval, dans la nuit, peu après 5H00 au sein d’un convoi exceptionnel sous escorte policière, devant quelques admirateurs émus qui avaient bravé le froid.Le couple doit rejoindre le Centre de conservation de Chengdu, dans le cadre du programme international de recherche et de reproduction des pandas géants.Leur départ est “une étape”, a estimé le directeur du parc, Rodolphe Delord, saluant l’annonce de l’ambassade de Chine sur l’arrivée de nouveaux pandas. Il a précisé qu’il devait se rendre prochainement à Chengdu.Au moment de quitter Beauval, les pandas sont apparus une dernière fois devant la dizaine de soigneurs venus les saluer, à travers la vitre en plexiglas de leur boîte. Certains, à leurs côtés depuis 13 ans, avaient les yeux humides.L’agitation n’a pas eu l’air de perturber les plantigrades.”On dirait que c’est presque comme si de rien n’était pour Huan Huan. Elle se gratte, elle est à l’aise”, s’est amusé le directeur du parc Rodolphe Delord, lui aussi très ému.Drapeaux en main et “bob panda” sur la tête, Patrice Colombel et son épouse Véronique, avaient fait le déplacement à Beauval depuis Bordeaux, pour “un dernier adieu rempli d’émotion”.”On est tristes. Avant eux, je n’avais jamais vu de panda”, a dit cette dernière à l’AFP.Depuis leur arrivée en 2012, dans un avion spécial à leur effigie, ces pandas ont soutenu le succès du parc zoologique de Beauval qui a accueilli deux millions de visiteurs et réalisé 113 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2023.Ils ont aussi donné naissance à trois bébés, une première en France: un mâle né en 2017 et parti il y a deux ans en Chine, mais aussi deux jumelles, qui, elles, resteront à Beauval au moins jusqu’en janvier 2027.
Le Pakistan dément avoir frappé l’Afghanistan, après des raids ayant fait 10 morts
Le Pakistan a démenti mardi avoir mené des frappes sur l’Afghanistan, où le gouvernement taliban l’a accusé d’avoir ciblé des civils, tuant dix personnes dont neuf enfants.”Chaque fois que nous menons une frappe, celle-ci est assumée”, a assuré le lieutenant-général Ahmed Chaudhry sur la chaîne de télévision d’Etat pakistanaise PTV. Il a martelé que les accusations de Kaboul étaient “sans fondement” et que l’armée pakistanaise “n’attaquait pas les civils”.D’après Kaboul, qui a promis de riposter, les frappes ont été menées dans la nuit de lundi à mardi sur trois régions frontalières.Elles interviennent au lendemain d’un attentat-suicide visant les forces de sécurité pakistanaises et alors que les relations bilatérales se sont vivement détériorées récemment : le Pakistan se plaint d’une résurgence d’attaques contre ses forces de sécurité et procède à des expulsions d’Afghans, réfugiés ou installés illégalement sur son sol.En octobre, les deux pays se sont affrontés avec une rare intensité, faisant environ 70 morts, avant de se retrouver pour plusieurs cycles de négociations débouchant sur une trêve.Mais celle-ci a des contours flous puisque, malgré la médiation du Qatar et de la Turquie, les deux parties ne sont pas parvenues à la concrétiser et son avenir, mardi, est incertain.- “Les civils n’ont rien fait” -Le porte-parole du gouvernement taliban, Zabihullah Mujahid, a accusé le voisin pakistanais d’avoir notamment frappé la région de Khost, “bombardant la maison d’un civil”.”Neuf enfants (cinq garçons et quatre filles) et une femme ont été tués”, a-t-il écrit sur X.Des drones et des avions ont mené ces raids, d’après Mustaghfir Gurbuz, porte-parole du gouverneur de Khost, région où des centaines de personnes ont assisté aux funérailles des dix morts.Un correspondant de l’AFP y a vu les dépouilles d’enfants enveloppées dans des linceuls blancs, dans le secteur de Jige Mughalgai, tout près de la frontière.”Voici ce que nous demandons au gouvernement du Pakistan : ne visez pas des gens ordinaires. Les civils n’ont rien fait de mal”, a déclaré auprès de l’AFP Sajidulrahmane, un habitant.Selon le porte-parole du gouvernement taliban, d’autres provinces orientales ont été touchées par des raids, celles de Kunar et de Paktika, où quatre blessés ont été recensés.Kaboul “répondra de manière appropriée en temps voulu”, a-t-il averti.Les frappes pakistanaises de mardi surviennent au lendemain d’un attentat-suicide contre le QG des forces de sécurité pakistanaises dans une province frontalière de l’Afghanistan.S’il n’a pas été revendiqué dans l’immédiat, la chaîne de télévision d’Etat pakistanaise PTV a rapporté que les assaillants seraient des “ressortissants afghans”.- Rapprochement Delhi-Kaboul -Le 11 novembre, un autre attentat devant un tribunal d’Islamabad avait fait 12 morts et des dizaines de blessés et avait été revendiqué par une faction des talibans pakistanais, qui partagent la même idéologie que les talibans afghans.Islamabad a de nouveau accusé mardi Kaboul d’être impliqué dans cet attentat, affirmant qu’un des suspects avait “reconnu avoir des liens avec l’Afghanistan, être venu de là-bas et y avoir été entraîné”.Islamabad, confronté à une résurgence d’attaques contre ses forces de sécurité, accuse inlassablement son voisin afghan “d’abriter”, notamment dans les régions frontalières, des groupes “terroristes”, en tête desquels les talibans pakistanais (TTP).Kaboul, qui dément, accuse lui aussi son voisin de soutenir des groupes armés qui lui sont hostiles et estime que les attaques contre les forces de sécurité pakistanaises sont un problème domestique, sur lequel il n’a pas la main.Ces tensions surviennent en outre alors que l’Inde, ennemi historique du Pakistan, se rapproche de Kaboul.Cette semaine, le ministre taliban du Commerce et de l’Industrie, Nooruddin Azizi, s’est rendu à New Delhi, Kaboul voulant compenser la baisse des échanges avec le Pakistan en nouant des liens avec d’autres partenaires commerciaux.La fermeture de la frontière depuis le 12 octobre empêche les échanges commerciaux bilatéraux d’ordinaire importants.
Terres rares: l’Europe doit “muscler son jeu” face au “racket” chinois, selon la Commission
L’Europe doit “muscler” son jeu pour réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine en matière de terres rares, a déclaré mardi le vice-président de la Commission européenne Stéphane Séjourné, accusant Pékin d’exercer une forme de “racket” sur les entreprises européennes qui veulent s’en procurer.Malgré la suspension de certaines de ses restrictions aux exportations de terres rares, la Chine continue d’exiger des entreprises étrangères “des renseignements relevant souvent, et c’est inquiétant, de secrets industriels”, des “exigences qui s’apparentent aussi à du +racket+”, a lancé le commissaire chargé de la Stratégie industrielle.Lors d’un débat au Parlement européen à Strasbourg, M. Séjourné a détaillé les grands axes du plan qu’il présentera la semaine prochaine pour sécuriser les approvisionnements européens en terres rares, baptisé ResourceEU.Les terres rares sont des métaux et minerais essentiels pour des pans entiers de l’économie, en particulier l’industrie automobile, les énergies renouvelables ou la défense.Cette année, la Chine qui domine la production mondiale de terres rares, a imposé des restrictions à ses exportations en avril puis en octobre, au grand dam des industriels européens. Fin octobre, Pékin a annoncé la suspension pour un an d’une partie de ces mesures, dans le cadre d’un accord avec Washington.Mais “cette avancée n’est que partielle, probablement très temporaire et il est temps pour l’Europe de muscler son jeu, redoubler ses efforts, c’est-à-dire vis-à-vis de la Chine, réduire les dépendances”, a estimé M. Séjourné.L’UE a déjà lancé des initiatives en ce sens, visant à développer sa propre production minière et à nouer des partenariats avec d’autres producteurs. Mais pour accélérer le mouvement, le plan ResourceEU prévoit notamment la création d’un “centre européen des matières premières critiques”, qui pourra acheter en commun et stocker les minerais, a détaillé le responsable européen, évoquant aussi des dispositifs pour encourager le recyclage des matières premières en Europe.
Frappes russes sur Kiev, poursuite des négociations autour du plan américain pour l’Ukraine
Une pluie de drones et missiles s’est abattue sur Kiev dans la nuit, faisant au moins sept morts, tandis que s’activent mardi en coulisses Ukrainiens, Américains et Européens pour tenter de trouver une issue au conflit après la publication d’un plan américain.Des réunions “secrètes” sur l’Ukraine entre Américains et Russes se sont tenues lundi et devraient se poursuivre mardi à Abou Dhabi pour tenter d’avancer sur un cessez-le-feu, ont affirmé mardi des médias américains et britanniques.A Kiev, les habitants ont vécu une nouvelle nuit difficile. Certains ont trouvé refuge dans le métro tandis que retentissaient les sirènes d’alerte dans tout le pays. Au moins sept personnes ont été tuées et 19 blessées, selon les secours et la police.Des journalistes de l’AFP ont entendu de puissantes explosions alors que la défense antiaérienne ukrainienne tentait d’intercepter les missiles et drones russes au-dessus de Kiev.Les habitants de plusieurs immeubles résidentiels ont été évacués de leurs appartements en flammes. Au petit matin, de la fumée s’élevait encore au-dessus des toits.Au total, la Russie a lancé 486 drones et missiles sur l’ensemble du pays, selon l’armée de l’air ukrainienne qui a dit en avoir intercepté 452.Ces nouvelles attaques interviennent alors que la Russie, qui a menacé d’intensifier les bombardements, a rejeté lundi une contre-proposition européenne au plan américain de Donald Trump pour mettre fin au conflit, plan considéré comme largement favorable aux intérêts russes.Le chef de la diplomatie ukrainienne Andriï Sybiga a dénoncé sur X les frappes russes, estimant qu’elles montrent “la réponse terroriste de Poutine à la proposition de paix des Etats-Unis et du président Trump”.Les forces ukrainiennes ont de leur côté visé la Russie avec près de 250 drones, l’un des chiffres les plus élevés depuis le début de l’invasion russe de l’Ukraine en 2022 selon les autorités russes, qui ont fait état de trois morts dans la région de Rostov (sud).- Semaine de négociations -Le président américain avait initialement donné jusqu’au 27 novembre au président ukrainien Volodymyr Zelensky pour répondre à son plan, entraînant la convocation dans l’urgence de discussions entre Ukrainiens, Américains et Européens dimanche à Genève.Américains et Ukrainiens ont notamment affirmé qu’un “futur accord” de paix devrait respecter la souveraineté de l’Ukraine et le président américain a semblé se réjouir de l’issue des pourparlers, affirmant sur son réseau Truth social que “quelque chose de bon pourrait bien se produire”.Kiev espère maintenant “organiser la visite du président Zelensky aux États-Unis dès que possible en novembre pour finaliser les étapes restantes et parvenir à un accord avec le président Trump”, a déclaré sur X le secrétaire du Conseil de sécurité ukrainien Roustem Oumerov, un négociateur clé pour la partie ukrainienne.Le ministre des Affaires étrangères russe Sergeï Lavrov a de son côté indiqué mardi que la Russie attendait des Etats-Unis qu’ils présentent la nouvelle version de leur proposition.”Nous avons appris l’existence d’un plan européen qui, à première vue, n’est pas du tout constructif et ne nous convient pas”, a déclaré lundi le conseiller diplomatique du président russe Vladimir Poutine, Iouri Ouchakov.Les pays de la “Coalition des volontaires” soutenant l’Ukraine doivent se réunir mardi après-midi en visio-conférence.Le président français Emmanuel Macron, qui y participera, a appelé à ne pas être “faible” face à la “menace” de la Russie qui a “une posture beaucoup plus agressive”.Il a également affirmé que c’était “aux Européens de décider” comment utiliser les actifs russes gelés, que Donald Trump propose dans son plan d’investir dans des projets menés par les Etats-Unis pour reconstruire l’Ukraine.- Fatigue -Sur le front, l’armée russe qui contrôle près d’un cinquième du territoire ukrainien, continue sa lente progression le long de la ligne Est, revendiquant ces derniers jours la prise de plusieurs villages.Ivan Zadontsev, sergent dans les forces ukrainiennes, accueille les négociations avec scepticisme. “Nous sommes fatigués de la guerre”, a-t-il dit à l’AFP mardi, mais il redoute “une mauvaise paix” esquissée dans la proposition américaine initiale.”Ni les Etats-Unis ni l’UE ne comprennent les causes profondes de la guerre”, a-t-il commenté, estimant que “leurs plans ne servent pas les intérêts de l’Ukraine”.Les frappes russes ont également endommagé de nouveau les infrastructures énergétiques ukrainiennes, systématiquement visées, alors que la population se prépare à un nouvel hiver marqué par les coupures de courant, de gaz et d’eau.






