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Nucléaire: Trump ne veut “aucun enrichissement d’uranium”, Téhéran exclut d’en être privé

Donald Trump s’est opposé lundi à tout “enrichissement d’uranium” dans le cadre d’un éventuel accord sur le nucléaire iranien, après que Téhéran a exclu de se voir privé de ses “activités pacifiques”, les négociations entre les deux pays butant sur ce point clé.”Nous n’autoriserons aucun enrichissement d’uranium dans le cadre d’un potentiel accord” avec l’Iran, a assuré Donald Trump sur son réseau Truth Social. Le message du président américain arrive après que le site Axios a révélé que la dernière proposition faite par les Américains, samedi, permettait aux Iraniens de procéder à un enrichissement d’uranium limité, ce que le gouvernement américain a toujours exclu jusqu’ici.L’Iran avait indiqué avoir reçu des “éléments” d’une proposition américaine pour un nouvel accord sur son programme nucléaire à l’issue de cinq cycles de négociations menés sous la médiation d’Oman. “Si l’objectif des négociations est de garantir que l’Iran ne cherche pas à se doter de l’arme nucléaire, alors un accord me semble possible”, a affirmé lundi le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi.Mais si “le but est de priver l’Iran de ses activités pacifiques, alors il n’y aura certainement aucun accord”, a-t-il insisté au Caire, avant une réunion tripartite avec son homologue égyptien Badr Abelatty et le chef de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Rafael Grossi. Ce dernier a de son côté appelé l’Iran à “plus de transparence”. En vue d’un éventuel accord, Téhéran veut “des garanties que les sanctions soient bien levées”, a par ailleurs déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï. “Jusqu’à présent, la partie américaine n’a pas voulu clarifier cette question”. – “Rien à cacher” -Selon le New York Times, la proposition américaine prône la création d’un groupe régional pour produire de l’énergie nucléaire au bénéfice de l’Iran. Un projet “acceptable” et dans le “meilleur intérêt” des Iraniens, a estimé la Maison Blanche, citée samedi par les médias américains.Les pays occidentaux et Israël, ennemi juré de l’Iran et considéré par des experts comme la seule puissance nucléaire au Moyen-Orient, soupçonnent Téhéran de vouloir se doter de l’arme nucléaire. L’Iran nie avoir de telles ambitions militaires mais insiste sur son droit au nucléaire civil notamment pour l’énergie, en vertu du Traité de non-prolifération (TNP) dont il est signataire.Après la divulgation samedi d’un rapport de l’AIEA montrant que l’Iran a intensifié sa production d’uranium enrichi à 60% – un niveau proche des 90% nécessaires à la fabrication d’armes atomiques – Abbas Araghchi a aussi affirmé au Caire que son pays n’avait “rien à cacher” sur son “programme nucléaire pacifique”. “Il faut plus de transparence – c’est très, très clair – en Iran, et rien ne nous apportera cette confiance (à part) des explications complètes d’un certain nombre d’activités”, venait d’affirmer Rafael Grossi. Il a défendu le rapport “impartial” de son agence, dont l’Iran avait rejeté les conclusions, les qualifiant de “politiques” et fondées sur des informations “non fiables et trompeuses”.- “Guerre régionale” -L’AIEA doit tenir du 9 au 13 juin à Vienne, en Autriche, un Conseil des gouverneurs, une importante réunion trimestrielle durant laquelle seront notamment passées en revue les activités nucléaires de l’Iran.Dénonçant des “pressions exercées sur l’Agence par certains pays européens”, Abbas Araghchi les avait menacés dimanche d'”une réponse proportionnée de la part de l’Iran”, s’ils voulaient “exploiter davantage ce rapport politique”. La France, le Royaume-Uni et l’Allemagne sont avec la Russie et la Chine membres de l’accord pour encadrer le programme nucléaire iranien conclu avec la République islamique en 2015. Les Etats-Unis s’en sont retirés unilatéralement trois ans plus tard durant le premier mandat de Donald Trump.Abbas Araghchi et Rafael Grossi ont tous deux rencontré lundi le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, qui, selon son porte-parole, a appelé à la “désescalade” pour éviter “une guerre régionale généralisée”.”La région en a assez des crises et des défis sécuritaires”, a aussi mis en avant le chef de la diplomatie égyptienne, alors que le président Donald Trump a à plusieurs reprises menacé l’Iran d’un recours à l’option militaire en cas d’échec des pourparlers sur ce dossier. 

“Fast fashion”: le Sénat resserre une loi pour freiner la mode “ultra éphémère”

Pénalités pour les entreprises polluantes, publicité interdite… Une proposition de loi pour freiner la “fast fashion” a été recentrée lundi au Sénat sur la mode “ultra express”, avec dans le viseur des sénateurs le géant Shein et ses vêtements expédiés à prix cassés depuis la Chine.Peu coûteux, de piètre qualité, faciles à commander, souvent très polluants et constamment renouvelés, ces produits textiles qui saturent le marché et concurrencent les acteurs historiques de cette industrie verront-ils leur afflux en France bientôt régulé ?C’est tout l’objet du texte de la députée Horizons Anne-Cécile Violland, une proposition de loi pour “réduire l’impact environnemental de l’industrie textile”. Adoptée en mars 2024 à l’Assemblée nationale, elle a enfin repris son parcours législatif avec son examen au Sénat lundi soir. Un vote solennel des sénateurs est prévu le mardi 10 juin sur l’ensemble du texte.Le phénomène inquiète. Entre 2010 et 2023, les vêtements mis sur le marché en France sont passés de 2,3 milliards à 3,2 milliards; plus de 48 vêtements par habitant sont mis sur le marché chaque année en France et 35 sont jetés chaque seconde dans le pays, selon l’Ademe, l’agence de l’environnement.Dénonçant une “invasion” de la mode “ultra éphémère”, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a promis à l’ouverture des débats de s’attaquer à un “triple fléau”: “l’incitation à la surconsommation, le désastre écologique et la menace pour nos entreprises”.Face à cette “vague irrésistible” de produits “qui ne durent pas”, la ministre a espéré que cette loi fera “bouger les lignes” ailleurs en Europe. Elle a promis que ce texte sera notifié à Bruxelles pour en sécuriser les contours avant son adoption définitive.- Viser “l’ultra express” -Les sénateurs, dominés par une alliance droite-centristes, ont apporté plusieurs modifications substantielles au texte, en le recentrant sur la mode “ultra éphémère” surtout symbolisée par les plateformes asiatiques Shein ou Temu et leurs centaines de milliers de références.Plus précisément, c’est la notion de “mode ultra express” qui a été retenue par la chambre haute dans le texte, là où l’Assemblée avait opté pour une définition large englobant de plus nombreux acteurs du secteur.Les entreprises concernées par cette définition auront des obligations, comme celle de sensibiliser les consommateurs à “l’impact environnemental” de leurs vêtements. Avec ces diverses modifications, le Sénat espère épargner les entreprises européennes ou françaises qui auraient pu être concernées par le texte voté à l’Assemblée, comme Kiabi, Zara ou H&M. “Je ne souhaite pas faire payer un euro aux entreprises qui disposent d’enseignes en France et qui contribuent ainsi à la vitalité économique de nos territoires”, a martelé la rapporteure Les Républicains Sylvie Valente Le Hir.La proposition de loi prévoit également des sanctions renforcées pour les acteurs de la “fast fashion” à travers un système de “bonus-malus” tenant compte de “l’affichage environnemental” des entreprises, une sorte “d’écoscore”. Malgré les réticences de la droite sénatoriale, ce dispositif touchera tous les acteurs de la “fast fashion”, et non seulement les géants asiatiques, selon la ministre Pannier-Runacher.Le montant des pénalités pour les mauvais élèves sera arrêté dans un “cahier des charges” ministériel, mais il a été encadré dans la loi: il sera au minimum de 5 euros par produit en 2025 et d’au moins 10 euros en 2030, dans la limite de 50% du prix hors taxe du produit.- Publicité interdite -Sur RTL, le porte-parole de Shein Quentin Ruffat a estimé lundi que l’encadrement de l’industrie textile ne fonctionnera “que si cette action est collective”, et pas “en visant un seul acteur”. Il a fustigé une loi qui ajoutera selon lui “une taxe de 10 euros par vêtement vendu d’ici 2030” et va “impacter le pouvoir d’achat” des Français.Ce recentrage du texte avait inquiété ces derniers jours les associations environnementales, qui ont regretté un “détricotage” du texte. Le sénateur écologiste Jacques Fernique a lui aussi craint de voir les débats accoucher d’une “coquille certes intéressante, mais un peu vide”.L’Union des industries textiles (UIT) a de son côté salué lundi “un premier pas”, appelant à ce que cette loi soit “adoptée rapidement”, “même si le texte n’est pas totalement conforme à nos attentes”.Les associations ont néanmoins pu se satisfaire d’une bonne surprise dans la soirée: alors que le Sénat avait supprimé en commission l’interdiction de la publicité pour les entreprises de la mode “ultra éphémère”, celle-ci a été rétablie à l’initiative du gouvernement, assortie d’un volet de sanctions dédié aux influenceurs.

Mali: attaques jihadistes présumées contre l’armée dimanche et lundi, lourd bilan

Deux importantes attaques jihadistes présumées contre l’armée malienne en deux jours: un assaut coordonné a visé lundi un camp à Tombouctou ainsi que l’aéroport, au lendemain d’un raid sanglant qui a coûté la vie à au moins 30 soldats dans le centre du pays, selon plusieurs sources sécuritaires et locales. Dans un communiqué lundi soir, l’état-major malien a indiqué avoir “successivement déjoué une tentative d’infiltration des combattants terroristes au camp (…) et à l’aéroport de Tombouctou”, principale ville du nord que les jihadistes avaient occupée pendant plusieurs mois en 2012.L’attaque a été lancée lundi vers 10H00 (locales et GMT).Lundi soir, l’armée a annoncé avoir “neutralisé” 14 assaillants, sans préciser s’il y avait d’autres victimes.”Les terroristes ont été vite mis en déroute par la promptitude de la réaction des hommes”, affirme l’armée, ajoutant que “31 présumés terroristes” ont été “interpellés”.Le camp militaire a subi une “tentative d’infiltration” et des obus ont été lancés sur l’aéroport situé à deux kilomètres de la ville, avait précisé plus tôt le gouvernorat de Tombouctou, en affirmant par ailleurs sur Facebook que la situation était “sous contrôle”.Des tirs nourris ont été entendus dans la ville, selon l’armée, des responsables locaux et des habitants joints par l’AFP.Aucune indication sur d’éventuelles victimes militaires ou civiles n’était disponible dans l’immédiat.Une source sécuritaire avait affirmé dans l’après-midi à l’AFP que les opérations dans le camp étaient “déjà terminées” et que les assaillants étaient “partout dans la ville”.A l’aéroport, “ils n’ont pas fait d’incursion” car “les Russes sont là-bas”, “mais ils ont lancé des obus”, avait poursuivi cette même source.Selon un élu local, “les terroristes sont arrivés” lundi à Tombouctou “avec un véhicule bourré d’explosifs”, qui “a explosé vers le camp” militaire.Le Mali est en proie depuis 2012 aux violences de groupes jihadistes affiliés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique (EI), et de gangs communautaires. En 2012, Tombouctou avait vécu plusieurs mois sous le joug des jihadistes.”Ce matin, notre ville a été attaquée par des groupes terroristes. Des tirs ont été entendus au niveau du camp militaire et de l’aéroport”, avait décrit un journaliste local joint au téléphone.- Au moins 30 soldats tués à Boulkessi -Lorsqu’ils avaient occupé Tombouctou en 2012, les jihadistes avaient causé l’émoi par leurs exactions et la destruction d’une partie des mausolées de cette ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco. Elle avait été reprise sans combat fin janvier 2013 à la faveur de l’opération militaire française Serval pour enrayer la progression des jihadistes au Mali.En septembre dernier, les jihadistes du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) ont revendiqué une attaque d’une rare ampleur qui avait frappé à la fois une caserne de gendarmerie et un aéroport militaire dans la capitale Bamako, plutôt épargnée ces dernières années par les opérations d’envergure.L’attaque de Tombouctou est intervenue au lendemain d’un autre assaut d’ampleur contre l’un des principaux camps de l’armée dans le centre du pays, celui de Boulkessi, et dans lequel au moins 30 soldats maliens ont péri, ont indiqué lundi à l’AFP des sources sécuritaires et un élu local, qui ont dit craindre un bilan plus lourd.”Nos unités sur le terrain rapportent la mort de 30 personnes côté amis (…) Nos hommes se sont battus jusqu’au bout (…)”, a déclaré à l’AFP une source sécuritaire à Bamako, ajoutant que d’autres soldats étaient “portés disparus” depuis l’attaque. Un élu local, sous couvert d’anonymat, a lui fait état “d’au moins 60 militaires tués”. Une seconde source sécuritaire malienne interrogée par l’AFP a fait état d'”une soixantaine de victimes” – morts, disparus et pris en otage – du côté des forces maliennes. L’armée malienne avait annoncé dimanche l’attaque du camp de Boulkessi, sans donner de bilan.”Les FAMA (forces armées maliennes, NDLR) ont vigoureusement réagi à cette attaque avant de se replier” et “beaucoup d’hommes se sont battus, certains jusqu’à leur dernier souffle”, a-t-elle ajouté, affirmant que “des opérations ont permis de détruire plusieurs terroristes regroupés dans des lieux de repli”. Les groupes jihadistes, et les forces armées maliennes associées au groupe paramilitaire russe Wagner, sont régulièrement accusés d’exactions au Mali par des observateurs internationaux. Depuis qu’ils ont pris le pouvoir lors de coups d’État en 2020 et 2021 au Mali, les militaires ont rompu la vieille alliance avec l’ancienne puissance coloniale française et se sont ensuite tournés vers la Russie.str-bdi-sd-mk-lp/cls

Mali: attaques jihadistes présumées contre l’armée dimanche et lundi, lourd bilan

Deux importantes attaques jihadistes présumées contre l’armée malienne en deux jours: un assaut coordonné a visé lundi un camp à Tombouctou ainsi que l’aéroport, au lendemain d’un raid sanglant qui a coûté la vie à au moins 30 soldats dans le centre du pays, selon plusieurs sources sécuritaires et locales. Dans un communiqué lundi soir, l’état-major …

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Roland-Garros: la sensation Boisson, Djokovic rejoint Zverev

Exploit majuscule à Roland-Garros: la Française Loïs Boisson (361e mondiale) a renversé l’Américaine Jessica Pegula (3e) en trois sets 3-6, 6-4, 6-4 pour aller en quarts de finale, à sa première participation à 22 ans.Avant la qualification facile en soirée du N.1 mondial Jannik Sinner contre le Russe Andrey Rublev (15e), Novak Djokovic (6e) a écarté le Britannique Cameron Norrie (81e) également en trois sets, sa 100e victoire à Roland-Garros, et affrontera mercredi le N.3 mondial Alexander Zverev, qui a lui profité de l’abandon du Néerlandais Tallon Griekspoor (35e).. Boisson, 23 ans après PierceJamais une Française invitée par le tournoi ne s’était qualifiée pour les quarts de finale depuis 2002 et Mary Pierce, dernière Tricolore à avoir remporté Roland-Garros en 2000. Ces chiffres donnent la mesure de la performance retentissante de la Dijonnaise revenue récemment sur les courts après une grave blessure au genou gauche il y a un an.Face à l’Américaine Jessica Pegula, finaliste de l’US Open en 2024, la droitière aux lourds coups droits liftés a électrisé les tribunes du court Philippe-Chatrier, tenues en haleine par une fin de troisième set longtemps indécise et saluées d’un coeur avec les doigts après sa victoire.Celle qui désormais ne cache plus ses ambitions et “espère gagner” le Grand Chelem parisien, défiera au prochain tour Mirra Andreeva (6e). . Andreeva imite HingisRévélation de la saison avec ses victoires aux WTA 1000 de Dubaï et d’Indian Wells, la Russe de 18 ans s’est imposée 6-3, 7-5 contre l’Australienne Daria Kasatkina (17e), qui l’avait battue lors de leur précédente confrontation.Demi-finaliste sur la terre battue parisienne en 2024, la native de Sibérie orientale devient la plus jeune joueuse à enchaîner deux quarts à Roland-Garros depuis la Suissesse Martina Hingis (1997-1998).Elle fait partie des trois seules joueuses encore en lice, avec la N.1 mondiale Aryna Sabalenka et sa dauphine, l’Américaine Coco Gauff, à n’avoir concédé aucun set depuis le début du tournoi.. Gauff puissance 5Pour Gauff, les quarts de finale à Paris deviennent une routine: c’est la cinquième fois consécutive qu’elle figure parmi les huit meilleures.En forme sur terre cette saison après deux finales à Madrid et Rome (WTA 1000) en mai, la lauréate de l’US Open 2023 a démarré sur les chapeaux de roue avec un triple-break et une bulle contre la Russe Ekaterina Alexandrova (20e), battue malgré un second set plus accroché 6-0, 7-5.”Ma force c’est de me battre sur chaque point. À Rome et Madrid, j’ai perdu le premier set au premier tour et j’ai quand même atteint les finales (défaites contre Sabalenka puis Paolini, NDLR), a-t-elle déclaré. Pour être plus constante, il faut garder cette mentalité”.Elle défiera en quart sa compatriote Madison Keys (7e), victorieuse à l’Open d’Australie en janvier, qui a battu une autre Américaine, Hailey Baptiste (70e) 6-3, 7-5. . Zverev ou la 101e de Djokovic ? Finaliste en 2024, Zverev menait 6-4, 3-0 sur le court Suzanne-Lenglen au moment où son adversaire Tallon Griekspoor (35e), blessé aux abdominaux, a jeté l’éponge.Toujours à la poursuite d’un premier titre en Grand Chelem, l’Allemand de 28 ans visera une cinquième demi-finale consécutive à Roland-Garros, après une préparation mitigée sur terre battue, avec des éliminations rapides à Monte-Carlo et Madrid.Mais face à lui se dresse Novak Djokovic, vainqueur facile de Cameron Norrie (81e) 6-2, 6-3, 6-2, et qualifié pour son 19e quart de finale à Paris, le 16e consécutif.”Je me sens bien, je pense que je peux mieux jouer encore mais au final, 12 sets joués, 12 sets gagnés, tout est positif pour le moment”, a déclaré le triple lauréat à Paris (2016, 2021, 2023).Interrogé sur sa 100e victoire à Roland-Garros obtenue lundi, celui qui est en quête d’un 25e titre du Grand Chelem a répondu: “La 101e sera meilleure, ce n’est pas fini pour moi ici, je suis très honoré de continuer à faire l’histoire de ce sport”.Le N.1 mondial Jannik Sinner, 23 ans, a lui facilement écarté le Russe Andrey Rublev (15e) en trois sets 6-1, 6-3, 6-4 et retrouvera en quarts le fantasque kazakh Alexander Bublik (62e), vainqueur surprise en quatre sets du Britannique Jack Draper (5e), 5-7, 6-3, 6-2, 6-4.ole-bdu-aco-alh/cyj

Pologne: Tusk va demander la confiance au Parlement, après la victoire de Nawrocki

Le Premier ministre polonais Donald Tusk a annoncé lundi qu’il allait demander prochainement la confiance au Parlement, après la victoire du candidat d’opposition nationaliste, Karol Nawrocki, à l’élection présidentielle de dimanche.Selon les résultats officiels publiés lundi, Karol Nawrocki, soutenu par le parti d’opposition nationaliste PiS, a remporté 50,89% des voix contre 49,11% pour le pro-européen Rafal …

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Gaza: le chef de l’ONU appelle à une enquête sur des tirs mortels près d’un centre d’aide

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi à une enquête indépendante sur des tirs ayant fait des dizaines de morts et blessés la veille près d’un centre d’aide humanitaire soutenu par les Etats-Unis et Israël dans le sud de la bande de Gaza.Selon la Défense civile du territoire palestinien, des tirs israéliens ont fait au moins 31 morts et 176 blessés non loin de ce centre de distribution d’aide alimentaire dans le gouvernorat de Rafah.En guerre depuis près de 20 mois à Gaza contre le mouvement islamiste palestinien Hamas après l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël, l’armée israélienne a nié avoir “tiré sur des civils pendant qu’ils se trouvaient à proximité ou à l’intérieur” du centre de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF).Mais une source militaire israélienne a reconnu “des tirs de sommation (…) en direction de plusieurs suspects qui avançaient en direction de soldats” dimanche avant le lever du jour, à environ un kilomètre de ce centre.Lundi, M. Guterres a demandé “l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante sur ces événements et que les auteurs soient tenus pour responsables”.”Quelle honte!”, a réagi le ministère israélien des Affaires étrangères sur son compte X, reprochant au secrétaire général de l’ONU de ne pas critiquer le Hamas. La GHF, organisation au financement opaque, affirme avoir distribué six millions de repas depuis le début de ses opérations il y a une semaine, mais son déploiement a été marqué par des scènes chaotiques et des informations faisant état de victimes de tirs israéliens à proximité des centres de distribution.Les Nations unies ont refusé de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.- “Peur et chaos” -Des témoins ont déclaré à l’AFP qu’ils se rendaient au centre d’aide quand des drones et des chars équipés de mitrailleuses ont ouvert le feu sur la foule dimanche.Il était “05H00 ou 05H30, avant le lever du jour” lorsque les tirs ont éclaté près du rond-point Al-Alam, où une foule s’était rassemblée avant de se rendre au centre GHF, situé à environ un kilomètre de là, a raconté un habitant de 33 ans.”Bien sûr, c’est l’armée israélienne qui a tiré à balles réelles. Des milliers de personnes attendaient au rond-point Al-Alam (…) mais l’armée a tiré et tout le monde s’est enfui. La peur et le chaos régnaient. J’ai vu de mes propres yeux des martyrs et des blessés dans le secteur”, a-t-il ajouté, demandant à conserver l’anonymat par peur de représailles israéliennesUn autre témoin, Mohammed Abou Deqqa, 35 ans, a déclaré avoir entendu de premiers coups de feu “vers 05H00″.”Au début, nous avons pensé qu’il s’agissait de tirs d’avertissement. Mais il n’a pas fallu longtemps pour que les tirs s’intensifient. J’ai commencé à voir des gens allongés au sol, couverts de sang”, a-t-il dit: “Les tirs visaient les civils, les gens ont commencé à courir mais beaucoup n’ont pas pu s’échapper”.Des photos de l’AFP prises vers 05H40 montrent des civils en train d’entreposer des corps blessés sur des charrettes tirées par des ânes alors que le soleil vient à peine de se lever.Le porte-parole de la Défense civile de Gaza, Mahmoud Bassal, a déclaré que des équipes de secours étaient arrivées vers 06H00 et avaient pris en charge des morts et des blessés. A cette heure-là, des civils et d’autres ambulanciers avaient déjà amené des morts et des blessés à l’hôpital Nasser de Khan Younès et à un hôpital de campagne de la Croix-Rouge.- “Rumeurs” -“Le Hamas fait (…) tout son possible pour nous empêcher” de distribuer l’aide, a déclaré dimanche le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne. “Je vous invite à ne pas croire toutes les rumeurs propagées par le Hamas. Nous enquêterons sur chacun de ces incidents et sur chacune de ces allégations”, a-t-il ajouté.Dans un message vidéo diffusé dimanche matin depuis l’hôpital Nasser, la chirurgienne britannique Victoria Rose a décrit une scène de “carnage absolu”, déclarant que “toutes les salles étaient pleines et qu’il ne s’agissait que de blessures par balles”.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déclaré que son hôpital de campagne à Rafah avait reçu 179 personnes, dont 21 ont été déclarées mortes à leur arrivée. Tous les blessés “ont déclaré qu’ils essayaient d’atteindre un site de distribution d’aide”, a souligné le CICR, ajoutant que “la majorité d’entre eux souffraient de blessures par balle ou d’éclats d’obus”.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, en proie à une situation humanitaire catastrophique. Selon l’ONU, l’ensemble de la population du territoire est confrontée à un risque de famine. Récemment, les Nations unies ont rapporté des incidents au cours desquels l’aide humanitaire avait été pillée, notamment par des individus armés.Par ailleurs, la Défense civile a annoncé la mort lundi de “14 personnes parmi lesquelles six enfants et trois femmes, en plus des 20 personnes qui se trouvent encore sous les décombres” après un bombardement israélien sur une habitation à Jabalia, dans le nord de Gaza.Interrogée à ce sujet par l’AFP, l’armée a fait état de “frappes menées contre des cibles terroristes dans le nord de la bande de Gaza”, sans autre précision.

Gaza: le chef de l’ONU appelle à une enquête sur des tirs mortels près d’un centre d’aide

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi à une enquête indépendante sur des tirs ayant fait des dizaines de morts et blessés la veille près d’un centre d’aide humanitaire soutenu par les Etats-Unis et Israël dans le sud de la bande de Gaza.Selon la Défense civile du territoire palestinien, des tirs israéliens …

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Gaza: le chef de l’ONU appelle à une enquête sur des tirs mortels près d’un centre d’aide

Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi à une enquête indépendante sur des tirs ayant fait des dizaines de morts et blessés la veille près d’un centre d’aide humanitaire soutenu par les Etats-Unis et Israël dans le sud de la bande de Gaza.Selon la Défense civile du territoire palestinien, des tirs israéliens ont fait au moins 31 morts et 176 blessés non loin de ce centre de distribution d’aide alimentaire dans le gouvernorat de Rafah.En guerre depuis près de 20 mois à Gaza contre le mouvement islamiste palestinien Hamas après l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël, l’armée israélienne a nié avoir “tiré sur des civils pendant qu’ils se trouvaient à proximité ou à l’intérieur” du centre de la Fondation humanitaire de Gaza (GHF).Mais une source militaire israélienne a reconnu “des tirs de sommation (…) en direction de plusieurs suspects qui avançaient en direction de soldats” dimanche avant le lever du jour, à environ un kilomètre de ce centre.Lundi, M. Guterres a demandé “l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante sur ces événements et que les auteurs soient tenus pour responsables”.”Quelle honte!”, a réagi le ministère israélien des Affaires étrangères sur son compte X, reprochant au secrétaire général de l’ONU de ne pas critiquer le Hamas. La GHF, organisation au financement opaque, affirme avoir distribué six millions de repas depuis le début de ses opérations il y a une semaine, mais son déploiement a été marqué par des scènes chaotiques et des informations faisant état de victimes de tirs israéliens à proximité des centres de distribution.Les Nations unies ont refusé de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.- “Peur et chaos” -Des témoins ont déclaré à l’AFP qu’ils se rendaient au centre d’aide quand des drones et des chars équipés de mitrailleuses ont ouvert le feu sur la foule dimanche.Il était “05H00 ou 05H30, avant le lever du jour” lorsque les tirs ont éclaté près du rond-point Al-Alam, où une foule s’était rassemblée avant de se rendre au centre GHF, situé à environ un kilomètre de là, a raconté un habitant de 33 ans.”Bien sûr, c’est l’armée israélienne qui a tiré à balles réelles. Des milliers de personnes attendaient au rond-point Al-Alam (…) mais l’armée a tiré et tout le monde s’est enfui. La peur et le chaos régnaient. J’ai vu de mes propres yeux des martyrs et des blessés dans le secteur”, a-t-il ajouté, demandant à conserver l’anonymat par peur de représailles israéliennesUn autre témoin, Mohammed Abou Deqqa, 35 ans, a déclaré avoir entendu de premiers coups de feu “vers 05H00″.”Au début, nous avons pensé qu’il s’agissait de tirs d’avertissement. Mais il n’a pas fallu longtemps pour que les tirs s’intensifient. J’ai commencé à voir des gens allongés au sol, couverts de sang”, a-t-il dit: “Les tirs visaient les civils, les gens ont commencé à courir mais beaucoup n’ont pas pu s’échapper”.Des photos de l’AFP prises vers 05H40 montrent des civils en train d’entreposer des corps blessés sur des charrettes tirées par des ânes alors que le soleil vient à peine de se lever.Le porte-parole de la Défense civile de Gaza, Mahmoud Bassal, a déclaré que des équipes de secours étaient arrivées vers 06H00 et avaient pris en charge des morts et des blessés. A cette heure-là, des civils et d’autres ambulanciers avaient déjà amené des morts et des blessés à l’hôpital Nasser de Khan Younès et à un hôpital de campagne de la Croix-Rouge.- “Rumeurs” -“Le Hamas fait (…) tout son possible pour nous empêcher” de distribuer l’aide, a déclaré dimanche le général de brigade Effie Defrin, porte-parole de l’armée israélienne. “Je vous invite à ne pas croire toutes les rumeurs propagées par le Hamas. Nous enquêterons sur chacun de ces incidents et sur chacune de ces allégations”, a-t-il ajouté.Dans un message vidéo diffusé dimanche matin depuis l’hôpital Nasser, la chirurgienne britannique Victoria Rose a décrit une scène de “carnage absolu”, déclarant que “toutes les salles étaient pleines et qu’il ne s’agissait que de blessures par balles”.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déclaré que son hôpital de campagne à Rafah avait reçu 179 personnes, dont 21 ont été déclarées mortes à leur arrivée. Tous les blessés “ont déclaré qu’ils essayaient d’atteindre un site de distribution d’aide”, a souligné le CICR, ajoutant que “la majorité d’entre eux souffraient de blessures par balle ou d’éclats d’obus”.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza, en proie à une situation humanitaire catastrophique. Selon l’ONU, l’ensemble de la population du territoire est confrontée à un risque de famine. Récemment, les Nations unies ont rapporté des incidents au cours desquels l’aide humanitaire avait été pillée, notamment par des individus armés.Par ailleurs, la Défense civile a annoncé la mort lundi de “14 personnes parmi lesquelles six enfants et trois femmes, en plus des 20 personnes qui se trouvent encore sous les décombres” après un bombardement israélien sur une habitation à Jabalia, dans le nord de Gaza.Interrogée à ce sujet par l’AFP, l’armée a fait état de “frappes menées contre des cibles terroristes dans le nord de la bande de Gaza”, sans autre précision.

Russes et Ukrainiens vont échanger tous leurs prisonniers jeunes ou blessés

Russes et Ukrainiens ont convenu lundi, à l’issue de nouveaux pourparlers à Istanbul, d’échanger tous leurs prisonniers de guerre de moins de 25 ans ou grièvement blessés, ainsi que des milliers de corps de soldats tués, sans parvenir à s’accorder sur un cessez-le-feu.Ces discussions sous médiation turque n’ont duré qu’une heure au palais Ciragan d’Istanbul, …

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