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A69: un texte visant à sécuriser juridiquement le chantier saute la case des débats à l’Assemblée

Les Insoumis pris au piège de leur propre stratégie: les députés ont approuvé lundi une motion de rejet LFI contre un texte Renaissance visant à sécuriser juridiquement le chantier de l’A69, avec pour effet d’accélérer le parcours législatif du texte en l’envoyant directement devant une commission mixte députés-sénateurs.La motion de rejet a été approuvée à l’unanimité, les groupes du socle commun et de l’extrême droite joignant leurs voix à celles de LFI, bien malgré elle.Le rapporteur Jean Terlier (Renaissance) a apporté son soutien à la motion, invoquant “l’obstruction” de la France insoumise et des écologistes, auteurs de la quasi-totalité des plus de 700 amendements déposés, dont un peu plus de 230 déclarés recevables. Le gouvernement a donné lui un “avis de sagesse” (ni pour ni contre).La semaine dernière, les députés du socle commun et du RN avaient, dans une tactique assez proche, adopté une motion de rejet contre la proposition de loi Duplomb-Menonville sur les contraintes pesant sur le métier d’agriculteur, afin d’accélérer les débats et d’envoyer le texte en commission mixte paritaire. La motion avait été déposée par le rapporteur du texte lui-même, Julien Dive (LR).”Cela fait maintenant deux fois que vous détournez la motion de rejet en 49.3 parlementaire”, a tonné la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, menaçant de saisir le Conseil constitutionnel pour atteinte à la “sincérité des débats” et au “droit d’amendement”. La députée du Val-de-Marne a cependant estimé que la coalition gouvernementale avait “offert une victoire” aux Insoumis, “puisque le seul vote de l’Assemblée nationale sur l’A69 a été de rejeter ce texte”.”C’est l’arroseur arrosé”, lui a répondu Jean Terlier. “La prochaine fois, vous réfléchirez à deux fois avant de déposer une motion de rejet et plus de 700 amendements”, a dit le député du Tarn, en rappelant que le texte a obtenu “un vote large” lors de son examen en commission.- Une mobilisation prévue début juillet -Selon des sources au groupe écologiste et social, celui-ci a demandé au groupe LFI de retirer sa motion de rejet, sans le convaincre.Mais la députée EELV Christine Arrighi a dit à l’AFP comprendre le choix de LFI, qui était selon elle une “manière de démontrer qu’Ensemble pour la République (le groupe macroniste de Gabriel Attal, NDLR) détourne la procédure” parlementaire.Le texte porté par M. Terlier, déjà adopté au Sénat, vise à conférer au chantier de l’autoroute qui doit relier Castres et Toulouse une “raison impérative d’intérêt public majeur”, ouvrant la voie à des dérogations à la protection des espèces, au nom du désenclavement du territoire. En validant rétroactivement des autorisations environnementales, il pourrait ainsi empêcher un éventuel nouvel arrêt des travaux.La cour administrative d’appel a certes autorisé qu’ils reprennent, “mi-juin” selon le gouvernement, mais elle s’est prononcée uniquement sur un recours en urgence de l’État, et doit encore trancher sur le fond dans plusieurs mois.A l’ouverture de la séance lundi, le ministre des Transports Philippe Tabarot a souligné “l’importance particulière” du texte “pour le développement territorial” ainsi que pour la “sécurisation juridique de nos grandes infrastructures”, tout en émettant comme au Sénat un avis de sagesse sur le fond (ni pour ni contre).A contrario, les députés écologistes et Insoumis, à l’instar d’Anne Stambach-Terrenoir (LFI), y voient “un énième passage en force pour ce projet absurde d’autoroute qui longe littéralement une route nationale que l’on aurait pu réaménager”, et une volonté “d’écraser une décision judiciaire” qui avait invalidé les autorisations environnementales.L’A69 devait initialement être mise en service fin 2025, selon la société Atosca, en charge des travaux, mais l’échéance ne pourra pas être respectée. Pour finaliser le chantier, la société doit rapatrier dans le Tarn un millier de salariés et de nombreux engins.De leur côté, les opposants s’organisent. Une grande mobilisation est convoquée les 4, 5 et 6 juillet aux abords du chantier.Une action symbolique a également eu lieu lundi matin à proximité de l’Assemblée: un militant du Groupe national de surveillance des arbres (GNSA) s’est brièvement perché dans un arbre, déployant des banderoles, telles que “Non à la loi de validation” ou “Stop à l’A69”.

Soulagement, déception, attente… les premiers résultats tombent sur Parcoursup

“Soulagé” ou “un peu déçu” devant l’écran de Parcoursup: deux mois après avoir bouclé leurs dossiers, les lycéens de terminale ont reçu lundi les premiers résultats de la plateforme d’inscription post-bac.”Assez stressée”, Valentine, lycéenne de 17 ans en région parisienne, était “avec (sa) maman” pour consulter les résultats.Et se dit “très contente”: elle est admise dans la prépa littéraire qu’elle “voulait absolument”. “Je suis hyper soulagée. Je vais pouvoir accepter directement”, se réjouit-elle.Pour Gabriel, 17 ans, il va en revanche falloir patienter. Ses neuf voeux sont tous en “attente”.”A priori, ce sera plutôt le cinéma que les sciences politiques”, philosophe le lycéen d’Auxerre, en regardant son classement. Il avait fait quatre voeux en licence de sciences politiques, et cinq en licence de cinéma à Paris. “Je suis un peu déçu, mais aussi soulagé, parce que ce n’est peut-être pas moi qui vais avoir à choisir” entre ces deux voies, avoue-t-il. “Je vais surtout voir, chaque jour, comment (mon classement évolue, ndlr). Et commencer à regarder ce que je préfère parmi les licences de cinéma”. Parcoursup n’est “qu’une étape” qu’il faut “dédramatiser”, a déclaré lundi sur Franceinfo le ministre de l’Enseignement supérieur Philippe Baptiste. La question cruciale est celle de l’orientation, sur laquelle le gouvernement fera des annonces “dans quelques jours”.Cette année, les lycéens avaient jusqu’à mi-mars pour inscrire leurs voeux sur la plateforme, puis jusqu’au 2 avril pour compléter leur dossier et confirmer leurs choix. Parcoursup, qui a succédé en 2018 à APB, a recueilli les voeux de 980.000 candidats dans l’enseignement supérieur, contre 945.500 l’an dernier. Parmi eux, les plus nombreux sont des lycéens: ils sont 650.000, contre 183.000 étudiants souhaitant changer de voie.Plusieurs réponses sont possibles pour chaque formation: être accepté (oui), être accepté sous condition (oui si, pour des filières universitaires qui demandent à l’étudiant de suivre un parcours d’accompagnement pédagogique ou personnalisé), être sur liste d’attente ou être refusé (uniquement pour les filières sélectives).- Le bac comme condition -Eliott, lycéen en région parisienne avait émis 20 voeux. “Ceux qui m’ont accepté ne m’intéressent pas” et neuf sont en attente, raconte l’adolescent de 17 ans. “Il faut que j’attende pour voir si je suis pris en licence de sciences politiques à Paris-Nanterre” pour laquelle il est, pour le moment, classé 4.566e. “Mais même si je suis pris je ne sais pas encore ce que je choisirai par rapport aux écoles hors Parcoursup”, poursuit le lycéen, déjà accepté dans des écoles privées pour travailler dans l’immobilier.Comme chaque année, dans les premières heures, il est possible seulement de consulter les résultats. C’est plus tard dans la soirée que les candidats pourront commencer à répondre aux propositions.La phase principale d’admission durera jusqu’au 10 juillet, période pendant laquelle les candidats continueront de recevoir des réponses. Ils sont souvent sur des listes d’attente, qui peuvent évoluer vite: il faut donc consulter régulièrement Parcoursup. Cette année, pour accélérer la procédure, il sera demandé aux candidats ayant des voeux en attente de classer par ordre de préférence ceux qu’ils souhaitent conserver entre le 6 et le 10 juin.Du 11 juin au 11 septembre, de nouveaux vœux seront possibles dans les formations qui disposent encore de places.Tout ce processus reste conditionné à l’obtention du bac, dont les résultats seront communiqués le 4 juillet. Parallèlement à leurs démarches pour Parcoursup, les lycéens passeront la philo le 16 juin puis les épreuves de spécialité entre le 17 et le 19 juin et le Grand oral du 23 juin au 2 juillet.Un site de mise en situation est proposé par le ministère de l’Enseignement supérieur pour aider les candidats à répondre aux propositions des formations. Un numéro vert est aussi disponible pour les guider: 0.800.400.070. L’an dernier, 94% des lycéens inscrits sur Parcoursup ont reçu au moins une proposition d’admission, selon le ministère.Pour les étudiants titulaires d’un diplôme bac+3 qui ont postulé sur la plateforme Mon master, c’était aussi l’heure du verdict ce lundi: ils ont commencé à recevoir à 9H00 les premières réponses à leurs candidatures pour des masters.slb-ic-gar-ber/grd/jco

L’Allemagne maintient les refoulements aux frontières malgré un revers judiciaire

Le gouvernement allemand a décidé mercredi de maintenir les refoulements controversés de demandeurs d’asile à ses frontières, malgré une décision de justice jugeant “illégale” cette pratique critiquée par les pays voisins.”Il n’y a aucune raison, sur la base de la décision judiciaire rendue aujourd’hui, de modifier notre pratique”, a déclaré à la presse le ministre …

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L’Allemagne maintient les refoulements aux frontières malgré un revers judiciaire

Le gouvernement allemand a décidé mercredi de maintenir les refoulements controversés de demandeurs d’asile à ses frontières, malgré une décision de justice jugeant “illégale” cette pratique critiquée par les pays voisins.”Il n’y a aucune raison, sur la base de la décision judiciaire rendue aujourd’hui, de modifier notre pratique”, a déclaré à la presse le ministre de l’Intérieur, Alexander Dobrindt. “Nous maintenons les refoulements, nous estimons qu’ils sont juridiquement fondés”, a-t-il ajouté, en minimisant un jugement rendu seulement à ses yeux sur un cas “individuel”.Le nouveau gouvernement a mis en place cette politique sitôt arrivé en fonction début mai, dans l’espoir affiché de ralentir la progression de l’extrême droite dans le pays et du sentiment anti-migrants dans l’opinion.Il s’agit “d’envoyer un signal clair”, a argumenté lundi le ministre de l’Intérieur, indiquant que 2.850 migrants avaient été refoulés aux frontières depuis le 8 mai. Le pays ne peut pas gérer “le nombre élevé” de demandeurs d’asile, a affirmé M. Dobrindt.- ‘Illégal’ -Le tribunal administratif de Berlin, saisi par trois Somaliens récemment refoulés à la frontière polonaise, s’était pourtant montré très clair dans un jugement en référé rendu un peu plus tôt.Il a qualifié d'”illégales” les pratiques du gouvernement.Les juges ont estimé que les demandeurs d’asile devaient être d’abord accueillis dans un centre en vertu de la procédure européenne dite de Dublin, afin pour l’Allemagne d’examiner s’ils sont passés au préalable par d’autres pays de l’UE, et de déterminer quel Etat membre est responsable de la demande d’asile.Le tribunal a aussi jugé que les arguments avancés par le gouvernement, invoquant une situation d'”urgence”, n’étaient pas suffisants.Le ministre de l’Intérieur a alors dit vouloir demander l’ouverture par le tribunal administratif d’une procédure dite ordinaire, afin d’y expliciter “de manière plus ferme” les arguments du gouvernement. Selon la chaîne de télévision publique ARD, il n’est toutefois pas certain juridiquement qu’une telle procédure soit possible.Les refoulements aux frontières visent la plupart des demandeurs d’asile, à l’exception de certaines catégories de population considérées comme particulièrement “vulnérables”.Le chancelier a voulu ainsi tenir une de ses principales promesses de campagne électorale, visant à réduire nettement l’immigration dans le pays, après plusieurs agressions mortelles ayant impliqué des étrangers.- Irritations -Depuis, la multiplication des contrôles et le refoulement des demandeurs d’asile ont irrité les voisins de l’Allemagne, notamment la Pologne et la Suisse.Les maires de Strasbourg et de Kehl, villes française et allemande situées de part et d’autre du Rhin, ont aussi dénoncé les contrôles aux frontières renforcés qui compliquent à leurs yeux la vie des frontaliers.Selon des sources proches du gouvernement allemand, l’ambassade de France a aussi demandé par écrit des précisions sur la politique migratoire allemande, soulignant que les deux pays “partagent le souci commun de limiter autant que possible les restrictions imposées aux frontaliers”.Friedrich Merz est confronté à une forte progression du parti d’extrême droite Alternative pour l’Allemagne (AfD), principale force d’opposition à la chambre des députés et qui est au coude-à-coude avec les conservateurs du chancelier dans les sondages.Pour lui, seul un renversement complet de la généreuse politique d’accueil héritée d’Angela Merkel (2005-2021) peut combattre efficacement cette tendance. Quitte à brusquer les partenaires européens.Son gouvernement vient en parallèle d’adopter des projets de loi visant à durcir les règles migratoires, notamment une suspension du regroupement familial pour les réfugiés n’ayant obtenu qu’un statut subsidiaire et la suppression d’un mécanisme de naturalisation accélérée.Cette dernière mesure, introduite par le précédent gouvernement d’Olaf Scholz, visait à promouvoir les réfugiés ayant fait la preuve de leur bonne intégration dans un pays vieillissant et en manque de main d’oeuvre.

Le Sénat face au défi de freiner l’essor de la “fast fashion”

Après avoir longtemps traîné au Parlement, une proposition de loi pour freiner la “fast fashion” est examinée lundi au Sénat, qui entend légiférer contre cette mode “éphémère” ou “jetable” expédiée à prix cassés depuis la Chine, avec le géant Shein dans le viseur.Peu coûteux, de piètre qualité, faciles à commander, souvent très polluants et constamment renouvelés, ces vêtements qui saturent le marché et concurrencent les acteurs historiques de l’industrie textile verront-ils leur afflux en France bientôt régulé ?C’est tout l’objet du texte de la députée Horizons Anne-Cécile Violland, une proposition de loi pour “réduire l’impact environnemental de l’industrie textile”. Adoptée en mars 2024 à l’Assemblée nationale, elle a enfin repris son parcours législatif avec l’ouverture des débats au Sénat lundi soir. Un vote solennel des sénateurs est prévu le mardi 10 juin.Le phénomène inquiète. Entre 2010 et 2023, les vêtements mis sur le marché en France sont passés de 2,3 milliards à 3,2 milliards; plus de 48 vêtements par habitant sont mis sur le marché chaque année en France et 35 sont jetés chaque seconde dans le pays, selon l’Ademe, l’agence de l’environnement.Dénonçant une “invasion” de la mode “ultra éphémère”, la ministre de la Transition écologique Agnès Pannier-Runacher a promis à l’ouverture des débats de s’attaquer à un “triple fléau”: “l’incitation à la surconsommation, le désastre écologique et la menace pour nos entreprises”.Face à cette “vague irrésistible” de produits “qui ne durent pas”, la ministre a espéré que cette loi fera “bouger les lignes” ailleurs en Europe. – Viser “l’ultra” éphémère -Parmi les mesures phares, l’établissement d’une définition de la mode éphémère, liée à des obligations pour les entreprises concernées, comme celle de sensibiliser les consommateurs à “l’impact environnemental” de leurs vêtements. La proposition de loi prévoit également des sanctions renforcées pour ces plateformes à travers un système revu de “bonus-malus” tenant compte des “coûts environnementaux” d’une production excessive.Sur ce dispositif, une divergence existe entre députés et sénateurs. Les députés souhaitent lier ces pénalités à “l’affichage environnemental” des produits, une méthode récente de notation. Mais le Sénat, en accord avec le gouvernement, a supprimé cette référence en commission, préférant des critères liés à la “durabilité” et aux “pratiques commerciales” des plateformes. Cette nouvelle rédaction entend viser davantage la mode “ultra express” des géants asiatiques, en premier lieu Shein et Temu, tout en préservant des entreprises européennes ou françaises qui auraient pu être concernées par le texte de l’Assemblée, comme Kiabi, Zara ou H&M. “Nous souhaitons vraiment préserver ces enseignes qui nous restent, qui sont disponibles sur nos territoires”, assume la rapporteure Les Républicains Sylvie Valente Le Hir.Sur RTL, le porte-parole de Shein Quentin Ruffat a estimé lundi que l’encadrement de l’industrie textile ne fonctionnera “que si cette action est collective”, et pas “en visant un seul acteur”. Il a fustigé une loi qui ajoutera selon lui “une taxe de 10 euros par vêtement vendu d’ici 2030” et va “impacter le pouvoir d’achat” des Français.- Publicité et lobbying -Ce recentrage du texte inquiète les associations environnementales, qui ont regretté un “détricotage” du texte. “Il nous semble problématique que la proposition de loi du Sénat restreigne le cadre à l’ultra fast fashion”, a dénoncé auprès de l’AFP Clear Fashion.Le sénateur écologiste Jacques Fernique a lui craint de voir les débats accoucher d’une “coquille certes intéressante, mais un peu vide”.Les discussions dans l’hémicycle tourneront également autour de l’interdiction de la publicité pour les entreprises de la “fast fashion”.La majorité sénatoriale, une alliance droite-centristes, s’y est opposée au motif qu’elle briderait la “liberté d’entreprendre” et serait fragile constitutionnellement. Elle a donc opté pour limiter l’interdiction aux seuls influenceurs. Mais le gouvernement est favorable à l’interdiction totale et tentera de la réintroduire, soutenu par la gauche.En toile de fond de ces débats sensibles, plusieurs parlementaires ont relevé le “lobbying” intense de certaines firmes et notamment de Shein, regrettant notamment le recrutement par cette entreprise de l’ancien ministre Christophe Castaner pour l’accompagner dans sa démarche de responsabilité sociétale (RSE) au sein d’un comité consultatif.”Cela fausse la donne et accrédite la thèse selon laquelle il suffirait d’avoir un ancien ministre de l’Intérieur pour influencer les parlementaires. C’est mal connaître le Sénat”, a balayé le sénateur LR Didier Mandelli.

Italie: l’Etna crache un énorme panache de cendres et de gaz

Une immense colonne de cendres, de gaz et de roches s’est échappée lundi du mont Etna, en Sicile, après l’effondrement probable d’une partie de son cratère, ont indiqué les autorités italiennes, précisant qu’elle ne présentait pas de “danger” pour les touristes.Des caméras de surveillance ont capté “une coulée pyroclastique probablement causée par un effondrement (…) …

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Italie: l’Etna crache un énorme panache de cendres et de gaz

Une immense colonne de cendres, de gaz et de roches s’est échappée lundi du mont Etna, en Sicile, après l’effondrement probable d’une partie de son cratère, ont indiqué les autorités italiennes, précisant qu’elle ne présentait pas de “danger” pour les touristes.Des caméras de surveillance ont capté “une coulée pyroclastique probablement causée par un effondrement (…) sur le flanc nord du cratère sud-est”, a précisé l’Institut national de géophysique et de volcanologie, s’élevant de l’Etna à partir de 11h24, heure locale (09h24 GMT).Une coulée pyroclastique se produit lorsque des roches volcaniques, des cendres et des gaz chauds dévalent les pentes d’un volcan. L’activité du volcan “a évolué en fontaine de lave”, selon l’INGV, qui précise que le panache de cendres devrait se dissiper vers le sud-ouest.”Il n’y a aucun danger pour la population”, a déclaré le président de la région de Sicile, Renato Schifani, s’appuyant sur des experts qui lui ont assuré que la coulée n’avait pas atteint une zone fréquentée par les touristes.Sur des vidéos publiées sur les réseaux sociaux, dont l’AFP n’a pas pu vérifier l’authenticité, des touristes semblent descendre précipitamment les pentes du volcan, certains prenant des photos.Le responsable de la protection civile régionale a recommandé aux touristes d’éviter la zone “en raison de l’évolution potentielle du phénomène”, suivi “avec la plus grande prudence”, a ajouté Renato Schifani.L’intensité du volcan observée lundi “est l’un des signes du dynamisme continu de l’Etna”, a fait valoir le président de l’Association italienne de volcanologie, Marco Viccaro, au quotidien Corriere della Sera, précisant que l’Etna était actif depuis “plusieurs semaines”.Cette phase a été marquée par des “épisodes de courte durée, avec une énergie intense”, mais moins que ceux observés entre 2020 et 2022, a-t-il estimé. “Il s’agit d’une activité strombolienne relativement modérée dans les premiers temps, qui s’intensifie rapidement jusqu’à produire des explosions assez énergiques en fréquence”, a ajouté Marco Viccaro. Le volcan se trouve dans une “phase de recharge” au cours de laquelle le magma, qui se trouve habituellement beaucoup plus profondément dans la terre, est désormais plus proche de la surface. L’importance de la remontée de ce magma déterminera la durée de l’activité, a expliqué M. Viccaro. Pour lui, “l’évolution dépend des volumes de magma qui ont pénétré dans la partie supérieure du système d’alimentation”. L’activité, a-t-il souligné, “pourrait évoluer pendant des semaines, voire des mois, avec des épisodes similaires à ceux dont nous avons été témoins”.Une alerte rouge émise pour les autorités aériennes indique que la hauteur du nuage volcanique est estimée à 6,5 kilomètres.L’aéroport de Catane, situé à proximité, restait toutefois opérationnel.Culminant à 3.324 mètres, l’Etna, le plus grand volcan actif d’Europe, est entré régulièrement en éruption au cours des 500.000 dernières années.

Chaleur, sécheresse: le printemps 2025 bat des records au Royaume-Uni

Le plus chaud, le plus ensoleillé et l’un des plus secs: le printemps 2025 a battu plusieurs records climatiques au Royaume-Uni, où ces conditions affectent déjà les agriculteurs et les réserves d’eau.L’agence météorologique Met Office a annoncé lundi que les températures printanières avaient dépassé de 1,4 degré la moyenne saisonnière, atteignant 9,5 degrés, un record depuis le début des relevés en 1884.Le précédent record datait du printemps dernier avec 9,37 degrés, et les “trois printemps les plus chauds ont tous eu lieu depuis 2017, témoignant de l’évolution de notre climat”, dit-elle dans son communiqué. Les mers britanniques ont aussi connu une vague de chaleur inhabituelle, avec des températures records à la surface en avril et en mai, dépassant les normales de 4 degrés dans certaines régions.Ce pays connu pour son climat océanique a également enregistré 653,3 heures de soleil de début mars à fin mai, soit 43% de plus que la moyenne, ce qui constitue un record depuis le début des relevés en 1910.”Cette combinaison de chaleur et d’ensoleillement, associée à de très faibles précipitations, a créé des conditions difficiles pour l’agriculture et les ressources en eau dans une grande partie du pays”, souligne le Met office dans son communiqué.Avec seulement 128,2 millimètres de pluie de mars à mai, il s’agit en effet “du printemps le plus sec depuis plus de 50 ans” au Royaume-Uni, depuis 1974 et ses 123,2 millimètres de précipitations.Le principal syndicat agricole britannique NFU s’est fait l’écho de l’inquiétude des agriculteurs. Certains ont commencé à à irriguer plus tôt que d’habitude, constatant que leurs semis de printemps n’avaient pas encore germé à cause du temps exceptionnellement sec.- “Préserver les réserves” -“Mi-mai, le Royaume-Uni connaissait son printemps le plus sec depuis plus d’un siècle, et bien que la météo humide récente ait légèrement amélioré les conditions, le printemps 2025 reste le sixième le plus sec depuis le début des relevés en 1836”, a conclu lundi l’agence météorologique.Dans l’ensemble du pays, les précipitations ont été inférieures de 40% à la moyenne historique.L’Angleterre, en particulier, a “connu son printemps le plus sec depuis plus de 100 ans, battu seulement par celui de 1893”, selon le Met office. Le nord-ouest de l’Angleterre a officiellement été placé en état de “sécheresse” fin mai par l’Agence de l’Environnement, qui avait convoqué quelques semaines plus tôt une réunion sur le sujet.Comme en Écosse, les niveaux des réservoirs d’eau y sont “particulièrement, voire exceptionnellement bas”, et ceux des rivières aussi, avait-elle prévenu, exhortant les compagnies d’eau britanniques à “faire davantage pour préserver les réserves”.Au-delà du Royaume-Uni, une sécheresse jamais vue depuis des décennies frappe depuis plusieurs semaines une partie du nord de l’Europe, dont le Danemark, le nord de la France et les Pays-Bas, faisant craindre pour les rendements des futures récoltes que les agriculteurs ont semé.Cette saison illustre “certains des changements que nous observons dans nos schémas météorologiques, avec des conditions plus extrêmes – notamment un temps sec et ensoleillé prolongé – qui deviennent plus fréquentes”, a souligné Emily Carlisle du Met office.Selon l’agence, “huit des dix printemps britanniques les plus chauds ont eu lieu depuis l’an 2000”. Alec Hutchings, conseiller climat au WWF, a lui estimé que “ces nouvelles données du Met Office constituent un avertissement brutal: le changement climatique n’est plus une menace lointaine – il est là, maintenant, et il faut agir immédiatement”.

Chaleur, sécheresse: le printemps 2025 bat des records au Royaume-Uni

Le plus chaud, le plus ensoleillé et l’un des plus secs: le printemps 2025 a battu plusieurs records climatiques au Royaume-Uni, où ces conditions affectent déjà les agriculteurs et les réserves d’eau.L’agence météorologique Met Office a annoncé lundi que les températures printanières avaient dépassé de 1,4 degré la moyenne saisonnière, atteignant 9,5 degrés, un record …

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Salvador: “Je me fiche d’être taxé de dictateur”, dit le président Bukele

Le président Nayib Bukele a déclaré qu’il préférait être qualifié de “dictateur” plutôt que de permettre aux criminels de circuler librement, défiant ainsi ses détracteurs dans un discours dimanche marquant le premier anniversaire de sa réélection.”Je me fiche d’être taxé de dictateur. Je préfère être traité de dictateur que de voir des Salvadoriens se faire tuer dans les rues”, a déclaré le président salvadorien au pouvoir depuis 2019.M. Bukele a justifié de récentes arrestations de militants des droits humains au nom de la lutte anticorruption menée par son gouvernement, et nié qu’elles étaient le reflet de persécutions politiques.”On dit que nous emprisonnons des défenseurs des droits humains, des dissidents, des opposants au régime (…) Comment pouvons-nous lutter contre la corruption si toute l’opposition bénéficie d’une impunité garantie ?”, a déclaré le chef de l’Etat, se gardant de nommer les personnes à qui il faisait référence.”Nous restons concentrés sur les résultats”, a-t-il encore déclaré. “Contrairement aux mensonges qu’ils propagent jour et nuit, nous avons obtenu plus de résultats que n’importe quel autre gouvernement dans toute notre histoire.”La guerre menée par M. Bukele contre les gangs est largement reconnue pour avoir fait chuter le taux d’homicides au plus bas niveau depuis trente ans mais le dirigeant du pays latino-américain fait face à une vague de critiques depuis l’arrestation, le 18 mai, de Ruth Lopez, une avocate et militante reconnue.Agée de 47 ans, cette dirigeante d’une ONG de défense des droits humains, critique de la politique sécuritaire du président salvadorien, est venue en aide aux familles de 252 migrants vénézuéliens emprisonnés au Salvador après leur expulsion des Etats-Unis.Le président salvadorien est devenu un partenaire clé de son homologue américain Donald Trump dans sa politique de lutte contre l’immigration illégale.Lorsque Ruth Lopez travaillait comme conseillère de l’ancien président du Tribunal suprême électoral, Eugenio Chicas, elle “a collaboré au détournement de fonds des caisses de l’Etat”, a soutenu le parquet salvadorien en mai, peu après son arrestation.- “Escalade autoritaire” -Treize organisations internationales de défense des droits humains, dont Amnesty International et l’association WOLA, basée à Washington, ont immédiatement condamné son arrestation et exigé sa “libération immédiate”, et appelé “le gouvernement salvadorien à garantir son intégrité physique et son droit à une procédure régulière”.Deux militants qui avaient soutenu une manifestation de paysans ont également été arrêtés en mai. Tout comme, en février, le dirigeant de l’Unité de défense des droits humains et communautaires (UNIDEHC), Fidel Zavala, accusé de liens avec des gangs.Le mois dernier, des alliés de M. Bukele au Parlement ont imposé une loi sur les agents étrangers, prévoyant une taxe de 30% sur les organisations recevant des financements de l’étranger et les obligeant à s’inscrire dans un registre spécial.Le commissaire aux droits de l’Homme de M. Bukele, Andres Guzman, qui a défendu le président contre des accusations de violations des droits humains, a déclaré à l’AFP à la fin du mois de mai qu’il avait démissionné.”Il y a une escalade autoritaire”, depuis le début du second mandat de M. Bukele, a déclaré à l’AFP Ingrid Escobar, directrice de l’ONG Humanitarian Legal Aid. “C’est la consolidation de la dictature”, a-t-elle ajouté.