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La guerre commerciale de Trump va fragiliser la croissance mondiale, avertit l’OCDE

Les surtaxes douanières imposées par Donald Trump à ses partenaires vont fortement peser sur la croissance américaine et mondiale, a averti l’OCDE au cours d’une conférence à Paris à l’occasion de laquelle des négociations commerciales se tiennent entre Américains et Européens.”L’environnement économique mondial est devenu beaucoup plus difficile”, a reconnu mardi le secrétaire général de l’Organisation de coopération et de développement économiques Mathias Cormann au cours d’une conférence de presse au siège de l’institution à Paris, citant la nouvelle donne des droits de douane.Du fait de la politique commerciale américaine, “nous avons revu en baisse la croissance de quasiment chaque économie dans le monde”, a indiqué à l’AFP l’économiste en chef de l’institution, Alvaro Pereira, à l’occasion d’un entretien à la veille de la publication des prévisions économiques de l’OCDE.Cette organisation, qui rassemble 38 pays développés, tient une réunion ministérielle mardi et mercredi à Paris. Des discussions entre le représentant américain au Commerce (USTR) Jamieson Greer et le Commissaire européen au Commerce Maros Sefcovic sur les droits de douane devraient aussi avoir lieu mardi en marge de cette rencontre, avant un G7 centré sur le commerce mercredi matin.Mardi soir, M. Greer s’est entretenu avec le ministre du Commerce britannique Jonathan Reynolds pour “discuter de leur volonté commune d’aboutir à un accord de prospérité économique, qui inclus de mettre en oeuvre dès que possible des accords quant à des droits de douane sectoriels”, a détaillé le ministère britannique dans un communiqué.Les deux hommes ont aussi échangé sur les “prochaines étapes de la mise en oeuvre de l’accord commercial plus large entre le Royaume-Uni et les États-Unis et de la poursuite des négociations sur les droits de douane réciproques”, précise le communiqué.Du côté de l’Allemagne, la ministre de la première économie de l’Union européenne, Katherina Reiche, a affirmé qu’il fallait “parvenir à des solutions négociées et ce, le plus rapidement possible, car le temps presse”, en marge de cette conférence, à la veille d’un potentiel doublement des surtaxes américaines sur l’acier et l’aluminium importés, à 50%.Un avis partagé par l’institution parisienne dont font partie les Etats-Unis et la plupart des pays de l’UE: “la meilleure option c’est +asseyez-vous, passez un accord et tout le monde s’en portera mieux+”, a exhorté Alvaro Pereira.A peine revenu à la Maison Blanche, en janvier, le président américain a lancé un bigbang douanier, imposant un climat d’incertitude pour les entreprises en raison de ses annonces, alternant pauses mais aussi brutaux durcissements.- L’Amérique souffre -La croissance mondiale va souffrir, attendue à 2,9% cette année et l’an prochain, en baisse respectivement de 0,2 et 0,1 point de pourcentage par rapport aux précédentes estimations de l’OCDE en mars.Il s’agirait de la plus faible progression annuelle depuis la pandémie de Covid-19.La croissance américaine va “nettement ralentir”, prévoit l’OCDE: le produit intérieur brut (PIB) devrait progresser en 2025 de 1,6% contre 2,2% anticipé en mars. Le ralentissement est plus modeste pour 2026 avec 1,5% contre 1,6% prévu en mars.”Il faut garder son sang froid et démontrer toujours que la mise en place de ces droits de douane n’est dans l’intérêt de personne, à commencer par l’économie américaine”, a dit mardi le ministre français délégué au Commerce extérieur Laurent Saint-Martin, à l’OCDE.Outre la guerre commerciale, “une nouvelle contraction de l’immigration nette et une réduction du nombre de fonctionnaires du gouvernement fédéral des Etats-Unis devraient affaiblir la croissance” américaine, poursuit l’OCDE en référence à la politique appliquée par Donald Trump.”Grâce aux droits de douane, notre économie est EN PLEIN ESSOR”, s’est pourtant vanté sur son réseau Truth Social le président américain mardi peu avant la présentation de l’OCDE.L’inflation aux Etats-Unis devrait par ailleurs rester à un niveau élevé, ajoute l’OCDE qui prévoit 3,2% cette année et 2,8% l’an prochain, soit environ un point de plus qu’en zone euro.

Moscou ne s’attend à aucune “avancée” rapide dans le règlement du conflit en Ukraine

Pas de solution “immédiate” à l’horizon: le Kremlin a écarté mardi tout règlement à court terme du conflit armé en Ukraine, au lendemain de nouveaux pourparlers russo-ukrainiens peu fructueux à Istanbul.L’Ukraine a de son côté accusé Moscou d’avoir présenté lors de ces négociations des demandes maximalistes, estimant qu’il s’agissait d'”ultimatums déjà connus” qui “ne font pas avancer la situation vers une paix véritable”.Alors que l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, a l’avantage, Kiev accuse depuis des mois la Russie de faire traîner les négociations de paix, car Moscou refuse sa demande d’une trêve inconditionnelle, estimant qu’elle permettrait à l’Ukraine de reprendre des forces avec l’aide de ses alliés occidentaux.”Il serait erroné d’attendre des décisions et des avancées immédiates”, a tranché mardi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. “La question du règlement est extrêmement complexe et comporte de nombreuses nuances”, a-t-il ajouté, rappelant que Moscou souhaitait avant tout “éliminer les causes profondes du conflit” pour parvenir à la paix.La Russie campe sur ses positions, à savoir la cession par Kiev de quatre régions qu’elle occupe partiellement, en plus de la Crimée annexée en 2014, et que l’Ukraine renonce à intégrer l’Otan. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a parallèlement annoncé que l’Ukraine avait été invitée à un sommet de l’Alliance fin juin à La Haye.  Le chef de la diplomatie ukrainienne, Andriï Sybiga, a regretté mardi que “le format d’Istanbul se soit transformé en réunions sur les échanges de prisonniers de guerre”, sans “résultat tangible” sur une fin de l’offensive russe lancée en février 2022.- Exigences inconciliables -Lundi, Russes et Ukrainiens s’étaient retrouvés pour la deuxième fois en deux semaines à Istanbul pour des discussions de paix directes, sous médiation turque.Lors de cette réunion, la Russie a une nouvelle fois rejeté la proposition de Kiev et des Européens d’instaurer un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours. Elle a proposé en retour une trêve partielle de 2 ou 3 jours dans certains secteurs du front.Russes et Ukrainiens ont toutefois convenu d’échanger tous leurs prisonniers de guerre de moins de 25 ans ou grièvement blessés, ainsi que des milliers de corps de soldats tués.En revanche, les exigences de chaque camp, sur le fond, semblent toujours aussi inconciliables.La délégation russe a remis aux Ukrainiens un mémorandum, publié par les agences de presse russes. Moscou y demande à Kiev de retirer ses troupes des quatre régions d’Ukraine dont la Russie revendique l’annexion, avant tout cessez-le-feu global.Ces conditions sont inacceptables pour l’Ukraine, qui demande un retrait pur et simple des troupes russes de son territoire, ainsi que des garanties de sécurité concrètes des Occidentaux.Kiev appelle Washington à sanctionner davantage Moscou pour la “contraindre” à accepter une trêve globale, mais Donald Trump a refusé pour l’heure de prendre de telles mesures, disant ne pas vouloir faire échouer un potentiel accord.En l’état, une rencontre entre Vladimir Poutine, Volodymyr Zelensky et Donald Trump est “peu probable” dans un avenir “proche”, selon M. Peskov.Une délégation de hauts responsables ukrainiens se trouve mardi à Washington pour discuter avec l’administration Trump du “soutien à la défense” de leur pays et de dossiers économiques, notamment le renforcement des sanctions contre Moscou, a annoncé Kiev.- Ponts et trains visés -Sur le terrain, les frappes et attaques se poursuivent.Selon les autorités ukrainiennes, un bombardement russe a tué mardi deux civils dans un village de la région de Kharkiv (nord-est), tandis qu’au moins quatre autres sont morts lors d’une frappe de roquettes sur la ville de Soumy (nord), qui a fait au moins 20 blessés.La région de Soumy, frontalière de la Russie, est soumise à une pression accrue depuis des semaines, Moscou disant vouloir y constituer une “zone tampon” pour prévenir des incursions ukrainiennes.Mardi, l’armée russe y a revendiqué la prise d’une nouvelle localité.L’Ukraine continue de son côté d’entreprendre des opérations en territoire russe. Mardi, elle a revendiqué une attaque à l’explosif contre le pont de Crimée, ouvrage gigantesque déjà visé à deux reprises par Kiev.Moscou a aussi accusé mardi l’Ukraine d’être à l’origine des explosions qui ont provoqué le week-end dernier l’effondrement de deux ponts et des accidents de trains en Russie, qui ont fait sept morts et 113 blessés, dont des enfants.Dimanche, l’Ukraine avait mené une attaque coordonnée de drones contre plusieurs aérodromes russes, jusqu’en Sibérie, assurant avoir touché de nombreux avions russes, dont des bombardiers stratégiques. Après cette attaque d’une complexité inédite, les autorités russes n’ont fait quasiment aucune déclaration.Interrogé mardi sur le sujet, Dmitri Peskov a botté en touche, se contentant d’appeler à attendre les “résultats de l’enquête” et à se référer aux communiqués du ministère russe de la Défense.

Gaza: 27 morts près d’un site d’aide après des tirs de l’armée israélienne

Vingt-sept personnes ont été tuées mardi dans le sud de la bande de Gaza quand des soldats israéliens ont ouvert le feu près d’un centre d’aide humanitaire soutenu par les Etats-Unis, dans le sud du territoire palestinien, l’armée indiquant avoir ouvert une enquête.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a “condamné” ces tirs, évoquant des …

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Gaza: 27 morts près d’un site d’aide après des tirs de l’armée israélienne

Vingt-sept personnes ont été tuées mardi dans le sud de la bande de Gaza quand des soldats israéliens ont ouvert le feu près d’un centre d’aide humanitaire soutenu par les Etats-Unis, dans le sud du territoire palestinien, l’armée indiquant avoir ouvert une enquête.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a “condamné” ces tirs, évoquant des pertes de vies “inconcevables”, deux jours après un drame similaire au même endroit, au cours duquel 31 personnes ont été tuées, selon les secours palestiniens. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a lui dénoncé des “crimes de guerre”.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien. Les quelque 2,4 millions d’habitants du territoire palestinien assiégé par Israël sont menacés de famine, selon l’ONU.Mardi à l’aube, 27 personnes qui attendaient l’aide américaine près du rond-point dans la zone d’Al-Alam à Rafah, ville du sud de la bande de Gaza, ont été tuées, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, ajoutant que “les forces d’occupation israéliennes avaient ouvert le feu (…) sur des milliers de civils” venus chercher de l’aide humanitaire.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a confirmé dans la soirée le bilan des morts, sans mentionner l’armée israélienne dans son communiqué.Outre les 27 morts mardi à Rafah, la Défense civile a indiqué que 19 Palestiniens avaient été tués par l’armée israélienne à travers le territoire palestinien dévasté.- Faire “toute la lumière” -L’armée a indiqué dans la soirée que “des soldats avaient procédé à des tirs de semonce (…) en direction de suspects qui s’approchaient d’une manière qui mettait en danger leur sécurité”, annonçant l’ouverture d’une enquête pour faire “toute la lumière” sur ce qui s’est passé.De son coté, la Maison Blanche a indiqué “étudier l’authenticité” des informations faisant état de tirs mortels.Dans le sud de la bande de Gaza, le mari et les enfants de Rim al-Ahkras, figurant parmi les victimes des tirs mortels à l’aube, étaient submergés par le chagrin.”Comment puis-je te laisser partir, maman?”, a lâché son fils Zein, en enlaçant le corps recouvert d’un linceul blanc. Une fillette a saisi une main de la mère et l’a embrassée, d’autres petits enfants autour étaient en larmes au moment des adieux.Le rond-point où le drame est survenu se trouve à environ un kilomètre d’un centre d’aide géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël.La GHF a débuté ses opérations il y a un peu plus d’une semaine, après la levée très partielle d’un blocus total imposé par Israël pendant plus de deux mois, privant la population de Gaza de toute aide humanitaire. L’ONU refuse de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.Les Etats-Unis ont affirmé mardi que l’aide humanitaire apportée par cette organisation était une “réussite”, reconnaissant qu’elle pouvait “s’améliorer”.- “Tirer sur la foule” -Rania al-Astal, une déplacée de 30 ans, est partie tôt le matin avec son mari pour essayer de récupérer de la nourriture au centre GHF.”Les tirs ont commencé par intermittence vers 05H00 du matin. Chaque fois que les gens s’approchaient du rond-point d’Al-Alam, ils étaient la cible de tirs”, a-t-elle raconté à l’AFP: “Mais ils ne s’en souciaient pas et se précipitaient tous en même temps. C’est à ce moment-là que l’armée a commencé à tirer intensément”.Mohammed al-Chaer, 44 ans, également présent sur les lieux, raconte lui qu'”un hélicoptère et des drones ont commencé à tirer sur la foule pour l’empêcher de s’approcher des chars. Il y a eu des blessés et des morts”, a-t-il dit à l’AFP.Mardi, l’armée israélienne a par ailleurs annoncé la mort de trois soldats dans le nord de Gaza. Dans la soirée, elle a aussi fait état de projectiles tirés sur son territoire depuis la Syrie et tombés dans des zones non habitées, ainsi qu’un missile lancé depuis le Yémen et intercepté.Le 17 mai, Israël a intensifié son offensive dans la bande de Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages, prendre le contrôle de l’ensemble du petit territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, et anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.510 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: 27 morts près d’un site d’aide après des tirs de l’armée israélienne

Vingt-sept personnes ont été tuées mardi dans le sud de la bande de Gaza quand des soldats israéliens ont ouvert le feu près d’un centre d’aide humanitaire soutenu par les Etats-Unis, dans le sud du territoire palestinien, l’armée indiquant avoir ouvert une enquête.Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a “condamné” ces tirs, évoquant des pertes de vies “inconcevables”, deux jours après un drame similaire au même endroit, au cours duquel 31 personnes ont été tuées, selon les secours palestiniens. Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a lui dénoncé des “crimes de guerre”.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien. Les quelque 2,4 millions d’habitants du territoire palestinien assiégé par Israël sont menacés de famine, selon l’ONU.Mardi à l’aube, 27 personnes qui attendaient l’aide américaine près du rond-point dans la zone d’Al-Alam à Rafah, ville du sud de la bande de Gaza, ont été tuées, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, ajoutant que “les forces d’occupation israéliennes avaient ouvert le feu (…) sur des milliers de civils” venus chercher de l’aide humanitaire.Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a confirmé dans la soirée le bilan des morts, sans mentionner l’armée israélienne dans son communiqué.Outre les 27 morts mardi à Rafah, la Défense civile a indiqué que 19 Palestiniens avaient été tués par l’armée israélienne à travers le territoire palestinien dévasté.- Faire “toute la lumière” -L’armée a indiqué dans la soirée que “des soldats avaient procédé à des tirs de semonce (…) en direction de suspects qui s’approchaient d’une manière qui mettait en danger leur sécurité”, annonçant l’ouverture d’une enquête pour faire “toute la lumière” sur ce qui s’est passé.De son coté, la Maison Blanche a indiqué “étudier l’authenticité” des informations faisant état de tirs mortels.Dans le sud de la bande de Gaza, le mari et les enfants de Rim al-Ahkras, figurant parmi les victimes des tirs mortels à l’aube, étaient submergés par le chagrin.”Comment puis-je te laisser partir, maman?”, a lâché son fils Zein, en enlaçant le corps recouvert d’un linceul blanc. Une fillette a saisi une main de la mère et l’a embrassée, d’autres petits enfants autour étaient en larmes au moment des adieux.Le rond-point où le drame est survenu se trouve à environ un kilomètre d’un centre d’aide géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël.La GHF a débuté ses opérations il y a un peu plus d’une semaine, après la levée très partielle d’un blocus total imposé par Israël pendant plus de deux mois, privant la population de Gaza de toute aide humanitaire. L’ONU refuse de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.Les Etats-Unis ont affirmé mardi que l’aide humanitaire apportée par cette organisation était une “réussite”, reconnaissant qu’elle pouvait “s’améliorer”.- “Tirer sur la foule” -Rania al-Astal, une déplacée de 30 ans, est partie tôt le matin avec son mari pour essayer de récupérer de la nourriture au centre GHF.”Les tirs ont commencé par intermittence vers 05H00 du matin. Chaque fois que les gens s’approchaient du rond-point d’Al-Alam, ils étaient la cible de tirs”, a-t-elle raconté à l’AFP: “Mais ils ne s’en souciaient pas et se précipitaient tous en même temps. C’est à ce moment-là que l’armée a commencé à tirer intensément”.Mohammed al-Chaer, 44 ans, également présent sur les lieux, raconte lui qu'”un hélicoptère et des drones ont commencé à tirer sur la foule pour l’empêcher de s’approcher des chars. Il y a eu des blessés et des morts”, a-t-il dit à l’AFP.Mardi, l’armée israélienne a par ailleurs annoncé la mort de trois soldats dans le nord de Gaza. Dans la soirée, elle a aussi fait état de projectiles tirés sur son territoire depuis la Syrie et tombés dans des zones non habitées, ainsi qu’un missile lancé depuis le Yémen et intercepté.Le 17 mai, Israël a intensifié son offensive dans la bande de Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages, prendre le contrôle de l’ensemble du petit territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, et anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.510 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Corée du Sud: Lee Jae-myung large vainqueur de la présidentielle

Le dirigeant de centre gauche Lee Jae-myung a confortablement gagné la présidentielle de mardi en Corée du Sud, marquée par une participation massive des électeurs désireux de tourner la page après six mois de chaos politique consécutifs à l’éphémère proclamation de la loi martiale.Après dépouillement de plus de 98% des bulletins de vote, M. Lee …

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Corée du Sud: Lee Jae-myung large vainqueur de la présidentielle

Le dirigeant de centre gauche Lee Jae-myung a confortablement gagné la présidentielle de mardi en Corée du Sud, marquée par une participation massive des électeurs désireux de tourner la page après six mois de chaos politique consécutifs à l’éphémère proclamation de la loi martiale.Après dépouillement de plus de 98% des bulletins de vote, M. Lee l’emporte avec 49,2% des suffrages, contre 41,5% pour son adversaire Kim Moon-soo, selon les derniers chiffres publiés par la Commission électorale nationale.”J’accepte humblement le choix du peuple. Félicitations au candidat élu Lee Jae-myung”, a déclaré M. Kim devant la presse à Séoul.Le nouveau président élu de Corée du Sud, qui prendra ses fonctions dès mercredi, a promis de “ne pas décevoir les attentes du peuple” et a lancé un appel à l’unité de son pays polarisé à l’extrême.”Nous avons peut-être eu des points de vue différents, des positions différentes et porté des couleurs différentes pendant un certain temps. Mais aujourd’hui, nous sommes tous le même peuple fier de cette grande nation. Marchons ensemble”, a lancé devant ses partisans en liesse cet ancien ouvrier de 60 ans.Comme tout le long de sa campagne, M. Lee, qui a frôlé la mort l’an dernier après avoir été poignardé au cou dans la rue par un de ses détracteurs, s’exprimait derrière une vitre pare-balles et protégé par un gigantesque dispositif policier.- Participation massive -Les Sud-Coréens ont voté massivement pour mettre fin à une crise politique sans précédent, causée par la tentative ratée du précédent chef de l’Etat, Yoon Suk Yeol, d’imposer la loi martiale six mois plus tôt jour pour jour. Le taux de participation a été de 79,4%, le plus élevé depuis 28 ans.M. Yoon a été destitué en avril, ce qui a déclenché la présidentielle de mardi. Il est actuellement jugé pour “insurrection”, un crime passible de la peine de mort, et pour “abus de pouvoir”.”Plus jamais les armes (…) ne seront utilisées pour intimider le peuple dans le cadre d’un coup d’Etat militaire”, a déclaré mercredi M. Lee.Le président élu a également promis de “poursuivre le dialogue, la communication et la coopération” avec la Corée du Nord, avec qui les relations se sont tendues à l’extrême pendant la présidence de Yoon Suk Yeol.- Explosion de joie -L’annonce de la large victoire de Lee Jae-myung a été accueillie par une explosion de joie de ses partisans rassemblés devant le Parlement.”Le chemin a été difficile”, a déclaré à l’AFP Noh Min-young, 20 ans, qui a participé à de nombreuses manifestations pro-démocratie depuis décembre. “Je suis heureuse, j’ai l’impression qu’on a atteint le but pour lequel tant de gens se sont battus ces six derniers mois, en y consacrant leur temps, leur santé et leur argent dans la rue”.S’agissant d’un vote anticipé destiné à combler le vide à la tête de l’Etat, M. Lee sera investi dès que la Commission électorale aura certifié les résultats, tôt mercredi matin. Une sobre cérémonie de prise de fonctions aura lieu en fin de matinée au Parlement.Les Sud-Coréens espèrent tourner la page après des mois de manifestations massives et une succession inédite de présidents intérimaires.Les milieux d’affaires, pour leur part, attendent avec impatience l’arrivée d’un président stable pour piloter la quatrième économie d’Asie, très dépendante de ses exportations, dans un environnement troublé par les guerres commerciales du président américain Donald Trump.L’effarement de l’électorat modéré face à l’épisode de la loi martiale a été déterminant pour la victoire de Lee Jae Myung, estime Vladimir Tikhonov, professeur d’études coréennes à l’Université d’Oslo.Le Parti démocrate de M. Lee a “renforcé son emprise sur les hommes et femmes modérément conservateurs des zones urbaines, âgés de 30 à 40 ans, qui souhaitent simplement un peu de normalité et une amélioration progressive du système de protection sociale. La tentative de coup d’Etat de Yoon a effrayé ces personnes, et pour le moment, elles ne reviendront pas”, a-t-il dit à l’AFP.Lee Jae-myung s’était distingué le soir de la loi martiale en diffusant en direct sa course effrénée vers le Parlement cerné par l’armée, où il avait réussi à se faufiler avec près de 200 autres députés pour voter une motion faisant échouer le coup de force de M. Yoon.Les nombreuses poursuites judiciaires dont il fait l’objet, notamment pour des affaires de corruption, ne semblent pas avoir dissuadé les électeurs.Ces affaires l’avaient pourtant “rendu profondément impopulaire auprès de nombreux électeurs lors de l’élection présidentielle de 2022″, a rappelé Minseon Ku, du William and Mary Global Research Institute.”Son accession à la présidence ne reflète donc peut-être pas sa popularité, mais plutôt les profonds bouleversements politiques que traverse la Corée du Sud”, a-t-elle avancé.

Corée du Sud: Lee Jae-myung large vainqueur de la présidentielle

Le dirigeant de centre gauche Lee Jae-myung a confortablement gagné la présidentielle de mardi en Corée du Sud, marquée par une participation massive des électeurs désireux de tourner la page après six mois de chaos politique consécutifs à l’éphémère proclamation de la loi martiale.Après dépouillement de plus de 98% des bulletins de vote, M. Lee l’emporte avec 49,2% des suffrages, contre 41,5% pour son adversaire Kim Moon-soo, selon les derniers chiffres publiés par la Commission électorale nationale.”J’accepte humblement le choix du peuple. Félicitations au candidat élu Lee Jae-myung”, a déclaré M. Kim devant la presse à Séoul.Le nouveau président élu de Corée du Sud, qui prendra ses fonctions dès mercredi, a promis de “ne pas décevoir les attentes du peuple” et a lancé un appel à l’unité de son pays polarisé à l’extrême.”Nous avons peut-être eu des points de vue différents, des positions différentes et porté des couleurs différentes pendant un certain temps. Mais aujourd’hui, nous sommes tous le même peuple fier de cette grande nation. Marchons ensemble”, a lancé devant ses partisans en liesse cet ancien ouvrier de 60 ans.Comme tout le long de sa campagne, M. Lee, qui a frôlé la mort l’an dernier après avoir été poignardé au cou dans la rue par un de ses détracteurs, s’exprimait derrière une vitre pare-balles et protégé par un gigantesque dispositif policier.- Participation massive -Les Sud-Coréens ont voté massivement pour mettre fin à une crise politique sans précédent, causée par la tentative ratée du précédent chef de l’Etat, Yoon Suk Yeol, d’imposer la loi martiale six mois plus tôt jour pour jour. Le taux de participation a été de 79,4%, le plus élevé depuis 28 ans.M. Yoon a été destitué en avril, ce qui a déclenché la présidentielle de mardi. Il est actuellement jugé pour “insurrection”, un crime passible de la peine de mort, et pour “abus de pouvoir”.”Plus jamais les armes (…) ne seront utilisées pour intimider le peuple dans le cadre d’un coup d’Etat militaire”, a déclaré mercredi M. Lee.Le président élu a également promis de “poursuivre le dialogue, la communication et la coopération” avec la Corée du Nord, avec qui les relations se sont tendues à l’extrême pendant la présidence de Yoon Suk Yeol.- Explosion de joie -L’annonce de la large victoire de Lee Jae-myung a été accueillie par une explosion de joie de ses partisans rassemblés devant le Parlement.”Le chemin a été difficile”, a déclaré à l’AFP Noh Min-young, 20 ans, qui a participé à de nombreuses manifestations pro-démocratie depuis décembre. “Je suis heureuse, j’ai l’impression qu’on a atteint le but pour lequel tant de gens se sont battus ces six derniers mois, en y consacrant leur temps, leur santé et leur argent dans la rue”.S’agissant d’un vote anticipé destiné à combler le vide à la tête de l’Etat, M. Lee sera investi dès que la Commission électorale aura certifié les résultats, tôt mercredi matin. Une sobre cérémonie de prise de fonctions aura lieu en fin de matinée au Parlement.Les Sud-Coréens espèrent tourner la page après des mois de manifestations massives et une succession inédite de présidents intérimaires.Les milieux d’affaires, pour leur part, attendent avec impatience l’arrivée d’un président stable pour piloter la quatrième économie d’Asie, très dépendante de ses exportations, dans un environnement troublé par les guerres commerciales du président américain Donald Trump.L’effarement de l’électorat modéré face à l’épisode de la loi martiale a été déterminant pour la victoire de Lee Jae Myung, estime Vladimir Tikhonov, professeur d’études coréennes à l’Université d’Oslo.Le Parti démocrate de M. Lee a “renforcé son emprise sur les hommes et femmes modérément conservateurs des zones urbaines, âgés de 30 à 40 ans, qui souhaitent simplement un peu de normalité et une amélioration progressive du système de protection sociale. La tentative de coup d’Etat de Yoon a effrayé ces personnes, et pour le moment, elles ne reviendront pas”, a-t-il dit à l’AFP.Lee Jae-myung s’était distingué le soir de la loi martiale en diffusant en direct sa course effrénée vers le Parlement cerné par l’armée, où il avait réussi à se faufiler avec près de 200 autres députés pour voter une motion faisant échouer le coup de force de M. Yoon.Les nombreuses poursuites judiciaires dont il fait l’objet, notamment pour des affaires de corruption, ne semblent pas avoir dissuadé les électeurs.Ces affaires l’avaient pourtant “rendu profondément impopulaire auprès de nombreux électeurs lors de l’élection présidentielle de 2022″, a rappelé Minseon Ku, du William and Mary Global Research Institute.”Son accession à la présidence ne reflète donc peut-être pas sa popularité, mais plutôt les profonds bouleversements politiques que traverse la Corée du Sud”, a-t-elle avancé.

Eaux minérales Nestlé: l’UFC-Que Choisir accuse les pouvoirs publics d'”immobilisme”, engage des actions en justice

L’UFC-Que Choisir a annoncé mardi lancer plusieurs actions en justice face à ce qu’elle qualifie de “scandale” des eaux minérales Nestlé et d'”immobilisme” des pouvoirs publics, via une assignation en référé et deux dépôts de plainte, dont une contre plusieurs ministres. Dans un communiqué, l’association de consommateurs annonce avoir déposé plainte auprès de la Cour de justice de la République contre l’actuelle ministre de la Transition écologique et ancienne ministre déléguée à l’Industrie Agnès Pannier-Runacher, ainsi que contre les anciens ministres Roland Lescure (Industrie), Aurélien Rousseau (Santé) et Agnès Firmin-le-Bodo (Santé), et ce “afin que le rôle de l’Etat, et en particulier du pouvoir exécutif, soit pleinement analysé”, explique l’UFC-Que Choisir.L’association indique avoir également porté plainte, au pénal, contre Nestlé Waters pour “des faits susceptibles de constituer des pratiques commerciales trompeuses, falsifications aggravées et tromperies aggravées”. Agnès Pannier-Runacher a assuré être “à la disposition de la justice”, et a dit mardi soir dans l’émission C à vous sur France 5, avoir appris cette plainte “par la presse”. Elle s’est également dite “très sereine. Je suis la ministre qui a enclenché les enquêtes, (…) avec Bruno Le Maire et Olivier Véran, qui étaient ministre de l’Economie à l’époque et ministre de la Santé, qui ont mis en évidence ces pratiques de Nestlé. Donc, je n’ai pas d’autre chose à ajouter, si ce n’est que j’attends assez sereinement cette possible convocation”.Début 2024, des articles de presse ont révélé l’utilisation au cours d’années précédentes de traitements interdits (ultraviolets, charbon actif) sur des sites d’embouteillage de Nestlé Waters pour, selon la filiale du groupe suisse qui rassemble notamment les marques Vittel, Perrier et Contrex, “assurer la sécurité sanitaire” des eaux.Or une eau minérale naturelle ne peut faire l’objet d’aucune désinfection ou traitement de nature à modifier ses caractéristiques.Une procédure judiciaire est déjà en cours à Paris après des plaintes d’associations de défense des consommateurs pour “tromperie” visant Nestlé Waters et son concurrent Sources Alma (marques Cristaline, St-Yorre, Vichy Célestins…).Mi-mai, un rapport d’une commission d’enquête sénatoriale a estimé que ces traitements ont fait l’objet d’une “dissimulation par l’Etat”. L’UFC-Que Choisir affirme par ailleurs avoir saisi le tribunal judiciaire de Nanterre via un référé d’heure à heure, procédure accélérée qui permet d’assigner quelqu’un à comparaître dans un délai très bref. Le but est d’obtenir des mesures provisoires “de retraits du marché et de rappel de produits”, “d’interdiction de commercialisation” et “la cessation des tromperies concernant ces eaux Perrier présentées comme +minérales naturelles+”, selon l’organisation. “L’audience est prévue au début du mois de juillet”, indique l’association dans son communiqué. 

Municipales à Paris, Lyon, Marseille: contretemps majeur au Sénat pour la réforme du scrutin

La réforme du scrutin municipal pour Paris, Lyon et Marseille a été massivement rejetée mardi au Sénat, un contretemps important pour ses soutiens, en premier lieu le Premier ministre François Bayrou, mis sous pression par ses alliés LR au gouvernement qui demandent l’abandon du texte.La droite y est hostile, l’immense majorité de la gauche aussi, et même le bloc central a reconnu certaines carences: l’article-phare de la proposition de loi d’origine macroniste a connu un sort funeste dans l’hémicycle de la chambre haute du Parlement, avec seulement 97 voix pour son adoption face à 217 oppositions.Adoptée à l’Assemblée nationale, début avril, avec l’appui de l’exécutif, de La France insoumise et du Rassemblement national, la réforme mettrait fin au mode de scrutin mis en place en 1982 dans la loi PLM, en vertu duquel les électeurs à Paris, Lyon et Marseille votent dans chaque arrondissement pour une liste de conseillers, les élus du haut de la liste siégeant au conseil d’arrondissement et au conseil municipal.Dans sa version approuvée par les députés, elle prévoyait à la place d’instaurer deux scrutins, l’un pour élire les conseillers d’arrondissement ou de secteur, l’autre pour élire ceux du conseil municipal, sur une circonscription unique. Avec une ambition: rendre le scrutin “plus lisible”, rapprocher les électeurs du choix de leur maire et faire en sorte “qu’un électeur égale une voix”.- “Le retrait s’impose” -Ce rejet sans équivoque de la chambre haute en première lecture complique la tâche des soutiens du texte, porté par le député de Paris Sylvain Maillard et soutenu par François Bayrou.Le Premier ministre convoquera-t-il une commission mixte paritaire (CMP), réunion de sept sénateurs et sept députés chargés de négocier pour aboutir à un texte commun ?Le ministre des Relations avec le Parlement Patrick Mignola n’a pas voulu le confirmer totalement mardi, estimant que cela relevait d’une “décision collective”. Mais il a tout de même ouvert la porte en indiquant qu’il fallait “respecter la parole de chacune des Assemblées”, refusant de donner une “prééminence” au Sénat.Ces dernières heures, plusieurs membres du camp gouvernemental avaient assuré à l’AFP qu’une CMP était bien envisagée sur ce texte même si le Sénat le rejetait.Mais rien n’assure qu’un accord n’émerge, ce qui pourrait conduire l’exécutif à décider d’enjamber le Sénat en donnant le dernier mot à l’Assemblée nationale. Opération à haut risque, car il faudrait alors assumer de voter un texte avec le RN et LFI… Et contre les précieux alliés de la droite.Mardi, pas une voix n’a manqué au groupe LR pour s’opposer au texte fustigé par le nouveau président de parti Bruno Retailleau et par le patron de la Haute assemblée, Gérard Larcher. La droite est même allée plus loin en mettant la pression sur le gouvernement: “Par notre vote, nous envoyons un signal clair. Le retrait de cette réforme s’impose”, a lancé le vice-président du groupe LR Laurent Somon, qui a par la suite assuré à l’AFP que la droite serait “inflexible” sur sa position en cas de CMP.”Si le gouvernement veut aller au bout sur sa réforme, il va se fragiliser”, martèle la rapporteure (LR) du texte Lauriane Josende. “Ce sera à ses risques et périls”, prévient un autre sénateur LR.- “Sans le Sénat” ? -De plus, François Bayrou avait assuré en février qu’il “n’imagin(ait) pas qu’un texte puisse être adopté sur ce sujet sans qu’il y ait accord de l’Assemblée nationale et du Sénat”. Une déclaration que de nombreux opposants au texte, en premier lieu le président des sénateurs LR Mathieu Darnaud, ont surligné dans leur bloc-notes.Les partisans du texte, eux, n’ont pas jeté l’éponge. Si les sénateurs ne s’ouvrent pas aux discussions, “la seule chose qui est sûre, c’est que la réforme se fera sans le Sénat”, a pointé mardi la sénatrice MoDem Isabelle Florennes. “Nous ne devons pas nous mettre dans cette situation.”Mais dans une chambre qui ne compte aucun Insoumis et seulement une poignée d’élus RN, la balance a très largement penché pour un rejet.D’autant que les socialistes, deuxième groupe du Sénat, ont la même position que la droite, à l’exception de leurs élus marseillais. “Le texte n’est pas excellent, il faut désormais l’améliorer”, a ainsi plaidé sur franceinfo le maire de Marseille Benoit Payan, appelant à corriger “l’anomalie démocratique” qui aboutit à ce que “la voix d’un citoyen dans nos trois plus grandes villes n’est pas la même que celle des autres villes”.A l’inverse, la maire de Paris Anne Hidalgo a salué dans un communiqué une “bonne nouvelle” et appelé le gouvernement “à renoncer à ce projet profondément néfaste pour la démocratie parisienne”.