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Youporn et Pornhub suspendent leur accès en France à partir de mercredi

Le bras de fer est engagé: Aylo, maison mère des sites pornographiques Youporn et Pornhub, va suspendre mercredi et jusqu’à nouvel ordre l’accès aux contenus de ses plateformes en France, afin de protester contre l’obligation de vérification de l’âge des utilisateurs. “Nous avons pris la décision difficile de suspendre l’accès à nos sites en France dès demain après-midi et d’utiliser nos plateformes pour nous adresser directement au public français”, a déclaré mardi Alex Kekesi, vice-présidente de la communauté et de la marque chez Aylo, lors d’une conférence de presse en ligne.Les internautes cherchant à aller sur les sites Youporn, Pornhub et Redtube tomberont ainsi sur une page d’accueil qui détaille la position de l’entreprise sur le sujet, avec une image du tableau “la Liberté guidant le peuple” du peintre Eugène Delacroix. – “Panneau publicitaire géant” -“Nous nous servons de notre site comme d’un panneau publicitaire géant”, a résumé Mme Kekesi. Son groupe entend ainsi protester contre une loi française de 2024 obligeant les éditeurs de sites X à mettre en place un système d’identification empêchant les mineurs d’y accéder, sous peine de sanctions du gendarme du numérique et de l’audiovisuel, l’Arcom, pouvant aller jusqu’au blocage. Ils doivent exiger l’envoi d’une photo ou d’un document d’identité par exemple, en proposant au moins une méthode respectant le principe de double anonymat qui permet de prouver sa majorité sans divulguer son identité. Aylo défend de son côté une vérification de l’âge au niveau des appareils et de leur système d’exploitation.  “Google, Apple et Microsoft ont tous la capacité de vérifier l’âge de l’utilisateur au niveau du système d’exploitation ou de l’appareil, et de fournir une information sur l’âge à tout site ou application”, a avancé Solomon Friedman du fonds d’investissement Ethical Capital Partners, propriétaire d’Aylo.”Les mesures mises en place par le gouvernement français sont déraisonnables, disproportionnées et inefficaces”, a-t-il ajouté.Ce système de vérification de l’âge était toutefois réclamé de longue date par les associations de protection de l’enfance.- “Protéger nos enfants” – “Demander aux sites de vérifier l’âge, ce n’est pas stigmatiser les adultes mais juste protéger nos enfants. (…) Si Aylo préfère sortir de la France que d’appliquer notre loi, libre à eux”, a réagi auprès de l’AFP la ministre déléguée chargée de l’Intelligence artificielle et du Numérique, Clara Chappaz.”Pornhub, YouPorn et Redtube refusent de se conformer à notre cadre légal et décident de partir. Tant mieux ! Il y aura moins de contenus violents, dégradants, humiliants accessibles aux mineurs en France. Au revoir”, a commenté de son côté Aurore Bergé, ministre en charge de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, sur le réseau social X.Dans un communiqué, l’Arcom a dit “prendre acte de cette décision” et a rappelé “sa détermination, partagée par les institutions européennes, à protéger les mineurs en ligne”.Aylo revendique sept millions de visiteurs quotidiens en France sur ses différentes plateformes de contenus pornographiques. Selon l’Arcom, “chaque mois, Pornhub (…) est visité par plus d’un tiers des adolescents de 12 à 17 ans”.L’entreprise Aylo mène une campagne similaire aux Etats-Unis, où ses sites sont bloqués dans 17 Etats — essentiellement dans le sud du pays — qui ont mis en place des lois de vérification de l’âge des utilisateurs.Pornhub est par ailleurs dans le viseur de l’Union européenne. Bruxelles a ainsi ouvert une enquête en mai, dans le cadre de la législation sur les services numériques (DSA), contre cette plateforme d’Aylo ainsi que trois autres sites porno, soupçonnés de ne pas prendre de mesures suffisantes pour empêcher les mineurs d’accéder à leurs contenus. A terme, l’ouverture d’une telle enquête peut aboutir à de lourdes sanctions financières en cas d’infractions avérées.

Roland-Garros: un choc Swiatek-Sabalenka en demi-finale, Musetti attend Alcaraz

Une demie aux allures de finale: la triple tenante du titre Iga Swiatek va retrouver dans le dernier carré de Roland-Garros la N.1 mondiale Aryna Sabalenka, tandis que Lorenzo Musetti pourrait affronter le N.2 mondial Carlos Alcaraz dans le dernier carré, pour une revanche de la finale perdue par l’Espagnol à Monte-Carlo.. Swiatek ragaillardieElle l’avait dit après avoir renversé dans la douleur Elena Rybakina en huitièmes: Swiatek avait “besoin de ce genre de victoires” pour sentir qu’elle était “capable de gagner sous la pression”. Mardi, la Polonaise de 24 ans a montré qu’elle avait franchi un palier dans la quête de son cinquième Roland-Garros après 2020, 2022, 2023 et 2024.Redescendue au cinquième rang mondial et sevrée de trophée depuis son dernier sacre à Roland-Garros, l’an dernier, Swiatek a livré une de ses meilleures prestations du tournoi face à l’Ukrainienne Elina Svitolina, battue 6-1, 7-5 au terme d’un dernier jeu où la Polonaise s’est fendue de trois aces.”Même si le score paraît sans appel dans le premier set, c’était un match difficile, j’ai dû me battre sur chaque point”, a commenté la triple tenante du titre en conférence de presse.”Je suis contente d’avoir élevé mon niveau quand elle m’a breakée au deuxième set” pour mener 3-1, s’est-elle félicitée.Pour battre Swiatek, “il faut jouer ton meilleur tennis du premier au dernier point”, a pour sa part estimé Svitolina, satisfaite d’un “bon tournoi” et d’une “bonne saison sur terre battue”, marquée par seize victoires en quatre tournois dont un titre au WTA 250 de Rouen.Pour s’offrir une chance de devenir la première femme à gagner quatre Roland-Garros d’affilée, la Polonaise devra vaincre Sabalenka une neuvième fois en quatorze duels. “C’est toujours un défi de jouer Aryna, elle a un jeu qui convient à toutes les surfaces. J’ai hâte!”, s’est délectée par avance Swiatek. . Sabalenka sort la championne olympiqueContrairement à la Polonaise, la Bélarusse n’a jamais dépassé les demi-finales à Paris. Mais avec déjà trois titres cette saison et aucun set concédé depuis le début du tournoi parisien, la Bélarusse de 27 ans a la dynamique de son côté. Mardi, elle a encore gagné en deux sets 7-6 (7/3), 6-3 contre Zheng Qinwen (8e), sacrée championne olympique sur la terre battue parisienne à l’été 2024. “J’aurais dû jouer de façon plus agressive”, a regretté la Chinoise de 22 ans. “Au premier set, j’ai fait des fautes faciles. Je lui ai rendu la vie facile. J’ai joué et j’ai perdu, mais cela vient de moi”, a-t-elle pesté en conférence de presse. Affronter Swiatek n’affole pas Sabalenka. Au contraire, la Bélarusse “adore ça”: “J’aime les défis difficiles, jouer quelqu’un de fort qui peut me défier”, a déclaré celle qui préfère laisser l’étiquette de favorite à la Polonaise.. Vers un duel Alcaraz-Musetti ?Dans le tableau masculin, Lorenzo Musetti (7e mondial) a eu besoin de quatre sets pour se défaire de l’Américain Frances Tiafoe, battu 6-2, 4-6, 7-5, 6-2 en un peu moins de trois heures.”Le troisième set était une grosse bataille, ce n’était pas facile de le breaker”, a souligné l’Italien de 23 ans, qui atteint pour la première fois de sa carrière les demi-finales porte d’Auteuil.”Même si j’étais un peu fatigué, j’ai trouvé l’énergie de rester au contact, et le dernier set était probablement le meilleur du match”, s’est réjoui Musetti, qui a une nouvelle fois contracté son biceps droit en fin de match pour célébrer sa victoire.Dans le dernier carré, l’un des joueurs les plus réguliers de la saison sur terre battue (finale à Monte-Carlo, demi-finales à Madrid et Rome) pourrait retrouver un autre grand animateur des tournois disputés sur la surface ocre.Vainqueur des Masters 1000 de Monte-Carlo en avril et de Rome en mai, Carlos Alcaraz affronte dans la soirée le dernier Américain en lice, Tommy Paul (12e).Depuis trois tours, le tenant du titre a toujours laissé échapper une manche contre des adversaires à sa portée. 

Le Népal commémore la conquête de l’Annapurna par une expédition française

Maurice Herzog, chef de l’expédition, a réalisé la première ascension de l’Annapurna, atteignant le sommet, qui culmine à 8.091 mètres d’altitude le 3 juin 1950 en compagnie de son compatriote le guide Louis Lachenal. Cette ascension sans oxygène, première conquête d’un sommet de plus de 8.000 mètres, avait fait sensation dans le monde entier.Le Népal a célébré mardi le 75e anniversaire de la première ascension de l’Annapurna, dixième plus haut sommet du monde, réussie en 1950 par les Français Maurice Herzog et Louis Lachenal, un exploit qui a fait date dans les annales de l’himalayisme, ouvrant la voie aux expéditions ultérieures dans ce pays.Quelque 200 personnes se sont rassemblées au camp de base mardi pour commémorer cet anniversaire. Elles ont applaudi lorsque les statues dorées d’Herzog, de Lachenal et du guide népalais Sonam Walung Sherpa, membre de l’expédition, ont été dévoilées, et ont enroulé autour de leur cou des écharpes traditionnelles.”C’est un évènement historique”, a déclaré à l’AFP Him Bahadur Gurung, responsable local de la municipalité rurale d’Annapurna.”Maurice a fait connaître le Népal dans le monde en gravissant l’Annapurna, à une époque où les gens ne savaient pas … que cela pouvait être une aventure”, a-t-il dit.Des dizaines de personnes ont également participé à un marathon de 42,5 km en descente à partir du camp de base de l’Annapurna.”Nous sommes reconnaissants à Herzog d’avoir ouvert les portes aux touristes qui ont contribué au développement de notre village”, a dit une habitante, Radha Gurung, 40 ans.Maurice Herzog (1919 – 2012), auteur d’un livre culte, “Annapurna, premier 8000”, a décrit son arrivée au sommet comme le point culminant de son existence, même si lui même et les membres de l’expédition ont payé cette conquête au prix fort: gelures, amputations, descente et évacuation dans des conditions éprouvantes.L’ascension de l’Annapurna est difficile et dangereuse, le taux de mortalité sur ce sommet où sévissent les avalanches étant plus élevé que sur l’Everest.Depuis cette première, plus de 400 personnes ont atteint le sommet de l’Everest.A son retour en France, Maurice Herzog avait été fêté comme un héros national.Trois ans après la conquête de l’Annapurna, le guide sherpa Tenzing Norgay et le Néo-Zélandais Edmund Hillary avaient atteint pour la première fois le sommet de l’Everest, plus haut sommet du monde.Maurice Herzog est mort en France en 2012 à l’âge de 93 ans.

Le Népal commémore la conquête de l’Annapurna par une expédition française

Maurice Herzog, chef de l’expédition, a réalisé la première ascension de l’Annapurna, atteignant le sommet, qui culmine à 8.091 mètres d’altitude le 3 juin 1950 en compagnie de son compatriote le guide Louis Lachenal. Cette ascension sans oxygène, première conquête d’un sommet de plus de 8.000 mètres, avait fait sensation dans le monde entier.Le Népal …

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Le Népal commémore la conquête de l’Annapurna par une expédition française

Maurice Herzog, chef de l’expédition, a réalisé la première ascension de l’Annapurna, atteignant le sommet, qui culmine à 8.091 mètres d’altitude le 3 juin 1950 en compagnie de son compatriote le guide Louis Lachenal. Cette ascension sans oxygène, première conquête d’un sommet de plus de 8.000 mètres, avait fait sensation dans le monde entier.Le Népal a célébré mardi le 75e anniversaire de la première ascension de l’Annapurna, dixième plus haut sommet du monde, réussie en 1950 par les Français Maurice Herzog et Louis Lachenal, un exploit qui a fait date dans les annales de l’himalayisme, ouvrant la voie aux expéditions ultérieures dans ce pays.Quelque 200 personnes se sont rassemblées au camp de base mardi pour commémorer cet anniversaire. Elles ont applaudi lorsque les statues dorées d’Herzog, de Lachenal et du guide népalais Sonam Walung Sherpa, membre de l’expédition, ont été dévoilées, et ont enroulé autour de leur cou des écharpes traditionnelles.”C’est un évènement historique”, a déclaré à l’AFP Him Bahadur Gurung, responsable local de la municipalité rurale d’Annapurna.”Maurice a fait connaître le Népal dans le monde en gravissant l’Annapurna, à une époque où les gens ne savaient pas … que cela pouvait être une aventure”, a-t-il dit.Des dizaines de personnes ont également participé à un marathon de 42,5 km en descente à partir du camp de base de l’Annapurna.”Nous sommes reconnaissants à Herzog d’avoir ouvert les portes aux touristes qui ont contribué au développement de notre village”, a dit une habitante, Radha Gurung, 40 ans.Maurice Herzog (1919 – 2012), auteur d’un livre culte, “Annapurna, premier 8000”, a décrit son arrivée au sommet comme le point culminant de son existence, même si lui même et les membres de l’expédition ont payé cette conquête au prix fort: gelures, amputations, descente et évacuation dans des conditions éprouvantes.L’ascension de l’Annapurna est difficile et dangereuse, le taux de mortalité sur ce sommet où sévissent les avalanches étant plus élevé que sur l’Everest.Depuis cette première, plus de 400 personnes ont atteint le sommet de l’Everest.A son retour en France, Maurice Herzog avait été fêté comme un héros national.Trois ans après la conquête de l’Annapurna, le guide sherpa Tenzing Norgay et le Néo-Zélandais Edmund Hillary avaient atteint pour la première fois le sommet de l’Everest, plus haut sommet du monde.Maurice Herzog est mort en France en 2012 à l’âge de 93 ans.

Procès ordonné pour le policier auteur du tir qui a tué Nahel

Deux ans après la mort à Nanterre du jeune Nahel, point de départ d’un semaine d’émeutes à travers la France, deux juges d’instruction ont ordonné que le policier auteur du tir qui a tué l’adolescent le 27 juin 2023 soit jugé aux assises pour meurtre.”Rien ne démontre que (le policier) Florian M. était autorisé dans la circonstance à faire usage de son arme, en méconnaissance des principes de proportionnalité et d’absolue nécessité”, selon l’ordonnance qu’a pu consulter l’AFP.”Sa mise en accusation devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine sera ordonnée”, poursuivent les magistrats instructeurs dans ce document.”Sous réserve” de recours, un procès pourrait se tenir devant la cour d’assises des Hauts-de-Seine au 2e ou au 3e trimestre 2026, précise mardi un communiqué du tribunal.Les magistrats ont suivi les réquisitions du parquet, qui avait demandé début mars le renvoi du policier mis en examen devant la cour d’assises.Ils ont également prononcé un non-lieu pour l’autre fonctionnaire présent lors des faits, jusqu’ici témoin assisté pour complicité de meurtre.Nahel a été tué le 27 juin 2023 d’une balle tirée à bout portant par un policier qui contrôlait le véhicule qu’il conduisait. Son décès, devenu symbole des violences policières, avait été à l’origine de plusieurs nuits d’émeutes à travers la France.Dans la foulée, une enquête pour meurtre avait été ouverte. Celle-ci s’est achevée le 2 août dernier. Une première version policière, selon laquelle le jeune homme aurait foncé sur le motard, avait été infirmée par une vidéo amateur diffusée sur les réseaux sociaux. “Cette ordonnance est à la fois une déception et ce n’est pas une surprise, il aurait fallu que le juge d’instruction soit courageux pour prendre une autre position que celle du parquet”, a réagi pour l’AFP Me Laurent-Franck Lienard, conseil du policier mis en cause dans ce dossier.L’avocat a indiqué qu’il ferait appel “dans la journée” de cette décision.Son client, Florian M., a été incarcéré pendant cinq mois lors de l’instruction, avant d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire.”Nous soutenons que le tir était légitime et nous entendons bien le faire juger”, a ajouté son conseil.Quant au non-lieu dont a bénéficié le second policier, il est “logique” car “les prétendues violences ou menaces de mort qui ont pu lui être imputées sont tout simplement imaginaires”, a réagi son avocate Me Pauline Ragot.”On est dans l’application de la loi, tout simplement”, a pour sa part réagi auprès de l’AFP Me Frank Berton, avocat de la mère de Nahel, qui partage un “sentiment de satisfaction”.”On n’a eu de cesse de dire qu’il n’y avait aucun doute sur la qualification de meurtre qui devait être retenue,le parquet avait la même appréciation, les deux juges d’instruction ont aujourd’hui la même appréciation, reste aujourd’hui à convaincre la cour d’assises”, a-t-il conclu.Satisfaction aussi chez Me Pauline Rainaut, avocate de l’adolescent passager arrière de la voiture de Nahel, qui salue “une décision juste qui retient une qualification conforme à la réalité des faits”.Pour Me Margot Pugliese, qui défend plusieurs membres de la famille de Nahel, ce renvoi qui “s’imposait” est un “immense soulagement”. – Reconstitution -Une reconstitution des faits avait eu lieu le 5 mai 2024, notamment pour établir si le policier auteur du tir était en danger de mort.Après celle-ci, un expert accidentologue “confirmait qu’aucune des versions n’était en totale adéquation avec ses constatations et analyses”, selon le réquisitoire du parquet.Les analyses avaient écarté d’un côté des coups portés à Nahel par les policiers, comme les passagers et certains témoins l’avaient affirmé, mais aussi la mise en danger des fonctionnaires.”Il apparaît que le tir de Florian M. n’était pas, au moment du redémarrage, absolument nécessaire ni strictement proportionné, de même qu’il existait d’autres moyens d’immobiliser le véhicule”, estiment les magistrats instructeurs dans leur ordonnance.Cette dernière envoie “un signal désastreux pour notre collègue, pour le monde policier”, a réagi mardi le délégué national du syndicat Alliance Police nationale Eric Henry sur CNews.Dans un communiqué publié sur X, l’autre principal syndicat de policiers, Un1té, a indiqué “prend[re] acte” de cette décision, estimant toutefois que “ce renvoi ne saurait être interprété comme une condamnation”.Le syndicat Unsa police a quant à lui exprimé “son désaccord face à cette décision”, assurant que cette dernière “jette un trouble profond sur la capacité des forces de l’ordre à intervenir face aux menaces”.   En 2023, 36 personnes sont décédées dans le cadre d’une mission de police, selon le rapport annuel de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN).

Corée du Sud: Lee Jae-myung donné largement vainqueur de la présidentielle

Le candidat de centre gauche Lee Jae-myung a remporté de façon triomphale mardi l’élection présidentielle en Corée du Sud, marquée par une participation massive, ont annoncé les trois principales chaînes de télévision du pays.Sans aller jusqu’à se proclamer explicitement vainqueur de ce scrutin à un seul tour, M. Lee a promis de “ne pas décevoir les attentes du peuple” auquel il a rendu hommage pour sa “grande décision”.D’après un sondage réalisé à la sortie des urnes par les trois principales chaînes sud-coréennes (KBS, MBC et SBS), M. Lee a obtenu 51,7% des voix, contre 39,3% pour son rival conservateur Kim Moon-soo. Ces trois chaînes ont déclaré M. Lee définitivement vainqueur.Après dépouillement de près de 50% des suffrages, M. Lee était en tête avec 49,01% des voix contre 42,62% pour M. Kim, selon des chiffres officiels.”Je rends hommage à la grande décision du peuple”, a déclaré brièvement M. Lee aux journalistes en quittant son domicile de la grande ville portuaire d’Incheon, à l’ouest de Séoul, pour se rendre dans la capitale où il doit prononcer un discours.”Je ferai tout mon possible pour remplir la grande responsabilité et la mission qui m’ont été confiées, afin de ne pas décevoir les attentes de notre peuple”, a-t-il ajouté.- Participation massive -Les Sud-Coréens se sont déplacés massivement pour désigner leur nouveau chef de l’Etat et mettre fin à une crise politique sans précédent, causée par la tentative ratée du précédent chef de l’Etat, Yoon Suk Yeol, d’imposer la loi martiale six mois plus tôt jour pour jour.Le taux de participation a été de 79,4%, le plus élevé depuis 28 ans.Lorsqu’à 20H00 (11H00 GMT) les écrans ont montré les résultats des sondages, des hurlements de joie et des applaudissements ont retenti dans la salle de réunion du Parti démocrate de M. Lee à l’Assemblée nationale, bientôt suivis du cri: “Lee Jae-myung ! Lee Jae-myung !”, selon un journaliste de l’AFP sur place.”Le chemin a été difficile”, a déclaré à l’AFP Noh Min-young, 20 ans, qui a participé à de nombreuses manifestations pro-démocratie depuis décembre. “Je suis heureuse, j’ai l’impression qu’on a atteint le but pour lequel tant de gens se sont battus ces six derniers mois, en y consacrant leur temps, leur santé et leur argent dans la rue”.S’agissant d’un vote anticipé destiné à combler le vide à la tête de l’Etat, le vainqueur sera investi dès que la Commission électorale aura certifié les résultats, tôt mercredi matin. Une sobre cérémonie de prise de fonctions aura lieu en fin de matinée au Parlement.Les Sud-Coréens espèrent que ce scrutin leur permettra de tourner la page après six mois de manifestations massives, de rebondissements judiciaires et une succession inédite de présidents intérimaires.Les milieux d’affaires, pour leur part, attendent avec impatience l’arrivée d’un président stable pour piloter la quatrième économie d’Asie, très dépendante de ses exportations, dans un environnement troublé par les guerres commerciales du président américain Donald Trump.- Droite fracturée -“La victoire de Lee montre que les Coréens rejettent les mesures illibérales et antidémocratiques comme la loi martiale, et réaffirment leur attachement à la gouvernance démocratique”, a déclaré à l’AFP Gi-Wook Shin, professeur de sociologie à l’Université de Stanford.”Ce moment restera probablement dans les mémoires comme un tournant”, a-t-il ajouté.L’épisode de la loi martiale a fortement pesé sur le scrutin, selon Vladimir Tikhonov, professeur d’études coréennes à l’Université d’Oslo.Le Parti démocrate de M. Lee a “renforcé son emprise sur les hommes et femmes modérément conservateurs des zones urbaines, âgés de 30 à 40 ans, qui souhaitent simplement un peu de normalité et une amélioration progressive du système de protection sociale. La tentative de coup d’État de Yoon a effrayé ces personnes, et pour le moment, elles ne reviendront pas”, a-t-il dit à l’AFP.Lee Jae-myung, un ancien ouvrier de 60 ans, s’était distingué le soir de la loi martiale en diffusant en direct sa course effrénée vers le Parlement cerné par l’armée, où il avait réussi à se faufiler avec près de 200 autres députés pour voter une motion faisant échouer le coup de force de M. Yoon.Après avoir frôlé la mort l’an dernier lors d’une tentative d’assassinat, il a fait campagne en gilet pare-balles et prononcé ses discours derrière des vitres blindées.Les nombreuses poursuites judiciaires dont il fait l’objet, notamment pour des affaires de corruption, ne semblent pas avoir dégoûté les électeurs.Ces affaires l’avaient pourtant “rendu profondément impopulaire auprès de nombreux électeurs lors de l’élection présidentielle de 2022″, a rappelé Minseon Ku, du William and Mary Global Research Institute.”Son accession à la présidence ne reflète donc peut-être pas sa popularité, mais plutôt les profonds bouleversements politiques que traverse la Corée du Sud” , a-t-elle avancé.

Corée du Sud: Lee Jae-myung donné largement vainqueur de la présidentielle

Le candidat de centre gauche Lee Jae-myung a remporté de façon triomphale mardi l’élection présidentielle en Corée du Sud, marquée par une participation massive, ont annoncé les trois principales chaînes de télévision du pays.Sans aller jusqu’à se proclamer explicitement vainqueur de ce scrutin à un seul tour, M. Lee a promis de “ne pas décevoir les attentes du peuple” auquel il a rendu hommage pour sa “grande décision”.D’après un sondage réalisé à la sortie des urnes par les trois principales chaînes sud-coréennes (KBS, MBC et SBS), M. Lee a obtenu 51,7% des voix, contre 39,3% pour son rival conservateur Kim Moon-soo. Ces trois chaînes ont déclaré M. Lee définitivement vainqueur.Après dépouillement de près de 50% des suffrages, M. Lee était en tête avec 49,01% des voix contre 42,62% pour M. Kim, selon des chiffres officiels.”Je rends hommage à la grande décision du peuple”, a déclaré brièvement M. Lee aux journalistes en quittant son domicile de la grande ville portuaire d’Incheon, à l’ouest de Séoul, pour se rendre dans la capitale où il doit prononcer un discours.”Je ferai tout mon possible pour remplir la grande responsabilité et la mission qui m’ont été confiées, afin de ne pas décevoir les attentes de notre peuple”, a-t-il ajouté.- Participation massive -Les Sud-Coréens se sont déplacés massivement pour désigner leur nouveau chef de l’Etat et mettre fin à une crise politique sans précédent, causée par la tentative ratée du précédent chef de l’Etat, Yoon Suk Yeol, d’imposer la loi martiale six mois plus tôt jour pour jour.Le taux de participation a été de 79,4%, le plus élevé depuis 28 ans.Lorsqu’à 20H00 (11H00 GMT) les écrans ont montré les résultats des sondages, des hurlements de joie et des applaudissements ont retenti dans la salle de réunion du Parti démocrate de M. Lee à l’Assemblée nationale, bientôt suivis du cri: “Lee Jae-myung ! Lee Jae-myung !”, selon un journaliste de l’AFP sur place.”Le chemin a été difficile”, a déclaré à l’AFP Noh Min-young, 20 ans, qui a participé à de nombreuses manifestations pro-démocratie depuis décembre. “Je suis heureuse, j’ai l’impression qu’on a atteint le but pour lequel tant de gens se sont battus ces six derniers mois, en y consacrant leur temps, leur santé et leur argent dans la rue”.S’agissant d’un vote anticipé destiné à combler le vide à la tête de l’Etat, le vainqueur sera investi dès que la Commission électorale aura certifié les résultats, tôt mercredi matin. Une sobre cérémonie de prise de fonctions aura lieu en fin de matinée au Parlement.Les Sud-Coréens espèrent que ce scrutin leur permettra de tourner la page après six mois de manifestations massives, de rebondissements judiciaires et une succession inédite de présidents intérimaires.Les milieux d’affaires, pour leur part, attendent avec impatience l’arrivée d’un président stable pour piloter la quatrième économie d’Asie, très dépendante de ses exportations, dans un environnement troublé par les guerres commerciales du président américain Donald Trump.- Droite fracturée -“La victoire de Lee montre que les Coréens rejettent les mesures illibérales et antidémocratiques comme la loi martiale, et réaffirment leur attachement à la gouvernance démocratique”, a déclaré à l’AFP Gi-Wook Shin, professeur de sociologie à l’Université de Stanford.”Ce moment restera probablement dans les mémoires comme un tournant”, a-t-il ajouté.L’épisode de la loi martiale a fortement pesé sur le scrutin, selon Vladimir Tikhonov, professeur d’études coréennes à l’Université d’Oslo.Le Parti démocrate de M. Lee a “renforcé son emprise sur les hommes et femmes modérément conservateurs des zones urbaines, âgés de 30 à 40 ans, qui souhaitent simplement un peu de normalité et une amélioration progressive du système de protection sociale. La tentative de coup d’État de Yoon a effrayé ces personnes, et pour le moment, elles ne reviendront pas”, a-t-il dit à l’AFP.Lee Jae-myung, un ancien ouvrier de 60 ans, s’était distingué le soir de la loi martiale en diffusant en direct sa course effrénée vers le Parlement cerné par l’armée, où il avait réussi à se faufiler avec près de 200 autres députés pour voter une motion faisant échouer le coup de force de M. Yoon.Après avoir frôlé la mort l’an dernier lors d’une tentative d’assassinat, il a fait campagne en gilet pare-balles et prononcé ses discours derrière des vitres blindées.Les nombreuses poursuites judiciaires dont il fait l’objet, notamment pour des affaires de corruption, ne semblent pas avoir dégoûté les électeurs.Ces affaires l’avaient pourtant “rendu profondément impopulaire auprès de nombreux électeurs lors de l’élection présidentielle de 2022″, a rappelé Minseon Ku, du William and Mary Global Research Institute.”Son accession à la présidence ne reflète donc peut-être pas sa popularité, mais plutôt les profonds bouleversements politiques que traverse la Corée du Sud” , a-t-elle avancé.

Gaza: les secours font état de 27 morts dans des tirs israéliens près d’un site d’aide

La Défense civile de Gaza a fait état de 27 personnes tuées mardi par des tirs israéliens près d’un centre d’aide humanitaire dans le sud du territoire palestinien, l’armée indiquant avoir ouvert le feu en direction de “suspects”.Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé des “crimes de guerre”, deux jours après un drame similaire au même endroit, au cours duquel 31 personnes ont été tuées, selon les secours.Outre les 27 morts mardi à Rafah, la Défense civile a indiqué que 19 Palestiniens avaient été tués par l’armée israélienne dans la bande de Gaza dévastée, où les quelque 2,4 millions d’habitants assiégés par Israël sont menacés de famine, selon l’ONU.Le gouvernement du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.A l’aube, “27 personnes ont été tuées et plus de 90 blessées lors du massacre de civils qui attendaient l’aide américaine dans la zone d’Al-Alam à Rafah”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.”Les forces d’occupation israéliennes ont ouvert le feu à l’aide de chars et de drones sur des milliers de civils qui s’étaient rassemblés près du rond-point”, dit-il.A l’hôpital Nasser, le mari et les enfants de Rim al-Ahkras, parmi les morts, étaient submergés par le chagrin.”Comment puis-je te laisser partir, maman?”, lâche son fils Zein, en enlaçant le corps recouvert d’un linceul blanc à l’extérieur de l’établissement. Une fillette saisit une main de la mère et l’embrasse, d’autres petits enfants autour sont en larmes au moment des adieux empreints d’une forte émotion.- “Tirer sur la foule” -Le rond-point où le drame est survenu se trouve à environ un kilomètre d’un centre d’aide géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël.La GHF a débuté ses opérations il y a un peu plus d’une semaine, après la levée très partielle d’un blocus total imposé par Israël pendant plus de deux mois, privant la population de Gaza de toute aide humanitaire. L’ONU refuse de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.L’armée israélienne a indiqué avoir été confrontée à des “suspects” lors d’un mouvement de foule le long des routes menant au site de distribution d’aide.A environ un demi-kilomètre de là, “des soldats ont effectué des tirs d’avertissement et, alors que les suspects ne reculaient pas, ils ont de nouveau tiré en direction de quelques suspects qui s’approchaient d’eux”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Rania al-Astal, une déplacée de 30 ans, est partie tôt le matin avec son mari pour essayer de récupérer de la nourriture au centre GHF.”Les tirs ont commencé par intermittence vers 05H00 du matin. Chaque fois que les gens s’approchaient du rond-point d’Al-Alam, ils étaient la cible de tirs”, a-t-elle raconté à l’AFP: “Mais ils ne s’en souciaient pas et se précipitaient tous en même temps. C’est à ce moment-là que l’armée a commencé à tirer intensément”.Mohammed al-Chaer, 44 ans, également présent sur les lieux, raconte lui qu'”un hélicoptère et des drones ont commencé à tirer sur la foule pour l’empêcher de s’approcher des chars. Il y a eu des blessés et des morts”, a-t-il dit à l’AFP.- “Inacceptable” -Dans son communiqué, l’armée a affirmé “n’avoir pas empêché l’arrivée de civils gazaouis sur les sites de distribution d’aide humanitaire”.La Fondation GHF a affirmé dans un communiqué que les opérations sur son site s’étaient déroulées en toute sécurité mardi.Lundi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à une enquête indépendante sur les tirs dimanche près du centre d’aide géré par GHF, dénonçant un drame “inacceptable”.Mardi, l’armée israélienne a par ailleurs annoncé la mort de trois soldats dans le nord de Gaza.Le 17 mai, Israël a intensifié son offensive dans la bande de Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages, prendre le contrôle de l’ensemble du petit territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, et d’anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.510 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.

Gaza: les secours font état de 27 morts dans des tirs israéliens près d’un site d’aide

La Défense civile de Gaza a fait état de 27 personnes tuées mardi par des tirs israéliens près d’un centre d’aide humanitaire dans le sud du territoire palestinien, l’armée indiquant avoir ouvert le feu en direction de “suspects”.Le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, a dénoncé des “crimes de guerre”, deux jours après un drame similaire au même endroit, au cours duquel 31 personnes ont été tuées, selon les secours.Outre les 27 morts mardi à Rafah, la Défense civile a indiqué que 19 Palestiniens avaient été tués par l’armée israélienne dans la bande de Gaza dévastée, où les quelque 2,4 millions d’habitants assiégés par Israël sont menacés de famine, selon l’ONU.Le gouvernement du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre à Gaza, déclenchée par l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 sur le sol israélien.A l’aube, “27 personnes ont été tuées et plus de 90 blessées lors du massacre de civils qui attendaient l’aide américaine dans la zone d’Al-Alam à Rafah”, a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.”Les forces d’occupation israéliennes ont ouvert le feu à l’aide de chars et de drones sur des milliers de civils qui s’étaient rassemblés près du rond-point”, dit-il.A l’hôpital Nasser, le mari et les enfants de Rim al-Ahkras, parmi les morts, étaient submergés par le chagrin.”Comment puis-je te laisser partir, maman?”, lâche son fils Zein, en enlaçant le corps recouvert d’un linceul blanc à l’extérieur de l’établissement. Une fillette saisit une main de la mère et l’embrasse, d’autres petits enfants autour sont en larmes au moment des adieux empreints d’une forte émotion.- “Tirer sur la foule” -Le rond-point où le drame est survenu se trouve à environ un kilomètre d’un centre d’aide géré par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), une organisation au financement opaque soutenue par les Etats-Unis et Israël.La GHF a débuté ses opérations il y a un peu plus d’une semaine, après la levée très partielle d’un blocus total imposé par Israël pendant plus de deux mois, privant la population de Gaza de toute aide humanitaire. L’ONU refuse de travailler avec cette organisation en raison de préoccupations concernant ses procédés et sa neutralité.L’armée israélienne a indiqué avoir été confrontée à des “suspects” lors d’un mouvement de foule le long des routes menant au site de distribution d’aide.A environ un demi-kilomètre de là, “des soldats ont effectué des tirs d’avertissement et, alors que les suspects ne reculaient pas, ils ont de nouveau tiré en direction de quelques suspects qui s’approchaient d’eux”, a-t-elle ajouté dans un communiqué.Rania al-Astal, une déplacée de 30 ans, est partie tôt le matin avec son mari pour essayer de récupérer de la nourriture au centre GHF.”Les tirs ont commencé par intermittence vers 05H00 du matin. Chaque fois que les gens s’approchaient du rond-point d’Al-Alam, ils étaient la cible de tirs”, a-t-elle raconté à l’AFP: “Mais ils ne s’en souciaient pas et se précipitaient tous en même temps. C’est à ce moment-là que l’armée a commencé à tirer intensément”.Mohammed al-Chaer, 44 ans, également présent sur les lieux, raconte lui qu'”un hélicoptère et des drones ont commencé à tirer sur la foule pour l’empêcher de s’approcher des chars. Il y a eu des blessés et des morts”, a-t-il dit à l’AFP.- “Inacceptable” -Dans son communiqué, l’armée a affirmé “n’avoir pas empêché l’arrivée de civils gazaouis sur les sites de distribution d’aide humanitaire”.La Fondation GHF a affirmé dans un communiqué que les opérations sur son site s’étaient déroulées en toute sécurité mardi.Lundi, le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a appelé à une enquête indépendante sur les tirs dimanche près du centre d’aide géré par GHF, dénonçant un drame “inacceptable”.Mardi, l’armée israélienne a par ailleurs annoncé la mort de trois soldats dans le nord de Gaza.Le 17 mai, Israël a intensifié son offensive dans la bande de Gaza, dans le but affiché de libérer les derniers otages, prendre le contrôle de l’ensemble du petit territoire coincé entre Israël, l’Egypte et la Méditerranée, et d’anéantir le Hamas qui y a pris le pouvoir en 2007.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. Sur les 251 personnes enlevées ce jour-là, 57 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 34 sont mortes, selon les autorités israéliennes.Plus de 54.510 Palestiniens, majoritairement des civils, ont été tués dans la campagne militaire israélienne de représailles, selon des données du ministère de la Santé du Hamas, jugées fiables par l’ONU.