AFP World

Corée du Sud: Lee Jae-myung, de l’usine à la présidence

Les poursuites, les scandales et même le coup de couteau d’un assaillant n’auront pas empêché Lee Jae-myung, ancien ouvrier d’usine d’origine modeste, de remporter largement l’élection présidentielle sud-coréenne.Le dirigeant de centre-gauche a ainsi été investi en tant que 21e président de la Corée du Sud avec une très confortable avance sur son rival conservateur, Kim Moon-soo (PPP, droite).Un triomphe, après sa défaite d’un cheveu à l’élection de 2022 contre le candidat du PPP d’alors, Yoon Suk Yeol, destitué pour avoir tenté d’imposer la loi martiale en décembre. Un coup de force avorté qui aura notamment eu pour conséquence de déclencher ce scrutin anticipé.Fait rarissime dans un pays où l’origine sociale est une obsession nationale, M. Lee, 60 ans, cultive son propre conte de fées d’enfant de la classe ouvrière devenu dirigeant politique pour persuader les Sud-Coréens qu’il saura résoudre leurs problèmes.Né à Andong, dans l’est de la Corée du Sud, Lee Jae-myung doit commencer à travailler dans une fabrique de gants à l’âge de 11 ans, faute d’argent pour entrer à l’école secondaire. Mais à 13 ans, son bras reste coincé dans une presse: il est handicapé à vie. Après avoir songé au suicide, il commence à fréquenter les cours du soir, puis la faculté de droit, jusqu’à devenir avocat spécialiste de la défense des droits humains.Entré en politique en 2010, il milite contre les inégalités, dans un pays confronté à la flambée des prix du logement et à un fort taux de chômage des jeunes.”On peut s’inquiéter pour les gens qui tremblent dehors dans le froid pendant qu’on est assis au chaud dans notre salon”, disait M. Lee à l’AFP lors d’un entretien en 2022. “Mais on ne peut jamais vraiment comprendre leur douleur.”- “Course contre la montre” -La Corée du Sud est sans dirigeant stable depuis que les députés ont suspendu en décembre Yoon Suk Yeol pour sa tentative ratée d’instaurer la loi martiale dans la nuit du 3 au 4 décembre 2024.Lee Jae-myung s’est précipité avec d’autres députés pour voter contre la suspension du régime civil malgré un barrage de l’armée envoyée par M. Yoon, et a retransmis en direct sur les réseaux sociaux son parcours vers le Parlement.”C’était une course contre la montre”, a-t-il décrit dans un entretien avec l’AFP.Doté d’une grande expérience politique, il a été maire de Seongnam, une ville de la périphérie de Séoul, pendant huit ans, contribuant notamment à la fermeture du plus grand marché de viande canine du pays. Il a ensuite été gouverneur de la province de Gyeonggi, la plus peuplée du pays, pendant plus de trois ans.En 2022, il se présente une première fois à la présidence sud-coréenne mais échoue d’extrême justesse face à Yoon Suk Yeol, un ancien procureur alors novice en politique.Il est hospitalisé en 2023 après 19 jours d’une grève de la faim entamée pour dénoncer les politiques “incompétentes et violentes” du gouvernement conservateur. Il apparaît alors comme un candidat de poids dans les sondages pour briguer à nouveau la présidence.En janvier 2024, un homme disant vouloir l’empêcher de devenir chef de l’Etat le poignarde au cou au cours d’un déplacement à Busan (sud): Lee Jae-myung frôle la mort et subit une opération chirurgicale d’urgence.Lee Jae-myung dit vouloir renforcer le secteur de l’intelligence artificielle (IA) pour que la Corée du Sud rejoigne le top 3 des pays les plus à la pointe dans ce domaine. Il souhaite aussi que les responsables de la tentative d’imposition de la loi martiale rendent des comptes.- Affaires -Mais Lee Jae-myung fait aussi l’objet de nombreuses poursuites judiciaires, notamment pour abus de confiance et corruption. Le responsable politique nie toute faute et affirme être la cible d’accusations politiquement motivées.Une des affaires les plus retentissantes dans laquelle il est cité concerne des liens supposés avec une entreprise soupçonnée d’avoir transféré illégalement huit millions de dollars en Corée du Nord.M. Lee est également au cœur de quatre affaires de corruption, dont la plupart sont liées à des contrats présumés douteux conclus lorsqu’il était maire de Seongnam.Particulièrement troublant, au moins cinq personnes liées aux différents scandales concernant M. Lee ont été retrouvées mortes, la plupart semblant s’être suicidées.Début mai, la Cour suprême sud-coréenne a annulé sa relaxe dans une affaire d’infraction à la loi électorale et ordonné un nouveau procès, qui pourrait ouvrir la voie à son inéligibilité à la fin de son mandat de président.Les opposants de M. Lee soutenaient que les accusations le visant étaient suffisamment graves pour le disqualifier du scrutin.”Avec ce type d’accusations de corruption, comment peut-on solliciter un mandat public”, s’était interrogé Kim Moon-soo, son principal adversaire, lors d’un débat télévisé.

Corée du Sud: Lee Jae-myung, de l’usine à la présidence

Les poursuites, les scandales et même le coup de couteau d’un assaillant n’auront pas empêché Lee Jae-myung, ancien ouvrier d’usine d’origine modeste, de remporter largement l’élection présidentielle sud-coréenne.Le dirigeant de centre-gauche a ainsi été investi en tant que 21e président de la Corée du Sud avec une très confortable avance sur son rival conservateur, Kim Moon-soo (PPP, droite).Un triomphe, après sa défaite d’un cheveu à l’élection de 2022 contre le candidat du PPP d’alors, Yoon Suk Yeol, destitué pour avoir tenté d’imposer la loi martiale en décembre. Un coup de force avorté qui aura notamment eu pour conséquence de déclencher ce scrutin anticipé.Fait rarissime dans un pays où l’origine sociale est une obsession nationale, M. Lee, 60 ans, cultive son propre conte de fées d’enfant de la classe ouvrière devenu dirigeant politique pour persuader les Sud-Coréens qu’il saura résoudre leurs problèmes.Né à Andong, dans l’est de la Corée du Sud, Lee Jae-myung doit commencer à travailler dans une fabrique de gants à l’âge de 11 ans, faute d’argent pour entrer à l’école secondaire. Mais à 13 ans, son bras reste coincé dans une presse: il est handicapé à vie. Après avoir songé au suicide, il commence à fréquenter les cours du soir, puis la faculté de droit, jusqu’à devenir avocat spécialiste de la défense des droits humains.Entré en politique en 2010, il milite contre les inégalités, dans un pays confronté à la flambée des prix du logement et à un fort taux de chômage des jeunes.”On peut s’inquiéter pour les gens qui tremblent dehors dans le froid pendant qu’on est assis au chaud dans notre salon”, disait M. Lee à l’AFP lors d’un entretien en 2022. “Mais on ne peut jamais vraiment comprendre leur douleur.”- “Course contre la montre” -La Corée du Sud est sans dirigeant stable depuis que les députés ont suspendu en décembre Yoon Suk Yeol pour sa tentative ratée d’instaurer la loi martiale dans la nuit du 3 au 4 décembre 2024.Lee Jae-myung s’est précipité avec d’autres députés pour voter contre la suspension du régime civil malgré un barrage de l’armée envoyée par M. Yoon, et a retransmis en direct sur les réseaux sociaux son parcours vers le Parlement.”C’était une course contre la montre”, a-t-il décrit dans un entretien avec l’AFP.Doté d’une grande expérience politique, il a été maire de Seongnam, une ville de la périphérie de Séoul, pendant huit ans, contribuant notamment à la fermeture du plus grand marché de viande canine du pays. Il a ensuite été gouverneur de la province de Gyeonggi, la plus peuplée du pays, pendant plus de trois ans.En 2022, il se présente une première fois à la présidence sud-coréenne mais échoue d’extrême justesse face à Yoon Suk Yeol, un ancien procureur alors novice en politique.Il est hospitalisé en 2023 après 19 jours d’une grève de la faim entamée pour dénoncer les politiques “incompétentes et violentes” du gouvernement conservateur. Il apparaît alors comme un candidat de poids dans les sondages pour briguer à nouveau la présidence.En janvier 2024, un homme disant vouloir l’empêcher de devenir chef de l’Etat le poignarde au cou au cours d’un déplacement à Busan (sud): Lee Jae-myung frôle la mort et subit une opération chirurgicale d’urgence.Lee Jae-myung dit vouloir renforcer le secteur de l’intelligence artificielle (IA) pour que la Corée du Sud rejoigne le top 3 des pays les plus à la pointe dans ce domaine. Il souhaite aussi que les responsables de la tentative d’imposition de la loi martiale rendent des comptes.- Affaires -Mais Lee Jae-myung fait aussi l’objet de nombreuses poursuites judiciaires, notamment pour abus de confiance et corruption. Le responsable politique nie toute faute et affirme être la cible d’accusations politiquement motivées.Une des affaires les plus retentissantes dans laquelle il est cité concerne des liens supposés avec une entreprise soupçonnée d’avoir transféré illégalement huit millions de dollars en Corée du Nord.M. Lee est également au cœur de quatre affaires de corruption, dont la plupart sont liées à des contrats présumés douteux conclus lorsqu’il était maire de Seongnam.Particulièrement troublant, au moins cinq personnes liées aux différents scandales concernant M. Lee ont été retrouvées mortes, la plupart semblant s’être suicidées.Début mai, la Cour suprême sud-coréenne a annulé sa relaxe dans une affaire d’infraction à la loi électorale et ordonné un nouveau procès, qui pourrait ouvrir la voie à son inéligibilité à la fin de son mandat de président.Les opposants de M. Lee soutenaient que les accusations le visant étaient suffisamment graves pour le disqualifier du scrutin.”Avec ce type d’accusations de corruption, comment peut-on solliciter un mandat public”, s’était interrogé Kim Moon-soo, son principal adversaire, lors d’un débat télévisé.

Corée du Sud: Lee Jae-myung, de l’usine à la présidence

Les poursuites, les scandales et même le coup de couteau d’un assaillant n’auront pas empêché Lee Jae-myung, ancien ouvrier d’usine d’origine modeste, de remporter largement l’élection présidentielle sud-coréenne.Le dirigeant de centre-gauche a ainsi été investi en tant que 21e président de la Corée du Sud avec une très confortable avance sur son rival conservateur, Kim …

Corée du Sud: Lee Jae-myung, de l’usine à la présidence Read More »

Procès de 13 proches des identitaires pour des injures racistes contre Aya Nakamura

Treize personnes, dont trois femmes, hostiles à la participation de la chanteuse Aya Nakamura à la cérémonie d’ouverture des JO 2024, comparaissent mercredi devant le tribunal correctionnel de Paris pour des injures racistes visant l’artiste franco-malienne.Les treize prévenus, âgés de 20 à 31 ans, sont proches du groupe identitaire Les Natifs, issu du groupuscule Génération identitaire (dissous en 2021) qui défend la théorie raciste et complotiste du “grand remplacement”.Aya Nakamura n’assistera pas à l’audience, prévue à partir de 13H30 devant la 17e chambre correctionnelle.Les mis en cause sont poursuivis pour provocation publique à la haine ou à la violence en raison de l’origine, l’ethnie, la nation, la race ou la religion ou pour complicité de provocation à la haine.Le 9 mars 2024, après l’évocation par L’Express de la participation de la chanteuse à la cérémonie d’ouverture des JO, le groupuscule Les Natifs avait posté sur ses réseaux sociaux une photo d’une banderole à connotation raciste, tendue par une dizaine de ses membres sur l’île Saint-Louis, en bord de Seine, où l’on pouvait lire: “Y a pas moyen Aya, ici c’est Paris, pas le marché de Bamako”, une référence à son tube “Djadja” et à sa ville de naissance au Mali.Ce message à caractère raciste avait été relayé sur les réseaux sociaux par le média d’extrême droite “Livre noir”, connu désormais sous le nom de “Frontières”. Le compte X des Natifs déplorait de “remplacer l’élégance française par la vulgarité, africaniser nos chansons populaires et évincer le peuple de souche au profit de l’immigration extra-européenne”.Après avoir reçu le 13 mars 2024 des signalements de la Licra et de SOS-Racisme dénonçant des “publications à caractère raciste au préjudice” de la star de la chanson française, le parquet de Paris avait confié une enquête à l’Office central de lutte contre les crimes de haine et la haine en ligne (OCLCH).Le 20 mars, Aya Nakamura avait porté plainte à son tour.- “Collaborateur parlementaire” -Parmi les prévenus figurent Antoine G., un juriste de 27 ans, porte-parole du groupuscule identitaire, et Édouard M., cadre financier âgé de 28 ans, chef des Natifs.Doit également comparaître Capucine C., 22 ans, une chargée de communication qui indique sur son site LinkedIn avoir été, jusqu’en mars 2025, “collaborateur parlementaire” à l’Assemblée nationale, “en charge de la communication et du travail législatif et rédactionnel” d’élus RN.Il y a également Marine de C., 24 ans, soeur cadette du fondateur du groupuscule d’ultradroite les “Zouaves de Paris”, dissous en janvier 2022.Avant de s’en prendre à Aya Nakamura, sacrée artiste féminine aux Victoires de la musique 2024, le groupuscule Les Natifs avait notamment fait parler de lui en décembre 2023, pour avoir organisé un rassemblement à Paris de plusieurs dizaines de militants, en hommage à Thomas, ce jeune homme de 16 ans tué à la sortie d’une fête de village à Crépol (Drôme).L’enquête n’a toujours pas permis d’identifier le meurtrier de l’adolescent.Les Natifs, qui comptent près de 10.000 abonnés sur Instagram et plus de 18.000 sur X, revendiquent des actions coup de poing relayées sur leurs réseaux sociaux.Ainsi, en mars, ils avaient recouvert de draps noirs des portraits de femmes voilées exposés dans la basilique Saint-Denis.Deux personnes dont Stanislas T., 24 ans, un des 13 prévenus dans le procès pour injures contre Aya Nakamura, doivent comparaître jeudi devant le tribunal de Bobigny dans le cadre de cette affaire.De son vrai nom Aya Danioko, Aya Nakamura, 30 ans, qui a grandi à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) est la chanteuse francophone la plus écoutée dans le monde. Sa performance lors de la cérémonie d’ouverture des JO le 26 juillet 2024, avec la Garde républicaine, sur le Pont des Arts à Paris avait été l’un des moments les plus suivis de l’événement.

Moscou ne s’attend à aucune “avancée” rapide dans le règlement du conflit en Ukraine

Pas de solution “immédiate” à l’horizon: le Kremlin a écarté mardi tout règlement à court terme du conflit armé en Ukraine après de nouveaux pourparlers russo-ukrainiens peu fructueux à Istanbul, poussant Kiev à appeler Washington à sanctionner la Russie.Alors que l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, a l’avantage, Kiev accuse depuis des mois la Russie de faire traîner les négociations de paix, car Moscou refuse sa demande d’une trêve inconditionnelle, estimant qu’elle permettrait à l’Ukraine de reprendre des forces avec l’aide de ses alliés occidentaux.”La Russie (…) doit vraiment sentir que poursuivre la guerre aura des conséquences dévastatrices”, a plaidé mardi soir Volodymyr Zelensky sur son compte Telegram après de nouvelles frappes russes meurtrières dans la journée.Le président ukrainien a dépêché le chef de son administration Andriï Iermak à Washington pour porter ce message après de l’émissaire américain Steve Witkoff.”Seules des sanctions sévères peuvent contraindre la Russie à s’engager dans des négociations sérieuses”, a plaidé M. Iermak sur X après la rencontre, estimant que Moscou “manipule le processus de négociation afin d’éviter des sanctions américaines”.Kiev appelle Washington à sanctionner davantage Moscou pour la “contraindre” à accepter une trêve globale, mais Donald Trump a refusé pour l’heure de prendre de telles mesures, disant ne pas vouloir faire échouer un potentiel accord.- Exigences inconciliables -Lundi, Russes et Ukrainiens s’étaient retrouvés pour la deuxième fois en deux semaines à Istanbul pour des discussions de paix directes, sous médiation turque.Lors de cette réunion, la Russie a une nouvelle fois rejeté la proposition de Kiev et des Européens d’instaurer un cessez-le-feu “inconditionnel” de 30 jours. Elle a proposé en retour une trêve partielle de 2 ou 3 jours dans certains secteurs du front.”Il serait erroné d’attendre des décisions et des avancées immédiates”, a tranché mardi le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov. “La question du règlement est extrêmement complexe et comporte de nombreuses nuances”, a-t-il ajouté, rappelant que Moscou souhaitait avant tout “éliminer les causes profondes du conflit” pour parvenir à la paix.Russes et Ukrainiens ont toutefois convenu d’échanger tous leurs prisonniers de guerre de moins de 25 ans ou grièvement blessés, ainsi que des milliers de corps de soldats tués.En revanche, les exigences de chaque camp, sur le fond, semblent toujours aussi inconciliables.La délégation russe a remis aux Ukrainiens un mémorandum, publié par les agences de presse russes. Moscou y demande à Kiev de retirer ses troupes des quatre régions d’Ukraine dont la Russie revendique l’annexion, avant tout cessez-le-feu global.Ces conditions sont inacceptables pour l’Ukraine, qui demande un retrait pur et simple des troupes russes de son territoire, ainsi que des garanties de sécurité concrètes des Occidentaux.Côté russe, le secrétaire du Conseil de sécurité Sergueï Choïgou est arrivé à Pyongyang pour rencontrer le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un afin notamment, selon les agences russes, discuter de “la commémoration des combattants coréens qui ont participé à la libération de la région de Koursk”, frontalière de l’Ukraine.- Ponts et trains visés -Sur le terrain, les frappes et attaques se poursuivent.Selon les autorités ukrainiennes, un bombardement russe a tué mardi deux civils dans un village de la région de Kharkiv (nord-est), tandis qu’au moins quatre autres sont morts lors d’une frappe de roquettes sur la ville de Soumy (nord), qui a fait au moins 20 blessés.La région de Soumy, frontalière de la Russie, est soumise à une pression accrue depuis des semaines, Moscou disant vouloir y constituer une “zone tampon” pour prévenir des incursions ukrainiennes.Mardi, l’armée russe y a revendiqué la prise d’une nouvelle localité.L’Ukraine continue de son côté d’entreprendre des opérations en territoire russe. Mardi, elle a revendiqué une attaque à l’explosif contre le pont de Crimée, ouvrage gigantesque déjà visé à deux reprises par Kiev.Moscou a aussi accusé mardi l’Ukraine d’être à l’origine des explosions qui ont provoqué le week-end dernier l’effondrement de deux ponts et des accidents de trains en Russie, qui ont fait sept morts et 113 blessés, dont des enfants.Dimanche, l’Ukraine avait mené une attaque coordonnée de drones contre plusieurs aérodromes russes, jusqu’en Sibérie, assurant avoir touché de nombreux avions russes, dont des bombardiers stratégiques. Après cette attaque d’une complexité inédite, les autorités russes n’ont fait quasiment aucune déclaration.

Moscou ne s’attend à aucune “avancée” rapide dans le règlement du conflit en Ukraine

Pas de solution “immédiate” à l’horizon: le Kremlin a écarté mardi tout règlement à court terme du conflit armé en Ukraine après de nouveaux pourparlers russo-ukrainiens peu fructueux à Istanbul, poussant Kiev à appeler Washington à sanctionner la Russie.Alors que l’armée russe, plus nombreuse et mieux équipée, a l’avantage, Kiev accuse depuis des mois la …

Moscou ne s’attend à aucune “avancée” rapide dans le règlement du conflit en Ukraine Read More »

Corée du Sud: le nouveau président promet de “panser les plaies” avec la Corée du Nord

Le nouveau président sud-coréen, Lee Jae-myung, a promis mercredi, lors de son discours d’investiture, de “panser les plaies” et de tendre la main à la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire.Le dirigeant de centre-gauche a également averti que “la montée du protectionnisme” constituait une menace existentielle pour la quatrième économie d’Asie, fortement axée sur les exportations et secouée par les droits de douane imposés par le président américain Donald Trump.Ces tensions commerciales, ainsi que les tensions avec le voisin du Nord, font partie des défis que va devoir affronter cet ancien ouvrier de 60 ans après avoir largement remporté la présidentielle anticipée déclenchée par l’éphémère proclamation de la loi martiale par son prédécesseur.Après six mois de profonde crise politique, il a recueilli mardi 49,42% des voix contre 41,15% pour son adversaire Kim Moon-soo du Parti du pouvoir au peuple (PPP, droite) — l’ancienne formation du président destitué Yoon Suk Yeol – qui a concédé sa défaite dans la nuit, selon les résultats définitifs publiés par la Commission.La première journée de M. Lee en tant que président et chef des armées a débuté par un briefing téléphonique avec le commandement militaire, confirmant officiellement le transfert du contrôle opérationnel du pays.Durant cet entretien, il a exhorté l’armée sud-coréenne à maintenir son “état de préparation” en cas de provocations de Pyongyang, mais a affirmé dans son premier discours de président être prêt à discuter.”Nous panserons les plaies de la division et de la guerre et établirons un avenir de paix et de prospérité”, a-t-il déclaré. “Quel que soit le coût, la paix est préférable à la guerre.”Il a également assuré que le pays “dissuaderait les provocations nucléaires et militaires nord-coréennes tout en ouvrant des voies de communication et en poursuivant le dialogue et la coopération pour construire la paix dans la péninsule coréenne”.- “Rupture significative” -Le nouveau président a tenu une modeste cérémonie d’investiture à l’Assemblée nationale, là même où M. Yoon a déployé des troupes armées la nuit de début décembre où il a tenté de suspendre le régime civil.Seules quelques centaines d’invités étaient présents, contrairement aux grands événements en plein air traditionnellement organisés après les élections, qui attirent souvent des dizaines de milliers de personnes. Le nouveau président devrait ensuite rapidement nommer les membres-clés de son administration, dont son chef de cabinet, le Premier ministre et le directeur des services de renseignement.Sur le plan diplomatique, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, n’a pas tardé à féliciter M. Lee et a exprimé son espoir de collaborer avec le nouveau président qui avait auparavant cherché à se distancer des États-Unis. Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a dit vouloir “dynamiser” la relation entre Séoul et Tokyo tandis que le Premier ministre indien Narendra Modi a dit vouloir “renforcer” les liens entre son pays et la Corée du Sud.Les marchés financiers ont réagi favorablement à l’élection, la Bourse de Séoul et le won progressant, même si Lee Jae-Myung a pris ses fonctions quelques heures seulement avant l’entrée en vigueur des droits de douane américains de 50% sur les exportations cruciales d’acier et d’aluminium, des secteurs dans lesquels est présente la Corée du Sud.”Les mutations rapides de l’ordre mondial, telles que la montée du protectionnisme et la restructuration des chaînes d’approvisionnement, menacent notre survie même”, a-t-il prévenu lors de son discours.Les propos de Lee Jae-Myung sur la Corée du Nord marquent une “rupture significative” avec ceux de son prédécesseur Yoon Suk Yeol, plus belliciste, car il n’a pas immédiatement posé de conditions préalables au dialogue avec Pyongyang, a relevé Hong Min, analyste principal à l’Institut coréen pour l’unification nationale.Selon lui, “cela témoigne de “sa volonté de résoudre les désaccords par le dialogue”.”Même s’il reste à voir quelle sera la réaction de Pyongyang, il est remarquable que Lee ait clairement montré une approche différente à l’égard de la Corée du Nord”, a-t-il ajouté auprès de l’AFP. Durant son mandat, le nouveau président devra enfin s’employer d’urgence à relever le taux de natalité, actuellement le plus bas du monde, pour désamorcer la bombe démographique qui menace de diviser la population du pays par deux d’ici à 2100.

Corée du Sud: le nouveau président promet de “panser les plaies” avec la Corée du Nord

Le nouveau président sud-coréen, Lee Jae-myung, a promis mercredi, lors de son discours d’investiture, de “panser les plaies” et de tendre la main à la Corée du Nord, dotée de l’arme nucléaire.Le dirigeant de centre-gauche a également averti que “la montée du protectionnisme” constituait une menace existentielle pour la quatrième économie d’Asie, fortement axée sur les exportations et secouée par les droits de douane imposés par le président américain Donald Trump.Ces tensions commerciales, ainsi que les tensions avec le voisin du Nord, font partie des défis que va devoir affronter cet ancien ouvrier de 60 ans après avoir largement remporté la présidentielle anticipée déclenchée par l’éphémère proclamation de la loi martiale par son prédécesseur.Après six mois de profonde crise politique, il a recueilli mardi 49,42% des voix contre 41,15% pour son adversaire Kim Moon-soo du Parti du pouvoir au peuple (PPP, droite) — l’ancienne formation du président destitué Yoon Suk Yeol – qui a concédé sa défaite dans la nuit, selon les résultats définitifs publiés par la Commission.La première journée de M. Lee en tant que président et chef des armées a débuté par un briefing téléphonique avec le commandement militaire, confirmant officiellement le transfert du contrôle opérationnel du pays.Durant cet entretien, il a exhorté l’armée sud-coréenne à maintenir son “état de préparation” en cas de provocations de Pyongyang, mais a affirmé dans son premier discours de président être prêt à discuter.”Nous panserons les plaies de la division et de la guerre et établirons un avenir de paix et de prospérité”, a-t-il déclaré. “Quel que soit le coût, la paix est préférable à la guerre.”Il a également assuré que le pays “dissuaderait les provocations nucléaires et militaires nord-coréennes tout en ouvrant des voies de communication et en poursuivant le dialogue et la coopération pour construire la paix dans la péninsule coréenne”.- “Rupture significative” -Le nouveau président a tenu une modeste cérémonie d’investiture à l’Assemblée nationale, là même où M. Yoon a déployé des troupes armées la nuit de début décembre où il a tenté de suspendre le régime civil.Seules quelques centaines d’invités étaient présents, contrairement aux grands événements en plein air traditionnellement organisés après les élections, qui attirent souvent des dizaines de milliers de personnes. Le nouveau président devrait ensuite rapidement nommer les membres-clés de son administration, dont son chef de cabinet, le Premier ministre et le directeur des services de renseignement.Sur le plan diplomatique, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, n’a pas tardé à féliciter M. Lee et a exprimé son espoir de collaborer avec le nouveau président qui avait auparavant cherché à se distancer des États-Unis. Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a dit vouloir “dynamiser” la relation entre Séoul et Tokyo tandis que le Premier ministre indien Narendra Modi a dit vouloir “renforcer” les liens entre son pays et la Corée du Sud.Les marchés financiers ont réagi favorablement à l’élection, la Bourse de Séoul et le won progressant, même si Lee Jae-Myung a pris ses fonctions quelques heures seulement avant l’entrée en vigueur des droits de douane américains de 50% sur les exportations cruciales d’acier et d’aluminium, des secteurs dans lesquels est présente la Corée du Sud.”Les mutations rapides de l’ordre mondial, telles que la montée du protectionnisme et la restructuration des chaînes d’approvisionnement, menacent notre survie même”, a-t-il prévenu lors de son discours.Les propos de Lee Jae-Myung sur la Corée du Nord marquent une “rupture significative” avec ceux de son prédécesseur Yoon Suk Yeol, plus belliciste, car il n’a pas immédiatement posé de conditions préalables au dialogue avec Pyongyang, a relevé Hong Min, analyste principal à l’Institut coréen pour l’unification nationale.Selon lui, “cela témoigne de “sa volonté de résoudre les désaccords par le dialogue”.”Même s’il reste à voir quelle sera la réaction de Pyongyang, il est remarquable que Lee ait clairement montré une approche différente à l’égard de la Corée du Nord”, a-t-il ajouté auprès de l’AFP. Durant son mandat, le nouveau président devra enfin s’employer d’urgence à relever le taux de natalité, actuellement le plus bas du monde, pour désamorcer la bombe démographique qui menace de diviser la population du pays par deux d’ici à 2100.

Corée du Sud: Lee Jae-myung investi président après son triomphe électoral

Le dirigeant de centre-gauche Lee Jae-myung a été investi président de la Corée du Sud mercredi matin, dès le lendemain de sa large victoire lors d’un scrutin déclenché par la destitution de son prédécesseur.Après six mois de profonde crise politique, cet ancien ouvrier de 60 ans a remporté l’élection avec 49,42% des voix contre 41,15% pour son adversaire de droite Kim Moon-soo, qui a concédé sa défaite dans la nuit, selon les résultats définitifs publiés par la Commission.Lee Jae-myung arrive à la tête d’un pays ultrapolarisé et à l’économie fragilisée par les guerres commerciales mondiales déclarées par le président américain Donald Trump.Il devra trouver la place de la Corée du Sud dans la confrontation entre la Chine, son premier partenaire commercial, les Etats-Unis, traditionnel garant de la sécurité de son pays.Le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, lui a d’ailleurs adressé ses félicitations via un communiqué, évoquant une alliance Séoul-Washington “indéfectible”.Puisque le sommet de l’Etat était vide depuis la déposition de Yoon Suk Yeol, Lee Jae-myung est investi immédiatement après la certification de sa victoire, sans l’habituelle période de transition entre deux dirigeants.”Le mandat présidentiel commence dès que le vainqueur est confirmé, alors je vais maintenant indiquer l’heure. L’heure actuelle est 06H21 (21H21 GMT mardi, ndlr). La Commission électorale nationale déclare par la présente Lee Jae-myung du Parti démocratique (centre-gauche, ndlr) comme le président élu”, a déclaré son président Roh Tae-ak.La première journée M. Lee en tant que président et chef des armées doit débuter par un briefing téléphonique avec le commandement militaire. Après quoi, comme le veut la tradition, M. Lee devrait aller se recueillir au Cimetière national, où reposent les anciens combattants coréens.- Normalité rétablie -Une sobre cérémonie de prise de fonctions est prévue à l’Assemblée nationale en milieu de journée.Le nouveau président devrait ensuite rapidement nommer les membres-clés de son administration, dont son chef de cabinet, le Premier ministre et le directeur des services de renseignement.L’arrivée au pouvoir de M. Lee, dont le Parti démocrate dispose d’une large majorité au Parlement, rétablit la normalité institutionnelle dans un pays encore sonné par les six mois de chaos politique qui ont suivi la tentative de coup d’Etat de Yoon Suk Yeol.Dans la nuit du 3 au 4 décembre 2024, l’ex-président de droite, dont presque toutes les initiatives étaient bloquées par une Assemblée nationale hostile, avait soudainement déclaré la loi martiale avant de faire marche-arrière quelques heures plus tard, sous la pression du Parlement et de milliers de manifestants.Ce coup de force lui a valu d’être destitué et mis en examen pour “insurrection”, un crime passible de la peine de mort pour lequel il est actuellement jugé. Depuis sa suspension en décembre, un nombre inédit de présidents intérimaires se sont succédé.”Il y aura de fortes attentes de la part du public pour que M. Lee renforce les mécanismes de contrôle institutionnel et garantisse une plus grande responsabilité des élus”, analyse pour l’AFP Sharon Yoon, professeure en études coréennes à l’Université de Notre Dame.Outre les droits de douane américains et la Chine, Lee Jae-myung aura aussi affaire à un voisin nord-coréen avec qui les relations ont traversé une période d’extrême tension sous la présidence de M. Yoon, un apôtre de la ligne dure face à Pyongyang.Il devra enfin s’employer d’urgence à relever le taux de natalité, actuellement le plus bas du monde, pour désamorcer la bombe démographique qui menace de diviser la population du pays par deux d’ici à 2100.

Roland-Garros: un choc Swiatek-Sabalenka et des retrouvailles Alcaraz-Musetti en demi-finales

Une demie aux allures de finale: la triple tenante du titre Iga Swiatek va retrouver dans le dernier carré de Roland-Garros la N.1 mondiale Aryna Sabalenka, tandis que dans le tableau masculin, Lorenzo Musetti affrontera le N.2 mondial Carlos Alcaraz pour la troisième fois en deux mois.. Swiatek ragaillardie, Sabalenka avide de “défis difficiles”Redescendue au cinquième rang mondial et sevrée de trophée depuis son dernier sacre à Roland-Garros l’an dernier, Swiatek a livré une de ses meilleures prestations du tournoi face à l’Ukrainienne Elina Svitolina, battue 6-1, 7-5.”Même si le score paraît sans appel dans le premier set, j’ai dû me battre sur chaque point”, a commenté la triple tenante du titre en conférence de presse.”Je suis contente d’avoir élevé mon niveau quand elle m’a breakée au deuxième set” pour mener 3-1, s’est-elle félicitée.Pour s’offrir une chance de devenir la première femme à gagner quatre Roland-Garros d’affilée, la Polonaise devra vaincre Sabalenka une neuvième fois en quatorze duels. “C’est toujours un défi de jouer Aryna, elle a un jeu qui convient à toutes les surfaces. J’ai hâte!”, s’est délectée par avance Swiatek. Avec déjà trois titres (Brisbane et Miami sur dur, Madrid sur terre battue) cette saison et aucun set concédé depuis le début du tournoi parisien, la Bélarusse de 27 ans a la dynamique de son côté. Mardi, elle a encore gagné en deux sets 7-6 (7/3), 6-3 contre Zheng Qinwen (8e), sacrée championne olympique sur la terre battue parisienne à l’été 2024. Affronter Swiatek n’affole pas Sabalenka. Au contraire, la Bélarusse “adore ça”: “J’aime les défis difficiles, jouer quelqu’un de fort qui peut me défier”, a déclaré celle qui préfère laisser l’étiquette de favorite à la Polonaise.. Nouveau duel Alcaraz-Musetti Dans le tableau masculin, Lorenzo Musetti (7e mondial) a eu besoin de quatre sets pour se défaire de l’Américain Frances Tiafoe, battu 6-2, 4-6, 7-5, 6-2 en un peu moins de trois heures.”Le troisième set était une grosse bataille, ce n’était pas facile de le breaker”, a souligné l’Italien de 23 ans, qui a une nouvelle fois contracté le biceps droit en fin de match pour célébrer sa première demi-finale porte d’Auteuil.Dans le dernier carré, celui qui est l’un des joueurs les plus réguliers de la saison sur terre battue (finale à Monte-Carlo, demi-finales à Madrid et Rome) retrouvera Carlos Alcaraz, l’autre grand animateur des tournois disputés sur la surface ocre et tenant du titre à Roland-Garros.Vainqueur des Masters 1000 de Monte-Carlo en avril et de Rome en mai, l’Espagnol a balayé l’Américain Tommy Paul en trois sets.Après avoir laissé échapper une manche lors de chacun des trois tours précédents, le N.2 mondial et tenant du titre n’a cette fois concédé que cinq jeux à son adversaire, expédié 6-0, 6-1, 6-4 en à peine plus d’une heure et demie.”Je sais que vous vouliez voir plus de tennis, désolé”, a lancé Alcaraz à l’adresse du public du Central. “Mais je devais faire mon travail, c’était l’un de ces matches où tout fonctionne”, a-t-il complété.”Il a joué tellement vite”, n’a pu que constater Tommy Paul en zone mixte. “Même aux changements de côté, j’avais l’impression qu’il se levait de son banc alors qu’il restait encore vingt secondes”, a-t-il ajouté, “fier” malgré tout de son tournoi.Alcaraz mène 5-1 dans ses duels avec Musetti et a battu l’Italien en finale à Monte-Carlo et en demi-finales à Rome.Avant cette “bataille magnifique” entre deux joueurs qui pratiquent un “super tennis” selon les mots d’Alcaraz, le public du Central aura droit mercredi à des quarts de finale entre le N.1 mondial Jannik Sinner et le Kazakh Alexander Bublik (62e), avant le choc prévu en soirée entre Alexander Zverev (3e) et Novak Djokovic, en quête à Paris d’un 25e titre en Grand Chelem qui serait record.Dans le tableau féminin, la lauréate de l’Open d’Australie Madison Keys (8e) affrontera en fin de matinée la N.2 mondiale Coco Gauff, et la sensation française de Roland-Garros Loïs Boisson (361e) défiera ensuite la 6e mondiale Mirra Andreeva.