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UE: la France et la Grèce à l’offensive pour éloigner les enfants des réseaux sociaux

Cyberharcèlement, désinformation, discours de haine… Les contenus dangereux pour les enfants prolifèrent en ligne, au point de pousser plusieurs pays européens, dont la France, à vouloir limiter l’accès des mineurs aux réseaux sociaux.L’Union européenne dispose déjà d’un arsenal législatif parmi les plus stricts au monde pour encadrer les géants du numérique.Mais les appels à aller plus loin se multiplient parmi les Vingt-Sept, alors que des études démontrent les effets négatifs des réseaux sociaux sur la santé mentale et physique.Soutenue par la France et l’Espagne, la Grèce a proposé d’encadrer l’utilisation des plateformes en ligne par les enfants, face aux inquiétudes concernant leur caractère addictif.Ces pays présentent ces mesures vendredi lors d’une réunion ministérielle à Luxembourg.”On a une opportunité à ne pas manquer, et c’est ce que je suis aussi venue dire à la Commission européenne aujourd’hui”, a déclaré la ministre chargée du Numérique, Clara Chappaz.La proposition inclut la fixation d’un âge de majorité numérique à l’échelle de l’UE, en-deçà duquel les enfants ne pourraient pas accéder aux réseaux sociaux sans consentement parental.”La vérification de l’âge, c’est possible. C’est d’ailleurs déjà en cours en France pour les sites pornographiques, on veut la même chose pour les réseaux sociaux”, a affirmé la ministre.La France s’est placée à l’avant-garde de la régulation des plateformes, avec une loi adoptée en 2023 qui oblige ces dernières à obtenir le consentement parental de leurs utilisateurs de moins de 15 ans. La mesure n’a pas encore reçu l’aval nécessaire de l’UE.La France a également introduit cette année l’obligation pour les sites pornographiques de vérifier l’âge des utilisateurs afin d’empêcher l’accès des enfants. Cette mesure a conduit trois d’entre eux – Youporn, Pornhub et Redtube – à se mettre hors ligne cette semaine en signe de protestation.Sous la pression du gouvernement français, TikTok a par ailleurs interdit dimanche le hashtag #SkinnyTok qui promeut la maigreur extrême.- Vérification de l’âge -La France, la Grèce et l’Espagne dénoncent des algorithmes qui exposent les enfants à des contenus addictifs qui peuvent aggraver les problèmes d’anxiété, de dépression et d’estime de soi.Ces pays s’inquiètent aussi de l’exposition aux écrans dès le plus jeune âge, soupçonnée d’entraver le développement des compétences relationnelles des mineurs ainsi que d’autres apprentissages essentiels.D’autres Etats membres de l’Union européenne ont exprimé leur soutien à cette initiative, dont le Danemark qui assurera pendant six mois la présidence tournante du conseil de l’UE à partir de juillet et a promis de faire de cette question une priorité.Les auteurs de la proposition réclament “une application à l’échelle de l’UE qui soutienne les mécanismes de contrôle parental, permette une vérification correcte de l’âge et limite l’utilisation de certaines applications par les mineurs”.Ils souhaiteraient que des appareils comme les smartphones intègrent un système de vérification de l’âge.La Commission européenne, gendarme du numérique dans l’UE, souhaite lancer une application de vérification de l’âge dès le mois prochain, en assurant que cela n’impliquerait pas la divulgation de données personnelles.L’UE a publié en mai des lignes directrices provisoires à destination des plateformes pour mieux protéger les mineurs. Elles doivent être finalisées ce mois-ci à l’issue d’une consultation publique.Ces lignes directrices non contraignantes incluent pour l’instant le paramétrage par défaut des comptes d’enfants en mode privé, ainsi qu’une simplification des options de blocage et de mise en sourdine.Bruxelles mène actuellement des enquêtes sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram du groupe américain Meta, ainsi que sur TikTok, dans le cadre de son nouveau Règlement sur les services numériques (DSA). Ces plateformes sont soupçonnées de ne pas suffisamment protéger les enfants des contenus nuisibles.La semaine dernière, la Commission a également ouvert une enquête sur quatre sites pornographiques (Pornhub, Stripchat, XNXX, et XVideos) soupçonnés de ne pas empêcher l’accès des enfants aux contenus pour adultes.

Trois ans après son assassinat en Amazonie, sortie du livre du journaliste Dom Phillips

“Je pense à lui tous les jours”. Alessandra Sampaio, veuve du journaliste britannique Dom Phillips, tué au Brésil il y a trois ans, exprime son émotion à l’occasion de la sortie du livre sur l’Amazonie que son mari avait commencé à écrire.Six écrivains et journalistes ont achevé cet ouvrage, “How to save the Amazon” (Comment sauver l’Amazonie), sur lequel Phillips, journaliste indépendant qui collaborait avec les quotidiens The Guardian et Washington Post, travaillait quand il a été assassiné dans le nord-ouest du pays le 5 juin 2022.Dom Phillips était parti en expédition pour ses recherches avec l’expert brésilien Bruno Pereira engagé en faveur de la préservation de l’environnement et des droits des peuples indigènes. Ils ont été victimes d’une embuscade et tués par balles, des assassinats pour lesquels plusieurs membres d’une organisation criminelle soupçonnée d’activités de pêche illégale ont été inculpés et placés en détention.”Il est mort en essayant de montrer au monde l’importance de l’Amazonie”, déclare à l’AFP sa veuve, qui a assisté jeudi soir à un événement à Londres à l’occasion de la publication de ce livre.- “Plus qu’un hommage” -Selon les enquêteurs brésiliens, le double assassinat a été perpétré en raison des activités de Bruno Pereira contre la criminalité sévissant dans la plus grande forêt tropicale de la planète.Phillips, 57 ans, et Pereira, 41 ans, sont morts dans la vallée du Javari, dans une réserve indigène du nord du Brésil, près des frontières avec la Colombie et le Pérou, où opèrent des trafiquants de drogue, des chercheurs d’or illégaux et des braconniers.”C’était son avant-dernier voyage. Il lui en restait un autre à faire pour terminer le livre”, dont il avait déjà écrit quatre chapitres, explique Alessandra Sampaio.Il avait aussi choisi le titre de l’ouvrage, qui a été complété par six amis. Les Britanniques Jonathan Watts et Tom Phillips, les Américains Andrew Fishman, Stuart Grudgings et Jon Lee Anderson, ainsi que la Brésilienne Eliane Brum ont chacun écrit un chapitre.”C’est plus qu’un hommage à Dom, c’est son livre. Nous étions tous déterminés à terminer son travail, parce que nous l’aimons, parce que ces questions sont vraiment importantes pour beaucoup de gens”, explique à l’AFP celui qui a coordonné l’ouvrage, Jonathan Watts, journaliste chargé de l’environnement au Guardian.Beto Marubo, dirigeant indigène de la vallée du Javari et auteur de l’épilogue du livre, a aussi assisté à la présentation de l’ouvrage à Londres.”Nous espérons que Dom serait content de ce livre. Je suis très heureux que ce livre existe mais triste qu’il ne soit pas là pour le voir”, commente Jonathan Watts.Pour Alessandra Sampaio et les amis de Dom Phillips, la nécessité de terminer son livre s’est imposée comme une évidence.”Après les funérailles, cela nous a semblé très clair à tous”, raconte-t-elle.- Amis “loyaux” -Alessandra Sampaio est reconnaissante envers ces amis “loyaux”. “Je suis heureuse que le livre soit achevé, mais ce sont les journalistes qui ont fait le travail le plus dur”, souligne-t-elle.La quinquagénaire, qui vit à Salvador de Bahía, s’est quant à elle chargée de rassembler tout le matériel laissé par son mari pour ce projet.”Lors de son dernier voyage, il n’avait pas emporté l’ordinateur, qui est resté à la maison. Il avait deux ou trois cahiers de chacun de ses voyages, avec des dates, des lieux, qui expliquaient tout”, dit-elle.Les coauteurs du livre “ont voyagé et sont allés faire de nouvelles interviews pour essayer de suivre les idées de Dom”, explique-t-elle.”Dans le livre, je reconnais des choses provenant de discussions avec lui. J’ai mis trois mois à le lire. Je devais m’arrêter régulièrement à cause de l’émotion”.Pour Alessandra Sampaio, l’ouvrage est aussi un hommage à Bruno Pereira.”On ne peut pas séparer Dom et Bruno. Ils sont liés. C’est un message pour que tout le monde comprenne l’importance de l’Amazonie et de ses peuples”, insiste-t-elle.La mort des deux hommes a ravivé les critiques à l’égard de la politique menée par l’ex-président brésilien de l’époque, Jair Bolsonaro, accusé d’avoir encouragé l’invasion des territoires indigènes avec son discours en faveur de l’exploitation de l’Amazonie.

Lula reçoit une prestigieuse distinction d’une université française

Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, en visite en France, s’est vu décerner vendredi le titre de “docteur honoris causa”, une prestigieuse distinction pour les personnalités étrangères, par l’université Paris 8.Lula a été distingué pour “sa trajectoire hors du commun”, même si cette récompense a été critiquée par certains enseignants dénonçant le “soutien” à la Russie du président brésilien, qui a gardé de bonnes relations avec Moscou et adopté une position de neutralité vis-à-vis de la guerre en Ukraine.L’Université Paris 8, située dans la ville populaire de Saint-Denis au nord de Paris, a été fondée dans le sillage de la révolte estudiantine et syndicale de mai 1968.Lula, 79 ans, ancien ouvrier métallurgiste et syndicaliste parvenu au sommet de l’Etat, effectue depuis jeudi la première visite d’Etat en France d’un président brésilien depuis 2012.”Dans plusieurs parties du monde, l’extrême droite attaque les universités et la science. En ces temps de désinformation, de négationnisme, le savoir doit être protégé comme un instrument au service du bien commun”, a déclaré M. Lula dans un discours, applaudi par le public.Le chef de l’Etat brésilien avait déjà reçu en 2011 une distinction de la prestigieuse école Sciences Po.”Quelle université, mieux que la nôtre, qui a permis à ceux qui en étaient exclus, non-bacheliers, salariés, d’entrer à l’université, se devait de reconnaître votre parcours hors normes ?”, a déclaré la professeure Annick Allaigre, ancienne présidente de l’université.”L’expérience brésilienne nous instruit, car nous partageons un certain nombre d’enjeux et de grands défis : permettre l’accès à l’enseignement supérieur des plus modestes, leur assurer la reconnaissance à laquelle ils ont droit et surtout leur donner les conditions matérielles nécessaires pour leur succès”, a déclaré pour sa part l’actuel président de Paris 8, Arnaud Laimé.Toutefois, un petit groupe de professeurs de l’établissement a critiqué cet honneur fait à Lula, dans une tribune au quotidien de gauche Libération mardi.”Dans le contexte international actuel, ce choix apparaît comme éminemment contestable”, écrivent-ils, soulignant que “depuis le début de la guerre en Ukraine, en effet, Lula n’a cessé de renvoyer dos à dos agresseur et agressé”.Dans son discours, le président brésilien a de nouveau exhorté à ne pas rester “indifférents devant l’absurdité de la guerre en Ukraine” et le “génocide” à Gaza.

Le divorce entre Trump et Musk étalé en place publique

Les Américains s’interrogent vendredi sur les conséquences de la rupture publique spectaculaire entre Donald Trump et Elon Musk, le président des Etats-Unis ayant notamment menacé de rompre les contrats publics conclus avec les entreprises de l’homme le plus riche du monde.Les sites américains Politico et Axios ont cru percevoir un signal d’apaisement dans la nuit de jeudi à vendredi, après un court entretien accordé par le président républicain au premier média.”Oh, ce n’est pas grave”, a déclaré Donald Trump à Politico qui l’a interrogé sur la dispute. Toujours selon le site, un appel est prévu vendredi entre les deux anciens amis pour tenter de faire la paix.Les échanges acrimonieux entre les deux anciens amis se sont emballés jeudi. Le président américain a assuré sur son réseau Truth Social qu’Elon Musk était “devenu fou” à cause d’une décision défavorable aux véhicules électriques.”Le plus simple pour économiser des milliards et des milliards de dollars dans notre budget serait d’annuler les subventions et contrats gouvernementaux” du patron de Tesla et SpaceX, a menacé le président, en difficultés sur un projet de vaste loi budgétaire. Sur son réseau X, Elon Musk a déclaré en réponse que SpaceX “commencera immédiatement à mettre hors service son vaisseau spatial Dragon”, utilisé notamment par la Nasa pour acheminer des astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS).Il a semblé, quelques heures plus tard, faire marche arrière, écrivant: “Bon, nous n’allons pas mettre Dragon hors service.”Entre-temps, la capitalisation de Tesla a fondu de dizaines de milliards de dollars de capitalisation à Wall Street, l’action clôturant jeudi à -14,26%.Depuis qu’Elon Musk a lancé la semaine dernière un tir de barrage contre le projet de loi budgétaire au coeur du début de mandat de Donald Trump, ce n’était sans doute qu’une question de temps avant que le divorce ne soit consommé.C’est pendant une réunion dans le Bureau ovale avec le chancelier allemand Friedrich Merz, réduit au rôle de figurant muet, que le président a acté jeudi la rupture.Pendant un échange avec les journalistes, retransmis en direct, Donald Trump s’est dit “très déçu”. “Elon et moi avions une bonne relation. Je ne sais pas si c’est encore le cas”, a-t-il lancé à propos de son ancien “conseiller spécial”, qui a quitté vendredi dernier la mission de réduction des dépenses publiques qu’il menait à la Maison Blanche.- “N’importe quoi” -“N’importe quoi”, écrit Elon Musk en commentaire d’une vidéo de Donald Trump affirmant, déjà, que sa colère était due à la perte de subventions pour les véhicules électriques.”Faux”, poste-t-il ensuite au-dessus d’un extrait dans lequel le président américain assure que l’entrepreneur connaissait par avance le contenu du texte. Une “grande et belle loi” selon Donald Trump, une “abomination” pour les finances publiques selon Elon Musk, dont l’adoption n’est pas garantie au Congrès. Le multimilliardaire, qui a très généreusement financé la campagne du républicain en 2024, assure que “Trump aurait perdu l’élection” sans lui et l’accuse d'”ingratitude”.Il a aussi affirmé, sans apporter de preuve, que le nom du président se trouvait dans le dossier Jeffrey Epstein, ce financier américain au coeur d’un vaste scandale de crimes et d’exploitation sexuels qui s’est suicidé en prison avant d’être jugé; des accusations “regrettables” pour la Maison Blanche.Dans le Bureau ovale, Donald Trump a dépeint son ancien allié en amoureux éconduit: “Il disait les choses les plus belles à mon propos”.  – “Nouveau parti politique” -Dès l’entrée tonitruante d’Elon Musk dans la campagne de Donald Trump l’an dernier, les doutes ont surgi sur la longévité de leur relation. Donald Trump avait défendu son allié face aux critiques et a même organisé une opération de promotion pour la marque Tesla à la Maison Blanche. Elon Musk avait lui qualifié le président de “roi” le jour de son investiture. Mais les tensions ont grandi entre le multimilliardaire et l’entourage du président. “Il faudrait lancer une enquête formelle sur son statut migratoire, car je crois fortement que c’est un étranger illégal et qu’il devrait être expulsé immédiatement”, a déclaré jeudi soir au New York Times l’ex-conseiller de Donald Trump et idéologue d’extrême droite Steve Bannon. Elon Musk est né en Afrique du Sud et a été naturalisé américain. Pour certains experts, ce qui pourrait avoir scellé le sort d’Elon Musk ne s’est pas passé à Washington, mais dans le Wisconsin, où il s’est fortement engagé, financièrement et personnellement, en faveur d’un juge conservateur candidat à la Cour suprême locale, qui a été battu.Donald Trump, qui déteste être associé à la défaite, aurait suivi avec attention cette première aventure politique en solo d’Elon Musk.Lequel n’a visiblement pas été dégoûté. Celui qui ne peut devenir président puisqu’il a été naturalisé, a demandé jeudi sur X s’il n’était pas “temps de créer un nouveau parti politique” aux Etats-Unis.

Le divorce entre Trump et Musk étalé en place publique

Les Américains s’interrogent vendredi sur les conséquences de la rupture publique spectaculaire entre Donald Trump et Elon Musk, le président des Etats-Unis ayant notamment menacé de rompre les contrats publics conclus avec les entreprises de l’homme le plus riche du monde.Les sites américains Politico et Axios ont cru percevoir un signal d’apaisement dans la nuit de jeudi à vendredi, après un court entretien accordé par le président républicain au premier média.”Oh, ce n’est pas grave”, a déclaré Donald Trump à Politico qui l’a interrogé sur la dispute. Toujours selon le site, un appel est prévu vendredi entre les deux anciens amis pour tenter de faire la paix.Les échanges acrimonieux entre les deux anciens amis se sont emballés jeudi. Le président américain a assuré sur son réseau Truth Social qu’Elon Musk était “devenu fou” à cause d’une décision défavorable aux véhicules électriques.”Le plus simple pour économiser des milliards et des milliards de dollars dans notre budget serait d’annuler les subventions et contrats gouvernementaux” du patron de Tesla et SpaceX, a menacé le président, en difficultés sur un projet de vaste loi budgétaire. Sur son réseau X, Elon Musk a déclaré en réponse que SpaceX “commencera immédiatement à mettre hors service son vaisseau spatial Dragon”, utilisé notamment par la Nasa pour acheminer des astronautes vers la Station spatiale internationale (ISS).Il a semblé, quelques heures plus tard, faire marche arrière, écrivant: “Bon, nous n’allons pas mettre Dragon hors service.”Entre-temps, la capitalisation de Tesla a fondu de dizaines de milliards de dollars de capitalisation à Wall Street, l’action clôturant jeudi à -14,26%.Depuis qu’Elon Musk a lancé la semaine dernière un tir de barrage contre le projet de loi budgétaire au coeur du début de mandat de Donald Trump, ce n’était sans doute qu’une question de temps avant que le divorce ne soit consommé.C’est pendant une réunion dans le Bureau ovale avec le chancelier allemand Friedrich Merz, réduit au rôle de figurant muet, que le président a acté jeudi la rupture.Pendant un échange avec les journalistes, retransmis en direct, Donald Trump s’est dit “très déçu”. “Elon et moi avions une bonne relation. Je ne sais pas si c’est encore le cas”, a-t-il lancé à propos de son ancien “conseiller spécial”, qui a quitté vendredi dernier la mission de réduction des dépenses publiques qu’il menait à la Maison Blanche.- “N’importe quoi” -“N’importe quoi”, écrit Elon Musk en commentaire d’une vidéo de Donald Trump affirmant, déjà, que sa colère était due à la perte de subventions pour les véhicules électriques.”Faux”, poste-t-il ensuite au-dessus d’un extrait dans lequel le président américain assure que l’entrepreneur connaissait par avance le contenu du texte. Une “grande et belle loi” selon Donald Trump, une “abomination” pour les finances publiques selon Elon Musk, dont l’adoption n’est pas garantie au Congrès. Le multimilliardaire, qui a très généreusement financé la campagne du républicain en 2024, assure que “Trump aurait perdu l’élection” sans lui et l’accuse d'”ingratitude”.Il a aussi affirmé, sans apporter de preuve, que le nom du président se trouvait dans le dossier Jeffrey Epstein, ce financier américain au coeur d’un vaste scandale de crimes et d’exploitation sexuels qui s’est suicidé en prison avant d’être jugé; des accusations “regrettables” pour la Maison Blanche.Dans le Bureau ovale, Donald Trump a dépeint son ancien allié en amoureux éconduit: “Il disait les choses les plus belles à mon propos”.  – “Nouveau parti politique” -Dès l’entrée tonitruante d’Elon Musk dans la campagne de Donald Trump l’an dernier, les doutes ont surgi sur la longévité de leur relation. Donald Trump avait défendu son allié face aux critiques et a même organisé une opération de promotion pour la marque Tesla à la Maison Blanche. Elon Musk avait lui qualifié le président de “roi” le jour de son investiture. Mais les tensions ont grandi entre le multimilliardaire et l’entourage du président. “Il faudrait lancer une enquête formelle sur son statut migratoire, car je crois fortement que c’est un étranger illégal et qu’il devrait être expulsé immédiatement”, a déclaré jeudi soir au New York Times l’ex-conseiller de Donald Trump et idéologue d’extrême droite Steve Bannon. Elon Musk est né en Afrique du Sud et a été naturalisé américain. Pour certains experts, ce qui pourrait avoir scellé le sort d’Elon Musk ne s’est pas passé à Washington, mais dans le Wisconsin, où il s’est fortement engagé, financièrement et personnellement, en faveur d’un juge conservateur candidat à la Cour suprême locale, qui a été battu.Donald Trump, qui déteste être associé à la défaite, aurait suivi avec attention cette première aventure politique en solo d’Elon Musk.Lequel n’a visiblement pas été dégoûté. Celui qui ne peut devenir président puisqu’il a été naturalisé, a demandé jeudi sur X s’il n’était pas “temps de créer un nouveau parti politique” aux Etats-Unis.

Mort de deux enfants français à Gaza fin 2023: Israël visé à Paris par une plainte pour génocide

Une plainte contre X pour meurtre et génocide a été déposée vendredi en France par une grand-mère accusant les autorités israéliennes d’être responsables de la mort de ses deux petits-enfants français à Gaza en octobre 2023.Cette plainte avec constitution de partie civile, annoncée vendredi à l’AFP par l’avocat Arié Alimi et déposée le matin-même au pôle crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris, vise à obtenir la désignation d’un juge d’instruction. La Ligue des droits de l’Homme compte se constituer partie civile.Cette plainte pourrait avoir “des conséquences judiciaires, politiques et peut-être diplomatiques importantes”, en déclenchant des “mandats d’arrêts internationaux avec un effet dissuasif important sur les auteurs et complices de ces faits”, a dit espérer Me Alimi, lors d’une conférence de presse vendredi matin.”Ce n’est pas cette plainte qui va arrêter les chars”, a-t-il toutefois concédé, mais en déclenchant “la compétence directe de la juridiction française car il s’agit de victimes françaises”, elle pourrait amener la justice française à se prononcer sur ces accusations de “génocide”, catégoriquement rejetées par Israël comme “scandaleuses”.La plainte de 48 pages dénonce la mort de Janna et Abderrahim Abudaher, alors âgés de 6 et 9 ans, dans un bombardement israélien le 24 octobre 2023, 17 jours après l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien.Elle est déposée par Jacqueline Rivault, la grand-mère maternelle des enfants.Selon la plainte, les “bombardements réguliers” de l’armée israélienne ont amené la famille à se réfugier dans une maison “au nord de la bande de Gaza”, touchée par deux missiles, dont l’un est entré “directement dans la chambre où se trouvait la famille”.Abderrahim est mort “sur le coup”, et Janna peu après. “On ne leur a pas laissé le choix, si ce n’est d’être tués dans des circonstances atroces” a dit leur grand-mère Jacqueline Rivault. Leur petit frère, Omar, qui vient d’avoir cinq ans, également blessé, “ne comprend pas qu’il ne reverra plus jamais son frère et sa soeur”, selon la plaignante.Il vit toujours à Gaza, comme sa mère, Yasmine Z., également blessée et condamnée en 2019 en son absence à Paris pour financement du terrorisme pour avoir distribué de l’argent à Gaza à des membres du Jihad islamique et du Hamas entre 2012 et 2013. Elle est visée par un mandat d’arrêt.Déjà sollicité par l’AFP sur le cas de ces deux enfants, le parquet antiterroriste avait répondu pour la dernière fois fin 2024 n’avoir pas ouvert d’enquête.”Je ne suis pas sûr que ça aurait été le cas s’ils étaient morts ailleurs”, a lancé Me Alimi, tandis que son confrère Emmanuel Daoud, conseil de la LDH, a évoqué une décision “indigne” prise “pour ne pas embarrasser un allié indéfectible, l’Etat d’Israël”.- “Scandaleux” -“Nous estimons que ces enfants sont morts dans le cadre d’une politique délibérée, organisée, visant l’intégralité de la population de Gaza avec peut-être une intention génocidaire”, selon Me Alimi.La plainte contre X vise “les militaires qui ont tiré sur la maison en question” mais aussi, au titre de la “complicité”, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le gouvernement israélien ainsi que Tsahal (armée israélienne), soit “toutes celles et tous ceux qui ont donné des instructions”, a ajouté Me Daoud.Contactée vendredi par l’AFP, l’ambassade d’Israël n’a pas réagi à l’annonce de cette plainte dans l’immédiat.L’attaque déclenchée le 7 octobre 2023 par le Hamas a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils.En retour, Israël a lancé une campagne militaire de représailles qui a tué plus de 54.600 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.Israël fait face à une pression internationale croissante. M. Netanyahu et l’ex-ministre de la Défense Yoav Gallant sont visés par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité et crimes de guerre.En janvier 2024, la Cour internationale de justice a appelé Israël à prévenir tout acte de génocide. Le chef des opérations humanitaires de l’ONU a aussi a exhorté mi-mai les dirigeants mondiaux à “agir pour empêcher un génocide”.Un certain nombre d’actions judiciaires ont été entreprises en lien avec ce “génocide” imputé à Israël, par exemple en Suisse, aux Pays-Bas ou encore en Allemagne.Trois plaintes ont été déposées en France ces derniers mois contre des membres d’associations franco-israéliens ou un soldat de Tsahal, accusés de génocide ou de complicité.

Mort de deux enfants français à Gaza fin 2023: Israël visé à Paris par une plainte pour génocide

Une plainte contre X pour meurtre et génocide a été déposée vendredi en France par une grand-mère accusant les autorités israéliennes d’être responsables de la mort de ses deux petits-enfants français à Gaza en octobre 2023.Cette plainte avec constitution de partie civile, annoncée vendredi à l’AFP par l’avocat Arié Alimi et déposée le matin-même au pôle crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris, vise à obtenir la désignation d’un juge d’instruction. La Ligue des droits de l’Homme compte se constituer partie civile.Cette plainte pourrait avoir “des conséquences judiciaires, politiques et peut-être diplomatiques importantes”, en déclenchant des “mandats d’arrêts internationaux avec un effet dissuasif important sur les auteurs et complices de ces faits”, a dit espérer Me Alimi, lors d’une conférence de presse vendredi matin.”Ce n’est pas cette plainte qui va arrêter les chars”, a-t-il toutefois concédé, mais en déclenchant “la compétence directe de la juridiction française car il s’agit de victimes françaises”, elle pourrait amener la justice française à se prononcer sur ces accusations de “génocide”, catégoriquement rejetées par Israël comme “scandaleuses”.La plainte de 48 pages dénonce la mort de Janna et Abderrahim Abudaher, alors âgés de 6 et 9 ans, dans un bombardement israélien le 24 octobre 2023, 17 jours après l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien Hamas sur le sol israélien.Elle est déposée par Jacqueline Rivault, la grand-mère maternelle des enfants.Selon la plainte, les “bombardements réguliers” de l’armée israélienne ont amené la famille à se réfugier dans une maison “au nord de la bande de Gaza”, touchée par deux missiles, dont l’un est entré “directement dans la chambre où se trouvait la famille”.Abderrahim est mort “sur le coup”, et Janna peu après. “On ne leur a pas laissé le choix, si ce n’est d’être tués dans des circonstances atroces” a dit leur grand-mère Jacqueline Rivault. Leur petit frère, Omar, qui vient d’avoir cinq ans, également blessé, “ne comprend pas qu’il ne reverra plus jamais son frère et sa soeur”, selon la plaignante.Il vit toujours à Gaza, comme sa mère, Yasmine Z., également blessée et condamnée en 2019 en son absence à Paris pour financement du terrorisme pour avoir distribué de l’argent à Gaza à des membres du Jihad islamique et du Hamas entre 2012 et 2013. Elle est visée par un mandat d’arrêt.Déjà sollicité par l’AFP sur le cas de ces deux enfants, le parquet antiterroriste avait répondu pour la dernière fois fin 2024 n’avoir pas ouvert d’enquête.”Je ne suis pas sûr que ça aurait été le cas s’ils étaient morts ailleurs”, a lancé Me Alimi, tandis que son confrère Emmanuel Daoud, conseil de la LDH, a évoqué une décision “indigne” prise “pour ne pas embarrasser un allié indéfectible, l’Etat d’Israël”.- “Scandaleux” -“Nous estimons que ces enfants sont morts dans le cadre d’une politique délibérée, organisée, visant l’intégralité de la population de Gaza avec peut-être une intention génocidaire”, selon Me Alimi.La plainte contre X vise “les militaires qui ont tiré sur la maison en question” mais aussi, au titre de la “complicité”, le Premier ministre Benjamin Netanyahu, le gouvernement israélien ainsi que Tsahal (armée israélienne), soit “toutes celles et tous ceux qui ont donné des instructions”, a ajouté Me Daoud.Contactée vendredi par l’AFP, l’ambassade d’Israël n’a pas réagi à l’annonce de cette plainte dans l’immédiat.L’attaque déclenchée le 7 octobre 2023 par le Hamas a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils.En retour, Israël a lancé une campagne militaire de représailles qui a tué plus de 54.600 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.Israël fait face à une pression internationale croissante. M. Netanyahu et l’ex-ministre de la Défense Yoav Gallant sont visés par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale pour crime contre l’humanité et crimes de guerre.En janvier 2024, la Cour internationale de justice a appelé Israël à prévenir tout acte de génocide. Le chef des opérations humanitaires de l’ONU a aussi a exhorté mi-mai les dirigeants mondiaux à “agir pour empêcher un génocide”.Un certain nombre d’actions judiciaires ont été entreprises en lien avec ce “génocide” imputé à Israël, par exemple en Suisse, aux Pays-Bas ou encore en Allemagne.Trois plaintes ont été déposées en France ces derniers mois contre des membres d’associations franco-israéliens ou un soldat de Tsahal, accusés de génocide ou de complicité.

Ukraine: Moscou juge le conflit “existentiel” après avoir mené de nouvelles frappes mortelles

La Russie a qualifié vendredi sa guerre contre l’Ukraine de conflit “existentiel” après y avoir mené pendant la nuit de nouveaux bombardements massifs ayant fait au moins 3 morts, “une riposte” selon Moscou à de récentes attaques ukrainiennes d’ampleur.”Pour nous, c’est une question existentielle, une question de nos intérêts nationaux, de la sécurité, de notre avenir et de celui de nos enfants”, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien.Alors que les pourparlers de paix relancés ces derniers mois par le président américain Donald Trump semblent désormais dans l’impasse, les frappes et les combats meurtriers se poursuivent inexorablement.Pendant la nuit, des alertes aériennes ont été déclenchées sur tout le territoire ukrainien et plusieurs régions ont signalé des frappes, notamment dans l’ouest, loin du front.”On a entendu un drone s’approcher très près et puis une explosion”, a raconté à l’AFP Ksennia, une habitante de Kiev, devant un immeuble résidentiel défiguré par un trou béant après l’attaque.”Nos fenêtres et nos vitres ont été soufflées, mais on s’en est sortis seulement avec un petit choc”, poursuit-elle, s’exprimant depuis une cour couverte de débris et de bouts de verre.A Kiev, selon un bilan actualisé des services d’urgence ukrainien, trois secouristes ont été tués lors des frappes, et 23 personnes blessées, dont 14 secouristes.En tout, au moins 49 personnes ont été blessées à travers le pays, avait affirmé plus tôt le président ukrainien Volodymyr Zelensky.- “Arrêter cette guerre” -“La Russie doit être tenue responsable. Dès les premières minutes de cette guerre, ils ont bombardé des villes et villages pour détruire des vies”, a fustigé Volodymyr Zelensky.”Maintenant, c’est le moment où l’Amérique, l’Europe et le monde peuvent arrêter ensemble cette guerre en faisant pression sur la Russie”, a-t-il ajouté, dans un message sur les réseaux sociaux.Depuis le début de l’invasion à grande échelle contre l’Ukraine, lancée en février 2022, des bombardements russes tuent des civils quasiment chaque jour.Hors de la capitale, plusieurs régions ont fait état vendredi d’importantes frappes russes.Selon M. Zelensky, elles ont touché neuf régions à travers tout le pays (Volyn, Lviv, Ternopil, Kiev, Soumy, Poltava, Tcherkassy, Tcherniguiv, Khmelnytsky).Selon l’armée de l’air ukrainienne, le pays a été attaqué par 407 drones d’attaque et drones leurres visant à saturer les défenses antiaériennes, ainsi que par 45 missiles russes.Les défenses ukrainiennes ont neutralisé 199 de ces drones, et 36 missiles, poursuit cette source, précisant que 13 endroits en Ukraine avaient été atteints par les bombardements, et 19 autres touchés par des chutes de débris de cibles abattues.Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a dit avoir ciblé des sites militaires ukrainiens, “en riposte” aux récentes attaques “terroristes” de Kiev en territoire russe.- Attaques contre des aérodromes russes -Ces derniers jours, la Russie avait fait savoir qu’elle comptait riposter à l’attaque audacieuse lancée le week-end dernier par l’Ukraine contre des bombardiers russes, jusqu’à des milliers de kilomètres de ses frontières.Moins d’une semaine après cette attaque, l’armée ukrainienne a affirmé vendredi avoir bombardé pendant la nuit “avec succès” deux autres bases aériennes en Russie, dans les régions de Saratov et Riazan, assurant avoir touché des dépôts de carburant.Moscou a également accusé mardi Kiev d’être à l’origine des explosions ayant provoqué le week-end dernier l’effondrement de deux ponts et des accidents de trains qui ont fait sept morts et plus de cent blessés, dont des enfants, dans les régions russes de Koursk et de Briansk, frontalières de l’Ukraine.En riposte aux frappes russes qui endeuillent l’Ukraine depuis 2022, Kiev mène également, quasiment chaque jour, des attaques aériennes en Russie.Pendant la nuit, l’armée russe a dit avoir neutralisé 174 drones ukrainiens lancés contre son territoire. Trois aéroports desservant Moscou ont été fermés provisoirement, selon l’agence chargée du transport aérien, qui a ensuite levé les restrictions.Les appels de l’Ukraine et des Occidentaux au cessez-le-feu immédiat et la pression exercée par le président américain Donald Trump pour engager des pourparlers et mettre fin au conflit n’ont pour l’heure pas apporté de résultats, alors que Moscou contrôle toujours environ 20% de ce pays voisin.Les deux cycles de négociations menées à Istanbul entre Kiev et Moscou sur une trêve, encouragée par Washington, n’ont pas permis de rapprocher les positions.Au cours de la deuxième réunion, lundi sous médiation turque, la délégation russe a remis à Kiev des demandes comprenant notamment le retrait de ses forces de quatre régions dont Moscou revendique l’annexion, la renonciation de l’Ukraine à intégrer l’Otan et la limitation de la taille de son armée.Des conditions qualifiées mercredi par Volodymyr Zelensky d'”ultimatums” inacceptables.

Ukraine: Moscou juge le conflit “existentiel” après avoir mené de nouvelles frappes mortelles

La Russie a qualifié vendredi sa guerre contre l’Ukraine de conflit “existentiel” après y avoir mené pendant la nuit de nouveaux bombardements massifs ayant fait au moins 3 morts, “une riposte” selon Moscou à de récentes attaques ukrainiennes d’ampleur.”Pour nous, c’est une question existentielle, une question de nos intérêts nationaux, de la sécurité, de notre avenir et de celui de nos enfants”, a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, lors de son briefing quotidien.Alors que les pourparlers de paix relancés ces derniers mois par le président américain Donald Trump semblent désormais dans l’impasse, les frappes et les combats meurtriers se poursuivent inexorablement.Pendant la nuit, des alertes aériennes ont été déclenchées sur tout le territoire ukrainien et plusieurs régions ont signalé des frappes, notamment dans l’ouest, loin du front.”On a entendu un drone s’approcher très près et puis une explosion”, a raconté à l’AFP Ksennia, une habitante de Kiev, devant un immeuble résidentiel défiguré par un trou béant après l’attaque.”Nos fenêtres et nos vitres ont été soufflées, mais on s’en est sortis seulement avec un petit choc”, poursuit-elle, s’exprimant depuis une cour couverte de débris et de bouts de verre.A Kiev, selon un bilan actualisé des services d’urgence ukrainien, trois secouristes ont été tués lors des frappes, et 23 personnes blessées, dont 14 secouristes.En tout, au moins 49 personnes ont été blessées à travers le pays, avait affirmé plus tôt le président ukrainien Volodymyr Zelensky.- “Arrêter cette guerre” -“La Russie doit être tenue responsable. Dès les premières minutes de cette guerre, ils ont bombardé des villes et villages pour détruire des vies”, a fustigé Volodymyr Zelensky.”Maintenant, c’est le moment où l’Amérique, l’Europe et le monde peuvent arrêter ensemble cette guerre en faisant pression sur la Russie”, a-t-il ajouté, dans un message sur les réseaux sociaux.Depuis le début de l’invasion à grande échelle contre l’Ukraine, lancée en février 2022, des bombardements russes tuent des civils quasiment chaque jour.Hors de la capitale, plusieurs régions ont fait état vendredi d’importantes frappes russes.Selon M. Zelensky, elles ont touché neuf régions à travers tout le pays (Volyn, Lviv, Ternopil, Kiev, Soumy, Poltava, Tcherkassy, Tcherniguiv, Khmelnytsky).Selon l’armée de l’air ukrainienne, le pays a été attaqué par 407 drones d’attaque et drones leurres visant à saturer les défenses antiaériennes, ainsi que par 45 missiles russes.Les défenses ukrainiennes ont neutralisé 199 de ces drones, et 36 missiles, poursuit cette source, précisant que 13 endroits en Ukraine avaient été atteints par les bombardements, et 19 autres touchés par des chutes de débris de cibles abattues.Dans un communiqué, le ministère russe de la Défense a dit avoir ciblé des sites militaires ukrainiens, “en riposte” aux récentes attaques “terroristes” de Kiev en territoire russe.- Attaques contre des aérodromes russes -Ces derniers jours, la Russie avait fait savoir qu’elle comptait riposter à l’attaque audacieuse lancée le week-end dernier par l’Ukraine contre des bombardiers russes, jusqu’à des milliers de kilomètres de ses frontières.Moins d’une semaine après cette attaque, l’armée ukrainienne a affirmé vendredi avoir bombardé pendant la nuit “avec succès” deux autres bases aériennes en Russie, dans les régions de Saratov et Riazan, assurant avoir touché des dépôts de carburant.Moscou a également accusé mardi Kiev d’être à l’origine des explosions ayant provoqué le week-end dernier l’effondrement de deux ponts et des accidents de trains qui ont fait sept morts et plus de cent blessés, dont des enfants, dans les régions russes de Koursk et de Briansk, frontalières de l’Ukraine.En riposte aux frappes russes qui endeuillent l’Ukraine depuis 2022, Kiev mène également, quasiment chaque jour, des attaques aériennes en Russie.Pendant la nuit, l’armée russe a dit avoir neutralisé 174 drones ukrainiens lancés contre son territoire. Trois aéroports desservant Moscou ont été fermés provisoirement, selon l’agence chargée du transport aérien, qui a ensuite levé les restrictions.Les appels de l’Ukraine et des Occidentaux au cessez-le-feu immédiat et la pression exercée par le président américain Donald Trump pour engager des pourparlers et mettre fin au conflit n’ont pour l’heure pas apporté de résultats, alors que Moscou contrôle toujours environ 20% de ce pays voisin.Les deux cycles de négociations menées à Istanbul entre Kiev et Moscou sur une trêve, encouragée par Washington, n’ont pas permis de rapprocher les positions.Au cours de la deuxième réunion, lundi sous médiation turque, la délégation russe a remis à Kiev des demandes comprenant notamment le retrait de ses forces de quatre régions dont Moscou revendique l’annexion, la renonciation de l’Ukraine à intégrer l’Otan et la limitation de la taille de son armée.Des conditions qualifiées mercredi par Volodymyr Zelensky d'”ultimatums” inacceptables.

A Reims, un incendie dans une tour HLM fait quatre morts, dont un enfant

Quatre personnes, dont un enfant, ont perdu la vie dans un incendie survenu dans la nuit de jeudi à vendredi dans un immeuble HLM à Reims et une enquête a été ouverte pour établir les causes du drame.Par ailleurs, un enfant est “pour l’instant considéré comme disparu”, selon le préfet de la Marne, Henri Prévost. “On ne sait pas s’il était présent dans l’appartement ou pas”, a-t-il précisé à l’AFP. “Ce sont les investigations complémentaires qui vont permettre de savoir où il est, s’il est encore vivant ou s’il est malheureusement à compter parmi les victimes”.Deux adultes gravement blessés, classés en urgence absolue, ont été transportés à l’hôpital. Douze autres personnes, enfants et adultes, ont été plus légèrement touchées.Le maire de Reims, Arnaud Robinet, avait indiqué dans la matinée que les pompiers n’avaient pas trouvé de corps supplémentaire lors de leurs opérations de reconnaissance.L’élu précise que les victimes appartiennent à des familles différentes. L’enfant a été retrouvé mort au quatrième étage, d’où serait parti le feu, deux autres personnes sont décédées par inhalation de fumée et la dernière s’est défenestrée, a-t-il indiqué.L’incendie, qui est terminé, s’est déclaré vers 00H30 au quatrième étage de cette tour de HLM et s’est rapidement propagé aux étages supérieurs, notamment par la façade, selon la préfecture. “On voyait tout le monde qui criait, qui était sur les fenêtres de l’immeuble en train d’appeler à l’aide, jusqu’au dernier étage, il y avait des personnes en danger, c’était assez impressionnant”, raconte un lycéen témoin des débuts de l’incendie, Yael Coché. “Au bout d’un moment, il y avait des explosions, je suppose de gaz, qui ont retenti et là, les flammes étaient énormes, ça montait jusqu’en haut des arbres, c’était impressionnant.”La préfecture a indiqué que “les sapeurs-pompiers ont pu effectuer une reconnaissance dans l’ensemble des appartements à l’exception d’un appartement situé au quatrième étage dans lequel les dégâts et les débris sont beaucoup plus importants”. Elle précise dans un communiqué diffusé à 7h que “le bilan définitif ne sera connu qu’à l’issue de la reconnaissance des dégâts”.”Il n’y a pas d’hypothèse pour la cause de l’incendie pour l’instant”, a indiqué le procureur de Reims François Schneider, ajoutant qu’une enquête était en cours pour la déterminer.- “Énorme courage” -Le quartier Croix-Rouge, mêlant hauts immeubles et maisons dans le sud-ouest de Reims, était entièrement bouclé en tout début de matinée, l’accès à la tour sinistrée interdit par de la rubalise, a constaté une journaliste de l’AFP sur place. Des fenêtres étaient entièrement noircies sur trois niveaux, et plus légèrement sur deux autres au-dessus.L’immeuble où le drame s’est produit compte 11 niveaux, comportant quatre appartements chacun. Selon Arnaud Robinet, il ne posait pas de problème de salubrité et avait fait l’objet d’un programme de rénovation thermique. L’immeuble voisin avait été touché par un incendie en février, causé par un “feu de cuisine”, selon le maire.Des policiers nationaux patrouillant dans ce quartier populaire pendant la nuit sont intervenus les premiers après le départ de feu et ont évacué des personnes qui se trouvaient dans les escaliers “avec un énorme courage”, a rapporté M. Robinet. Les pompiers sont ensuite arrivés rapidement sur les lieux.Sur place, l’intervention s’est révélée “difficile”, a précisé le préfet, en raison de la taille de l’immeuble, mais aussi des conditions météorologiques.”Il y avait beaucoup de vent sur Reims dans la nuit, et les fumées avaient tendance à se rabattre vers l’intérieur”, ce qui compliquait l’évacuation, a-t-il expliqué.Quinze véhicules de pompiers et 62 sapeurs-pompiers ont été mobilisés, ainsi que 20 policiers nationaux, 20 policiers municipaux et neuf soignants du Smur.Une quarantaine de personnes sinistrées ont été prises en charge par la Croix-Rouge dans un gymnase mis à disposition par la municipalité.Un résident de l’immeuble voisin, Cyril Gasnier, a raconté à l’AFP qu’il était au téléphone avec sa mère, vers minuit, quand il a entendu des gens hurler. Il est descendu dans la rue et a confié avoir eu peur pour son logement mais a ensuite pu rentrer chez lui.cor-bj-bbr-zl/cnp/vk