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Roland-Garros: nouvelle finale pour Alcaraz, en attendant Djokovic-Sinner

Carlos Alcaraz n’est plus qu’à une marche d’un doublé à Roland-Garros: le tenant du titre a profité vendredi de l’abandon Lorenzo Musetti (7e) pour se hisser en finale, où il retrouvera le gagnant du duel entre le N.1 mondial Jannik Sinner et Novak Djokovic (6e).Après deux manches indécises entre deux joueurs capables de coups gagnants brillants comme de fautes directes évitables, le N.2 mondial a pris le dessus en fin de deuxième set avant le retrait de Musetti au début de la quatrième manche.Alors que l’Espagnol menait deux sets à un et venait de remporter la troisième manche 6-0, l’Italien de 23 ans s’est dirigé vers le filet à 2-0 en faveur d’Alcaraz pour jeter l’éponge, quelques minutes après s’être fait manipuler au niveau de la jambe gauche.”Au début de la troisième manche, j’ai commencé à perdre un peu de force dans ma jambe gauche et ça n’a fait qu’empirer donc j’ai décidé d’arrêter”, a expliqué Musetti, qui passera des examens samedi pour connaître l’ampleur de sa blessure, à un peu plus de trois semaines de Wimbledon.Vainqueur des Masters 1000 de Monte-Carlo et Rome lors d’une tournée sur terre battue prometteuse avant Roland-Garros, Alcaraz a de nouveau dominé Musetti, qu’il avait battu en finale à Monte-Carlo — où l’Italien avait joué blessé — et en demie en Italie. Titré face à Alexander Zverev en 2024 à Paris, le Murcien de 22 ans n’est plus qu’à une victoire de conserver son titre à Roland-Garros, ce qui n’est plus arrivé depuis Rafael Nadal (2019-2020).”Il ne reste plus qu’un pas à faire. Je me sens très bien. J’ai le sentiment de bien jouer”, s’est réjoui Alcaraz sur le court à l’issue de la rencontre.- Deux sets accrochés -Mais comme lors de trois de ces cinq premiers matches porte d’Auteuil, Alcaraz a laissé échapper un set à l’Italien.”Ça ne m’inquiète pas, a rétorqué Carlos Alcaraz. On est en Grand Chelem, on a le temps pour revenir. J’ai commis quelques erreurs mais je jouais bien et je sais que je suis assez fort mentalement pour revenir.”Demi-finaliste à Wimbledon l’an dernier, Lorenzo Musetti a échoué à rallier sa première finale en Grand Chelem après avoir été un des joueurs les plus réguliers de la saison sur terre battue (finale à Monte-Carlo, demi-finales à Madrid et Rome).En début de partie, l’Italien a pourtant écarté deux balles de break avant de profiter d’un coup de moins bien d’Alcaraz à 5-4 pour prendre le service de l’Espagnol et empocher la première manche.Alcaraz a ensuite pris le service de son adversaire à deux reprises mais Musetti l’a poussé au tie-break réagissant immédiatement à chaque fois. Dans le jeu décisif, Alcaraz a creusé l’écart d’entrée (5-1 au changement de côté) pour se prémunir d’une nouvelle “remontada”.Sur sa lancée, l’Espagnol a alors réglé la mire en coup droit, poussant le Toscan, surement déjà diminué, à la faute à de nombreuses reprises.Après avoir fait venir le kiné en fin de troisième set, Musetti a tenté de poursuivre quelques jeux, avant d’abandonner, “incapable de tenir l’échange”.- Duel de revenants -Peu après 19h00 a débuté sur le court Philippe-Chatrier une autre très belle affiche: le plus grand palmarès de l’histoire du tennis, Novak Djokovic, contre le N.1 mondial Jannik Sinner. D’un côté, le vétéran serbe de 38 ans aux 24 titres du Grand Chelem, un record qu’il partage toujours avec l’héroïne d’une lointaine époque du tennis, l’Australienne Margaret Court.Mais avant de décrocher le 24 mai à Genève le 100e titre de sa carrière, le champion olympique des Jeux de Paris traînait sa peine sur terre battue: élimination au premier tour des Masters 1000 de Monte-Carlo et Madrid, forfait au tournoi de Rome…De l’autre, un triple lauréat en Grand Chelem, théoriquement plus à l’aise sur dur mais qui s’est hissé en finale sur la terre battue de Rome, battu par Alcaraz, après trois mois de suspension en raison de contrôles positifs à une substance anabolisante. Si l’Italien de 23 ans avait laissé planer le doute sur son niveau réel à son retour sur le circuit ou avant Roland-Garros, ses adversaires à Paris ont tous été battus en trois sets. 

Olivier Faure réélu à la tête d’un PS à rassembler et à crédibiliser pour 2027

Réélu de justesse à la tête du Parti socialiste, Olivier Faure va devoir s’atteler à la lourde tâche de rassembler le parti, toujours divisé sur la ligne stratégique, et lui permettre de se poser en alternative crédible pour 2027, sur le projet et le candidat.Dès le lendemain de sa victoire sur le fil, avec 50,9% des voix (résultats encore provisoires, mais qui ne peuvent être inversés), contre 49,1% pour Nicolas Mayer-Rossignol, ce dernier l’a exhorté à répondre aux attentes de “changement”, d'”affirmation” et de “clarté” dans les alliances avec LFI, exprimées par une partie des électeurs.Le score serré oblige la direction sortante à donner “des gages”, a-t-il martelé lors d’une conférence de presse. Le député Philippe Brun a assuré qu’ils étaient “ouverts au rassemblement”, mais “nous n’irons pas dans une direction s’il n’y a pas de discussions sur le fond, ni de motion de synthèse”.Dans le camp d’Olivier Faure, on se dit disposé à travailler avec “les amis de Boris Vallaud et les amis de Nicolas Mayer-Rossignol”, mais “sur la base de la ligne qui a gagné le congrès”.Une gageure, d’autant que les critiques de Nicolas Mayer-Rossignol ont été particulièrement virulentes à l’encontre d’Olivier Faure, accusé de “gestion clanique”, de manque de travail et d'”ambiguïté” vis-à-vis de LFI.Le premier secrétaire a assuré, comme ses concurrents, qu’il n’y aurait pas d’accords nationaux avec la formation mélenchoniste pour les prochaines échéances électorales. -accords au cas par cas avec LFI-Mais le PS pourrait à nouveau discuter d’accords “au cas par cas” avec LFI pour contrer le Rassemblement national, a nuancé vendredi matin la maire de Nantes Johanna Rolland, proche d’Olivier Faure. “Nous demandons une clarté absolue sur le refus de ce type d’alliance”, a exigé M. Mayer-Rossignol vendredi.En début de nuit, les résultats provisoires avaient donné lieu à une querelle de chiffres entre Olivier Faure et Nicolas Mayer-Rossignol, laissant craindre le même pugilat qu’au congrès de Marseille en 2023, où les deux hommes qui s’affrontaient déjà s’étaient écharpés en revendiquant chacun la victoire. Mais les protagonistes ont eu à cœur de ne pas rejouer le même scénario. Les deux concurrents se sont vus et Olivier Faure a finalement été annoncé vainqueur vers 4H00 du matin vendredi, son concurrent reconnaissant sa défaite. Les résultats seront officiellement validés lors d’un congrès à Nancy du 13 au 15 juin. Olivier Faure a bénéficié d’un report un peu plus favorable d’une partie des électeurs de Boris Vallaud, le troisième homme du congrès, qui n’avait pas donné de consigne de vote mais indiqué qu’il le soutiendrait à titre personnel. Le premier secrétaire, qui sera l’invité du 20H de TF1 vendredi, doit désormais réconcilier un parti divisé notamment sur la stratégie pour la présidentielle.Lui, tout comme Boris Vallaud, prônent une candidature commune de la gauche non-mélenchoniste pour 2027, allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin.Nicolas Mayer-Rossignol défend pour sa part une candidature issue d'”un grand Parti socialiste”  réunissant les socialistes et ceux qui gravitent autour, comme Raphaël Glucksmann ou Bernard Cazeneuve.       – Faire émerger un candidat –      A 56 ans, Olivier Faure va devoir donner un nouvel élan en vue des élections municipales puis présidentielle, alors qu’il dirige le parti depuis 2018.Il a déjà annoncé que les axes programmatiques seraient annoncés lors des journées d’été du parti à Blois fin août, avant la présentation d’un projet fin novembre. Le camp Mayer-Rossigonl a déjà réclamé “une phase de six mois pour préparer un vrai programme”, qui ne sera pas “l’actualisation de celui du Nouveau Front populaire”.  Dans un parti qui compte seulement 40.000 adhérents, et où ses concurrents ont répété à l’envi que le PS ne produisait plus d’idées, Olivier Faure devra en outre faire émerger un candidat socialiste potentiel.Beaucoup en interne sont persuadés qu’il se verrait bien endosser le costume, même s’il s’est gardé d’exprimer toute ambition. Tout juste a-t-il concédé qu’il ne se “déroberait” pas.”Sa légitimité pour une éventuelle candidature n’est pas renforcée par le résultat” du vote des militants, a remarqué M. Mayer-Rossignol.

Un incendie dans une tour HLM fait quatre morts à Reims

Un incendie, survenu dans la nuit de jeudi à vendredi dans un immeuble HLM à Reims et dont une origine accidentelle est “très probable”, a causé la mort de quatre personnes et fait deux blessés graves.Parmi les victimes figurent “vraisemblablement deux frères adolescents habitant l’appartement avec leur beau-père”, selon le procureur de Reims François Schneider. L’un serait “décédé de brûlures”, l’autre de “défenestration”, a poursuivi le procureur, tout en soulignant qu’il n’y avait pas encore “de certitude absolue sur leur identité”.Il y a aussi “deux morts par asphyxie dans les étages supérieurs” et deux blessés en urgence absolue, “possiblement le beau-père atteint de brûlures graves” et une autre personne asphyxiée, toujours selon M. Schneider.Une conférence de presse aura lieu samedi à 10H au tribunal judiciaire de Reims, a prévenu le procureur. Selon les premiers éléments de l’enquête, “l’origine accidentelle” de cet incendie est “très probable”, a-t-il dit.- “Les flammes étaient énormes” -Un enfant était considéré comme disparu vendredi matin, selon le préfet de la Marne, Henri Prévost, mais à 13H00 le procureur a assuré qu’il n’y avait plus d’enfant recherché.Douze autres personnes, enfants et adultes, ont été plus légèrement touchées, selon la préfecture. L’incendie, qui est terminé, s’est déclaré vers 00H30 au quatrième étage de cette tour HLM et s’est rapidement propagé aux étages supérieurs, notamment par la façade, selon la préfecture. “On voyait tout le monde qui criait, qui était sur les fenêtres de l’immeuble en train d’appeler à l’aide, jusqu’au dernier étage, il y avait des personnes en danger, c’était assez impressionnant”, raconte un lycéen témoin des débuts de l’incendie, Yael Coché. “Au bout d’un moment, il y avait des explosions, je suppose de gaz, qui ont retenti et là, les flammes étaient énormes, ça montait jusqu’en haut des arbres, c’était impressionnant”.Le quartier Croix-Rouge, mêlant hauts immeubles et maisons dans le sud-ouest de Reims, était entièrement bouclé en tout début de matinée, l’accès à la tour sinistrée interdit par de la rubalise, a constaté une journaliste de l’AFP sur place. Des fenêtres étaient entièrement noircies sur trois niveaux, et plus légèrement sur deux autres au-dessus.- “Énorme courage” -L’immeuble où le drame s’est produit compte 11 niveaux, comportant quatre appartements chacun. Selon le maire de Reims, Arnaud Robinet, il ne posait pas de problème de salubrité et avait fait l’objet d’un programme de rénovation thermique. L’immeuble voisin avait été touché par un incendie en février, causé par un “feu de cuisine”, selon le maire.Des policiers nationaux patrouillant dans ce quartier populaire pendant la nuit sont intervenus les premiers après le départ de feu et ont évacué des personnes qui se trouvaient dans les escaliers “avec un énorme courage”, a rapporté M. Robinet. Les pompiers sont ensuite arrivés rapidement sur les lieux.Sur place, l’intervention s’est révélée “difficile”, a précisé le préfet, en raison de la taille de l’immeuble, mais aussi des conditions météorologiques.”Il y avait beaucoup de vent sur Reims dans la nuit, et les fumées avaient tendance à se rabattre vers l’intérieur”, ce qui compliquait l’évacuation, a-t-il expliqué.Quinze véhicules de pompiers et 62 sapeurs-pompiers ont été mobilisés, ainsi que 20 policiers nationaux, 20 policiers municipaux et neuf soignants du Smur.Une quarantaine de personnes sinistrées ont été prises en charge par la Croix-Rouge dans un gymnase mis à disposition par la municipalité.Un résident de l’immeuble voisin, Cyril Gasnier, a raconté à l’AFP qu’il était au téléphone avec sa mère, vers minuit, quand il a entendu des gens hurler. Il est descendu dans la rue et a confié avoir eu peur pour son logement mais a ensuite pu rentrer chez lui.Des agents de sécurité “sont présents à l’entrée de l’immeuble pour sécuriser les accès et orienter les locataires qui souhaiteraient accéder à leurs logements pour récupérer leurs biens personnels, lorsque les conditions de sécurité seront remplies”, a déclaré le bailleur social Plurial Novilia, gestionnaire de la tour sinistrée.cor-bj-bbr-zl/etb/vk

Aide humanitaire bloquée à Gaza: ouverture de deux informations judiciaires en France pour complicité de génocide

Deux informations judiciaires ont été ouvertes en France, à la suite de plaintes, pour complicité de génocide et de crimes contre l’humanité contre des Franco-Israéliens soupçonnés d’avoir participé à des actions de blocage de l’aide humanitaire à Gaza entre janvier et mai 2024.A la suite de deux plaintes avec constitution de parties civiles déposées en novembre 2024, le parquet national antiterroriste (Pnat) a indiqué vendredi avoir “pris des réquisitions d’ouverture de deux informations judiciaires des chefs de complicité de génocide, provocation publique et directe au génocide suivie d’effet et complicité de crimes contre l’humanité, entre le 1er janvier 2024 et mai 2024 sur le territoire d’Israël, d’Egypte et de Gaza.”Les deux plaintes avaient été déposées par Avocats pour la justice au Proche-Orient et Coordination des appels pour une paix juste au Proche-Orient pour l’une, et par l’association Union juive française pour la paix (UJFP), notamment, pour l’autre.Dans sa plainte, l’UJFP dénonçait “l’organisation, la participation et l’appel à participer à des actions concrètes de blocage de l’aide humanitaire à destination du territoire occupé de Gaza, notamment en empêchant physiquement le passage des camions aux postes frontières contrôlés par l’armée israélienne”.Selon une source proche du dossier, le réquisitoire introductif Pnat pour cette plainte date du 21 mai, et vise au moins une association et deux personnes physiques pour des faits qui se seraient déroulés aux postes frontières de Nitzana et de Kerem Shalom.Deux juges d’instruction spécialisés du pôle crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris ont été désignés, selon une autre source proche du dossier.- “Décision cohérente” -“Nous sommes très satisfaites de cette décision parfaitement cohérente avec la démonstration factuelle et juridique et les preuves objectives apportées par les parties civiles et attendons de voir si la suite de l’instruction sera tout aussi cohérente”, ont réagi les avocates de l’UJFP, Mes Damia Taharraoui et Marion Lafouge auprès de l’AFP.”La période de prévention”, c’est-à-dire la période à laquelle se sont déroulés les faits visés par l’information judiciaire, “remonte à janvier 2024, à un moment où personne ne voulait entendre parler de génocide”, ont-elles souligné.Leur plainte avec constitution de partie civile pour complicité de génocide et incitation à la commission d’un génocide vise des figures de Israël is forever et Tzav-9, des associations pro-Israël, présentées comme ayant la nationalité française.Celle d’Avocats pour la justice au Proche-Orient et la Coordination des appels pour une paix juste au Proche-Orient (CAPJPO) – Europalestine, en s’appuyant notamment sur des photos, vidéos et prises de paroles publiques, accusaient des responsables d’Israël is forever d’avoir bloqué des véhicules humanitaires.Israël fait face à une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre qui ravage Gaza.L’attaque lancée le 7 octobre 2023 par le mouvement islamiste palestinien Hamas a entraîné la mort de 1.218 personnes côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.En retour, Israël a lancé une campagne militaire de représailles qui a tué plus de 54.600 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du gouvernement du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.Benjamin Netanyahu et l’ex-ministre de la Défense Yoav Gallant sont visés par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour crime contre l’humanité et crimes de guerre.En janvier 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a appelé Israël à prévenir tout acte de génocide. Le chef des opérations humanitaires de l’ONU a aussi a exhorté mi-mai les dirigeants mondiaux à “agir pour empêcher un génocide”.Un certain nombre d’actions judiciaires ont été entreprises en lien avec ce “génocide” imputé à Israël, par exemple en Suisse, aux Pays-Bas ou encore en Allemagne.En France, vendredi, une grand-mère accusant les autorités israéliennes d’être responsables de la mort de ses deux petits-enfants français à Gaza en octobre 2023 a déposé à Paris une plainte avec constitution de partie civile, contre X, pour meurtre et génocide. 

Ukraine: Moscou juge le conflit “existentiel” après avoir mené des frappes de représailles

La Russie a qualifié vendredi sa guerre contre l’Ukraine de conflit “existentiel” après y avoir mené pendant la nuit de nouveaux bombardements massifs ayant fait au moins 4 morts, “une riposte” selon Moscou à de récentes attaques ukrainiennes d’ampleur.Ces frappes interviennent alors que les négociations de paix sont dans l’impasse après un deuxième cycle de pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens à Istanbul lundi, qui n’ont pas abouti à un cessez-le-feu.Signe de l’intransigeance de Moscou, alors que les exigences des deux camps semblent inconciliables, le Kremlin a présenté son invasion de l’Ukraine, lancée en février 2022, comme “une question existentielle”. “Pour nous, c’est une question existentielle, une question de nos intérêts nationaux, de la sécurité, de notre avenir et de celui de nos enfants”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Au cours de la nuit, la Russie a mené des frappes dans neuf régions d’Ukraine, notamment à Kiev, la capitale. Selon l’armée de l’air ukrainienne, le pays a été attaqué par 407 drones et 45 missiles, dont 199 et 36 ont été abattus par les défenses antiaériennes.Le ministère russe de la Défense a dit avoir ciblé des sites militaires ukrainiens, “en riposte” aux récentes attaques “terroristes” de Kiev en territoire russe.Au cours du week-end dernier, l’Ukraine avait endommagé ou détruit de nombreux avions militaires sur plusieurs aérodromes russes à l’aide de drones amenés clandestinement. Cette attaque avait notamment touché des bombardiers stratégiques faisant partie de la triade nucléaire russe.L’Ukraine est aussi accusée d’être à l’origine des explosions ayant provoqué l’effondrement de deux ponts et le déraillement de trois trains en Russie au cours du même week-end, qui ont fait sept morts et plus d’une centaine de blessés, dont des enfants.- Vitres soufflées -En Ukraine, une cinquantaine de personnes ont été blessées à travers le pays au cours des frappes russes de la nuit, selon le président Volodymyr Zelensky. A Kiev, trois secouristes ont été tués.”On a entendu un drone s’approcher très près et puis une explosion”, a raconté à l’AFP Ksennia, une habitante de la capitale, devant un immeuble résidentiel défiguré par un trou béant après l’attaque.”Nos fenêtres et nos vitres ont été soufflées, mais on s’en est sortis seulement avec un petit choc”, poursuit-elle, s’exprimant depuis une cour couverte de débris et de verre.Dans la ville de Loutsk, dans le nord-ouest du pays, le cadavre d’un homme a été déblayé des gravats d’un immeuble de huit étages, selon les secours.”La Russie doit être tenue pour responsable. Dès les premières minutes de cette guerre, ils ont bombardé des villes et villages pour détruire des vies”, a fustigé M. Zelensky, appelant une nouvelle fois ses alliés occidentaux à “faire pression” sur Moscou.Neuf régions ont été touchées à travers l’Ukraine, selon Volodymyr Zelensky: Volyn, Lviv, Ternopil, Kiev, Soumy, Poltava, Tcherkassy, Tcherniguiv, Khmelnytsky.Ces derniers jours, la Russie avait fait savoir qu’elle comptait riposter aux récentes attaques ukrainiennes, y compris lors d’un appel entre Vladimir Poutine et Donald Trump mercredi.- Bases aériennes frappées en Russie -Pendant la nuit, l’armée ukrainienne a dit vendredi avoir bombardé “avec succès” deux autres bases aériennes en Russie, dans les régions de Saratov et Riazan, assurant avoir touché des dépôts de carburant.La Russie, qui occupe environ 20% du territoire ukrainien, bombarde quasi quotidiennement des villes ukrainiennes depuis 2022. En riposte, l’Ukraine mène également, quasiment chaque jour, des attaques aériennes en Russie.L’armée russe a dit avoir neutralisé 174 drones ukrainiens lancés contre son territoire, dans la nuit de jeudi à vendredi. Russes et Ukrainiens doivent procéder ce week-end à un nouvel échange de 500 prisonniers de guerre de chaque camp, après un précédent échange de 1.000 personnes de chaque côté en mai. Kiev et Moscou sont en outre convenus de remettre les corps de milliers de militaires tués.Ces échanges à venir sont les seuls résultats concrets des négociations directes entamées en mai à Istanbul, alors que Moscou et Kiev continuent de camper sur leurs positions.La Russie a formulé des demandes maximalistes pour mettre fin à son invasion, à savoir que l’Ukraine lui cède les régions dont elle revendique l’annexion et renonce à intégrer l’Otan.L’Ukraine réclame de son côté le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des “garanties de sécurité” de la part des Occidentaux, que ce soit par le biais d’un déploiement de troupes sur place ou des accords militaires.Volodymyr Zelensky a qualifié les demandes russes d'”ultimatums”.bur-gmo-rco-pop/sba

Ukraine: Moscou juge le conflit “existentiel” après avoir mené des frappes de représailles

La Russie a qualifié vendredi sa guerre contre l’Ukraine de conflit “existentiel” après y avoir mené pendant la nuit de nouveaux bombardements massifs ayant fait au moins 4 morts, “une riposte” selon Moscou à de récentes attaques ukrainiennes d’ampleur.Ces frappes interviennent alors que les négociations de paix sont dans l’impasse après un deuxième cycle de pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens à Istanbul lundi, qui n’ont pas abouti à un cessez-le-feu.Signe de l’intransigeance de Moscou, alors que les exigences des deux camps semblent inconciliables, le Kremlin a présenté son invasion de l’Ukraine, lancée en février 2022, comme “une question existentielle”. “Pour nous, c’est une question existentielle, une question de nos intérêts nationaux, de la sécurité, de notre avenir et de celui de nos enfants”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Au cours de la nuit, la Russie a mené des frappes dans neuf régions d’Ukraine, notamment à Kiev, la capitale. Selon l’armée de l’air ukrainienne, le pays a été attaqué par 407 drones et 45 missiles, dont 199 et 36 ont été abattus par les défenses antiaériennes.Le ministère russe de la Défense a dit avoir ciblé des sites militaires ukrainiens, “en riposte” aux récentes attaques “terroristes” de Kiev en territoire russe.Au cours du week-end dernier, l’Ukraine avait endommagé ou détruit de nombreux avions militaires sur plusieurs aérodromes russes à l’aide de drones amenés clandestinement. Cette attaque avait notamment touché des bombardiers stratégiques faisant partie de la triade nucléaire russe.L’Ukraine est aussi accusée d’être à l’origine des explosions ayant provoqué l’effondrement de deux ponts et le déraillement de trois trains en Russie au cours du même week-end, qui ont fait sept morts et plus d’une centaine de blessés, dont des enfants.- Vitres soufflées -En Ukraine, une cinquantaine de personnes ont été blessées à travers le pays au cours des frappes russes de la nuit, selon le président Volodymyr Zelensky. A Kiev, trois secouristes ont été tués.”On a entendu un drone s’approcher très près et puis une explosion”, a raconté à l’AFP Ksennia, une habitante de la capitale, devant un immeuble résidentiel défiguré par un trou béant après l’attaque.”Nos fenêtres et nos vitres ont été soufflées, mais on s’en est sortis seulement avec un petit choc”, poursuit-elle, s’exprimant depuis une cour couverte de débris et de verre.Dans la ville de Loutsk, dans le nord-ouest du pays, le cadavre d’un homme a été déblayé des gravats d’un immeuble de huit étages, selon les secours.”La Russie doit être tenue pour responsable. Dès les premières minutes de cette guerre, ils ont bombardé des villes et villages pour détruire des vies”, a fustigé M. Zelensky, appelant une nouvelle fois ses alliés occidentaux à “faire pression” sur Moscou.Neuf régions ont été touchées à travers l’Ukraine, selon Volodymyr Zelensky: Volyn, Lviv, Ternopil, Kiev, Soumy, Poltava, Tcherkassy, Tcherniguiv, Khmelnytsky.Ces derniers jours, la Russie avait fait savoir qu’elle comptait riposter aux récentes attaques ukrainiennes, y compris lors d’un appel entre Vladimir Poutine et Donald Trump mercredi.- Bases aériennes frappées en Russie -Pendant la nuit, l’armée ukrainienne a dit vendredi avoir bombardé “avec succès” deux autres bases aériennes en Russie, dans les régions de Saratov et Riazan, assurant avoir touché des dépôts de carburant.La Russie, qui occupe environ 20% du territoire ukrainien, bombarde quasi quotidiennement des villes ukrainiennes depuis 2022. En riposte, l’Ukraine mène également, quasiment chaque jour, des attaques aériennes en Russie.L’armée russe a dit avoir neutralisé 174 drones ukrainiens lancés contre son territoire, dans la nuit de jeudi à vendredi. Russes et Ukrainiens doivent procéder ce week-end à un nouvel échange de 500 prisonniers de guerre de chaque camp, après un précédent échange de 1.000 personnes de chaque côté en mai. Kiev et Moscou sont en outre convenus de remettre les corps de milliers de militaires tués.Ces échanges à venir sont les seuls résultats concrets des négociations directes entamées en mai à Istanbul, alors que Moscou et Kiev continuent de camper sur leurs positions.La Russie a formulé des demandes maximalistes pour mettre fin à son invasion, à savoir que l’Ukraine lui cède les régions dont elle revendique l’annexion et renonce à intégrer l’Otan.L’Ukraine réclame de son côté le retrait pur et simple des troupes russes de son territoire et des “garanties de sécurité” de la part des Occidentaux, que ce soit par le biais d’un déploiement de troupes sur place ou des accords militaires.Volodymyr Zelensky a qualifié les demandes russes d'”ultimatums”.bur-gmo-rco-pop/sba

TV: chamboulement effectif sur les télécommandes et coup d’envoi imminent de T18

Les téléspectateurs vont devoir s’habituer, après ce bingo des chaînes: plusieurs ont changé de numéro dans la nuit de jeudi à vendredi, dont celles d’info qui ont été regroupées, et une nouvelle va être lancée dans la soirée, T18.Cette petite révolution sur la TNT (télévision numérique terrestre) est inédite depuis vingt ans. La grande majorité des téléviseurs a effectué automatiquement la mise à jour dans la nuit ou la propose à l’allumage. Dans de rares cas, il faut procéder manuellement à une recherche automatique.Le seul retard a été observé chez Free, où le basculement n’a pas eu lieu instantanément, contrairement aux autres opérateurs, mais plus tard dans la journée.Ce bouleversement sur la zapette découle de l’arrêt fin février des chaînes C8 et NRJ12. Cela a ouvert la possibilité d’une remise en ordre plus logique des canaux, décidée par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel.Les chaînes “historiques” (TF1, France 2, France 3, France 5, M6…) ne sont pas touchées.La modification la plus notable est la constitution d’un bloc info. Les leaders BFMTV et CNews, jusqu’alors numéros 15 et 16, avancent en 13 et 14. LCI (canal 26) et franceinfo (27) s’installent en 15 et 16.”Ce qui nous a motivés, c’est la lisibilité et le pluralisme”, a justifié le président de l’Arcom, Martin Ajdari, vendredi sur franceinfo.Une concurrence accrue se profile, au grand dam de BFMTV qui perd sa position établie et a déjà été détrônée l’année dernière en audience par CNews. “BFMTV retrouvera son leadership, j’en suis convaincu”, a assuré son directeur général, Fabien Namias, au Figaro. Une cinquantaine de départs de journalistes ont été enregistrés depuis octobre. Ce bloc info est permis par le bond au numéro 8 des chaînes publiques LCP et Public Sénat, qui se partageaient le canal 13.Et France 4, chaîne jeunesse et culturelle de France Télévisions, quitte le 14 pour remplacer Canal+ sur le 4. Ainsi France 2, France 3, France 4 et France 5 se suivent désormais.- Audiences scrutées -Le canal 4 a été libéré par le groupe Canal+, qui a retiré ses quatre chaînes payantes de la TNT (Canal+, Canal+ Cinéma, Canal+ Sport, Planète), en réaction notamment au non-renouvellement de la fréquence de sa chaîne C8.Ce départ va permettre au groupe de “faire des économies” de quelque 20 millions d’euros par an en supprimant les coûts techniques de diffusion, ont indiqué son président, Maxime Saada, et sa directrice financière, Amandine Ferré, lors de son assemblée générale dans la matinée à Paris.Enfin, Gulli, la chaîne pour enfants du groupe M6, troque le numéro 18 contre le 12, laissé vacant par NRJ12.En décembre, l’Arcom avait écarté C8 et NRJ12 de la TNT et sélectionné deux nouvelles chaînes: l’une créée par le groupe CMI France, du milliardaire tchèque Daniel Kretinsky, l’autre par le groupe régional Ouest-France.La première, baptisée T18, sera lancée en fanfare à 19H45 sur le canal 18, avec l’ex-star de France 2 Laurent Ruquier qui présentera la grille. La nouvelle chaîne, qui diffuse pour l’heure des extraits de films et documentaires avec un compte-à-rebours, promet d’être “la télé qui s’amuse à réfléchir”. La seconde, NOVO19, arrivera le 1er septembre sur le canal 19.Ce changement général constitue une première depuis la création de la TNT en 2005 car, jusque-là, les derniers arrivés prenaient les derniers numéros.La numérotation reste un enjeu capital, malgré un visionnage croissant via les plateformes des chaînes. Être dans les premiers est considéré comme un avantage: plus un numéro est bas, plus vite on tombe dessus, de nombreux téléspectateurs faisant défiler les chaînes au lieu de taper le numéro souhaité. Les premières vagues d’audiences seront donc scrutées de près.C8, où officiait l’animateur controversé Cyril Hanouna, ainsi que NRJ12, ont contesté leur exclusion devant le Conseil d’État, en vain. Propriété du groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, C8 avait cumulé 7,6 millions d’euros d’amende en raison des dérapages du présentateur de l’émission TPMP. Cyril Hanouna animera à partir du 1er septembre deux nouvelles quotidiennes, “Tout beau tout 9” sur W9 et “Tout beau tout Fun” sur Fun Radio, deux médias du groupe M6.reb-ls-pr-ac/pel/sla

Israël menace de continuer à viser Beyrouth si le Hezbollah n’est pas désarmé

Israël a menacé vendredi de continuer à frapper Beyrouth si le Liban ne désarmait pas le Hezbollah, au lendemain d’une série de frappes israéliennes qui ont visé le mouvement soutenu par l’Iran dans la banlieue sud de la capitale libanaise.Israël a mené jeudi soir les frappes les plus violentes contre ce bastion du Hezbollah depuis le cessez-le-feu qui a mis fin à un an de conflit avec le mouvement islamiste fin novembre. Les dernières frappes contre la banlieue sud remontaient au 27 avril.Jeudi soir, des milliers d’habitants de ce secteur s’étaient précipités dans les rues pour fuir, après un appel de l’armée israélienne à évacuer. Vendredi, un journaliste de l’AFP sur place a vu d’importantes destructions tandis que certains habitants, qui avaient fui à la hâte jeudi soir à la veille de l’Aïd al-Adha, la plus importante fête musulmane, rentraient chez eux.”Il n’y aura pas de calme à Beyrouth ni d’ordre ou de stabilité au Liban sans sécurité pour l’Etat d’Israël, les accords doivent être respectés et si vous ne faites pas ce qu’il faut, nous continuerons à agir, et avec une grande force”, a déclaré vendredi le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.La banlieue sud, où l’armée israélienne a déclaré avoir visé des cibles appartenant à “l’unité aérienne” du Hezbollah, a été touchée jeudi soir par une dizaine de frappes. Plusieurs personnes ont été blessées par des éclats de verre, selon le ministre de la Santé Rakan Nassereddine.Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé une “violation flagrante” du cessez-le-feu.L’armée libanaise a accusé Israël de l’avoir empêchée d’inspecter un site jugé suspect avant qu’il ne soit bombardé, a déclaré à l’AFP un responsable militaire sous couvert d’anonymat.”L’armée a tenté de se rendre sur un des sites mentionnés dans l’appel à évacuer, mais des frappes de sommation israéliennes l’ont empêchée de mener à bien sa mission”, selon ce responsable.L’armée a menacé vendredi de suspendre sa coopération avec le comité international de suivi du cessez-le-feu, composé des Etats-Unis, de l’ONU et de la France “en ce qui concerne l’inspection des sites”.Elle a dénoncé “l’insistance de l’ennemi israélien” à “refuser de coopérer avec le comité”.Le Hezbollah, qui n’a pas commenté les accusations israéliennes, a publié un communiqué de l’un de ses députés, Ali Ammar, “saluant les positions” des dirigeants libanais et “de la direction de l’armée”.- “Sites souterrains de drones” -Environ une heure avant les premières frappes, le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée israélienne, avait exhorté les habitants à évacuer un rayon d’au moins 300 mètres autour de quatre bâtiments situés dans les quartiers d’Al-Hadath, Haret Hreik et Bourj el-Barajneh, via un message publié sur X et accompagné de cartes.L’armée israélienne a ensuite annoncé qu’elle avait “frappé des sites de production souterrains de drones et des installations de stockage utilisées par l’unité aérienne du Hezbollah (127)” dans la banlieue sud de Beyrouth.Elle a affirmé que cette unité “oeuvrait à la production de milliers de drones” en vue de “la prochaine guerre” et accusé l’Iran, qui a dénoncé les frappes de jeudi comme “un acte d’agression flagrant” contre le Liban, d’en financer la production.Dès le début de la guerre dans la bande de Gaza, le 7 octobre 2023, le Hezbollah avait ouvert un front en tirant des roquettes à partir du sud du Liban sur le nord d’Israël, affirmant agit “en soutien” au mouvement palestinien Hamas dont il est un allié.Le conflit s’est transformé en guerre ouverte à l’automne, avant un cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre. Israël a maintenu depuis des positions dans cinq points qu’il juge stratégiques à la frontière et continue de mener des frappes au Liban où il dit viser le Hezbollah.

Israël menace de continuer à viser Beyrouth si le Hezbollah n’est pas désarmé

Israël a menacé vendredi de continuer à frapper Beyrouth si le Liban ne désarmait pas le Hezbollah, au lendemain d’une série de frappes israéliennes qui ont visé le mouvement soutenu par l’Iran dans la banlieue sud de la capitale libanaise.Israël a mené jeudi soir les frappes les plus violentes contre ce bastion du Hezbollah depuis le cessez-le-feu qui a mis fin à un an de conflit avec le mouvement islamiste fin novembre. Les dernières frappes contre la banlieue sud remontaient au 27 avril.Jeudi soir, des milliers d’habitants de ce secteur s’étaient précipités dans les rues pour fuir, après un appel de l’armée israélienne à évacuer. Vendredi, un journaliste de l’AFP sur place a vu d’importantes destructions tandis que certains habitants, qui avaient fui à la hâte jeudi soir à la veille de l’Aïd al-Adha, la plus importante fête musulmane, rentraient chez eux.”Il n’y aura pas de calme à Beyrouth ni d’ordre ou de stabilité au Liban sans sécurité pour l’Etat d’Israël, les accords doivent être respectés et si vous ne faites pas ce qu’il faut, nous continuerons à agir, et avec une grande force”, a déclaré vendredi le ministre israélien de la Défense, Israël Katz.La banlieue sud, où l’armée israélienne a déclaré avoir visé des cibles appartenant à “l’unité aérienne” du Hezbollah, a été touchée jeudi soir par une dizaine de frappes. Plusieurs personnes ont été blessées par des éclats de verre, selon le ministre de la Santé Rakan Nassereddine.Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé une “violation flagrante” du cessez-le-feu.L’armée libanaise a accusé Israël de l’avoir empêchée d’inspecter un site jugé suspect avant qu’il ne soit bombardé, a déclaré à l’AFP un responsable militaire sous couvert d’anonymat.”L’armée a tenté de se rendre sur un des sites mentionnés dans l’appel à évacuer, mais des frappes de sommation israéliennes l’ont empêchée de mener à bien sa mission”, selon ce responsable.L’armée a menacé vendredi de suspendre sa coopération avec le comité international de suivi du cessez-le-feu, composé des Etats-Unis, de l’ONU et de la France “en ce qui concerne l’inspection des sites”.Elle a dénoncé “l’insistance de l’ennemi israélien” à “refuser de coopérer avec le comité”.Le Hezbollah, qui n’a pas commenté les accusations israéliennes, a publié un communiqué de l’un de ses députés, Ali Ammar, “saluant les positions” des dirigeants libanais et “de la direction de l’armée”.- “Sites souterrains de drones” -Environ une heure avant les premières frappes, le colonel Avichay Adraee, porte-parole arabophone de l’armée israélienne, avait exhorté les habitants à évacuer un rayon d’au moins 300 mètres autour de quatre bâtiments situés dans les quartiers d’Al-Hadath, Haret Hreik et Bourj el-Barajneh, via un message publié sur X et accompagné de cartes.L’armée israélienne a ensuite annoncé qu’elle avait “frappé des sites de production souterrains de drones et des installations de stockage utilisées par l’unité aérienne du Hezbollah (127)” dans la banlieue sud de Beyrouth.Elle a affirmé que cette unité “oeuvrait à la production de milliers de drones” en vue de “la prochaine guerre” et accusé l’Iran, qui a dénoncé les frappes de jeudi comme “un acte d’agression flagrant” contre le Liban, d’en financer la production.Dès le début de la guerre dans la bande de Gaza, le 7 octobre 2023, le Hezbollah avait ouvert un front en tirant des roquettes à partir du sud du Liban sur le nord d’Israël, affirmant agit “en soutien” au mouvement palestinien Hamas dont il est un allié.Le conflit s’est transformé en guerre ouverte à l’automne, avant un cessez-le-feu entré en vigueur le 27 novembre. Israël a maintenu depuis des positions dans cinq points qu’il juge stratégiques à la frontière et continue de mener des frappes au Liban où il dit viser le Hezbollah.

UE: la France et la Grèce à l’offensive pour éloigner les enfants des réseaux sociaux

Cyberharcèlement, désinformation, discours de haine… Les contenus dangereux pour les enfants prolifèrent en ligne, au point de pousser plusieurs pays européens, dont la France, à vouloir limiter l’accès des mineurs aux réseaux sociaux.L’Union européenne dispose déjà d’un arsenal législatif parmi les plus stricts au monde pour encadrer les géants du numérique.Mais les appels à aller plus loin se multiplient parmi les Vingt-Sept, alors que des études démontrent les effets négatifs des réseaux sociaux sur la santé mentale et physique.Soutenue par la France et l’Espagne, la Grèce a proposé d’encadrer l’utilisation des plateformes en ligne par les enfants, face aux inquiétudes concernant leur caractère addictif.Ces pays présentent ces mesures vendredi lors d’une réunion ministérielle à Luxembourg.”On a une opportunité à ne pas manquer, et c’est ce que je suis aussi venue dire à la Commission européenne aujourd’hui”, a déclaré la ministre chargée du Numérique, Clara Chappaz.La proposition inclut la fixation d’un âge de majorité numérique à l’échelle de l’UE, en-deçà duquel les enfants ne pourraient pas accéder aux réseaux sociaux sans consentement parental.”La vérification de l’âge, c’est possible. C’est d’ailleurs déjà en cours en France pour les sites pornographiques, on veut la même chose pour les réseaux sociaux”, a affirmé la ministre.La France s’est placée à l’avant-garde de la régulation des plateformes, avec une loi adoptée en 2023 qui oblige ces dernières à obtenir le consentement parental de leurs utilisateurs de moins de 15 ans. La mesure n’a pas encore reçu l’aval nécessaire de l’UE.La France a également introduit cette année l’obligation pour les sites pornographiques de vérifier l’âge des utilisateurs afin d’empêcher l’accès des enfants. Cette mesure a conduit trois d’entre eux – Youporn, Pornhub et Redtube – à se mettre hors ligne cette semaine en signe de protestation.Sous la pression du gouvernement français, TikTok a par ailleurs interdit dimanche le hashtag #SkinnyTok qui promeut la maigreur extrême.- Vérification de l’âge -La France, la Grèce et l’Espagne dénoncent des algorithmes qui exposent les enfants à des contenus addictifs qui peuvent aggraver les problèmes d’anxiété, de dépression et d’estime de soi.Ces pays s’inquiètent aussi de l’exposition aux écrans dès le plus jeune âge, soupçonnée d’entraver le développement des compétences relationnelles des mineurs ainsi que d’autres apprentissages essentiels.D’autres Etats membres de l’Union européenne ont exprimé leur soutien à cette initiative, dont le Danemark qui assurera pendant six mois la présidence tournante du conseil de l’UE à partir de juillet et a promis de faire de cette question une priorité.Les auteurs de la proposition réclament “une application à l’échelle de l’UE qui soutienne les mécanismes de contrôle parental, permette une vérification correcte de l’âge et limite l’utilisation de certaines applications par les mineurs”.Ils souhaiteraient que des appareils comme les smartphones intègrent un système de vérification de l’âge.La Commission européenne, gendarme du numérique dans l’UE, souhaite lancer une application de vérification de l’âge dès le mois prochain, en assurant que cela n’impliquerait pas la divulgation de données personnelles.L’UE a publié en mai des lignes directrices provisoires à destination des plateformes pour mieux protéger les mineurs. Elles doivent être finalisées ce mois-ci à l’issue d’une consultation publique.Ces lignes directrices non contraignantes incluent pour l’instant le paramétrage par défaut des comptes d’enfants en mode privé, ainsi qu’une simplification des options de blocage et de mise en sourdine.Bruxelles mène actuellement des enquêtes sur les réseaux sociaux Facebook et Instagram du groupe américain Meta, ainsi que sur TikTok, dans le cadre de son nouveau Règlement sur les services numériques (DSA). Ces plateformes sont soupçonnées de ne pas suffisamment protéger les enfants des contenus nuisibles.La semaine dernière, la Commission a également ouvert une enquête sur quatre sites pornographiques (Pornhub, Stripchat, XNXX, et XVideos) soupçonnés de ne pas empêcher l’accès des enfants aux contenus pour adultes.