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Olivier Faure réélu à la tête d’un PS à “rassembler” et à crédibiliser pour 2027

Réélu de justesse à la tête du Parti socialiste, Olivier Faure va devoir s’atteler à la lourde tâche de “rassembler” le parti, toujours divisé sur la ligne stratégique, et lui permettre de se poser en alternative crédible pour 2027, sur le projet et le candidat.Le patron des socialistes, réélu sur le fil dans la nuit de jeudi à vendredi, avec 50,9% des voix, contre 49,1% pour Nicolas Mayer-Rossignol, a dit sur TF1 vouloir “rassembler” sa famille politique, après plusieurs mois de campagne qui ont étalé de profondes divisions internes, mais aussi “rassembler la gauche et les écologistes” et “renverser la table” face à “l’internationale réactionnaire”. Un peu plus tôt, Nicolas Mayer-Rossignol l’a exhorté à répondre aux attentes de “changement”, d'”affirmation” et de “clarté” dans les alliances avec LFI, exprimées par une partie des électeurs.Le score serré oblige la direction sortante à donner “des gages”, a-t-il martelé lors d’une conférence de presse. Le député Philippe Brun a assuré qu’ils étaient “ouverts au rassemblement”, mais “nous n’irons pas dans une direction s’il n’y a pas de discussions sur le fond, ni de motion de synthèse”.Dans le camp d’Olivier Faure, on se dit disposé à travailler avec Boris Vallaud et Nicolas Mayer-Rossignol, mais “sur la base de la ligne qui a gagné le congrès”.Une gageure, d’autant que Nicolas Mayer-Rossignol a régulièrement accusé Olivier Faure de “gestion clanique”, de manque de travail et d'”ambiguïté” vis-à-vis de LFI.Le premier secrétaire a promis, comme ses concurrents, qu’il n’y aurait pas d’accords nationaux avec la formation mélenchoniste pour les prochaines échéances électorales. – Accords au cas par cas avec LFI-Mais le PS pourrait à nouveau discuter d’accords “au cas par cas” avec LFI pour contrer le Rassemblement national, a nuancé vendredi la maire de Nantes Johanna Rolland, proche d’Olivier Faure. M. Mayer-Rossignol a exigé “une clarté absolue sur le refus de ce type d’alliance”. Olivier Faure a répondu sur TF1 qu’il existait déjà des coalitions avec LFI dans certaines villes. “Partout où ça existe, je vois pas pourquoi on y renoncerait”.En début de nuit, les résultats provisoires avaient donné lieu à une querelle de chiffres, laissant craindre le même pugilat qu’au congrès de Marseille en 2023. Mais les deux concurrents ont eu à cœur de ne pas rejouer le même scénario, et Olivier Faure a finalement été annoncé vainqueur vers 4H00 du matin, son concurrent reconnaissant sa défaite. Les résultats seront officiellement validés lors d’un congrès à Nancy du 13 au 15 juin. Olivier Faure a bénéficié du soutien de Boris Vallaud, le troisième homme du congrès, qui n’avait pas donné de consigne de vote mais indiqué qu’il voterait pour lui. Le premier secrétaire doit désormais réconcilier un parti divisé notamment sur la stratégie pour la présidentielle.Lui, tout comme Boris Vallaud, prônent une candidature commune de la gauche non-mélenchoniste pour 2027, allant du leader de Place publique Raphaël Glucksmann à l’ex-député LFI François Ruffin.Nicolas Mayer-Rossignol défend pour sa part une candidature issue d'”un grand Parti socialiste” réunissant les socialistes et ceux qui gravitent autour, comme Bernard Cazeneuve ou Raphaël Glucksmann.       Sur LCI, le leader de Place Publique a adressé ses félicitations à Olivier Faure – avec qui il nourrit une relation en dents de scie – en rappelant qu’il était “allié” avec le PS. Bernard Cazeneuve, de son côté, a profité de ce scrutin pour inviter vendredi soir dans une vidéo ceux qui le souhaitent à le rejoindre, plaidant pour retrouver “l’esprit de responsabilité” pour gouverner.- Faire émerger un candidat –      A 56 ans, Olivier Faure va devoir donner un nouvel élan en vue des élections municipales puis présidentielle, alors qu’il dirige le parti depuis 2018.Il a déjà annoncé que les axes programmatiques seraient dévoilés lors des journées d’été du parti à Blois fin août, avant la présentation d’un projet fin novembre. Le camp Mayer-Rossignol réclame “une phase de six mois pour préparer un vrai programme”, qui ne sera pas “l’actualisation de celui du Nouveau Front populaire”.  Dans un parti de seulement 40.000 adhérents, et où ses concurrents ont répété à l’envi que le PS ne produisait plus d’idées, Olivier Faure devra en outre faire émerger un candidat socialiste potentiel.Beaucoup en interne sont persuadés qu’il souhaite endosser le costume, même s’il s’est gardé d’exprimer toute ambition. Tout juste a-t-il concédé qu’il ne se “déroberait” pas.”Sa légitimité pour une éventuelle candidature n’est pas renforcée par le résultat” du scrutin, a remarqué M. Mayer-Rossignol.

Un incendie dans une tour HLM fait quatre morts dont deux adolescents à Reims

Quatre personnes, dont deux adolescents, sont morts dans l’incendie d’un immeuble HLM de dix étages dans la nuit de jeudi à vendredi à Reims, un drame pour lequel la piste accidentelle est jugée “très probable”.Parmi les victimes se trouvent “probablement” deux frères âgés de 13 et 15 ans, qui vivaient dans un appartement avec leur beau-père, selon le procureur de Reims François Schneider.Le corps du plus jeune, qui s’était défenestré face à la furie des flammes, a été reconnu par sa famille. Un second corps, retrouvé calciné dans l’appartement, est probablement celui de son frère aîné mais n’a pas encore pu être “formellement identifié” pour l’instant, a détaillé le procureur.”Les deux autres victimes sont un homme âgé de 59 ans et sa mère de 87 ans asphyxiés tous les deux” a ajouté le magistrat, précisant que ces deux personnes habitaient aux étages supérieurs, aux 7e et au 10e.Deux blessés se trouvaient en urgence absolue: “possiblement” le beau-père des deux adolescents, “atteint de brûlures graves”, et une autre personne asphyxiée, toujours selon M. Schneider, qui a prévu une conférence de presse samedi matin à Reims.Selon les premiers éléments de l’enquête, une origine accidentelle de cet incendie est “très probable”, a-t-il encore déclaré.- “Les flammes étaient énormes” -Quatorze autres personnes ont été plus légèrement touchées, indique la préfecture, le tribunal judiciaire et la Ville de Reims dans un communiqué à 20H00. “Demain (samedi) un point complet sera réalisé pour toutes les familles ne disposant pas d’une solution d’hébergement durable”, précisent les autorités.L’incendie s’est déclaré vers 00H30 au quatrième étage de cette tour HLM et s’est rapidement propagé aux étages supérieurs, notamment par la façade, selon la même source. “On voyait tout le monde qui criait, qui était sur les fenêtres de l’immeuble en train d’appeler à l’aide, jusqu’au dernier étage, il y avait des personnes en danger, c’était assez impressionnant”, raconte un lycéen témoin du début de l’incendie, Yael Coché. “Au bout d’un moment, il y avait des explosions (…) qui ont retenti et là, les flammes étaient énormes, ça montait jusqu’en haut des arbres, c’était impressionnant”.Michèle, 38 ans, qui habitait au 8e étage, a pu fuir avec ses filles de 15 et 18 ans et son chien au début de l’incendie. Elle été réveillée par son aînée, qui “dort fenêtre ouverte et a vu que ça sentait le feu”.Elle se sent “sonnée” mais “tant que moi, mes filles et mon chien sommes en vie, le reste est du matériel (…). On a de la chance”, souffle-t-elle.Situé dans le quartier Croix-Rouge, au sud-ouest de Reims, l’immeuble où le drame s’est produit compte 11 niveaux. Des fenêtres étaient entièrement noircies vendredi sur trois niveaux du milieu, a constaté l’AFP sur place.- Un immeuble “salubre” -Selon le maire de Reims, Arnaud Robinet, la tour ne posait pas de problème de salubrité et avait fait l’objet d’un programme de rénovation thermique. L’immeuble voisin avait été touché par un incendie en février, causé par un feu de cuisine, mais sans conséquences dramatiques.Des policiers patrouillant dans ce quartier populaire pendant la nuit sont intervenus les premiers après le départ de feu et ont évacué des personnes qui se trouvaient dans les escaliers “avec un énorme courage”, a rapporté M. Robinet. Les pompiers sont ensuite arrivés rapidement sur les lieux.Mais malgré la mobilisation d’importants moyens de secours, leur intervention a été “difficile”, a souligné Henri Prévost, le préfet de la Marne. “Il y avait beaucoup de vent sur Reims dans la nuit, et les fumées avaient tendance à se rabattre vers l’intérieur”, ce qui compliquait l’évacuation des habitants, a-t-il expliqué.Plusieurs dizaines de personnes sinistrées ont été prises en charge par la Croix-Rouge dans un gymnase mis à disposition par la municipalité.L’essentiel est de “reloger le plus rapidement possible les gens”, souligne Mikaël Cornolti, directeur de l’urgence et du secourisme de la Marne, évoquant un “élan de solidarité impressionnant”.Il y a “41 logements qui ont été touchés, avec 41 familles”, a précisé à l’AFP Johnny Huat, le directeur général du bailleur social Plurial Novilia, gestionnaire de l’immeuble dévasté. “Toutes ont une solution de relogement” a-t-il assuré.Selon M. Huat, “l’immeuble était parfaitement salubre”, avec un million d’euros investis dans son entretien depuis sa réhabilitation en 2012 dans le cadre de l’Anru 1, le premier programme de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine.cor-bj-bbr-zl-lg/abl

Israël menace de continuer à frapper le Liban si le Hezbollah n’est pas désarmé

Israël a averti vendredi qu’il continuerait à frapper le Liban jusqu’au désarmement du Hezbollah, au lendemain d’une série de raids contre des cibles du mouvement libanais dans la banlieue sud de Beyrouth.Les frappes aériennes de jeudi soir étaient les plus violentes contre ce bastion du Hezbollah depuis le cessez-le-feu du 27 novembre qui a mis fin à un an de conflit entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l’Iran.Environ une heure avant les raids, l’armée israélienne a appelé à évacuer des zones de la banlieue sud, poussant des milliers d’habitants à la fuite à la veille de l’Aïd al-Adha, la plus importante fête musulmane.”Il n’y aura pas de calme à Beyrouth ni d’ordre ou de stabilité au Liban sans sécurité pour l’Etat d’Israël, les accords doivent être respectés et si vous ne faites pas ce qu’il faut, nous continuerons à agir, et avec une grande force”, a dit le ministre de la Défense, Israël Katz.L’armée israélienne a indiqué avoir “frappé des sites de production souterrains de drones et des installations de stockage utilisées par l’unité aérienne du Hezbollah”. Cette unité “oeuvrait à la production de milliers de drones” en vue de “la prochaine guerre”, a-t-elle ajouté en accusant l’Iran d’en financer la production.Le Hezbollah n’a pas commenté les accusations israéliennes. Et l’Iran, ennemi juré d’Israël, a dénoncé “un acte d’agression flagrant” contre le Liban.Les raids ont provoqué d’importantes destructions, ont constaté des journaliste de l’AFP. Plusieurs personnes ont été blessées par des éclats de verre, selon les autorités.Selon le Hezbollah, neuf bâtiments ont été complètement détruits et des dizaines d’autres endommagés.- “Dieu merci” -De retour chez eux, des habitants inspectaient les débris encore fumants et les dégâts causés à leurs maisons. Une femme d’une quarantaine d’années, vivant près d’un des sites visés, a déclaré avoir fui à pied avec ses jeunes enfants, dont un bébé de trois mois. “Dieu merci”, le bâtiment n’a pas été détruit, a-t-elle dit à l’AFP.Fatima, 40 ans, est elle aussi retournée chez elle avec ses enfants, âgés de sept et neuf ans, et veut célébrer l’Aïd al-Adha malgré tout. “La vie continue.”   Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé une “violation flagrante” du cessez-le-feu.Selon un responsable militaire libanais, l’armée libanaise a tenté de se rendre sur l’un des sites mentionnés dans l’appel à évacuer, avant qu’il ne soit bombardé, mais “des frappes de sommation israéliennes l’en ont empêchée”.L’armée a menacé de suspendre sa coopération avec le Comité international de suivi du cessez-le-feu, composé des Etats-Unis, de l’ONU et de la France “en ce qui concerne l’inspection des sites” et dénoncé “l’insistance de l’ennemi israélien” à “refuser de coopérer avec le comité”.- “Au plus vite” -La France a condamné les frappes israéliennes et appelé Israël “à se retirer au plus vite de l’ensemble du territoire libanais”.Au lendemain de la guerre à Gaza, déclenchée par une attaque du Hamas palestinien contre Israël le 7 octobre 2023, le Hezbollah a ouvert un front en tirant des roquettes à partir du sud du Liban sur le nord d’Israël, affirmant agir “en soutien” au Hamas, son allié.Ces hostilités ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024 avant un accord de cessez-le-feu le 27 novembre.Cet accord prévoit notamment que l’armée libanaise et les Casques Bleus soient les seules forces présentes dans le sud du Liban, ainsi que le désarmement des groupes non-étatiques et le retrait des forces israéliennes du sud du Liban.Israël maintient toujours des positions jugées stratégiques dans le sud du Liban et mène régulièrement des frappes contre le Hezbollah.Longtemps force politique dominante au Liban, le Hezbollah, seule faction à avoir conservé ses armes après la guerre civile au Liban (1975-1990), est sorti très affaibli de la guerre, avec sa direction quasiment décimée. Le mouvement pro-iranien refuse toute discussion sur la remise de ses armes tant que l’armée israélienne ne s’est pas totalement retirée du Liban.

Israël menace de continuer à frapper le Liban si le Hezbollah n’est pas désarmé

Israël a averti vendredi qu’il continuerait à frapper le Liban jusqu’au désarmement du Hezbollah, au lendemain d’une série de raids contre des cibles du mouvement libanais dans la banlieue sud de Beyrouth.Les frappes aériennes de jeudi soir étaient les plus violentes contre ce bastion du Hezbollah depuis le cessez-le-feu du 27 novembre qui a mis fin à un an de conflit entre Israël et le Hezbollah, soutenu par l’Iran.Environ une heure avant les raids, l’armée israélienne a appelé à évacuer des zones de la banlieue sud, poussant des milliers d’habitants à la fuite à la veille de l’Aïd al-Adha, la plus importante fête musulmane.”Il n’y aura pas de calme à Beyrouth ni d’ordre ou de stabilité au Liban sans sécurité pour l’Etat d’Israël, les accords doivent être respectés et si vous ne faites pas ce qu’il faut, nous continuerons à agir, et avec une grande force”, a dit le ministre de la Défense, Israël Katz.L’armée israélienne a indiqué avoir “frappé des sites de production souterrains de drones et des installations de stockage utilisées par l’unité aérienne du Hezbollah”. Cette unité “oeuvrait à la production de milliers de drones” en vue de “la prochaine guerre”, a-t-elle ajouté en accusant l’Iran d’en financer la production.Le Hezbollah n’a pas commenté les accusations israéliennes. Et l’Iran, ennemi juré d’Israël, a dénoncé “un acte d’agression flagrant” contre le Liban.Les raids ont provoqué d’importantes destructions, ont constaté des journaliste de l’AFP. Plusieurs personnes ont été blessées par des éclats de verre, selon les autorités.Selon le Hezbollah, neuf bâtiments ont été complètement détruits et des dizaines d’autres endommagés.- “Dieu merci” -De retour chez eux, des habitants inspectaient les débris encore fumants et les dégâts causés à leurs maisons. Une femme d’une quarantaine d’années, vivant près d’un des sites visés, a déclaré avoir fui à pied avec ses jeunes enfants, dont un bébé de trois mois. “Dieu merci”, le bâtiment n’a pas été détruit, a-t-elle dit à l’AFP.Fatima, 40 ans, est elle aussi retournée chez elle avec ses enfants, âgés de sept et neuf ans, et veut célébrer l’Aïd al-Adha malgré tout. “La vie continue.”   Le président libanais Joseph Aoun a dénoncé une “violation flagrante” du cessez-le-feu.Selon un responsable militaire libanais, l’armée libanaise a tenté de se rendre sur l’un des sites mentionnés dans l’appel à évacuer, avant qu’il ne soit bombardé, mais “des frappes de sommation israéliennes l’en ont empêchée”.L’armée a menacé de suspendre sa coopération avec le Comité international de suivi du cessez-le-feu, composé des Etats-Unis, de l’ONU et de la France “en ce qui concerne l’inspection des sites” et dénoncé “l’insistance de l’ennemi israélien” à “refuser de coopérer avec le comité”.- “Au plus vite” -La France a condamné les frappes israéliennes et appelé Israël “à se retirer au plus vite de l’ensemble du territoire libanais”.Au lendemain de la guerre à Gaza, déclenchée par une attaque du Hamas palestinien contre Israël le 7 octobre 2023, le Hezbollah a ouvert un front en tirant des roquettes à partir du sud du Liban sur le nord d’Israël, affirmant agir “en soutien” au Hamas, son allié.Ces hostilités ont dégénéré en guerre ouverte en septembre 2024 avant un accord de cessez-le-feu le 27 novembre.Cet accord prévoit notamment que l’armée libanaise et les Casques Bleus soient les seules forces présentes dans le sud du Liban, ainsi que le désarmement des groupes non-étatiques et le retrait des forces israéliennes du sud du Liban.Israël maintient toujours des positions jugées stratégiques dans le sud du Liban et mène régulièrement des frappes contre le Hezbollah.Longtemps force politique dominante au Liban, le Hezbollah, seule faction à avoir conservé ses armes après la guerre civile au Liban (1975-1990), est sorti très affaibli de la guerre, avec sa direction quasiment décimée. Le mouvement pro-iranien refuse toute discussion sur la remise de ses armes tant que l’armée israélienne ne s’est pas totalement retirée du Liban.

TV: lancement de la chaîne T18, grand chambardement sur les télécommandes

“T18, c’est parti”: Laurent Ruquier a lancé vendredi soir la nouvelle chaîne de la TNT, une première en neuf ans, au terme d’une journée de grand remue-ménage sur les télécommandes, marquée par le changement de numéros de nombreuses chaînes.”T18, c’est deux fois neuf, c’est tout neuf”, a plaisanté sur le plateau bleu et blanc — aux couleurs du logo de la chaîne — l’ex-star de France 2 aux côtés de Matthieu Croissandeau, venu de BFMTV, et Ava Djamshidi, rédactrice en chef du magazine ELLE. Ils animeront les trois émissions produites par la chaîne. “Il faudra pardonner les erreurs, les imperfections qu’il y aura forcément tout au cours de cette émission et des premières journées”, a-t-il ajouté, en accueillant Christopher Baldelli, le dirigeant de T18, Valérie Salomon et Denis Olivennes, respectivement présidente et président du conseil de surveillance de CMI France, le groupe de presse propriétaire de cette nouvelle chaîne détenu par le milliardaire tchèque Daniel Kretinsky.Elle sera essentiellement tournée vers la culture et le documentaire, et présentera “des positions objectives auxquelles les gens peuvent croire et qui peuvent les aider à s’orienter dans la complexité du monde d’aujourd’hui”, a affirmé M. Kretinsky lors d’un entretien enregistré.La création de T18 a été permise après la décision en décembre de l’Arcom d’écarter C8 et NRJ12 de la TNT. Le gendarme de l’audiovisuel avait alors sélectionné deux nouvelles chaînes: celle créée par CMI France et une autre par le groupe régional Ouest-France. Baptisée NOVO19, elle arrivera le 1er septembre sur le canal 19.- Bloc info -Ce lancement s’accompagne d’un grand chambardement des télécommandes, de nombreuses chaînes ayant changé de numéro dans la nuit de jeudi à vendredi.La grande majorité des téléviseurs a effectué automatiquement la mise à jour dans la nuit ou la propose à l’allumage. Dans de rares cas, il faut procéder manuellement à une recherche automatiqueCe changement général constitue une première depuis la création de la TNT en 2005 car, jusque-là, les derniers arrivés prenaient les derniers numéros.Les chaînes “historiques” (TF1, France 2, France 3, France 5, M6…) ne sont pas touchées.La modification la plus notable est la constitution d’un bloc info. Les leaders BFMTV et CNews, jusqu’alors numéros 15 et 16, avancent en 13 et 14. LCI (canal 26) et franceinfo (27) s’installent en 15 et 16.Ce bloc info est permis par le bond au numéro 8 des chaînes publiques LCP et Public Sénat, qui se partageaient le canal 13.Et France 4, chaîne jeunesse et culturelle de France Télévisions, quitte le 14 pour remplacer Canal+ sur le 4. Ainsi France 2, France 3, France 4 et France 5 se suivent désormais.- Audiences scrutées -Le canal 4 a été libéré par le groupe Canal+, qui a retiré ses quatre chaînes payantes de la TNT (Canal+, Canal+ Cinéma, Canal+ Sport, Planète), en réaction notamment au non-renouvellement de la fréquence de sa chaîne C8.Ce départ va permettre au groupe de “faire des économies” de quelque 20 millions d’euros par an en supprimant les coûts techniques de diffusion, ont indiqué son président, Maxime Saada, et sa directrice financière, Amandine Ferré, lors de son assemblée générale dans la matinée à Paris.Enfin, Gulli, la chaîne pour enfants du groupe M6, troque le numéro 18 contre le 12, laissé vacant par NRJ12.La numérotation reste un enjeu capital, malgré un visionnage croissant via les plateformes des chaînes. Être dans les premiers est considéré comme un avantage: plus un numéro est bas, plus vite on tombe dessus, de nombreux téléspectateurs faisant défiler les chaînes au lieu de taper le numéro souhaité. Les premières vagues d’audiences seront donc scrutées de près.C8, où officiait l’animateur controversé Cyril Hanouna, ainsi que NRJ12, ont contesté leur exclusion devant le Conseil d’État, en vain. Propriété du groupe Canal+, dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, C8 avait cumulé 7,6 millions d’euros d’amende en raison des dérapages du présentateur de l’émission TPMP. Cyril Hanouna animera à partir du 1er septembre deux nouvelles quotidiennes, “Tout beau tout 9” sur W9 et “Tout beau tout Fun” sur Fun Radio, deux médias du groupe M6.reb-ls-pr-ac-mdv/mch/nth

La rupture avec Trump, une ombre sur les entreprises de Musk

La rupture publique entre Donald Trump et Elon Musk fait peser une menace sur toutes les sociétés dirigées par l’entrepreneur, via les contrats publics, le cadre réglementaire ou la législation fiscale.Tesla et les créditsLe constructeur automobile ne parvient pas à enrayer la chute de ses ventes, attribuée à une concurrence chinoise renforcée ainsi qu’à un mouvement de protestation de consommateurs notamment contre le rapprochement entre le président et le patron du groupe.En mai, le nombre de véhicules de la marque au “T” ont encore chuté de 67% sur un an en France, mais aussi de 36% au Royaume-Uni et en Allemagne.Déjà dans une passe difficile, le constructeur pourrait mal vivre le passage du paquet budgétaire voulu par Donald Trump et prévoyant la suppression, dès fin 2025, du crédit d’impôts pour l’achat d’un véhicule électrique, qui peut atteindre jusqu’à 7.500 dollars.Par ailleurs, début avril, le chef de l’État a pris un décret visant à faire annuler le mécanisme légal de contrôle des émissions des constructeurs en vigueur en Californie. Grâce à ce dispositif, Tesla revend chaque année aux autres marques des crédits carbone pour compenser leurs émissions.Selon une note publiée jeudi par JPMorgan, le démantèlement de ce marché, qui a été adopté par une dizaine d’autres États américains, priverait Tesla de 2 milliards de dollars de revenus par an.Elon Musk mise aussi beaucoup sur ses robotaxis autonomes, qui doivent être déployés dans les prochains jours à Austin (Texas).Cette mise en service ne nécessite pas d’autorisation du régulateur référent, la NHTSA, mais celle-ci, qui dépend du ministère des Transports et donc de Donald Trump, peut ouvrir des enquêtes et réclamer, le cas échéant, des rappels de véhicules.”L’environnement réglementaire sur les véhicules autonomes est très important pour Tesla”, martèle Dan Ives, analyste de Wedbush Securities.SpaceX et les contratsLe gouvernement fédéral et ses agences, ainsi que des collectivités américaines ont déjà contribué à hauteur de plus de 22 milliards de dollars à l’activité du groupe aérospatial, sous forme de contrats, subventions, prêts ou crédits d’impôts.En l’état, les engagements déjà signés lui assurent plusieurs milliards supplémentaires dans les années à venir.Mais comme il l’a montré avec l’université d’Harvard ou ses menaces envers Apple et Walmart, Donald Trump n’hésite pas à user de toutes les leviers du gouvernement pour viser institutions et entreprises.Sans compter que la filiale de SpaceX, Starlink et sa constellation de satellites, négocie actuellement de nouveaux contrats avec plusieurs agences gouvernementales, selon des médias américains.Autre angle d’attaque, l’Agence de régulation de l’aviation civile (FAA), qui a déjà suspendu les vols de SpaceX en septembre après une anomalie lors d’un tir de sa fusée vedette, la Falcon 9.”SpaceX est très lié au gouvernement”, insiste Dan Ives, analyste de Wedbush Securities. “Vous ne pouvez pas avoir un ennemi [à la Maison-Blanche] qui était auparavant votre meilleur ami.”xAI et la diplomatie IA Arrivé plus tard que ses grands concurrents sur le segment de l’intelligence artificielle (IA) générative avec la start-up xAI en juillet 2023, Elon Musk déploie des investissements colossaux pour en faire un acteur majeur de cette technologie.Selon le Wall Street Journal, il a aussi tenté, en mai, de contraindre les Émirats arabes unis d’inclure xAI dans un immense projet d’infrastructures dirigé par son concurrent OpenAI, sans succès.Selon le quotidien, il aurait laissé entendre aux responsables de l’entreprise technologique publique émirati G42 que Donald Trump ne validerait l’accord qu’à cette condition.La brouille avec le président américain pourrait priver xAI de l’aspiration offerte à OpenAI ou Nvidia par la diplomatie de l’IA mené par Donald Trump, qui cherche à inciter les pays alliés à se doter de technologies américaines pour contrer l’influence de la Chine dans l’intelligence artificielle.

Un Palestinien en soins psychiatriques après l’agression d’un rabbin près de Paris

Un Palestinien soupçonné d’avoir agressé un rabbin à coup de chaise, vendredi à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), a été placé en hospitalisation sous contrainte pour recevoir des soins psychiatriques après avoir initialement été mis en garde à vue, a-t-on appris auprès du parquet de Nanterre.Cette agression a suscité l’indignation de la communauté juive et du gouvernement qui a pointé la “radicalisation” du débat public comme terreau de cet acte.”L’homme initialement placé en garde à vue depuis 12H08 au commissariat de Neuilly-sur-Seine a fait l’objet dans l’après-midi d’un examen psychiatrique imposant son placement en hospitalisation sous contrainte”, a précisé le parquet à l’AFP vendredi soir.L’agresseur, qui s’en est pris au rabbin Elie Lemmel, installé à une terrasse de café, notamment en lui jetant une chaise au visage, avait été interpellé dans la foulée.Le ministère public a précisé que “selon les documents d’identité en langue allemande trouvés en sa possession”, cet homme “serait né à Rafah (dans le sud de la bande de Gaza, NDLR) et serait âgé de 28 ans”.Selon une source proche du dossier, l’homme est en situation irrégulière en Allemagne mais titulaire d’un document lui permettant de circuler dans son Land allemand et bénéficie d’un statut qui offre une forme de “tolérance” pour les personnes qui ne sont pas expulsables vers un territoire en conflit.Le parquet a indiqué avoir ouvert une enquête, confiée à la police judiciaire, pour “violences ayant entraîné une incapacité totale de travail inférieure à huit jours (4 jours), aggravées par le fait qu’elles auraient été commises à raison de la religion et avec arme par destination”.La victime, qui présente une plaie au front, a expliqué quelques instants après l’agression avoir déjà fait l’objet d’un acte similaire la semaine dernière à Deauville (Calvados).”J’ai l’impression qu’on est face à (…) un délit de faciès et c’est bouleversant”, a déclaré sur BFMTV le rabbin, kippa sur la tête et longue barbe grise. Elie Lemmel assure n’avoir jamais vu son agresseur dont il n’a pas anticipé le passage à l’acte sur la terrasse de café.”J’étais concentré sur mon échange avec la personne en face de moi. Et donc il a peut-être crié, mais je n’ai pas du tout prêté attention à cela. Par contre le coup, clairement, je l’ai ressenti très fortement”, a-t-il expliqué.- “Solidarité dévoyée” -Le rabbin Lemmel assure ne pas connaître les motifs de l’agression: “Ce qui m’intéresse, c’est la suite, sur comment on construit, comment on avance et comment on agit pour que, justement, ça ne se repasse plus. (…) Et au fond, j’ai très peur qu’on soit dans un monde dans lequel les mots génèrent de plus en plus de maux”, a-t-il affirmé.”C’est une agression clairement parce que la personne agressée était un rabbin avec une apparence extérieure qui a mobilisé contre lui l’agression, le déchaînement, la haine d’une personne qui était là”, a réagi le Premier ministre François Bayrou, en marge d’un déplacement à Montpellier.S’il s’est félicité que “l’issue n'(ait) pas (été) tragique”, le chef du gouvernement a déploré que “l’état de la société entraîne la radicalisation du débat public et que l’un soutient l’autre”. “S’en prendre à une personne en raison de sa foi est une honte”, avait réagi sur X un peu plus tôt dans l’après-midi le ministre de l’Intérieur Bruno Retailleau, estimant que l’auteur, “qui n’avait rien à faire en France”, devait “être puni sévèrement et éloigné”.”On a beau déployer le maximum de moyens, l’agression isolée, erratique, imprévisible comme celle qui s’est produit inquiète car elle est imparable”, a déploré auprès de l’AFP le maire de Neuilly-sur-Seine Jean-Christophe Fromantin (DVD), qui doit se rendre dans la soirée dans la synagogue de la ville en compagnie du préfet des Hauts-de-Seine.Sur le réseau social X, le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) a condamné “avec la plus grande fermeté l’agression antisémite dont a été victime” le rabbin parisien.”Quand on est identifié publiquement comme juif, on est potentiellement la cible d’activistes haineux qui peuvent, au nom d’une solidarité dévoyée avec la cause palestinienne, décider de s’en prendre à des Français juifs”, a insisté également sur BFMTV le président du Crif Yonathan Arfi.”Les actes antireligieux doivent entraîner une tolérance zéro”, a pour sa part réclamé sur CNews le président du Consistoire central, Elie Korchia. En 2024, 1.570 actes antisémites ont été recensés en France, selon le ministère de l’Intérieur.bur-sha-mca-dho/cal/cbn

Un militant égypto-britannique “très amaigri” après une grève de la faim

Un Egypto-britannique emprisonné en Egypte, figure majeure du soulèvement égyptien de 2011, Alaa Abdel-Fattah, a perdu près d’un tiers de son poids après 98 jours de grève de la faim, a déclaré vendredi sa soeur après une brève visite à la prison près du Caire. “Il a perdu 29% de son poids initial”, a indiqué Sanaa Seif, qui a vu son frère pendant 20 minutes, derrière une vitre. “Il avait l’air très amaigri, mais serein”, a-t-elle écrit sur Facebook. Alaa Abdel-Fattah, 43 ans, a entamé une grève de la faim en mars par solidarité avec sa mère, Laila Soueif, une universitaire renommée, elle-même en grève de la faim depuis 250 jours pour réclamer la libération de son fils. Sa grève a débuté le 29 septembre 2024, date à laquelle son fils devait être libéré après avoir purgé cinq ans de prison. En mai, un groupe d’experts de l’ONU a qualifié sa détention d'”arbitraire” et réclamé sa libération immédiate.Selon sa famille, le militant ne consomme que du thé aux herbes, du café et des sels de réhydratation. Sa mère, 69 ans, a été hospitalisée la semaine dernière à Londres pour une hypoglycémie “critique”, après avoir repris une grève de la faim totale. Avant de se rendre en Egypte, Sanaa Seif a expliqué que sa mère avait finalement accepté de recevoir un minimum de glucose par perfusion pour rester en vie durant son déplacement. “J’ai dit à ma mère que je ne pouvais pas partir voir Alaa si je pensais qu’elle allait mourir pendant mon absence.” Selon Sanaa Seif, son frère se réveille chaque matin rongé par l’inquiétude pour la santé de leur mère. Figure majeure du soulèvement égyptien de 2011, Alaa Abdel-Fattah a passé la majeure partie des dix dernières années derrière les barreaux. Il a été arrêté pour la dernière fois en 2019 et condamné à cinq ans de prison pour “diffusion de fausses informations”, après avoir partagé sur Facebook une publication concernant des violences policières.

Ukraine : Moscou juge le conflit “existentiel” après avoir effectué des frappes de représailles

La Russie a qualifié vendredi d'”existentiel” le conflit en Ukraine, après y avoir effectué la nuit dernière de nouveaux bombardements massifs ayant fait au moins quatre morts, “une riposte” selon Moscou à de récentes attaques ukrainiennes d’ampleur.Ces frappes interviennent à un moment où les négociations de paix sont dans l’impasse après un deuxième récent cycle de pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens à Istanbul lundi, qui n’ont pas abouti à un cessez-le-feu.Signe de l’intransigeance de Moscou, tandis que les exigences des deux camps semblent inconciliables, le Kremlin a présenté l’invasion de l’Ukraine, qu’il a déclenchée en février 2022, comme “une question existentielle”. “Pour nous, c’est une question existentielle, celle de nos intérêts nationaux, de la sécurité, de notre avenir et de celui de nos enfants”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Au cours de la nuit de jeudi à vendredi, la Russie a procédé à des frappes dans neuf régions ukrainiennes, notamment à Kiev, la capitale. Selon l’armée de l’air ukrainienne, l’Ukraine a été attaquée par 407 drones et 45 missiles, dont 199 et 36 respectivement ont été abattus par la défense antiaérienne.Le ministère russe de la Défense a dit avoir ciblé des sites militaires ukrainiens, “en riposte” aux récentes attaques “terroristes” ukrainiennes en territoire russe.Le week-end dernier, l’Ukraine avait endommagé ou détruit de nombreux avions militaires sur plusieurs aérodromes russes à l’aide de drones transportés clandestinement. Des bombardiers stratégiques faisant partie de la triade nucléaire russe avaient en particulier alors été touchés.Les Ukrainiens sont aussi accusés d’avoir été à l’origine ce même week-end des explosions ayant provoqué l’effondrement de deux ponts et le déraillement de trois trains en Russie, qui ont fait sept morts et plus de cent blessés, dont des enfants.- Vitres soufflées -En Ukraine, près de 80 personnes ont été blessées dans les attaques nocturnes russes, selon le président Volodymyr Zelensky. A Kiev, trois secouristes ont péri.”On a entendu un drone s’approcher très près et puis une explosion”, a raconté à l’AFP Ksennia, une habitante de la capitale, devant un immeuble résidentiel défiguré par un trou béant.”Nos fenêtres et nos vitres ont été soufflées mais on s’en est sortis avec seulement un léger choc”, a-t-elle poursuivi, s’exprimant d’une cour couverte de débris et de morceaux de verre.A Loutsk, une ville du nord-ouest, le cadavre d’un homme a été retiré des gravats après qu’un immeuble de huit étages a subi des dommages, ont dit les secours.”La Russie doit être tenue pour responsable. Dès les premières minutes de cette guerre, elle a bombardé des villes et des villages pour détruire des vies”, a dénoncé M. Zelensky, appelant une nouvelle fois ses alliés occidentaux à “faire pression” sur Moscou.Neuf régions ont été touchées à travers l’Ukraine, a souligné le chef de l’Etat : celles de Volyn, Lviv, Ternopil, Kiev, Soumy, Poltava, Tcherkassy, Tcherniguiv et Khmelnytsky.Ces derniers jours, la Russie avait fait savoir qu’elle comptait répliquer aux récentes attaques ukrainiennes, y compris à l’occasion d’un échange téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump mercredi.- Bases aériennes frappées en Russie -L’armée ukrainienne a dit vendredi avoir bombardé de nuit “avec succès” deux autres bases aériennes en Russie, dans les régions de Saratov et de Riazan (centre), assurant avoir frappé des dépôts de carburant.Les forces russes, qui occupent environ 20% du territoire ukrainien, bombardent quasi quotidiennement des villes ukrainiennes depuis 2022. En riposte, l’Ukraine mène également, quasiment chaque jour, des attaques aériennes en Russie.L’armée russe a dit avoir neutralisé la nuit dernière 174 drones ukrainiens au-dessus du sol russe. Et, dans la journée de vendredi, 18 autres ont été abattus dans la région frontalière de Belgorod et cinq de plus qui se dirigeaient vers Moscou.Un homme a par ailleurs été tué pendant qu’il préparait une attaque de drones sur un site militaire dans la région de Riazan, au sud-est de la capitale, a affirmé la Garde nationale russe.Russes et Ukrainiens doivent procéder ce week-end à un échange de 500 prisonniers de guerre de chaque camp, après un précédent de 1.000 personnes de chaque côté en mai. Ils sont en outre convenus de remettre les corps sans vie de milliers de militaires.bur-gmo-rco-pop/bds

Ukraine : Moscou juge le conflit “existentiel” après avoir effectué des frappes de représailles

La Russie a qualifié vendredi d'”existentiel” le conflit en Ukraine, après y avoir effectué la nuit dernière de nouveaux bombardements massifs ayant fait au moins quatre morts, “une riposte” selon Moscou à de récentes attaques ukrainiennes d’ampleur.Ces frappes interviennent à un moment où les négociations de paix sont dans l’impasse après un deuxième récent cycle de pourparlers directs entre Russes et Ukrainiens à Istanbul lundi, qui n’ont pas abouti à un cessez-le-feu.Signe de l’intransigeance de Moscou, tandis que les exigences des deux camps semblent inconciliables, le Kremlin a présenté l’invasion de l’Ukraine, qu’il a déclenchée en février 2022, comme “une question existentielle”. “Pour nous, c’est une question existentielle, celle de nos intérêts nationaux, de la sécurité, de notre avenir et de celui de nos enfants”, a déclaré le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov.Au cours de la nuit de jeudi à vendredi, la Russie a procédé à des frappes dans neuf régions ukrainiennes, notamment à Kiev, la capitale. Selon l’armée de l’air ukrainienne, l’Ukraine a été attaquée par 407 drones et 45 missiles, dont 199 et 36 respectivement ont été abattus par la défense antiaérienne.Le ministère russe de la Défense a dit avoir ciblé des sites militaires ukrainiens, “en riposte” aux récentes attaques “terroristes” ukrainiennes en territoire russe.Le week-end dernier, l’Ukraine avait endommagé ou détruit de nombreux avions militaires sur plusieurs aérodromes russes à l’aide de drones transportés clandestinement. Des bombardiers stratégiques faisant partie de la triade nucléaire russe avaient en particulier alors été touchés.Les Ukrainiens sont aussi accusés d’avoir été à l’origine ce même week-end des explosions ayant provoqué l’effondrement de deux ponts et le déraillement de trois trains en Russie, qui ont fait sept morts et plus de cent blessés, dont des enfants.- Vitres soufflées -En Ukraine, près de 80 personnes ont été blessées dans les attaques nocturnes russes, selon le président Volodymyr Zelensky. A Kiev, trois secouristes ont péri.”On a entendu un drone s’approcher très près et puis une explosion”, a raconté à l’AFP Ksennia, une habitante de la capitale, devant un immeuble résidentiel défiguré par un trou béant.”Nos fenêtres et nos vitres ont été soufflées mais on s’en est sortis avec seulement un léger choc”, a-t-elle poursuivi, s’exprimant d’une cour couverte de débris et de morceaux de verre.A Loutsk, une ville du nord-ouest, le cadavre d’un homme a été retiré des gravats après qu’un immeuble de huit étages a subi des dommages, ont dit les secours.”La Russie doit être tenue pour responsable. Dès les premières minutes de cette guerre, elle a bombardé des villes et des villages pour détruire des vies”, a dénoncé M. Zelensky, appelant une nouvelle fois ses alliés occidentaux à “faire pression” sur Moscou.Neuf régions ont été touchées à travers l’Ukraine, a souligné le chef de l’Etat : celles de Volyn, Lviv, Ternopil, Kiev, Soumy, Poltava, Tcherkassy, Tcherniguiv et Khmelnytsky.Ces derniers jours, la Russie avait fait savoir qu’elle comptait répliquer aux récentes attaques ukrainiennes, y compris à l’occasion d’un échange téléphonique entre Vladimir Poutine et Donald Trump mercredi.- Bases aériennes frappées en Russie -L’armée ukrainienne a dit vendredi avoir bombardé de nuit “avec succès” deux autres bases aériennes en Russie, dans les régions de Saratov et de Riazan (centre), assurant avoir frappé des dépôts de carburant.Les forces russes, qui occupent environ 20% du territoire ukrainien, bombardent quasi quotidiennement des villes ukrainiennes depuis 2022. En riposte, l’Ukraine mène également, quasiment chaque jour, des attaques aériennes en Russie.L’armée russe a dit avoir neutralisé la nuit dernière 174 drones ukrainiens au-dessus du sol russe. Et, dans la journée de vendredi, 18 autres ont été abattus dans la région frontalière de Belgorod et cinq de plus qui se dirigeaient vers Moscou.Un homme a par ailleurs été tué pendant qu’il préparait une attaque de drones sur un site militaire dans la région de Riazan, au sud-est de la capitale, a affirmé la Garde nationale russe.Russes et Ukrainiens doivent procéder ce week-end à un échange de 500 prisonniers de guerre de chaque camp, après un précédent de 1.000 personnes de chaque côté en mai. Ils sont en outre convenus de remettre les corps sans vie de milliers de militaires.bur-gmo-rco-pop/bds