Trump takes huge political gamble in Venezuela regime change

Donald Trump crowed over the US military triumph in Venezuela on Saturday, but his sudden enthusiasm for intervention abroad puts him in a political minefield back home.Trump has railed against US entanglements abroad for years.When he branded the post-9/11 Iraq invasion “a stupid thing” a decade ago, he was setting out a central tenet of the nationalist, isolationist MAGA ideology that would win him the White House.So Saturday’s operation by special forces to swoop into Caracas and seize Venezuela’s leader Nicholas Maduro was doubly risky.The service members in the complex assault — including troops ferried in by helicopter, jets bombing sites around the city, and an armada of Navy ships off the coast — got away without losing a single soldier.But for Trump, the domestic political risks are only just starting.Not surprisingly, Democratic Party leaders swiftly attacked.The senior Democratic senator, Chuck Schumer, called the operation “reckless.””Second unjustified war in my life time. This war is illegal,” Senator Ruben Gallego, an Iraq veteran, said. “There is no reason for us to be at war with Venezuela.”Many in the Republican Party that Trump dominates came out to applaud.The White House spokeswoman ramped up enthusiasm with a social media post in the early hours of Saturday featuring strong arm, fist and fire emojis.And Senator Tom Cotton was quickly on board.”I commend President Trump and our brave troops and law-enforcement officers for this incredible operation,” he said.Mike Johnson, the Republican speaker of the House of Representatives and a key cog in the Trump political machine, quickly sought to scotch questions over the military operation’s legality.”Today’s military action in Venezuela was a decisive and justified operation that will protect American lives,” he said.Johnson made clear there’d be no rush for Congress to meet and debate. Trump administration officials are “working” to set up briefings only next week, he said.- America first or Venezuela? -But there are signs of disquiet among Republicans.Soon after news first broke that the extraordinary raid on Caracas was underway, conservative Senator Mike Lee wrote on X that he was looking “forward to learning what, if anything, might constitutionally justify this action.”There had been no “declaration of war or authorization for the use of military force,” he noted.A short while later, Lee was back on team Trump, saying he’d spoken with Secretary of State Marco Rubio and had been reassured that the operation was simply to execute Maduro’s arrest.That “likely falls within the president’s inherent authority.”But Marjorie Taylor Greene, a MAGA firebrand and longtime Trump booster who recently fell out with the president, was far less forgiving.In a long post on X, she ripped apart Trump’s explanation that the Venezuela conflict is about stopping narcotics trafficking.Most of the deadly fentanyl entering the United States comes via Mexico, she said, so “why hasn’t the Trump admin taken action against Mexican cartels?”Greene went on to pose a series of questions likely to be echoed across much of the MAGA base, including how to explain the difference between forcing regime change in Venezuela and Russian or Chinese aggression against Ukraine or Taiwan.”Disgust” with foreign interventions, spending abroad instead of at home, and “neocon wars” — “this is what many in MAGA thought they voted to end,” she wrote.”Boy were we wrong.”

Bar incendié en Suisse: enquête ouverte contre les gérants français, identification des corps au compte-gouttes

Les autorités suisses ont annoncé samedi l’ouverture d’une enquête pénale contre les deux gérants français du bar ravagé la nuit du Nouvel an par un incendie dans la station de ski de Crans-Montana, qui a fait 40 morts et 119 blessés.Ils sont accusés d'”homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence”.Avant d’envisager un éventuel procès, cette enquête devra établir la responsabilité de ce couple, Jacques et Jessica Moretti, dans le drame vraisemblablement provoqué, selon l’enquête, par des bougies incandescentes fixées sur des bouteilles de champagne placées trop près du plafond du sous-sol de l’établissement.A ce jour, huit morts, tous Suisses, dont deux mineurs, ont été identifiés.Vendredi, la police avait annoncé qu’avaient pu être formellement identifiés 113 des 119 blessés.Parmi eux se trouvent 71 Suisses, 14 Français (16 selon le ministère français des Affaires étrangères samedi), 11 Italiens, quatre Serbes, mais aussi un Bosniaque, un Belge, un Luxembourgeois, un Polonais et un Portugais.- “Emouvant” -“La Suisse est profondément triste”, a déclaré sur place samedi le ministre suisse de la Justice et Police, Beat Jans.”C’est incroyablement émouvant de voir cet endroit et de réaliser la puissance de ces flammes, même au dernier étage où j’ai pu entrer. On peut sentir l’odeur… on voit les dégâts causés par ces flammes, elles devaient être d’une intensité incroyable. 500, 600 degrés (…) C’est une tragédie terrible”, a-t-il dit devant la presse.L’identification des corps et des derniers blessés devrait durer plusieurs jours selon les autorités.Plusieurs patients-grands brûlés ont été transférés dans des hôpitaux en France, en Belgique, en Allemagne et en Italie.- Marche silencieuse dimanche -Les hommages et appels à se rassembler se multiplient, et des messes sont organisées à l’intention des victimes. Samedi soir à Montana, l’église était pleine, certaines personnes étaient en larmes tandis que d’autres se serraient dans les bras.”On est venus pour soutenir ces familles qui sont dans le deuil”, a déclaré à l’AFP Maurice Robyr, de Crans-Montana, après la messe.”Je ne vais pas à l’église le reste du temps” mais “il faut venir aider, être solitaire, être humain”, a confié Patricia, 68 ans, se disant “tétanisée” et “choquée”.La messe dominicale, en présence de représentants d’autres confessions religieuses, sera elle suivie d’une marche silencieuse jusqu’à la chapelle ardente installée à proximité du lieu du drame.Des psychologues sont également sur place.”Parmi toute la gamme d’émotions que nous voyons et entendons chez les gens” qui viennent “il y a de la colère, de la tristesse, de la peur, bien sûr, car certains attendent toujours des informations sur leurs proches”, a indiqué l’une de ces psychologues, Guendalina Grossi, aux journalistes. De nombreux groupes ont été créés sur les réseaux sociaux pour proposer aide, services ou solutions de logement aux proches des victimes ou équipes de soin ou de secours à Crans-Montana, mais aussi à Genève, Lausanne ou Zurich, où des blessés ont été admis.- Mousse -Outre les bougies, les enquêteurs se penchent également sur la mousse – un isolant acoustique – recouvrant le plafond du sous-sol du bar, qui semble s’être rapidement embrasée.Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux montre le début de l’embrasement du plafond du sous-sol du bar. Sur d’autres vidéos, on voit ensuite des jeunes qui tentent désespérément de sortir du bar, d’une capacité maximale de 300 personnes.Des témoins ont décrit des scènes d’horreur: des gens ont tenté de briser les vitres du bar pour s’échapper, tandis que d’autres, couverts de brûlures, se précipitaient dans la rue.L’enquête doit notamment porter sur les travaux effectués au sein de l’établissement, les matériaux utilisés, les autorisations d’exploiter et les mesures de sécurité.- “Laissez-nous tranquilles” -Le président de la commune de Crans-Montana Nicolas Féraud a assuré à la radio-télévision publique suisse RTS qu’il n’y avait eu aucun laxisme de la part de sa commune, mais qu’il est “évident que ce genre de catastrophe remet” des choses en cause, notamment sur “le contrôle de tous les établissements publics”.Interrogé samedi par des journalistes dont l’AFP devant son domicile de la commune voisine de Lens, le propriétaire du bar Jacques Moretti a lancé: “laissez-nous tranquilles, nous aussi nous sommes en deuil”. Vendredi, il avait assuré au quotidien La Tribune de Genève que son bar avait été contrôlé “trois fois en dix ans” et que “tout s'(était) fait dans les normes”.Au terme de l’instruction ouverte, le ministère public décidera de classer l’affaire ou d’émettre un acte d’accusation. En attendant, les intéressés n’ont fait l’objet d’aucune mesure de détention provisoire ni d’assignation à résidence, a confirmé à l’AFP un porte-parole de la police cantonale.

Yemen presidency says Saudi-backed forces retake key province

Saudi-backed troops on Saturday retook the resource-rich Yemeni province of Hadramawt, Yemen’s presidency said, after confrontations between forces backed by Riyadh and Abu Dhabi deepened a rift between the two Gulf allies.The Saudis and Emiratis have long supported rival factions in Yemen’s fractious government, and a December offensive by the UAE-backed secessionist Southern Transitional Council (STC) to capture Hadramawt had angered Riyadh and left the oil-rich regional powers on a collision course.But Rashad al-Alimi, head of the Presidential Leadership Council, said in a statement that Saudi-backed National Shield forces achieved “record success” in “retaking all military and security positions in the province” bordering Saudi Arabia in the operation launched Friday.Two government military officials also told AFP earlier that neighbouring Mahra province and its armed forces, which had also fallen in with the STC during its recent advance, had switched their loyalty to Saudi-backed forces without any resistance.One of the two officials said the Mahra forces had “lowered the separatist flag and raised the Yemeni flag”.The Saudi-led coalition has launched repeated warnings and air strikes over the past week, including one on an alleged Emirati arms shipment to the STC.On Friday, a strike on the Al-Khasha military camp in Hadramawt left 20 dead, according to the separatist group.On Saturday, a military official with the STC told AFP Saudi warplanes had carried out “intense” air strikes on another of the group’s camps at Barshid, west of Mukalla.The official said the strikes resulted in fatalities, without giving a number of those killed.- ‘Retreat of forces’ -Footage aired by the Aden Independent Channel showed the moment one strike hit the STC forces, igniting a massive orange fireball and sending a plume of black smoke into the sky.According to an AFP journalist, gunfire could be heard in Mukalla early Saturday. While residents described a security breakdown there accompanied by looting, Saudi-backed forces appeared to advance with little resistance.Hani Yousef, a Mukalla resident, said he “saw retreating forces using their military vehicles to transport motorbikes and household items, including refrigerators and washing machines”.Alimi, in his statement, urged “strict measures to secure state institutions and public facilities, and to protect public and private property”.Earlier in the province’s city of Seiyun, 160 kilometres (100 miles) northwest of Mukalla, a government military official announced pro-Saudi forces had taken control of the airport, targeted in Friday’s strikes, as well as administrative buildings.The STC military official said “there has been a retreat of our forces,” but that at the time the UAE-backed forces were still trying to resist the advance.”We carried out a complete withdrawal from the areas of Al-Khasha… as a result of pressure from Saudi air strikes on us,” he added.Residents in Seiyun also said they heard gunfire and clashes. Saudi Arabia on Saturday called for dialogue between factions in southern Yemen.  – Call for dialogue -In a statement posted to social media, the Saudi foreign ministry called for a “conference in Riyadh to bring together all southern factions to discuss just solutions to the southern cause”.Riyadh said the Yemeni government had issued the invitation for talks.Alimi called on the STC to “commit to the path of dialogue and to roll back its unilateral measures in the various governorates”.Later the secessionist council said in a statement it “affirms its welcome… for this dialogue and for any dialogue addressing the cause of the people of the South”.Earlier Saturday, the UAE urged Yemenis to “halt escalation and resolve differences through dialogue”. In separate statements, the Gulf states of Qatar, Kuwait and Bahrain voiced their support for dialogue in Riyadh. Egypt’s foreign ministry also urged dialogue and voiced its support for the “unity, sovereignty, and territorial integrity of the Republic of Yemen”. The STC has pushed to declare independence and form a breakaway state, which would split the Arabian Peninsula’s poorest state in two.On Friday the separatists announced the start of a two-year transitional period towards declaring an independent state and said the process would include dialogue and a referendum on independence.STC president Aidaros Alzubidi said the transitional phase would include dialogue with Yemen’s north — controlled by Iran-backed Houthi rebels — and a referendum on independence.But he warned that the group would declare independence “immediately” if there was no dialogue or if southern Yemen was attacked again.The Saudi-backed coalition was formed in 2015 in an attempt to dislodge the Houthi rebels from Yemen’s north. But after a brutal, decade-long civil war, the Houthis remain in place while the Saudi and Emirati-backed factions attack each other in the south.

Key Trump quotes about US operation in Venezuela

In a wide-ranging press conference on Saturday, US President Donald Trump on Saturday explained the operation to extract Venezuelan leader Nicolas Maduro from Caracas, said Washington would temporarily “run” the country, and warned neighboring Colombia to be wary.Here are the highlights of the press conference, in Trump’s own words:- On what comes next for Venezuela -“We’re going to run the country until such time as we can do a safe, proper and judicious transition.””The people that are standing right behind me, we’re going to be running it. We’re going to be bringing it back.” (Behind him were Secretary of State Marco Rubio, Defense Secretary Pete Hegseth, senior aide Stephen Miller, CIA Director John Ratcliffe, and top US General Dan Caine)- On working with Venezuelan Vice President Delcy Rodriguez -“She’s essentially willing to do what we think is necessary to make Venezuela great again, very simple.”- On Venezuelan opposition leader Maria Corina Machado -“I think it would be very tough for her to be the leader. She doesn’t have the support within or the respect within the country. She’s a very nice woman, but she doesn’t have the respect.”- On Venezuela’s oil industry -“We’re going to have our very large United States oil companies, the biggest anywhere in the world, go in, spend billions of dollars, fix the badly broken infrastructure, the oil infrastructure, and start making money for the country.””Very importantly, the embargo on all Venezuelan oil remains in full effect. The American armada remains poised in position, and the United States retains all military options until United States demands have been fully met and fully satisfied.”- On further US military action in Venezuela -“We are ready to stage a second and much larger attack if we need to do so.””We’re not afraid of boots on the ground if we have to have. We had boots on the ground last night at a very high level, actually.”- On wider US plans in Latin America -“Under our new national security strategy, American dominance in the Western Hemisphere will never be questioned again.””We want to surround ourselves with good neighbors. We want to surround ourselves with stability. We want to surround ourselves with energy. We have tremendous energy in that country. It’s very important that we protect it. We need that for ourselves.”- On Colombian President Gustavo Petro -“He’s making cocaine and they’re sending it into the United States, so he does have to watch his ass.”

Les Etats-Unis vont “diriger” provisoirement le Venezuela après la capture du président Maduro

Le président américain Donald Trump a déclaré samedi que les États-Unis “dirigeraient” le Venezuela jusqu’à ce qu’une transition politique “sûre” puisse avoir lieu, après l’opération américaine de capture du président vénézuélien Nicolas Maduro à Caracas.”Nous allons diriger le pays jusqu’à ce que nous puissions procéder à une transition sûre, appropriée et judicieuse”, a dit le président américain lors d’une conférence de presse en Floride, sans cependant préciser pour l’heure comment les Etats-Unis allaient diriger le pays. Et dans les rues de Caracas, aucun signe d’une présence militaire américaine n’était visible.Donald Trump a ajouté que les Etats-Unis étaient prêts à lancer “une seconde attaque plus importante”. “Nous n’avons pas peur d’envoyer des troupes sur le terrain si besoin (…) Nous avions des troupes au sol à un très haut niveau la nuit dernière”, a-t-il ajouté.Donald Trump avait annoncé à l’aube sur son réseau Truth Social que les forces américaines avaient capturé et exfiltré son homologue vénézuélien, Nicolas Maduro, ainsi que son épouse, après une “attaque de grande envergure” contre le pays sud-américain. Présent au côté de Donald Trump, le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, a donné des détails sur l’opération militaire baptisée “Absolute Resolve” (Détermination absolue). L’opération “discrète, précise et menée pendant les heures d’obscurité maximale du 2 janvier, est le point culminant de mois de préparation et d’entraînement”, a déclaré le général Caine. Elle a mobilisé plus de 150 avions, a-t-il précisé. Les Etats-Unis ont affirmé qu’aucun Américain n’a été tué lors de l’opération, dont le bilan humain côté vénézulien reste inconnu.”Maduro et son épouse, tous deux inculpés, se sont rendus sans résister et ont été placés en détention par le ministère de la Justice, avec l’aide de notre incroyable armée américaine”, a ajouté le haut gradé américain.  Nicolas Maduro, 63 ans, au pouvoir depuis 2013, et son épouse Cilia Flores, 69 ans, vont être conduits à New York, avait précisé auparavant dans une interview à Fox News le président américain qui a affirmé avoir regardé en direct la capture de Nicolas Maduro dans une “forteresse”.”Ils ont été inculpés à New York”, a rappelé Donald Trump, faisant écho à une précédente déclaration de sa ministre de la Justice, Pam Bondi, selon laquelle le couple est poursuivi notamment pour “narcoterrorisme”. “Ils sont à bord d’un navire, mais ils se dirigent vers New York”, a-t-il précisé.- “Pas le respect” -Le locataire de la Maison Blanche a aussi affirmé que la vice-présidente du Venezuela, Delcy Rodriguez, avait dit au secrétaire d’Etat américain Marco Rubio être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l’éviction de Nicolas Maduro. Il a en revanche rejeté sèchement toute possibilité d’une accession au pouvoir de la cheffe de l’opposition vénézuelienne et prix Nobel de la paix, Maria Corina Machado.”Je pense qu’il lui serait très difficile d’être à la tête du pays. Elle ne bénéficie ni du soutien ni du respect au sein de son pays. C’est une femme très gentille, mais elle n’inspire pas le respect”, a-t-il lancé, ajoutant que les Etats-Unis n’avaient pas eu de contact avec l’opposante.”L’heure de la liberté est arrivée”, avait réagi cette dernière après l’annonce de la capture du président vénézuélien, estimant que le candidat de l’opposition à la présidentielle de 2024, Edmundo Gonzalez Urrutia, en exil en Espagne, devait “assumer immédiatement” la présidence.Un silence presque sépulcral et une odeur de brûlé ont envahi samedi Caracas, la capitale du Venezuela, a constaté l’AFP. Les rideaux métalliques des magasins sont baissés. Les rues, et même les grandes avenues, sont désertes ou presque.Des habitants, nerveux, se pressent pour acheter de la nourriture dans les supermarchés qui vendent leurs produits derrière des portes fermées.Quelque 500 partisans du président vénézuélien, se sont rassemblés non loin du Palais de Miraflores, le palais présidentiel à Caracas, brandissant des portraits de Nicolas Maduro et des drapeaux vénézuéliens.”Comment se fait-il qu’un gouvernement étranger vienne s’ingérer dans le pays et en expulse le président? (…) C’est la force du puissant, c’est la force du caïd de quartier”, a déploré Katia Briceño, une professeure d’université de 54 ans.- “Monde libre” -Après avoir jugé “profondément inquiétante et condamnable” l’intervention américaine, Moscou a “exhorté” les Etats-Unis à “libérer le président légalement élu d’un pays souverain ainsi que son épouse”, selon un communiqué du ministère russe des Affaires étrangères.Pékin, un autre allié de Caracas, s’est dit “profondément choqué” et a “condamné fermement le recours flagrant à la force par les Etats-Unis contre un Etat souverain et leur action contre son président”, tandis que l’Iran a condamné “fermement l’attaque militaire américaine”.En pleine nuit, les frappes nocturnes ont embrasé le ciel de Caracas et de ses environs, tirant les habitants brutalement de leur sommeil. De premières puissantes explosions ont été entendues peu avant 02H00 du matin (06H00 GMT) à Caracas et dans les environs de la capitale, jusqu’à 03H15 (07H15 GMT), a constaté l’AFP. Des témoins ont rapporté à l’AFP avoir entendu des explosions à l’aéroport et au port de Caracas, ainsi qu’à Higuerote, à une centaine de kilomètres à l’est de Caracas. Au complexe militaire de Fuerte Tiuna, épicentre des bombardements, des gens fuyaient avec des valises et des sacs remplis de vêtements. “Ils ont failli nous tuer”, a expliqué un résident à l’AFP.”L’objectif de cette attaque n’est autre que de s’emparer des ressources stratégiques du Venezuela, en particulier de son pétrole et de ses minerais”, a dénoncé dans un communiqué le gouvernement vénézuélien.Donald Trump a déclaré samedi qu’il autoriserait les compagnies pétrolières américaines à se rendre au Venezuela pour exploiter ses réserves de brut, ajoutant que l’embargo américain sur le pétrole vénézuélien restait en vigueur.L’offensive américaine survient alors que Donald Trump avait évoqué la possibilité de frappes terrestres contre le Venezuela et affirmé que les jours du président Maduro étaient “comptés”, après avoir fait déployer une flottille de guerre dans les Caraïbes contre le narcotrafic et mené des frappes meurtrières contre des bateaux.Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres s’est inquiété “que le droit international n’ait pas été respecté”, déplorant un “dangereux précédent”.L’Union européenne, par la voix de sa cheffe de la diplomatie, Kaja Kallas, a rappelé qu'”en toutes circonstances, les principes du droit international et de la Charte des Nations unies doivent être respectés”. Londres et Paris ont rappelé le respect des mêmes principes. La Première ministre italienne Georgia Meloni a jugé “légitime” l'”intervention défensive” des Etats-Unis, tandis que l’Espagne a proposé de jouer les médiateurs. Le Mexique et le Brésil ont condamné les frappes américaines, saluées à l’inverse par le président argentin pro-Trump, Javier Milei. Israël a estimé que Donald Trump avait “agi en tant que leader du monde libre”.