Entre la Birmanie et le Bangladesh, les mines antipersonnel fauchent des vies

Pour survivre, les Bangladais vivant le long de la frontière avec la Birmanie, en proie à la guerre civile, risquent leur vie en s’aventurant dans la jungle et ses champs de mines antipersonnel, victimes d’un conflit qui n’est pas le leur.Ali Hossain, 40 ans, a vu sa vie basculer un jour l’an dernier quand il est parti ramasser du bois autour de son village d’Ashartoli.”Soudain, une explosion a retenti et ma jambe a été arrachée, j’ai hurlé de toutes mes forces”, raconte-t-il. “Des gens se sont précipités, m’ont soulevé, ont ramassé ma jambe sectionnée et m’ont emmené à l’hôpital”.Depuis des générations, les habitants du district de Bandarban, dans le sud‑est du Bangladesh, franchissent chaque jour comme lui la frontière de 271 km – en grande partie non délimitée – qui sépare leur pays de la Birmanie pour ramasser du bois et faire un peu de commerce.Les chirurgiens ont amputé la jambe d’Ali Hossain au-dessus du genou. “Ma femme a dû me porter sur son dos”, se souvient-il en désignant, depuis sa maison, la colline escarpée qui l’entoure. Un an plus tard, il marche avec une prothèse et une béquille. Mais il ne peut plus travailler dans la plantation d’hévéas où il récoltait autrefois le latex. Faute d’autre emploi, ses deux jeunes fils sont contraints à leur tour d’aller dans la forêt truffée de mines pour ramasser du bois, notamment pour financer le traitement médical de leur père, soit 300 takas (environ 2  euros) par jour. Dans cette région frontalière, les accidents sont fréquents.”Mon père et mes ancêtres ramassaient du bois dans la jungle”, explique Mohammad Abu Taleb, 47  ans, qui n’a “appris aucun autre métier”.Sans s’en rendre compte, il a franchi la frontière et en “marchant sur un tas de feuilles sèches, il y a eu une explosion”, se souvient-il. “Ma vie a volé en éclats”.- “Pas une solution” -Son fils de 10 ans a été contraint d’abandonner l’école pour aider à subvenir aux besoins de la famille. M. Taleb doit régulièrement faire réparer sa prothèse et subir des examens médicaux. Chaque visite lui coûte l’équivalent d’environ 68  euros, une somme considérable pour cette famille qui vit dans la plus grande précarité.La Birmanie est le pays où les mines antipersonnel font le plus de victimes, selon la Campagne internationale pour l’interdiction des mines terrestres (ICBL), qui a recensé plus de 2.000 victimes en 2024, deux fois plus qu’en 2023.”L’usage des mines semble avoir augmenté de manière significative en 2024-2025″, rapporte une autre ONG, Landmine, qui souligne “une hausse du nombre de victimes (…) en particulier près de la frontière avec le Bangladesh”. Le Bangladesh accuse l’armée birmane et certains groupes d’insurgés de continuer à poser ce type de dispositifs.La Birmanie est déchirée par la guerre civile depuis le coup d’Etat de 2021 contre le gouvernement civil élu d’Aung San Suu Kyi. Plus d’un million de réfugiés de la minorité musulmane des Rohingya ont fui leur pays pour trouver refuge au Bangladesh voisin.La police bangladaise affirme qu’au moins 28 personnes ont été blessées par des mines en 2025. En novembre de cette année, un garde-frontière bangladais a été tué lorsqu’une mine lui a arraché les deux jambes.”Rien ne peut légitimer une telle cruauté”, affirme le lieutenant-colonel Kafil Uddin Kayes, un commandant local des gardes-frontières du Bangladesh.Son pays a installé des panneaux d’avertissement et des drapeaux rouges, et mène régulièrement des opérations de déminage. Mais pour les villageois, contraints de se rendre dans la jungle, ces dispositifs sont dérisoires.”La population augmente et les habitants se rapprochent de la frontière, car nous avons des terres agricoles là‑bas ”, se lamente Dudu Mia, un agriculteur de 42  ans. “Poser des mines ne peut pas être une solution. ça ne peut pas continuer ainsi”.

Iran executes man on Israel spying charges: judiciary

Iran on Wednesday hanged a man convicted of spying for its arch enemy Israel, the judiciary said, the latest such execution on espionage charges in a trend that has troubled rights groups.Ali Ardestani had been convicted of sharing information with Israel’s spy agency Mossad and receiving money in the form of cryptocurrency in exchange, the judiciary’s Mizan news agency said.The Islamic republic has stepped up executions on these charges after its 12-day war in June with Israel. It resulted in significant damage to nuclear and ballistics facilities and the killing of several key top military and security officials in targeted strikes based on intelligence.The death sentence against Ardestani “like many other executions in Iran, was issued without a fair trial and based on forced confessions, and therefore lacks any legal legitimacy”, said the director of the Norway-based Iran Human Rights group (IHR) Mahmood Amiry Moghaddam.He said that 12 people had now been executed on charges of spying for Israel since the June war broke out.But this is the first such execution on charges of spying for Mossad since a wave of protests sparked by anger over the rising cost of living started in Iran on December 28.”The Islamic Republic’s aim in carrying out executions on charges such as espionage, particularly amid ongoing protests, is solely to instil fear among the population,” said Amiry Moghaddam.Iran is the world’s most prolific executioner after China according to rights groups. Last year it hanged at least 1,500 people, according to IHR’s figures.Since the war, Iran has promised swift trials for those arrested on suspicion of collaborating with Israel.Iran, which does not recognise Israel, has long accused it of conducting sabotage operations against its nuclear facilities and assassinating its scientists.Mizan said Ardestani had provided Mossad with images and photos of specific locations as well as information on targets.However rights groups have long expressed concern that innocent people are executed on such charges while the Israeli agents carrying out the fieldwork remain undetected.Mossad, through its Persian language X account, earlier this week in a statement quoted by Israeli army radio issued a direct call urging Iranians to press on with protests, saying it was supporting them “on the ground”.

L’adieu à BB débute à Saint-Tropez, en simplicité

Les obsèques de Brigitte Bardot ont commencé mercredi à Saint-Tropez, son cercueil recouvert de rotin accueilli par son fils, avec qui elle entretenait des relations compliquées, en présence de célébrités ou de Marine Le Pen, dans ce petit village de pêcheurs devenu repaire de la jet-set et bouclé pour l’occasion.Le cercueil est ensuite entré dans la pittoresque église Notre-Dame de l’Assomption aux murs peints de couleurs chaudes au son du Casta Diva de Bellini chanté par la Callas et a été posé près d’un grand portrait de celle qui fut un sex-symbol planétaire, large sourire, cheveux poivre et sel, sur fond bleu. Juste en dessous un immense coeur parsemé de tournesols. Comme un symbole de la vie de celle qui fut longtemps traquée par les paparazzis, le père Jean-Paul Gouarin a ouvert la cérémonie religieuse en demandant à l’assistance de ranger les portables et ne pas prendre de photos.La star, décédée des suites d’un cancer le 28 décembre à 91 ans, souhaitait des funérailles “sans chichi”, avec des fleurs simples et champêtres et une liste d’invités soigneusement sélectionnés par ses proches et sa fondation pour la protection des animaux, cause pour laquelle elle avait tourné le dos au cinéma en pleine gloire, à l’âge de 38 ans.Son fils Nicolas-Jacques Charrier, 65 ans, a fait déposer une gerbe de fleurs, notamment du mimosa, avec pour seule inscription: “A maman”. Sa venue depuis Oslo où il vit avec ses filles et petites-filles restait un point d’interrogation tant il a entretenu une relation tumultueuse avec sa mère, qui s’était dite dénuée d’instinct maternel et l’avait laissé à son père, l’acteur Jacques Charrier, décédé en septembre.Côté célébrités, la chanteuse Mireille Mathieu, le fils de l’acteur Jean-Paul Belmondo, Paul, l’humoriste et acteur Raphaël Mezrahi, ou Chico, le guitariste des Gipsy Kings qui jouera pour celle qu’il qualifie de “grande soeur d’âme”.Présent également, le défenseur des baleines Paul Watson, aux premières loges pour rendre hommage à cette passionaria de la cause animale. Et dans les rangs politiques, la députée Rassemblement national Marine Le Pen ou le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, venus à “titre amical”.La personnalité de l’ancienne actrice, plusieurs fois condamnée pour propos racistes et homophobes et proche de l’extrême droite, divise. Le gouvernement est représenté par Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes. Emmanuel Macron, que l’actrice n’appréciait guère, a fait porter avec son épouse une large gerbe.- Cimetière marin -Sur le port, où un écran retransmet la cérémonie par un froid piquant, un millier de personnes sont rassemblées, loin des foules compactes des jours d’été, dans ce village que la célébrité de BB a propulsé au premier rang de la jet-set internationale, au grand dam de l’actrice qui regrettait peu avant sa mort qu’elle soit devenue “une ville de milliardaires”.Sandrine, assistante d’éducation de 60 ans, est venue exprès des Pyrénées-orientales avec sa chienne Husky Saphyr. “Je pensais qu’il y aurait du monde partout, je suis étonnée. Mais elle a été tellement critiquée depuis sa mort. Moi je retiens surtout ce qu’elle a fait pour les animaux”.Dans une interview publiée par Paris-Match mardi soir, son dernier mari, Bernard d’Ormale, qui a partagé sa vie pendant 33 ans, a révélé que la star était soignée pour un cancer, amaigrie et souffrant de violentes douleurs au dos.Il a confié lui avoir tenu la main jusqu’à l’aube de ce 28 décembre où elle est morte “entourée de ces animaux qu’elle aimait par-dessus tout, et de moi, qui l’aimais”. Il décrit “une plénitude, une tranquillité (…) sur son visage. Et elle est redevenue extrêmement belle, comme dans sa jeunesse”. Après l’église, une procession se dirigera vers le cimetière marin, pour une inhumation strictement privée face à la Méditerranée, non loin de La Madrague, maison de pêcheur où elle a vécu et s’est éteinte.Lundi, des ouvriers sont venus graver son nom sur la tombe où reposent déjà ses parents et grands-parents et non loin de Roger Vadim, son premier mari qui en avait fait une star internationale avec “Et Dieu… créa la femme”.fcc-jfg-vid-jp-san/so/dch   

L’adieu à BB débute à Saint-Tropez, en simplicité

Les obsèques de Brigitte Bardot ont commencé mercredi à Saint-Tropez, son cercueil recouvert de rotin accueilli par son fils, avec qui elle entretenait des relations compliquées, en présence de célébrités ou de Marine Le Pen, dans ce petit village de pêcheurs devenu repaire de la jet-set et bouclé pour l’occasion.Le cercueil est ensuite entré dans la pittoresque église Notre-Dame de l’Assomption aux murs peints de couleurs chaudes au son du Casta Diva de Bellini chanté par la Callas et a été posé près d’un grand portrait de celle qui fut un sex-symbol planétaire, large sourire, cheveux poivre et sel, sur fond bleu. Juste en dessous un immense coeur parsemé de tournesols. Comme un symbole de la vie de celle qui fut longtemps traquée par les paparazzis, le père Jean-Paul Gouarin a ouvert la cérémonie religieuse en demandant à l’assistance de ranger les portables et ne pas prendre de photos.La star, décédée des suites d’un cancer le 28 décembre à 91 ans, souhaitait des funérailles “sans chichi”, avec des fleurs simples et champêtres et une liste d’invités soigneusement sélectionnés par ses proches et sa fondation pour la protection des animaux, cause pour laquelle elle avait tourné le dos au cinéma en pleine gloire, à l’âge de 38 ans.Son fils Nicolas-Jacques Charrier, 65 ans, a fait déposer une gerbe de fleurs, notamment du mimosa, avec pour seule inscription: “A maman”. Sa venue depuis Oslo où il vit avec ses filles et petites-filles restait un point d’interrogation tant il a entretenu une relation tumultueuse avec sa mère, qui s’était dite dénuée d’instinct maternel et l’avait laissé à son père, l’acteur Jacques Charrier, décédé en septembre.Côté célébrités, la chanteuse Mireille Mathieu, le fils de l’acteur Jean-Paul Belmondo, Paul, l’humoriste et acteur Raphaël Mezrahi, ou Chico, le guitariste des Gipsy Kings qui jouera pour celle qu’il qualifie de “grande soeur d’âme”.Présent également, le défenseur des baleines Paul Watson, aux premières loges pour rendre hommage à cette passionaria de la cause animale. Et dans les rangs politiques, la députée Rassemblement national Marine Le Pen ou le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, venus à “titre amical”.La personnalité de l’ancienne actrice, plusieurs fois condamnée pour propos racistes et homophobes et proche de l’extrême droite, divise. Le gouvernement est représenté par Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes. Emmanuel Macron, que l’actrice n’appréciait guère, a fait porter avec son épouse une large gerbe.- Cimetière marin -Sur le port, où un écran retransmet la cérémonie par un froid piquant, un millier de personnes sont rassemblées, loin des foules compactes des jours d’été, dans ce village que la célébrité de BB a propulsé au premier rang de la jet-set internationale, au grand dam de l’actrice qui regrettait peu avant sa mort qu’elle soit devenue “une ville de milliardaires”.Sandrine, assistante d’éducation de 60 ans, est venue exprès des Pyrénées-orientales avec sa chienne Husky Saphyr. “Je pensais qu’il y aurait du monde partout, je suis étonnée. Mais elle a été tellement critiquée depuis sa mort. Moi je retiens surtout ce qu’elle a fait pour les animaux”.Dans une interview publiée par Paris-Match mardi soir, son dernier mari, Bernard d’Ormale, qui a partagé sa vie pendant 33 ans, a révélé que la star était soignée pour un cancer, amaigrie et souffrant de violentes douleurs au dos.Il a confié lui avoir tenu la main jusqu’à l’aube de ce 28 décembre où elle est morte “entourée de ces animaux qu’elle aimait par-dessus tout, et de moi, qui l’aimais”. Il décrit “une plénitude, une tranquillité (…) sur son visage. Et elle est redevenue extrêmement belle, comme dans sa jeunesse”. Après l’église, une procession se dirigera vers le cimetière marin, pour une inhumation strictement privée face à la Méditerranée, non loin de La Madrague, maison de pêcheur où elle a vécu et s’est éteinte.Lundi, des ouvriers sont venus graver son nom sur la tombe où reposent déjà ses parents et grands-parents et non loin de Roger Vadim, son premier mari qui en avait fait une star internationale avec “Et Dieu… créa la femme”.fcc-jfg-vid-jp-san/so/dch   

Du fumier et des tracteurs: barrages d’agriculteurs autour de Toulouse malgré l’interdiction

A l’aide de tracteurs, de bottes de paille et de fumier, les agriculteurs ont érigé une dizaine de barrages mercredi matin sur les principaux axes autour de Toulouse, malgré un déploiement important des forces de l’ordre, dans le but de “paralyser” la métropole pour défendre leur métier en pleine crise, ont constaté des journalistes de l’AFP.Epizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins, faible cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains du Mercosur… les agriculteurs accentuent la pression contre le gouvernement en “bloquant entièrement” Toulouse “tant qu’on n’aura pas de réponse”, a déclaré à l’AFP Lionel Candelon, membre de la direction nationale de la Coordination rurale (CR). “C’est une guerre d’usure. On est déterminés à faire le nécessaire pour avoir des réponses et être entendus”, lance Pierre Solana, 37 ans, éleveur du Gers sur un cortège d’une centaine de véhicules, dont une quarantaine de tracteurs et de bennes, bloqués en rase campagne par les forces de l’ordre, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Toulouse.”Il faut vraiment qu’on trouve une solution pour sauver l’agriculture française”, explique au petit matin l’agriculteur, parti vers minuit d’Auch, à 70 km de Toulouse, dans un convoi de la CR dont l’avancée a été “bloquée à plusieurs reprises”. En prévision de cette mobilisation annoncée, le préfet de la région Occitanie et de la Haute-Garonne, Pierre-André Durand, a pris plusieurs arrêtés d’interdiction, en raison du “risque de troubles à l’ordre public”, des “potentielles perturbations de la circulation des services de secours ainsi que de la vie économique régionale”.- Interdits -Malgré les interdits, des dizaines d’agriculteurs ont perturbé dès l’aube la circulation du nord au sud de Toulouse. “L’idée, c’est de converger vers Toulouse et d’être dans une action de perturbation, qu’on déplore”, a annoncé à l’AFP, Luc Mesbah, secrétaire général de la FDSEA de Haute-Garonne, qui appelait à la mobilisation avec les Jeunes Agriculteurs (JA), la Coordination rurale (CR) et la Confédération paysanne. Au nord-est de l’agglomération toulousaine, l’A68 en provenance d’Albi a été coupée par un barrage d’une douzaine de tracteurs au péage de l’Union, face aux gendarmes, provoquant des heures de  bouchons vers Toulouse, a constaté une journaliste de l’AFP. Sur le périphérique toulousain, les agriculteurs ont déversé du fumier sur la chaussée et allumé un feu, bloquant entièrement la circulation à l’aube, à hauteur de Balma, entraînant des perturbations importantes jusque sur l’A61 au sud-est de l’agglomération. Des barrages ont également été érigés sur l’A64 au sud aux portes de Toulouse et plus à l’ouest, où les agriculteurs de Haute-Garonne tiennent une portion d’autoroute depuis décembre à hauteur de Carbonne.”C’est un ras-le-bol total”, lance Enzo, agriculteur des JA sur le barrage de l’A68. “Aujourd’hui, on veut que nos bêtes ne soient plus abattues (…) On veut que le Mercosur ne soit pas signé non plus. Et la taxe des engrais aussi, on ne veut pas qu’elle passe. On nous a fait beaucoup de promesses, visiblement maintenant plus personne ne nous écoute”, dit-il à l’AFP.- Convois vers Paris -“On est très étonnés d’un tel déploiement de moyens parce qu’on a dit que la manifestation était pacifique et on s’est retrouvés bloqués par endroits”, a déclaré le président de la CR Bertrand Venteau sur France Inter. Il a évoqué les convois en route vers Paris où les agriculteurs ont prévu d’entrer jeudi.”Même en sous-marin par la Seine, on va y arriver. On aura peut-être perdu des troupes, mais on arrivera dans Paris sur des lieux symboliques pour porter nos doléances”, a-t-il ajouté, prévenant vouloir “rentrer pacifiquement” dans Paris jusqu’à l’Assemblée nationale et au Sénat.Au moins quatre tracteurs ont forcé un barrage de gendarmerie près de La Queue-les-Yvelines (Yvelines), touchant un véhicule des forces de l’ordre pour ensuite prendre la direction de Paris mercredi matin, ont indiqué à l’AFP des sources concordantes.Les agriculteurs réclament notamment la vaccination généralisée et l’arrêt des abattages systématiques lorsqu’un cas de DNC se déclare dans un troupeau. Ils s’opposent également au projet d’accord de libre-échange préparé entre l’UE et les pays latino-américains du Mercosur, que la commission européenne pourrait signer le 12 janvier. “Le compte n’y est pas” du point de vue de la France, a prévenu mercredi le ministre délégué français chargé de l’Europe, Benjamin Haddad. La France a “obtenu des améliorations” au profit de ses agriculteurs mais “on continuera à se battre”, a-t-il prévenu sur France 2.

Salon de l’agriculture: pas de concours pour les vaches, présence “symbolique” en discussion

Les vaches seront absentes du Salon de l’agriculture et des concours sur décision des organismes de sélection en raison de la dermatose bovine mais les organisateurs espèrent encore une présence “limitée et symbolique” de bovins.Les organismes qui présentent habituellement les races bovines comme les célèbres charolaises, limousines et prim’holstein, ont renoncé au Concours général agricole, principal pourvoyeur de bovins du salon, ont indiqué mercredi dans un communiqué les organisateurs.”Les autres animaux seront bien présents” du 21 février au 1er mars Porte de Versailles, ont-ils précisé. Cela inclut les cochons, moutons, brebis et lapins mais aussi de nombreux chats, chiens, chevaux et ânes. Mais pas les volailles, absentes depuis plusieurs années en raison de la grippe aviaire.Des échanges sont en cours “afin d’étudier les conditions dans lesquelles une présence de bovins, même limitée et symbolique, pourrait néanmoins être envisagée, via un nombre restreint d’animaux, dans une logique de souplesse adaptée, pleinement compatible avec les impératifs sanitaires”.Une décision sera annoncée mi-janvier.La dermatose nodulaire contagieuse (DNC) est arrivée pour la première fois en France en juin dernier, d’abord en Savoie où elle a sévi tout l’été, puis dans le Sud-Ouest où les abattages de troupeaux infectés ont ravivé la colère des agriculteurs.Les mouvements d’animaux sont interdits depuis les zones touchées par la maladie mais encore autorisés depuis les zones indemnes ou des zones vaccinées et n’ayant plus déclaré de cas depuis 45 jours (comme la Savoie).Mais ces derniers jours, plusieurs organismes de sélection ont annoncé renoncer au salon par précaution.Le Sommet de l’élevage de Cournon (Auvergne) en octobre avait pris la même décision mais ce dernier est un salon surtout destiné aux professionnels quand les vaches sont une attraction pour attirer le grand public au salon parisien.”Dans un contexte particulièrement difficile pour l’élevage français, la responsabilité collective est de continuer à offrir aux filières un espace de visibilité, de dialogue avec les Français”, expliquent les organisateurs de l’événement parisien dans leur communiqué.”Les vaches sont les stars du salon, mais il n’y a pas que les vaches”, a déclaré la ministre de l’Agriculture Annie Genevard sur Franceinfo peu avant l’annonce de l’annulation de leur venue.La question sera de savoir si Biguine, vache brahman égérie de l’édition 2026, venue spécialement de Martinique, pourra quand même être présente.

Aide à mourir: le débat sur la fin de vie reprend enfin, au Sénat

Longtemps mis entre parenthèses en raison de l’instabilité politique, le sensible débat parlementaire sur la fin de vie reprend mercredi en commission au Sénat, où des réticences persistent sur la création d’une aide à mourir, espérée par l’exécutif dans les prochains mois.Erigée par Emmanuel Macron comme priorité du second quinquennat sur le volet sociétal, la loi sur la fin de vie verra-t-elle le jour avant 2027? C’est en tout cas l’objectif du président de la République et du gouvernement.”Nous irons au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité”, a assuré le chef de l’Etat lors de ses vœux aux Français.L’agenda s’annonce chargé pour tenir le cap car deux lectures sont nécessaires dans chacune des deux chambres du Parlement – l’Assemblée nationale et le Sénat – pour faire aboutir cette réforme… Et les deux Assemblées risquent d’avoir du mal à converger sur le fond.Les soubresauts politiques récents – dissolution, censure du gouvernement Barnier, chute de François Bayrou, étirement des débats budgétaires – ont déjà causé plusieurs reports de l’examen de ce texte. Le Sénat l’attend depuis mai 2025, date de son adoption par l’Assemblée nationale en première lecture.La chambre haute en débattra dans l’hémicycle à partir du 20 janvier, avant un vote solennel prévu le 28 janvier. Puis l’Assemblée nationale devrait s’en saisir à nouveau dès février.- Modifications en vue -La commission des Affaires sociales du Sénat, chargée du travail préliminaire sur ce texte, se réunissait elle dès mercredi matin et devrait déjà procéder à de nombreuses modifications, sous l’impulsion des rapporteurs issus de la droite sénatoriale, majoritaire dans l’hémicycle aux côtés de ses alliés centristes.Dans le détail, le débat sur la fin de vie prend la forme de deux propositions de loi examinées en parallèle: une première plutôt consensuelle sur les soins palliatifs, et une autre, nettement plus sensible, sur la création d’une aide à mourir.C’est autour de ce texte que les débats s’annoncent les plus complexes, surtout dans un Sénat qui penche à droite, une chambre jugée bien plus conservatrice que l’Assemblée nationale, particulièrement sur les sujets sociétaux.Dans une tribune publiée dans Le Figaro, 53 personnalités dont de nombreux praticiens et deux anciens ministres, Jean Leonetti et François Braun, ont appelé les sénateurs à un “sursaut” pour s’opposer au texte, dénonçant un “basculement éthique majeur”.”Il ne faut rien exclure sur le vote du Sénat”, avance prudemment Hervé Marseille, chef du groupe centriste, qui s’attend au moins à des “modifications substantielles”.Le texte voté par les députés crée un “droit à l’aide à mourir” consistant à “autoriser et à accompagner” un malade qui le souhaite à s’administrer une substance létale, ou à se la faire administrer s’il n’est “pas en mesure physiquement d’y procéder”. Soit une légalisation très encadrée du suicide assisté et de l’euthanasie, sans pour autant que ces mots ne figurent explicitement dans le texte.- “Assistance médicale à mourir” -A la chambre haute, de nombreux amendements ont été déposés pour restreindre nettement la portée du texte.Les rapporteurs LR Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat proposent ainsi de remplacer le “droit à l’aide à mourir” par une “assistance médicale à mourir” beaucoup plus encadrée, réservée aux patients dont le “pronostic vital” est engagé à “court terme”. Soit un périmètre bien moins large que “l’affection grave et incurable (…) en phase avancée”, retenue à l’Assemblée nationale.Cette rédaction “autoriserait une pratique particulièrement extensive de l’aide à mourir et exposerait directement la responsabilité des professionnels de santé”, s’inquiètent les deux sénateurs LR dans leurs amendements.Principal artisan du texte à l’Assemblée, le député MoDem Olivier Falorni a fait part auprès de l’AFP de son agréable surprise de voir les rapporteurs du Sénat “accepter le principe d’une assistance à mourir”: “Ce n’est pas un tir de barrage comme certains pouvaient le craindre”, a-t-il souligné, regrettant néanmoins une proposition sénatoriale qui rendrait le dispositif “quasiment ineffectif”.

Aide à mourir: le débat sur la fin de vie reprend enfin, au Sénat

Longtemps mis entre parenthèses en raison de l’instabilité politique, le sensible débat parlementaire sur la fin de vie reprend mercredi en commission au Sénat, où des réticences persistent sur la création d’une aide à mourir, espérée par l’exécutif dans les prochains mois.Erigée par Emmanuel Macron comme priorité du second quinquennat sur le volet sociétal, la loi sur la fin de vie verra-t-elle le jour avant 2027? C’est en tout cas l’objectif du président de la République et du gouvernement.”Nous irons au bout du travail législatif sur la question de la fin de vie dans la dignité”, a assuré le chef de l’Etat lors de ses vœux aux Français.L’agenda s’annonce chargé pour tenir le cap car deux lectures sont nécessaires dans chacune des deux chambres du Parlement – l’Assemblée nationale et le Sénat – pour faire aboutir cette réforme… Et les deux Assemblées risquent d’avoir du mal à converger sur le fond.Les soubresauts politiques récents – dissolution, censure du gouvernement Barnier, chute de François Bayrou, étirement des débats budgétaires – ont déjà causé plusieurs reports de l’examen de ce texte. Le Sénat l’attend depuis mai 2025, date de son adoption par l’Assemblée nationale en première lecture.La chambre haute en débattra dans l’hémicycle à partir du 20 janvier, avant un vote solennel prévu le 28 janvier. Puis l’Assemblée nationale devrait s’en saisir à nouveau dès février.- Modifications en vue -La commission des Affaires sociales du Sénat, chargée du travail préliminaire sur ce texte, se réunissait elle dès mercredi matin et devrait déjà procéder à de nombreuses modifications, sous l’impulsion des rapporteurs issus de la droite sénatoriale, majoritaire dans l’hémicycle aux côtés de ses alliés centristes.Dans le détail, le débat sur la fin de vie prend la forme de deux propositions de loi examinées en parallèle: une première plutôt consensuelle sur les soins palliatifs, et une autre, nettement plus sensible, sur la création d’une aide à mourir.C’est autour de ce texte que les débats s’annoncent les plus complexes, surtout dans un Sénat qui penche à droite, une chambre jugée bien plus conservatrice que l’Assemblée nationale, particulièrement sur les sujets sociétaux.Dans une tribune publiée dans Le Figaro, 53 personnalités dont de nombreux praticiens et deux anciens ministres, Jean Leonetti et François Braun, ont appelé les sénateurs à un “sursaut” pour s’opposer au texte, dénonçant un “basculement éthique majeur”.”Il ne faut rien exclure sur le vote du Sénat”, avance prudemment Hervé Marseille, chef du groupe centriste, qui s’attend au moins à des “modifications substantielles”.Le texte voté par les députés crée un “droit à l’aide à mourir” consistant à “autoriser et à accompagner” un malade qui le souhaite à s’administrer une substance létale, ou à se la faire administrer s’il n’est “pas en mesure physiquement d’y procéder”. Soit une légalisation très encadrée du suicide assisté et de l’euthanasie, sans pour autant que ces mots ne figurent explicitement dans le texte.- “Assistance médicale à mourir” -A la chambre haute, de nombreux amendements ont été déposés pour restreindre nettement la portée du texte.Les rapporteurs LR Alain Milon et Christine Bonfanti-Dossat proposent ainsi de remplacer le “droit à l’aide à mourir” par une “assistance médicale à mourir” beaucoup plus encadrée, réservée aux patients dont le “pronostic vital” est engagé à “court terme”. Soit un périmètre bien moins large que “l’affection grave et incurable (…) en phase avancée”, retenue à l’Assemblée nationale.Cette rédaction “autoriserait une pratique particulièrement extensive de l’aide à mourir et exposerait directement la responsabilité des professionnels de santé”, s’inquiètent les deux sénateurs LR dans leurs amendements.Principal artisan du texte à l’Assemblée, le député MoDem Olivier Falorni a fait part auprès de l’AFP de son agréable surprise de voir les rapporteurs du Sénat “accepter le principe d’une assistance à mourir”: “Ce n’est pas un tir de barrage comme certains pouvaient le craindre”, a-t-il souligné, regrettant néanmoins une proposition sénatoriale qui rendrait le dispositif “quasiment ineffectif”.

Trump weighs military option to acquire Greenland

US President Donald Trump is discussing options including military action to take control of Greenland, the White House said Tuesday, upping tensions that Denmark warns could destroy the NATO alliance.Trump has stepped up his designs on the mineral-rich, self-governing Danish territory in the arctic since the US military seized Venezuelan leader Nicolas Maduro last weekend.White House Press Secretary Karoline Leavitt said that “acquiring Greenland is a national security priority” for Trump to deter US adversaries like Russia and China.”The president and his team are discussing a range of options to pursue this important foreign policy goal, and of course, utilizing the US military is always an option at the commander in chief’s disposal,” she said in a statement to AFP.The Wall Street Journal reported Secretary of State Marco Rubio told lawmakers that Trump’s preferred option is to buy Greenland from Denmark, adding the threats did not signal an imminent invasion.Denmark has warned any move to take Greenland by force would mean “everything would stop,” including NATO and 80 years of close transatlantic security links.Any US military action against Greenland would effectively collapse NATO, since the alliance’s Article Five pledges that member states will defend any of their number that come under attack.Greenland’s Foreign Minister Vivian Motzfeldt wrote on social media that they’d sought a meeting with Rubio throughout 2025 but “it has so far not been possible.”Denmark’s Foreign Minister Lars Lokke Rasmussen said meeting Rubio should “clear up certain misunderstandings.” And Greenland Prime Minister Jens-Frederik Nielsen insisted that the island was not for sale, and only its 57,000 people should decide its future.- ‘Not acceptable’ -Allies have rallied around Denmark and Greenland while simultaneously trying not to antagonize Trump.The leaders of Britain, France, Germany, Italy, Poland and Spain joined Denmark in a statement on Tuesday saying they would defend the “universal principles” of “sovereignty, territorial integrity and the inviolability of borders.”French President Emmanuel Macron and British Prime Minister Keir Starmer both sought to play down the row as they attended Ukraine peace talks in Paris alongside Trump’s envoy Steve Witkoff and son-in-law Jared Kushner.”I cannot imagine a scenario in which the United States of America would be placed in a position to violate Danish sovereignty,” Macron said.French Foreign Minister Jean-Noel Barrot said Wednesday he believed the US was committed to NATO, but he suggested European leaders were prepared to strike back against potential US “intimidation.” The United States has 150 military personnel stationed at the Pituffik Space Base in Greenland.Greenland residents have rejected Trump’s threats.”This is not something we appreciate,” Christian Keldsen, director of the Greenland Business Assocation, told AFP in the capital Nuuk. “It is not acceptable in the civilized world.”Trump has been floating the idea of annexing Greenland since his first term. In the last year, Copenhagen has invested heavily in security, allocating some 90 billion kroner ($14 billion).- Big and strong -Still steaming over Trump’s capture of Venezuelan president Nicolas Maduro, US legislators spoke out against the idea of military action against Greenland on Tuesday.In social media posts, Arizona Senator Ruben Gallego, a Democrat, vowed to introduce a resolution “to block Trump from invading Greenland,” saying the 79-year-old Republican simply “wants a giant island with his name on it. He wouldn’t think twice about putting our troops in danger if it makes him feel big and strong.”In a sharp departure from the party’s typical partisanship, Republicans also pushed back against Trump’s military-backed expansionism. House Speaker Mike Johnson, a Republican, told reporters Tuesday night that he didn’t think it was “appropriate” for Washington to take military action on Greenland, Politico reported.Republican Senator Jerry Moran of the midwestern state of Kansas, who serves on the Senate Intelligence Committee, told HuffPost “it’s none of our business” and warned that the move would lead to “the demise of NATO.”Nebraska Republican Congressman Don Bacon put it even more bluntly in a post on X: “This is really dumb. Greenland and Denmark are our allies.”burs-dk/sla/jgc/abs/lga/fox