Le lancement des soldes refroidi par la météo hivernale

Mises à mal par un calendrier commercial saturé de promotions, les soldes d’hiver ont débuté mercredi dans une France perturbée par la neige et le froid, un contexte météo qui menace la fréquentation pour de nombreux commerçants déjà à la peine.Après un début de saison très doux et un mois de décembre décevant, les commerçants comptent sur cette période de promos qui court jusqu’au 3 février pour limiter la casse, même s’ils ne se font pas d’illusion: les soldes ne font plus recette.”Il ne faut pas que la première semaine soit trop perturbée, mais dès qu’il y a un peu de neige, plus personne ne sort pour faire du shopping”, relève pour l’AFP Yohann Petiot, directeur général de l’Alliance du commerce, qui représente les grandes enseignes.Vingt-et-un départements ont été placés en vigilance orange pour la neige et le verglas par Météo-France mercredi, contre 32 lors du précédent point, et les transports sont fortement perturbés.Les commerces d’habillement sortent d’un mois de décembre morose en raison notamment de températures clémentes et du Black Friday, qui siphonne une bonne partie des achats de Noël. Les enseignes du Panel Retail Int. pour l’Alliance du commerce ont enregistré en décembre une baisse de leur chiffre d’affaires en magasin de 4,5% par rapport à décembre 2024.- Consommateurs déjà “gavés” -“On a des attentes assez fortes sur le mois de janvier, d’autant plus qu’il y a du stock, donc on espère terminer mieux la saison qu’elle n’a commencé”, souligne Yohann Petiot. Les soldes “ne représentent plus l’événement commercial d’il y a 10 ou 20 ans quand les gens attendaient le matin devant la porte”, mais ça reste tout de même un “événement important inscrit dans le calendrier des Français”.Sous un soleil radieux mercredi matin à Strasbourg, loin de la pagaille des zones les plus perturbées par la neige, Frédéric Marchand, étudiant de 22 ans, sort avec un gros sac d’une grande enseigne dans le centre commercial Place des Halles: “Je fais rarement les soldes, je préfère acheter sur internet où il y a souvent des promos, mais comme je n’ai pas cours ce matin, qu’il fait beau et que j’ai besoin d’un nouveau manteau d’hiver, je me suis dit allons voir ! Et j’ai trouvé !”Comme Frédéric, 67% des Français n’attendent pas spécifiquement les soldes, mais restent avant tout opportunistes face à une bonne affaire, selon un sondage de l’application de shopping Joko. Selon ce sondage, 64% comptent participer aux soldes, autant en ligne qu’en boutique.Rencontrée aux Galeries Lafayette de Strasbourg, Ghyslaine, retraitée, fait les soldes “tous les ans” malgré la multiplication des promos toute l’année: “je trouve qu’on peut vraiment faire de bonnes affaires pendant la période officielle des soldes, surtout en hiver”, dit-elle.Si des fidèles restent au rendez-vous, pour les commerçants indépendants, “les soldes ont perdu leur force et leur signification” depuis des années, résume auprès de l’AFP Pierre Talamon, président de la fédération française de l’habillement.Après les fêtes, les consommateurs arrivent début janvier déjà “gavés par le Black Friday et par des ventes privées”. Ajoutez à cela “les petits prix des plateformes” en ligne et vous avez “beaucoup de commerçants pris dans un étau”, regrette-t-il.Lors du cru 2025, les commerçants indépendants ont vu leur chiffre d’affaires chuter de 5,5% par rapport à janvier 2024 (en comparaison, les grandes enseignes de l’Alliance du commerce ont stagné à -0,2% sur la période). Alors que 2026 devrait suivre cette tendance, la FNH demande au gouvernement de repousser les soldes de trois semaines. Les soldes “peuvent être un levier de croissance” mais il faut les “reconnecter à la réalité des saisons” et leur “redonner du sens en les positionnant en fin de saison”, selon M. Talamon. Le déstockage, une des raisons d’être des soldes, ne devrait pas être fait en pleine saison comme c’est le cas aujourd’hui, regrette-t-il.La Confédération des commerçants de France (CDF) défend, elle aussi dans un communiqué mercredi, un décalage du calendrier, qui ne correspond plus “au rythme réel de la consommation ni aux contraintes économiques des commerçants indépendants”, explique Pierre Bosche, président de la Confédération.

Les agriculteurs bravent les interdictions autour de Toulouse et vers Paris

A renfort de tracteurs, fumier et bottes de paille, les agriculteurs ont érigé une dizaine de barrages mercredi sur les principaux axes autour de Toulouse, bravant par des températures négatives les interdictions de manifester, pendant que d’autres s’acheminent vers Paris pour “sauver l’agriculture française”.Epizootie de dermatose bovine (DNC), cours du blé et prix élevé des engrais, menace d’une concurrence accrue des pays latino-américains… “tant qu’on n’aura pas de réponse”, les agriculteurs maintiendront la pression sur Paris et Bruxelles, a déclaré à l’AFP Lionel Candelon, président de la Chambre d’agriculture du Gers et membre de la direction nationale de la Coordination rurale (CR).Alors que les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept sont attendus à Bruxelles dans l’après-midi pour répondre aux préoccupations du monde agricole avant la signature de l’accord avec le Mercosur prévue le 12 janvier, des dizaines de tracteurs sont lancés vers Paris pour y entrer jeudi, en provenance de plusieurs départements, surtout du Sud-Ouest, épicentre de la contestation depuis décembre. Au moins quatre tracteurs ont forcé un barrage de gendarmerie dans les Yvelines, touchant un véhicule des forces de l’ordre pour ensuite prendre la direction de Paris mercredi matin, ont indiqué à l’AFP des sources concordantes.”On est très étonnés d’un tel déploiement de moyens parce qu’on a dit que la manifestation était pacifique”, a déclaré le président de la CR Bertrand Venteau sur France Inter. “Même en sous-marin par la Seine, on va y arriver. On aura peut-être perdu des troupes, mais on arrivera dans Paris sur des lieux symboliques pour porter nos doléances”, a-t-il ajouté.- “Guerre d’usure” -“C’est une guerre d’usure. On est déterminés à faire le nécessaire pour avoir des réponses et être entendus”, a lancé depuis un cortège à l’ouest de Toulouse Pierre Solana, éleveur du Gers de 37 ans, après que le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis mardi à la FNSEA des annonces d’ici la fin de semaine.Après son entretien avec M. Lecornu, le patron de la FNSEA Arnaud Rousseau a répété mardi soir que l’accord UE-Mercosur représentait “le symbole de ce que nous ne voulons pas pour l’agriculture européenne”.Même la rallonge budgétaire de 45 milliards d’euros promise dans la future politique agricole commune (PAC) ne devrait pas “faire avaler la pilule du Mercosur” aux agriculteurs, a estimé le député de la Somme (ex-LFI) François Ruffin.”Il faut vraiment qu’on trouve une solution pour sauver l’agriculture française”, a supplié l’agriculteur, parti vers minuit d’Auch, à 70 km de Toulouse, dans un convoi d’une centaine de véhicules de la CR, dont une quarantaine de tracteurs et de bennes, bloqué mercredi à la mi-journée par les forces de l’ordre.- Arrêtés d’interdiction -Le préfet de l’Occitanie et de Haute-Garonne, Pierre-André Durand, avait pris en amont de cette mobilisation plusieurs arrêtés d’interdiction, notamment en raison du “risque de troubles à l’ordre public”, comme dans une vaste majorité des régions françaises.”C’est une honte, c’est une dictature”, s’est insurgé Eric Massou, un responsable de la CR 31, bloqué par les gendarmes avec une douzaine de tracteurs sur l’A68. “On voulait faire un barrage filtrant (sur la rocade). Et puis les gendarmes ont bloqué totalement l’autoroute pour nous et pour les usagers.”Des manifestants étant parvenus à rejoindre le périphérique toulousain y ont déversé du fumier sur la chaussée et allumé un feu, bloquant entièrement la circulation à l’aube, à hauteur de Balma (est de Toulouse), entraînant d’importantes perturbations jusque sur l’A61 au sud-est de l’agglomération.Des barrages ont également été érigés sur l’A64, où les agriculteurs de Haute-Garonne tiennent notamment une portion d’autoroute depuis décembre à hauteur de Carbonne.”C’est un ras-le-bol total”, lance Enzo, agriculteur des JA sur le barrage de l’A68. Evoquant Mercosur et DNC, il dénonce: “On nous a fait beaucoup de promesses, visiblement maintenant plus personne ne nous écoute.”A cause de la DNC, les vaches seront absentes du Salon de l’agriculture et des concours, ont par ailleurs annoncé mercredi les organisateurs du Salon, qui espèrent encore une présence “limitée et symbolique” de bovins.bdu-jfd-chv-mdz/vgr/swi

Arts de la table: le verrier Arc placé en redressement judiciaire

Arc France, grand fabricant historique de produits en verre pour les arts de la table, a été placé mercredi en redressement judiciaire en raison d’une “dégradation sévère et continue” de son environnement de marché, faisant redouter des centaines de suppressions d’emplois.Ce groupe bicentenaire, qui emploie encore 3.500 salariés à Arques (Pas-de-Calais), où sont basés sa principale usine et son siège social, a bénéficié par le passé de multiples plans de refinancement soutenus par l’État, le dernier il y a un an à peine.Le groupe a précisé mercredi que son effectif global est de 5.700 personnes, dont 3.500 en France, le redressement concernant la branche Arc France. Le tribunal de commerce de Lille Métropole a validé mercredi sa demande de placement en redressement judiciaire, ont annoncé la préfecture du Pas-de-Calais et les collectivités territoriales concernées dans un communiqué commun publié en début d’après-midi.C’est “le seul cadre légal et possible pour permettre à Arc de s’adapter durablement à un environnement de marché profondément dégradé”, estime le directeur général d’Arc France Nick Hodler, cité dans un communiqué du groupe.Malgré un énième plan de refinancement et de relance validé en avril dernier par la justice, “notre modèle doit encore se transformer en profondeur (…), en revoyant notre schéma industriel et donc en réduisant nos effectifs”, prévient M. Hodler.”Il y a plusieurs centaines d’emplois qui sont clairement en jeu, ça pourrait être de l’ordre de 500 personnes”, craint Frédéric Specque, délégué syndical central CGT chez Arc France interrogé par l’AFP.- Une offre de reprise -L’environnement de marché pour Arc est très difficile, confirme ce syndicaliste, entre “la baisse de la consommation et la baisse du pouvoir d’achat” et la concurrence, déloyale selon lui, des produits importés d’Asie.”On est envahi de produits chinois qui copient les nôtres sans la qualité, mais qui sont quatre à cinq fois moins chers. Donc tant qu’on aura ça, on peut faire tous les plans qu’on veut, on sera toujours trop chers”, regrette M. Specque.Timothée Durand, membre d’une famille de propriétaires historiques d’Arc où il a passé la majeure partie de sa carrière jusqu’en 2024, va présenter un projet de reprise de la société, précise l’entreprise dans son communiqué, qualifiant cette offre de “sérieuse” et “réaliste”.”Il a Arc dans les tripes, je pense qu’il a envie que la boîte de son grand-père continue, que les boîtes françaises continuent”, espère Patrice Bollengier, délégué syndical CFE-CGC.Timothée Durand avait déjà proposé une offre de reprise en 2024, alors rejetée, même si son projet était “cohérent”, selon ce syndicaliste.”Il faut vraiment travailler sur les structures de production pour les adapter au marché, ce qui est vraiment compliqué”, estime M. Bollengier.”L’État sera attentif aux conséquences humaines et sociales” de cette nouvelle procédure pour Arc, “dans la continuité du soutien apporté par l’État à ce groupe depuis plusieurs années”, a réagi le ministre délégué à l’Industrie Sébastien Martin dans une déclaration transmise à l’AFP.Le ministre compte rencontrer jeudi M. Durand, a-t-il précisé, tout en soulignant que “l’Etat examinera avec sérieux” toutes les autres offres de reprise susceptibles de venir par la suite.Le préfet du Pas-de-Calais, les présidents de la région Hauts-de-France Xavier Bertrand (LR) et du département Jean-Claude Leroy (PS), ainsi que d’autres élus locaux ont proposé de recevoir jeudi les organisations syndicales d’Arc pour “échanger sur la situation, le déroulement de la procédure et les dispositifs d’accompagnement susceptibles d’être mobilisés”, selon leur communiqué commun.Fondé en 1825, Arc produit notamment des ustensiles pour la table (verres, assiettes) sous ses marques Arcoroc, Luminarc, Cristal d’Arques Paris et Chef&Sommelier, mais aussi des produits d’entrée de gamme pour le géant suédois de l’ameublement Ikea. Mais le groupe fait face à des difficultés chroniques depuis les années 2000: en 20 ans, ses effectifs à Arques ont été presque divisés par trois.Ces dernières années, Arc a été durement touché par la pandémie de Covid-19, la flambée des coûts de l’énergie et l’inflation, qui ont érodé ses ventes, et a aussi souffert des inondations historiques dans le Pas-de-Calais en 2023-24.Début 2025 un plan de refinancement de 42 millions d’euros avait été validé par la justice, avec l’arrivée notamment de deux nouveaux actionnaires minoritaires.En parallèle, l’État avait accordé à Arc un nouveau prêt de 30 millions d’euros et renoncé à une partie de ses anciennes créances, alors qu’il avait déjà prêté plus de 138 millions d’euros au groupe entre 2020 et 2023. 

Mercosur: avant de signer, l’UE tente une dernière fois de rassurer les agriculteurs

Tout proche de signer l’accord commercial avec le Mercosur, la Commission européenne va tenter une ultime fois de répondre à la colère des agriculteurs lors d’une réunion ministérielle mercredi à Bruxelles.Les ministres de l’Agriculture des Vingt-Sept sont attendus dans l’après-midi pour répondre aux préoccupations du monde agricole, sur fond de mobilisation en France.Sur l’accord avec les pays latino-américains du Mercosur, “le compte n’y est pas” pour la France, a répété le gouvernement mercredi matin.La veille, Ursula von der Leyen avait annoncé un geste pour désamorcer les tensions. La présidente de la Commission propose une rallonge budgétaire dans la prochaine politique agricole commune (la PAC 2028-2034) de l’Union européenne, en débloquant de façon anticipée 45 milliards d’euros dès 2028.Une concession de dernière minute pour faire passer la pilule du traité commercial avec le Mercosur, que Bruxelles pourrait signer le 12 janvier, en dépit de l’opposition farouche de nombreux agriculteurs européens.La perspective de cet accord de libre-échange avec l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay est un “chiffon rouge” qui pourrait entraîner des “mobilisations plus importantes” encore, ne cesse de marteler le premier syndicat agricole français, la FNSEA.La contestation agricole est repartie de plus belle en France, entre convois vers Paris et rassemblements locaux.Les agriculteurs dénoncent à la fois la concurrence accrue des pays latino-américains et la gestion gouvernementale de l’épizootie de dermatose nodulaire contagieuse (DNC) chez les bovins.Et la tempête politique couve en France. Si Emmanuel Macron soutient le Mercosur, “il prend le risque d’une censure” du gouvernement, a lancé le chef de la droite Bruno Retailleau.A Bruxelles, la Commission n’en démord pas. Après un report de décembre à janvier sous la pression de la France et de l’Italie, l’exécutif européen entend parapher le plus tôt possible ce traité de libre-échange avec l’Amérique latine, négocié depuis plus de 25 ans.- Pression sur les pesticides -Avant cette signature, Ursula von der Leyen a besoin de l’aval des États européens à la majorité qualifiée, lors d’un vote attendu dès ce vendredi. Et l’horizon semble se dégager pour la présidente de la Commission car l’Italie, sauf surprise, semble désormais à bord. Sans autres alliées que la Pologne et la Hongrie, la France ne sera pas en mesure de bloquer l’accord avec le Mercosur, que plébiscitent l’Allemagne et l’Espagne pour relancer l’économie européenne.La France votera-t-elle contre ? Politiquement, la Commission serait embarrassée d’aller signer un tel traité contre l’avis de la première puissance agricole d’Europe.Et Bruxelles insiste sur les garanties apportées aux agriculteurs. Les quotas de produits détaxés — bœuf, volaille…. — seront limités, souligne la Commission, et accompagnés de mesures de “sauvegarde” pour les produits agricoles les plus sensibles.L’exécutif européen promet d’intervenir en cas de déstabilisation du marché, avec la possibilité si nécessaire de rétablir des droits de douane. Sur ce point, la France espère encore des annonces mercredi pour renforcer la protection des agriculteurs, dans le sillage d’un vote du Parlement européen mi-décembre. Paris et Rome attendent par ailleurs un geste pour limiter le coût des engrais, en révisant le mécanisme de taxe carbone aux frontières de l’UE.Autre sujet inflammable, les agriculteurs européens accusent leurs concurrents du Mercosur d’utiliser des pesticides interdits en Europe.Paris a fait monter la pression sur Bruxelles en publiant un arrêté suspendant les importations en France de produits agricoles sud-américains (avocats, goyaves, mangues…) traités avec des fongicides et herbicides non autorisés dans l’UE.La Commission aura dix jours pour donner son aval ou non et rappelle avoir déjà engagé une possible révision de ses règles sur les résidus de pesticides dans les produits importés.L’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur permettrait notamment à l’UE d’exporter davantage de voitures, machines, vins et spiritueux. Dans le sens inverse, il faciliterait l’entrée en Europe de viande, sucre, riz, miel et soja sud-américains, ce qui alarme les filières concernées.Après la signature du traité, il devra encore être ratifié par le Parlement européen. “Le combat n’est pas achevé et il continuera”, a d’ailleurs martelé la ministre française de l’Agriculture Annie Genevard sur Franceinfo.

Saint-Tropez dit adieu à BB, simplement et en musique

L’adieu à Brigitte Bardot se déroule mercredi à Saint-Tropez, petit port de la Côte d’Azur, avec une messe au son du Mépris de Godard ou un chant a capella de Mireille Mathieu, avec aux premières loges le fils de la légende du cinéma, en dépit de leurs relations compliquées.Le cercueil recouvert de rotin était posé entre un grand portrait de celle qui fut un sex-symbol planétaire, large sourire, cheveux poivre et sel, sur fond bleu et un autre où elle tient un bébé phoque dans ses bras.Avant de commencer, le curé de Saint-Tropez, le père Jean-Paul Gouarin, a demandé à l’assistance de couper les téléphones, comme un symbole de la vie de celle qui fut  traquée par les paparazzis.La star, décédée des suites d’un cancer le 28 décembre à 91 ans, souhaitait des funérailles “sans chichi”, avec des fleurs champêtres et une liste d’invités soigneusement sélectionnés par ses proches et sa fondation pour la protection des animaux, cause pour laquelle elle avait tourné le dos au cinéma en pleine gloire, à l’âge de 38 ans.Son fils Nicolas-Jacques Charrier, 65 ans, a porté le cercueil en pleurs et avait fait déposer une gerbe avec du mimosa, petits pompons jaunes typiques de la Riviera, avec pour seule inscription: “A maman”. Sa venue, avec ses filles et petites-filles depuis Oslo où il vit, restait un point d’interrogation tant il a entretenu une relation tumultueuse avec sa mère, qui s’était dite dénuée d’instinct maternel et l’avait laissé à son père, l’acteur Jacques Charrier, décédé en septembre.Moments forts de la cérémonie, le Panis Angelicus chanté a capella par Mireille Mathieu et la sortie au son des guitares de Chico and the Gypsies, qui la qualifie de “grande soeur d’âme”.La soeur de BB, Mijanou, 87 ans, qui n’a pu faire le déplacement depuis Los Angeles a fait lire un message: “Je sens ta présence joyeuse et heureuse. S’il te plait, reste avec moi jusqu’à ce que je te rejoigne”.Egalement présents, le fils de l’acteur Jean-Paul Belmondo, Paul, l’humoriste et acteur Raphaël Mezrahi ou le défenseur des baleines Paul Watson, aux premières loges pour rendre hommage à cette passionaria de la cause animale. Et dans les rangs politiques, la députée Rassemblement national Marine Le Pen ou le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, venus à “titre amical”.La personnalité de l’ancienne actrice, plusieurs fois condamnée pour propos racistes et homophobes et proche de l’extrême droite, divise. Le gouvernement était représenté par Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes. Emmanuel Macron, que l’actrice n’appréciait guère, a fait porter avec son épouse une large gerbe.- Cimetière marin -Sur le port, où un écran a retransmis la cérémonie sous un beau soleil d’hiver mais dans un froid piquant, un millier de personnes étaient rassemblées, loin des foules des jours d’été du Saint-Trop’ que la célébrité de BB a propulsé comme étape sur le circuit de la jet-set, au grand dam de l’actrice qui regrettait peu avant sa mort sa transformation en “ville de milliardaires”.Sandrine, assistante d’éducation de 60 ans, est venue exprès des Pyrénées-orientales avec sa chienne Husky Saphyr. “Je pensais qu’il y aurait du monde partout, je suis étonnée. Mais elle a été tellement critiquée depuis sa mort. Moi je retiens surtout ce qu’elle a fait pour les animaux”.Dans une interview publiée par Paris-Match mardi, son dernier mari, Bernard d’Ormale, qui a partagé sa vie pendant 33 ans, a révélé que la star était soignée pour un cancer, amaigrie et souffrant de violentes douleurs au dos.Il a confié lui avoir tenu la main jusqu’à l’aube de ce 28 décembre où elle est morte “entourée de ces animaux qu’elle aimait par-dessus tout, et de moi, qui l’aimais”. Il décrit “une plénitude, une tranquillité (…) sur son visage. Et elle est redevenue extrêmement belle, comme dans sa jeunesse”. Après l’église, le cercueil, dans un corbillard blanc, est parti en procession vers le cimetière marin, pour une inhumation strictement privée face à la Méditerranée, non loin de La Madrague, maison de pêcheur où elle a vécu et s’est éteinte.Lundi, des ouvriers étaient venus graver son nom sur la tombe où reposent déjà ses parents et grands-parents, non loin de celle de Roger Vadim, son premier mari qui en avait fait une star internationale avec “Et Dieu… créa la femme”.fcc-jfg-vid-jp-san/so/fio

Saint-Tropez dit adieu à BB, simplement et en musique

L’adieu à Brigitte Bardot se déroule mercredi à Saint-Tropez, petit port de la Côte d’Azur, avec une messe au son du Mépris de Godard ou un chant a capella de Mireille Mathieu, avec aux premières loges le fils de la légende du cinéma, en dépit de leurs relations compliquées.Le cercueil recouvert de rotin était posé entre un grand portrait de celle qui fut un sex-symbol planétaire, large sourire, cheveux poivre et sel, sur fond bleu et un autre où elle tient un bébé phoque dans ses bras.Avant de commencer, le curé de Saint-Tropez, le père Jean-Paul Gouarin, a demandé à l’assistance de couper les téléphones, comme un symbole de la vie de celle qui fut  traquée par les paparazzis.La star, décédée des suites d’un cancer le 28 décembre à 91 ans, souhaitait des funérailles “sans chichi”, avec des fleurs champêtres et une liste d’invités soigneusement sélectionnés par ses proches et sa fondation pour la protection des animaux, cause pour laquelle elle avait tourné le dos au cinéma en pleine gloire, à l’âge de 38 ans.Son fils Nicolas-Jacques Charrier, 65 ans, a porté le cercueil en pleurs et avait fait déposer une gerbe avec du mimosa, petits pompons jaunes typiques de la Riviera, avec pour seule inscription: “A maman”. Sa venue, avec ses filles et petites-filles depuis Oslo où il vit, restait un point d’interrogation tant il a entretenu une relation tumultueuse avec sa mère, qui s’était dite dénuée d’instinct maternel et l’avait laissé à son père, l’acteur Jacques Charrier, décédé en septembre.Moments forts de la cérémonie, le Panis Angelicus chanté a capella par Mireille Mathieu et la sortie au son des guitares de Chico and the Gypsies, qui la qualifie de “grande soeur d’âme”.La soeur de BB, Mijanou, 87 ans, qui n’a pu faire le déplacement depuis Los Angeles a fait lire un message: “Je sens ta présence joyeuse et heureuse. S’il te plait, reste avec moi jusqu’à ce que je te rejoigne”.Egalement présents, le fils de l’acteur Jean-Paul Belmondo, Paul, l’humoriste et acteur Raphaël Mezrahi ou le défenseur des baleines Paul Watson, aux premières loges pour rendre hommage à cette passionaria de la cause animale. Et dans les rangs politiques, la députée Rassemblement national Marine Le Pen ou le souverainiste Nicolas Dupont-Aignan, venus à “titre amical”.La personnalité de l’ancienne actrice, plusieurs fois condamnée pour propos racistes et homophobes et proche de l’extrême droite, divise. Le gouvernement était représenté par Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l’Egalité femmes-hommes. Emmanuel Macron, que l’actrice n’appréciait guère, a fait porter avec son épouse une large gerbe.- Cimetière marin -Sur le port, où un écran a retransmis la cérémonie sous un beau soleil d’hiver mais dans un froid piquant, un millier de personnes étaient rassemblées, loin des foules des jours d’été du Saint-Trop’ que la célébrité de BB a propulsé comme étape sur le circuit de la jet-set, au grand dam de l’actrice qui regrettait peu avant sa mort sa transformation en “ville de milliardaires”.Sandrine, assistante d’éducation de 60 ans, est venue exprès des Pyrénées-orientales avec sa chienne Husky Saphyr. “Je pensais qu’il y aurait du monde partout, je suis étonnée. Mais elle a été tellement critiquée depuis sa mort. Moi je retiens surtout ce qu’elle a fait pour les animaux”.Dans une interview publiée par Paris-Match mardi, son dernier mari, Bernard d’Ormale, qui a partagé sa vie pendant 33 ans, a révélé que la star était soignée pour un cancer, amaigrie et souffrant de violentes douleurs au dos.Il a confié lui avoir tenu la main jusqu’à l’aube de ce 28 décembre où elle est morte “entourée de ces animaux qu’elle aimait par-dessus tout, et de moi, qui l’aimais”. Il décrit “une plénitude, une tranquillité (…) sur son visage. Et elle est redevenue extrêmement belle, comme dans sa jeunesse”. Après l’église, le cercueil, dans un corbillard blanc, est parti en procession vers le cimetière marin, pour une inhumation strictement privée face à la Méditerranée, non loin de La Madrague, maison de pêcheur où elle a vécu et s’est éteinte.Lundi, des ouvriers étaient venus graver son nom sur la tombe où reposent déjà ses parents et grands-parents, non loin de celle de Roger Vadim, son premier mari qui en avait fait une star internationale avec “Et Dieu… créa la femme”.fcc-jfg-vid-jp-san/so/fio

UN accuses Israel of West Bank ‘apartheid’

The United Nations on Wednesday said decades-long discrimination and segregation of Palestinians by Israel in the West Bank were intensifying, and called on the country to end its “apartheid system”.In a new report, slammed by Israel, the UN rights office said “systematic discrimination” against Palestinians across the occupied Palestinian territories had “drastically deteriorated” in recent years.”There is a systematic asphyxiation of the rights of Palestinians in the West Bank,” UN rights chief Volker Turk said in a statement.”Whether accessing water, school, rushing to hospital, visiting family or friends, or harvesting olives –- every aspect of life for Palestinians in the West Bank is controlled and curtailed by Israel’s discriminatory laws, policies and practices,” he added.”This is a particularly severe form of racial discrimination and segregation, that resembles the kind of apartheid system we have seen before.”A number of independent experts affiliated with the UN have described the situation in the occupied Palestinian territories as “apartheid” but this marks the first time a UN rights chief has applied the term.Israel’s diplomatic mission to the UN in Geneva slammed the report’s “absurd and distorted accusations of racial discrimination” against Israel, charging it exemplified the UN rights office’s “inherently politically driven fixation … on vilifying Israel”.- Mounting settler violence -The report said the Israeli authorities “treat Israeli settlers and Palestinians residing in the West Bank under two distinct bodies of law and policies, resulting in unequal treatment on a range of critical issues”.”Palestinians continue to be subjected to large-scale confiscation of land and deprivation of access to resources,” it added.This had led to “dispossessing them of their lands and homes, alongside other forms of systemic discrimination, including criminal prosecution in military courts during which their due process and fair trial rights are systematically violated”. Turk demanded Wednesday that Israel “repeal all laws, policies and practices that perpetuate systemic discrimination against Palestinians based on race, religion or ethnic origin”.The discrimination was compounded by continuing and escalating settler violence, in many cases “with the acquiescence, support and participation of Israel’s security forces”, the rights office said.More than 500,000 Israelis currently live in settlements in the West Bank, occupied since 1967 and home to around three million Palestinians.Violence has risen in recent years, surging especially since Hamas’s October 7, 2023 attack, which triggered the Gaza war.Since the start of the war, Israeli troops and settlers have killed more than 1,000 Palestinians in the West Bank, including many militants as well as dozens of civilians, according to an AFP tally based on figures from the Palestinian health ministry.According to official Israeli figures, at least 44 Israelis, both soldiers and civilians, have been killed in Palestinian attacks or Israeli military operations in the same period.- ‘Almost complete impunity’ -Since the Gaza war began, Israeli authorities had also “further expanded the use of unlawful force, arbitrary detention and torture”, the report said.Increased “repression of civil society and undue restrictions on media freedoms (and) severe movement restrictions” had also characterised “an unprecedented deterioration of the human rights situation” in the West Bank, it said.There had also been rapid expansions of settlements, considered illegal under international law, even as unlawful killings of Palestinians were taking place “with almost complete impunity”, the report warned.Of the more than 1,500 killings of Palestinians that took place between the start of 2017 and September 30 last year, Israeli authorities had opened just 112 investigations, resulting in only one conviction, it pointed out.  The report said it had found “reasonable grounds to believe that this separation, segregation, and subordination is intended to be permanent… to maintain oppression and domination of Palestinians”.This, it stressed, amounts to a violation of an international anti-racism convention, “which prohibits racial segregation and apartheid”.The UN rights office on Wednesday urged Israel to end its “unlawful presence in the occupied Palestinian territory, including by dismantling all settlements and evacuating all settlers, and to respect the right of the Palestinian people to self-determination”.

Frappes de la coalition menée par Ryad au Yémen, le chef des séparatistes accusé de trahison

La coalition menée par l’Arabie saoudite a bombardé mercredi la province du chef des séparatistes du sud du Yémen, soutenu par les Emirats arabes unis et accusé de haute trahison par ses rivaux au sein du gouvernement. Plus de 15 frappes ont visé la province de Dhale, selon un responsable local, après que le chef des …

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