Vol au Louvre, Sarkozy en prison, PSG champion: dix événements marquants de 2025 en France

Des joyaux volés au Louvre, un ex-président en prison, le PSG champion, la baignade à nouveau possible dans la Seine à Paris: dix événements marquants de l’année 2025 en France.- Joyaux envolés -Un monte-charge de déménageurs, des malfrats cagoulés et armés de disqueuses: en huit minutes, le 19 octobre, huit joyaux du XIXe siècle, trésors nationaux, sont dérobés en plein jour au musée du Louvre. Ce casse spectaculaire suscite l’émoi à travers le monde. Le butin, invendable en l’état, est estimé à 88 millions d’euros. Les quatre hommes soupçonnés d’avoir fait partie du commando sont mis en examen et écroués dans les semaines qui suivent, mais les bijoux restent introuvables.Le musée le plus visité au monde se retrouve dans la tourmente: il a “privilégié les opérations visibles et attractives” au détriment de la sécurité, fustige la Cour des comptes. Fragilisée, sa présidente Laurence des Cars doit travailler avec le responsable de la restauration de la cathédrale Notre-Dame, Philippe Jost, chargé par la ministre de la Culture Rachida Dati, de “réorganiser en profondeur le musée”.Le musée est perturbé à la mi-décembre par un mouvement de grève contre le manque d’effectifs, la vétusté et le projet de rénovation, annoncé en début d’année par Emmanuel Macron, qui prévoit un nouvel accès et une salle spéciale pour la Joconde.- Ex-président en prison -Une première en France et dans l’Union européenne: l’ex-président français Nicolas Sarkozy est incarcéré, le 21 octobre à la prison parisienne de la Santé, après sa condamnation pour association de malfaiteurs dans l’affaire du financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007.L’ancien chef de l’Etat, condamné le 25 septembre à cinq ans de prison, est incarcéré en vertu d’une mesure d'”exécution provisoire” qui permet l’application d’une peine sans attendre l’examen d’un recours. Libéré trois semaines plus tard, M. Sarkozy publie en décembre “Journal d’un prisonnier” où il raconte sa détention et indique qu’il ne s’associerait pas à un éventuel “front républicain” contre le Rassemblement national. Ce livre devient rapidement un succès de librairie.L’ex-président doit être jugé en appel pour cette même affaire, du 16 mars au 3 juin 2026, et risque un nouveau procès dans l’affaire liée de la rétractation de l’intermédiaire Ziad Takieddine.En février, il avait été le premier ancien président à être mis sous bracelet électronique après sa condamnation dans l’affaire dite des écoutes.La même mesure d’exécution provisoire a été appliquée contre la cheffe de file de l’extrême droite Marine Le Pen, condamnée en avril à une peine d’inéligibilité pour détournement de fonds dans l’affaire des assistants parlementaires européens.Elle est empêchée de se présenter à l’élection présidentielle, du moins jusqu’à son procès en appel, programmé en janvier et février 2026 avec un délibéré attendu quatre mois plus tard.- Valse de Premiers ministres -Michel Barnier, victime d’une motion de censure le 4 décembre 2024, laisse sa place au centriste et vétéran de la politique François Bayrou.Il est remercié neuf mois plus tard après l’échec d’un vote de confiance sur la question budgétaire, après avoir été durement secoué par le scandale des violences physiques et sexuelles au collège-lycée catholique de Bétharram (Pyrénées-Atlantiques) où plusieurs de ses enfants avaient été scolarisés et où sa femme enseignait le catéchisme.Une commission d’enquête parlementaire pointe un “défaut d’action” de sa part quand il était ministre de l’Education, ce qu’il réfute. Mais il n’est pas mis en cause directement.Son successeur est un fidèle du président: Sébastien Lecornu met près d’un mois pour annoncer un gouvernement qui ne survivra que… 14 heures. Le record du gouvernement le plus court est pulvérisé.Renommé à Matignon quatre jours après sa démission, M. Lecornu présente un second gouvernement le 12 octobre, mêlant société civile, profils techniques et politiques. L’objectif est de boucler le projet de budget 2026 et d’échapper à la censure grâce à l’abstention des députés socialistes après la suspension de la réforme des retraites. Tâche ardue dont une première partie est réalisée le 16 décembre avec le vote du budget de la Sécurité sociale alors que le gouvernement doit gérer en même temps la colère agricole liée à l’accord UE-Mercosur et à l’épidémie de dermatose nodulaire qui touche les troupeaux de vaches dans le sud de la France.Mais l’échec des députés et sénateurs à s’entendre sur le budget en commission mixte paritaire, le 19 décembre, contraint le Premier ministre à préparer une loi spéciale pour assurer la continuité de l’Etat jusqu’à la reprise des débats parlementaires début 2026.- Le PSG sur le toit de l’Europe -Quatorze ans après son rachat par le Qatar, le Paris Saint-Germain (PSG) a enfin touché du doigt le Graal, en remportant le 31 mai à Munich la première Ligue des champions de son histoire, la deuxième pour le football français après le sacre de l’OM en 1993. Plus que le Ballon d’Or Ousmane Dembélé ou tout autre joueur, ce succès porte la signature de l’entraîneur Luis Enrique. Le technicien espagnol, arrivé aux commandes de l’équipe à l’été 2023, a profité du départ de Kylian Mbappé au Real Madrid en 2024 pour métamorphoser le jeu parisien, trop longtemps dépendant du talent de ses stars.Sous ses ordres, le collectif a pris le dessus sur les individualités et le PSG est devenu une véritable machine au fil de sa campagne européenne, terrassant des adversaires prestigieux comme Manchester City, Liverpool ou Arsenal avant un chef d’oeuvre en finale contre l’Inter Milan (5-0), le 31 mai à Munich. Le club ajoute à son palmarès, le 17 décembre, la première Coupe Intercontinentale du foot français, battant en finale le club brésilien de Flamengo.- Premiers plongeons dans la Seine –Pour la première fois depuis 1923, le public peut à nouveau se baigner dans la Seine à Paris, après d’importants travaux de dépollution. Plus d’un quart de siècle après la promesse faite par Jacques Chirac alors qu’il était maire de la capitale, les Parisiens et touristes ont pu, durant l’été, plonger et se rafraîchir dans trois zones de baignade aménagées sur le fleuve.Pour la maire de Paris, Anne Hidalgo, l’ouverture de la Seine aux baigneurs, “c’est aussi une façon d’adapter la ville aux évolutions de températures” avec des canicules de plus en plus fréquentes et intenses. L’expérience est un succès avec environ 100.000 baigneurs comptabilisés à la fin août.- Deux millions de signatures –Jamais une nouvelle loi n’avait suscité autant de signatures à son encontre: une pétition contre la loi Duplomb -loi favorisant l’agriculture productiviste, adoptée début juillet avec le soutien des macronistes LR et de l’extrême droite- a recueilli en quelques semaines plus de deux millions de signatures.Un mois plus tard, le Conseil constitutionnel censure l’article le plus décrié, la réintroduction sous conditions d’un pesticide interdit de la famille des néonicotinoïdes.Mais les deux autres grands volets de cette loi -simplifications administratives accordées aux plus gros élevages et construction d’ouvrages de stockage d’eau- sont validés par les Sages. Malgré son succès, la pétition ne permettra pas de revenir sur ces dispositions.- Une loi contre le narcotrafic -Adoptée par une large majorité au Parlement en avril, une loi contre les narcotrafics crée des quartiers de haute sécurité pour les trafiquants, un parquet spécialisé et de nouveaux outils d’investigation pour les enquêteurs. Au même moment, plusieurs prisons sont l’objet d’attaques (tirs d’armes automatiques et véhicules incendiés) imputées au narcotrafic. Arrêté en février à l’issue de neuf mois de cavale après une évasion meurtrière, le narcotrafiquant Mohamed Amra est l’un des premiers à intégrer, en juillet, ces nouveaux quartiers de haute sécurité, à la prison de Vendin-le-Vieil (Pas-de-Calais).En novembre, Marseille est ébranlée par le meurtre du frère d’un militant écologiste engagé contre le narcobanditisme, un “crime d’intimidation”, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. Emmanuel Macron se rend le 16 décembre sur la tombe du jeune marseillais et promet d’intensifier la “guerre” contre le narcotrafic.- Têtes de cochon et peinture: le spectre de l’ingérence -Après les mains rouges sur le Mur des Justes au Mémorial de la Shoah et des cercueils au pied de la tour Eiffel en 2024, la France est à nouveau l’objet d’actions chocs destinées à “semer le trouble” et “créer des fractures”.Fin avril, le Mémorial de la Shoah est visé, ainsi que trois synagogues, par des jets de peinture. Trois Serbes sont inculpés et écroués, suspectés d’avoir dégradé ces lieux “dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère”, possiblement la Russie.En septembre, des têtes de porc, animal considéré comme impur par l’islam, sont déposées devant des mosquées, à Paris et en région parisienne, “par des personnes de nationalité étrangère qui ont aussitôt quitté le territoire”, selon le Parquet qui dénonce “une volonté manifeste de provoquer le trouble au sein de la nation”.- Sans aveux, ni remords –Un procès sans corps de victime, sans aveux, ni remords de l’accusé: le procès de Cédric Jubillar pour le meurtre de son épouse Delphine captive médias et public. Le peintre-plaquiste de 38 ans reste inébranlable dans les dénégations: a-t-il étranglé l’infirmière de 33 ans avec laquelle il était en instance de séparation? Il nie pendant près d’un mois devant la cour d’assises d’Albi (Tarn).Il est condamné le 17 octobre à 30 ans de réclusion criminelle, verdict pour lequel il fait appel. “On condamne un homme sans corps, sans scène de crime, sans preuves, avec un faisceau d’indices”, selon l’un de ses avocats. C’est un homme “autocentré sans aucune remise en question” et qui “n’a donné aucune information sur l’endroit où se trouve le corps de son épouse”, estime, au contraire, la cour.Autre affaire hors norme, l’anesthésiste Frédéric Péchier est condamné, le 18 décembre, à la perpétuité pour 30 empoisonnements de patients dans des cliniques à Besançon, dont 12 décès, verdict contre lequel il va faire appel.- C8 et TPMP boutés hors de la TNT -Le 28 février à minuit, les écrans deviennent noirs sur les canaux 8 et 12 de la TNT. Dans une décision inédite, prenant une tournure politique, le régulateur de l’audiovisuel (Arcom) a décidé de ne pas renouveler les fréquences des chaînes NRJ 12 et C8.Cette dernière, propriété du groupe Canal+, détenu par le milliardaire conservateur Vincent Bolloré, paie des “manquements réitérés” de la chaîne, essentiellement à cause des dérapages de son animateur star Cyril Hanouna dans son émission “Touche pas à mon poste (TPMP)”, qui a cumulé plus de 7 millions d’euros d’amendes.Près de deux millions de téléspectateurs la suivaient en moyenne, jusqu’à presque 3,7 millions pour le dernier show. Cyril Hanouna y annonce rebondir sur W9, au sein du groupe M6. S’en suit un grand chamboulement des numérotations des chaînes de la TNT et l’arrivée de deux nouvelles chaînes.

Coupe de France: Nice, la qualification pour retrouver un peu de sérénité

A Nice, la situation continue d’être instable, et si les retours de Jean-Pierre Rivère et Maurice Cohen pour remplacer Fabrice Bocquet à la direction du club visent à redonner un cap, c’est surtout la désastreuse spirale sportive qu’il faut casser face à Saint-Étienne (L2) en Coupe de France.Au-delà de la déflagration interne qu’a provoquée la soirée du 30 novembre, où certains supporters ont pris à partie les joueurs, de retour d’une défaite à Lorient (3-1), au-delà des incessantes répercussions, à commencer par les plaintes contre X portées par Terem Moffi et Jérémie Boga, toujours en arrêt maladie, puis par le club, ainsi que le désamour des supporters pour cette équipe, c’est d’abord la situation sportive qui préoccupe Franck Haise.Lui qui avait proposé d’être un fusible mais qui a, de nouveau, été conforté dans sa tâche d’entraîneur par Rivère vendredi, ne compte pas voir son équipe, qui vient d’enchaîner neuf défaites consécutives, s’incliner une 25e fois en 2025, pour son 48e match sur la période. “Ça s’arrêtera un jour, soyez-en sûr, certifie-t-il. J’espère que ça sera contre Saint-Étienne”, 2e de L2, “qui a beaucoup de qualité offensive”, et avec qui “l’écart actuel ne doit pas être gigantesque”, prédit-il.Avec 12 joueurs absents, entre quatre départs à la Coupe d’Afrique des nations et les blessés, Haise continue de se débattre, et convient qu’en cas de qualification “tout le monde serait content”. “Ça fera du bien de casser la série, de se dire qu’on reste dans cette compétition. Ça donnera un peu de force et de confiance pour la reprise. Pour autant, tout ne sera pas réglé.”Mais “dans la période actuelle, je signerais tout de suite”, assène-t-il. Car si, contre Braga (0-1) et à Lens (0-2), il a entrevu des signaux positifs, ses joueurs doivent “être plus efficace dans l’approche des deux buts”, malgré “la fébrilité”, et “le déchet technique”, qui en découle.- “Six mois qui m’ont fait vieillir” -“On ne va pas, en claquant des doigts, dire qu’on sort du contexte de la Ligue 1 et de la Coupe d’Europe, dit-il. C’est au-delà. Il faut avancer sur les progrès récents, et aller chercher d’autres choses, plus loin pour enfin parvenir à faire basculer un match.”Pour que ses hommes y parviennent, il assure continuer à s’investir. Et de préciser: “La situation est assez difficile comme ça pour ne pas baisser la garde”.”La question est +quel est le rôle d’un entraîneur?+, interroge-t-il encore. Entraîner, changer les joueurs, les systèmes, les entraînements, regonfler certains, expliquer à d’autres qu’ils ne sont pas sur la bonne voie. Qu’il gagne ou perde, l’entraîneur a le même rôle. Il n’est pas vu de la même manière. Mais son rôle change peu.”Dimanche, dans un stade “malheureusement à huis clos, parce que, même si c’est aussi difficile et compliqué de ce côté-là, je préfère que des gens assistent au match et qu’on puisse parvenir à les emmener avec nous durant le match”, explique-t-il, il va encore mettre son ouvrage sur le métier. Histoire de terminer 2025 avec un sourire.”On ne va pas revenir sur tout ce qui s’est passé, synthétise-t-il. Il n’y aura pas de baguette magique le 25, ni le 31. Des choses restent mais sont derrière. On est là pour avancer, pour que 2026 soit meilleur que le deuxième semestre 2025.”Puis il conclut: “En voyant les photos il y a quelques années, je vois que je vieillis. Mais ces six mois-là m’ont fait vieillir encore un peu plus.”

Macron en visite aux Emirats pour fêter Noël avec les troupes

Emmanuel Macron a entamé dimanche matin une visite aux Emirats arabes unis pour célébrer Noël avec les forces françaises qui y sont déployées et vanter son partenariat avec ce pays du Golfe, dont Paris espère plus de coopération dans sa lutte contre le narcotrafic.Le président français, accompagné notamment de sa ministre des Armées Catherine Vautrin, est arrivé en fin de matinée (en heure locale) à Abou Dhabi, ont constaté des journalistes de l’AFP.    Il doit tout d’abord visiter le musée national Zayed. Puis il aura un entretien avec le président émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, afin d’évoquer “le renforcement du partenariat stratégique” entre leurs pays, selon l’Elysée, qui souligne leur coopération “en matière de sécurité et de défense”.La France travaille avec les Emirats sur le plan militaire, plus de 900 soldats français y étant déployés sur trois bases.C’est devant eux qu’Emmanuel Macron doit s’exprimer dimanche après-midi, avant de partager un dîner de Noël préparé par les chefs cuisiniers de l’Elysée.Le président célèbre traditionnellement les fêtes de fin d’année auprès de troupes françaises déployées à l’étranger.Les Emirats ont été choisis cette fois car “la région cristallise un ensemble de crises”, a précisé la présidence française cette semaine.- “Guerre” du narco -La France coopère avec les Emirats sur un éventail de domaines allant de l’intelligence artificielle à la culture, en passant bien sûr par le commerce. Le pays pétrolier est son premier client en termes d’exportations au Proche et Moyen Orient, selon l’Elysée.Paris veut désormais s’assurer de l’appui des Emirats dans la “guerre” déclarée par l’exécutif au narcotrafic.D’importants narcotrafiquants s’y seraient installés, notamment à Dubaï, et se sont parfois constitué des patrimoines immobiliers imposants.Le sujet est omniprésent en France depuis l’assassinat en novembre de Mehdi Kessaci, le frère d’un militant engagé contre le narcotrafic, abattu en plein jour à Marseille.Mardi, dans la cité phocéenne, Emmanuel Macron a dit vouloir rechercher la coopération des pays où se trouvent certaines “têtes de réseau”, afin de “pouvoir saisir leurs biens” et obtenir leur arrestation.Son ministre de la Justice Gérald Darmanin a déjà réclamé en novembre aux Emirats arabes unis l’extradition d’une quinzaine de narcotrafiquants présumés recherchés par la France.- Houthis -Certains des soldats français déployés aux Emirats contribuent à la lutte contre le narcotrafic.Sur l’imposante frégate “La Provence”, des militaires de la marine tentent de repérer et d’intercepter des bateaux transportant de la drogue.Ils se trouvent à proximité de l’océan Indien, une route importante. Les trafiquants passent souvent par le golfe d’Aden, vers la Somalie ou le Yémen, ou alors vers l’Afrique de l’Ouest. En 2025, “plus d’une vingtaine de tonnes de drogue” ont déjà été saisies par la marine française dans la zone de l’Océan Indien, soit une valeur marchande pouvant atteindre plusieurs centaines de millions d’euros, selon le commandant de frégate Pascal Forissier.Autant de stupéfiants sortis du marché. Mais, reconnaît le militaire, les saisies ne représentent “qu’une petite partie” de toute la drogue en circulation.Le narcotrafic ne constitue qu’une facette de leurs responsabilités. La France participe à l’opération Aspides, qui protège les bateaux contre les frappes des Houthis en mer rouge.En plus de cela, les soldats français aux Emirats sont engagés dans l’opération Chammal, au sein de la coalition contre le groupe Etat islamique.D’après l’Elysée, la présence des troupes aux Emirats illustre la volonté de la France de conserver une capacité “d’action autonome dans un contexte international tendu”.Lundi, Emmanuel Macron devrait être aux premières loges pour observer les moyens militaires français dans la zone au cours d’une démonstration organisée pour conclure sa visite.Il reprendra ensuite l’avion pour Paris, où l’attend l’épineux dossier du budget de l’Etat. Faute d’accord entre députés et sénateurs sur la question, un conseil des ministres doit se tenir lundi soir pour tenter de sortir enfin du blocage.

Macron en visite aux Emirats pour fêter Noël avec les troupes

Emmanuel Macron a entamé dimanche matin une visite aux Emirats arabes unis pour célébrer Noël avec les forces françaises qui y sont déployées et vanter son partenariat avec ce pays du Golfe, dont Paris espère plus de coopération dans sa lutte contre le narcotrafic.Le président français, accompagné notamment de sa ministre des Armées Catherine Vautrin, est arrivé en fin de matinée (en heure locale) à Abou Dhabi, ont constaté des journalistes de l’AFP.    Il doit tout d’abord visiter le musée national Zayed. Puis il aura un entretien avec le président émirati, cheikh Mohammed ben Zayed Al Nahyane, afin d’évoquer “le renforcement du partenariat stratégique” entre leurs pays, selon l’Elysée, qui souligne leur coopération “en matière de sécurité et de défense”.La France travaille avec les Emirats sur le plan militaire, plus de 900 soldats français y étant déployés sur trois bases.C’est devant eux qu’Emmanuel Macron doit s’exprimer dimanche après-midi, avant de partager un dîner de Noël préparé par les chefs cuisiniers de l’Elysée.Le président célèbre traditionnellement les fêtes de fin d’année auprès de troupes françaises déployées à l’étranger.Les Emirats ont été choisis cette fois car “la région cristallise un ensemble de crises”, a précisé la présidence française cette semaine.- “Guerre” du narco -La France coopère avec les Emirats sur un éventail de domaines allant de l’intelligence artificielle à la culture, en passant bien sûr par le commerce. Le pays pétrolier est son premier client en termes d’exportations au Proche et Moyen Orient, selon l’Elysée.Paris veut désormais s’assurer de l’appui des Emirats dans la “guerre” déclarée par l’exécutif au narcotrafic.D’importants narcotrafiquants s’y seraient installés, notamment à Dubaï, et se sont parfois constitué des patrimoines immobiliers imposants.Le sujet est omniprésent en France depuis l’assassinat en novembre de Mehdi Kessaci, le frère d’un militant engagé contre le narcotrafic, abattu en plein jour à Marseille.Mardi, dans la cité phocéenne, Emmanuel Macron a dit vouloir rechercher la coopération des pays où se trouvent certaines “têtes de réseau”, afin de “pouvoir saisir leurs biens” et obtenir leur arrestation.Son ministre de la Justice Gérald Darmanin a déjà réclamé en novembre aux Emirats arabes unis l’extradition d’une quinzaine de narcotrafiquants présumés recherchés par la France.- Houthis -Certains des soldats français déployés aux Emirats contribuent à la lutte contre le narcotrafic.Sur l’imposante frégate “La Provence”, des militaires de la marine tentent de repérer et d’intercepter des bateaux transportant de la drogue.Ils se trouvent à proximité de l’océan Indien, une route importante. Les trafiquants passent souvent par le golfe d’Aden, vers la Somalie ou le Yémen, ou alors vers l’Afrique de l’Ouest. En 2025, “plus d’une vingtaine de tonnes de drogue” ont déjà été saisies par la marine française dans la zone de l’Océan Indien, soit une valeur marchande pouvant atteindre plusieurs centaines de millions d’euros, selon le commandant de frégate Pascal Forissier.Autant de stupéfiants sortis du marché. Mais, reconnaît le militaire, les saisies ne représentent “qu’une petite partie” de toute la drogue en circulation.Le narcotrafic ne constitue qu’une facette de leurs responsabilités. La France participe à l’opération Aspides, qui protège les bateaux contre les frappes des Houthis en mer rouge.En plus de cela, les soldats français aux Emirats sont engagés dans l’opération Chammal, au sein de la coalition contre le groupe Etat islamique.D’après l’Elysée, la présence des troupes aux Emirats illustre la volonté de la France de conserver une capacité “d’action autonome dans un contexte international tendu”.Lundi, Emmanuel Macron devrait être aux premières loges pour observer les moyens militaires français dans la zone au cours d’une démonstration organisée pour conclure sa visite.Il reprendra ensuite l’avion pour Paris, où l’attend l’épineux dossier du budget de l’Etat. Faute d’accord entre députés et sénateurs sur la question, un conseil des ministres doit se tenir lundi soir pour tenter de sortir enfin du blocage.