7-Octobre: Hachette rappelle aussi un dictionnaire et examine tous ses ouvrages scolaires

Après trois manuels de révision, le groupe d’édition Hachette a rappelé un dictionnaire qualifiant de “colons juifs” les victimes de l’attaque du 7 octobre 2023 en Israël et va passer en revue tous ses ouvrages scolaires et parascolaires, a-t-il annoncé vendredi.Le dictionnaire, un Larousse pour les collégiens vendu à quelques centaines d’exemplaires, contenait la même phrase repérée dans trois ouvrages de révision parascolaires mardi par la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), a précisé Hachette à l’AFP.Il y est écrit: “En octobre 2023, à la suite de la mort de plus de 1.200 colons juifs lors d’une série d’attaques du Hamas, Israël décide de renforcer son blocus économique et d’envahir une grande partie de la Bande de Gaza, entraînant une crise humanitaire de grande ampleur dans la région.”Les quatre ouvrages, qui ont été immédiatement retirés de la vente, font l’objet d’une procédure de rappel et seront détruits, a indiqué Hachette dans un communiqué. Le groupe va lancer “une vérification intégrale de ses ouvrages scolaires, périscolaires et de ses dictionnaires”, a-t-il détaillé. Le numéro un français de l’édition, passé sous le contrôle du milliardaire ultraconservateur Vincent Bolloré fin 2023, a déjà ouvert une enquête interne “pour déterminer les raisons qui ont conduit à une telle erreur”.Il assure qu’il va mettre en place “un nouveau processus de vérification renforcé pour toutes ses prochaines publications” dans ces collections. Le président français Emmanuel Macron avait jugé mercredi “intolérable” que ces ouvrages de révision du baccalauréat “falsifient les faits” au sujet des “attentats terroristes et antisémites du Hamas du 7 octobre” 2023. “Le révisionnisme n’a pas sa place en République”, avait-il ajouté sur le réseau social X.Le 7 octobre 2023, des commandos du mouvement islamiste palestinien Hamas ont lancé une attaque surprise sans précédent en Israël qui a entraîné la mort de plus de 1.200 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles.En riposte, Israël a lancé une offensive dans la bande de Gaza, faisant plus de 70.900 morts en deux ans, d’après les chiffres du ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, jugés fiables par l’ONU. Une trêve fragile est en vigueur depuis octobre.

Budget: Lecornu abat de nouvelles cartes pour éviter la censure

En quête d’un compromis sur le budget pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a abattu de nouvelles cartes vendredi susceptibles de “rassembler”, sans dire par quelle voie, 49.3 ou ordonnance, il comptait procéder pour l’adoption du texte.Dans une allocution d’environ vingt minutes depuis la cour de Matignon, il a énuméré une série de mesures pour un budget présenté comme “meilleur” et “responsable”, assurant qu’il permettrait de réduire le déficit à l’objectif fixé de 5% du PIB, au lieu de 5,3% à ce stade des discussions parlementaires.Le PS réclamait des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes ainsi que sur le logement et la transition écologique.Sébastien Lecornu a notamment annoncé la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité, un complément de revenu versé aux travailleurs à revenus modestes, pour “plus de trois millions de ménages”. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, a précisé l’entourage du Premier ministre.En matière de logement, il envisage une augmentation de 400 millions d’euros des moyens pour les bailleurs sociaux et renonce à l’année blanche “pour les allocations sur le logement” (APL).”Les avancées sont réelles”, s’est félicité le Parti socialiste dans un communiqué. “Plusieurs points nécessitent encore des échanges avec le gouvernement”, a toutefois ajouté le chef du groupe socialiste à l’Assemblée Boris Vallaud.”On a des concessions qui sont très minimes”, a jugé de son côté sur BFMTV le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel. “Ca reste un budget catastrophique”, a-t-il ajouté en pointant qu’aucune annonce n’avait été faite pour dégager des recettes supplémentaires.- “Tristesse” -Avant même sa prise de parole, le chef du gouvernement avait annoncé la généralisation des repas universitaires à 1 euro, réclamée par le PS.Faute d’accord des députés pour adopter un budget, il a confié sa “tristesse” d’avoir vu sa méthode – laisser la main au Parlement- échouer sur le budget de l’Etat alors que les députés étaient parvenus à voter celui de la Sécurité sociale.Le Premier ministre s’est donné jusqu’à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du PS. Sur le fond mais aussi sur la forme, même s’il n’a pas dit vendredi son choix entre les deux outils constitutionnels à sa disposition (49.3 ou ordonnance), perçus par ses opposants comme des “passages en force”.Le gouvernement a suspendu jeudi soir les interminables débats budgétaires à l’Assemblée, actant l’impossibilité d’aller à un vote sur le budget de l’Etat.Sébastien Lecornu, qui s’est rendu vendredi matin à l’Elysée, théâtre d’un défilé de ministres, a averti qu’un renversement de son gouvernement serait synonyme d’élections législatives anticipées qui pourraient coïncider avec les municipales (15 et 22 mars).Il a de nouveau fustigé la “stratégie cynique et profondément délibérée” de LFI et du RN, accusés de “saboter” les débats.”La seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c’est de défendre les Français”, lui a rétorqué la cheffe de file du RN Marine Le Pen lors d’un meeting à Marseille vendredi soir, en surnommant le Premier ministre “Caliméro Lecornu”.Pour les collectivités locales, en attente d’un geste financier à quelques semaines des élections municipales, M. Lecornu a dit qu’elles participeraient à l’effort “dans des proportions acceptables”, sans donner de chiffre.Il n’a rien dit d’une éventuelle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 6,3 mds d’euros et aider à la négociation avec le PS mais repoussée à l’Assemblée. – Trancher -Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre devrait donc avoir d’ici là choisi de recourir soit à l’article 49.3 de la Constitution, soit à une ordonnance budgétaire (article 47).L’article 49.3, auquel Sébastien Lecornu avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS pour éviter une censure, permettrait au gouvernement de faire passer un budget sans vote en retenant les amendements de son choix.Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l’ensemble du texte), s’exposant à chaque fois à une censure.Pour Sébastien Lecornu, comme pour les socialistes, un recours au 49.3 aurait un goût amer. Son abandon était la marque de son action et, pour le PS, le retour au parlementarisme.L’ordonnance, soit l’inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais, contrairement au 49.3, elle permettrait de doter le pays d’un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.Un projet d’ordonnance budgétaire serait à l’étude à Matignon, selon une source à Bercy, mais cela ne veut pas dire que le gouvernement choisira cette option.pol-are-tg-la/sde/frd/

Budget: Lecornu abat de nouvelles cartes pour éviter la censure

En quête d’un compromis sur le budget pour éviter la censure, Sébastien Lecornu a abattu de nouvelles cartes vendredi susceptibles de “rassembler”, sans dire par quelle voie, 49.3 ou ordonnance, il comptait procéder pour l’adoption du texte.Dans une allocution d’environ vingt minutes depuis la cour de Matignon, il a énuméré une série de mesures pour un budget présenté comme “meilleur” et “responsable”, assurant qu’il permettrait de réduire le déficit à l’objectif fixé de 5% du PIB, au lieu de 5,3% à ce stade des discussions parlementaires.Le PS réclamait des mesures en faveur du pouvoir d’achat des plus modestes ainsi que sur le logement et la transition écologique.Sébastien Lecornu a notamment annoncé la revalorisation du barème de l’impôt sur le revenu et une augmentation de “50 euros en moyenne” de la prime d’activité, un complément de revenu versé aux travailleurs à revenus modestes, pour “plus de trois millions de ménages”. Cette dernière mesure coûtera “de l’ordre de de 2 milliards d’euros” par an, a précisé l’entourage du Premier ministre.En matière de logement, il envisage une augmentation de 400 millions d’euros des moyens pour les bailleurs sociaux et renonce à l’année blanche “pour les allocations sur le logement” (APL).”Les avancées sont réelles”, s’est félicité le Parti socialiste dans un communiqué. “Plusieurs points nécessitent encore des échanges avec le gouvernement”, a toutefois ajouté le chef du groupe socialiste à l’Assemblée Boris Vallaud.”On a des concessions qui sont très minimes”, a jugé de son côté sur BFMTV le président LFI de la commission des Finances de l’Assemblée, Eric Coquerel. “Ca reste un budget catastrophique”, a-t-il ajouté en pointant qu’aucune annonce n’avait été faite pour dégager des recettes supplémentaires.- “Tristesse” -Avant même sa prise de parole, le chef du gouvernement avait annoncé la généralisation des repas universitaires à 1 euro, réclamée par le PS.Faute d’accord des députés pour adopter un budget, il a confié sa “tristesse” d’avoir vu sa méthode – laisser la main au Parlement- échouer sur le budget de l’Etat alors que les députés étaient parvenus à voter celui de la Sécurité sociale.Le Premier ministre s’est donné jusqu’à mardi pour trouver une solution acceptable aux yeux du PS. Sur le fond mais aussi sur la forme, même s’il n’a pas dit vendredi son choix entre les deux outils constitutionnels à sa disposition (49.3 ou ordonnance), perçus par ses opposants comme des “passages en force”.Le gouvernement a suspendu jeudi soir les interminables débats budgétaires à l’Assemblée, actant l’impossibilité d’aller à un vote sur le budget de l’Etat.Sébastien Lecornu, qui s’est rendu vendredi matin à l’Elysée, théâtre d’un défilé de ministres, a averti qu’un renversement de son gouvernement serait synonyme d’élections législatives anticipées qui pourraient coïncider avec les municipales (15 et 22 mars).Il a de nouveau fustigé la “stratégie cynique et profondément délibérée” de LFI et du RN, accusés de “saboter” les débats.”La seule stratégie que nous avons, monsieur le Premier ministre, c’est de défendre les Français”, lui a rétorqué la cheffe de file du RN Marine Le Pen lors d’un meeting à Marseille vendredi soir, en surnommant le Premier ministre “Caliméro Lecornu”.Pour les collectivités locales, en attente d’un geste financier à quelques semaines des élections municipales, M. Lecornu a dit qu’elles participeraient à l’effort “dans des proportions acceptables”, sans donner de chiffre.Il n’a rien dit d’une éventuelle surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises, censée rapporter 6,3 mds d’euros et aider à la négociation avec le PS mais repoussée à l’Assemblée. – Trancher -Les discussions budgétaires sont censées reprendre mardi après-midi et le Premier ministre devrait donc avoir d’ici là choisi de recourir soit à l’article 49.3 de la Constitution, soit à une ordonnance budgétaire (article 47).L’article 49.3, auquel Sébastien Lecornu avait solennellement renoncé en octobre à la demande du PS pour éviter une censure, permettrait au gouvernement de faire passer un budget sans vote en retenant les amendements de son choix.Mais il devrait l’utiliser potentiellement trois fois (sur les dépenses, les recettes puis l’ensemble du texte), s’exposant à chaque fois à une censure.Pour Sébastien Lecornu, comme pour les socialistes, un recours au 49.3 aurait un goût amer. Son abandon était la marque de son action et, pour le PS, le retour au parlementarisme.L’ordonnance, soit l’inscription du budget dans un texte sans passer devant le Parlement, serait inédite mais, contrairement au 49.3, elle permettrait de doter le pays d’un budget même si le gouvernement devait être censuré par la suite.Un projet d’ordonnance budgétaire serait à l’étude à Matignon, selon une source à Bercy, mais cela ne veut pas dire que le gouvernement choisira cette option.pol-are-tg-la/sde/frd/

Trump threatens tariffs as US lawmakers back Denmark, Greenland

Donald Trump on Friday warned that he could slap tariffs on countries that do not support his Greenland takeover plans, as US Congress members visited Copenhagen to give their backing for Denmark and its autonomous Arctic island.The bipartisan delegation, on a two-day trip to the Danish capital, said the US president’s long-held territorial ambitions — strongly rejected by Denmark — were not shared by the American people.Europeans have also been showing their backing for Greenland, in a military reconnaissance mission that a Danish general said Washington was invited to and which was linked to what Russia does after the war in Ukraine.Trump, again insisting the United States needed mineral-rich Greenland for its “national security”, warned that he “may put a tariff” on countries that oppose that stance.The 11 visiting US lawmakers held talks with Danish Prime Minister Mette Frederiksen and her Greenlandic counterpart Jens-Frederik Nielsen, as well as Denmark’s foreign and defence ministers, parliamentarians and business leaders.Republican Senator Lisa Murkowski said there was “good dialogue” and stressed it was important to “nurture” ties between the United States, Denmark and Greenland. “The vast majority” of Americans do not agree that it is a good idea for the United States to acquire Greenland, she told reporters.”Greenland needs to be viewed as our ally, not as an asset,” she added.- ‘One idiot’ -The visit follows a meeting in Washington on Wednesday at which Danish representatives said Copenhagen and Washington were in “fundamental disagreement” over Greenland’s future.Democratic Senator Chris Coons said the purpose of the Congress members’ visit was to “listen respectfully to our friends, our trusted allies and partners here in Denmark and from Greenland”.The lawmakers were then to return to the United States “and share those perspectives so that we can lower the temperature and have a more constructive dialogue about the best path forward”, he said.In Greenland’s capital, Nuuk, residents welcomed the show of support.”Congress would never approve of a military action in Greenland. It’s just one idiot speaking,” a 39-year-old union representative told AFP.”If he (Trump) does it, he’ll get impeached or kicked out. If people in Congress want to save their own democracy, they have to step up,” said the union rep, speaking on condition of anonymity.- Demonstrations -Trump has repeatedly criticised Denmark — a NATO ally — for, in his view, not doing enough to ensure Greenland’s security.The US president has pursued that argument, despite strategically located Greenland — as part of Denmark — being covered by NATO’s security umbrella.The head of Denmark’s Joint Arctic Command, Major General Soren Andersen, said the United States were invited to the military mission, which he said was “about Russia”.”When the war in Ukraine is over, hopefully with a good result for Ukraine, it is our expectation that Russia will move the resources they have been using in Ukraine on other theatres,… including in the Arctic,” he told AFP.”So, in order to prepare for that, we simply have to step up… train, and that is what we are doing up here.”But Andersen said he had not seen any Russian or Chinese combat ships in the area in the two and a half years he has been commander.Military personnel were more visible in Nuuk on Friday, an AFP journalist said, days after Denmark said it was beefing up its defence on the island. The White House has said Trump’s aim to take over Greenland would not be affected by the European military presence, which French armed forces minister Alice Rufo said was a sign that the continent was prepared to defend sovereignty.Britain, Finland, France, Germany, the Netherlands, Norway and Sweden have announced the deployment of small numbers of military personnel to prepare for future exercises in the Arctic. Large demonstrations are planned across Denmark and Greenland on Saturday to protest against Trump’s plan.Thousands of people have taken to social networks to say they intend to take part in the protests organised by Greenlandic associations in Nuuk and Copenhagen, Aarhus, Aalborg and Odense.

Fin du procès de l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, jugement le 26 février

Le tribunal correctionnel de Paris rendra son jugement le 26 février dans le procès pour apologie du terrorisme de l’Iranienne Mahdieh Esfandiari, possible monnaie d’échange avec Téhéran contre les Français Cécile Kohler et Jacques Paris, contre laquelle le parquet a requis un an de prison ferme.À l’issue de quatre jours d’audiences, émaillées de plusieurs incidents, le tribunal a mis sa décision en délibéré dans cette affaire suivie de près. Les autorités iraniennes ont en effet émis le souhait d’échanger, une fois la procédure judiciaire close, leur ressortissante contre les deux Français, incarcérés en Iran en mai 2022 avant d’être condamnés respectivement à 20 et 17 ans de prison, notamment pour espionnage au profit d’Israël, puis libérés début novembre 2025 avec interdiction de quitter le pays. “C’est un arrangement, une négociation entre nos deux États”, a déclaré jeudi soir sur BFMTV l’ambassadeur d’Iran en France, Mohammad Amin Nejad. “Mon souhait est leur retour dès que possible après la réalisation des arrangements entre les deux Etats”.”Le fait que les gens décident sur mon sort, sans me demander mon avis, ça me fait mal”, a déclaré la prévenue de 39 ans dans ses derniers mots avant la clôture du procès. “Dire que je suis venue pour faire de l’ingérence, je le perçois comme une insulte à mon égard”, a-t-elle aussi dit, la voix tremblante.Dans cette affaire, jugée en pleine vague de protestation étouffée en Iran par la répression, Mahdieh Esfandiari a comparu pour apologie du terrorisme mais aussi provocation directe en ligne à un acte de terrorisme (des délits passibles de sept ans d’emprisonnement et 100.000 euros d’amende), injure publique en ligne en raison de l’origine, ethnie, nation, race ou religion et association de malfaiteurs. Quatre autres hommes étaient jugés à ses côtés.- Un an ferme requis -À son encontre, le parquet a requis quatre ans de prison dont trois avec sursis, et une interdiction définitive du territoire français à son encontre. La procureure a estimé qu’il n’était pas nécessaire de la réincarcérer, étant donné qu’elle avait déjà effectué huit mois de détention provisoire, jusqu’en octobre dernier. La justice française l’accuse d’avoir alimenté en publications les comptes de l’organisation Axe de la Résistance en 2023 et 2024, notamment sur les plateformes Telegram, X, Twitch et YouTube et le site Egalité et Réconciliation de l’essayiste d’extrême droite multicondamné Alain Soral.En particulier, le compte Telegram de cette organisation a fait l’apologie de l’attaque sanglante menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas le 7 octobre 2023 en Israël, incitant à des actes de terrorisme et injuriant la communauté juive, ce qui a mené le ministère de l’Intérieur à faire un signalement à la justice.Contre les quatre autres prévenus de ce dossier, le ministère public a réclamé jusqu’à trois ans de prison ferme, la peine la plus lourde étant demandée pour Alain Soral, absent. Une amende de 30.000 euros et un mandat d’arrêt ont aussi été requis contre celui qui cumule 30 mentions à son casier judiciaire.À la barre, Mahdieh Esfandiari avait reconnu être à l’origine de la chaîne Axe de la Résistance mais contesté être l’autrice des publications.- “Ingérence étrangère” -“Elle se présente devant nous sous un jour parfaitement lisse”, mais “elle est au centre du dispositif”, a soutenu la procureure, qui a appelé le tribunal à prendre en compte le contexte d'”ingérence étrangère” dans ce dossier, bien que cet aspect-là ne fasse pas l’objet de poursuites.”Ce dossier est un dossier bien plus iranien que palestinien”, a-t-elle souligné, prenant soin par ailleurs d’indiquer qu’il ne signifiait “pas la criminalisation du soutien à la cause palestinienne, qui est un débat d’intérêt général” et “mérite bien mieux que cela”.Une ingérence soulevée par les avocats des parties civiles.Me Ilana Soskin, conseil de la Licra, a observé que Mahdieh Esfandiari, qui avait notamment confié pendant les débats son admiration pour les Gardiens de la révolution, prenait “ses instructions directement auprès du bureau du Guide” suprême iranien afin d'”importer en France le narratif de (d’Ali) Khamenei, pour diffuser le discours islamique des mollahs”.”On a fait d’elle une espionne, un agent du régime iranien”, a déploré Me Antoine Pastor, qui défend la prévenue avec Me Nabil Boudi. Alors que “c’est simplement une militante sincèrement et profondément engagée, qui revendique une lecture politique et historique” du 7 octobre 2023 “qui est d’un intérêt général majeur”.”On est face à une procédure qui interroge sur l’état de la liberté d’expression dans notre démocratie aujourd’hui”, a-t-il encore lancé.

South Africa flood toll rises, large parts of Mozambique submergedFri, 16 Jan 2026 19:25:49 GMT

Authorities in South Africa on Friday recovered two more bodies from widespread flooding that has cut access to the famed Kruger National Park and put parts of neighbouring Mozambique under water.Heavy rains have drenched northeastern South Africa since late last year, claiming at least 30 lives, and the region is on maximum alert for more …

South Africa flood toll rises, large parts of Mozambique submergedFri, 16 Jan 2026 19:25:49 GMT Read More »

China, Canada reach ‘landmark’ deal on tariffs, visas

Canada’s Prime Minister Mark Carney and Chinese President Xi Jinping agreed on a raft of measures from trade to tourism on Friday at the first meeting between the countries’ leaders in Beijing in eight years.The Canadian leader hailed a “landmark deal” under a “new strategic partnership” with China, turning the page on years of diplomatic spats, tit-for-tat arrests and tariff disputes.Carney has sought to reduce his country’s reliance on the United States, its key economic partner and traditional ally, as President Donald Trump has aggressively raised tariffs on Canadian products.”Canada and China have reached a preliminary but landmark trade agreement to remove trade barriers and reduce tariffs,” Carney told a news conference after meeting with Xi.Under the deal, China — which used to be Canada’s largest market for canola seed — is expected to reduce tariffs on canola products by March 1 to around 15 percent, down from the current 84 percent.China will also allow Canadian visitors to enter the country visa‑free.In turn, Canada will import 49,000 Chinese electric vehicles (EVs) under new, preferential tariffs of 6.1 percent.”This is a return to the levels that existed prior to recent trade frictions,” Carney said of the EV deal.Trump, who has cut off trade talks with Ottawa and insists the United States does not need any products from its northern neighbour, told reporters it was “good” that Carney had secured an agreement during his trip.”If he can get a trade deal with China, he should do that,” the president said.The head of the Canola Council of Canada, Chris Davison, called the deal an “important milestone”.But the Global Automakers of Canada, an industry group, voiced concern.The deal may be an “expression of goodwill” to ease pressure on the canola industry, but allowing thousands of Chinese EVs into Canada at a low tariff rate “risks creating significant market distortions” and could hurt companies that employ Canadians, the group said.- ‘Right track’ -Welcoming Carney in the Great Hall of the People, Xi said China-Canada relations reached a turning point at their last meeting on the sidelines of the APEC summit in October.”It can be said that our meeting last year opened a new chapter in turning China-Canada relations toward improvement,” Xi told the Canadian leader.”The healthy and stable development of China-Canada relations serves the common interests of our two countries,” he said, adding he was “glad” to see discussions over the last few months to restore cooperation.Ties between the two nations withered in 2018 over Canada’s arrest of the daughter of Huawei’s founder on a US warrant, and China’s retaliatory detention of two Canadians on espionage charges.The two countries imposed tariffs on each other’s exports in the years that ensued, with China also accused of interfering in Canada’s elections.But Carney has sought a pivot, and Beijing has also said it is willing to get relations back on “the right track”.The Canadian leader, who on Thursday met with Premier Li Qiang, is also scheduled to hold talks with business leaders to discuss trade.Canada, traditionally a staunch US ally, has been hit especially hard by Trump’s steep tariffs on steel, aluminium, vehicles and lumber.Washington’s moves have prompted Canada to seek business elsewhere.In October, Carney said Canada should double its non-US exports by 2035 to reduce reliance on the United States.But the United States remains far and away its largest market, buying around 75 percent of Canadian goods in 2024, according to Canadian government statistics.While Ottawa has stressed that China is Canada’s second-largest market, it lags far behind, buying less than four percent of Canadian exports in 2024.

Groenland: Trump menace de droits de douanes les pays qui ne soutiennent pas son plan

Le président américain Donald Trump a menacé vendredi de droits de douane les pays qui ne soutiendraient pas son plan pour acquérir le Groenland, au moment où une délégation bipartisane du Congrès américain est à Copenhague pour une visite de soutien au Danemark et au Groenland.”Je vais peut-être imposer des droits de douane sur des pays s’ils ne jouent pas le jeu sur le Groenland, parce qu’on a besoin du Groenland pour la sécurité nationale”, a déclaré le président américain lors d’une table ronde à la Maison Blanche, répétant son intention d’acquérir ce territoire autonome de l’Arctique, malgré la fin de non-recevoir du Danemark, pays allié des Etats-Unis en tant que membre de l’Otan.Ses déclarations interviennent après l’annonce d’un renfort de la présence militaire danoise au Groenland et de l’envoi d’une mission militaire européenne de reconnaissance.Depuis son retour au pouvoir, il y a un an, Donald Trump évoque régulièrement la prise de contrôle de l’immense île arctique rattachée au Danemark, stratégique, mais peu peuplée. Il a assuré qu’il s’en emparerait “d’une manière ou d’une autre”, pour contrer selon lui les avancées russes et chinoises en Arctique.- Les Etats-Unis invités -La France, la Suède, l’Allemagne et la Norvège, rejoints par les Pays-Bas, la Finlande et le Royaume-Uni, ont annoncé cette semaine l’envoi de personnel militaire pour une mission de reconnaissance qui s’inscrit dans le cadre de l’exercice danois “Arctic Endurance” organisé avec des alliés de l’Otan.Parallèlement, les Etats-Unis ont été invités à participer à des exercices militaires au Groenland a affirmé vendredi soir le chef du Commandement arctique danois à l’AFP, ajoutant que les exercices militaires sont en rapport avec la Russie.M. Trump a soutenu récemment que des navires russes et chinois se trouvaient près du Groenland, ce que le le général Søren Andersen a réfuté vendredi lors d’un entretien sur un navire danois.Vendredi, 11 parlementaires américains ont rencontré la Première ministre Mette Frederiksen, qui a acté l’existence d’un “désaccord fondamental” avec l’administration Trump, en présence du chef du gouvernement groenlandais Jens-Frederik Nielsen.La délégation américaine est arrivée vers midi au siège du patronat danois pour un repas avec des chefs d’entreprise. Plus tard dans la journée, elle s’est entretenue avec des membres du Parlement danois où le drapeau groenlandais a été hissé.La sénatrice républicaine Lisa Murkowski a salué “un bon dialogue” à chacune de ces réunions, et a appelé à “prendre soin” de l’amitié entre les Etats-Unis et le Danemark. – “Un allié, pas un actif” -“Quand vous demandez aux Américains s’ils pensent que c’est une bonne idée que les Etats-Unis acquièrent le Groenland, la grande majorité, environ 75 %, répondra: +Nous ne pensons pas que ce soit une bonne idée+”, a-t-elle dit aux journalistes après la rencontre au Parlement.”Le Groenland doit être considéré comme notre allié, et non comme un actif”, a ajouté Mme Murkowski.Cette visite intervient deux jours après une réunion à Washington où les autorités danoises ont constaté l’impossibilité de s’entendre dans l’immédiat avec les dirigeants américains sur l’avenir du territoire autonome. Outre Lisa Murkowski la délégation américaine est composée des sénateurs Chris Coon, Dick Durbin, Peter Welch et Jeanne Shaheen du Parti démocrate, ainsi que Thom Tillis du Parti républicain. La Chambre des représentants est représentée par les démocrates Steny Hoyer, Gregory Meeks, Madeleine Dean, Sara Jacobs et Sarah McBride. A Nuuk, capitale du Groenland, les habitants saluent leur soutien.”Le Congrès n’approuverait jamais une action militaire au Groenland. Ce n’est qu’un idiot qui parle”, assure Kenni (nom d’emprunt), syndicaliste de 39 ans, rencontré par l’AFP. “Mais s’il le fait, il sera destitué ou mis dehors. Si les membres du Congrès veulent sauver leur propre démocratie, ils doivent s’activer”.- Manifestations en préparation -Les militaires étaient plus visibles dans la capitale groenlandaise vendredi, a constaté un journaliste de l’AFP, deux jours après l’annonce du renforcement militaire danois, et l’envoi d’une mission de reconnaissance européenne.”Je ne pense pas que le déploiement de troupes en Europe ait un impact sur la prise de décision du président et cela n’a aucun impact sur son objectif d’acquérir le Groenland”, a déclaré jeudi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, pendant une conférence de presse.Il est “hors de question” que les Etats-Unis acquièrent le Groenland, avait répondu le ministre des Affaires étrangères du Danemark Lars Løkke Rasmussen.Dans ce contexte, d’importantes manifestations sont prévues samedi dans plusieurs villes du Danemark et à Nuuk, afin de protester contre les ambitions territoriales de Donald Trump.Sur les réseaux sociaux, des milliers de personnes ont signalé leur volonté de participer aux rassemblements à Nuuk et au Danemark dans la capitale du pays, à Aarhus (centre), Aalborg (nord) et Odense (sud), à l’initiative de plusieurs organisations groenlandaises.jll-ef-phy-nzg/emp/liu

Une plateforme d’échange de documents pour administrations publiques victime d’une cyberattaque

Une plateforme d’échange de documents pour les démarches en ligne de plusieurs administrations publiques, comme la caisse nationale des allocations familiales, a fait l’objet d’une cyberattaque, a annoncé vendredi la Direction interministérielle du numérique (Dinum).Les attaquants sont parvenus à exfiltrer un total de 160.000 documents, “contenant pour certains des données personnelles”, selon un communiqué.Les administrations principalement concernées sont la direction de l’information légale et administrative, la direction générale de la cohésion sociale, la Direction générale de la santé et la caisse nationale des allocations familiales.L’intrusion sur la plateforme HubEE a été détectée le 9 janvier et “des mesures conservatoires ont immédiatement été mises en place pour bloquer l’attaquant” et “renforcer les mécanismes d’authentification et de surveillance des flux”, d’après la Dinum.Le service a été pleinement rétabli le 12 janvier. “À ce jour, les données exfiltrées n’ont pas été publiées”, a précisé la Dinum qui a notifié la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil).La Dinum a aussi déclaré avoir alerté l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (Anssi), informé le Premier ministre, la police judiciaire et déposé plainte le 12 janvier. Cette cyberattaque vient s’ajouter à celles qui ont visé début janvier les données de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) et en décembre les ministères de l’Intérieur et des Sports.