Wall Street ouvre en petite hausse, satisfaite de l’inflation américaine

La Bourse de New York évoluait en petite hausse mercredi, soulagée par les chiffres de l’inflation américaine au mois de mai, mais quelque peu retenue par le manque de détails fournis sur l’accord commercial entre négociateurs américains et chinois.Vers 14H00 GMT, le Dow Jones prenait 0,15%, l’indice Nasdaq avançait de 0,13% et l’indice élargi S&P 500 grappillait 0,11%.”Nous avons eu de bonnes nouvelles concernant la hausse des prix”, résume auprès de l’AFP Peter Cardillo, de Spartan Capital Securities.La place américaine a en effet bien accueilli la publication de l’indice CPI sur l’inflation en mai, qui est reparti légèrement à la hausse à 2,4% sur un an, dans la lignée des attentes des analystes.Toutefois, d’un mois sur l’autre, cet indice a ralenti à 0,1% en mai (contre 0,2% en avril), tiré vers le bas par le recul des prix de l’énergie.Et, hors prix volatils de l’énergie et de l’alimentation, cet indice évolue au même rythme (2,8% sur un an) depuis mars, alors que les analystes s’attendaient à une dégradation. “En cette année où les droits de douane et les inquiétudes concernant l’inflation ont fait bouger les marchés, la publication du CPI devrait faire pousser les marchés aujourd’hui”, souligne dans une note Chris Zaccarelli, de Northlight Asset Management.En outre, “les surtaxes douanières imposées par Donald Trump n’ont toujours pas d’impact réel (sur l’inflation, ndlr), ce qui est une bonne nouvelle”, observe M. Cardillo. L’analyste estime par ailleurs que ces données pousseront la banque centrale américaine (Fed) à rester “prudente”, alors que Donald Trump a pressé l’institution à baisser ses taux lors de sa réunion la semaine prochaine.Sur le marché obligataire, le rendement des emprunts d’État américains à 10 ans se détendait à 4,44%, contre 4,47% mardi en clôture.Côté droits de douane, le président américain Donald Trump s’est félicité mercredi de l’accord de principe trouvé dans la nuit à Londres entre Washington et Pékin et qui devrait, assure-t-il, permettre la fourniture de terres rares aux Etats-Unis, louant une relation “excellente” entre les deux pays.Pékin attend de son côté que Washington reconsidère certains contrôles aux exportations sur les produits américains, notamment technologiques, à destination de la Chine.Toutefois, “cette nouvelle manque encore de détails essentiels”, notent les analystes de Briefing.com, d’où la réaction contenue des investisseurs américains.Ailleurs, au tableau des valeurs, le géant américain de l’automobile General Motors était recherché (+1,38% à 49,61 dollars). Le groupe prévoit d’investir “environ 4 milliards de dollars au cours des deux prochaines années” dans ses usines américaines afin d’augmenter la production de véhicules, a-t-il indiqué dans un communiqué.Le spécialiste des véhicules électriques Tesla gagnait un peu de terrain (+1,40 à 330,64 dollars) après que son patron Elon Musk a déclaré sur son réseau social X qu’il “regrettait” certaines de ses publications visant Donald Trump.La semaine passée, l’action de Tesla avait dégringolé après une passe d’armes inattendue entre les deux milliardaires.L’enseigne de lingerie Victoria’s Secret gardait difficilement la tête hors de l’eau (+0,11 à 22,20 dollars) après avoir publié des résultats trimestriels mitigés. L’entreprise à notamment revu a la baisse ses prévisions pour le trimestre en cours.L’action du distributeur de nourriture pour animaux Chewy reculait franchement (-11,29% à 40,63 dollars) malgré des résultats globalement au-dessus des attentes des analystes.

US inflation edges up as Trump tariffs flow through economy

US consumer inflation ticked up in May, in line with analyst expectations, government data showed Wednesday as President Donald Trump’s sweeping tariffs began to ripple through the world’s biggest economy.The consumer price index (CPI) came in at 2.4 percent from a year ago after a 2.3 percent reading in April, the Labor Department said, with headline figures cooled by energy prices.All eyes were on US inflation data after Trump imposed a blanket 10 percent levy on imports from almost all trading partners in early April.He also unveiled higher rates on dozens of economies including India and the European Union, although these have been suspended until early July.Trump engaged in a tit-for-tat tariff escalation with China as well, with both sides temporarily lowering high levies on each other’s products in May.Despite the wide-ranging duties, analysts said it will take months to gauge the impact on consumer inflation.This is partly because businesses rushed to stockpile goods before Trump’s new tariffs kicked in — and they are now still working their way through existing inventory.”As that inventory level gets worked down, we’ll see a larger and larger pass-through of the tariffs,” Nationwide chief economist Kathy Bostjancic told AFP.Between April and May, CPI was up 0.1 percent, cooling from a 0.2 percent increase from March to April.While housing prices climbed alongside food costs, energy prices edged down over the month, the report added.The energy index fell 1.0 percent in May from a month ago, as the gasoline index declined over the month.Excluding the volatile food and energy components, so-called core CPI was up 2.8 percent from a year ago, the Labor Department said.- ‘Early signs’ -“Many Americans are enjoying cheaper gas prices this summer,” said Navy Federal Credit Union chief economist Heather Long.”But there are early signs of what is coming for Main Street: grocery store prices and appliance costs rose in May,” she added in a note.Samuel Tombs, chief US economist at Pantheon Macroeconomics, estimates that retailers usually take at least three months to pass on cost increases to customers.He expects price increases for “core goods” to gain momentum in June and peak in July, while remaining elevated for the rest of the year — assuming current tariff policies remain in place.But Bostjancic said she did not expect the latest inflation report to significantly impact the US central bank’s interest rate decision next week.”The guidance remains that there’s such a great degree of uncertainty of how the increased tariffs will affect prices and ultimately the economy,” she said.”They need to wait and see, to see how this plays out over the coming months. And we should learn a lot more from the data through the summer and early fall,” she added.The Federal Reserve has begun cutting interest rates after the Covid-19 pandemic as officials monitor progress in lowering inflation sustainably.But Fed policymakers have been cautious in recent months as they monitor how the Trump administration’s policies affect the economy.

Nogent sous le choc au lendemain du meurtre de Mélanie, surveillante au collège

Des roses blanches sur les grilles du collège: au lendemain du meurtre de Mélanie, une surveillante tuée à coups de couteau par un élève de 14 ans lors d’un contrôle de sacs à Nogent (Haute-Marne), les hommages se multiplient et l’incompréhension règne.La ministre de l’Éducation nationale Élisabeth Borne a annoncé une minute de silence dans tous les établissements scolaires jeudi midi en hommage à l’assistante d’éducation de 31 ans, ancienne coiffeuse qui s’était reconvertie et travaillait au collège depuis septembre. Le Sénat lui a également rendu hommage mercredi en début de séance.La garde à vue du suspect, un collégien de 14 ans, a été prolongée de 24 heures, jusqu’à jeudi matin, a appris mercredi l’AFP auprès de la gendarmerie.Sur les réseaux sociaux, les proches de la victime la décrivent comme “solaire”, “douce et gentille”. Maman d’un petit garçon de quatre ans, elle était conseillère municipale dans son village de Sarcey, voisin de Nogent.Devant le collège Françoise-Dolto, où les cours sont suspendus jusqu’à jeudi matin, des familles, passants ou proches, viennent déposer des roses blanches, des bouquets et parfois un message sous l’oeil des journalistes et de gendarmes toujours déployés sur les lieux. “On est stupéfaits”, souligne Laurence Raclot, qui a côtoyé Mélanie dans le salon de coiffure: “C’était une personne tellement gentille”. “Dans une petite ville tranquille, jamais on n’aurait pensé ça.”Des élèves et leurs parents entrent et sortent de l’établissement où une cellule psychologique restera activée au moins jusqu’à la fin de la semaine, selon le rectorat.”C’est vraiment toute la communauté éducative qui est sous le choc et la nation toute entière”, a déclaré la ministre de l’Éducation Élisabeth Borne sur France Inter mercredi matin.Peu d’informations ont filtré sur le mobile du suspect, un collégien “dont les deux parents travaillent, qui ne présente pas de difficultés particulières”, avait indiqué Mme Borne mardi devant le collège. Il a été interpellé par les gendarmes présents sur place pour le contrôle de sacs, immédiatement après les faits.L’adolescent, scolarisé en troisième, a fait l’objet de deux exclusions “en début d’année scolaire”, soit à l’automne 2024, suite à “des perturbations”, a indiqué le rectorat sans plus de précision.”Il était insolent. Quand les profs le viraient, il s’en foutait, il s’en foutait de tout”, témoigne auprès de l’AFP un autre collégien, Benjamin, qui partageait avec lui ses cours d’espagnol “Il était dissipé et démarrait au quart de tour.”- Marche blanche vendredi -La famille de la victime a annoncé sur les réseaux sociaux une marche blanche vendredi à 18H00 au départ du collège de Nogent. Le syndicat FSU a également prévu un rassemblement silencieux mercredi à 17H30, place de la mairie à Chaumont. Le procureur de la République de Chaumont a prévu une conférence de presse à 17H00.Au-delà de la sécurité, “le fait que ce jeune de 14 ans tue de sang-froid cette jeune femme devant les gendarmes, (…) ça renvoie à d’autres sujets de santé mentale”, a souligné mercredi Mme Borne.Elle a assuré que le gouvernement était “mobilisé pour détecter les signes de détresse psychologique ou de fragilité psychologique chez les jeunes”. Il s’agit par ailleurs de “protéger nos jeunes de la surexposition aux écrans, de la banalisation de la violence”, a-t-elle ajouté.Le président de la République Emmanuel Macron, qui a évoqué “un déferlement de violence insensé”, s’est engagé mardi soir sur France 2 à “interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans” en France si une telle mesure n’est pas appliquée à l’échelle de l’Union européenne.Le Premier ministre François Bayrou a de son côté assuré sur TF1 que le gouvernement allait interdire “tout de suite” la vente aux mineurs de “tout couteau qui peut constituer une arme”. Cette interdiction sera mise en oeuvre par un arrêté “pris dans les 15 jours”, a précisé mercredi Matignon.Mais “ça n’empêchera pas un drame comme hier”, a relativisé M. Bayrou devant le Sénat mercredi, évoquant également “un énorme travail à construire sur la protection de la santé mentale des jeunes”.Il avait également prôné l”expérimentation” de portiques de sécurité à l’entrée des établissements scolaires. Il faut “qu’on agisse ensemble avec les collectivités pour assurer au maximum la sécurité dans les enceintes scolaires, que ça reste des sanctuaires” sans en “faire des bunkers”, a affirmé Elisabeth Borne. bur-lv-cnp-kau-zl/cnp/gvy

Nogent sous le choc au lendemain du meurtre de Mélanie, surveillante au collège

Des roses blanches sur les grilles du collège: au lendemain du meurtre de Mélanie, une surveillante tuée à coups de couteau par un élève de 14 ans lors d’un contrôle de sacs à Nogent (Haute-Marne), les hommages se multiplient et l’incompréhension règne.La ministre de l’Éducation nationale Élisabeth Borne a annoncé une minute de silence dans tous les établissements scolaires jeudi midi en hommage à l’assistante d’éducation de 31 ans, ancienne coiffeuse qui s’était reconvertie et travaillait au collège depuis septembre. Le Sénat lui a également rendu hommage mercredi en début de séance.La garde à vue du suspect, un collégien de 14 ans, a été prolongée de 24 heures, jusqu’à jeudi matin, a appris mercredi l’AFP auprès de la gendarmerie.Sur les réseaux sociaux, les proches de la victime la décrivent comme “solaire”, “douce et gentille”. Maman d’un petit garçon de quatre ans, elle était conseillère municipale dans son village de Sarcey, voisin de Nogent.Devant le collège Françoise-Dolto, où les cours sont suspendus jusqu’à jeudi matin, des familles, passants ou proches, viennent déposer des roses blanches, des bouquets et parfois un message sous l’oeil des journalistes et de gendarmes toujours déployés sur les lieux. “On est stupéfaits”, souligne Laurence Raclot, qui a côtoyé Mélanie dans le salon de coiffure: “C’était une personne tellement gentille”. “Dans une petite ville tranquille, jamais on n’aurait pensé ça.”Des élèves et leurs parents entrent et sortent de l’établissement où une cellule psychologique restera activée au moins jusqu’à la fin de la semaine, selon le rectorat.”C’est vraiment toute la communauté éducative qui est sous le choc et la nation toute entière”, a déclaré la ministre de l’Éducation Élisabeth Borne sur France Inter mercredi matin.Peu d’informations ont filtré sur le mobile du suspect, un collégien “dont les deux parents travaillent, qui ne présente pas de difficultés particulières”, avait indiqué Mme Borne mardi devant le collège. Il a été interpellé par les gendarmes présents sur place pour le contrôle de sacs, immédiatement après les faits.L’adolescent, scolarisé en troisième, a fait l’objet de deux exclusions “en début d’année scolaire”, soit à l’automne 2024, suite à “des perturbations”, a indiqué le rectorat sans plus de précision.”Il était insolent. Quand les profs le viraient, il s’en foutait, il s’en foutait de tout”, témoigne auprès de l’AFP un autre collégien, Benjamin, qui partageait avec lui ses cours d’espagnol “Il était dissipé et démarrait au quart de tour.”- Marche blanche vendredi -La famille de la victime a annoncé sur les réseaux sociaux une marche blanche vendredi à 18H00 au départ du collège de Nogent. Le syndicat FSU a également prévu un rassemblement silencieux mercredi à 17H30, place de la mairie à Chaumont. Le procureur de la République de Chaumont a prévu une conférence de presse à 17H00.Au-delà de la sécurité, “le fait que ce jeune de 14 ans tue de sang-froid cette jeune femme devant les gendarmes, (…) ça renvoie à d’autres sujets de santé mentale”, a souligné mercredi Mme Borne.Elle a assuré que le gouvernement était “mobilisé pour détecter les signes de détresse psychologique ou de fragilité psychologique chez les jeunes”. Il s’agit par ailleurs de “protéger nos jeunes de la surexposition aux écrans, de la banalisation de la violence”, a-t-elle ajouté.Le président de la République Emmanuel Macron, qui a évoqué “un déferlement de violence insensé”, s’est engagé mardi soir sur France 2 à “interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans” en France si une telle mesure n’est pas appliquée à l’échelle de l’Union européenne.Le Premier ministre François Bayrou a de son côté assuré sur TF1 que le gouvernement allait interdire “tout de suite” la vente aux mineurs de “tout couteau qui peut constituer une arme”. Cette interdiction sera mise en oeuvre par un arrêté “pris dans les 15 jours”, a précisé mercredi Matignon.Mais “ça n’empêchera pas un drame comme hier”, a relativisé M. Bayrou devant le Sénat mercredi, évoquant également “un énorme travail à construire sur la protection de la santé mentale des jeunes”.Il avait également prôné l”expérimentation” de portiques de sécurité à l’entrée des établissements scolaires. Il faut “qu’on agisse ensemble avec les collectivités pour assurer au maximum la sécurité dans les enceintes scolaires, que ça reste des sanctuaires” sans en “faire des bunkers”, a affirmé Elisabeth Borne. bur-lv-cnp-kau-zl/cnp/gvy

Fidji Simo, l’ovni français de la tech américaine à l’ascension fulgurante

Fidji Simo s’apprête, à 39 ans seulement, à devenir numéro deux d’OpenAI après avoir laissé sa marque dans deux bastions de la tech, dont Meta, nouvelle étape d’une trajectoire fulgurante qui l’a propulsée d’une famille de pêcheurs sétois au firmament de la Silicon Valley.Française en terre américaine, femme dans un monde d’hommes, arrivée d’école de commerce dans un univers d’ingénieurs, celle qui dirige actuellement la plateforme de livraison de courses Instacart se joue de tous les stéréotypes.”Je trouve ça toujours très impressionnant de voir des gens qui ne sont pas dans leur habitat naturel arriver tout en haut, dans le top 0,01% de la pyramide de la tech aux Etats-Unis”, observe Julien Codorniou, qui l’a côtoyée quand il était vice-président de Facebook.”Et ça s’explique parce qu’elle a cette capacité intellectuelle et aussi à connecter avec les gens et à faire en sorte que les gens ont envie de la suivre”, ajoute le Français, aujourd’hui associé au sein du fonds 20VC.”Chez Facebook (aujourd’hui Meta), elle revendiquait son côté français dans son style, sa façon de s’habiller, dans sa façon d’être”, se souvient David Marcus, passé par Meta en même temps que Fidji Simo et aujourd’hui patron de la société de paiement en ligne Lightspark.Le positionnement tranchait, raconte-t-il, avec “la plupart des étrangers, qu’ils soient français ou autres: quand ils viennent dans la Silicon Valley, ils essaient de s’assimiler à la culture locale”.”Je ne sais pas comment ne pas être moi-même”, expliquait l’intéressée, en février, à la chaîne CNBC. On lui a conseillé de se fondre dans la masse, de porter des sweats à capuche, et elle a pris, sans succès, des cours pour perdre son accent français.”Soit je consacre toute mon énergie à essayer d’être quelqu’un d’autre”, a conclu celle qui interviendra jeudi au salon VivaTech de Paris, “soit je reste moi-même et je mets tout ça dans ce que je crée”.Issue d’une lignée de pêcheurs, élevée dans le sud de la France à Sète, Fidji Simo est passée par HEC avant d’intégrer, en 2006, eBay, d’abord en France puis en Californie.”Les gens s’attendent à ce que je leur donne des raisons orientées business pour justifier mon départ aux Etats-Unis”, a-t-elle dit sur CNBC, “mais il n’y en a pas. J’ai vu, à travers la télé, le rêve américain, et ça m’a paru incroyablement attirant”.- “Jamais laissée intimider” -En 2011, elle intègre Facebook, où elle gravit les échelons jusqu’à se voire confier, en 2014, la vidéo et la monétisation, une promotion qu’elle définit aujourd’hui comme une “inflexion” dans sa carrière.”Elle a une ténacité, une capacité à exécuter, à aller au fond des choses qui est vraiment exceptionnelle”, explique David Marcus.Sur une plateforme basée sur le texte et les fils, Fidji Simo a réussi le pari de la vidéo, devenu un axe majeur de Meta, malgré des réserves en interne.”Elle ne s’est jamais laissée intimider”, décrit David Marcus. “Elle avait une capacité à challenger Mark (Zuckerberg) et à le pousser, alors que d’autres auraient hésité.”Fidji Simo parvient aussi à accélérer la monétisation de l’application mobile Facebook, démontrant une propension observée plus tard chez Instacart, qu’elle a rejoint en 2021.En 2022, après dix ans de pertes, la plateforme de livraison de courses passe dans le vert, aidée par une diversification accélérée sous l’ère Simo, avec la monétisation des données, une extension des partenariats avec la distribution et la montée en puissance de la publicité.Malgré un marché devenu très frileux et un contexte difficile en sortie de pandémie, elle parvient, en septembre 2023, à faire entrer Instacart en Bourse dans des conditions satisfaisantes.”Je n’aurais jamais imaginé que quelqu’un réussisse un tel retournement”, avance Julien Codorniou.Fidji Simo se prépare à intégrer OpenAI, où elle va occuper un nouveau poste de numéro deux, qui comprend notamment ChatGPT, pour laisser le patron Sam Altman se concentrer sur la recherche et les infrastructures.”Pour moi”, estime Julien Codorniou, “l’arrivée de Fidji, c’est un peu une déclaration d’ambition d’OpenAI. Ça veut dire qu’on veut développer des applications qui seront au cœur de la vie des gens. Ensuite, on va être créatif sur les monétisations et ça, elle sait faire”.

Fidji Simo, l’ovni français de la tech américaine à l’ascension fulgurante

Fidji Simo s’apprête, à 39 ans seulement, à devenir numéro deux d’OpenAI après avoir laissé sa marque dans deux bastions de la tech, dont Meta, nouvelle étape d’une trajectoire fulgurante qui l’a propulsée d’une famille de pêcheurs sétois au firmament de la Silicon Valley.Française en terre américaine, femme dans un monde d’hommes, arrivée d’école de commerce dans un univers d’ingénieurs, celle qui dirige actuellement la plateforme de livraison de courses Instacart se joue de tous les stéréotypes.”Je trouve ça toujours très impressionnant de voir des gens qui ne sont pas dans leur habitat naturel arriver tout en haut, dans le top 0,01% de la pyramide de la tech aux Etats-Unis”, observe Julien Codorniou, qui l’a côtoyée quand il était vice-président de Facebook.”Et ça s’explique parce qu’elle a cette capacité intellectuelle et aussi à connecter avec les gens et à faire en sorte que les gens ont envie de la suivre”, ajoute le Français, aujourd’hui associé au sein du fonds 20VC.”Chez Facebook (aujourd’hui Meta), elle revendiquait son côté français dans son style, sa façon de s’habiller, dans sa façon d’être”, se souvient David Marcus, passé par Meta en même temps que Fidji Simo et aujourd’hui patron de la société de paiement en ligne Lightspark.Le positionnement tranchait, raconte-t-il, avec “la plupart des étrangers, qu’ils soient français ou autres: quand ils viennent dans la Silicon Valley, ils essaient de s’assimiler à la culture locale”.”Je ne sais pas comment ne pas être moi-même”, expliquait l’intéressée, en février, à la chaîne CNBC. On lui a conseillé de se fondre dans la masse, de porter des sweats à capuche, et elle a pris, sans succès, des cours pour perdre son accent français.”Soit je consacre toute mon énergie à essayer d’être quelqu’un d’autre”, a conclu celle qui interviendra jeudi au salon VivaTech de Paris, “soit je reste moi-même et je mets tout ça dans ce que je crée”.Issue d’une lignée de pêcheurs, élevée dans le sud de la France à Sète, Fidji Simo est passée par HEC avant d’intégrer, en 2006, eBay, d’abord en France puis en Californie.”Les gens s’attendent à ce que je leur donne des raisons orientées business pour justifier mon départ aux Etats-Unis”, a-t-elle dit sur CNBC, “mais il n’y en a pas. J’ai vu, à travers la télé, le rêve américain, et ça m’a paru incroyablement attirant”.- “Jamais laissée intimider” -En 2011, elle intègre Facebook, où elle gravit les échelons jusqu’à se voire confier, en 2014, la vidéo et la monétisation, une promotion qu’elle définit aujourd’hui comme une “inflexion” dans sa carrière.”Elle a une ténacité, une capacité à exécuter, à aller au fond des choses qui est vraiment exceptionnelle”, explique David Marcus.Sur une plateforme basée sur le texte et les fils, Fidji Simo a réussi le pari de la vidéo, devenu un axe majeur de Meta, malgré des réserves en interne.”Elle ne s’est jamais laissée intimider”, décrit David Marcus. “Elle avait une capacité à challenger Mark (Zuckerberg) et à le pousser, alors que d’autres auraient hésité.”Fidji Simo parvient aussi à accélérer la monétisation de l’application mobile Facebook, démontrant une propension observée plus tard chez Instacart, qu’elle a rejoint en 2021.En 2022, après dix ans de pertes, la plateforme de livraison de courses passe dans le vert, aidée par une diversification accélérée sous l’ère Simo, avec la monétisation des données, une extension des partenariats avec la distribution et la montée en puissance de la publicité.Malgré un marché devenu très frileux et un contexte difficile en sortie de pandémie, elle parvient, en septembre 2023, à faire entrer Instacart en Bourse dans des conditions satisfaisantes.”Je n’aurais jamais imaginé que quelqu’un réussisse un tel retournement”, avance Julien Codorniou.Fidji Simo se prépare à intégrer OpenAI, où elle va occuper un nouveau poste de numéro deux, qui comprend notamment ChatGPT, pour laisser le patron Sam Altman se concentrer sur la recherche et les infrastructures.”Pour moi”, estime Julien Codorniou, “l’arrivée de Fidji, c’est un peu une déclaration d’ambition d’OpenAI. Ça veut dire qu’on veut développer des applications qui seront au cœur de la vie des gens. Ensuite, on va être créatif sur les monétisations et ça, elle sait faire”.

Wall Street ouvre en petite hausse, satisfaite de l’inflation américaine

La Bourse de New York a ouvert en petite hausse mercredi, soulagée par les chiffres de l’inflation américaine au mois de mai, mais quelque peu retenue par le manque de détails fournis sur l’accord commercial entre négociateurs américains et chinois.Dans les premiers échanges, le Dow Jones grappillait 0,11%, l’indice Nasdaq avançait de 0,33% et l’indice élargi S&P 500 gagnait 0,19%.

A Paris, Mohamed Amra garde le silence sur son évasion meurtrière devant les juges

Le narcotrafiquant Mohamed Amra, extrait mercredi matin sous haute sécurité de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), n’a pas répondu aux questions des juges spécialisés sur son évasion meurtrière en mai 2024, ont indiqué à la presse ses avocats à l’issue de son premier interrogatoire au tribunal de Paris.Entendu pendant trois heures par les trois juges de la Juridiction nationale de lutte contre le crime organisé (Junalco) chargés des investigations, ouvertes notamment pour meurtres en bande organisée en récidive, M. Amra a fait “de simples déclarations” sans répondre sur le fond, a indiqué son avocat Lucas Montagnier. Le suspect a notamment évoqué “ses conditions” de détention “au quotidien”, a précisé son autre avocat, Benoît David.”Ce choix ne résulte pas d’un procédé, ni d’une défiance vis-à-vis de l’institution judiciaire, mais d’un constat inquiétant”: “Nous n’avons pas pu préparer cet interrogatoire dans des conditions sereines et conformes aux droits de la défense”, a affirmé Me Montagnier.Lors de leurs entretiens, un surveillant, posté derrière une porte vitrée, “peut entendre les échanges, voir les documents”, s’est indigné Me Montagnier, dénonçant une “absence de confidentialité” et une “atteinte grave” aux droits de la défense. Constamment “menotté”, Amra ne peut non plus pas “prendre de notes” pour suivre son dossier et n’a accès “qu’une fois par jour au téléphone fixe” pour appeler ses conseils.L’audition du jour devait permettre de le questionner sur la préparation de son évasion, sur le jour J de l’opération puis sur sa longue cavale. “M. Amra répondra aux questions des juges lorsque la confidentialité de nos échanges sera pleinement garantie”, a assuré Me Montagnier.”Si les juges doivent pouvoir exercer leur fonction sereinement et sans aucune pression, nous voulons rappeler qu’il en va de même pour la défense”, a-t-il insisté.- Casque antibruit et bandeau -Au moins quarante autres personnes sont mises en examen dans cette affaire tentaculaire qui a mobilisé des moyens exceptionnels pour interpeller les suspects, dont certains étaient en fuite en Thaïlande, en Allemagne et au Maroc.L’évasion de celui qui est surnommé “La Mouche” s’était déroulée le 14 mai 2024 dans l’Eure lors d’une précédente extraction qui s’est transformée en véritable guet-apens, coûtant la vie à deux agents pénitentiaires et en blessant grièvement trois autres. Mohamed Amra se trouvait dans un fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville quand un commando l’a libéré dans une attaque ultraviolente. Il est ensuite parti en cavale pendant neuf mois, mais a été arrêté le 22 février à Bucarest avant d’être remis à la France.Mercredi, cette nouvelle extraction a été réalisée sous haute sécurité, avec à la manoeuvre le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), unité d’élite spécialisée dans la gestion de crises et les missions dangereuses.Peu après 07h30, Mohamed Amra a été extrait par hélicoptère de sa prison dans l’Orne. A bord, il était équipé d’un casque antibruit, avec un bandeau sur les yeux “pour l’empêcher de mémoriser le trajet”, selon une source proche du dossier.- “Pression” -Puis il a été conduit de la base aérienne de Vélizy-Villacoublay (Yvelines) au tribunal de Paris où il est arrivé vers 09H30, escorté par un convoi de quatre véhicules et deux motards, a constaté une journaliste de l’AFP.La révélation par la presse de cette extraction avait auparavant suscité l’indignation de syndicats pénitentiaires, appelant à une audition en visioconférence ou à un déplacement des magistrats au sein même de la prison de Condé, pour minimiser les risques.Cette “pression” mise pour “empêcher une quelconque extraction” est “un réel problème”, a souligné son autre avocat, Benoît David. “Une bonne justice a certes un coût, mais elle n’a pas de prix dans une société démocratique”, a insisté Me David.Si les juges ont choisi de le faire venir, c’est “parce qu’ils veulent désormais que le dossier avance vite”, avait justifié la procureure de Paris, Laure Beccuau, sur RMC/BFM.”On va peut-être lui opposer des pièces de procédure, des scellés. (…) Vous n’imaginez évidemment pas trois magistrats instructeurs se déplacer avec l’intégralité des scellés. Et puis il faut aussi des conditions d’audition sur un interrogatoire qui va durer longtemps”, avait-elle relevé.

A Paris, Mohamed Amra garde le silence sur son évasion meurtrière devant les juges

Le narcotrafiquant Mohamed Amra, extrait mercredi matin sous haute sécurité de la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne), n’a pas répondu aux questions des juges spécialisés sur son évasion meurtrière en mai 2024, ont indiqué à la presse ses avocats à l’issue de son premier interrogatoire au tribunal de Paris.Entendu pendant trois heures par les trois juges de la Juridiction nationale de lutte contre le crime organisé (Junalco) chargés des investigations, ouvertes notamment pour meurtres en bande organisée en récidive, M. Amra a fait “de simples déclarations” sans répondre sur le fond, a indiqué son avocat Lucas Montagnier. Le suspect a notamment évoqué “ses conditions” de détention “au quotidien”, a précisé son autre avocat, Benoît David.”Ce choix ne résulte pas d’un procédé, ni d’une défiance vis-à-vis de l’institution judiciaire, mais d’un constat inquiétant”: “Nous n’avons pas pu préparer cet interrogatoire dans des conditions sereines et conformes aux droits de la défense”, a affirmé Me Montagnier.Lors de leurs entretiens, un surveillant, posté derrière une porte vitrée, “peut entendre les échanges, voir les documents”, s’est indigné Me Montagnier, dénonçant une “absence de confidentialité” et une “atteinte grave” aux droits de la défense. Constamment “menotté”, Amra ne peut non plus pas “prendre de notes” pour suivre son dossier et n’a accès “qu’une fois par jour au téléphone fixe” pour appeler ses conseils.L’audition du jour devait permettre de le questionner sur la préparation de son évasion, sur le jour J de l’opération puis sur sa longue cavale. “M. Amra répondra aux questions des juges lorsque la confidentialité de nos échanges sera pleinement garantie”, a assuré Me Montagnier.”Si les juges doivent pouvoir exercer leur fonction sereinement et sans aucune pression, nous voulons rappeler qu’il en va de même pour la défense”, a-t-il insisté.- Casque antibruit et bandeau -Au moins quarante autres personnes sont mises en examen dans cette affaire tentaculaire qui a mobilisé des moyens exceptionnels pour interpeller les suspects, dont certains étaient en fuite en Thaïlande, en Allemagne et au Maroc.L’évasion de celui qui est surnommé “La Mouche” s’était déroulée le 14 mai 2024 dans l’Eure lors d’une précédente extraction qui s’est transformée en véritable guet-apens, coûtant la vie à deux agents pénitentiaires et en blessant grièvement trois autres. Mohamed Amra se trouvait dans un fourgon pénitentiaire au péage d’Incarville quand un commando l’a libéré dans une attaque ultraviolente. Il est ensuite parti en cavale pendant neuf mois, mais a été arrêté le 22 février à Bucarest avant d’être remis à la France.Mercredi, cette nouvelle extraction a été réalisée sous haute sécurité, avec à la manoeuvre le Groupe d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN), unité d’élite spécialisée dans la gestion de crises et les missions dangereuses.Peu après 07h30, Mohamed Amra a été extrait par hélicoptère de sa prison dans l’Orne. A bord, il était équipé d’un casque antibruit, avec un bandeau sur les yeux “pour l’empêcher de mémoriser le trajet”, selon une source proche du dossier.- “Pression” -Puis il a été conduit de la base aérienne de Vélizy-Villacoublay (Yvelines) au tribunal de Paris où il est arrivé vers 09H30, escorté par un convoi de quatre véhicules et deux motards, a constaté une journaliste de l’AFP.La révélation par la presse de cette extraction avait auparavant suscité l’indignation de syndicats pénitentiaires, appelant à une audition en visioconférence ou à un déplacement des magistrats au sein même de la prison de Condé, pour minimiser les risques.Cette “pression” mise pour “empêcher une quelconque extraction” est “un réel problème”, a souligné son autre avocat, Benoît David. “Une bonne justice a certes un coût, mais elle n’a pas de prix dans une société démocratique”, a insisté Me David.Si les juges ont choisi de le faire venir, c’est “parce qu’ils veulent désormais que le dossier avance vite”, avait justifié la procureure de Paris, Laure Beccuau, sur RMC/BFM.”On va peut-être lui opposer des pièces de procédure, des scellés. (…) Vous n’imaginez évidemment pas trois magistrats instructeurs se déplacer avec l’intégralité des scellés. Et puis il faut aussi des conditions d’audition sur un interrogatoire qui va durer longtemps”, avait-elle relevé.