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G7: départ anticipé de Trump, appel à la désescalade au Moyen-Orient

Donald Trump a quitté prématurément le sommet du G7 au Canada, assurant sans autre explication que son départ n’avait “rien à voir” avec des efforts en vue d’un cessez-le-feu au Moyen-Orient.Le départ anticipé de Donald Trump renforce l’incertitude autour de l’affrontement militaire entre Israël et l’Iran, sujet principal des discussions entre les dirigeants des pays du “groupe des 7” (Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis, France, Italie et Japon) qui vont se poursuivre mardi sans le président américain.Selon des médias américains, Donald Trump va se rendre dans la “Situation Room”, la salle de crise de la Maison Blanche où les présidents américains réunissent leur Conseil de sécurité nationale dans les moments de crise géopolitique ou lorsqu’ils ordonnent des opérations militaires importantes.Peu avant le départ lundi du président américain du Canada, les dirigeants du G7 avaient publié une déclaration commune appelant à la “désescalade” et affirmant le droit d’Israël à “se défendre”. Selon eux, “l’Iran est la principale source d’instabilité et de terrorisme dans la région” et “nous avons toujours été clairs sur le fait que l’Iran ne pourra jamais disposer d’une arme nucléaire”.Signe des divisions qui traversent ce G7, Donald Trump s’en est pris à son homologue français Emmanuel Macron, lui reprochant d’avoir présenté de façon “erronée” que son départ du Canada visait à oeuvrer en faveur d’un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran. “Faux! Il n’a aucune idée de la raison pour laquelle je suis maintenant en route pour Washington, mais cela n’a certainement rien à voir avec un cessez-le-feu. C’est beaucoup plus gros que ça”, a lâché Donald Trump sur son réseau Truth Social.”Volontairement ou pas, Emmanuel ne comprend jamais rien”, a asséné le président américain. Auparavant, le président français avait affirmé en marge du sommet qu’une “offre (…) d’une rencontre et d’échange” avait été faite aux Iraniens par les Américains, ajoutant: “Si les Etats-Unis peuvent obtenir un cessez-le-feu, c’est une très bonne chose.”- Signaux confus -Pour la cinquième nuit consécutive, Israël et l’Iran ont échangé tirs de missiles et menaces guerrières. Téhéran annonçant des frappes “sans interruption jusqu’à l’aube” après une nouvelle vague d’attaques israéliennes.Donald Trump a multiplié les signaux contradictoires.Il avait assuré dans la journée qu’un “accord” allait être trouvé concernant le conflit entre l’Iran et Israël. Avant de lancer sur son réseau Truth Social ce message alarmiste: “Tout le monde devrait évacuer Téhéran immédiatement.”Alors que les spéculations enflent sur une participation américaine active à l’offensive aérienne sans précédent d’Israël, la Maison Blanche a redit que les forces américaines restaient “dans une posture défensive” au Moyen-Orient.Le site Axios affirme par ailleurs que l’exécutif américain n’a pas abandonné la voie diplomatique, et discute avec l’Iran d’une possible rencontre entre l’émissaire spécial pour le Moyen-Orient Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.- Nouvelles sanctions -Le départ de M. Trump a par ailleurs annulé de fait la rencontre bilatérale prévue ce mardi avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il pourrait aussi modifier les plans du Premier ministre britannique Keir Starmer: il avait prévu d’annoncer mardi avec ses partenaires du G7 de nouvelles sanctions économiques contre Moscou pour “brider la machine de guerre” de Vladimir Poutine, selon un communiqué publié lundi soir par le gouvernement britannique.Donald Trump avait exprimé dès lundi son scepticisme face à toute nouvelle mesure contre Moscou: “Les sanctions, ce n’est pas si simple”, avait-il lancé, qualifiant aussi d'”erreur” la décision d’expulser la Russie de ce qui était alors le G8, après l’annexion de la Crimée par Moscou en 2014.Alors que des bombardements russes ont fait au moins 14 morts dans la nuit de lundi à mardi à Kiev, la présidence ukrainienne a regretté mardi l’absence de “réaction adéquate du monde civilisé”.- Tensions commerciales -L’objectif de nombreux dirigeants présents était de désamorcer l’offensive commerciale de Donald Trump. Le président américain a imposé des droits de douane de 10% minimum sur la plupart des produits importés aux Etats-Unis et menace d’augmenter encore le niveau des taxes.Le président américain et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont confirmé les grandes lignes de leur entente commerciale trouvée en mai. De leur côté, les Canadiens ont indiqué qu’Ottawa et Washington avaient promis d’aboutir à un accord dans les 30 jours. Et la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen a indiqué sur X, après une rencontre avec Donald Trump, que les équipes américaines et européennes allaient “accélérer le travail en vue d’un accord (commercial) juste et bon”.

G7: départ anticipé de Trump, appel à la désescalade au Moyen-Orient

Donald Trump a quitté prématurément le sommet du G7 au Canada, assurant sans autre explication que son départ n’avait “rien à voir” avec des efforts en vue d’un cessez-le-feu au Moyen-Orient.Le départ anticipé de Donald Trump renforce l’incertitude autour de l’affrontement militaire entre Israël et l’Iran, sujet principal des discussions entre les dirigeants des pays du “groupe des 7” (Allemagne, Royaume-Uni, Canada, Etats-Unis, France, Italie et Japon) qui vont se poursuivre mardi sans le président américain.Selon des médias américains, Donald Trump va se rendre dans la “Situation Room”, la salle de crise de la Maison Blanche où les présidents américains réunissent leur Conseil de sécurité nationale dans les moments de crise géopolitique ou lorsqu’ils ordonnent des opérations militaires importantes.Peu avant le départ lundi du président américain du Canada, les dirigeants du G7 avaient publié une déclaration commune appelant à la “désescalade” et affirmant le droit d’Israël à “se défendre”. Selon eux, “l’Iran est la principale source d’instabilité et de terrorisme dans la région” et “nous avons toujours été clairs sur le fait que l’Iran ne pourra jamais disposer d’une arme nucléaire”.Signe des divisions qui traversent ce G7, Donald Trump s’en est pris à son homologue français Emmanuel Macron, lui reprochant d’avoir présenté de façon “erronée” que son départ du Canada visait à oeuvrer en faveur d’un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran. “Faux! Il n’a aucune idée de la raison pour laquelle je suis maintenant en route pour Washington, mais cela n’a certainement rien à voir avec un cessez-le-feu. C’est beaucoup plus gros que ça”, a lâché Donald Trump sur son réseau Truth Social.”Volontairement ou pas, Emmanuel ne comprend jamais rien”, a asséné le président américain. Auparavant, le président français avait affirmé en marge du sommet qu’une “offre (…) d’une rencontre et d’échange” avait été faite aux Iraniens par les Américains, ajoutant: “Si les Etats-Unis peuvent obtenir un cessez-le-feu, c’est une très bonne chose.”- Signaux confus -Pour la cinquième nuit consécutive, Israël et l’Iran ont échangé tirs de missiles et menaces guerrières. Téhéran annonçant des frappes “sans interruption jusqu’à l’aube” après une nouvelle vague d’attaques israéliennes.Donald Trump a multiplié les signaux contradictoires.Il avait assuré dans la journée qu’un “accord” allait être trouvé concernant le conflit entre l’Iran et Israël. Avant de lancer sur son réseau Truth Social ce message alarmiste: “Tout le monde devrait évacuer Téhéran immédiatement.”Alors que les spéculations enflent sur une participation américaine active à l’offensive aérienne sans précédent d’Israël, la Maison Blanche a redit que les forces américaines restaient “dans une posture défensive” au Moyen-Orient.Le site Axios affirme par ailleurs que l’exécutif américain n’a pas abandonné la voie diplomatique, et discute avec l’Iran d’une possible rencontre entre l’émissaire spécial pour le Moyen-Orient Steve Witkoff et le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.- Nouvelles sanctions -Le départ de M. Trump a par ailleurs annulé de fait la rencontre bilatérale prévue ce mardi avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il pourrait aussi modifier les plans du Premier ministre britannique Keir Starmer: il avait prévu d’annoncer mardi avec ses partenaires du G7 de nouvelles sanctions économiques contre Moscou pour “brider la machine de guerre” de Vladimir Poutine, selon un communiqué publié lundi soir par le gouvernement britannique.Donald Trump avait exprimé dès lundi son scepticisme face à toute nouvelle mesure contre Moscou: “Les sanctions, ce n’est pas si simple”, avait-il lancé, qualifiant aussi d'”erreur” la décision d’expulser la Russie de ce qui était alors le G8, après l’annexion de la Crimée par Moscou en 2014.Alors que des bombardements russes ont fait au moins 14 morts dans la nuit de lundi à mardi à Kiev, la présidence ukrainienne a regretté mardi l’absence de “réaction adéquate du monde civilisé”.- Tensions commerciales -L’objectif de nombreux dirigeants présents était de désamorcer l’offensive commerciale de Donald Trump. Le président américain a imposé des droits de douane de 10% minimum sur la plupart des produits importés aux Etats-Unis et menace d’augmenter encore le niveau des taxes.Le président américain et le Premier ministre britannique Keir Starmer ont confirmé les grandes lignes de leur entente commerciale trouvée en mai. De leur côté, les Canadiens ont indiqué qu’Ottawa et Washington avaient promis d’aboutir à un accord dans les 30 jours. Et la présidente de l’exécutif européen Ursula von der Leyen a indiqué sur X, après une rencontre avec Donald Trump, que les équipes américaines et européennes allaient “accélérer le travail en vue d’un accord (commercial) juste et bon”.

La bataille judiciaire autour du déploiement par Trump de la Garde nationale en Californie se poursuit

Le bras de fer judiciaire entre Donald Trump et la Californie se poursuit mardi, devant une cour d’appel qui doit statuer sur le déploiement de la Garde nationale ordonné par le président pour faire face aux manifestations à Los Angeles contestant sa politique migratoire.Le milliardaire républicain a fait polémique en envoyant ces derniers jours 4.000 …

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La bataille judiciaire autour du déploiement par Trump de la Garde nationale en Californie se poursuit

Le bras de fer judiciaire entre Donald Trump et la Californie se poursuit mardi, devant une cour d’appel qui doit statuer sur le déploiement de la Garde nationale ordonné par le président pour faire face aux manifestations à Los Angeles contestant sa politique migratoire.Le milliardaire républicain a fait polémique en envoyant ces derniers jours 4.000 soldats de la Garde nationale de Californie dans la mégapole, théâtre de multiples protestations contre une vague d’interpellations musclées de sans-papiers par la police de l’immigration (ICE).Une décision vivement contestée par le gouverneur de Californie, Gavin Newsom. Le démocrate dénonce une manoeuvre autoritaire et exige de récupérer le contrôle de ce corps militaire, placé à la fois sous son autorité et sous celle du président américain.Le plan de Donald Trump “est clair: inciter à la violence et au chaos dans les États démocrates, trouver une excuse pour militariser nos villes, diaboliser ses adversaires, continuer à enfreindre la loi et consolider son pouvoir”, a-t-il estimé lundi sur X. “C’est illégal et nous ne le tolérerons pas”, a-t-il averti.Depuis une dizaine de jours, les manifestations à Los Angeles ont été émaillées de violences et dégradations. Les images spectaculaires de robotaxis incendiés et couverts de graffitis, ainsi que les heurts avec la police, ont notamment conduit Donald Trump à accuser les démocrates locaux d’avoir perdu le contrôle de la ville.- “Commandant en chef” – Outre la Garde nationale, le président a également envoyé 700 militaires des Marines, une mesure extrêmement rare dans l’histoire des Etats-Unis. Mais la violence constatée, limitée à quelques quartiers, est “bien loin” de la “rébellion” invoquée par le gouvernement fédéral pour justifier le déploiement de militaires, a estimé jeudi dernier le juge fédéral Charles Breyer.Dans une décision de 36 pages, le magistrat a estimé que le recours à la Garde nationale de Californie était illégal et que le gouverneur Newsom devrait en reprendre le contrôle.Mais l’exécution de sa décision a immédiatement été repoussée jusqu’à mardi par une cour d’appel de San Francisco, le temps qu’elle puisse examiner l’appel du ministère de la Justice.C’est sur cet appel que la cour doit désormais se prononcer.Le gouvernement dénonce la décision de première instance comme “une ingérence extraordinaire dans les pouvoirs constitutionnels du président en tant que commandant en chef”.En pratique, la Garde nationale a surtout été employée ces derniers jours pour protéger les bâtiments fédéraux. Les forces de l’ordre locales ont effectué le maintien de l’ordre lors des manifestations, lors desquelles la police de Los Angeles a procédé à 575 arrestations.La semaine dernière, Donald Trump a attribué le retour au calme dans la ville à son emploi de la force militaire. Mais le couvre-feu décrété dans le centre-ville par Karen Bass, la maire démocrate de Los Angeles, a aussi pu y contribuer.Lundi, elle a annoncé une réduction de son amplitude horaire, en dénonçant “le chaos provoqué par Washington”.

Cinquième nuit d’escalade entre Israël et l’Iran, Trump conseille d’évacuer Téhéran “immédiatement”

Israël et l’Iran ont échangé de nouvelles frappes mardi, au cinquième jour de l’escalade militaire entre les deux pays ennemis, au moment où le président américain Donald Trump quittait précipitamment le G7 après avoir conseillé aux habitants de Téhéran d’évacuer “immédiatement”.Des explosions ont retenti mardi matin à Tel-Aviv et Jérusalem et les sirènes ont retenti en Israël après des tirs de missiles depuis l’Iran, a annoncé l’armée.Téhéran a promis de bombarder Israël “aussi longtemps qu’il le faudra” pour mettre fin à l’attaque israélienne sans précédent menée depuis le 13 juin avec l’objectif affiché de l’empêcher de se doter de la bombe atomique.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé changer “la face du Moyen-Orient” avec cette attaque aérienne qui a visé des centaines de sites militaires et nucléaires, tué plusieurs des haut gradés et bombardé le siège de la télévision d’Etat iranienne. Des civils ont aussi été tués dans les deux pays par ces frappes qui ont visé des zones urbaines.Selon le bureau de Benjamin Netanyahu, les représailles iraniennes ont fait au moins 24 morts depuis vendredi en Israël.En Iran, les frappes israéliennes ont fait au moins 224 morts et plus d’un millier de blessés, selon un bilan officiel établi dimanche.La télévision d’Etat iranienne a en outre fait état mardi de trois morts lors de frappes israéliennes la veille sur son siège à Téhéran.L’armée israélienne a déclaré mardi avoir mené dans la nuit dans l’ouest de l’Iran “plusieurs frappes de grande envergure” lors desquelles “des dizaines d’infrastructures de stockage et de lancement de missiles sol-sol ont été touchées”, tout comme “des lanceurs de missiles sol-air et des sites de stockage de drones”.Les sirènes d’alerte ont retenti à deux reprises mardi à l’aube dans plusieurs points d’Israël, notamment dans le nord. Mais dans les deux cas, les habitants ont été autorisés à quitter les abris peu après.Dans le même temps, Donald Trump a assuré que son départ anticipé du G7, lundi au Canada, n’avait “rien à voir avec un cessez-le-feu” entre Israël et l’Iran”. “C’est beaucoup plus gros que ça”, a-t-il dit sans autre précision.”Tout le monde devrait évacuer Téhéran immédiatement”, a-t-il déclaré sur son réseau Truth Social.”L’Iran aurait dû signer l’+accord+ (sur le nucléaire, ndlr) quand je leur ai dit de signer”, a-t-il ajouté.M. Trump avait relancé récemment les négociations avec Téhéran sur le programme nucléaire iranien. La République islamique, qui dément vouloir fabriquer l’arme atomique et défend son droit à enrichir de l’uranium afin de développer un programme nucléaire civil, a affirmé qu’elle ne signerait pas un accord tant que dureraient les attaques israéliennes.- Porte-avions américain -Sans appeler à la fin immédiate des hostilités comme les président russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan, les dirigeants du G7 ont appelé à “protéger les civils”, affirmant le droit d’Israël à “se défendre” et qualifiant “l’Iran de “principale source d’instabilité et de terrorisme dans la région”. “Nous demandons instamment que la résolution de la crise en Iran aboutisse à une désescalade plus vaste des hostilités au Moyen-Orient, y compris à un cessez-le-feu à Gaza”, ont-t-il écrit.Face à cet embrasement, la Chine, via son ambassade, a pressé ses ressortissants de quitter Israël tandis que les Etats-Unis ont annoncé déployer des “ressources supplémentaires” au Moyen-Orient pour y renforcer leur “dispositif défensif”, selon le ministre de la Défense Peter Hegseth.Le porte-avions américain Nimitz, qui croisait en mer de Chine méridionale, a mis le cap à l’ouest et prend la direction du Moyen-Orient, selon le Pentagone.- Grand Bazar fermé -Lundi, les émissions de la télévision publique iranienne ont été brièvement interrompues par une attaque israélienne, qui s’est produite alors qu’une présentatrice critiquait vivement Israël à l’antenne. Elle a été vue quittant précipitamment le plateau dans un nuage de poussière, tandis que des débris du plafond tombaient autour d’elle.Téhéran a condamné “un acte ignoble et un crime de guerre” et a appelé deux chaînes de télévision israéliennes a évacuer leurs locaux.Le Grand Bazar, le principal marché de Téhéran, est resté fermé lundi. Les rues de la capitale étaient pour la plupart désertes, les magasins fermés à l’exception de quelques épiceries, et de nombreux automobilistes faisaient la queue aux stations-service.Israël affirme avoir détruit “la principale installation” du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a cependant affirmé lundi qu’il n’y a “pas d’indication d’attaque” contre la partie souterraine du site, qui abrite la principale usine d’enrichissement.Au delà du programme nucléaire, le Premier ministre israélien, dans plusieurs interviews à des médias internationaux, a lancé un appel au peuple iranien pour qu’il se soulève contre la “tyrannie” et estimé qu’assassiner le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, mettrait “fin au conflit”.Selon un responsable américain, Donald Trump s’est opposé à un plan israélien visant à éliminer l’ayatollah Khamenei, à la tête de l’Iran depuis 1989.”Il suffit d’un seul coup de téléphone de Washington pour museler quelqu’un comme Netanyahu”, a estimé sur X le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, se demandant si Donald Trump “est intéressé d’arrêter la guerre”.

Cinquième nuit d’escalade entre Israël et l’Iran, Trump conseille d’évacuer Téhéran “immédiatement”

Israël et l’Iran ont échangé de nouvelles frappes mardi, au cinquième jour de l’escalade militaire entre les deux pays ennemis, au moment où le président américain Donald Trump quittait précipitamment le G7 après avoir conseillé aux habitants de Téhéran d’évacuer “immédiatement”.Des explosions ont retenti mardi matin à Tel-Aviv et Jérusalem et les sirènes ont retenti en Israël après des tirs de missiles depuis l’Iran, a annoncé l’armée.Téhéran a promis de bombarder Israël “aussi longtemps qu’il le faudra” pour mettre fin à l’attaque israélienne sans précédent menée depuis le 13 juin avec l’objectif affiché de l’empêcher de se doter de la bombe atomique.Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a affirmé changer “la face du Moyen-Orient” avec cette attaque aérienne qui a visé des centaines de sites militaires et nucléaires, tué plusieurs des haut gradés et bombardé le siège de la télévision d’Etat iranienne. Des civils ont aussi été tués dans les deux pays par ces frappes qui ont visé des zones urbaines.Selon le bureau de Benjamin Netanyahu, les représailles iraniennes ont fait au moins 24 morts depuis vendredi en Israël.En Iran, les frappes israéliennes ont fait au moins 224 morts et plus d’un millier de blessés, selon un bilan officiel établi dimanche.La télévision d’Etat iranienne a en outre fait état mardi de trois morts lors de frappes israéliennes la veille sur son siège à Téhéran.L’armée israélienne a déclaré mardi avoir mené dans la nuit dans l’ouest de l’Iran “plusieurs frappes de grande envergure” lors desquelles “des dizaines d’infrastructures de stockage et de lancement de missiles sol-sol ont été touchées”, tout comme “des lanceurs de missiles sol-air et des sites de stockage de drones”.Les sirènes d’alerte ont retenti à deux reprises mardi à l’aube dans plusieurs points d’Israël, notamment dans le nord. Mais dans les deux cas, les habitants ont été autorisés à quitter les abris peu après.Dans le même temps, Donald Trump a assuré que son départ anticipé du G7, lundi au Canada, n’avait “rien à voir avec un cessez-le-feu” entre Israël et l’Iran”. “C’est beaucoup plus gros que ça”, a-t-il dit sans autre précision.”Tout le monde devrait évacuer Téhéran immédiatement”, a-t-il déclaré sur son réseau Truth Social.”L’Iran aurait dû signer l’+accord+ (sur le nucléaire, ndlr) quand je leur ai dit de signer”, a-t-il ajouté.M. Trump avait relancé récemment les négociations avec Téhéran sur le programme nucléaire iranien. La République islamique, qui dément vouloir fabriquer l’arme atomique et défend son droit à enrichir de l’uranium afin de développer un programme nucléaire civil, a affirmé qu’elle ne signerait pas un accord tant que dureraient les attaques israéliennes.- Porte-avions américain -Sans appeler à la fin immédiate des hostilités comme les président russe Vladimir Poutine et turc Recep Tayyip Erdogan, les dirigeants du G7 ont appelé à “protéger les civils”, affirmant le droit d’Israël à “se défendre” et qualifiant “l’Iran de “principale source d’instabilité et de terrorisme dans la région”. “Nous demandons instamment que la résolution de la crise en Iran aboutisse à une désescalade plus vaste des hostilités au Moyen-Orient, y compris à un cessez-le-feu à Gaza”, ont-t-il écrit.Face à cet embrasement, la Chine, via son ambassade, a pressé ses ressortissants de quitter Israël tandis que les Etats-Unis ont annoncé déployer des “ressources supplémentaires” au Moyen-Orient pour y renforcer leur “dispositif défensif”, selon le ministre de la Défense Peter Hegseth.Le porte-avions américain Nimitz, qui croisait en mer de Chine méridionale, a mis le cap à l’ouest et prend la direction du Moyen-Orient, selon le Pentagone.- Grand Bazar fermé -Lundi, les émissions de la télévision publique iranienne ont été brièvement interrompues par une attaque israélienne, qui s’est produite alors qu’une présentatrice critiquait vivement Israël à l’antenne. Elle a été vue quittant précipitamment le plateau dans un nuage de poussière, tandis que des débris du plafond tombaient autour d’elle.Téhéran a condamné “un acte ignoble et un crime de guerre” et a appelé deux chaînes de télévision israéliennes a évacuer leurs locaux.Le Grand Bazar, le principal marché de Téhéran, est resté fermé lundi. Les rues de la capitale étaient pour la plupart désertes, les magasins fermés à l’exception de quelques épiceries, et de nombreux automobilistes faisaient la queue aux stations-service.Israël affirme avoir détruit “la principale installation” du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a cependant affirmé lundi qu’il n’y a “pas d’indication d’attaque” contre la partie souterraine du site, qui abrite la principale usine d’enrichissement.Au delà du programme nucléaire, le Premier ministre israélien, dans plusieurs interviews à des médias internationaux, a lancé un appel au peuple iranien pour qu’il se soulève contre la “tyrannie” et estimé qu’assassiner le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, mettrait “fin au conflit”.Selon un responsable américain, Donald Trump s’est opposé à un plan israélien visant à éliminer l’ayatollah Khamenei, à la tête de l’Iran depuis 1989.”Il suffit d’un seul coup de téléphone de Washington pour museler quelqu’un comme Netanyahu”, a estimé sur X le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi, se demandant si Donald Trump “est intéressé d’arrêter la guerre”.

En Sierra Leone, un sanctuaire pour les chimpanzés menacé par l’alarmante déforestation

Le regard intimidé, Esther et Rio, deux bébés chimpanzés orphelins, se blottissent avec tendresse contre la poitrine de leur soigneuse. Ces rescapés ont trouvé refuge dans un sanctuaire unique en Sierra Leone mais dont l’avenir est à son tour menacé par une alarmante déforestation et l’empiètement illégal sur les terres d’un précieux parc national.Hawa Kamara prend soin depuis un an d’Esther et de Rio, arrivés au sanctuaire pour chimpanzés orphelins de Tacugama à l’âge de seulement trois mois. Calés sur ses hanches, les orphelins s’agrippent à son cou dans des gestes infiniment doux, guettant avec des yeux écarquillés les cris aigus d’autres primates du site. A Tacugama, la touffeur, la densité végétale, le crissement métallique des insectes de la précieuse forêt tropicale humide sont saisissants, dans ce pays à la biodiversité spectaculaire abritant plusieurs espèces protégées. Situé à une quinzaine de kilomètres de la capitale Freetown, au sein du Parc national de la Péninsule de la Région Ouest (WAP-NP), le sanctuaire accueille des chimpanzés de moins de cinq ans, dont la famille a été tuée et auxquels il faut apprendre à survivre. Ils y arrivent mal-nourris, handicapés ou blessés par balle ou à la machette, traumatisés, souvent après avoir été vendus par les braconniers et gardés comme animaux domestiques dans des villages…  Le chimpanzé d’Afrique de l’Ouest est considéré comme une espèce “en danger critique d’extinction” par l’Union internationale pour la conservation de la nature, menacée notamment par la disparition de son habitat et le braconnage pour sa viande.  Les orphelins de Tacugama passent par des parcs de réhabilitation, puis vivent dans les dizaines d’hectares sauvages protégés du sanctuaire, qui abrite actuellement 122 primates. “Depuis deux à trois ans, nous constatons une augmentation du nombre des chimpanzés sauvés car il y a beaucoup de dégradations au sein du parc où vit la population sauvage” de ces primates, explique à l’AFP Bala Amarasekaran, un infatigable défenseur des chimpanzés et fondateur du sanctuaire en 1995. “Nous avons récemment fait face à beaucoup de déforestation et d’empiètement illégal sur les terres du parc”, notamment des constructions de maisons. Des pièges sont aussi régulièrement découverts près du sanctuaire. – Cri d’alarme -La menace est telle que les responsables de ce projet emblématique ont lancé un cri d’alarme : depuis le 26 mai, le sanctuaire est fermé aux visiteurs, pour tenter d’infliger un électrochoc au gouvernement.Depuis 2000, la Sierra Leone a perdu 39% de sa couverture forestière, selon l’observatoire de référence Global Forest Watch.Sur les 18.000 hectares de forêts du WAP-NP, presque un tiers ont été perdus ou gravement dégradés depuis 2012.A six kilomètres au sud du sanctuaire, les activités illégales et le grignotage au sein du parc menacent aussi l’avenir d’un barrage vital pour les deux millions d’habitants de Freetown – une ville surpeuplée – et ses alentours, d’où ils tirent leur seul approvisionnement en eau.Après un trajet en pick-up sur une piste à fort dénivelé, l’immense barrage de Guma apparaît, entouré d’une forêt primaire vert étincelant.   Mais en contrebas, on peut voir à l’oeil nu la vallée grignotée par l’urbanisation. La sécurité sanitaire du barrage est menacée, la déforestation favorisant l’envasement et la sédimentation dans le réservoir, alimenté pendant la longue saison des pluies. “Ce quartier n’existait pas il y a encore trois ans”, déplore Maada Kpenge, le directeur exécutif de la compagnie générale des eaux de la vallée de Guma. “Chaque année, il y a de nouvelles maisons, dont les propriétaires affirment qu’ils possèdent la terre légalement… Chaque année, nous perdons des milliers d’hectares de forêts; à ce rythme-là, dans 10 ou 15 ans, il ne restera presque rien”.La forêt participe activement au cycle de l’eau grâce à l’évapotranspiration et permet aussi de capter et de retenir l’eau. Si rien n’est fait et si le niveau du barrage baisse drastiquement, “il sera quasiment impossible de vivre à Freetown…”, prévient-il.Le gouvernement déplore des pratiques opaques et corrompues d’attribution des terres par de précédentes autorités et met en avant les nouvelles lois plus sévères votées concernant la propriété de la terre. Mais activistes et experts estiment qu’elles ne sont pas assez appliquées sur le terrain. L’AFP a pu suivre une équipe de gardes forestiers qui sous-payés et sous-équipés, tentent d’intervenir au cours de raids.”Dans ce parc, il y a de la production illégale de marijuana, de charbon de bois, de l’exploitation forestière et des gens qui construisent des maisons et s’accaparent les terrains…”, énumère Alpha Mara, le commandant des gardes forestiers au sein de l’Autorité nationale des aires protégées (NPAA).- Erosion -Ce jour-là, lui et une vingtaine de gardes juchés sur un pick-up foncent à travers la région. Ils s’attaqueront à six sites situés soit à l’intérieur même du parc, soit dans la zone tampon. Ne disposant ni d’armes ni d’équipements pour se défendre face à des trafiquants ou des occupants illégaux, ils abattent à mains nues des murs de maisons ou des piliers délimitant des terrains gagnés sur le parc. Un garde lacère comme il le peut à l’aide d’une machette la tôle de cabanes érigées sur ces terrains. La tension monte d’un cran quand des gardes frappent une de ces constructions d’où sort terrorisée une jeune femme, son nourrisson en pleurs dans les bras.Famata Turay explique que son mari est employé en tant que gardien du terrain par un riche propriétaire vivant à l’étranger.  “Ici, nous sommes dans le parc : ces constructions sont illégales !”, lui lance Ibrahim Kamara, le garde rédigeant un rapport. “Je ne suis pas au courant, Monsieur”, réplique Famata. “Je n’ai aucun autre endroit où vivre….”, confie-t-elle en sanglotant après le départ des gardes, face à sa cabane à moitié détruite.  En raison de cette déforestation, les températures déjà régulièrement extrêmes pourraient devenir insupportables pour la majorité des habitants de Freetown et de cette région, soulignent les experts. L’érosion des sols est aussi accentuée pendant la saison des pluies en Sierra Leone, le pays ayant connu le glissement de terrain le plus meurtrier en Afrique : une coulée de boue sur les hauteurs de Freetown qui a entraîné la mort de 1.141 personnes en 2017. Dans le sanctuaire de Tacugama, Bala Amarasekaran ne décolère pas contre les défaillances des institutions. “Si quelqu’un enfreint les lois sur la faune sauvage, il devrait y avoir des amendes, des poursuites, ce n’est pas le cas”. “Tacugama est la destination d’écotourisme numéro un du pays : vous ne pouvez pas vous targuer d’avoir un sanctuaire de classe mondiale et être incapable en tant que gouvernement de le protéger”, dit-il. “Ce problème d’empiètement sur les terres du parc doit être réglé pour que Tacugama puisse continuer d’exister…”.

En Sierra Leone, un sanctuaire pour les chimpanzés menacé par l’alarmante déforestation

Le regard intimidé, Esther et Rio, deux bébés chimpanzés orphelins, se blottissent avec tendresse contre la poitrine de leur soigneuse. Ces rescapés ont trouvé refuge dans un sanctuaire unique en Sierra Leone mais dont l’avenir est à son tour menacé par une alarmante déforestation et l’empiètement illégal sur les terres d’un précieux parc national.Hawa Kamara …

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En Sierra Leone, un sanctuaire pour les chimpanzés menacé par l’alarmante déforestation

Le regard intimidé, Esther et Rio, deux bébés chimpanzés orphelins, se blottissent avec tendresse contre la poitrine de leur soigneuse. Ces rescapés ont trouvé refuge dans un sanctuaire unique en Sierra Leone mais dont l’avenir est à son tour menacé par une alarmante déforestation et l’empiètement illégal sur les terres d’un précieux parc national.Hawa Kamara prend soin depuis un an d’Esther et de Rio, arrivés au sanctuaire pour chimpanzés orphelins de Tacugama à l’âge de seulement trois mois. Calés sur ses hanches, les orphelins s’agrippent à son cou dans des gestes infiniment doux, guettant avec des yeux écarquillés les cris aigus d’autres primates du site. A Tacugama, la touffeur, la densité végétale, le crissement métallique des insectes de la précieuse forêt tropicale humide sont saisissants, dans ce pays à la biodiversité spectaculaire abritant plusieurs espèces protégées. Situé à une quinzaine de kilomètres de la capitale Freetown, au sein du Parc national de la Péninsule de la Région Ouest (WAP-NP), le sanctuaire accueille des chimpanzés de moins de cinq ans, dont la famille a été tuée et auxquels il faut apprendre à survivre. Ils y arrivent mal-nourris, handicapés ou blessés par balle ou à la machette, traumatisés, souvent après avoir été vendus par les braconniers et gardés comme animaux domestiques dans des villages…  Le chimpanzé d’Afrique de l’Ouest est considéré comme une espèce “en danger critique d’extinction” par l’Union internationale pour la conservation de la nature, menacée notamment par la disparition de son habitat et le braconnage pour sa viande.  Les orphelins de Tacugama passent par des parcs de réhabilitation, puis vivent dans les dizaines d’hectares sauvages protégés du sanctuaire, qui abrite actuellement 122 primates. “Depuis deux à trois ans, nous constatons une augmentation du nombre des chimpanzés sauvés car il y a beaucoup de dégradations au sein du parc où vit la population sauvage” de ces primates, explique à l’AFP Bala Amarasekaran, un infatigable défenseur des chimpanzés et fondateur du sanctuaire en 1995. “Nous avons récemment fait face à beaucoup de déforestation et d’empiètement illégal sur les terres du parc”, notamment des constructions de maisons. Des pièges sont aussi régulièrement découverts près du sanctuaire. – Cri d’alarme -La menace est telle que les responsables de ce projet emblématique ont lancé un cri d’alarme : depuis le 26 mai, le sanctuaire est fermé aux visiteurs, pour tenter d’infliger un électrochoc au gouvernement.Depuis 2000, la Sierra Leone a perdu 39% de sa couverture forestière, selon l’observatoire de référence Global Forest Watch.Sur les 18.000 hectares de forêts du WAP-NP, presque un tiers ont été perdus ou gravement dégradés depuis 2012.A six kilomètres au sud du sanctuaire, les activités illégales et le grignotage au sein du parc menacent aussi l’avenir d’un barrage vital pour les deux millions d’habitants de Freetown – une ville surpeuplée – et ses alentours, d’où ils tirent leur seul approvisionnement en eau.Après un trajet en pick-up sur une piste à fort dénivelé, l’immense barrage de Guma apparaît, entouré d’une forêt primaire vert étincelant.   Mais en contrebas, on peut voir à l’oeil nu la vallée grignotée par l’urbanisation. La sécurité sanitaire du barrage est menacée, la déforestation favorisant l’envasement et la sédimentation dans le réservoir, alimenté pendant la longue saison des pluies. “Ce quartier n’existait pas il y a encore trois ans”, déplore Maada Kpenge, le directeur exécutif de la compagnie générale des eaux de la vallée de Guma. “Chaque année, il y a de nouvelles maisons, dont les propriétaires affirment qu’ils possèdent la terre légalement… Chaque année, nous perdons des milliers d’hectares de forêts; à ce rythme-là, dans 10 ou 15 ans, il ne restera presque rien”.La forêt participe activement au cycle de l’eau grâce à l’évapotranspiration et permet aussi de capter et de retenir l’eau. Si rien n’est fait et si le niveau du barrage baisse drastiquement, “il sera quasiment impossible de vivre à Freetown…”, prévient-il.Le gouvernement déplore des pratiques opaques et corrompues d’attribution des terres par de précédentes autorités et met en avant les nouvelles lois plus sévères votées concernant la propriété de la terre. Mais activistes et experts estiment qu’elles ne sont pas assez appliquées sur le terrain. L’AFP a pu suivre une équipe de gardes forestiers qui sous-payés et sous-équipés, tentent d’intervenir au cours de raids.”Dans ce parc, il y a de la production illégale de marijuana, de charbon de bois, de l’exploitation forestière et des gens qui construisent des maisons et s’accaparent les terrains…”, énumère Alpha Mara, le commandant des gardes forestiers au sein de l’Autorité nationale des aires protégées (NPAA).- Erosion -Ce jour-là, lui et une vingtaine de gardes juchés sur un pick-up foncent à travers la région. Ils s’attaqueront à six sites situés soit à l’intérieur même du parc, soit dans la zone tampon. Ne disposant ni d’armes ni d’équipements pour se défendre face à des trafiquants ou des occupants illégaux, ils abattent à mains nues des murs de maisons ou des piliers délimitant des terrains gagnés sur le parc. Un garde lacère comme il le peut à l’aide d’une machette la tôle de cabanes érigées sur ces terrains. La tension monte d’un cran quand des gardes frappent une de ces constructions d’où sort terrorisée une jeune femme, son nourrisson en pleurs dans les bras.Famata Turay explique que son mari est employé en tant que gardien du terrain par un riche propriétaire vivant à l’étranger.  “Ici, nous sommes dans le parc : ces constructions sont illégales !”, lui lance Ibrahim Kamara, le garde rédigeant un rapport. “Je ne suis pas au courant, Monsieur”, réplique Famata. “Je n’ai aucun autre endroit où vivre….”, confie-t-elle en sanglotant après le départ des gardes, face à sa cabane à moitié détruite.  En raison de cette déforestation, les températures déjà régulièrement extrêmes pourraient devenir insupportables pour la majorité des habitants de Freetown et de cette région, soulignent les experts. L’érosion des sols est aussi accentuée pendant la saison des pluies en Sierra Leone, le pays ayant connu le glissement de terrain le plus meurtrier en Afrique : une coulée de boue sur les hauteurs de Freetown qui a entraîné la mort de 1.141 personnes en 2017. Dans le sanctuaire de Tacugama, Bala Amarasekaran ne décolère pas contre les défaillances des institutions. “Si quelqu’un enfreint les lois sur la faune sauvage, il devrait y avoir des amendes, des poursuites, ce n’est pas le cas”. “Tacugama est la destination d’écotourisme numéro un du pays : vous ne pouvez pas vous targuer d’avoir un sanctuaire de classe mondiale et être incapable en tant que gouvernement de le protéger”, dit-il. “Ce problème d’empiètement sur les terres du parc doit être réglé pour que Tacugama puisse continuer d’exister…”.

Ukraine: au moins 14 morts à Kiev dans des frappes russes

Des frappes aériennes russes qui ont ciblé Kiev dans la nuit de lundi à mardi ont fait au moins 14 morts, dont un Américain, ont annoncé les autorités ukrainiennes après l’une des attaques au bilan le plus lourd depuis le début de la guerre en Ukraine.”27 sites dans différents districts de la capitale ont été la cible de tirs ennemis cette nuit. Parmi eux se trouvent des immeubles résidentiels, des établissements éducatifs et des infrastructures critiques”, a déclaré Igor Klymenko, ministre de l’Intérieur ukrainien.”Le bilan des morts a été porté à 14. 44 personnes ont été blessées à Kiev. 6 autres ont été blessées à Odessa”, a précisé le responsable sur la messagerie Telegram.Le chef de l’administration militaire de la capitale ukrainienne, Timour Tkatchenko avait fait état plus tôt d’au 14 morts à Kiev, précisant que des recherches étaient en cours pour retrouver des victimes potentielles dans les décombres.”Dans le district de Solomianski, un citoyen américain de 62 ans est décédé dans une maison située en face de l’endroit où les médecins portaient assistance aux blessés”, a précisé le maire de la capitale ukrainienne Vitali Klitschko mardi sur Telegram.Le maire de Kiev avait averti au début de la nuit que des drones ennemis se dirigaient vers la ville “depuis trois directions”, demandant aux habitants de ne pas quitter leurs abris.Le chef de l’administration militaire de la ville de Kiev, Timour Tkatchenko, a de son côté indiqué qu’une “attaque combinée” de “missiles et des drones” russes avaient provoqué “des incendies dans plusieurs zones” de la capitale.La ville portuaire d’Odessa a aussi subi des attaques. “13 personnes ont été hospitalisées. Des gens pourraient être piégées sous les décombres”, a déclaré le gouverneur de la ville du sud de l’Ukraine Oleg Kiper.Les autorités russes ont de leur côté annoncé des restrictions temporaires de vol sur les quatre aéroports de Moscou.Le chef de cabinet du président ukrainien Volodymyr Zelensky, Andriï Iermak, a dénoncé sur Telegram de nouvelles frappes russes sur “des immeubles résidentiels à Kiev. La Russie poursuit sa guerre contre les civils.”Les récents pourparlers de paix entre Moscou et Kiev sont bloqués, alors que les deux camps campent sur leurs positions, très éloignées. Moscou a rejeté la trêve “inconditionnelle” voulue par Kiev et les Européens, tandis que l’Ukraine a qualifié d'”ultimatums” les demandes russes.Lundi, Volodymyr Zelensky avait dit espérer parler avec son homologue américain Donald Trump de l’achat par Kiev de matériel militaire à Washington, en marge du G7 au Canada.Mais la rencontre n’aura pas lieu, le président américain ayant écourté son séjour afin de se consacrer selon la Maison Blanche au conflit entre Israël et l’Iran.Donald Trump a quitté a quitté en hélicoptère lundi soir le sommet du G7 au Canada, selon des journalistes sur place.