AFP World

Le G7 se contente du mininum sur l’Ukraine après le départ de Trump

Le G7 a de nouveau apporté mardi son soutien à l’Ukraine mais sans durcir le ton face à la Russie lors d’un sommet au Canada chamboulé par le départ anticipé du président américain en raison du conflit entre l’Iran et Israël.Le conflit en Ukraine était l’un des axes majeurs de ce sommet dans les Rocheuses canadiennes auquel participait le président ukrainien Volodymyr Zelensky venu pour plaider sa cause.”Certains d’entre nous, y compris le Canada, auraient pu aller plus loin”, a reconnu le Premier ministre Mark Carney, hôte du G7, lors de sa conférence de presse finale évoquant les déclarations sur la guerre en Ukraine.Ce dernier a toutefois insisté sur le fait que tous restent d’accord pour continuer à exercer une pression sur la Russie, y compris par des sanctions financières.Mais le club des grandes démocraties industrialisées n’a pas cette fois publié de déclaration commune dénonçant l'”agression russe”, contrairement aux années précédentes quand Joe Biden était à la tête des Etats-Unis.Dans la journée, une source gouvernementale canadienne avait affirmé que les Etats-Unis s’étaient opposés à la publication d’un communiqué séparé au ton plus fort avant de finalement retirer ses déclarations. Une chose certaine: alors que les pourparlers engagés entre Moscou et Kiev sous pression de Donald Trump sont dans l’impasse, c’est une occasion manquée pour Volodymyr Zelensky. Il n’a pas eu la possibilité de s’entretenir avec le président américain, avec lequel il a des relations houleuses, parti de façon anticipée. C’est avec les autres dirigeants de ce club des grandes démocraties industrialisées (Italie, France, Allemagne, Royaume-Uni, Canada et Japon), qu’il a évoqué l’attaque meurtrière sur Kiev, signe pour lui que les alliés doivent renforcer leur soutien après plus de trois ans d’offensive russe à grande échelle.”Nous sommes prêts pour les négociations de paix, pour un cessez-le-feu inconditionnel. Pour cela, nous avons besoin de pression”, a déclaré Volodymyr Zelensky qui selon des médias canadiens a annulé en fin de journée des événements prévus au Canada après le G7.Il repart tout de même avec une nouvelle aide militaire de 1,27 milliard d’euros de la part du Canada, notamment pour des drones et des véhicules blindés.- “Machine de guerre russe” -Ottawa a également rejoint Londres pour renforcer les sanctions contre la “flotte fantôme” russe de navires utilisés pour contourner les sanctions internationales sur ses ventes de pétrole.”Ces sanctions frappent directement au cœur de la machine de guerre de Poutine, pour étouffer sa capacité à poursuivre sa guerre barbare en Ukraine”, a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer.Mais Donald Trump, qui vante à chaque occasion sa relation privilégiée avec le président russe Vladimir Poutine, n’a pas caché lundi son scepticisme face à d’éventuelles nouvelles mesures contre Moscou.”Les sanctions, ce n’est pas si simple”, a-t-il lancé, soulignant que toute nouvelle mesure aurait un coût “colossal” également pour les Etats-Unis.”Évidemment, avec Trump absent, les discussions sont un peu plus fluides, mais elles ont également moins d’impact avec la nation la plus puissante absente”, a reconnu un diplomate d’une nation du G7 sous condition d’anonymat.- “Ils paieront” -De nombreux dirigeants présents espéraient pourtant profiter de ce sommet pour désamorcer l’offensive commerciale de Donald Trump, qui a imposé des droits de douane de 10% minimum sur la plupart des produits importés aux Etats-Unis et menace d’augmenter encore le niveau des taxes, déstabilisant le monde.Ses propos sur le chemin du retour ont douché une partie des espoirs, même si les échanges sont restés courtois pendant le sommet. Comme à son habitude, Donald Trump ne s’est pas privé pour décocher, dans l’avion du retour, plusieurs piques à l’adresse des dirigeants qu’il venait de quitter.Il a notamment regretté que les Européens “ne proposent pas un accord juste pour le moment” pour apaiser la guerre commerciale avec les Etats-Unis, alors que la pause annoncée se termine le 9 juillet.”Soit nous trouvons un bon accord, soit ils paieront ce que nous leur dirons de payer”, a ajouté le président américain.Il a aussi étrillé Emmanuel Macron, un “chic type” mais qui “ne comprend jamais rien”, visiblement agacé de voir ce dernier parler pour lui de ses projets de règlement du conflit entre Israël et l’Iran. Mardi de retour à Washington, Donald Trump a semblé durcir le ton sur ce dossier appelant à une “capitulation sans conditions” de l’Iran.  Emmanuel Macron a averti que toute tentative de “changement de régime” en Iran par la guerre entraînerait le “chaos” dans le pays.

Buenos Aires se prépare à une mobilisation autour de Kirchner, désormais détenue chez elle

Buenos Aires se prépare mercredi à une journée de mobilisation de rue potentiellement crispée, qu’opposition et syndicats promettent très suivie, en soutien à l’ex-présidente Cristina Kirchner qui a entamé mardi sa peine de prison à domicile.”Argentina con Cristina !” Sous ce mot d’ordre, le Parti justicialiste (péroniste de centre-gauche) héritier du vaste courant politique né dans les années 40, a appelé à manifester pour “accompagner Cristina et exiger sa liberté”, a indiqué sur X Eduardo de Pedro, sénateur influent. “Immense mobilisation”, la “plus grande des derniers temps”, a de son côté promis Teresa Garcia, secrétaire du parti.Depuis mardi, Cristina Kirchner, principale opposante au président ultralibéral Javier Milei, et figure-clef de la politique argentine depuis 20 ans, comme Première Dame, puis cheffe de l’Etat puis vice-présidente, est assignée à résidence dans son appartement du quartier de Constitucion, au centre-sud de la capitale.Le 10 juin, elle a vu la Cour suprême, ultime recours, confirmer une condamnation de 2022 à une peine de six ans de prison et d’inéligibilité à vie pour administration frauduleuse – sur des marchés publics dans le sud du pays – pendant sa présidence (2007-2015).Mardi, la justice l’a autorisée à effectuer sa peine à domicile, comme elle l’avait sollicité, arguant notamment de raisons de sécurité, mais avec un “dispositif de surveillance électronique”, que le jugement n’a pas spécifié.Bracelet électronique ? Un avocat de Mme Kirchner, Gregorio Dalbon, assurait à l’AFP mardi soir que le dispositif n’est “pas automatique” ni immédiat, et que le rapport d’une “équipe interdisciplinaire” d’exécution des peines doit au préalable évaluer la pertinence du dispositif en question. Depuis la condamnation du 10 juin, un noyau dur du militantisme péroniste s’est mobilisé autour de “CFK”. Plusieurs centaines de partisans indéfectibles se sont relayés, y compris de nuit, en une garde quasi-permanente, entre chants, slogans, barbecues, sous ses fenêtres à Buenos Aires. – Réaction durable ? -Sa condamnation est “un grand coup pour la démocratie, une procédure truffée d’irrégularités”, pestait encore mardi Sofia Peroni, une communicante et militante de 28 ans. Mais assignée à résidence, “au moins Cristina reste proche du peuple, comme elle l’a toujours été”. Et même inéligible, “elle restera une référente”, assurait-elle.Pour mercredi, la CGT, plus grande centrale syndicale a promis un “grand rassemblement populaire qui exprime le rejet d’une (condamnation) injuste, partiale et arbitraire”, et appelé à des actions syndicales de soutien à travers le pays.Mais au-delà des certitudes de la mouvance péroniste, le degré de mobilisation restait une inconnue : la grande marche un temps envisagée, 5 km depuis le domicile de Mme Kirchner jusqu’au Palais de justice, a été abandonnée, l’ex-présidente n’étant plus tenue de s’y rendre pour se voir notifier l’assignation à résidence.La mobilisation a finalement été convoquée pour 14H00 (17H00 GMT) Place de Mai, face à la présidence, sans rassemblement préalable près du domicile de Mme Kirchner. Où le jugement de mardi a clairement posé comme condition de l’assignation à résidence “de s’abstenir de tout comportement susceptible de troubler la tranquillité du voisinage”.Du côté du gouvernement, passablement discret depuis le jugement de la Cour suprême, la perspective de mercredi n’alarmait pas outre mesure. Le chef du conseil des ministres, Guillermo Francos, a estimé que les mobilisations des derniers jours “répondent à la réaction initiale des militants kirchnéristes à la condamnation”, qui “ne sera pas la même avec le temps qui passe (…) Je ne pense pas qu’il existe un climat de confrontation politique violente dans la société argentine”, a-t-il diagnostiqué.

Le G7 se déchire sur le soutien à l’Ukraine

Les Etats-Unis de Donald Trump se sont opposés à une déclaration forte sur l’Ukraine qui condamnerait la Russie, lors du sommet du G7 au Canada chamboulé par le départ anticipé du président américain en raison du conflit entre l’Iran et Israël.Les six autres membres du G7 s’étaient mis d’accord sur un “langage fort” mais une déclaration conjointe aurait nécessité l’accord des États-Unis, selon une source gouvernementale canadienne.Ces derniers ont argué qu’ils voulaient préserver leur capacité à négocier avec la Russie, a ajouté cette source.”Certains d’entre nous, y compris le Canada, auraient pu aller plus loin”, a reconnu le Premier ministre canadien Mark Carney, hôte du G7, lors de sa conférence de presse finale. En insistant toutefois sur le fait que tous restent d’accord pour continuer à exercer une pression sur la Russie, y compris par des sanctions financières.Le conflit en Ukraine était l’un des axes majeurs de ce sommet dans les Rocheuses canadiennes auquel participait le président ukrainien venu pour plaider sa cause, notamment auprès de Donald Trump. Mais il a été en grande partie éclipsé par l’escalade du conflit au Moyen-Orient.Ainsi, Volodymyr Zelensky n’a pas eu la possibilité de croiser le président américain, avec lequel il a des relations houleuses, parti de façon anticipée. C’est avec les autres dirigeants de ce club des grandes démocraties industrialisées (Italie, France, Allemagne, Grande-Bretagne, Canada et Japon), qu’il a évoqué l’attaque meurtrière sur Kiev, signe pour lui que les alliés doivent renforcer leur aide.”Nous sommes prêts pour les négociations de paix, pour un cessez-le-feu inconditionnel. Pour cela, nous avons besoin de pression”, a déclaré Volodymyr Zelensky. Dans la foulée, le Premier ministre canadien Mark Carney, hôte du sommet, a annoncé que son pays allait fournir une nouvelle aide militaire à l’Ukraine pour 1,27 milliard d’euros, notamment pour des drones et des véhicules blindés.Il a redit “l’importance d’être solidaire de l’Ukraine” et “d’exercer une pression maximale sur la Russie, qui a refusé de venir à la table des négociations”.- “Machine de guerre russe” -Ottawa a également rejoint Londres pour renforcer les sanctions contre la “flotte fantôme” russe de navires utilisés pour contourner les sanctions internationales sur ses ventes de pétrole.”Ces sanctions frappent directement au cœur de la machine de guerre de Poutine, pour étouffer sa capacité à poursuivre sa guerre barbare en Ukraine”, a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer.Mais Donald Trump, qui vante à chaque occasion sa relation privilégiée avec le président russe Vladimir Poutine, n’a pas caché lundi son scepticisme face à d’éventuelles nouvelles mesures contre Moscou.”Les sanctions, ce n’est pas si simple”, a-t-il lancé, soulignant que toute nouvelle mesure aurait un coût “colossal” également pour les Etats-Unis.”Évidemment, avec Trump absent, les discussions pourraient être un peu plus fluides, mais elles ont également moins d’impact avec la nation la plus puissante absente”, a reconnu un diplomate d’une nation du G7 sous condition d’anonymat.- “Ils paieront” -De nombreux dirigeants présents espéraient pouvoir désamorcer l’offensive commerciale de Donald Trump, qui a imposé des droits de douane de 10% minimum sur la plupart des produits importés aux Etats-Unis et menace d’augmenter encore le niveau des taxes, déstabilisant le monde.Ses propos sur le chemin du retour ont douché une partie des espoirs, même si les échanges sont restés courtois pendant le sommet. Comme à son habitude, Donald Trump ne s’est pas privé pour décocher, dans l’avion du retour, plusieurs piques à l’adresse des dirigeants qu’il venait de quitter.Il a notamment regretté que les Européens “ne proposent pas un accord juste pour le moment” pour apaiser la guerre commerciale avec les Etats-Unis, alors que la pause annoncée se termine le 9 juillet.”Soit nous trouvons un bon accord, soit ils paieront ce que nous leur dirons de payer”, a ajouté le président américain.Il a aussi étrillé Emmanuel Macron, un “chic type” mais qui “ne comprend jamais rien”, visiblement agacé de voir ce dernier parler pour lui de ses projets de règlement du conflit entre Israël et l’Iran. Mardi de retour à Washington, Donald Trump a semblé de nouveau durcir le ton sur ce dossier appelant à une “capitulation sans conditions” de l’Iran.  Emmanuel Macron a averti que toute tentative de “changement de régime” en Iran par la guerre entraînerait le “chaos” dans le pays.

Le dossier TikTok s’éternise, Trump va encore reporter l’échéance

La vente de TikTok, imposée par le Congrès américain, tarde à se matérialiser, au point que Donald Trump va, une nouvelle fois, renvoyer la date butoir, fixée jeudi, faute de feu vert de la Chine.Après avoir déjà reporté l’échéance à deux reprises de 75 jours, le président américain va prendre un nouveau décret pour surseoir de 90 jours, cette fois, a annoncé mardi la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.Le président américain “ne veut pas voir TikTok disparaître”, a-t-elle déclaré.Le réseau social reste, en effet, sous le coup d’une interdiction aux Etats-Unis, en vertu d’une loi votée au Congrès en 2024, si sa maison mère ByteDance n’en abandonne pas le contrôle.Selon plusieurs médias américains, un protocole avait bien été trouvé début avril. Il prévoyait la séparation de TikTok US du groupe ByteDance, avec une recomposition du capital.Les parts détenues par des investisseurs non chinois passaient de 60 à 80%, ByteDance conservant les 20% qu’elle possède actuellement.Le groupe informatique Oracle, qui héberge déjà les données de TikTok US sur ses serveurs américains, devait être à la manoeuvre, accompagné, notamment, par le gestionnaire d’actifs Blackstone ou l’entrepreneur Michael Dell.Mais l’annonce de droits de douane imposés par Donald Trump à ses partenaires commerciaux, avec une note particulièrement salée pour la Chine, à 54% (plus tard relevés jusqu’à 145%), a bloqué la transaction côté chinois.”Il nous faudra probablement l’accord de la Chine” d’ici mi-septembre, nouvelle date limite, a reconnu, mardi, Donald Trump. “Je pense que le président Xi finira par donner son feu vert.””TikTok n’est plus simplement un réseau social”, estime Shweta Singh, professeure à l’université britannique de Warwick. “C’est devenu un symbole de la rivalité technologique entre les Etats-Unis et la Chine.”- Toujours populaire -Si les deux pays se sont entendus, début juin, sur un “cadre général” pour normaliser leurs relations commerciales, le dossier TikTok reste en souffrance. La plateforme n’a pas répondu aux sollicitations de l’AFP.Mais loin de pâtir de cette crise géopolitique, le réseau revendique toujours 170 millions d’utilisateurs aux Etats-Unis, dont 7,5 millions de comptes d’entreprises, des grands groupes aux PME.”A moins de prendre Trump à rebrousse-poil, ils vont probablement continuer à bien se porter”, anticipe Rob Enderle, analyste du cabinet Enderle Group. “Je ne vois pas de raison pour (le président) de s’en prendre à TikTok maintenant.”Selon le site spécialisé Appfigures, le réseau social est la deuxième application la plus téléchargée aux Etats-Unis derrière ChatGPT sur les téléphones Android.La mansuétude affichée par le milliardaire, qui a redit à la chaîne NBC avoir “un petit faible pour TikTok”, a sensiblement dilué l’urgence de la situation. Sur la plateforme, seuls quelques messages évoquent, sans passion, la date du 19 juin, leurs auteurs convaincus d’un nouveau délai à venir.Le contraste est marqué avec le début d’année, qui avait vu beaucoup d’influenceurs préparer leur migration vers d’autres cieux, en particulier Instagram ou YouTube.Début mai, sur NBC, Donald Trump affirmait encore pouvoir intégrer le volet TikTok aux négociations plus larges avec la Chine sur le commerce, pour en faire une sorte de bonus, mais les deux sujets semblent aujourd’hui bien dissociés.D’autres candidats à un rachat de la plateforme s’étaient positionnés en début d’année, en particulier le “Project Liberty” de l’entrepreneur Frank McCourt et la start-up d’intelligence artificielle (IA) générative Perplexity AI, chacun voulant intégrer l’application à un modèle plus large.Le premier n’a pas répondu à une demande de l’AFP, tandis que le second s’est refusé à tout commentaire.Le mystère demeure sur le fameux algorithme de recommandation de TikTok, dont la sophistication explique, en grande partie, le succès de la plateforme.Pour l’instant, ByteDance n’a encore jamais accepté le principe d’une cession de ce bijou technologique, réclamée par le Congrès, qui s’inquiète de l’utilisation de données par la Chine ou d’une tentative d’influence de l’opinion américaine.Mais à l’approche de la limite de jeudi, les élus du Congrès, pourtant très remontés il y a quelques mois, ont semblé se désintéresser désormais du dossier.

Trump exige une “capitulation sans conditions” de l’Iran

Donald Trump a appelé mardi à la reddition de l’Iran et assuré que les Etats-Unis pouvaient aisément tuer le guide suprême iranien, au cinquième jour de la confrontation militaire entre Israël et Téhéran.  Le président américain a réuni son conseil de sécurité, au moment où les spéculations s’intensifient sur une éventuelle participation directe des Etats-Unis au conflit, malgré le fait qu’il ait dit privilégier une solution diplomatique.Cette réunion, qui a eu lieu dans la salle de crise de la Maison Blanche, a duré environ une heure et 20 minutes, selon un responsable de la Maison Blanche qui a requis l’anonymat.Mardi soir, l’armée iranienne a appelé les habitants des grandes villes israéliennes Haïfa et Tel-Aviv à évacuer, avertissant d’attaques “punitives” imminentes.Et aux premières heures de mercredi, l’armée israélienne a annoncé, puis levé, une nouvelle alerte aérienne dans plusieurs endroits du pays après avoir détecté des missiles iraniens se dirigeant vers le territoire israélien.”Environ 10 missiles balistiques ont été lancés depuis l’Iran en direction d’Israël lors du dernier barrage. La plupart d’entre eux ont été interceptés”, a déclaré un responsable militaire.Une alerte rouge a été brièvement déclenchée mardi dans la zone de Dimona, abritant une centrale nucléaire dans le sud d’Israël, après des tirs de missiles iraniens, a indiqué l’armée.En Iran, des détonations ont été entendues par des journalistes de l’AFP à Téhéran, dont plusieurs en soirée, et un média local a fait état de déflagrations à Ispahan (centre).   “Capitulation sans conditions”, a écrit Donald Trump dans un message en deux mots sur sa plateforme Truth Social. Les Etats-Unis “savent exactement où se cache le soi-disant +guide suprême+” iranien, l’ayatollah Khamenei mais ne comptent pas “l’éliminer (le tuer!), du moins pour le moment”, a-t-il ajouté.- “Chaos” -La veille, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait assuré que tuer l’ayatollah Khamenei “mettra fin au conflit”, appelant aussi les Iraniens à se soulever.Le président français, Emmanuel Macron, a lui estimé qu’un “changement de régime” en Iran serait synonyme de “chaos”.L’armée israélienne a dit avoir pilonné mardi “des dizaines d’infrastructures de stockage et lancement” de missiles sol-sol et sol-air, et “des sites de stockage de drones”. L’Iran a menacé Israël “d’attaques massives de drones”, et affirmé avoir frappé dans la nuit de lundi à mardi des “cibles stratégiques” à Tel-Aviv – dont le Mossad, le service de renseignement extérieur israélien – et Haïfa, la grande ville du nord d’Israël. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont dit avoir attaqué les bases aériennes israéliennes d’où, selon eux, ont décollé des bombardiers. – “Le sale boulot” -L’Iran a juré de bombarder Israël sans relâche pour mettre fin à l’attaque israélienne d’une ampleur sans précédent lancée le 13 juin, avec l’objectif affiché de l’empêcher de se doter de la bombe atomique.Les Occidentaux soupçonnent l’Iran de poursuivre ce but, ce que Téhéran dément, défendant son droit à un programme nucléaire civil. Depuis vendredi, l’aviation israélienne a visé des centaines de sites militaires et nucléaires, tué les principaux hauts gradés iraniens et des scientifiques du nucléaire. Mardi, l’armée a annoncé avoir encore tué un important commandant militaire iranien, Ali Shadmani, à Téhéran.Israël a eu “le courage” de faire “le sale boulot” face au “terrorisme du régime” iranien, a salué le chancelier allemand, Friedrich Merz, jugeant le pouvoir iranien “considérablement affaibli”. Les bombardements ont aussi tué des civils des deux côtés dans des zones urbaines,: 224 en Iran, selon le dernier bilan officiel de dimanche, et 24 jusque là en Israël, selon le gouvernement. Après le lancement de l’attaque israélienne, les Etats-Unis ont dit renforcer leur “dispositif défensif” au Moyen-Orient, et y envoyer leur porte-avions Nimitz. Ils ont annoncé mardi la mise en place d’une “task force” pour aider les ressortissants américains dans la région.Donald Trump est rentré à la Maison Blanche écourtant sa présence au sommet du G7 au Canada. Il avait d’abord affirmé souhaiter “une fin réelle” du conflit et “pas un cessez-le-feu”, mais dit n’être “pas spécialement d’humeur à négocier” avec l’Iran, avec qui les Etats-Unis avaient relancé en avril des pourparlers sur le nucléaire.- 700 étrangers évacués – Lundi, Donald Trump avait conseillé aux habitants de Téhéran d’évacuer “immédiatement”. Mardi, de longues files d’attente s’étiraient devant les boulangeries et stations-service de la capitale iranienne, où les magasins de proximité restent ouverts, mais pas le Grand Bazar, le principal marché.”Je voulais quitter la ville, mais j’ai plusieurs chats et ne peux pas les abandonner”, confie à l’AFP Mina, une informaticienne de 37 ans habitant l’ouest de Téhéran. Plus de 700 ressortissants étrangers d’une quinzaine de pays ont été évacués d’Iran vers l’Azerbaïdjan et l’Arménie depuis le 13 juin, ont indiqué Bakou et Erevan.Une cyberattaque a paralysé mardi la banque Sepah, l’une des principales d’Iran, selon l’agence de presse Fars. Les médias iraniens ont ensuite fait état d’une perturbation généralisée d’internet, sans en préciser l’origine. Israël a affirmé avoir détruit “la principale installation” du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a fait état mardi d'”éléments montrant des impacts directs sur les salles souterraines” du site.  

Trump exige une “capitulation sans conditions” de l’Iran

Donald Trump a appelé mardi à la reddition de l’Iran et assuré que les Etats-Unis pouvaient aisément tuer le guide suprême iranien, au cinquième jour de la confrontation militaire entre Israël et Téhéran.  Le président américain a réuni son conseil de sécurité, au moment où les spéculations s’intensifient sur une éventuelle participation directe des Etats-Unis au conflit, malgré le fait qu’il ait dit privilégier une solution diplomatique.Cette réunion, qui a eu lieu dans la salle de crise de la Maison Blanche, a duré environ une heure et 20 minutes, selon un responsable de la Maison Blanche qui a requis l’anonymat.Mardi soir, l’armée iranienne a appelé les habitants des grandes villes israéliennes Haïfa et Tel-Aviv à évacuer, avertissant d’attaques “punitives” imminentes.Et aux premières heures de mercredi, l’armée israélienne a annoncé, puis levé, une nouvelle alerte aérienne dans plusieurs endroits du pays après avoir détecté des missiles iraniens se dirigeant vers le territoire israélien.”Environ 10 missiles balistiques ont été lancés depuis l’Iran en direction d’Israël lors du dernier barrage. La plupart d’entre eux ont été interceptés”, a déclaré un responsable militaire.Une alerte rouge a été brièvement déclenchée mardi dans la zone de Dimona, abritant une centrale nucléaire dans le sud d’Israël, après des tirs de missiles iraniens, a indiqué l’armée.En Iran, des détonations ont été entendues par des journalistes de l’AFP à Téhéran, dont plusieurs en soirée, et un média local a fait état de déflagrations à Ispahan (centre).   “Capitulation sans conditions”, a écrit Donald Trump dans un message en deux mots sur sa plateforme Truth Social. Les Etats-Unis “savent exactement où se cache le soi-disant +guide suprême+” iranien, l’ayatollah Khamenei mais ne comptent pas “l’éliminer (le tuer!), du moins pour le moment”, a-t-il ajouté.- “Chaos” -La veille, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait assuré que tuer l’ayatollah Khamenei “mettra fin au conflit”, appelant aussi les Iraniens à se soulever.Le président français, Emmanuel Macron, a lui estimé qu’un “changement de régime” en Iran serait synonyme de “chaos”.L’armée israélienne a dit avoir pilonné mardi “des dizaines d’infrastructures de stockage et lancement” de missiles sol-sol et sol-air, et “des sites de stockage de drones”. L’Iran a menacé Israël “d’attaques massives de drones”, et affirmé avoir frappé dans la nuit de lundi à mardi des “cibles stratégiques” à Tel-Aviv – dont le Mossad, le service de renseignement extérieur israélien – et Haïfa, la grande ville du nord d’Israël. Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de la République islamique, ont dit avoir attaqué les bases aériennes israéliennes d’où, selon eux, ont décollé des bombardiers. – “Le sale boulot” -L’Iran a juré de bombarder Israël sans relâche pour mettre fin à l’attaque israélienne d’une ampleur sans précédent lancée le 13 juin, avec l’objectif affiché de l’empêcher de se doter de la bombe atomique.Les Occidentaux soupçonnent l’Iran de poursuivre ce but, ce que Téhéran dément, défendant son droit à un programme nucléaire civil. Depuis vendredi, l’aviation israélienne a visé des centaines de sites militaires et nucléaires, tué les principaux hauts gradés iraniens et des scientifiques du nucléaire. Mardi, l’armée a annoncé avoir encore tué un important commandant militaire iranien, Ali Shadmani, à Téhéran.Israël a eu “le courage” de faire “le sale boulot” face au “terrorisme du régime” iranien, a salué le chancelier allemand, Friedrich Merz, jugeant le pouvoir iranien “considérablement affaibli”. Les bombardements ont aussi tué des civils des deux côtés dans des zones urbaines,: 224 en Iran, selon le dernier bilan officiel de dimanche, et 24 jusque là en Israël, selon le gouvernement. Après le lancement de l’attaque israélienne, les Etats-Unis ont dit renforcer leur “dispositif défensif” au Moyen-Orient, et y envoyer leur porte-avions Nimitz. Ils ont annoncé mardi la mise en place d’une “task force” pour aider les ressortissants américains dans la région.Donald Trump est rentré à la Maison Blanche écourtant sa présence au sommet du G7 au Canada. Il avait d’abord affirmé souhaiter “une fin réelle” du conflit et “pas un cessez-le-feu”, mais dit n’être “pas spécialement d’humeur à négocier” avec l’Iran, avec qui les Etats-Unis avaient relancé en avril des pourparlers sur le nucléaire.- 700 étrangers évacués – Lundi, Donald Trump avait conseillé aux habitants de Téhéran d’évacuer “immédiatement”. Mardi, de longues files d’attente s’étiraient devant les boulangeries et stations-service de la capitale iranienne, où les magasins de proximité restent ouverts, mais pas le Grand Bazar, le principal marché.”Je voulais quitter la ville, mais j’ai plusieurs chats et ne peux pas les abandonner”, confie à l’AFP Mina, une informaticienne de 37 ans habitant l’ouest de Téhéran. Plus de 700 ressortissants étrangers d’une quinzaine de pays ont été évacués d’Iran vers l’Azerbaïdjan et l’Arménie depuis le 13 juin, ont indiqué Bakou et Erevan.Une cyberattaque a paralysé mardi la banque Sepah, l’une des principales d’Iran, selon l’agence de presse Fars. Les médias iraniens ont ensuite fait état d’une perturbation généralisée d’internet, sans en préciser l’origine. Israël a affirmé avoir détruit “la principale installation” du site d’enrichissement d’uranium de Natanz, dans le centre de l’Iran. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a fait état mardi d'”éléments montrant des impacts directs sur les salles souterraines” du site.  

Le G7 se déchire sur le soutien à l’Ukraine

Les Etats-Unis de Donald Trump se sont opposés à une déclaration “forte” sur l’Ukraine qui condamnerait la Russie, lors du sommet du G7 au Canada chamboulé par le départ anticipé du président américain.Il n’y aura “pas de déclaration séparée” sur l’Ukraine, “parce que les Américains voulaient l’édulcorer”, a expliqué mardi une source gouvernementale canadienne.Les six …

Le G7 se déchire sur le soutien à l’Ukraine Read More »

Le G7 se déchire sur le soutien à l’Ukraine

Les Etats-Unis de Donald Trump se sont opposés à une déclaration “forte” sur l’Ukraine qui condamnerait la Russie, lors du sommet du G7 au Canada chamboulé par le départ anticipé du président américain.Il n’y aura “pas de déclaration séparée” sur l’Ukraine, “parce que les Américains voulaient l’édulcorer”, a expliqué mardi une source gouvernementale canadienne.Les six autres membres du G7 se sont mis d’accord sur un “langage fort”, mais une déclaration conjointe aurait nécessité l’accord des États-Unis.Ces derniers ont argué qu’ils voulaient préserver leur capacité à négocier, a ajouté cette source.Le conflit en Ukraine était pourtant l’un des axes majeurs de ce sommet dans les Rocheuses canadiennes auquel participait le président ukrainien venu pour plaider sa cause, notamment auprès de Donald Trump.Mais Volodymyr Zelensky n’a pas eu la possibilité de croiser le président américain, avec lequel il a des relations houleuses, puisque ce dernier a quitté le sommet de façon anticipée pour se consacrer à un autre conflit, celui entre Israël et l’Iran.M. Zelensky a rencontré les autres dirigeants de ce club des grandes démocraties industrialisées, quelques heures après une attaque meurtrière sur Kiev.”Il est important pour nos soldats d’être forts sur le champ de bataille, de rester forts jusqu’à ce que la Russie soit prête pour les négociations de paix”, a déclaré Volodymyr Zelensky. “Nous sommes prêts pour les négociations de paix, pour un cessez-le-feu inconditionnel. Pour cela, nous avons besoin de pression”.Dans la foulée, le Premier ministre canadien Mark Carney, hôte du sommet, a annoncé que son pays allait fournir une nouvelle aide militaire à l’Ukraine pour 1,27 milliard d’euros, notamment pour des drones et des véhicules blindés.Il a redit “l’importance d’être solidaire de l’Ukraine” et “d’exercer une pression maximale sur la Russie, qui a refusé de venir à la table des négociations”.- “Machine de guerre russe” -Ottawa a également rejoint Londres pour renforcer les sanctions contre la “flotte fantôme” russe de navires utilisés pour contourner les sanctions internationales sur ses ventes de pétrole.”Ces sanctions frappent directement au cœur de la machine de guerre de Poutine, pour étouffer sa capacité à poursuivre sa guerre barbare en Ukraine”, a déclaré le Premier ministre britannique Keir Starmer.Mais Donald Trump, qui vante à chaque occasion sa relation privilégiée avec le président russe Vladimir Poutine, n’a pas caché lundi son scepticisme face à d’éventuelles nouvelles mesures contre Moscou.”Les sanctions, ce n’est pas si simple”, a-t-il lancé, soulignant que toute nouvelle mesure aurait un coût “colossal” également pour les Etats-Unis.”Évidemment, avec Trump absent, les discussions pourraient être un peu plus fluides, mais elles ont également moins d’impact avec la nation la plus puissante absente”, a reconnu un diplomate d’une nation du G7 sous condition d’anonymat.- “Ils paieront” -De nombreux dirigeants présents espéraient pouvoir désamorcer l’offensive commerciale de Donald Trump, qui a imposé des droits de douane de 10% minimum sur la plupart des produits importés aux Etats-Unis et menace d’augmenter encore le niveau des taxes, déstabilisant le monde.Ses propos sur le chemin du retour ont douché une partie des espoirs, même les échanges sont restés très courtois pendant le sommet. Comme à son habitude, Donald Trump ne s’est pas privé pour décocher, dans l’avion du retour, plusieurs piques à l’adresse des dirigeants qu’il venait de quitter.Il a notamment regretté que les Européens “ne proposent pas un accord juste pour le moment” pour apaiser la guerre commerciale avec les Etats-Unis, alors que la pause annoncée se termine le 9 juillet.”Soit nous trouvons un bon accord, soit ils paieront ce que nous leur dirons de payer”, a ajouté le président américain.Il a aussi étrillé Emmanuel Macron, un “chic type” mais qui “ne comprend jamais rien”, visiblement agacé de voir ce dernier parler pour lui de ses projets de règlement du conflit entre Israël et l’Iran. Mardi de retour à Washington, Donald Trump a semblé de nouveau durci le ton sur ce dossier appelant à une “capitulation sans conditions” de l’Iran.  Emmanuel Macron a averti que toute tentative de “changement de régime” en Iran par la guerre entraînerait le “chaos” dans le pays.

Trump exige une “capitulation sans conditions” de l’Iran

Donald Trump a appelé mardi à la reddition de l’Iran et assuré que les Etats-Unis pouvaient aisément tuer le guide suprême iranien, au cinquième jour de la confrontation militaire entre Israël et Téhéran.  Le président américain a réuni son conseil de sécurité, au moment où les spéculations s’intensifient sur une éventuelle participation directe des Etats-Unis …

Trump exige une “capitulation sans conditions” de l’Iran Read More »

Ukraine: au moins 14 morts à Kiev, Zelensky dénonce “l’une des pires attaques” russes

Au moins 14 personnes, dont un Américain, ont péri à Kiev dans la nuit de lundi à mardi, dans “l’une des pires attaques” russes contre la capitale ukrainienne selon le président Volodymyr Zelensky, au moment où les pourparlers entre l’Ukraine et la Russie sont dans l’impasse.Dans un précédent bilan, les autorités municipales avaient évoqué au …

Ukraine: au moins 14 morts à Kiev, Zelensky dénonce “l’une des pires attaques” russes Read More »