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Australie: une récompense massive offerte pour retrouver le meurtrier de deux policiers

Les autorités australiennes ont promis samedi une récompense de plus de 500.000 euros pour toute information pouvant mener à l’arrestation du meurtrier présumé de deux policiers, un adepte des théories du complot dont la cavale depuis près de deux semaines tient le pays en haleine.Desmond Freeman, 56 ans, est recherché par plus de 450 policiers dans le bush australien depuis une fusillade mortelle le 26 août lors d’une perquisition à son domicile dans la petite ville de Porepunkah, dans le sud-est du pays-continent.Après avoir multiplié les appels à la reddition et interrogé ses proches, la police de l’Etat de Victoria a annoncé qu’elle paierait un million de dollars australiens (environ 560.000 euros) en échange d’informations permettant de le retrouver, un montant sans précédent pour cette force.”Cette somme reflète la gravité de ce crime violent et notre engagement à localiser Freeman dès que possible afin qu’il cesse de représenter un risque pour la population”, a expliqué l’inspecteur Dean Thomas, insistant sur une récompense “susceptible de changer une vie”.Freeman est soupçonné d’avoir abattu Neal Thompson, 59 ans et Vadim De Waart, 35 ans, qui faisaient partie d’une équipe de de dix agents venus perquisitionner chez lui dans une affaire non précisée, et d’en avoir blessé un troisième. Les victimes appartiennent à une section de la police chargée des délits et crimes à caractère sexuels et pédophiles.Ces faits sont exceptionnels dans un pays où les armes automatiques et semi-automatiques sont interdites depuis qu’un tireur isolé a massacré 35 personnes, en 1996, sur l’île de Tasmanie. Le monument national qui rend hommage aux policiers tués en service liste le dernier cas de décès par balle en 2023.- “Terrain difficile” -La police considère que Desmond Freeman, en fuite dans une zone de forêt dense, est lourdement armé.Les médias australiens décrivent le suspect comme un adepte de théories du complot radicalisé, qui a fait état de sa haine envers la police. Selon eux, il ferait partie de la mouvance complotiste des “citoyens souverains”, dont les membres refusent l’autorité de l’Etat et de se soumettre aux lois.Sa femme Amalia Freeman et leur fils adolescent ont été brièvement placés en garde à vue par les enquêteurs, avant d’être relâchés. L’épouse du suspect a lancé un appel public pour qu’il se rende.”À ce stade, rien n’indique que Freeman soit assisté par une personne spécifique, néanmoins, compte tenu du terrain difficile et des besoins de s’approvisionner, cela reste une possibilité”, a souligné la police samedi dans un communiqué, n’excluant pas non plus l’hypothèse d’un décès.Apparue aux Etats-Unis dans les années 1970, la mouvance des “citoyens souverains” se répand aujourd’hui en ligne, notamment sur Facebook dans des groupes où se côtoient des activistes mais aussi des opportunistes cherchant par exemple un moyen de s’affranchir du règlement de certaines factures.En France, ses adeptes estiment que l’Etat n’existerait pas en tant qu’entité publique mais serait en réalité une entreprise de droit privé créée en 1947, à laquelle ils n’auraient pas à se soumettre sans consentement.L’un deux a été condamné en avril à cinq mois de prison pour avoir refusé un contrôle de gendarmerie.

La Mostra rend son verdict à l’issue d’une édition très politique

Au terme d’une édition à la fois glamour et très politique, la 82e Mostra de Venise décerne samedi son Lion d’or, qui pourrait aller au film-événement “The Voice of Hind Rajab” sur Gaza.Ovationné pendant 23 minutes, ce long-métrage, qui a bouleversé les festivaliers, fait figure de favori pour succéder à “La chambre d’à côté” de Pedro Almodovar.Mais nul ne sait ce que va décider le jury présidé par le réalisateur américain Alexander Payne, ni comment il va départager les 21 films en compétition.La réalisatrice de “The Voice of Hind Rajab”, Kaouther Ben Hania, s’est appuyée sur les véritables enregistrements des appels au secours de la fillette de cinq ans qui avaient suscité une vive émotion au moment de leur révélation.Hind Rajab a été retrouvée morte à l’intérieur d’une voiture criblée de balles dans la ville de Gaza, plusieurs jours après avoir passé des heures au téléphone, le 29 janvier 2024, avec le Croissant-Rouge palestinien.Le véhicule dans lequel elle voyageait avec six membres de sa famille avait été visé par des soldats israéliens.Avant même d’être projeté, le film était annoncé comme susceptible d’avoir “un fort impact sur le public”, selon le directeur de la Mostra, Alberto Barbera.Malgré une programmation faisant la part belle aux stars sur le tapis rouge, la guerre dans la bande de Gaza s’est largement imposée au cours de cette Mostra.- MMA et shakers -La 82e édition s’est ouverte sur l’appel d’un collectif fondé par dix cinéastes italiens, Venice4Palestine, à condamner la guerre déclenchée après l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.L’objectif “était de mettre Gaza et la Palestine au centre de l’attention”, selon Fabiomassimo Lozzi, l’un des fondateurs du collectif, interrogé par l’AFP.Ont suivi un défilé de plusieurs milliers de manifestants il y a une semaine dans les rues du Lido et le soutien d’artistes portant pin’s et pancartes sur le tapis rouge ou devant les journalistes.Un autre film, “Le mage du Kremlin” avec Jude Law dans la peau de Vladimir Poutine, a fait écho à l’actualité géopolitique.Le festival a aussi proposé des films prenant le pouls de l’époque (“Bugonia” de Yorgos Lanthimos, sur le complotisme) ou de genre (“Frankenstein” de Guillermo del Toro).Les stars, en particulier américaines, ont répondu à l’appel. Souvent considérée comme une rampe de lancement pour les Oscars, la Mostra offre en effet une large place au cinéma hollywoodien et aux plateformes de streaming, contrairement à son concurrent cannois.C’est un habitué, George Clooney, qui a ouvert le bal, suivi par Emma Stone ou Julia Roberts, dont c’était la première Mostra.Mais ce sont des outsiders qui ont le plus retenu l’attention comme Dwayne Johnson alias The Rock, qui a fait chavirer le public en combattant de MMA en proie à ses démons dans “The Smashing Machine”. Son interprétation pourrait être saluée par le jury, tout comme celle d’Amanda Seyfried en leader du mouvement religieux des shakers au 18e siècle dans “Le Testament d’Ann Lee” ou celle du Français Benjamin Voisin dans “L’Etranger”, adapté d’Albert Camus.L’Asie a également été à l’honneur, du Sud-Coréen Park Chan-wook qui, pour son retour après 20 ans d’absence à Venise a séduit avec “No Other Choice”, à la star taïwanaise Shu Qi dont c’étaient les débuts en tant que réalisatrice avec “Girl”.Après le palmarès, le festival doit refermer ses portes avec la superproduction française “Chien 51”, un thriller dans un Paris futuriste et anxiogène, où le maintien de l’ordre a été sous-traité à l’intelligence artificielle.

La Mostra rend son verdict à l’issue d’une édition très politique

Au terme d’une édition à la fois glamour et très politique, la 82e Mostra de Venise décerne samedi son Lion d’or, qui pourrait aller au film-événement “The Voice of Hind Rajab” sur Gaza.Ovationné pendant 23 minutes, ce long-métrage, qui a bouleversé les festivaliers, fait figure de favori pour succéder à “La chambre d’à côté” de Pedro Almodovar.Mais nul ne sait ce que va décider le jury présidé par le réalisateur américain Alexander Payne, ni comment il va départager les 21 films en compétition.La réalisatrice de “The Voice of Hind Rajab”, Kaouther Ben Hania, s’est appuyée sur les véritables enregistrements des appels au secours de la fillette de cinq ans qui avaient suscité une vive émotion au moment de leur révélation.Hind Rajab a été retrouvée morte à l’intérieur d’une voiture criblée de balles dans la ville de Gaza, plusieurs jours après avoir passé des heures au téléphone, le 29 janvier 2024, avec le Croissant-Rouge palestinien.Le véhicule dans lequel elle voyageait avec six membres de sa famille avait été visé par des soldats israéliens.Avant même d’être projeté, le film était annoncé comme susceptible d’avoir “un fort impact sur le public”, selon le directeur de la Mostra, Alberto Barbera.Malgré une programmation faisant la part belle aux stars sur le tapis rouge, la guerre dans la bande de Gaza s’est largement imposée au cours de cette Mostra.- MMA et shakers -La 82e édition s’est ouverte sur l’appel d’un collectif fondé par dix cinéastes italiens, Venice4Palestine, à condamner la guerre déclenchée après l’attaque sans précédent du Hamas en Israël le 7 octobre 2023.L’objectif “était de mettre Gaza et la Palestine au centre de l’attention”, selon Fabiomassimo Lozzi, l’un des fondateurs du collectif, interrogé par l’AFP.Ont suivi un défilé de plusieurs milliers de manifestants il y a une semaine dans les rues du Lido et le soutien d’artistes portant pin’s et pancartes sur le tapis rouge ou devant les journalistes.Un autre film, “Le mage du Kremlin” avec Jude Law dans la peau de Vladimir Poutine, a fait écho à l’actualité géopolitique.Le festival a aussi proposé des films prenant le pouls de l’époque (“Bugonia” de Yorgos Lanthimos, sur le complotisme) ou de genre (“Frankenstein” de Guillermo del Toro).Les stars, en particulier américaines, ont répondu à l’appel. Souvent considérée comme une rampe de lancement pour les Oscars, la Mostra offre en effet une large place au cinéma hollywoodien et aux plateformes de streaming, contrairement à son concurrent cannois.C’est un habitué, George Clooney, qui a ouvert le bal, suivi par Emma Stone ou Julia Roberts, dont c’était la première Mostra.Mais ce sont des outsiders qui ont le plus retenu l’attention comme Dwayne Johnson alias The Rock, qui a fait chavirer le public en combattant de MMA en proie à ses démons dans “The Smashing Machine”. Son interprétation pourrait être saluée par le jury, tout comme celle d’Amanda Seyfried en leader du mouvement religieux des shakers au 18e siècle dans “Le Testament d’Ann Lee” ou celle du Français Benjamin Voisin dans “L’Etranger”, adapté d’Albert Camus.L’Asie a également été à l’honneur, du Sud-Coréen Park Chan-wook qui, pour son retour après 20 ans d’absence à Venise a séduit avec “No Other Choice”, à la star taïwanaise Shu Qi dont c’étaient les débuts en tant que réalisatrice avec “Girl”.Après le palmarès, le festival doit refermer ses portes avec la superproduction française “Chien 51”, un thriller dans un Paris futuriste et anxiogène, où le maintien de l’ordre a été sous-traité à l’intelligence artificielle.

Trump affiche sa fermeté contre le Venezuela, Maduro joue l’apaisement

Donald Trump a promis vendredi de “descendre” les avions militaires vénézuéliens qui menaceraient les forces américaines, avant que Nicolas Maduro ne joue soudainement la carte de l’apaisement, alors que l’hostilité entre les deux pays s’est récemment exacerbée dans les Caraïbes.Si des avions militaires vénézuéliens mettent l’armée américaine “dans une position dangereuse, ils seront descendus”, a lancé le président américain devant des journalistes à la Maison Blanche.Le ministère américain de la Défense, que Donald Trump a rebaptisé vendredi en “ministère de la Guerre”, avait dénoncé la veille le survol d’un de ses navires de guerre par des avions militaires vénézuéliens dans les eaux internationales. Parlant de “geste hautement provocateur”, le Pentagone a mis en garde contre toute escalade.Après avoir promis ces derniers jours la “lutte armée” face à la “menace” de la présence américaine dans les Caraïbes, le président vénézuélien Nicolas Maduro a estimé vendredi qu'”aucun des différends” avec les Etats-Unis “ne justifie un conflit militaire”.”Le Venezuela a toujours été disposé à discuter, à dialoguer, mais nous exigeons du respect”, a-t-il ajouté lors d’une déclaration diffusée à la radio et la télévision, rejetant une nouvelle fois les accusations du gouvernement Trump sur son implication supposée dans le narcotrafic international.La menace de Donald Trump survient le jour où Washington a annoncé renforcer sa présence militaire dans les Caraïbes pour lutter contre les cartels de la drogue, avec l’envoi de dix avions de combat furtifs F-35 à Porto Rico, territoire rattaché aux Etats-Unis.- “Changement de régime” -Ce déploiement s’ajoute à celui, récent, de navires de guerre dans la région. Les sept bâtiments américains présents dans les Caraïbes, ainsi qu’un autre dans l’est du Pacifique, participent actuellement à la lutte contre le narcotrafic en Amérique latine, selon une responsable du ministère de la Défense qui a requis l’anonymat.Cette semaine, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis avaient frappé un “bateau transportant de la drogue”, tuant 11 “narcoterroristes”. Il les a présentés comme des membres du Tren de Aragua, un cartel vénézuélien implanté dans plusieurs pays et classé comme organisation terroriste par Donald Trump.Nicolas Maduro a toujours nié tout lien avec le narcotrafic, bien que deux neveux de son épouse aient été condamnés à New York pour trafic de cocaïne.Avant d’adoucir le ton, le président vénézuélien n’a cessé de se dire prêt à la “lutte armée pour la défense du territoire national”, évoquant même le risque d’un débarquement américain et d’un objectif de “changement de régime”, bien que les Etats-Unis n’aient jamais menacé ouvertement d’envahir son pays.- “Fugitif recherché” -En fonction depuis 12 ans après une réélection en 2024 marquée par des soupçons de fraude massive, Nicolas Maduro est considéré par le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio comme un “fugitif recherché par la justice” aux Etats-Unis, qui ont d’ailleurs mis sa tête à prix.Le proche conseiller de Donald Trump Stephen Miller a, lui, déclaré vendredi que le Venezuela n’était pas dirigé par un gouvernement mais par une “structure de narcotrafic”, avec Maduro en “chef de cartel”.Les Etats-Unis ont clairement opté pour la manière forte dans leur lutte contre le narcotrafic venant d’Amérique latine, choisissant de militariser leurs opérations: un vrai changement de doctrine.Selon Gustavo Flores-Macias, professeur à l’Université du Maryland, le fait de recourir à une frappe militaire au lieu d’une traditionnelle opération de police, mardi, n’a pas seulement pour objectif de “décourager les trafiquants de drogue” mais constitue aussi “une démonstration de force pour montrer au gouvernement de Nicolas Maduro que les Etats-Unis n’écartent pas une action militaire au Venezuela”.

Trump affiche sa fermeté contre le Venezuela, Maduro joue l’apaisement

Donald Trump a promis vendredi de “descendre” les avions militaires vénézuéliens qui menaceraient les forces américaines, avant que Nicolas Maduro ne joue soudainement la carte de l’apaisement, alors que l’hostilité entre les deux pays s’est récemment exacerbée dans les Caraïbes.Si des avions militaires vénézuéliens mettent l’armée américaine “dans une position dangereuse, ils seront descendus”, a lancé le président américain devant des journalistes à la Maison Blanche.Le ministère américain de la Défense, que Donald Trump a rebaptisé vendredi en “ministère de la Guerre”, avait dénoncé la veille le survol d’un de ses navires de guerre par des avions militaires vénézuéliens dans les eaux internationales. Parlant de “geste hautement provocateur”, le Pentagone a mis en garde contre toute escalade.Après avoir promis ces derniers jours la “lutte armée” face à la “menace” de la présence américaine dans les Caraïbes, le président vénézuélien Nicolas Maduro a estimé vendredi qu'”aucun des différends” avec les Etats-Unis “ne justifie un conflit militaire”.”Le Venezuela a toujours été disposé à discuter, à dialoguer, mais nous exigeons du respect”, a-t-il ajouté lors d’une déclaration diffusée à la radio et la télévision, rejetant une nouvelle fois les accusations du gouvernement Trump sur son implication supposée dans le narcotrafic international.La menace de Donald Trump survient le jour où Washington a annoncé renforcer sa présence militaire dans les Caraïbes pour lutter contre les cartels de la drogue, avec l’envoi de dix avions de combat furtifs F-35 à Porto Rico, territoire rattaché aux Etats-Unis.- “Changement de régime” -Ce déploiement s’ajoute à celui, récent, de navires de guerre dans la région. Les sept bâtiments américains présents dans les Caraïbes, ainsi qu’un autre dans l’est du Pacifique, participent actuellement à la lutte contre le narcotrafic en Amérique latine, selon une responsable du ministère de la Défense qui a requis l’anonymat.Cette semaine, Donald Trump a annoncé que les Etats-Unis avaient frappé un “bateau transportant de la drogue”, tuant 11 “narcoterroristes”. Il les a présentés comme des membres du Tren de Aragua, un cartel vénézuélien implanté dans plusieurs pays et classé comme organisation terroriste par Donald Trump.Nicolas Maduro a toujours nié tout lien avec le narcotrafic, bien que deux neveux de son épouse aient été condamnés à New York pour trafic de cocaïne.Avant d’adoucir le ton, le président vénézuélien n’a cessé de se dire prêt à la “lutte armée pour la défense du territoire national”, évoquant même le risque d’un débarquement américain et d’un objectif de “changement de régime”, bien que les Etats-Unis n’aient jamais menacé ouvertement d’envahir son pays.- “Fugitif recherché” -En fonction depuis 12 ans après une réélection en 2024 marquée par des soupçons de fraude massive, Nicolas Maduro est considéré par le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio comme un “fugitif recherché par la justice” aux Etats-Unis, qui ont d’ailleurs mis sa tête à prix.Le proche conseiller de Donald Trump Stephen Miller a, lui, déclaré vendredi que le Venezuela n’était pas dirigé par un gouvernement mais par une “structure de narcotrafic”, avec Maduro en “chef de cartel”.Les Etats-Unis ont clairement opté pour la manière forte dans leur lutte contre le narcotrafic venant d’Amérique latine, choisissant de militariser leurs opérations: un vrai changement de doctrine.Selon Gustavo Flores-Macias, professeur à l’Université du Maryland, le fait de recourir à une frappe militaire au lieu d’une traditionnelle opération de police, mardi, n’a pas seulement pour objectif de “décourager les trafiquants de drogue” mais constitue aussi “une démonstration de force pour montrer au gouvernement de Nicolas Maduro que les Etats-Unis n’écartent pas une action militaire au Venezuela”.

700 jours de guerre, Israël frappe une tour à Gaza-ville, le Hamas diffuse une vidéo d’otages

L’armée israélienne a frappé vendredi une tour d’immeuble dans la ville de Gaza, qu’Israël menace d’une offensive militaire majeure, au 700e jour de la guerre entre Israël et avec le mouvement islamiste Hamas.A Tel-Aviv, des proches d’otages enlevés lors de l’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023 ont lâché 700 ballons dans le ciel, dans le cadre d’une mobilisation à travers le pays pour réclamer la libération de ces captifs.Le Hamas, dont l’attaque du 7-Octobre a déclenché la guerre, a dans le même temps diffusé une vidéo dans laquelle figurent deux d’entre eux.Le président américain Donald Trump a avancé vendredi que des otages pourraient être “morts récemment”, avançant de chiffre de “38 morts environ” au total avant de ramener celui-ci à 20 ou 30. L’armée israélienne estime à ce stade que 25 des 47 otages toujours retenus à Gaza sont morts.M. Trump a également affirmé que les Etats-Unis sont “en négociation approfondie avec le Hamas”.Le chef de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a pour sa part appelé Israël à arrêter la “catastrophe” en cours dans le territoire palestinien, y recensant au moins 370 personnes mortes de faim depuis le début des hostilités.Dans la bande de Gaza dévastée, assiégée et en proie à la famine sur 20% de son territoire, selon l’ONU, la Défense civile, organisation de premiers secours exerçant sous l’autorité du Hamas, a fait état de 42 morts vendredi dans des tirs ou bombardements israéliens, dont la moitié à Gaza-ville.Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a dit ne pas être en mesure de commenter ces informations. Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante le bilan de la Défense civile. – “Enfants terrifiés” -A Gaza-ville, l’armée israélienne a bombardé une tour d’immeuble du centre, qui s’est écroulée comme un château de cartes. Elle a indiqué avoir averti préalablement la population pour limiter les pertes civiles.  “Mon mari m’a dit qu’il avait vu les habitants de la tour Mushtaha jeter leurs affaires depuis les étages supérieurs pour (…) fuir avant le bombardement. Moins d’une demi-heure après les ordres d’évacuation, la tour a été bombardée”, dit à l’AFP Arej Ahmed, 50 ans, déplacée du nord-ouest de la ville vers une tente dans le sud-ouest.Selon l’armée, le Hamas avait installé dans la tour “des infrastructures utilisées pour préparer et mener des attaques” la visant.  L’armée israélienne avait prévenu avant de bombarder la tour qu’elle effectuerait “dans les jours qui viennent (…) des frappes précises et ciblées contre des infrastructures terroristes”, visant en particulier des tours d’immeubles. Izzat al-Rishq, membre du bureau politique du Hamas, a rejeté comme “des prétextes fallacieux et des mensonges éhontés” les affirmations d’Israël selon lesquelles le mouvement utilisait ces bâtiments.  Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a lui accusé Israël de mener en visant ces immeubles “une politique de déplacement forcé contre les civils”. Ces annonces “sont terrifiantes. Tout le monde a peur”, réagit Ahmed Abou Woutfa, 45 ans, qui vit au cinquième étage d’un immeuble, dans l’ouest de Gaza-ville. “Mes enfants sont terrifiés”.L’armée israélienne, qui dit contrôler environ 75% de la bande de Gaza et 40% de Gaza-ville, a annoncé vouloir s’emparer de cette agglomération, située dans le nord, qu’elle présente comme le dernier grand bastion du Hamas dans le territoire palestinien.Selon un haut responsable militaire israélien, l’opération pourrait déplacer “un million” de personnes vers le sud du territoire palestinien.- “Propagande diabolique” -Le gouvernement de Benjamin Netanyahu dit vouloir détruire le Hamas, qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007, et prendre le contrôle sécuritaire du territoire situé à la frontière sud d’Israël.Mais il fait face à des pressions, en Israël comme à l’étranger, pour faire taire les armes et obtenir la libération des otages.Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas ont diffusé vendredi une vidéo de deux d’entre eux – Guy Gilboa-Dalal et Alon Ohel.M. Gilboa-Dalal y demande à M. Netanyahu de ne pas mener d’offensive sur la ville de Gaza, avant que M. Ohel n’apparaisse en fin de séquence. “Aucune vidéo de propagande diabolique ne nous affaiblira ni n’émoussera notre détermination” à écraser le Hamas et libérer les otages, a déclaré M. Netanyahu après s’être entretenu avec les parents des deux hommes, selon son bureau.Le président français Emmanuel Macron a lui appelé sur X à “la libération immédiate de tous les otages toujours retenus par le Hamas”, en déplorant “700 jours de détention dans des conditions indignes”.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. 251 personnes avaient été enlevées ce jour-là.Les représailles militaires israéliennes ont fait au moins 64.300 morts à Gaza, en majorité des femmes et des mineurs, selon des données du ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas. Le ministère, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU, ne précise pas ne nombre de combattants tués.

700 jours de guerre, Israël frappe une tour à Gaza-ville, le Hamas diffuse une vidéo d’otages

L’armée israélienne a frappé vendredi une tour d’immeuble dans la ville de Gaza, qu’Israël menace d’une offensive militaire majeure, au 700e jour de la guerre entre Israël et avec le mouvement islamiste Hamas.A Tel-Aviv, des proches d’otages enlevés lors de l’attaque sans précédent du Hamas sur le sol israélien le 7 octobre 2023 ont lâché 700 ballons dans le ciel, dans le cadre d’une mobilisation à travers le pays pour réclamer la libération de ces captifs.Le Hamas, dont l’attaque du 7-Octobre a déclenché la guerre, a dans le même temps diffusé une vidéo dans laquelle figurent deux d’entre eux.Le président américain Donald Trump a avancé vendredi que des otages pourraient être “morts récemment”, avançant de chiffre de “38 morts environ” au total avant de ramener celui-ci à 20 ou 30. L’armée israélienne estime à ce stade que 25 des 47 otages toujours retenus à Gaza sont morts.M. Trump a également affirmé que les Etats-Unis sont “en négociation approfondie avec le Hamas”.Le chef de l’Organisation mondiale de la Santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a pour sa part appelé Israël à arrêter la “catastrophe” en cours dans le territoire palestinien, y recensant au moins 370 personnes mortes de faim depuis le début des hostilités.Dans la bande de Gaza dévastée, assiégée et en proie à la famine sur 20% de son territoire, selon l’ONU, la Défense civile, organisation de premiers secours exerçant sous l’autorité du Hamas, a fait état de 42 morts vendredi dans des tirs ou bombardements israéliens, dont la moitié à Gaza-ville.Interrogée par l’AFP, l’armée israélienne a dit ne pas être en mesure de commenter ces informations. Compte tenu des restrictions imposées aux médias à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante le bilan de la Défense civile. – “Enfants terrifiés” -A Gaza-ville, l’armée israélienne a bombardé une tour d’immeuble du centre, qui s’est écroulée comme un château de cartes. Elle a indiqué avoir averti préalablement la population pour limiter les pertes civiles.  “Mon mari m’a dit qu’il avait vu les habitants de la tour Mushtaha jeter leurs affaires depuis les étages supérieurs pour (…) fuir avant le bombardement. Moins d’une demi-heure après les ordres d’évacuation, la tour a été bombardée”, dit à l’AFP Arej Ahmed, 50 ans, déplacée du nord-ouest de la ville vers une tente dans le sud-ouest.Selon l’armée, le Hamas avait installé dans la tour “des infrastructures utilisées pour préparer et mener des attaques” la visant.  L’armée israélienne avait prévenu avant de bombarder la tour qu’elle effectuerait “dans les jours qui viennent (…) des frappes précises et ciblées contre des infrastructures terroristes”, visant en particulier des tours d’immeubles. Izzat al-Rishq, membre du bureau politique du Hamas, a rejeté comme “des prétextes fallacieux et des mensonges éhontés” les affirmations d’Israël selon lesquelles le mouvement utilisait ces bâtiments.  Le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal, a lui accusé Israël de mener en visant ces immeubles “une politique de déplacement forcé contre les civils”. Ces annonces “sont terrifiantes. Tout le monde a peur”, réagit Ahmed Abou Woutfa, 45 ans, qui vit au cinquième étage d’un immeuble, dans l’ouest de Gaza-ville. “Mes enfants sont terrifiés”.L’armée israélienne, qui dit contrôler environ 75% de la bande de Gaza et 40% de Gaza-ville, a annoncé vouloir s’emparer de cette agglomération, située dans le nord, qu’elle présente comme le dernier grand bastion du Hamas dans le territoire palestinien.Selon un haut responsable militaire israélien, l’opération pourrait déplacer “un million” de personnes vers le sud du territoire palestinien.- “Propagande diabolique” -Le gouvernement de Benjamin Netanyahu dit vouloir détruire le Hamas, qui a pris le pouvoir dans la bande de Gaza en 2007, et prendre le contrôle sécuritaire du territoire situé à la frontière sud d’Israël.Mais il fait face à des pressions, en Israël comme à l’étranger, pour faire taire les armes et obtenir la libération des otages.Les Brigades Ezzedine al-Qassam, branche armée du Hamas ont diffusé vendredi une vidéo de deux d’entre eux – Guy Gilboa-Dalal et Alon Ohel.M. Gilboa-Dalal y demande à M. Netanyahu de ne pas mener d’offensive sur la ville de Gaza, avant que M. Ohel n’apparaisse en fin de séquence. “Aucune vidéo de propagande diabolique ne nous affaiblira ni n’émoussera notre détermination” à écraser le Hamas et libérer les otages, a déclaré M. Netanyahu après s’être entretenu avec les parents des deux hommes, selon son bureau.Le président français Emmanuel Macron a lui appelé sur X à “la libération immédiate de tous les otages toujours retenus par le Hamas”, en déplorant “700 jours de détention dans des conditions indignes”.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes du côté israélien, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP établi à partir de données officielles. 251 personnes avaient été enlevées ce jour-là.Les représailles militaires israéliennes ont fait au moins 64.300 morts à Gaza, en majorité des femmes et des mineurs, selon des données du ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas. Le ministère, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU, ne précise pas ne nombre de combattants tués.

Trump accueillera le sommet du G20 dans son golf de Miami

Donald Trump, largement sourd aux accusations de conflits d’intérêts depuis son retour au pouvoir, organisera le sommet des dirigeants du G20 en décembre 2026 dans un complexe de golf que possède sa famille.”Nous ne gagnerons pas du tout d’argent avec ça”, a assuré le président américain vendredi en faisant valoir que le site retenu, le “Trump National Doral Miami” en Floride, était “le meilleur endroit”.Il a confirmé par ailleurs qu’il ne se rendrait pas au rassemblement des dirigeants du G20, cette année en novembre en Afrique du Sud, et que les Etats-Unis y seraient représentés par le vice-président JD Vance.Pendant son premier mandat (2017-2021), il avait voulu accueillir un sommet du G7 à Doral mais avait reculé face à une vague d’accusations de corruption.Cette fois-ci, “ce sera vraiment magnifique”, a assuré le milliardaire de 79 ans pendant un échange avec la presse dans le Bureau ovale, faisant valoir que la propriété était proche de l’aéroport et assurant que “chaque pays aurait son propre bâtiment”.Donald Trump a aussi dit qu’il “aimerait” que le président russe Vladimir Poutine et le président chinois Xi Jinping participent à ce rassemblement l’an prochain.- Afrique du Sud -La présidence tournante du G20, qui rassemble les plus puissantes économies mondiales, est assurée cette année par l’Afrique du Sud.Donald Trump avait déclaré fin juillet qu’il ne se rendrait “probablement pas” au rassemblement de chefs d’Etat et de gouvernement prévu en novembre dans le pays, qu’il accuse de persécuter les personnes blanches.Il a confirmé cette décision vendredi.”JD (Vance) ira”, a déclaré le président américain, “je n’irai pas.”Donald Trump est accusé par l’opposition démocrate de profiter de son retour au pouvoir pour promouvoir les intérêts économiques de sa famille dans divers secteurs, en particulier l’immobilier et les cryptomonnaies.Formellement, le président américain n’est plus impliqué dans les affaires familiales, désormais gérées principalement par ses fils.Mais l’ancien promoteur immobilier, qui mène ce second mandat de manière complètement désinhibée, brouille régulièrement la ligne entre intérêts privés et domaine de l’Etat, au grand dam des associations anti-corruption.Il y a quelques semaines, il a profité d’un séjour en Ecosse pour inaugurer un nouveau cours de golf dans un complexe portant son nom.- Intérêts privés -Le président américain s’est associé à plusieurs projets dans les cryptomonnaies, ce qui lui a permis de gonfler sa fortune personnelle, pendant que son gouvernement encourage activement ce secteur.Par ailleurs, Donald Trump et Steve Witkoff, son émissaire spécial en Russie et au Moyen-Orient, sont associés via leurs familles dans une société de cryptomonnaies, World Liberty Financial.Cette entreprise, qui présente le président comme “cofondateur émérite” sur son site web, a été très critiquée pour une récente transaction lucrative avec une société d’Abou Dhabi.Donald Trump, quand il s’est rendu à Abou Dhabi au printemps dans le cadre d’une grande tournée du Golfe, avait accédé à une demande des autorités émiraties: pouvoir acheter des composants électroniques américains de pointe.Lors du même voyage, il avait accepté un Boeing offert par le Qatar, balayant les protestations des démocrates.Pendant son premier mandat, la Trump Organization, la holding familiale, s’était imposé un moratoire sur les investissements avec des partenaires privés étrangers. Rien de tel cette fois.Dans une longue enquête publiée en août, le magazine The New Yorker a tenté d’additionner les gains réalisés par la famille Trump dans ses diverses activités depuis le début du second mandat. L’hebdomadaire est arrivé à un total d’un peu plus de 3 milliards de dollars.