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Le métro de Tel-Aviv, refuge ultime loin des “boums” des missiles iraniens

“Ici, on entend moins les +boums+” confie une Israélienne, qui comme des centaines d’habitants se réfugie dans les stations de métro et les parkings de Tel-Aviv, pour échapper aux missiles iraniens s’abattant sur la ville côtière. Un petit garçon accroché à son père emprunte l’immense escalier roulant qui s’enfonce dans les profondeurs de la terre. Faute …

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Calme étrange à Téhéran, sous les frappes israéliennes

Loin de la frénésie habituelle, la grouillante ville de Téhéran était plongée lundi dans un calme étrange et inquiétant, seulement troublé par le fracas des frappes israéliennes au 11e jour de la guerre contre Israël.En cette fin d’après-midi chaude et ensoleillée, les véhicules n’ont aucun mal à remonter ou descendre l’immense avenue Vali-asr, qui coupe la ville du nord au sud sur 18 kilomètres. Habituellement, ils n’avancent pas, bloqués dans d’énormes embouteillages.Les piétons aussi sont rares. Tout comme les magasins ouverts, même si, dans le nord de la ville, l’activité avait un peu repris ces deux derniers jours.Près du parc Mellat, l’un des plus spacieux de l’agglomération, une boulangerie accueille quelques clients. Mais, l’électricité étant coupée, ils ne peuvent payer avec la carte bleue, comme il est d’usage en Iran.En milieu de matinée, le boulanger a eu “très peur” lorsqu’une frappe israélienne a visé un bâtiment proche du Croissant-rouge iranien.”Il y a eu un grand bruit. J’ai mis mes mains sur mon visage pour me protéger et je me suis accroupi derrière le comptoir”, raconte-t-il.”J’ai eu très peur aussi et j’ai crié”, ajoute un employé.Plusieurs heures après la frappe, une odeur de brûlé flottait toujours dans le quartier.Au lendemain de l’intervention américaine contre trois sites nucléaires, d’épais nuages de fumée ont obscurci le ciel bleu dans plusieurs quartiers du centre mais aussi de la périphérie.Israël a annoncé avoir mené des frappes aériennes d’une force “sans précédent” en ciblant des centres de commandement des Gardiens de la Révolution ainsi que la célèbre prison d’Evine, où sont détenus des opposants et des étrangers.- “Pas l’intention de partir” -Par crainte d’en être victimes, de nombreux Téhéranais ont pris la fuite, notamment vers le nord et les rivages de la mer Caspienne, une région touristique où les plus riches possèdent des villas.”Plusieurs collègues sont partis en province”, témoigne Mohsen, un employé des impôts de 37 ans. “Certains d’entre eux voulaient revenir aujourd’hui, mais je leur ai dit que Téhéran avait de nouveau été bombardée et qu’ils ne devaient pas y retourner”. “Ma femme et ma fille sont dans notre maison secondaire à Ardabil”, dans le nord-ouest, raconte aussi Mojtaba, un professeur de chimie. “Je reste à Téhéran et je n’ai pas l’intention de partir”, ajoute cet homme de 48 ans, qui se déclare “prêt” à se “battre si nécessaire” malgré son inexpérience du combat.”Avant, j’étais pro-occidental et même pro-israélien. Mais maintenant, je me sens vraiment en danger car je pense qu’ils veulent diviser l’Iran”, explique cet Iranien d’origine kurde.Sur un trottoir de l’avenue Fereshteh, une affiche affirme, en persan et en hébreu, qu'”ils (les Israéliens) “ne connaissent pas l’Iran et les Iraniens”, sur fond de drapeau vert, blanc et rouge.Dans les environs, les forces de sécurité sont davantage visibles que d’habitude. Des policiers à moto stationnent aux carrefours et des barrages ont été installés pour filtrer la circulation.Malgré cette atmosphère oppressante, certains Téhéranais veulent continuer à vivre. A l’image de ces femmes élégantes qui se retrouvent dans un café chic du nord de la ville, au pied des montagnes, qui a rouvert après quelques jours de fermeture. Elles sirotent un thé ou un jus de fruit au rythme de la pop de Kylie Minogue, dont le tube le plus célèbre s’appelle “Can’t Get You Out of My Head”.

Calme étrange à Téhéran, sous les frappes israéliennes

Loin de la frénésie habituelle, la grouillante ville de Téhéran était plongée lundi dans un calme étrange et inquiétant, seulement troublé par le fracas des frappes israéliennes au 11e jour de la guerre contre Israël.En cette fin d’après-midi chaude et ensoleillée, les véhicules n’ont aucun mal à remonter ou descendre l’immense avenue Vali-asr, qui coupe la ville du nord au sud sur 18 kilomètres. Habituellement, ils n’avancent pas, bloqués dans d’énormes embouteillages.Les piétons aussi sont rares. Tout comme les magasins ouverts, même si, dans le nord de la ville, l’activité avait un peu repris ces deux derniers jours.Près du parc Mellat, l’un des plus spacieux de l’agglomération, une boulangerie accueille quelques clients. Mais, l’électricité étant coupée, ils ne peuvent payer avec la carte bleue, comme il est d’usage en Iran.En milieu de matinée, le boulanger a eu “très peur” lorsqu’une frappe israélienne a visé un bâtiment proche du Croissant-rouge iranien.”Il y a eu un grand bruit. J’ai mis mes mains sur mon visage pour me protéger et je me suis accroupi derrière le comptoir”, raconte-t-il.”J’ai eu très peur aussi et j’ai crié”, ajoute un employé.Plusieurs heures après la frappe, une odeur de brûlé flottait toujours dans le quartier.Au lendemain de l’intervention américaine contre trois sites nucléaires, d’épais nuages de fumée ont obscurci le ciel bleu dans plusieurs quartiers du centre mais aussi de la périphérie.Israël a annoncé avoir mené des frappes aériennes d’une force “sans précédent” en ciblant des centres de commandement des Gardiens de la Révolution ainsi que la célèbre prison d’Evine, où sont détenus des opposants et des étrangers.- “Pas l’intention de partir” -Par crainte d’en être victimes, de nombreux Téhéranais ont pris la fuite, notamment vers le nord et les rivages de la mer Caspienne, une région touristique où les plus riches possèdent des villas.”Plusieurs collègues sont partis en province”, témoigne Mohsen, un employé des impôts de 37 ans. “Certains d’entre eux voulaient revenir aujourd’hui, mais je leur ai dit que Téhéran avait de nouveau été bombardée et qu’ils ne devaient pas y retourner”. “Ma femme et ma fille sont dans notre maison secondaire à Ardabil”, dans le nord-ouest, raconte aussi Mojtaba, un professeur de chimie. “Je reste à Téhéran et je n’ai pas l’intention de partir”, ajoute cet homme de 48 ans, qui se déclare “prêt” à se “battre si nécessaire” malgré son inexpérience du combat.”Avant, j’étais pro-occidental et même pro-israélien. Mais maintenant, je me sens vraiment en danger car je pense qu’ils veulent diviser l’Iran”, explique cet Iranien d’origine kurde.Sur un trottoir de l’avenue Fereshteh, une affiche affirme, en persan et en hébreu, qu'”ils (les Israéliens) “ne connaissent pas l’Iran et les Iraniens”, sur fond de drapeau vert, blanc et rouge.Dans les environs, les forces de sécurité sont davantage visibles que d’habitude. Des policiers à moto stationnent aux carrefours et des barrages ont été installés pour filtrer la circulation.Malgré cette atmosphère oppressante, certains Téhéranais veulent continuer à vivre. A l’image de ces femmes élégantes qui se retrouvent dans un café chic du nord de la ville, au pied des montagnes, qui a rouvert après quelques jours de fermeture. Elles sirotent un thé ou un jus de fruit au rythme de la pop de Kylie Minogue, dont le tube le plus célèbre s’appelle “Can’t Get You Out of My Head”.

Calme étrange à Téhéran, sous les frappes israéliennes

Loin de la frénésie habituelle, la grouillante ville de Téhéran était plongée lundi dans un calme étrange et inquiétant, seulement troublé par le fracas des frappes israéliennes au 11e jour de la guerre contre Israël.En cette fin d’après-midi chaude et ensoleillée, les véhicules n’ont aucun mal à remonter ou descendre l’immense avenue Vali-asr, qui coupe …

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Attentat à Damas: les autorités annoncent plusieurs arrestations

Les autorités syriennes ont annoncé lundi avoir arrêté six personnes “impliquées” dans l’attentat-suicide contre une église orthodoxe à Damas, qui a fait au moins 25 morts la veille.Deux autres personnes “impliquées” ont été tuées, selon cette même source.Cette annonce intervient quelques heures après que le président intérimaire syrien Ahmad al-Chareh a promis de traduire en justice les personnes liées à cet attentat “odieux”, condamné par les Nations unies et nombre de pays, dont les Etats-Unis et la France, et qui a ravivé les inquiétudes des minorités de ce pays.Le ministère de l’Intérieur a annoncé que “plusieurs criminels impliqués dans l’attaque contre l’église Saint-Elie (avaient) été arrêtés”. Des “ceintures d’explosifs, des mines prêtes à être déclenchées et une moto piégée” ont été saisies “dans une cache lors d’une opération de sécurité ciblant des cellules de l’organisation terroriste Daech (acronyme arabe de l’Etat islamique)” dans la région de Damas, selon le ministère.”Ces opérations ont donné lieu à des affrontements au cours desquels le chef de la cellule et cinq membres ont été arrêtés, tandis que deux autres ont été tués : l’un était le principal planificateur de l’entrée du kamikaze dans l’église, l’autre préparait également une attaque terroriste dans un quartier de la capitale”, a ajouté le ministère.D’après les autorités, un kamikaze du groupe jihadiste Etat islamique a fait irruption dimanche dans l’église Saint-Élie du quartier de Dwelaa, a tiré sur les fidèles, avant d’activer sa ceinture d’explosifs.Le groupe État islamique (EI) n’a pas revendiqué l’attentat contre l’église orthodoxe.- “Crime odieux” -“Nous travaillerons jour et nuit pour arrêter tous ceux qui ont participé ou planifié ce crime odieux, et les traduire en justice afin qu’ils reçoivent la peine qu’ils méritent”, avait martelé dans un communiqué le président Chareh.L’attentat visant “des innocents en sécurité dans leurs lieux de culte nous rappelle l’importance de la solidarité et de l’unité — gouvernement et peuple — face à tout ce qui menace la sécurité et la stabilité de notre patrie”, a-t-il ajouté.”Gloire au Christ”, “Le sang des chrétiens est précieux”, ont scandé dans la soirée des centaines de manifestants dans le quartier chrétien de Bab Touma à Damas, dénonçant l’attentat et réclamant justice, selon un correspondant de l’AFP.Le patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, Youhanna X, a annoncé lundi, lors d’une visite à l’église Saint-Elie, qu’”une cérémonie funèbre collective aura lieu mardi après-midi pour plusieurs des victimes de l’attentat”.Cette attaque est la première du genre depuis la chute le 8 décembre du président d’alors Bachar al-Assad, renversé par une coalition de factions rebelles islamistes dirigée par M. Chareh.En mai, l’EI avait revendiqué sa première attaque contre les nouvelles forces gouvernementales syriennes, qui avaient ensuite arrêté des membres de cellules de l’EI à Alep dans le nord et près de Damas.La Syrie compte une minorité chrétienne dont le nombre est passé d’environ un million avant le début du conflit en 2011 à moins de 300.000, selon des experts, en raison de l’exode et de l’émigration.Durant les près de 14 ans de guerre civile, des églises ont été endommagées et des attaques ont eu lieu près de lieux de culte chrétiens mais aucun attentat suicide n’avait frappé à l’intérieur d’une église, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.La sécurité reste l’un des plus grands défis pour les autorités syriennes, appelées par la communauté internationale à protéger les minorités et à les inclure dans le processus de transition.

Attentat à Damas: les autorités annoncent plusieurs arrestations

Les autorités syriennes ont annoncé lundi avoir arrêté six personnes “impliquées” dans l’attentat-suicide contre une église orthodoxe à Damas, qui a fait au moins 25 morts la veille.Deux autres personnes “impliquées” ont été tuées, selon cette même source.Cette annonce intervient quelques heures après que le président intérimaire syrien Ahmad al-Chareh a promis de traduire en justice les personnes liées à cet attentat “odieux”, condamné par les Nations unies et nombre de pays, dont les Etats-Unis et la France, et qui a ravivé les inquiétudes des minorités de ce pays.Le ministère de l’Intérieur a annoncé que “plusieurs criminels impliqués dans l’attaque contre l’église Saint-Elie (avaient) été arrêtés”. Des “ceintures d’explosifs, des mines prêtes à être déclenchées et une moto piégée” ont été saisies “dans une cache lors d’une opération de sécurité ciblant des cellules de l’organisation terroriste Daech (acronyme arabe de l’Etat islamique)” dans la région de Damas, selon le ministère.”Ces opérations ont donné lieu à des affrontements au cours desquels le chef de la cellule et cinq membres ont été arrêtés, tandis que deux autres ont été tués : l’un était le principal planificateur de l’entrée du kamikaze dans l’église, l’autre préparait également une attaque terroriste dans un quartier de la capitale”, a ajouté le ministère.D’après les autorités, un kamikaze du groupe jihadiste Etat islamique a fait irruption dimanche dans l’église Saint-Élie du quartier de Dwelaa, a tiré sur les fidèles, avant d’activer sa ceinture d’explosifs.Le groupe État islamique (EI) n’a pas revendiqué l’attentat contre l’église orthodoxe.- “Crime odieux” -“Nous travaillerons jour et nuit pour arrêter tous ceux qui ont participé ou planifié ce crime odieux, et les traduire en justice afin qu’ils reçoivent la peine qu’ils méritent”, avait martelé dans un communiqué le président Chareh.L’attentat visant “des innocents en sécurité dans leurs lieux de culte nous rappelle l’importance de la solidarité et de l’unité — gouvernement et peuple — face à tout ce qui menace la sécurité et la stabilité de notre patrie”, a-t-il ajouté.”Gloire au Christ”, “Le sang des chrétiens est précieux”, ont scandé dans la soirée des centaines de manifestants dans le quartier chrétien de Bab Touma à Damas, dénonçant l’attentat et réclamant justice, selon un correspondant de l’AFP.Le patriarche grec-orthodoxe d’Antioche et de tout l’Orient, Youhanna X, a annoncé lundi, lors d’une visite à l’église Saint-Elie, qu’”une cérémonie funèbre collective aura lieu mardi après-midi pour plusieurs des victimes de l’attentat”.Cette attaque est la première du genre depuis la chute le 8 décembre du président d’alors Bachar al-Assad, renversé par une coalition de factions rebelles islamistes dirigée par M. Chareh.En mai, l’EI avait revendiqué sa première attaque contre les nouvelles forces gouvernementales syriennes, qui avaient ensuite arrêté des membres de cellules de l’EI à Alep dans le nord et près de Damas.La Syrie compte une minorité chrétienne dont le nombre est passé d’environ un million avant le début du conflit en 2011 à moins de 300.000, selon des experts, en raison de l’exode et de l’émigration.Durant les près de 14 ans de guerre civile, des églises ont été endommagées et des attaques ont eu lieu près de lieux de culte chrétiens mais aucun attentat suicide n’avait frappé à l’intérieur d’une église, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.La sécurité reste l’un des plus grands défis pour les autorités syriennes, appelées par la communauté internationale à protéger les minorités et à les inclure dans le processus de transition.

Attentat à Damas: les autorités annoncent plusieurs arrestations

Les autorités syriennes ont annoncé lundi avoir arrêté six personnes “impliquées” dans l’attentat-suicide contre une église orthodoxe à Damas, qui a fait au moins 25 morts la veille.Deux autres personnes “impliquées” ont été tuées, selon cette même source.Cette annonce intervient quelques heures après que le président intérimaire syrien Ahmad al-Chareh a promis de traduire en …

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Macron veut renforcer les liens de défense avec la Norvège

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre ont affiché lundi leur volonté de renforcer les liens entre les deux pays en matière de défense, face à la menace russe comme aux enjeux de sécurité dans le Grand Nord.La France et la Norvège sont “engagées main dans la main, en particulier pour réagir à la guerre d’agression russe en Ukraine”, a relevé le chef de l’Etat lors de la signature, à Oslo, d’un partenariat stratégique avec la Norvège.Il s’agissait de la première visite officielle d’un président français dans ce pays membre de l’Otan mais pas de l’Union européenne depuis 41 ans.Le partenariat stratégique porte sur la coopération au sein de l’Otan, le renforcement de l’interopérabilité entre les deux armées, les opérations conjointes dans le Grand Nord et le soutien à des projets industriels de défense.Il vise aussi à renforcer les coopérations en matière de nouvelles technologies et de transition énergétique et écologique. Les deux pays ont d’ailleurs aussi signé un accord sur la captage et le stockage de dioxyde de carbone.Emmanuel Macron a vanté au passage les mérites des frégates françaises, alors que la Norvège a lancé un appel d’offres pour cinq bâtiments de ce type.- “Un bon vendeur” -“Ce sont des frégates très fiables. Nous les utilisons et les distribuons à beaucoup de clients toujours dans les temps”, a-t-il lancé en pointant aussi l’intérêt “stratégique” pour les Européens de travailler ensemble dans ce domaine.”C’est un bon vendeur !”, a répliqué Jonas Gahr Støre, alors que l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis aspirent aussi à remporter le marché. Le Premier ministre britannique Keir Starmer est ainsi venu deux fois en Norvège ces derniers mois.”Nous choisirons le meilleur navire pour la Norvège, adapté aux conditions norvégiennes, au meilleur prix, et il doit venir d’un partenaire avec lequel nous pouvons collaborer étroitement”, a-t-il ajouté.Emmanuel et Brigitte Macron ont ensuite été reçus en audience par le roi Harald et son épouse Sonja, qui donneront un dîner en leur honneur.Une semaine après sa visite au Groenland, Emmanuel Macron entendait aussi souligner l’engagement de la France en matière de sécurité dans la région nordique et arctique.Le 15 juin, le président français a critiqué la volonté de Donald Trump de mettre la main sur ce territoire autonome du Danemark, et appelé à renforcer la sécurité de l’Arctique face aux ambitions chinoises et russes concernant les nouvelles routes maritimes.Mardi matin, Emmanuel Macron participera à un brief opérationnel sur les forces navales françaises présentes dans la région à bord de la frégate multimissions Normandie dans le port d’Oslo.- “Pas de légalité” -Les deux dirigeants ont aussi marqué leurs convergence de vues sur les frappes américaines contre des sites nucléaires iraniens. Elle ne reposent sur aucun “cadre de légalité” même si elle peuvent avoir une “légitimité”, a jugé Emmanuel Macron.L’attaque américaine n’est “pas conforme au droit international”, a encore insisté Jonas Gahr Støre, là où le chancelier allemand ne voit “aucune raison de critiquer” ces frappes.Emmanuel Macron estime qu'”aucune réponse strictement militaire” ne peut suffire à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, et appelle à un “retour à la voie diplomatique”.La Norvège a par ailleurs reconnu l’Etat palestinien, mais la France, qui l’envisage, n’a pas encore franchi le pas. Emmanuel Macron a dû suspendre mi-juin son initiative diplomatique pour relancer une solution à deux Etats avec le début des frappes israéliennes en Iran mais voudrait faire avancer le projet.Le président français rencontrera mardi matin les dirigeants du Fonds souverain norvégien et rendra hommage aux soldats norvégiens qui ont participé au débarquement de Normandie avant de rejoindre le sommet de l’Otan à La Haye (Pays-Bas).Les 32 pays de l’Alliance vont se pencher mardi et mercredi, sous la pression de Donald Trump et de la menace russe, sur une augmentation de leurs dépenses militaires à hauteur de 5% de leur PIB.

Macron veut renforcer les liens de défense avec la Norvège

Le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre norvégien Jonas Gahr Støre ont affiché lundi leur volonté de renforcer les liens entre les deux pays en matière de défense, face à la menace russe comme aux enjeux de sécurité dans le Grand Nord.La France et la Norvège sont “engagées main dans la main, en particulier pour réagir à la guerre d’agression russe en Ukraine”, a relevé le chef de l’Etat lors de la signature, à Oslo, d’un partenariat stratégique avec la Norvège.Il s’agissait de la première visite officielle d’un président français dans ce pays membre de l’Otan mais pas de l’Union européenne depuis 41 ans.Le partenariat stratégique porte sur la coopération au sein de l’Otan, le renforcement de l’interopérabilité entre les deux armées, les opérations conjointes dans le Grand Nord et le soutien à des projets industriels de défense.Il vise aussi à renforcer les coopérations en matière de nouvelles technologies et de transition énergétique et écologique. Les deux pays ont d’ailleurs aussi signé un accord sur la captage et le stockage de dioxyde de carbone.Emmanuel Macron a vanté au passage les mérites des frégates françaises, alors que la Norvège a lancé un appel d’offres pour cinq bâtiments de ce type.- “Un bon vendeur” -“Ce sont des frégates très fiables. Nous les utilisons et les distribuons à beaucoup de clients toujours dans les temps”, a-t-il lancé en pointant aussi l’intérêt “stratégique” pour les Européens de travailler ensemble dans ce domaine.”C’est un bon vendeur !”, a répliqué Jonas Gahr Støre, alors que l’Allemagne, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis aspirent aussi à remporter le marché. Le Premier ministre britannique Keir Starmer est ainsi venu deux fois en Norvège ces derniers mois.”Nous choisirons le meilleur navire pour la Norvège, adapté aux conditions norvégiennes, au meilleur prix, et il doit venir d’un partenaire avec lequel nous pouvons collaborer étroitement”, a-t-il ajouté.Emmanuel et Brigitte Macron ont ensuite été reçus en audience par le roi Harald et son épouse Sonja, qui donneront un dîner en leur honneur.Une semaine après sa visite au Groenland, Emmanuel Macron entendait aussi souligner l’engagement de la France en matière de sécurité dans la région nordique et arctique.Le 15 juin, le président français a critiqué la volonté de Donald Trump de mettre la main sur ce territoire autonome du Danemark, et appelé à renforcer la sécurité de l’Arctique face aux ambitions chinoises et russes concernant les nouvelles routes maritimes.Mardi matin, Emmanuel Macron participera à un brief opérationnel sur les forces navales françaises présentes dans la région à bord de la frégate multimissions Normandie dans le port d’Oslo.- “Pas de légalité” -Les deux dirigeants ont aussi marqué leurs convergence de vues sur les frappes américaines contre des sites nucléaires iraniens. Elle ne reposent sur aucun “cadre de légalité” même si elle peuvent avoir une “légitimité”, a jugé Emmanuel Macron.L’attaque américaine n’est “pas conforme au droit international”, a encore insisté Jonas Gahr Støre, là où le chancelier allemand ne voit “aucune raison de critiquer” ces frappes.Emmanuel Macron estime qu'”aucune réponse strictement militaire” ne peut suffire à empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, et appelle à un “retour à la voie diplomatique”.La Norvège a par ailleurs reconnu l’Etat palestinien, mais la France, qui l’envisage, n’a pas encore franchi le pas. Emmanuel Macron a dû suspendre mi-juin son initiative diplomatique pour relancer une solution à deux Etats avec le début des frappes israéliennes en Iran mais voudrait faire avancer le projet.Le président français rencontrera mardi matin les dirigeants du Fonds souverain norvégien et rendra hommage aux soldats norvégiens qui ont participé au débarquement de Normandie avant de rejoindre le sommet de l’Otan à La Haye (Pays-Bas).Les 32 pays de l’Alliance vont se pencher mardi et mercredi, sous la pression de Donald Trump et de la menace russe, sur une augmentation de leurs dépenses militaires à hauteur de 5% de leur PIB.