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L’Iran attaque une base américaine au Qatar, Trump appelle à la “paix”

L’Iran a annoncé lundi soir avoir lancé des missiles contre la base américaine d’Al-Udeid au Qatar au lendemain de raids des Etats-Unis sur ses sites nucléaires, une riposte dont il avait prévenu Washington selon Donald Trump, qui a appelé l’Iran et Israël à “avancer vers la paix”. M. Trump a qualifié la riposte de “très faible”. …

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L’Iran attaque une base américaine au Qatar, Trump appelle à la “paix”

L’Iran a annoncé lundi soir avoir lancé des missiles contre la base américaine d’Al-Udeid au Qatar au lendemain de raids des Etats-Unis sur ses sites nucléaires, une riposte dont il avait prévenu Washington selon Donald Trump, qui a appelé l’Iran et Israël à “avancer vers la paix”. M. Trump a qualifié la riposte de “très faible”. “Je tiens à remercier l’Iran de nous avoir prévenus à temps, ce qui a permis de ne pas perdre de vies et de ne blesser personne”, a-t-il ajouté dans un message sur sa plateforme Truth Social. Précisant que la base avait été évacuée, le Qatar a dit avoir intercepté les tirs iraniens contre cette plus grosse base militaire au Moyen-Orient. “En réponse à l’action agressive” des États-Unis, les forces armées iraniennes “ont frappé (…) la base aérienne américaine d’Al-Udeid, au Qatar”, a annoncé le Conseil de sécurité nationale iranien. Il a précisé avoir utilisé autant de missiles “que le nombre de bombes” utilisés dans les raids américains, signalant une réponse dument calibrée. Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont eux affirmé dans un communiqué, cité par l’agence de presse Irna, que “six missiles (avaient) touché la base”.”Peut-être que l’Iran peut maintenant avancer vers la paix et l’harmonie dans la région, et je vais vivement encourager Israël à faire de même”, a ajouté le président américain, semblant vouloir tourner la page de la guerre entre les deux pays lancée le 13 juin par une attaque israélienne. Selon le Pentagone, les bombardements américains sur le site souterrain d’enrichissement d’uranium à Fordo et des installations nucléaires à Ispahan et Natanz (centre) ont “dévasté le programme nucléaire iranien”. – Scènes de liesse à Téhéran -Plus tôt dans la journée, l’ambassade des États-Unis à Doha avait conseillé à ses ressortissants au Qatar de se “mettre à l’abri jusqu’à nouvel ordre”. La télévision d’Etat iranienne a montré en direct dans la soirée des manifestants en liesse à Téhéran, aux cris de “mort à l’Amérique”. Les tirs sur le Qatar prouvent que l’Iran menace “le monde entier”, a réagi un porte-parole de l’armée israélienne, Effie Defrin.Aavant que M. Trump ne s’exprime, l’Irak a mis en garde contre un “élargissement de la confrontation”. Ryad et Abou Dhabi ont condamné l’action iranienne, le Koweït et Bahreïn annonçant fermer leur espace aérien, et les cours du pétrole ont chuté. Plus tôt, les Etats-Unis avaient mis en garde l’Iran contre toute fermeture du détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole mondial. La télévision d’Etat iranienne a par ailleurs annoncé l’arrestation d’un “ressortissant européen” soupçonné d’être un “espion” au service d’Israël, sans plus de précision. – Frappes israéliennes sur Téhéran -Israël a de son côté appelé les habitants de Téhéran à s’éloigner des bases militaires et sécuritaires, prévenant de la poursuite de ses raids, après d’intenses frappes sur la capitale iranienne ciblant des centres de commandements des Gardiens de la Révolution et la prison d’Evine, en riposte à des tirs de missiles iraniens.   La justice iranienne a fait état de dégâts dans certaines parties de la prison d’Evine, où sont détenus des Occidentaux, prisonniers politiques et opposants.Les deux Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, qui y sont détenus depuis plus de trois ans, “n’auraient pas été touchés” a affirmé le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, dénonçant une frappe “inacceptable”.Israël a aussi indiqué avoir mené des frappes pour “bloquer les voies d’accès” au site de Fordo enfoui sous une montagne, au sud de Téhéran. En Iran, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 24 morts, d’après les autorités.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël l’a attaqué le 13 juin, bombardant des centaines de sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques du nucléaire.L’Iran, qui riposte avec des tirs de missiles et de drones vers Israël, dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à un programme nucléaire civil.- “Changement de régime”? -Le président américain, Donald Trump, s’est prévalu dimanche de “dommages monumentaux” infligés aux sites nucléaires iraniens. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts, réclamant un accès aux sites iraniens. Des experts estiment que l’Iran pourrait en avoir évacué le matériel nucléaire, et Téhéran a affirmé toujours posséder des stocks d’uranium enrichi.L’Iran a enrichi de l’uranium au niveau de 60%, proche du seuil de 90% requis pour fabriquer une bombe atomique selon l’AIEA, qui dit toutefois n’avoir décelé jusque-là aucun indice d’un “programme systématique” iranien pour ce faire. Donald Trump, qui avait relancé les négociations avec Téhéran pour encadrer son programme nucléaire – lancées en avril sous médiation d’Oman – est “toujours intéressé” par un règlement diplomatique, a affirmé lundi la porte-parole de la Maison Blanche. Mais “si le régime iranien refuse de s’impliquer dans une solution diplomatique (…) pourquoi le peuple iranien ne retire pas le pouvoir à ce l’Iran régime incroyablement violent qui le réprime”, a-t-elle dit.”Si le régime iranien actuel est incapable de RENDRE A L’IRAN SA GRANDEUR, pourquoi n’y aurait-il pas un changement de régime ???” avait écrit la veille M. Trump sur son réseau Truth social.

L’Iran attaque une base américaine au Qatar, Trump appelle à la “paix”

L’Iran a annoncé lundi soir avoir lancé des missiles contre la base américaine d’Al-Udeid au Qatar au lendemain de raids des Etats-Unis sur ses sites nucléaires, une riposte dont il avait prévenu Washington selon Donald Trump, qui a appelé l’Iran et Israël à “avancer vers la paix”. M. Trump a qualifié la riposte de “très faible”. “Je tiens à remercier l’Iran de nous avoir prévenus à temps, ce qui a permis de ne pas perdre de vies et de ne blesser personne”, a-t-il ajouté dans un message sur sa plateforme Truth Social. Précisant que la base avait été évacuée, le Qatar a dit avoir intercepté les tirs iraniens contre cette plus grosse base militaire au Moyen-Orient. “En réponse à l’action agressive” des États-Unis, les forces armées iraniennes “ont frappé (…) la base aérienne américaine d’Al-Udeid, au Qatar”, a annoncé le Conseil de sécurité nationale iranien. Il a précisé avoir utilisé autant de missiles “que le nombre de bombes” utilisés dans les raids américains, signalant une réponse dument calibrée. Les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont eux affirmé dans un communiqué, cité par l’agence de presse Irna, que “six missiles (avaient) touché la base”.”Peut-être que l’Iran peut maintenant avancer vers la paix et l’harmonie dans la région, et je vais vivement encourager Israël à faire de même”, a ajouté le président américain, semblant vouloir tourner la page de la guerre entre les deux pays lancée le 13 juin par une attaque israélienne. Selon le Pentagone, les bombardements américains sur le site souterrain d’enrichissement d’uranium à Fordo et des installations nucléaires à Ispahan et Natanz (centre) ont “dévasté le programme nucléaire iranien”. – Scènes de liesse à Téhéran -Plus tôt dans la journée, l’ambassade des États-Unis à Doha avait conseillé à ses ressortissants au Qatar de se “mettre à l’abri jusqu’à nouvel ordre”. La télévision d’Etat iranienne a montré en direct dans la soirée des manifestants en liesse à Téhéran, aux cris de “mort à l’Amérique”. Les tirs sur le Qatar prouvent que l’Iran menace “le monde entier”, a réagi un porte-parole de l’armée israélienne, Effie Defrin.Aavant que M. Trump ne s’exprime, l’Irak a mis en garde contre un “élargissement de la confrontation”. Ryad et Abou Dhabi ont condamné l’action iranienne, le Koweït et Bahreïn annonçant fermer leur espace aérien, et les cours du pétrole ont chuté. Plus tôt, les Etats-Unis avaient mis en garde l’Iran contre toute fermeture du détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole mondial. La télévision d’Etat iranienne a par ailleurs annoncé l’arrestation d’un “ressortissant européen” soupçonné d’être un “espion” au service d’Israël, sans plus de précision. – Frappes israéliennes sur Téhéran -Israël a de son côté appelé les habitants de Téhéran à s’éloigner des bases militaires et sécuritaires, prévenant de la poursuite de ses raids, après d’intenses frappes sur la capitale iranienne ciblant des centres de commandements des Gardiens de la Révolution et la prison d’Evine, en riposte à des tirs de missiles iraniens.   La justice iranienne a fait état de dégâts dans certaines parties de la prison d’Evine, où sont détenus des Occidentaux, prisonniers politiques et opposants.Les deux Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, qui y sont détenus depuis plus de trois ans, “n’auraient pas été touchés” a affirmé le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, dénonçant une frappe “inacceptable”.Israël a aussi indiqué avoir mené des frappes pour “bloquer les voies d’accès” au site de Fordo enfoui sous une montagne, au sud de Téhéran. En Iran, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 24 morts, d’après les autorités.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël l’a attaqué le 13 juin, bombardant des centaines de sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques du nucléaire.L’Iran, qui riposte avec des tirs de missiles et de drones vers Israël, dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à un programme nucléaire civil.- “Changement de régime”? -Le président américain, Donald Trump, s’est prévalu dimanche de “dommages monumentaux” infligés aux sites nucléaires iraniens. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts, réclamant un accès aux sites iraniens. Des experts estiment que l’Iran pourrait en avoir évacué le matériel nucléaire, et Téhéran a affirmé toujours posséder des stocks d’uranium enrichi.L’Iran a enrichi de l’uranium au niveau de 60%, proche du seuil de 90% requis pour fabriquer une bombe atomique selon l’AIEA, qui dit toutefois n’avoir décelé jusque-là aucun indice d’un “programme systématique” iranien pour ce faire. Donald Trump, qui avait relancé les négociations avec Téhéran pour encadrer son programme nucléaire – lancées en avril sous médiation d’Oman – est “toujours intéressé” par un règlement diplomatique, a affirmé lundi la porte-parole de la Maison Blanche. Mais “si le régime iranien refuse de s’impliquer dans une solution diplomatique (…) pourquoi le peuple iranien ne retire pas le pouvoir à ce l’Iran régime incroyablement violent qui le réprime”, a-t-elle dit.”Si le régime iranien actuel est incapable de RENDRE A L’IRAN SA GRANDEUR, pourquoi n’y aurait-il pas un changement de régime ???” avait écrit la veille M. Trump sur son réseau Truth social.

Zelensky et Starmer vont renforcer leur coopération militaire pour produire des drones

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé lundi un accord sur la production de drones renforçant la coopération militaire avec l’Ukraine, lors d’une visite de Volodymyr Zelensky au Royaume-Uni pendant laquelle le président ukrainien a déjeuné avec le roi Charles III.”Je suis très fier d’annoncer cet après-midi un accord de coproduction militaire industrielle, le premier du genre pour l’Ukraine et le Royaume-Uni”, a déclaré le chef du gouvernement britannique aux côtés de M. Zelensky lors d’une rencontre avec des soldats dans les jardins du 10, Downing Street.Cet accord doit permettre aux entreprises de défense britanniques de produire à grande échelle des drones dotés des technologies les plus avancées, “mises au point sur les lignes de front en Ukraine”, grâce à un partage des données, est-il précisé dans un communiqué de Downing Street.Ces drones de pointe seront ensuite utilisés pour aider l’Ukraine, “leader mondial de cette technologie”, “à continuer de repousser l’invasion barbare de la Russie dans les mois et années à venir”.Il s’agit d’une “avancée majeure”, a souligné Keir Starmer, qui doit combiner “innovation ukrainienne sur le champ de bataille  (…) avec la force industrielle britannique”, dit-il dans ce même communiqué.Cet accord sur trois ans s’inscrit dans le cadre du partenariat sur 100 ans entre Kiev et Londres, signé en janvier pour notamment renforcer la coopération en matière de défense et de sécurité maritime. Il va “renforcer nos deux nations”, avait abondé Volodymyr Zelensky, qui a aussi salué l’importance du “partage de connaissances et d’expérience” dans le cadre de l’opération Interflex, un programme qui a permis de former au Royaume-Uni plus de 54.000 soldats ukrainiens. La visite du président ukrainien intervenait à la veille d’un sommet de l’Otan à La Haye, et après une nouvelle attaque aérienne russe qui a tué au moins dix civils à Kiev et dans sa région.Avant Downing Street, Volodymyr Zelensky a “rendu visite au roi (…) et est resté pour déjeuner” avec lui au château de Windsor, a indiqué le palais de Buckingham sans dévoiler la teneur de leurs échanges.Il s’agissait de sa deuxième invitation après avoir été reçu par Charles III début mars, deux jours après l’altercation spectaculaire avec Donald Trump dans le Bureau ovale.Sur le plan diplomatique, les pourparlers entre Moscou et Kiev sont dans l’impasse malgré la pression de Washington. La dernière réunion entre les deux parties remonte à près de trois semaines, et aucune autre n’est pour l’instant prévue.Selon Downing Street, Starmer et Zelensky se sont entendus sur le fait que la “coalition des volontaires” alliés de Kiev, constituée pour tenter de ramener les Européens dans le jeu diplomatique, “devrait se réunir virtuellement dans les semaines à venir”.Ce programme sur les drones sera financé par les 4,5 milliards de livres (5,25 milliards d’euros) de soutien militaire déjà annoncés par le Royaume-Uni pour cette année.Londres est l’un des principaux soutiens militaires de Kiev depuis le début de la guerre. Il a consacré 18 milliards de livres (21 milliards d’euros) d’aide militaire et civile à l’Ukraine depuis l’invasion russe de février 2022, selon le gouvernement britannique.

Zelensky et Starmer vont renforcer leur coopération militaire pour produire des drones

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé lundi un accord sur la production de drones renforçant la coopération militaire avec l’Ukraine, lors d’une visite de Volodymyr Zelensky au Royaume-Uni pendant laquelle le président ukrainien a déjeuné avec le roi Charles III.”Je suis très fier d’annoncer cet après-midi un accord de coproduction militaire industrielle, le premier du genre pour l’Ukraine et le Royaume-Uni”, a déclaré le chef du gouvernement britannique aux côtés de M. Zelensky lors d’une rencontre avec des soldats dans les jardins du 10, Downing Street.Cet accord doit permettre aux entreprises de défense britanniques de produire à grande échelle des drones dotés des technologies les plus avancées, “mises au point sur les lignes de front en Ukraine”, grâce à un partage des données, est-il précisé dans un communiqué de Downing Street.Ces drones de pointe seront ensuite utilisés pour aider l’Ukraine, “leader mondial de cette technologie”, “à continuer de repousser l’invasion barbare de la Russie dans les mois et années à venir”.Il s’agit d’une “avancée majeure”, a souligné Keir Starmer, qui doit combiner “innovation ukrainienne sur le champ de bataille  (…) avec la force industrielle britannique”, dit-il dans ce même communiqué.Cet accord sur trois ans s’inscrit dans le cadre du partenariat sur 100 ans entre Kiev et Londres, signé en janvier pour notamment renforcer la coopération en matière de défense et de sécurité maritime. Il va “renforcer nos deux nations”, avait abondé Volodymyr Zelensky, qui a aussi salué l’importance du “partage de connaissances et d’expérience” dans le cadre de l’opération Interflex, un programme qui a permis de former au Royaume-Uni plus de 54.000 soldats ukrainiens. La visite du président ukrainien intervenait à la veille d’un sommet de l’Otan à La Haye, et après une nouvelle attaque aérienne russe qui a tué au moins dix civils à Kiev et dans sa région.Avant Downing Street, Volodymyr Zelensky a “rendu visite au roi (…) et est resté pour déjeuner” avec lui au château de Windsor, a indiqué le palais de Buckingham sans dévoiler la teneur de leurs échanges.Il s’agissait de sa deuxième invitation après avoir été reçu par Charles III début mars, deux jours après l’altercation spectaculaire avec Donald Trump dans le Bureau ovale.Sur le plan diplomatique, les pourparlers entre Moscou et Kiev sont dans l’impasse malgré la pression de Washington. La dernière réunion entre les deux parties remonte à près de trois semaines, et aucune autre n’est pour l’instant prévue.Selon Downing Street, Starmer et Zelensky se sont entendus sur le fait que la “coalition des volontaires” alliés de Kiev, constituée pour tenter de ramener les Européens dans le jeu diplomatique, “devrait se réunir virtuellement dans les semaines à venir”.Ce programme sur les drones sera financé par les 4,5 milliards de livres (5,25 milliards d’euros) de soutien militaire déjà annoncés par le Royaume-Uni pour cette année.Londres est l’un des principaux soutiens militaires de Kiev depuis le début de la guerre. Il a consacré 18 milliards de livres (21 milliards d’euros) d’aide militaire et civile à l’Ukraine depuis l’invasion russe de février 2022, selon le gouvernement britannique.

Zelensky et Starmer vont renforcer leur coopération militaire pour produire des drones

Le Premier ministre britannique Keir Starmer a annoncé lundi un accord sur la production de drones renforçant la coopération militaire avec l’Ukraine, lors d’une visite de Volodymyr Zelensky au Royaume-Uni pendant laquelle le président ukrainien a déjeuné avec le roi Charles III.”Je suis très fier d’annoncer cet après-midi un accord de coproduction militaire industrielle, le …

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L’Iran annonce avoir attaqué une base américaine au Qatar, qui dit avoir intercepté les tirs

L’Iran a annoncé lundi soir avoir lancé des missiles contre la base américaine d’Al-Udeid au Qatar, la plus grande du Moyen-Orient, en représailles aux bombardements dimanche de trois sites nucléaires iraniens, Doha assurant avoir intercepté ces tirs avec succès.  Téhéran, engagé depuis 11 jours dans une guerre avec Israël, met ainsi à exécution ses menaces de riposte aux frappes américaines sur le site souterrain d’enrichissement d’uranium à Fordo et des installations nucléaires à Ispahan et Natanz (centre).  “En réponse à l’action agressive” des États-Unis”, les forces armées iraniennes “ont frappé (…) la base aérienne américaine d’Al-Udeid, au Qatar”, a déclaré le Conseil de sécurité nationale iranien dans un communiqué. Il a précisé avoir utilisé autant de missiles “que le nombre de bombes” utilisés dans les raids américains, semblant signaler une riposte proportionnée et dument mesurée. “Cette action ne représente aucune menace” pour le Qatar”, a-t-il ajouté. Le ministère qatari de la Défense a dit avoir “intercepté avec succès une attaque de missiles visant la base aérienne d’Al-Udeid”, affirmant qu’il n’y avait pas eu de victimes.Mais les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont affirmé dans un communiqué, cité par l’agence de presse Irna, que “six missiles (avaient) touché la base”. “A l’heure actuelle, aucune victime américaine n’a été signalée”, a déclaré un responsable américain, affirmant n’être au courant “d’aucun dégât sur la base”.Le Qatar “se réserve le droit de répondre directement” à cette “agression flagrante”, a réagi le ministère qatari des Affaires étrangères, ajoutant que la base avait été précédemment évacuée. Au lendemain de l’intervention américaine qui a, selon le Pentagone, “dévasté le programme nucléaire iranien”, la Maison Blanche avait auparavant pressé le pouvoir iranien d’opter pour un règlement diplomatique, s’il voulait se maintenir à la tête du pays. – Scènes de liesse à Téhéran -Dimanche, Ali Akbar Velayati, un conseiller du guide suprême Ali Khamenei, avait menacé de telles attaques contre les bases militaires américaines dans la région. Plus tôt dans la journée, l’ambassade des États-Unis à Doha avait conseillé à ses ressortissants au Qatar de se “mettre à l’abri jusqu’à nouvel ordre”. La télévision d’Etat iranienne a montré en direct dans la soirée des manifestants en liesse à Téhéran, aux cris de “mort à l’Amérique”. Les tirs sur le Qatar prouvent que l’Iran menace “le monde entier”, a réagi un porte-parole de l’armée israélienne, Effie Defrin.L’Irak a mis en garde contre un “élargissement de la confrontation”, deux responsables de la sécurité précisant à l’AFP que la base d’Aïn al-Assad abritant des troupes américaines n’avait pour l’instant” pas été visée. Ryad et Abou Dhabi ont condamné l’action iranienne, le Koweït et Bahreïn annonçant fermer leur espace aérien, et les cours du pétrole ont chuté. Plus tôt, les Etats-Unis avaient mis en garde l’Iran contre toute fermeture du détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole mondial. La télévision d’Etat iranienne a par ailleurs annoncé l’arrestation d’un “ressortissant européen” soupçonné d’être un “espion” au service d’Israël, sans plus de précision. – Frappes israéliennes sur Téhéran -Israël a de son côté appelé les habitants de Téhéran à s’éloigner des bases militaires et sécuritaires, prévenant de la poursuite de ses raids, après d’intenses frappes sur la capitale iranienne ciblant des centres de commandements des Gardiens de la Révolution et la prison d’Evine, en riposte à des tirs de missiles iraniens.   La justice iranienne a fait état de dégâts dans certaines parties de la prison d’Evine, où sont détenus des Occidentaux, prisonniers politiques et opposants.Les deux Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, qui y sont détenus depuis plus de trois ans, “n’auraient pas été touchés” a affirmé le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, dénonçant une frappe “inacceptable”.Israël a aussi indiqué avoir mené des frappes pour “bloquer les voies d’accès” au site de Fordo enfoui sous une montagne, au sud de Téhéran. En Iran, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 24 morts, d’après les autorités.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël l’a attaqué le 13 juin, bombardant des centaines de sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques du nucléaire.L’Iran, qui riposte avec des tirs de missiles et de drones vers Israël, dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à un programme nucléaire civil.- “Changement de régime”? -Le président américain, Donald Trump, s’est prévalu dimanche de “dommages monumentaux” infligés aux sites nucléaires iraniens. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts, réclamant un accès aux sites iraniens. Des experts estiment que l’Iran pourrait en avoir évacué le matériel nucléaire, et Téhéran a affirmé toujours posséder des stocks d’uranium enrichi.L’Iran a enrichi de l’uranium au niveau de 60%, proche du seuil de 90% requis pour fabriquer une bombe atomique selon l’AIEA, qui dit toutefois n’avoir décelé jusque-là aucun indice d’un “programme systématique” iranien pour ce faire. Donald Trump, qui avait relancé les négociations avec Téhéran pour encadrer son programme nucléaire – lancées en avril sous médiation d’Oman – est “toujours intéressé” par un règlement diplomatique, a affirmé lundi la porte-parole de la Maison Blanche. Mais “si le régime iranien refuse de s’impliquer dans une solution diplomatique (…) pourquoi le peuple iranien ne retire pas le pouvoir à ce régime incroyablement violent qui le réprime”, a-t-elle dit.”Si le régime iranien actuel est incapable de RENDRE A L’IRAN SA GRANDEUR, pourquoi n’y aurait-il pas un changement de régime ???” avait écrit la veille M. Trump sur son réseau Truth social.

L’Iran annonce avoir attaqué une base américaine au Qatar, qui dit avoir intercepté les tirs

L’Iran a annoncé lundi soir avoir lancé des missiles contre la base américaine d’Al-Udeid au Qatar, la plus grande du Moyen-Orient, en représailles aux bombardements dimanche de trois sites nucléaires iraniens, Doha assurant avoir intercepté ces tirs avec succès.  Téhéran, engagé depuis 11 jours dans une guerre avec Israël, met ainsi à exécution ses menaces de riposte aux frappes américaines sur le site souterrain d’enrichissement d’uranium à Fordo et des installations nucléaires à Ispahan et Natanz (centre).  “En réponse à l’action agressive” des États-Unis”, les forces armées iraniennes “ont frappé (…) la base aérienne américaine d’Al-Udeid, au Qatar”, a déclaré le Conseil de sécurité nationale iranien dans un communiqué. Il a précisé avoir utilisé autant de missiles “que le nombre de bombes” utilisés dans les raids américains, semblant signaler une riposte proportionnée et dument mesurée. “Cette action ne représente aucune menace” pour le Qatar”, a-t-il ajouté. Le ministère qatari de la Défense a dit avoir “intercepté avec succès une attaque de missiles visant la base aérienne d’Al-Udeid”, affirmant qu’il n’y avait pas eu de victimes.Mais les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique, ont affirmé dans un communiqué, cité par l’agence de presse Irna, que “six missiles (avaient) touché la base”. “A l’heure actuelle, aucune victime américaine n’a été signalée”, a déclaré un responsable américain, affirmant n’être au courant “d’aucun dégât sur la base”.Le Qatar “se réserve le droit de répondre directement” à cette “agression flagrante”, a réagi le ministère qatari des Affaires étrangères, ajoutant que la base avait été précédemment évacuée. Au lendemain de l’intervention américaine qui a, selon le Pentagone, “dévasté le programme nucléaire iranien”, la Maison Blanche avait auparavant pressé le pouvoir iranien d’opter pour un règlement diplomatique, s’il voulait se maintenir à la tête du pays. – Scènes de liesse à Téhéran -Dimanche, Ali Akbar Velayati, un conseiller du guide suprême Ali Khamenei, avait menacé de telles attaques contre les bases militaires américaines dans la région. Plus tôt dans la journée, l’ambassade des États-Unis à Doha avait conseillé à ses ressortissants au Qatar de se “mettre à l’abri jusqu’à nouvel ordre”. La télévision d’Etat iranienne a montré en direct dans la soirée des manifestants en liesse à Téhéran, aux cris de “mort à l’Amérique”. Les tirs sur le Qatar prouvent que l’Iran menace “le monde entier”, a réagi un porte-parole de l’armée israélienne, Effie Defrin.L’Irak a mis en garde contre un “élargissement de la confrontation”, deux responsables de la sécurité précisant à l’AFP que la base d’Aïn al-Assad abritant des troupes américaines n’avait pour l’instant” pas été visée. Ryad et Abou Dhabi ont condamné l’action iranienne, le Koweït et Bahreïn annonçant fermer leur espace aérien, et les cours du pétrole ont chuté. Plus tôt, les Etats-Unis avaient mis en garde l’Iran contre toute fermeture du détroit d’Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole mondial. La télévision d’Etat iranienne a par ailleurs annoncé l’arrestation d’un “ressortissant européen” soupçonné d’être un “espion” au service d’Israël, sans plus de précision. – Frappes israéliennes sur Téhéran -Israël a de son côté appelé les habitants de Téhéran à s’éloigner des bases militaires et sécuritaires, prévenant de la poursuite de ses raids, après d’intenses frappes sur la capitale iranienne ciblant des centres de commandements des Gardiens de la Révolution et la prison d’Evine, en riposte à des tirs de missiles iraniens.   La justice iranienne a fait état de dégâts dans certaines parties de la prison d’Evine, où sont détenus des Occidentaux, prisonniers politiques et opposants.Les deux Français, Cécile Kohler et Jacques Paris, qui y sont détenus depuis plus de trois ans, “n’auraient pas été touchés” a affirmé le chef de la diplomatie française, Jean-Noël Barrot, dénonçant une frappe “inacceptable”.Israël a aussi indiqué avoir mené des frappes pour “bloquer les voies d’accès” au site de Fordo enfoui sous une montagne, au sud de Téhéran. En Iran, la guerre a fait plus de 400 morts et 3.056 blessés, en majorité des civils, selon un bilan officiel. Les tirs iraniens sur Israël ont fait 24 morts, d’après les autorités.Affirmant que l’Iran était sur le point de se doter de la bombe atomique, Israël l’a attaqué le 13 juin, bombardant des centaines de sites militaires et nucléaires et tuant les plus hauts gradés du pays ainsi que des scientifiques du nucléaire.L’Iran, qui riposte avec des tirs de missiles et de drones vers Israël, dément vouloir fabriquer l’arme atomique mais défend son droit à un programme nucléaire civil.- “Changement de régime”? -Le président américain, Donald Trump, s’est prévalu dimanche de “dommages monumentaux” infligés aux sites nucléaires iraniens. L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts, réclamant un accès aux sites iraniens. Des experts estiment que l’Iran pourrait en avoir évacué le matériel nucléaire, et Téhéran a affirmé toujours posséder des stocks d’uranium enrichi.L’Iran a enrichi de l’uranium au niveau de 60%, proche du seuil de 90% requis pour fabriquer une bombe atomique selon l’AIEA, qui dit toutefois n’avoir décelé jusque-là aucun indice d’un “programme systématique” iranien pour ce faire. Donald Trump, qui avait relancé les négociations avec Téhéran pour encadrer son programme nucléaire – lancées en avril sous médiation d’Oman – est “toujours intéressé” par un règlement diplomatique, a affirmé lundi la porte-parole de la Maison Blanche. Mais “si le régime iranien refuse de s’impliquer dans une solution diplomatique (…) pourquoi le peuple iranien ne retire pas le pouvoir à ce régime incroyablement violent qui le réprime”, a-t-elle dit.”Si le régime iranien actuel est incapable de RENDRE A L’IRAN SA GRANDEUR, pourquoi n’y aurait-il pas un changement de régime ???” avait écrit la veille M. Trump sur son réseau Truth social.

Bluff et dernière minute: la prise de décision de Trump sur l’Iran

Quand Donald Trump a fait savoir jeudi qu’il s’était accordé deux semaines pour décider ou non de bombarder l’Iran, ses contempteurs se sont dit que ce n’était qu’une façon de repousser à plus tard une décision difficile.Le lendemain soir, le président américain quittait la Maison Blanche pour un dîner de levée de fonds dans son golf du New Jersey, suscitant des soupirs de soulagement dans de nombreuses capitales. En réalité, le milliardaire républicain était sur le point de trancher. Quelques heures après son arrivée au Trump National Golf Club Bedminster, les premiers bombardiers B-2 décollaient de leur base aux Etats-Unis.Samedi, alors que les avions étaient toujours en vol, Donald Trump a choisi d’attaquer trois sites nucléaires iraniens, la première attaque militaire directe des Etats-Unis contre l’Iran depuis la révolution islamique de 1979.”Le président a donné l’ordre final au ministre de la Défense samedi”, a déclaré à l’AFP un responsable de la Maison Blanche sous le couvert de l’anonymat.”Dans la semaine qui a précédé les frappes, le président a continué sur la voie de la diplomatie, principalement via l’émissaire spécial (Steve) Witkoff, en parallèle des préparatifs du Pentagone.”L’administration Trump semble avoir délibérément détourné l’attention avec ce délai de “deux semaines” et le fait que plusieurs B-2 ont servi de leurre en partant pour la direction opposée.- Peut-être, peut-être pas -Donald Trump, auteur d’un livre intitulé “The Art of the Deal”, est resté volontairement ambigu toute la semaine.Il est d’abord rentré plus tôt que prévu du sommet du G7 pour s’entretenir avec son équipe de sécurité nationale. Il a ensuite lancé une bordée de messages belliqueux sur les réseaux sociaux à l’intention du guide suprême iranien Ali Khamenei. “Je le ferai peut-être, ou peut-être pas”, a-t-il répondu mercredi comme on lui demandait s’il allait frapper l’Iran.Puis sa porte-parole Karoline Leavitt a lu une déclaration présidentielle jeudi devant la presse. Evoquant une possibilité “substantielle” de négociations avec l’Iran, le président a dit qu’il prendrait sa décision “au cours des deux prochaines semaines”.Les critiques de Donald Trump ont fait valoir que le président avait l’habitude de fixer des dates limites de 15 jours sur des sujets allant de l’Ukraine à la santé et de n’en tenir aucun compte. Mais en privé, selon des responsables américains, le républicain était de plus en plus déterminé. Il était contre des frappes israéliennes en Iran jusqu’à ce que les Israéliens partent à l’attaque le 13 juin. Admiratif face aux résultats, il s’est entretenu tous les jours avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. La supériorité aérienne acquise par Israël a offert à Donald Trump l’occasion unique de frapper un programme nucléaire iranien qu’il dénonçait depuis son premier mandat.- De bavard à secret -Le président a été “informé quotidiennement des efforts des Israéliens et de l’opération elle-même pendant qu’il décidait d’aller ou non de l’avant”, a expliqué le responsable de la Maison Blanche. Le commandant en chef des Etats-Unis a tenu chaque jour des réunions avec le Conseil de sécurité nationale alors qu’il réfléchissait aux options possibles. Pour détourner l’attention de son mouvement “Make America Great Again” (“Rendre sa grandeur à l’Amérique”), il a rencontré selon les médias son ancien collaborateur Steve Bannon, opposé à une nouvelle “guerre éternelle” au Moyen-Orient.Face au public, Donald Trump a tout fait pour garder le secret. Normalement très bavard, il n’a rien dit aux journalistes en revenant à la Maison Blanche samedi soir.Quarante minutes plus tard, le premier bombardier lâchait ses bombes, à 18H40 à Washington samedi, 2H40 en Iran dimanche. Le dernier missile a été tiré à 19H05 par un sous-marin.A 19H50, le président annonçait une opération “très réussie” sur son réseau Truth Social. “Il s’agissait d’une mission hautement confidentielle dont très peu de personnes à Washington connaissaient le calendrier ou la nature”, a déclaré dimanche le chef d’état-major interarmées, le général Dan Caine.Mais les décisions difficiles sont loin d’être terminées pour Donald Trump.Comment réagira-t-il aux représailles de l’Iran lundi? Si les frappes américaines n’ont pas complètement détruit les sites nucléaires iraniens comme il l’a prétendu, en lancera-t-il d’autres? Et surtout, ira-t-il plus loin que les frappes sur les centrales nucléaires iraniennes? “Si le régime iranien actuel n’est pas en mesure de RENDRE SA GRANDEUR A L’IRAN, pourquoi n’y aurait-il pas un changement de régime?, a-t-il demandé dimanche”. 

Le métro de Tel-Aviv, refuge ultime loin des “boums” des missiles iraniens

“Ici, on entend moins les +boums+” confie une Israélienne, qui comme des centaines d’habitants se réfugie dans les stations de métro et les parkings de Tel-Aviv, pour échapper aux missiles iraniens s’abattant sur la ville côtière. Un petit garçon accroché à son père emprunte l’immense escalier roulant qui s’enfonce dans les profondeurs de la terre. Faute d’abris “sûrs” dans leurs environs immédiats, nombreux sont ceux à dormir dans les lieux publics souterrains depuis le début de la guerre contre l’Iran, le 13 juin.Quand une bombe est tombée “pas très loin de chez moi et que tout l’abri dans lequel j’étais a tremblé (…) j’ai eu très peur”, confie à l’AFP Muriel Azria, qui travaille dans le secteur du tourisme. “J’ai compris que ce n’est pas là-bas que je voulais passer les moments où il y aurait des sirènes” d’alerte.Alors chaque soir, elle débarque dans le métro avec une valise et sa chienne, et retrouve le matelas que lui a fourni la municipalité de Tel-Aviv. “A partir du moment où je rentre dans le métro, qui est magnifique, je m’apaise. Il y a des gens, tout le monde est en général très gentil”, dit-elle en caressant son animal. “Ce n’est pas un grand confort, mais au moins je n’ai pas peur, on entend beaucoup moins les boums”.Un peu plus loin, des matelas sont alignés en pagaille sur le sol du métro. Des personnes âgées discutent ou font des mots-fléchés; un groupe d’amis se lance dans une partie de cartes pour tuer le temps.  Plus de 60% des Israéliens ne disposent pas d’un abri sécurisé chez eux, selon l’ONG Latet, qui distribue kits d’urgence, colis alimentaires et jeux pour enfants aux familles les plus vulnérables.Yeoudit Kamara, retraitée de 86 ans, est ainsi obligée de faire des allers-retours dans le métro car son immeuble n’est pas équipé.”C’est trop, je n’ai plus la force de vivre cela. C’est vraiment difficile. Tous ces enfants ici, tout ce désordre…”, dit la vieille dame en étouffant un sanglot. “Il fait vraiment froid et ce n’est pas très confortable. Mais quel autre choix avons-nous ? Où irons-nous ?”.- “Rester forte” -La capitale économique d’Israël a été particulièrement ciblée par la riposte iranienne des derniers jours, qui a encore fait 23 blessés dimanche dans le pays. En témoignent les décombres qui jonchent les rues et les immeubles éventrés, là où ont eu lieu les frappes.Quand ce n’est pas le métro, certains choisissent des parkings souterrains pour s’abriter. Le sommeil est devenu un luxe quand les alertes sonnent à toute heure sous la lumière artificielle des néons, et l’épuisement se lit sur les visages cernés.”C’est terrible. J’ai dit à mes parents que (…) que je voulais rentrer à la maison, dans notre appartement tout près. Et puis ils me rappellent les dangers qu’il y a” à rester, soupire Maya Papirany, quatre étages sous terre.Avec sa mère et ses enfants, la jeune femme de 27 ans dort sur un matelas posé au sol, dans un parking envahi de tentes. Une fillette aux cheveux dorés semble dormir profondément à ses côtés.Les plus jeunes “n’ont pas peur des bombes. Je pense qu’ils sont trop jeunes pour comprendre ce qui se passe, la gravité de la situation, alors ils pensent que c’est un jeu amusant”, dit-elle sobrement.Dans leurs sacs de couchage, des voisins d’infortune gardent les yeux rivés sur leur écran de téléphone pour suivre l’évolution de la situation sécuritaire.”Je suis très nerveuse, mais je dois être forte pour mon enfant”, dit Erlenn Solomon, qui travaille dans une école maternelle. Une grosse peluche serrée dans les bras, elle regarde trois fillettes rire et jouer avec insouciance aux dominos. Et répète: “Une mère doit rester forte”.