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Présidentielle en Côte d’Ivoire: les deux principaux opposants exclus

La présidentielle ivoirienne du 25 octobre se déroulera sans les deux principaux opposants: les candidatures de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ont été définitivement rejetées, renforçant le statut de favori du chef de l’Etat sortant Alassane Ouattara.Le climat politique est tendu en Côte d’Ivoire depuis plusieurs semaines: l’opposition qui s’attendait à l’exclusion de ses leaders dénonce une élection tronquée et s’oppose à un quatrième mandat de M. Ouattara qu’elle juge inconstitutionnel.Lundi, le Conseil constitutionnel a estimé que Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ne pouvaient concourir car ils sont radiés de la liste électorale, le premier en raison d’une condamnation judiciaire et le second pour des questions de nationalité.”Le Conseil constitutionnel a de façon constante exigé la qualité d’électeur comme condition d’éligibilité”, a déclaré la présidente du Conseil constitutionnel Chantal Nanaba Camara.Laurent Gbagbo n’avait par ailleurs pas obtenu le nombre de parrainages valides requis, selon Mme Camara.Le Conseil a retenu cinq candidatures dont celle du chef de l’Etat sortant Alassane Ouattara, qui brigue un quatrième mandat et s’avancera comme le grand favori du scrutin du 25 octobre.”Les Ivoiriens espéraient que le Conseil défendrait leur droit fondamental de choisir leur président par la voie des urnes. Au lieu de cela, ils se retrouvent face à un véritable plébiscite organisé du président sortant, pour un quatrième mandat anticonstitutionnel”, a réagi Tidjane Thiam dans un communiqué transmis à l’AFP.- “Obtenir justice” -“Les Ivoiriens méritent des élections libres, équitables et inclusives. Les assauts permanents contre la démocratie et le déni du droit doivent cesser pour que la paix règne enfin dans notre pays. Nous n’abandonnerons jamais cette lutte jusqu’à obtenir justice”, a-t-il ajouté.De son côté, Sébastien Dano Djedje, le président exécutif du Parti des peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo, s’est dit “déçu” de la décision du Conseil, mais “pas surpris” expliquant que “le coup était monté depuis longtemps pour éliminer les adversaires”.”Nous comptions sur la bonne foi et la technicité du Conseil constitutionnel pour dire le droit”, a-t-il poursuivi auprès de l’AFP, estimant toutefois que “rien n’est fini”. La décision du Conseil constitutionnel n’est pas susceptible de recours.Accusé par l’opposition de choisir ses adversaires, le pouvoir répond régulièrement qu’il ne fait que suivre des décisions prises par une justice indépendante.Alassane Ouattara assure également que son quatrième mandat est conforme à la Constitution.La loi fondamentale ivoirienne prévoit un maximum de deux mandats, mais le Conseil constitutionnel a estimé en 2020 qu’avec la nouvelle Constitution adoptée quatre ans plus tôt, le compteur des mandats présidentiels avait été remis à zéro.Pour cette présidentielle, le chef de l’Etat au pouvoir depuis 2011 affrontera les anciens ministres Jean-Louis Billon, Ahoua Don Mello, ainsi que l’ex-Première dame Simone Ehivet Gbagbo et Henriette Lagou, déjà candidate en 2015.Jean-Louis Billon est un dissident du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), la formation de M. Thiam.Dans un texte publié sur sa page Facebook, l’ancien ministre du Commerce a estimé que sa candidature devient “l’alternative crédible pour une Côte d’Ivoire unie, apaisée et prospère”. Le candidat Ahoua Don Mello est de son côté un dissident du Parti des peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) de M. Gbagbo.Les mots d’ordre des deux grands partis d’opposition vont être particulièrement scrutés dans les jours à venir et la question d’une union face à Alassane Ouattara pourrait prochainement se poser.”Ce serait bien que l’opposition se réunisse autour d’un candidat. Ce n’est pas la fin, il faut maintenant travailler ensemble pour obtenir l’alternance”, a déclaré devant la presse Mme Ehivet Gbagbo, lundi soir. D’autres figures de la politique ivoirienne seront absentes du scrutin comme Pascal Affi N’Guessan qui n’a pas obtenu le nombre de parrainages requis.Au total, 55 candidatures sur les 60 déposées ont été retoquées par le juge constitutionnel.

Présidentielle en Côte d’Ivoire: les deux principaux opposants exclus

La présidentielle ivoirienne du 25 octobre se déroulera sans les deux principaux opposants: les candidatures de Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ont été définitivement rejetées, renforçant le statut de favori du chef de l’Etat sortant Alassane Ouattara.Le climat politique est tendu en Côte d’Ivoire depuis plusieurs semaines: l’opposition qui s’attendait à l’exclusion de ses leaders dénonce une élection tronquée et s’oppose à un quatrième mandat de M. Ouattara qu’elle juge inconstitutionnel.Lundi, le Conseil constitutionnel a estimé que Laurent Gbagbo et Tidjane Thiam ne pouvaient concourir car ils sont radiés de la liste électorale, le premier en raison d’une condamnation judiciaire et le second pour des questions de nationalité.”Le Conseil constitutionnel a de façon constante exigé la qualité d’électeur comme condition d’éligibilité”, a déclaré la présidente du Conseil constitutionnel Chantal Nanaba Camara.Laurent Gbagbo n’avait par ailleurs pas obtenu le nombre de parrainages valides requis, selon Mme Camara.Le Conseil a retenu cinq candidatures dont celle du chef de l’Etat sortant Alassane Ouattara, qui brigue un quatrième mandat et s’avancera comme le grand favori du scrutin du 25 octobre.”Les Ivoiriens espéraient que le Conseil défendrait leur droit fondamental de choisir leur président par la voie des urnes. Au lieu de cela, ils se retrouvent face à un véritable plébiscite organisé du président sortant, pour un quatrième mandat anticonstitutionnel”, a réagi Tidjane Thiam dans un communiqué transmis à l’AFP.- “Obtenir justice” -“Les Ivoiriens méritent des élections libres, équitables et inclusives. Les assauts permanents contre la démocratie et le déni du droit doivent cesser pour que la paix règne enfin dans notre pays. Nous n’abandonnerons jamais cette lutte jusqu’à obtenir justice”, a-t-il ajouté.De son côté, Sébastien Dano Djedje, le président exécutif du Parti des peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) de Laurent Gbagbo, s’est dit “déçu” de la décision du Conseil, mais “pas surpris” expliquant que “le coup était monté depuis longtemps pour éliminer les adversaires”.”Nous comptions sur la bonne foi et la technicité du Conseil constitutionnel pour dire le droit”, a-t-il poursuivi auprès de l’AFP, estimant toutefois que “rien n’est fini”. La décision du Conseil constitutionnel n’est pas susceptible de recours.Accusé par l’opposition de choisir ses adversaires, le pouvoir répond régulièrement qu’il ne fait que suivre des décisions prises par une justice indépendante.Alassane Ouattara assure également que son quatrième mandat est conforme à la Constitution.La loi fondamentale ivoirienne prévoit un maximum de deux mandats, mais le Conseil constitutionnel a estimé en 2020 qu’avec la nouvelle Constitution adoptée quatre ans plus tôt, le compteur des mandats présidentiels avait été remis à zéro.Pour cette présidentielle, le chef de l’Etat au pouvoir depuis 2011 affrontera les anciens ministres Jean-Louis Billon, Ahoua Don Mello, ainsi que l’ex-Première dame Simone Ehivet Gbagbo et Henriette Lagou, déjà candidate en 2015.Jean-Louis Billon est un dissident du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), la formation de M. Thiam.Dans un texte publié sur sa page Facebook, l’ancien ministre du Commerce a estimé que sa candidature devient “l’alternative crédible pour une Côte d’Ivoire unie, apaisée et prospère”. Le candidat Ahoua Don Mello est de son côté un dissident du Parti des peuples Africains – Côte d’Ivoire (PPA-CI) de M. Gbagbo.Les mots d’ordre des deux grands partis d’opposition vont être particulièrement scrutés dans les jours à venir et la question d’une union face à Alassane Ouattara pourrait prochainement se poser.”Ce serait bien que l’opposition se réunisse autour d’un candidat. Ce n’est pas la fin, il faut maintenant travailler ensemble pour obtenir l’alternance”, a déclaré devant la presse Mme Ehivet Gbagbo, lundi soir. D’autres figures de la politique ivoirienne seront absentes du scrutin comme Pascal Affi N’Guessan qui n’a pas obtenu le nombre de parrainages requis.Au total, 55 candidatures sur les 60 déposées ont été retoquées par le juge constitutionnel.

Népal: la police ouvre le feu sur une manifestation contre le blocage des réseaux sociaux: 19 morts et 400 blessés

La police népalaise a ouvert le feu lundi sur des manifestants dénonçant le blocage des réseaux sociaux et la corruption, selon des journalistes de l’AFP et des témoins, faisant au moins 19 morts et plus de 400 blessés.La semaine dernière, le gouvernement a ordonné le blocage de 26 plateformes, dont Facebook, Youtube, X et Linkedin, qui ne s’étaient pas enregistrées auprès de lui dans les délais, provoquant la colère et la frustration de millions de leurs usagers.Lundi matin, des milliers de jeunes se sont rassemblés dans les rues de Katmandou et d’autres villes du Népal pour exiger le rétablissement de leur réseau favori et dénoncer le fléau de la corruption qui, selon eux, mine le petit pays himalayen.A Katmandou, la situation a dérapé lorsque les forces de l’ordre ont empêché le cortège de s’approcher du parlement, en utilisant gaz lacrymogènes, canons à eau, matraques, balles en caoutchouc et tirs à balles réelles, selon des journalistes de l’AFP et des témoins.”Les gens jetaient des pierres quand, soudain, j’ai été touché par une balle”, a raconté Ronish Regmi, un étudiant de 20 ans. “Quand j’ai repris mes esprits, j’étais dans une ambulance”.”Le gouvernement n’a pas hésité à recourir à la force”, a pour sa part rapporté Iman Magar, 20 ans. “Ce n’était pas une balle en caoutchouc mais une balle en métal et elle a emporté une partie de ma main”, a-t-il ajouté en exhibant sa blessure.Sollicité par l’AFP, un porte-parole de la police, Shekhar Khanal, n’a fait état que de tirs de “gaz lacrymogènes et de canons à eau quand les manifestants ont pénétré dans la zone interdite”.Selon le dernier bilan publié en soirée, “17 personnes sont mortes” à Katmandou, a indiqué M. Khanal, faisant également état de 400 blessés dont une centaine de policiers. Deux autres personnes ont été tuées dans le district de Sunsari, dans l’est du Népal, selon des médias locaux.- “Chaos à l’hôpital” -Au moins trois victimes ont succombé à leurs blessures à l’Hôpital civil de Katmandou qui a accueilli plus de 150 blessés, selon une porte-parole de l’établissement, Ranjana Nepal. “Je n’ai jamais vu un tel chaos à l’hôpital”, a-t-elle déclaré à l’AFP. “Les gaz lacrymogènes se sont propagés dans les locaux et ont rendu difficile le travail des médecins”.Le ministre de l’Intérieur Ramesh Lekhak a présenté lundi soir sa démission lors d’une réunion d’urgence du gouvernement autour du Premier ministre KP Sharma Oli, selon les médias locaux.Les autorités de la capitale ont imposé un couvre-feu dans plusieurs quartiers, dont ceux qui abritent le Parlement et les résidences du président et du chef du gouvernement.Amnesty International a exigé “une enquête complète, indépendante et impartiale” sur les circonstances de l’intervention de la police.La porte-parole du bureau des droits de l’Homme de l’ONU, Ravina Shamdasani, a fait de même, se déclarant “choquée par les morts et les blessés”.Le ministère népalais de la Communication et des Technologies de l’information avait annoncé jeudi le blocage de nombreuses plateformes en application d’un arrêt rendu en 2023 par la Cour suprême exigeant qu’elles nomment un représentant local et une personne chargée de réguler leurs contenus.Le blocage a continué lundi à perturber de nombreuses activités et nourri la colère des usagers.- “Que ça change” -“Nous sommes là pour dénoncer le blocage des réseaux sociaux”, a déclaré à l’AFP un étudiant, Yujan Rajbhandari, 24 ans, et “nous dénonçons aussi la corruption institutionnalisée au Népal”.”Cette décision traduit les pratiques autoritaires du gouvernement et nous voulons que ça change”, a renchéri un autre, Ikshama Tumrok, 20 ans.Depuis l’entrée en vigueur du blocage, les plateformes encore en service, comme Tik Tok, sont inondées de vidéos mettant en cause la vie luxueuse des enfants de responsables politiques.”Il y a eu des mobilisations contre la corruption partout dans le monde, ils (nos dirigeants, ndlr) redoutent qu’il en soit de même ici”, a commenté un autre protestataire, Bhumika Bharati.Dans une déclaration dimanche, le gouvernement a démenti vouloir grignoter les libertés et expliqué souhaiter créer “un environnement destiné à leur protection et à leur libre exercice”.Il a répété que le fonctionnement des plateformes visées serait rétabli sitôt reçu le dépôt de leur demande d’enregistrement.Le blocage décrété jeudi n’est pas inédit.En juillet dernier, le gouvernement avait déjà suspendu la messagerie Telegram en raison, selon lui, d’une hausse des fraudes en ligne.

Népal: la police ouvre le feu sur une manifestation contre le blocage des réseaux sociaux: 19 morts et 400 blessés

La police népalaise a ouvert le feu lundi sur des manifestants dénonçant le blocage des réseaux sociaux et la corruption, selon des journalistes de l’AFP et des témoins, faisant au moins 19 morts et plus de 400 blessés.La semaine dernière, le gouvernement a ordonné le blocage de 26 plateformes, dont Facebook, Youtube, X et Linkedin, qui ne s’étaient pas enregistrées auprès de lui dans les délais, provoquant la colère et la frustration de millions de leurs usagers.Lundi matin, des milliers de jeunes se sont rassemblés dans les rues de Katmandou et d’autres villes du Népal pour exiger le rétablissement de leur réseau favori et dénoncer le fléau de la corruption qui, selon eux, mine le petit pays himalayen.A Katmandou, la situation a dérapé lorsque les forces de l’ordre ont empêché le cortège de s’approcher du parlement, en utilisant gaz lacrymogènes, canons à eau, matraques, balles en caoutchouc et tirs à balles réelles, selon des journalistes de l’AFP et des témoins.”Les gens jetaient des pierres quand, soudain, j’ai été touché par une balle”, a raconté Ronish Regmi, un étudiant de 20 ans. “Quand j’ai repris mes esprits, j’étais dans une ambulance”.”Le gouvernement n’a pas hésité à recourir à la force”, a pour sa part rapporté Iman Magar, 20 ans. “Ce n’était pas une balle en caoutchouc mais une balle en métal et elle a emporté une partie de ma main”, a-t-il ajouté en exhibant sa blessure.Sollicité par l’AFP, un porte-parole de la police, Shekhar Khanal, n’a fait état que de tirs de “gaz lacrymogènes et de canons à eau quand les manifestants ont pénétré dans la zone interdite”.Selon le dernier bilan publié en soirée, “17 personnes sont mortes” à Katmandou, a indiqué M. Khanal, faisant également état de 400 blessés dont une centaine de policiers. Deux autres personnes ont été tuées dans le district de Sunsari, dans l’est du Népal, selon des médias locaux.- “Chaos à l’hôpital” -Au moins trois victimes ont succombé à leurs blessures à l’Hôpital civil de Katmandou qui a accueilli plus de 150 blessés, selon une porte-parole de l’établissement, Ranjana Nepal. “Je n’ai jamais vu un tel chaos à l’hôpital”, a-t-elle déclaré à l’AFP. “Les gaz lacrymogènes se sont propagés dans les locaux et ont rendu difficile le travail des médecins”.Le ministre de l’Intérieur Ramesh Lekhak a présenté lundi soir sa démission lors d’une réunion d’urgence du gouvernement autour du Premier ministre KP Sharma Oli, selon les médias locaux.Les autorités de la capitale ont imposé un couvre-feu dans plusieurs quartiers, dont ceux qui abritent le Parlement et les résidences du président et du chef du gouvernement.Amnesty International a exigé “une enquête complète, indépendante et impartiale” sur les circonstances de l’intervention de la police.La porte-parole du bureau des droits de l’Homme de l’ONU, Ravina Shamdasani, a fait de même, se déclarant “choquée par les morts et les blessés”.Le ministère népalais de la Communication et des Technologies de l’information avait annoncé jeudi le blocage de nombreuses plateformes en application d’un arrêt rendu en 2023 par la Cour suprême exigeant qu’elles nomment un représentant local et une personne chargée de réguler leurs contenus.Le blocage a continué lundi à perturber de nombreuses activités et nourri la colère des usagers.- “Que ça change” -“Nous sommes là pour dénoncer le blocage des réseaux sociaux”, a déclaré à l’AFP un étudiant, Yujan Rajbhandari, 24 ans, et “nous dénonçons aussi la corruption institutionnalisée au Népal”.”Cette décision traduit les pratiques autoritaires du gouvernement et nous voulons que ça change”, a renchéri un autre, Ikshama Tumrok, 20 ans.Depuis l’entrée en vigueur du blocage, les plateformes encore en service, comme Tik Tok, sont inondées de vidéos mettant en cause la vie luxueuse des enfants de responsables politiques.”Il y a eu des mobilisations contre la corruption partout dans le monde, ils (nos dirigeants, ndlr) redoutent qu’il en soit de même ici”, a commenté un autre protestataire, Bhumika Bharati.Dans une déclaration dimanche, le gouvernement a démenti vouloir grignoter les libertés et expliqué souhaiter créer “un environnement destiné à leur protection et à leur libre exercice”.Il a répété que le fonctionnement des plateformes visées serait rétabli sitôt reçu le dépôt de leur demande d’enregistrement.Le blocage décrété jeudi n’est pas inédit.En juillet dernier, le gouvernement avait déjà suspendu la messagerie Telegram en raison, selon lui, d’une hausse des fraudes en ligne.

Norvège: la gauche en tête de législatives marquées par une poussée des populistes

La gauche emmenée par le Premier ministre travailliste Jonas Gahr Støre devrait se maintenir au pouvoir en Norvège après sa victoire lundi lors de législatives marquées par la poussée de la droite populiste anti-immigration, selon des résultats préliminaires publiés à la clôture des bureaux de vote.Au terme d’élections axées sur des enjeux locaux comme le coût de la vie et la fiscalité mais aussi influencées par les turbulences géopolitiques, le bloc de gauche décrocherait une majorité, étriquée, de 87 à 89 sièges sur 169 au Parlement, selon des estimations distinctes de TV2 et NRK s’appuyant notamment sur les nombreux votes anticipés.Au pouvoir depuis 2021, M. Støre paraît en mesure de rester aux manettes, vraisemblablement à la tête d’un gouvernement minoritaire, chose courante en Scandinavie. “J’ai un bon pressentiment. Nous avons mené une bonne campagne électorale”, a déclaré M. Støre devant ses soutiens, peu avant la publication des premiers résultats.Arrivés premiers avec environ 28% des voix selon les estimations, les travaillistes devraient, si les résultats se confirment, sans doute composer avec toutes les autres forces de gauche, quatre partis avec lesquels les désaccords sont nombreux.Dans cette nation prospère de 5,6 millions d’habitants, la campagne a tourné autour de questions intérieures comme le pouvoir d’achat, les inégalités, les services publics et la fiscalité.Alors que plusieurs dizaines de riches Norvégiens se sont exilés en Suisse ces dernières années, les deux blocs ont notamment ferraillé sur l’impôt sur la fortune que certains à gauche veulent relever et que d’autres à droite aspirent à supprimer.Le scrutin a aussi vu le bon score du parti du Progrès (FrP), formation populiste anti-immigration, qui a doublé par rapport à 2021.Tiré par le vote des jeunes, surtout chez les hommes, il est devenu la première force d’opposition avec plus de 24% des voix selon les résultats préliminaires, loin devant les conservateurs de l’ex-Première ministre Erna Solberg.”Veut-on continuer comme avant, dépenser toujours plus et garder des impôts et taxes très élevés sans en avoir plus pour notre argent que dans les pays voisins, ou veut-on reprendre le contrôle et arrêter le gaspillage?”, a dit sa cheffe, Sylvi Listhaug, en votant lundi.- L’effet Trump -Politiquement moribond il y a encore quelques mois à tel point que la question de sa succession commençait à se poser, M. Støre semble donc avoir réussi son pari. Fort de son expérience de Premier ministre et de ministre des Affaires étrangères avant cela, le dirigeant de 65 ans a bénéficié d’une soif de stabilité chez des électeurs secoués par l’élection de Donald Trump, les droits de douane et la guerre en Ukraine, selon le politologue Johannes Bergh.Membre de l’Otan mais pas de l’Union européenne, la Norvège partage une frontière commune avec la Russie dans l’Arctique, et son économie est très dépendante des exportations.M. Støre a également tiré parti de l’implosion en début d’année de l’épineuse coalition qui liait les travaillistes au parti du Centre, formation eurosceptique axée sur les intérêts ruraux, et de l’arrivée au gouvernement de l’ex-chef de l’Otan, le populaire Jens Stoltenberg, devenu ministre des Finances. Mathématiquement, les travaillistes devraient avoir encore besoin de l’appui de ce même parti du Centre mais aussi des écologistes, des socialistes radicaux et des communistes pour disposer d’une majorité au Storting, le Parlement monocaméral norvégien.Favorables à la poursuite des activités pétrolières qui ont fait la fortune du royaume, ils pourraient être poussés à des compromis par certains alliés qui réclament une sortie des énergies fossiles.Travaillistes et écologistes sont en revanche d’accord pour entretenir des liens étroits avec l’UE, mais celle-ci fait figure d’épouvantail pour leurs autres appuis.Les partis les plus à gauche exigent, eux, que le fonds souverain du pays, le plus gros au monde, se retire totalement d’Israël, ce que les travaillistes rejettent.Le bloc de droite, également divisé entre quatre formations, a remporté de 80 à 82 sièges, selon les projections. Les conservateurs de Mme Solberg ne recueilleraient qu’un peu plus de 14% des voix contre 20,4% en 2021.Contrairement à la gauche rassemblée derrière une candidature unique, la droite s’est livrée à une querelle fratricide: Mme Listhaug, 47 ans, et Mme Solberg, 64 ans, lorgnaient toutes deux le poste de Premier ministre en cas d’alternance. Laquelle semble désormais improbable. 

Norvège: la gauche en tête de législatives marquées par une poussée des populistes

La gauche emmenée par le Premier ministre travailliste Jonas Gahr Støre devrait se maintenir au pouvoir en Norvège après sa victoire lundi lors de législatives marquées par la poussée de la droite populiste anti-immigration, selon des résultats préliminaires publiés à la clôture des bureaux de vote.Au terme d’élections axées sur des enjeux locaux comme le coût de la vie et la fiscalité mais aussi influencées par les turbulences géopolitiques, le bloc de gauche décrocherait une majorité, étriquée, de 87 à 89 sièges sur 169 au Parlement, selon des estimations distinctes de TV2 et NRK s’appuyant notamment sur les nombreux votes anticipés.Au pouvoir depuis 2021, M. Støre paraît en mesure de rester aux manettes, vraisemblablement à la tête d’un gouvernement minoritaire, chose courante en Scandinavie. “J’ai un bon pressentiment. Nous avons mené une bonne campagne électorale”, a déclaré M. Støre devant ses soutiens, peu avant la publication des premiers résultats.Arrivés premiers avec environ 28% des voix selon les estimations, les travaillistes devraient, si les résultats se confirment, sans doute composer avec toutes les autres forces de gauche, quatre partis avec lesquels les désaccords sont nombreux.Dans cette nation prospère de 5,6 millions d’habitants, la campagne a tourné autour de questions intérieures comme le pouvoir d’achat, les inégalités, les services publics et la fiscalité.Alors que plusieurs dizaines de riches Norvégiens se sont exilés en Suisse ces dernières années, les deux blocs ont notamment ferraillé sur l’impôt sur la fortune que certains à gauche veulent relever et que d’autres à droite aspirent à supprimer.Le scrutin a aussi vu le bon score du parti du Progrès (FrP), formation populiste anti-immigration, qui a doublé par rapport à 2021.Tiré par le vote des jeunes, surtout chez les hommes, il est devenu la première force d’opposition avec plus de 24% des voix selon les résultats préliminaires, loin devant les conservateurs de l’ex-Première ministre Erna Solberg.”Veut-on continuer comme avant, dépenser toujours plus et garder des impôts et taxes très élevés sans en avoir plus pour notre argent que dans les pays voisins, ou veut-on reprendre le contrôle et arrêter le gaspillage?”, a dit sa cheffe, Sylvi Listhaug, en votant lundi.- L’effet Trump -Politiquement moribond il y a encore quelques mois à tel point que la question de sa succession commençait à se poser, M. Støre semble donc avoir réussi son pari. Fort de son expérience de Premier ministre et de ministre des Affaires étrangères avant cela, le dirigeant de 65 ans a bénéficié d’une soif de stabilité chez des électeurs secoués par l’élection de Donald Trump, les droits de douane et la guerre en Ukraine, selon le politologue Johannes Bergh.Membre de l’Otan mais pas de l’Union européenne, la Norvège partage une frontière commune avec la Russie dans l’Arctique, et son économie est très dépendante des exportations.M. Støre a également tiré parti de l’implosion en début d’année de l’épineuse coalition qui liait les travaillistes au parti du Centre, formation eurosceptique axée sur les intérêts ruraux, et de l’arrivée au gouvernement de l’ex-chef de l’Otan, le populaire Jens Stoltenberg, devenu ministre des Finances. Mathématiquement, les travaillistes devraient avoir encore besoin de l’appui de ce même parti du Centre mais aussi des écologistes, des socialistes radicaux et des communistes pour disposer d’une majorité au Storting, le Parlement monocaméral norvégien.Favorables à la poursuite des activités pétrolières qui ont fait la fortune du royaume, ils pourraient être poussés à des compromis par certains alliés qui réclament une sortie des énergies fossiles.Travaillistes et écologistes sont en revanche d’accord pour entretenir des liens étroits avec l’UE, mais celle-ci fait figure d’épouvantail pour leurs autres appuis.Les partis les plus à gauche exigent, eux, que le fonds souverain du pays, le plus gros au monde, se retire totalement d’Israël, ce que les travaillistes rejettent.Le bloc de droite, également divisé entre quatre formations, a remporté de 80 à 82 sièges, selon les projections. Les conservateurs de Mme Solberg ne recueilleraient qu’un peu plus de 14% des voix contre 20,4% en 2021.Contrairement à la gauche rassemblée derrière une candidature unique, la droite s’est livrée à une querelle fratricide: Mme Listhaug, 47 ans, et Mme Solberg, 64 ans, lorgnaient toutes deux le poste de Premier ministre en cas d’alternance. Laquelle semble désormais improbable. 

L’Assemblée renverse Bayrou, Macron nommera son successeur dans les “tout prochains jours”

L’Assemblée a renversé lundi François Bayrou, qui a échoué à obtenir la confiance des députés. Les regards sont désormais tournés vers Emmanuel Macron, qui nommera un nouveau Premier ministre “dans les tout prochains jours”, en dépit des appels à la dissolution ou à sa démission.Une demi-heure après le vote, l’Elysée a fait savoir qu’Emmanuel Macron recevrait mardi le chef du gouvernement pour “accepter la démission de son gouvernement”.Quant à François Bayrou, il souhaite “une passation la plus fluide possible pour que très rapidement, la prochaine équipe puisse se mettre au travail”, a expliqué Matignon. Des réponses, indirectes, à ceux qui réclament le départ du chef de l’Etat ou une dissolution.”Nous avons besoin, à la suite d’un mouvement dégagiste, d’un moment refondateur. Seule l’élection présidentielle” le permet, a réaffirmé Jean-Luc Mélenchon sur France 2.”Un nouveau gouvernement, au vu de l’équation politique, ne passera probablement pas la discussion budgétaire”, a affirmé Marine Le Pen, martelant que “la dissolution n’est pas pour (Emmanuel Macron) une option, mais une obligation”.La cheffe de file de l’extrême droite, qui a appris lundi la date de son procès en appel dans l’affaire des assistants d’eurodéputés, lui ayant valu une inéligibilité (13 janvier au 12 février 2026), se dit prête à “sacrifier” son mandat de députée pour porter son parti à Matignon.La patronne des Ecologistes Marine Tondelier a, elle, appelé le chef de l’Etat à recevoir les chefs des partis de gauche avant de nommer le prochain Premier ministre.- Pression budgétaire et sociale -Plus tôt dans l’après-midi, François Bayrou avait défendu devant les députés son diagnostic sur l’état des finances publiques, qui engage “le pronostic vital” du pays, selon lui.Sans conjurer le sort promis depuis quinze jours. Au terme d’un débat marqué par un sévère réquisitoire des oppositions, seuls 194 députés (macronistes, MoDem, Horizons et Républicains) ont voté pur la confiance.Largement insuffisant face aux 364 voix conjuguées de ses opposants, allant du Rassemblement national à La France insoumise. Plus dommageable pour la coalition gouvernementale, 27 députés LR ont voté pour la confiance mais 13 ont voté contre, et 9 se sont abstenus.Et si le résultat était attendu, il n’en reste pas moins historique: François Bayrou devient le Premier chef de gouvernement de la Ve République à échouer sur tel vote de confiance qu’il n’était pas obligé de solliciter, moins d’un an après la censure du gouvernement de Michel Barnier.Plusieurs “pots de départ” ont été organisés en France pour fêter la future démission du M. Bayrou. “On voit passer les gouvernements successifs, mais au-delà des gouvernants c’est un changement de politique qu’il faut aujourd’hui”, a relevé à Nantes Léo Sanson, 30 ans.Les tractations pour remplacer le patron du MoDem sont déjà bien entamées, pressées par l’impératif du budget 2026.Plusieurs dates plaident aussi pour une vacance courte: les mobilisations “Bloquons tout” le 10 septembre, syndicales le 18, ou la décision vendredi de l’agence Fitch qui pourrait dégrader la note de la dette française.- “Qu’il vienne nous chercher” -Le Parti socialiste s’est de nouveau placé au centre du jeu. “Les socialistes sont prêts”, a martelé à la tribune le chef de leur groupe, apostrophant Emmanuel Macron : “qu’il vienne nous chercher”.Mais dans l’entourage du Président, peu voient Emmanuel Macron nommer le premier secrétaire du PS Olivier Faure, qui rejette lui-même l’idée d’un gouvernement “commun” avec des macronistes. Sur TF1, il a indiqué ne pas avoir été contacté par le président.Le patron des Républicains Bruno Retailleau a prévenu: “hors de question” d’accepter un Premier ministre socialiste. Sur France 2, le ministre de l’Intérieur a assuré ne pas être “sur les rangs” pour Matignon.Plus probable: la négociation d’un accord de non-censure par une personnalité de droite ou du centre. “Le plus stable, c’est le socle commun qui dialogue avec les socialistes”, estime un proche du président.Pour obtenir cet accord, Emmanuel Macron doit accepter “qu’il n’a plus de majorité” et qu’il “doit revoir ses politiques fiscales pour permettre la stabilité”, a estimé sur LCI le leader de Place Publique, Raphaël Glucksmann.Plusieurs noms circulent : les ministres Sébastien Lecornu (Armées), Gérald Darmanin (Justice), Catherine Vautrin (Travail et Santé), Éric Lombard (Économie), le président LR des Hauts-de-France Xavier Bertrand, l’ancien chef de la diplomatie et ex-socialiste Jean-Yves Le Drian…Autre solution proposée dans les couloirs du Palais Bourbon lundi, un négociateur chargé de trouver un accord budgétaire. Le président de Renaissance Gabriel Attal a notamment plaidé pour un “accord d’intérêt général” de dix-huit mois jusqu’à la présidentielle.