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Armement: la République tchèque prolonge le bail d’avions de chasse suédois

Le gouvernement tchèque a annoncé mercredi qu’il allait prolonger le contrat de location de 12 avions de chasse Gripen fabriqués en Suède jusqu’en 2035 et qu’il achèterait 48 véhicules blindés auprès de plusieurs fabricants. La République tchèque, pays membre de l’UE et de l’OTAN et qui compte 10,9 millions d’habitants, utilise depuis 2005 des Gripen à un et deux sièges fabriqués par Saab, en Suède.En 2023, un an après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, Prague a décidé d’acheter 35 avions de chasse F-35 fabriqués aux États-Unis pour 6,5 milliards de dollars, dont la livraison est prévue pour 2035.”L’utilisation prolongée des Gripen nous aidera à combler la période pendant laquelle les avions de cinquième génération F-35 seront progressivement introduits”, a déclaré le ministère de la Défense dans un communiqué. La prolongation de bail précédent, approuvé en 2014, doit expirer en 2027.Ces annonces surviennent alors qu’un sommet de l’Otan à La Haye a approuvé une augmentation des dépenses de défense de ses membres à 5% de leur produit intérieur brut d’ici 2035. Le ministère tchèque a indiqué que Prague paierait 6,012 milliards de couronnes suédoises (544 millions d’euros) “pour le bail des 12 chasseurs Gripen, leur maintenance et la formation des pilotes”. Le ministère a également indiqué qu’il achèterait 24 véhicules blindés Titus fabriqués par Nexter en France et par le fabricant local de camions Tatra, ainsi que 24 véhicules blindés MARS.L’accord Titus, incluant la formation des conducteurs, est évalué à quatre milliards de couronnes tchèques (environ 162 millions d’euros). L’armée tchèque utilise déjà 62 véhicules Titus, et les nouveaux seront adaptés sur la base des enseignements tirés de la guerre en Ukraine, a indiqué le ministère. Les véhicules MARS fabriqués en République tchèque transporteront le système de défense aérienne RBS NG 70 de Saab. Ce contrat est évalué à 1,86 milliard de couronnes suédoises (145 millions d’euros).

Un jeune élu très à gauche en tête de la primaire démocrate à New York

Le candidat de l’aile gauche du Parti démocrate, Zohran Mamdani, arrive en tête mercredi de la primaire pour l’élection à la mairie de New York, créant la surprise contre le favori Andrew Cuomo après une campagne contre la vie chère et la promesse de taxer les hauts revenus. Le trentenaire encore quasiment inconnu il y a quelques mois, qui se revendique “progressiste et musulman”, a rattrapé jusqu’à 30 points de retard dans les sondages sur l’ancien gouverneur Cuomo, plus centriste.”Je suis honoré d’être votre candidat démocrate à la mairie”, a déclaré tard mardi soir Zohran Mamdani à ses partisans dans son fief du Queens, district populaire de la métropole de la côte est. New York, ville d’environ 8,4 millions d’habitants, est un bastion démocrate.”Ce soir n’était pas notre soir… Il (Zohran Mamdani) a gagné”, a concédé, sourire crispé, l’ancien gouverneur (2011-2021) Andrew Cuomo. A 67 ans, il voit échouer son retour en politique chez les démocrates quatre ans après sa démission au milieu d’un scandale de harcèlement sexuel, mais n’exclut toutefois pas de briguer la mairie à titre d’indépendant.Mercredi, avec près de 95% de bulletins dépouillés, Zohran Mamdani menait la course avec plus de 43% des voix, contre 36% pour M. Cuomo, dans cette élection au mode de scrutin complexe, où les électeurs étaient appelés à classer cinq candidats par ordre de préférence. Comme aucun candidat ne dépasse les 50% des voix, le dépouillement se poursuivra dans une semaine pour comptabiliser les 2e, 3e choix et suivants jusqu’à désigner un vainqueur.Mais l’avantage de Zohran Mamdani semble quasi insurmontable, car le troisième dans la course, Brad Lander (11%), avait appelé ses électeurs à le choisir comme deuxième choix. Sa victoire confirmée, Zohran Mamdani, 33 ans et né en Ouganda, partira en pole position pour l’élection municipale de novembre pour la première ville américaine.- Contre Cuomo et Trump -Fils de l’historien de renom Mahmoud Mamdani, auteur de l’ouvrage “Saviors and survivors” sur la guerre au Darfour, et de la réalisatrice indo-américaine Mira Nair, connue pour “Salaam Bombay”, Zohran Mamdani avait été soutenu par des figures de gauche comme Bernie Sanders et Alexandria Ocasio-Cortez.Et il a suscité l’enthousiasme d’une armée de jeunes bénévoles sur le terrain pour amplifier ses promesses contre la vie chère, dont la gratuité des bus, des crèches et le gel des loyers régulés, des mesures qu’il compte financer par une taxation sur les plus hauts revenus.”Félicitations à Zohran Mamdani et à ses milliers de sympathisants pour leur extraordinaire campagne. Vous avez affronté l’establishment politique, économique et médiatique et vous l’avez battu”, a déclaré M. Sanders sur X. “Les milliardaires et les lobbyistes ont déversé des millions contre vous et contre notre système de finances publiques. Et vous avez gagné”, a déclaré Mme Ocasio-Cortez, une flèche lancée en direction d’Andrew Cuomo qui avait notamment reçu le soutien du milliardaire et ex-maire de New York Michael Bloomberg.La primaire démocrate de New York avait des airs de référendum sur la personnalité démocrate qui pourra tenir tête à Donald Trump, président républicain dont le gouvernement multiplie notamment les arrestations de migrants dans les grandes villes et dont des proches tiraient mercredi à boulets rouges sur le jeune démocrate de gauche.”Zohran Mamdani est trop extrême pour une ville déjà à fleur de peau (…) l’heure n’est pas à la politique radicale”, a réagi le candidat républicain Curtis Sliwa. Le sénateur texan Ted Cruz, un pilier du Parti républicain, a lui appelé les New-Yorkais “qui ne sont pas communistes” à fuir la métropole pour s’installer au Texas.”Les démocrates changent la politique en changeant les électeurs”, a écrit sur X Stephen Miller, l’architecte de la politique antimigrants de Donald Trump, accusant “l’immigration incontrôlée” d’avoir “profondément transformé l’électorat new-yorkais”.New York mérite “un maire fier de se présenter en fonction de son bilan, et non (…) un maire qui n’a aucun bilan”, a lancé le maire sortant Eric Adams, qui souffre d’un déficit d’image, accusé de se compromettre avec l’administration Trump en échange de l’enterrement de poursuites pour corruption.M. Mamdani a aussi été critiqué par ses rivaux pour ses positions propalestiniennes et le fait qu’il accuse Israël de “génocide”. Mais l’un des thèmes forts de la campagne a été le coût de la vie, prohibitif à New York, en proposant une série de mesures sociales qui risquent de plomber les finances de la ville selon ses rivaux.

Drogue: deux hommes dont un policier belge tués dans une course-poursuite en Moselle

Une course-poursuite liée au trafic de drogues a fait deux morts, un policier belge et le conducteur d’un véhicule en fuite percutés par une autre voiture, dans la nuit de mardi à mercredi sur une route à hauteur d’Angevillers en Moselle.L’accident s’est produit mardi soir vers 22H45: le véhicule poursuivi par la police belge, soupçonné d’être un “go-fast”, s’est arrêté sur la route deux fois deux voies et ses deux occupants en sont sortis en courant, a-t-on appris auprès de la gendarmerie.Un policier belge a poursuivi à pied le conducteur du véhicule incriminé, traversant la route. Tous deux sont décédés, percutés par un “véhicule tiers”, tandis que l’autre occupant de la voiture poursuivie a été arrêté et placé en garde à vue, a précisé le procureur de la République de Thionville Brice Partouche dans un communiqué.Plus tôt dans la soirée, la voiture que les autorités belges soupçonnaient d’être un “go-fast” – une méthode utilisée par les trafiquants pour le transport des stupéfiants, qui consiste à rouler à très grande vitesse pour éviter les contrôles de police – s’était rendue coupable d’un refus d’obtempérer en territoire belge, sur l’axe autoroutier Bruxelles-Luxembourg.- Fuite à pied -Deux hommes se trouvaient dans l’habitacle. Ils se sont “débarrassés de produits stupéfiants au cours de la poursuite, en territoire belge”, selon le procureur. La drogue a été récupérée par la police belge et remise aux enquêteurs français.Deux véhicules de la police belge ont ensuite poursuivi la voiture en France, jusqu’à la commune d’Angevillers, située à une quarantaine de kilomètres de la frontière.C’est ici que “le véhicule poursuivi se serait arrêté volontairement et brusquement sur la chaussée”, explique M. Partouche.Les occupants de la voiture poursuivie ont alors pris la fuite à pied, “le conducteur en traversant les voies, le passager en restant sur le bord de la route”.L’un des policiers belges s’est alors lancé à la poursuite du conducteur en fuite, et les deux hommes ont été “percutés par un véhicule tiers” appartenant “à un particulier”. Ils sont “décédés sur place des suites de ce choc”.Le policier tué était âgé de 35 ans et père de deux enfants. Il travaillait comme agent de la police de la route de la province belge de Luxembourg (sud), a indiqué une source policière à l’AFP.Le passager du véhicule a lui été “interpellé et placé en garde à vue pour complicité de refus d’obtempérer aggravé par la mise en danger délibéré, trafic de produits stupéfiants”, selon M. Partouche.Le conducteur du véhicule ayant percuté les deux victimes “a été placé en garde à vue pour homicides involontaires afin de procéder aux investigations d’usage en cette matière”. La mesure a été levée à son encontre dans la matinée.Les policiers belges ont aussi été entendus “sur les conditions de la poursuite”.- Renforcement des contrôles -“Hier soir, un policier belge a perdu la vie en service lors d’une opération contre le trafic de drogue”, a écrit sur X mercredi matin le ministre belge de l’Intérieur Bernard Quintin, adressant ses “pensées pour sa famille, ses collègues, ses proches”.Le gouvernement belge a érigé en priorité la lutte contre la criminalité organisée, mais les syndicats de police dénoncent régulièrement un manque de moyens.La semaine dernière, M. Quintin avait annoncé un renforcement des contrôles sur les grands axes dans les zones frontalières, afin de lutter contre l’immigration clandestine mais aussi le trafic de drogue dont la Belgique est une des plaques tournantes européennes.L’enquête sur l’accident de mardi soir, confiée à la section de recherches de Metz et à la brigade de recherches de Thionville, devra notamment permettre, selon Brice Partouche, “l’identification du conducteur du véhicule poursuivi et décédé”, mais aussi vérifier “les conditions légales de la poursuite par des policiers belges sur le territoire français” ainsi que les circonstances exactes de l’accident.Les autorités belges et françaises sont amenées à coopérer régulièrement d’un côté ou de l’autre de la frontière, qu’elles peuvent franchir dans le cadre de la poursuite de malfaiteurs.

Trump affirme que le programme nucléaire de l’Iran a été retardé de plusieurs “décennies”

Donald Trump a affirmé mercredi que le programme nucléaire de l’Iran avait été retardé de plusieurs “décennies” par les frappes américaines et que les sites visés avaient été totalement détruits, Israël estimant qu’il était trop tôt pour évaluer les dommages.Au deuxième jour du cessez-le-feu entre l’Iran et Israël, le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré que les installations nucléaires du pays avait été “considérablement endommagées”. Le porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin, a assuré qu’Israël avait porté un “coup dur” au programme nucléaire iranien durant les 12 jours de guerre mais qu’il était “encore tôt pour évaluer les résultats de l’opération”.La veille, la divulgation d’un document confidentiel américain avait semé le doute sur l’efficacité des frappes menées pendant la nuit de samedi à dimanche par les Etats-Unis sur les trois principaux sites nucléaires iraniens, en soutien à Israël.Le président américain, qui a initié le cessez-le-feu, a affirmé que les frappes avaient provoqué leur destruction “totale”, retardé le programme nucléaire de plusieurs “décennies” et que l’Iran n’allait “pas fabriquer de bombes avant longtemps”.Le cessez-le-feu se passe “très bien”, a-t-il dit.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait salué la veille une “victoire historique” et affirmé que les frappes aériennes avaient “anéanti le projet nucléaire iranien”, répétant que l’Iran n’aura “jamais l’arme atomique”.L’Iran a aussi crié “victoire” et réaffirmé ses “droits légitimes” à poursuivre son programme nucléaire à usage civil, se disant aussi prêt à reprendre le dialogue avec Washington interrompu par la guerre. Selon un rapport préliminaire confidentiel du renseignement américain, dont le contenu a été décrit par des sources proches du dossier à des médias, les bombardements américains des installations de Fordo, Natanz et Ispahan n’auraient pas éliminé complètement les centrifugeuses ou les stocks d’uranium enrichi iraniens.Elles auraient plutôt scellé les entrées de certaines installations sans détruire les bâtiments souterrains, retardant le programme nucléaire iranien de seulement quelques mois, sans le détruire complètement. – “Moins inquiets” -La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé l’authenticité du rapport mais déclaré qu’il était “tout à fait erroné et classé +top secret+ et pourtant divulgué”.Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, avait déclaré après les frappes qu’elles avaient causé “des dommages et des destructions extrêmement graves” aux sites nucléaires.L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts et réclamé un accès aux sites. Des experts estiment que l’Iran pourrait avoir évacué le matériel nucléaire des sites touchés et Téhéran a affirmé toujours posséder des stocks d’uranium enrichi.Avant le déclenchement de la guerre, l’AIEA avait dit n’avoir décelé jusqu’à présent aucun indice d’un “programme systématique” de fabrication d’une bombe atomique dans le pays.Mercredi, les députés iraniens ont voté en faveur d’une suspension de la coopération avec cette agence de l’ONU.En Israël, l’armée a levé les restrictions imposées à sa population mais prévenu, par la voix du chef d’état-major, que “la campagne contre l’Iran n’était pas terminée”. Le lieutenant-général Eyal Zamir a dit par ailleurs que son armée allait se concentrer à nouveau sur la guerre avec le Hamas dans la bande de Gaza. A Tel-Aviv, bus et voitures circulaient à nouveau mercredi dans les rues embouteillées, les écoles ont rouvert, les employés repris le chemin du travail et les terrasses des cafés faisaient à nouveau le plein.”Enfin nous pouvons vivre en paix. Nous nous sentons mieux, moins inquiets”, a confié à l’AFP Yossi Bin, un ingénieur de 45 ans, en espérant “que le cessez-le-feu tiendra”.- Funérailles nationales -En Iran, le président Massoud Pezeshkian a annoncé mardi soir “la fin de la guerre (…) imposée” par Israël et s’est engagé au respect du cessez-le-feu à condition que son adversaire en fasse de même.Le pays a annoncé mercredi la levée progressive des restrictions sur internet, durcies pendant la guerre.Des funérailles nationales seront organisées samedi à Téhéran pour les hauts gradés et scientifiques tués, selon l’agence officielle Irna.Le porte-parole des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei a par ailleurs dénoncé commme “honteuses” les félicitations adressées par le secrétaire général de l’OTAN à Donald Trump, que ce dernier a révélé mardi. Israël avait attaqué l’Iran le 13 juin, accusant une nouvelle fois Téhéran d’être sur le point de se doter de l’arme atomique. L’Iran a riposté par des tirs de missiles et drones sur Israël.Selon un bilan officiel iranien qui ne recense que les victimes civiles, la guerre a fait au moins 610 morts et plus de 4.700 blessés. En Israël, les tirs de riposte de l’Iran ont fait 28 morts, selon les autorités.  

Trump affirme que le programme nucléaire de l’Iran a été retardé de plusieurs “décennies”

Donald Trump a affirmé mercredi que le programme nucléaire de l’Iran avait été retardé de plusieurs “décennies” par les frappes américaines et que les sites visés avaient été totalement détruits, Israël estimant qu’il était trop tôt pour évaluer les dommages.Au deuxième jour du cessez-le-feu entre l’Iran et Israël, le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré que les installations nucléaires du pays avait été “considérablement endommagées”. Le porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin, a assuré qu’Israël avait porté un “coup dur” au programme nucléaire iranien durant les 12 jours de guerre mais qu’il était “encore tôt pour évaluer les résultats de l’opération”.La veille, la divulgation d’un document confidentiel américain avait semé le doute sur l’efficacité des frappes menées pendant la nuit de samedi à dimanche par les Etats-Unis sur les trois principaux sites nucléaires iraniens, en soutien à Israël.Le président américain, qui a initié le cessez-le-feu, a affirmé que les frappes avaient provoqué leur destruction “totale”, retardé le programme nucléaire de plusieurs “décennies” et que l’Iran n’allait “pas fabriquer de bombes avant longtemps”.Le cessez-le-feu se passe “très bien”, a-t-il dit.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait salué la veille une “victoire historique” et affirmé que les frappes aériennes avaient “anéanti le projet nucléaire iranien”, répétant que l’Iran n’aura “jamais l’arme atomique”.L’Iran a aussi crié “victoire” et réaffirmé ses “droits légitimes” à poursuivre son programme nucléaire à usage civil, se disant aussi prêt à reprendre le dialogue avec Washington interrompu par la guerre. Selon un rapport préliminaire confidentiel du renseignement américain, dont le contenu a été décrit par des sources proches du dossier à des médias, les bombardements américains des installations de Fordo, Natanz et Ispahan n’auraient pas éliminé complètement les centrifugeuses ou les stocks d’uranium enrichi iraniens.Elles auraient plutôt scellé les entrées de certaines installations sans détruire les bâtiments souterrains, retardant le programme nucléaire iranien de seulement quelques mois, sans le détruire complètement. – “Moins inquiets” -La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a confirmé l’authenticité du rapport mais déclaré qu’il était “tout à fait erroné et classé +top secret+ et pourtant divulgué”.Le chef d’état-major américain, le général Dan Caine, avait déclaré après les frappes qu’elles avaient causé “des dommages et des destructions extrêmement graves” aux sites nucléaires.L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts et réclamé un accès aux sites. Des experts estiment que l’Iran pourrait avoir évacué le matériel nucléaire des sites touchés et Téhéran a affirmé toujours posséder des stocks d’uranium enrichi.Avant le déclenchement de la guerre, l’AIEA avait dit n’avoir décelé jusqu’à présent aucun indice d’un “programme systématique” de fabrication d’une bombe atomique dans le pays.Mercredi, les députés iraniens ont voté en faveur d’une suspension de la coopération avec cette agence de l’ONU.En Israël, l’armée a levé les restrictions imposées à sa population mais prévenu, par la voix du chef d’état-major, que “la campagne contre l’Iran n’était pas terminée”. Le lieutenant-général Eyal Zamir a dit par ailleurs que son armée allait se concentrer à nouveau sur la guerre avec le Hamas dans la bande de Gaza. A Tel-Aviv, bus et voitures circulaient à nouveau mercredi dans les rues embouteillées, les écoles ont rouvert, les employés repris le chemin du travail et les terrasses des cafés faisaient à nouveau le plein.”Enfin nous pouvons vivre en paix. Nous nous sentons mieux, moins inquiets”, a confié à l’AFP Yossi Bin, un ingénieur de 45 ans, en espérant “que le cessez-le-feu tiendra”.- Funérailles nationales -En Iran, le président Massoud Pezeshkian a annoncé mardi soir “la fin de la guerre (…) imposée” par Israël et s’est engagé au respect du cessez-le-feu à condition que son adversaire en fasse de même.Le pays a annoncé mercredi la levée progressive des restrictions sur internet, durcies pendant la guerre.Des funérailles nationales seront organisées samedi à Téhéran pour les hauts gradés et scientifiques tués, selon l’agence officielle Irna.Le porte-parole des Affaires étrangères, Esmaeil Baqaei a par ailleurs dénoncé commme “honteuses” les félicitations adressées par le secrétaire général de l’OTAN à Donald Trump, que ce dernier a révélé mardi. Israël avait attaqué l’Iran le 13 juin, accusant une nouvelle fois Téhéran d’être sur le point de se doter de l’arme atomique. L’Iran a riposté par des tirs de missiles et drones sur Israël.Selon un bilan officiel iranien qui ne recense que les victimes civiles, la guerre a fait au moins 610 morts et plus de 4.700 blessés. En Israël, les tirs de riposte de l’Iran ont fait 28 morts, selon les autorités.  

La Poste: en l’absence de nouveau PDG, Philippe Wahl reste à la présidence

Le PDG sortant de La Poste Philippe Wahl, dont le mandat s’achevait, va rester pour l’instant à la présidence du conseil d’administration du groupe public, après avoir été reconduit mercredi à cette fonction pour un intérim, l’Elysée s’étant mis hors délai pour proposer un nom à sa succession.Il y a plusieurs candidats officiels à la succession de M. Wahl dont le mandat de PDG s’est achevé le 25 juin pour raison d’âge, mais en l’absence de fumée blanche à l’Elysée, La Poste a décidé mercredi de nommer une gouvernance de transition “afin de garantir la continuité du fonctionnement des organes dirigeants”, justifie-t-elle dans un communiqué.La direction opérationnelle du groupe a elle été confiée à Philippe Bajou, secrétaire général et directeur général adjoint du groupe, qui y a débuté sa carrière en 1982.Il revient à Emmanuel Macron de proposer un nom pour la succession à la direction d’une telle grande entreprise publique, cette proposition devant être soumise par la suite à approbation parlementaire.Problème: comme le président n’a toujours pas émis de souhait, l’exécutif s’est mis “hors délai”, notamment au regard de l’agenda parlementaire, relève une source proche du dossier interrogée par l’AFP. Selon les statuts de La Poste, il est alors possible dans ce cas de figure d’opérer une scission entre le poste de président et celui de directeur général, ce qui a été fait mercredi lors de l’assemblée générale et conseil d’administration.Les deux actionnaires de La Poste, la Caisse des Dépôts à 66% et l’Etat à 34%, ont par ailleurs désigné mercredi une partie des administrateurs dont le mandat se terminait. Olivier Sichel, directeur général du groupe Caisse des dépôts, a été reconduit. Claire Waysand, directrice générale adjointe d’Engie et par ailleurs candidate à la succession de M. Wahl, n’a pas été renouvelée. Jean-Pierre Farandou, le PDG de la SNCF, a été nommé administrateur.Mercredi, le syndicat Sud PTT s’est insurgé de la reconduction par intérim partielle de M. Wahl, fustigeant “12 années de stratégie industrielle et économique qui ont fragmenté l’accès et la présence postale pour la population”, selon un communiqué.- 34,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires -La multinationale aux 230.000 postiers, dont près d’un quart des effectifs travaille à l’étranger selon son dernier document financier (DEU), est présente également dans la téléphonie mobile, les services de proximité, l’assurance, la banque et la livraison internationale de colis.L’entreprise aux 34,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires (en 2024) est chroniquement confrontée à l’attrition du courrier et ses missions de service public (distribution du courrier et de la presse, aménagement du territoire, accessibilité bancaire) ne sont pas intégralement financées par l’Etat.Dans l’optique d’en prendre la tête, six candidats ont été auditionnés par le comité des nominations, dont deux internes, Nathalie Collin, la directrice de la branche Grand Public et Numérique, et Stéphane Dedeyan, le président du directoire de la Banque postale.Mais ce dernier a finalement jeté l’éponge à la suite d’une polémique relayée par des médias sur le salaire qu’il aurait exigé, selon une source proche du dossier à l’AFP. M. Dedeyan souhaitait conserver son salaire actuel, qui est bien supérieur aux 450.000 euros annuels du PDG de La Poste.Mais aussi quatre candidats externes: Jérôme Fournel, l’ancien directeur de cabinet de l’ex-Premier ministre Michel Barnier et ex-directeur général des Finances publiques; Sylvie Jéhanno, la PDG de Dalkia; Claire Waysand, la directrice générale adjointe d’Engie et Marie Cheval, PDG de Carmila, la foncière de Carrefour.Mais le président de la République étant libre de choisir en dehors de cette liste de candidats, le suspense reste donc total.

Les pays de l’Otan promettent de payer plus pour leur défense, Trump crie “victoire”

Les pays de l’Otan se sont engagés mercredi au sommet de La Haye à augmenter drastiquement leurs dépenses militaires, une “grande victoire” revendiquée par le président américain Donald Trump.Dans leur déclaration finale, les 32 membres de l’Alliance Atlantique promettent d’investir 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) annuel en faveur de leur sécurité à l’horizon 2035.Dans le détail, les alliés veulent allouer “au moins 3,5 % du PIB” pour les dépenses militaires, et 1,5% supplémentaire pour la sécurité au sens plus large comme la “protection des infrastructures critiques” et la défense des “réseaux”.L’objectif sera difficile à atteindre, ont prévenu plusieurs dirigeants européens, dont l’Espagne qui le juge “déraisonnable”. Mais le président américain Donald Trump a célébré “une grande victoire pour tout le monde”.Le locataire de la Maison Blanche, qui a souvent critiqué les “mauvais payeurs” européens, a opté pour un ton conciliant au sommet de La Haye. Les alliés vont “très bientôt” dépenser autant que les Etats-Unis, s’est-il réjoui. “Je leur demande de passer à 5% depuis des années, et ils passent à 5%. C’est énorme (…). L’Otan va devenir très forte avec nous”, a souligné le président américain.- “Engagement inébranlable” -Tout a été fait pour ne pas contrarier l’imprévisible milliardaire à La Haye.Et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, s’est efforcé de balayer les inquiétudes sur l’implication des Etats-Unis au sein de l’Otan. “Pour moi, il est absolument clair que les Etats-Unis soutiennent pleinement” les règles de l’Alliance, a-t-il affirmé.La veille, à bord d’Air Force One, Donald Trump avait pourtant de nouveau déconcerté ses alliés, en restant évasif sur l’attitude des Etats-Unis en cas d’attaque d’un des membres de l’Otan. L’article 5 du traité de l’Alliance Atlantique peut “se définir de plusieurs façons”, avait-il lâché à propos de la pierre angulaire de l’Otan qui pose le principe de défense mutuelle : si un pays membre est attaqué, tous les autres se portent à son secours.Mais la déclaration finale du sommet le martèle. Les alliés soulignent leur “engagement inébranlable” à se défendre mutuellement en cas d’attaque.Les membres de l’Otan “réaffirment” également leur soutien à l’Ukraine, “dont la sécurité contribue à la nôtre” et mentionnent “la menace à long terme” posée par la Russie, dans un paragraphe court, âprement négocié avec Donald Trump, qui aurait préféré un communiqué final sans mention des Russes.L’aide à l’Ukraine est intégrée aux 5% du PIB en faveur de la sécurité.- Zelensky “dans une situation difficile” -Au cœur de ce grand raout international, la rencontre entre Donald Trump et le président ukrainien dans la journée va focaliser l’attention, quatre mois après l’humiliation subie par Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale.Quel message veut-il lui faire passer ? “Je lui dirai +comment ça va?+. Il est dans une situation difficile, il n’aurait jamais dû se trouver là”, a souligné Donald Trump dont les relations avec M. Zelensky sont compliquées.Au Canada, le récent sommet du G7 – le club des grandes démocraties industrialisées  – avait été marqué par le départ anticipé du président américain et l’absence de déclaration commune dénonçant l'”agression russe” en Ukraine. Contrairement aux années précédentes quand Joe Biden était à la tête des Etats-Unis.A La Haye, Donald Trump est aussi revenu sur la situation au Moyen-Orient, où le cessez-le-feu entre l’Iran et Israël “se passe très bien”, a-t-il assuré.Grâce aux frappes américaines, le programme nucléaire iranien a été retardé de plusieurs “décennies”, a-t-il affirmé.Afin de s’attirer les bonnes grâces du président américain, Mark Rutte lui avait adressé juste avant le sommet un message dithyrambique, que Donald Trump n’a pas manqué de diffuser sur ses réseaux sociaux.Les bombardements américains en Iran ? Une “action décisive”, “vraiment extraordinaire” et que “personne d’autre n’avait osé faire”, a-t-il lancé.Grâce au sommet de La Haye, “l’Europe va payer un prix ENORME” pour financer sa défense “comme elle le devait” et “ce sera votre victoire”, avait encore écrit Mark Rutte à Trump.

Les pays de l’Otan promettent de payer plus pour leur défense, Trump crie “victoire”

Les pays de l’Otan se sont engagés mercredi au sommet de La Haye à augmenter drastiquement leurs dépenses militaires, une “grande victoire” revendiquée par le président américain Donald Trump.Dans leur déclaration finale, les 32 membres de l’Alliance Atlantique promettent d’investir 5% de leur Produit intérieur brut (PIB) annuel en faveur de leur sécurité à l’horizon 2035.Dans le détail, les alliés veulent allouer “au moins 3,5 % du PIB” pour les dépenses militaires, et 1,5% supplémentaire pour la sécurité au sens plus large comme la “protection des infrastructures critiques” et la défense des “réseaux”.L’objectif sera difficile à atteindre, ont prévenu plusieurs dirigeants européens, dont l’Espagne qui le juge “déraisonnable”. Mais le président américain Donald Trump a célébré “une grande victoire pour tout le monde”.Le locataire de la Maison Blanche, qui a souvent critiqué les “mauvais payeurs” européens, a opté pour un ton conciliant au sommet de La Haye. Les alliés vont “très bientôt” dépenser autant que les Etats-Unis, s’est-il réjoui. “Je leur demande de passer à 5% depuis des années, et ils passent à 5%. C’est énorme (…). L’Otan va devenir très forte avec nous”, a souligné le président américain.- “Engagement inébranlable” -Tout a été fait pour ne pas contrarier l’imprévisible milliardaire à La Haye.Et le secrétaire général de l’Otan, Mark Rutte, s’est efforcé de balayer les inquiétudes sur l’implication des Etats-Unis au sein de l’Otan. “Pour moi, il est absolument clair que les Etats-Unis soutiennent pleinement” les règles de l’Alliance, a-t-il affirmé.La veille, à bord d’Air Force One, Donald Trump avait pourtant de nouveau déconcerté ses alliés, en restant évasif sur l’attitude des Etats-Unis en cas d’attaque d’un des membres de l’Otan. L’article 5 du traité de l’Alliance Atlantique peut “se définir de plusieurs façons”, avait-il lâché à propos de la pierre angulaire de l’Otan qui pose le principe de défense mutuelle : si un pays membre est attaqué, tous les autres se portent à son secours.Mais la déclaration finale du sommet le martèle. Les alliés soulignent leur “engagement inébranlable” à se défendre mutuellement en cas d’attaque.Les membres de l’Otan “réaffirment” également leur soutien à l’Ukraine, “dont la sécurité contribue à la nôtre” et mentionnent “la menace à long terme” posée par la Russie, dans un paragraphe court, âprement négocié avec Donald Trump, qui aurait préféré un communiqué final sans mention des Russes.L’aide à l’Ukraine est intégrée aux 5% du PIB en faveur de la sécurité.- Zelensky “dans une situation difficile” -Au cœur de ce grand raout international, la rencontre entre Donald Trump et le président ukrainien dans la journée va focaliser l’attention, quatre mois après l’humiliation subie par Volodymyr Zelensky dans le Bureau ovale.Quel message veut-il lui faire passer ? “Je lui dirai +comment ça va?+. Il est dans une situation difficile, il n’aurait jamais dû se trouver là”, a souligné Donald Trump dont les relations avec M. Zelensky sont compliquées.Au Canada, le récent sommet du G7 – le club des grandes démocraties industrialisées  – avait été marqué par le départ anticipé du président américain et l’absence de déclaration commune dénonçant l'”agression russe” en Ukraine. Contrairement aux années précédentes quand Joe Biden était à la tête des Etats-Unis.A La Haye, Donald Trump est aussi revenu sur la situation au Moyen-Orient, où le cessez-le-feu entre l’Iran et Israël “se passe très bien”, a-t-il assuré.Grâce aux frappes américaines, le programme nucléaire iranien a été retardé de plusieurs “décennies”, a-t-il affirmé.Afin de s’attirer les bonnes grâces du président américain, Mark Rutte lui avait adressé juste avant le sommet un message dithyrambique, que Donald Trump n’a pas manqué de diffuser sur ses réseaux sociaux.Les bombardements américains en Iran ? Une “action décisive”, “vraiment extraordinaire” et que “personne d’autre n’avait osé faire”, a-t-il lancé.Grâce au sommet de La Haye, “l’Europe va payer un prix ENORME” pour financer sa défense “comme elle le devait” et “ce sera votre victoire”, avait encore écrit Mark Rutte à Trump.

Au Kenya, les manifestations commémorant le mouvement de 2024 tournent à la violence

Les manifestations organisées au Kenya en mémoire du mouvement citoyen inédit et violemment réprimé d’il y a un an ont tourné mercredi à la violence, la police, déployée en grand nombre, affrontant des jeunes et tirant des gaz lacrymogènes.   La prise du Parlement le 25 juin 2024 par des manifestants, réclamant le retrait de la loi de finances et la démission du président William Ruto, avait marqué l’apogée de protestations qui ont perduré jusqu’en juillet. Plus de 60 personnes avaient été tuées au total, selon les groupes de défense des droits humains. Mercredi, des milliers de manifestants, majoritairement de jeunes hommes, sont à nouveau descendus dans la rue à Nairobi – où par crainte de violences de nombreuses écoles et commerces étaient fermés, et le trafic fortement réduit – mais aussi dans la grande ville côtière de Mombasa et d’autres comtés du pays. Les familles des victimes et les militants ont appelé à des rassemblements pacifiques. D’autres ont enjoint à “occuper le palais présidentiel”.  La matinée avait débuté dans le calme mais des signes de violences ont ensuite émergé, certains manifestants jetant des pierres et la police lançant des gaz lacrymogènes et déployant au moins trois canons à eau dans le centre de Nairobi. Les journalistes de l’AFP ont compté au moins une policière et plusieurs manifestants blessés, et ont vu plusieurs ambulances entrer et sortir de la zone, toutes sirènes hurlantes.Au début de l’après-midi, l’autorité de la communication a dans une lettre interdit aux radios et télévisions de diffuser en direct les images des manifestations. L’annonce ne semblait pas respectée dans l’immédiat, la plupart des grands médias continuant cette diffusion. “Nous consultons nos avocats pour établir la légalité de cette ordonnance qui vise à plonger le pays dans un black-out médiatique”, a réagi sur X le groupe The Standard. “Faire taire la presse n’est pas la solution”, a également réagi la branche locale d’Amnesty International sur X.Dans la capitale, les routes menant au Parlement étaient toujours bloquées en début d’après-midi par les forces de l’ordre. De nombreux manifestants ont scandé “Ruto doit partir” – un cri de ralliement depuis un an -, brandi des drapeaux et des portraits de victimes. Certains ont également déposé des fleurs devant l’hémicycle. – Suicide déguisé -La colère contre les violences policières s’est accentuée après le décès début juin d’Albert Ojwang, un enseignant de 31 ans qui avait critiqué un haut responsable de la police et été arrêté. Les forces de l’ordre ont initialement tenté de camoufler sa mort en suicide.Son décès a déjà suscité ces dernières semaines des manifestations de quelques centaines de personnes, qui ont engendré de nouvelles brutalités.  Florence Achala, étudiante, a affirmé que la “jeune génération” était déterminée. “Le système est pourri, il est voyou et nous voulons une refonte complète”, a-t-elle ajouté auprès de l’AFP. Mercredi, Anthony, 25 ans, vendait des drapeaux tout en marchant, contre “les violences policières, l’oppression, les taxes élevées et tout ce qui ne va pas dans ce pays.””La marche est toujours pacifique, mais c’est quand la police (commence à envoyer) des gaz lacrymogènes que ça tourne au chaos”, ajoute-t-il. Un homme suspecté d’être un policier en civil a été malmené par des manifestants. L’année dernière des forces de sécurité non identifiables ont été vues tirant sur la foule. Lors d’un rassemblement le 17 juin à Nairobi, des “voyous” armés s’en sont pris aux protestataires, travaillant en tandem avec la police, ont constaté des journalistes de l’AFP. Un policier a également tiré à bout portant sur un vendeur non violent, une scène filmée devenue virale, qui a accentué la colère. – Président impopulaire -William Ruto a promis aux policiers que son gouvernement les “soutiendrait”.Impopulaire, le président, arrivé au pouvoir en 2022, s’est efforcé d’éviter toute hausse directe d’impôts dans le budget de cette année afin de limiter les troubles. En 2024, plus de 80 personnes ont été enlevées – certaines des mois après les manifestations – et des dizaines d’entre elles sont toujours portées disparues. En plus des violences, de la corruption et des difficultés économiques, la jeunesse réclame les emplois que le président leur avait promis pendant sa campagne. “Un mandat”, réclamaient mercredi certaines affiches des manifestants, en référence à une possible nouvelle candidature de Ruto aux prochaines élections de 2027. “Les gens qui courent ici (…) ils ont des diplômes. Mais ils n’ont pas de travail. On ne peut pas compter sur ce gouvernement”, a dit à Nairobi Samson Watenge Nyongesa, un étudiant de 31 ans.  

Football: Textor va devoir être plus convaincant pour sauver Lyon

Vente des parts dans Crystal Palace, cession de joueurs et apport de liquidités : le propriétaire de l’Olympique lyonnais John Textor va vite devoir présenter des garanties financières plus solides en appel pour éviter une relégation du club en Ligue 2 et calmer la foudre des supporters.. Des liquidités renforcéesJugeant “incompréhensible” la relégation, prononcée mardi par la Direction nationale de contrôle et de gestion (DNCG), le club rhodanien a affirmé mardi soir avoir satisfait “toutes (les) demandes” du gendarme financier du foot français, “avec des investissements en fonds propres supérieurs aux montants demandés”.Annonçant son intention d’interjeter appel, probablement devant une Commission fédérale spécialisée, il a rappelé que la maison-mère Eagle Football Holding (EFH) et ses actionnaires ont apporté 83 millions d’euros en trésorerie et qu’un accord a été conclu fin janvier avec les prêteurs d’Eagle permettant un report de créances.Pour réduire les charges, une centaine de salariés du club sont aussi partis dans le cadre d’un plan de départs volontaires. Les fins des contrats ou transferts de joueurs onéreux comme Alexandre Lacazette, Nicolas Tagliafico, Anthony Lopes ou encore Maxence Caqueret et Rayan Cherki –ces deux derniers cédés respectivement pour 15 millions d’euros à Côme et 42,5 millions à Manchester City –, ont allégé la masse salariale d’une trentaine de millions d’euros. Insuffisant toutefois pour la DNCG. L’objectif reste de ramener la masse salariale à hauteur de 75 millions d’euros et l’instance pourrait en cas de maintien en L1 imposer un encadrement des salaires.Sont également tombés 19,5 millions d’euros d’options d’achat obligatoires pour trois joueurs prêtés.D’ici l’audience en appel, sous deux semaines maximum, l’enjeu sera de réunir l’argent manquant, de le mettre au bon endroit et de montrer patte blanche selon une source proche du dossier.Le noeud du problème se situerait dans la répartition des sommes dans les comptes, notamment celles provenant de la multipropriété Eagle Holding. . La multipropriété Eagle en questionsDepuis le rachat du club à Jean-Michel Aulas fin 2022, l’OL a intégré le groupe EFH, détenu majoritairement par l’Américain John Textor, dans le cadre d’une multipropriété notamment avec les clubs de Molenbeek (Belgique) et Botafogo (Brésil). Sur ce sujet, la DNCG pourrait avoir mis John Textor à l’amende selon une source bien informée.Le prêt gratuit consenti par Botafogo, club brésilien, de l’Argentin Thiago Almada alors que la DNCG avait infligé à l’OL une interdiction de recrutement et un encadrement de sa masse salariale, est mal passé. Plusieurs clubs avaient formulé des recours.Par ailleurs, la vente des parts d’Eagle dans le club anglais de Crystal Palace pour près de 200 millions d’euros est aussi dans le viseur de la DNCG. Textor, qui souhaiterait désormais, grâce à une partie du produit de cette cession, acquérir le club de Sheffield Wednesday (2e div. anglaise), n’aurait fléché que 40 millions d’euros au profit de l’OL alors que la DNCG attendait 80 millions d’euros.Enfin, l’instance s’interroge sur les recettes dont l’OL pourrait tirer profit pour trois joueurs de Botafogo, Igor Jesus, Thiago Almada et Luiz Henrique dont les droits économiques ont été transférés cet hiver à Lyon, qui a déjà cédé le dernier d’entre eux en janvier au Zenit Saint-Petersbourg pour 33 millions d’euros.. La responsabilité de TextorL’Américain est le seul patron à bord à l’OL depuis le limogeage du directeur général, Laurent Prud’homme en avril.L’Olympique lyonnais a eu des rappels à l’ordre de l’Urssaf mais aussi de la FFF, l’UEFA ou la Fifa pour des sommes plus ou moins importantes. Des créanciers impayés frappent aussi à la porte.L’optimisme du dirigeant est à chaque fois remis en cause par la DNCG. La confiance de ses partenaires est ébranlée et sa position fragilisée. Les supporters sont en colère et mercredi matin des banderoles hostiles ont fleuri à travers Lyon: “Textor dehors” ou “Textor, la guerre est déclarée”.. Les conséquences à court termeLa sanction et le recours vont avoir des répercussions directes sur la préparation de la saison. La Ligue 1 doit reprendre le 15 août. En Ligue 2, ce sera dès le 8 août.L’OL doit reprendre l’entraînement le 7 juillet mais avec quel effectif et pour quel projet ? Des joueurs vont forcément être sollicités et tentés par un départ. Enfin, l’OL, avec 250 millions d’euros de budget de fonctionnement, est surdimensionné pour la Ligue 2. La menace d’une liquidation judiciaire plane sur le club rhodanien, toutefois peu vraisemblable avec plusieurs milliardaires américains dans le conseil d’administration qui ont déjà laissé plusieurs dizaines de millions d’euros en apports d’actionnaires.