AFP World

Trump annonce des discussions avec l’Iran la semaine prochaine

Le président américain Donald Trump a annoncé mercredi une reprise la semaine prochaine des discussions entre les Etats-Unis et l’Iran, évoquant un possible accord sur le programme nucléaire iranien, retardé selon lui de “plusieurs décennies” par les frappes américaines.Au deuxième jour du cessez-le-feu que M. Trump a initié entre l’Iran et Israël, ce dernier pays a estimé prématuré d’évaluer les dommages aux installations nucléaires iraniennes, qualifiés de “considérables” par les autorités iraniennes. “Nous allons parler la semaine prochaine avec l’Iran, nous pourrions signer un accord, je ne sais pas”, a annoncé le président américain à l’issue du sommet de l’Otan à La Haye.Israël a lancé le 13 juin un attaque sans précédent sur l’Iran, avec l’objectif affiché d’empêcher son ennemi juré de se doter de l’arme nucléaire, une ambition que Téhéran dément nourrir.La guerre a empêché la tenue d’une nouvelle session de pourparlers irano-américains prévue le 15 juin. Ces négociations sous médiation omanaise ont été lancées en avril en vue d’un accord encadrant le programme nucléaire de Téhéran en échange de la levée des sanctions frappant son économie. Criant “victoire” après l’entrée en vigueur du cessez-le-feu mardi, l’Iran a réaffirmé ses “droits légitimes” à poursuivre ses activités nucléaires à usage civil et s’est dit prêt à reprendre les discussions avec Washington.- “Epuisés par la guerre” -Le cessez-le-feu se passe “très bien”, a estimé M. Trump, avant de présenter l’Iran et Israël comme “fatigués, épuisés” par la guerre.”Ils se sont battus très, très durement et vraiment méchamment, et ils étaient tous les deux contents (…) de s’en sortir”, a-t-il affirmé. Selon lui, les frappes américaines menés dimanche en Iran ont provoqué la destruction “totale” des installations nucléaires visées, et les Iraniens ne vont “pas fabriquer de bombes avant longtemps”.En 12 jour de guerre, Israël a porté un “coup dur” au programme nucléaire iranien mais il est “encore tôt pour évaluer les résultats de l’opération”, a affirmé de son côté le porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin. La veille, la divulgation d’un document confidentiel américain a semé le doute sur l’efficacité des bombardements américains menés, en soutien à Israël, contre les sites de Fordo au sud de Téhéran, Natanz et Ispahan (centre).Selon ce rapport préliminaire du renseignement américain, dont le contenu a fuité dans les médias, les frappes n’auraient pas éliminé complètement les centrifugeuses ou les stocks d’uranium enrichi iraniens.Elles auraient plutôt scellé les entrées de certaines installations sans détruire les bâtiments souterrains, retardant le programme iranien de seulement quelques mois. La Maison Blanche a confirmé l’authenticité du rapport mais l’a qualifié de “tout à fait erroné”.  L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts et réclamé un accès aux sites. Des experts estiment que l’Iran pourrait avoir évacué le matériel nucléaire des sites touchés et Téhéran a affirmé toujours posséder des stocks d’uranium enrichi.Avant le déclenchement de la guerre, l’AIEA a dit n’avoir décelé aucun indice d’un “programme systématique” de fabrication d’une bombe atomique dans le pays.- “Commandos terrestres” -Mercredi, le chef d’état-major, le lieutenant-général Eyal Zamir, a affirmé pour la première fois que des “commandos terrestres” avaient “opéré en secret au coeur” de l’Iran durant la guerre. Le chef du Mossad, le service du renseignement extérieur israélien, David Barnea, a lui remercié la CIA pour “l’action commune” en Iran.L’armée israélienne, a par ailleurs affirmé le général Zamir, va se concentrer à nouveau sur la guerre avec le Hamas à Gaza. A Tel-Aviv, les habitants ont repris une vie normale après la levée des restrictions imposées par l’armée; bains de soleil et parties de football sur la plage, rues et marchés à nouveau animés, écoles rouvertes. Yosi, une professeure de yoga et mère de deux enfants de 40 ans, se dit “épuisée, mais tellement soulagée” de “pouvoir recommencer à vivre”. A Téhéran, Saeed, un vendeur de 39 ans, se félicite aussi d’une “amélioration de la situation”. “Les gens retournent à leur travail et à leur vie” dit-il à l’AFP, dans une capitale toutefois encore plus calme que de coutume, où beaucoup de commerces restent fermés. Les autorités iraniennes ont annoncé la levée progressive des restrictions sur internet qui avaient été durcies pendant la guerre, et la tenue de funérailles nationales, samedi à Téhéran, pour les hauts gradés et scientifiques tués dans les frappes d’Israël. Un responsable des Transports a en outre annoncé la réouverture de l’espace aérien sur la moitié orientale de l’Iran. Selon le dernier bilan officiel iranien qui ne recense que les victimes civiles, la campagne militaire israélienne a fait au moins 627 morts et plus de 4.870 blessés. L’Iran a riposté par des tirs de missiles et drones, qui ont fait 28 morts en Israël, selon les autorités. 

Le patron de la SNCF prolongé jusqu’à l’automne

Le PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, qui poursuit son mandat à la tête du groupe depuis plus d’un an, a accepté de prolonger l’intérim jusqu’à l’automne, faute de désignation de son successeur et malgré la limite d’âge.Jean-Pierre Farandou, entré en 1981 dans le groupe public dont il a pris les rênes en 2019, avait échoué à obtenir du gouvernement sa reconduction pour un second mandat en mai 2024. Il aurait dû quitter ses fonctions après les Jeux olympiques de Paris, mais la dissolution de l’Assemblée nationale et les changements de gouvernement ont enrayé le processus de succession.Les prolongations auraient dû se conclure au plus tard le 4 juillet pour le 68e anniversaire du cheminot en chef, synonyme de limite d’âge. Mais M. Farandou, interrogé par des journalistes mercredi matin lors d’un point presse sur l’apport de l’intelligence artificielle (IA) pour le transport ferroviaire, “a répondu que l’État lui avait demandé, lors du conseil d’administration du 19 juin, de poursuivre son intérim jusqu’à l’automne”, a-t-on appris auprès du groupe.”J’ai accepté même si je commençais à envisager une nouvelle vie”, a-t-il déclaré selon ses propos rapportés par Le Figaro.”Je rends service. Ce n’est pas moi qui m’accroche. Cette entreprise, c’est la mienne”, a-t-il ajouté, écrit le quotidien.Pour lui succéder, le nom de l’ex-Premier ministre Jean Castex, actuel PDG de la RATP, revient régulièrement sur les lèvres des observateurs.Parmi les autres noms cités figurent celui de Xavier Piechaczyk, président de RTE, ou encore celui de Marie-Ange Debon, présidente de Keolis (filiale de la SNCF spécialisée dans les transports publics).Dans une interview en avril à La Tribune, le ministre des Transports Philippe Tabarot imaginait, pour succéder à M. Farandou, “quelqu’un qui sait dialoguer avec ses salariés, qui a la culture du résultat financier, (…) qui a une connaissance de la maison, du ferroviaire et du territoire.” “Je vous laisse deviner quelle peut être cette personne”, avait-il ajouté.- Comptes dans le vert -Succédant à Guillaume Pepy en 2019, Jean-Pierre Farandou – jusqu’alors PDG de Keolis – avait pour mission principale de redresser les comptes de la SNCF et de faire appliquer la réforme ferroviaire de 2018.Son mandat a été marqué par plusieurs crises, dont la pandémie de Covid-19, qui a mis les trains à l’arrêt pendant plusieurs mois.Mais Jean-Pierre Farandou a ramené les finances de l’entreprise dans le vert avec un bénéfice historique de 2,4 milliards d’euros en 2022 et à nouveau 1,3 milliard en 2023, permettant de financer des investissements, à commencer par la régénération du réseau et l’achat des rames TGV de nouvelles générations, attendues début 2026.En février, la SNCF assurait être désormais dans un “cercle vertueux” réalisant un bénéfice net en 2024 pour la quatrième année consécutive, à 1,6 milliard d’euros, avec un chiffre d’affaires en croissance de 3,8%.Quant à la dette du groupe de 290.000 salariés, dont 217.000 en France, elle est maitrisée et oscille autour de 25 milliards d’euros.Son successeur devra affronter plusieurs chantiers: la poursuite de la rénovation du réseau ferroviaire, et la réussite du virage de la concurrence alors que d’ici 2030, la majorité du réseau TER ne sera plus en situation de monopole et qu’une cinquantaine de rames à grande vitesse d’autres compagnies rouleront face aux TGV de la SNCF.

Le fromage de Pag, des siècles de tradition et d’embruns

Vue de loin, Pag, posée sur le bleu de la mer Adriatique, a tout d’une contrée inhospitalière, avec son sol aride battu par les vents. C’est pourtant ce qui donne au fromage de cette île croate son goût inimitable, reconnu par les plus grands chefs.Chaque jour, 40.000 moutons – cinq fois la population humaine locale – y ruminent les herbes salées par les embruns pour produire du Paski Sir – “fromage de Pag” en croate.”Il contient l’essence de l’île”, explique à l’AFP Martina Pernar Skunca, cheffe du marketing du plus vieux producteur de fromage de Pag, Paska Sirana.Libres de pâturer où bon leur semble, les moutons se régalent d’herbes et plantes aromatiques, dont l’immortelle, la lavande, la sauge et le fenouil, toutes enrobées de sel marin apporté par le vent, ce qui confère au fromage de Pag toute sa saveur, ajoute-t-elle.Les meules, qui vieillissent au moins 60 jours sur l’île, sont parfois comparées au Pecorino Sardo ou au Manchego espagnol – des fromages à pâte dure dont le goût s’affirme au fil du temps. Fondée en 1946, Paska Sirana fabrique environ 80 tonnes de ce fromage par an. La société produit une partie de son lait mais en achète aussi aux familles locales, qui le collectent de la même façon de génération en génération.”Nous le produisons exactement comme le faisaient nos aïeux, c’est dans notre sang”, raconte Marin Valentic, à la tête de l’une des petites fromageries de l’île, Skrivanat.C’est ce respect de la tradition qui fait le succès du Paski Sir, abonde Ruzica Gligora.”Dès le début, lorsque mon beau-père Ivan Gligora a fondé l’usine, il avait dans l’idée de fabriquer le meilleur fromage du monde”, retrace celle qui travaille pour l’un des plus grands producteurs de Pag.”La barre est haut, et nous nous y tenons”, dit-elle dans un sourire.- Comme le champagne -L’exigence semble avoir porté ses fruits – le fromage est un “pur délice” qui “apporte des saveurs pleines et complexes au palais et fond agréablement en bouche”, selon plusieurs chefs étoilés cités par l’Institut International du Goût et de la Qualité.Et le Paski Sir a obtenu une appellation d’origine contrôlée de l’Union européenne – comme le champagne ou le roquefort.Mais les jeunes qui n’ont plus envie de passer leurs journées à traire les moutons, qu’il pleuve, qu’il vente ou que le soleil brûle, préfèrent maintenant louer leurs appartements aux touristes de passage. “C’est un travail difficile”, reconnaît Martina Pernar Skunca. “Et sur Pag, une île magnifique, le tourisme permet de se faire de l’argent plus facilement”.Cependant, le manque de main-d’oeuvre pourrait finit par coûter … aux touristes, qui risquent de ne plus avoir assez de fromages à goûter.    Car ces derniers – 20 millions de personnes visitent la Croatie chaque années – veulent découvrir les spécialités locales. A Pag, le moindre fromage est dévoré. Marin Valentic et sa petite exploitation de 120 moutons tiennent tant bien que mal la cadence face à la demande. “Tout le monde veut y goûter, et comprendre pourquoi ce fromage est si spécial”, affirme-t-il.

Cessez-le-feu entre Israël et l’Iran, une “opportunité” pour les proches des otages à Gaza

“Le gouvernement israélien a commencé une guerre avec l’Iran sans avoir terminé celle qui dure à Gaza”, s’insurge Viki Cohen, dont le fils Nimrod est otage dans la bande de Gaza depuis plus de 627 jours.Après l’annonce d’un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran, Mme Cohen espère désormais que le gouvernement israélien va obtenir la libération des otages.Pendant les 12 jours qu’a duré la guerre, Israël a vécu au rythme des alertes aux attaques aériennes et des allocutions du chef d’état-major. Et pendant ces 12 jours, la mère du jeune homme a eu “la sensation qu’on n’en parlait pas (des otages, NDLR), qu’on les avait oubliés”.Alors aussitôt que les sirènes se sont tues, les proches d’otages ont relancé les communiqués et les appels à se rassembler. “Ceux qui sont capables de parvenir à un cessez-le-feu avec l’Iran peuvent aussi mettre fin à la guerre à Gaza”, a par exemple affirmé le Forum des famille d’otages, la principale association de proches de personnes détenues à Gaza.Viki Cohen et son mari sont habituellement de toutes les manifestations, brandissant des pancartes ou des photos pour exiger la libération des otages, plus de 20 mois après le début de la guerre.Mardi, ils sont allés à Tel-Aviv assister aux funérailles de Jonathan Samerano, et Mme Cohen a longuement enlacé Ayelet, la mère de ce jeune otage dont la dépouille a récemment été ramenée de Gaza par l’armée.Sur les 251 personnes enlevées en Israël, le 7 octobre 2023, 49 sont toujours retenues à Gaza, dont au moins 27 sont mortes, selon les autorités israéliennes.- “J’espère” -Nimrod Cohen, un soldat de 19 ans, a été enlevé le 7 octobre 2023 par des combattants du Hamas alors qu’il était dans son tank, à la lisière de la bande de Gaza.”Nimrod s’est engagé par conviction, combattant volontaire avec un idéal de défendre son pays et ses citoyens et maintenant son pays l’abandonne et ne fait pas tout ce qu’il faut pour le ramener”, s’insurge cette femme menue depuis sa maison de Rehovot, une ville proche de la côte méditerranéenne.La chambre de son fils lui semble étrangement vide, ses collections bien rangées dans les étagères.”Même le désordre habituel de sa chambre me manque”, raconte-t-elle en souriant.Dans un coin de sa maison cossue, elle montre le Rubik cub de Nimrod, celui que l’armée a retrouvé dans le tank et a rapporté à sa mère. Comme son fils ne s’en séparait jamais, Mme Cohen en a fait ajouter un sur les t-shirts à l’effigie de son fils.”Nimrod est un enfant merveilleux, un enfant plein de lumière, très sensible, avec un monde intérieur très riche. (…) il est toujours prêt à aider, il ne s’est jamais plaint de quoi que ce soit. (…) j’espère que c’est ce qui l’aide à survivre.”La seule fois où elle a eu une preuve de vie “visuelle” de son fils est quand le Hamas a diffusé une vidéo d’otages dans Gaza et bien que le visage flouté, elle a reconnu son fils grâce à un tatouage sur l’avant-bras.- “Fenêtre d’opportunité” -Aujourd’hui Mme Cohen ne se sent plus en colère.”J’ai une énorme frustration d’être arrivée dans cette situation: 627 jours que Nimrod est la-bas”, décrit-elle.L’espoir de revoir son fils est son moteur. “J’imagine son retour depuis le 7 octobre”, explique-t-elle. Elle a chaque détail en tête.Aux funérailles de Jonathan Samerano, au milieu des rubans jaunes – symbole du mouvement pour le retour des otages – et des portraits, de nombreux proches de personnes détenues partagent le sentiment de Mme Cohen.”Le Hamas est dans sa position la plus faible, il est possible de lui proposer un accord que nous, Israéliens, pourrions accepter”, abonde Ruby Chen, dont le fils Itay, a été tué le 7 octobre alors qu’il servait dans l’armée et dont le corps est retenu dans Gaza.”J’aimerais croire que Netanyahu et son gouvernement comprennent que les changements récents au Moyen-Orient ouvrent une fenêtre d’opportunité”, espère-t-il, “après avoir vaincu l’Iran, après avoir vaincu le Hezbollah, il est temps maintenant de ramener tous les autres à la maison et de mettre fin au conflit à Gaza également”.

Cessez-le-feu entre Israël et l’Iran, une “opportunité” pour les proches des otages à Gaza

“Le gouvernement israélien a commencé une guerre avec l’Iran sans avoir terminé celle qui dure à Gaza”, s’insurge Viki Cohen, dont le fils Nimrod est otage dans la bande de Gaza depuis plus de 627 jours.Après l’annonce d’un cessez-le-feu entre Israël et l’Iran, Mme Cohen espère désormais que le gouvernement israélien va obtenir la libération …

Cessez-le-feu entre Israël et l’Iran, une “opportunité” pour les proches des otages à Gaza Read More »

Manifestations violentes au Kenya: huit morts et au moins 400 blessés

Huit personnes ont été tuées et au moins 400 autres blessées mercredi au Kenya lors de manifestations commémorant le mouvement inédit et violemment réprimé d’il y a un an, selon des ONG, avec des affrontements particulièrement violents dans la capitale Nairobi.Le 25 juin 2024, la prise du Parlement de la capitale par des manifestants réclamant …

Manifestations violentes au Kenya: huit morts et au moins 400 blessés Read More »

Manifestations violentes au Kenya: huit morts et au moins 400 blessés

Huit personnes ont été tuées et au moins 400 autres blessées mercredi au Kenya lors de manifestations commémorant le mouvement inédit et violemment réprimé d’il y a un an, selon des ONG, avec des affrontements particulièrement violents dans la capitale Nairobi.Le 25 juin 2024, la prise du Parlement de la capitale par des manifestants réclamant le retrait de la loi de finances et la démission du président William Ruto avait marqué l’apogée de protestations qui avaient perduré jusqu’en juillet.Plus de 60 personnes avaient été tuées au total, et plus de 80 personnes avaient été enlevées – parfois des mois après les manifestations -, dont certaines encore portées disparues, selon les groupes de défense des droits humains. Mercredi, des milliers de manifestants, majoritairement de jeunes hommes, sont à nouveau descendus dans la rue à Nairobi mais aussi dans la grande ville côtière de Mombasa et d’autres comtés du pays.Si les manifestations ont débuté dans le calme, de nombreux manifestants, scandant “libération” ou encore “un mandat” (pour le président Ruto, NDLR) ont ensuite jeté des pierres sur les forces de l’ordre, qui ont répondu en lançant des gaz lacrymogènes et grenades assourdissantes en grande quantité.- “La liberté, ça fait +bang+” -Au Kenya, “la liberté, ça fait +bang+”, s’est désolé un jeune d’une vingtaine d’années, la tête bandée dans une longue compresse, alors que les explosions se multipliaient autour de lui. “Nous sommes ici pour allumer des bougies (pour les morts de 2024, NDLR). Vous ne pouvez pas nous traiter comme ça”, a hurlé un homme en direction de policiers.Huit personnes ont été tuées et au moins 400 ont été blessées, dont 83 sont dans un état grave, dans tout le Kenya, a déploré une coalition d’une vingtaine d’ONG de défense des droits humains, dont Amnesty international.Au moins huit manifestants ont été traités pour des blessures par balle et trois des blessés sont des policiers, affirment ces ONG, qui exhortent “ceux qui sont encore dans les rues à faire preuve de prudence pour éviter de nouvelles pertes de vie et des blessures”.Au moins 300 personnes ont été blessées à Nairobi, dont 67 sont dans un état critique, avec des soupçons de “blessures par balles” chez certaines, avait précédemment indiqué à l’AFP un responsable d’une équipe d’urgence rassemblant plusieurs organisations dont la Croix Rouge.L’entreprise Kenya power a annoncé le décès d’un de ses gardien, qui a “reçu un tir mortel” dans le centre administratif de la capitale kényane.A une centaine de kilomètres de Nairobi, deux personnes ont été tuées par balles et 8 autres ont été blessées dans le sous-comté de Matuu, avait affirmé à l’AFP un responsable hospitalier.Les familles des victimes et les militants avaient appelé à des rassemblements pacifiques. En début d’après-midi, l’autorité de la communication a dans une lettre interdit aux radios et télévisions de diffuser en direct les images des manifestations. La décision ne semblait pas respectée dans l’immédiat, la plupart des grands médias poursuivant leur diffusion. Faith Odhiambo, avocate et présidente du barreau kényan, a dénoncé sur X “la nullité légale absolue” de cette annonce.Le groupe de surveillance d’internet NetBlocks affirmait dans l’après-midi que le fonctionnement de la plateforme Telegram était restreint.Dans la capitale, de nombreux manifestants ont scandé “Ruto doit partir” – un cri de ralliement depuis un an – et brandi des drapeaux et des portraits de victimes. Certains ont également déposé des fleurs devant le parlement. – “Chaos” -La colère contre les violences policières s’est accentuée après le décès début juin dans un commissariat de police d’Albert Ojwang, un enseignant de 31 ans arrêté après avoir critiqué un haut responsable de la police. Les forces de l’ordre ont initialement tenté de camoufler sa mort en suicide.Son décès a déjà suscité ces dernières semaines des manifestations de quelques centaines de personnes, qui ont engendré de nouvelles brutalités.Un policier avait notamment tiré à bout portant sur un vendeur qui ne manifestait pas de violence, une scène filmée devenue virale qui avait accentué la colère.Mercredi, Anthony, 25 ans, vendait des drapeaux tout en marchant, contre “les violences policières, l’oppression, les taxes élevées et tout ce qui ne va pas dans ce pays.””La marche est toujours pacifique, mais c’est quand la police (commence à envoyer) des gaz lacrymogènes que ça tourne au chaos”, ajoute-t-il. Un homme suspecté d’être un policier en civil a été malmené par des manifestants. L’année dernière, des forces de sécurité non identifiables avaient été vues tirant sur la foule.William Ruto a promis aux policiers que son gouvernement les “soutiendrait”.L’impopulaire président s’est efforcé d’éviter toute hausse directe d’impôts dans le budget de cette année afin de limiter les troubles. En plus des violences, de la corruption et des difficultés économiques, la jeunesse réclame les emplois que le président leur avait promis pendant sa campagne. 

Les Israéliens, soulagés, reprennent leur vie normale après le cessez-le-feu avec l’Iran

Les Israéliens sont retournés au travail, à l’école et à leurs activités avec soulagement mercredi, après la levée des restrictions imposées par l’armée au deuxième jour du cessez-le-feu entre Israël et l’Iran. A Tel-Aviv, l’heure est à nouveau aux bains de soleil et parties de football sur la plage, les rues et les marchés ont retrouvé …

Les Israéliens, soulagés, reprennent leur vie normale après le cessez-le-feu avec l’Iran Read More »

Les Israéliens, soulagés, reprennent leur vie normale après le cessez-le-feu avec l’Iran

Les Israéliens sont retournés au travail, à l’école et à leurs activités avec soulagement mercredi, après la levée des restrictions imposées par l’armée au deuxième jour du cessez-le-feu entre Israël et l’Iran. A Tel-Aviv, l’heure est à nouveau aux bains de soleil et parties de football sur la plage, les rues et les marchés ont retrouvé leur animation et les écoles rouvert leurs portes.”Enfin, nous pouvons recommencer à vivre”, dit Yosi, une professeure de yoga et mère de deux enfants, assise dans un café.La métropole économique et technologique, réputée pour sa vie nocturne, a été frappée à plusieurs reprises par les salves de missiles iraniens, ses habitants appelés nuit après nuit à gagner les abris. “Je suis épuisée, mais tellement soulagée de voir mes enfants aller à l’école, retrouver leurs amis, après 12 jours à la maison”, ajoute la quadragénaire.Dans le centre-ville, les commerçants réinstallent leurs étals au marché du Carmel. L’aéroport Ben Gourion, où les vols commerciaux ont repris, fourmille de monde. Des arrivants agitent de petits drapeaux israéliens, certains s’agenouillent et embrassent le tarmac. Mais pour certains, le soulagement est teinté de craintes pour l’avenir.- “Tant de gens veulent nous tuer” -“Nous voulons faire la fête, vivre, retrouver notre insouciance (…) Mais combien de temps cela va-t-il durer? Quelle sera la prochaine guerre?”, s’inquiète Yafit Sofi, 33 ans, rencontrée sur une terrasse de Tel-Aviv mardi soir.”Tant de gens veulent nous tuer, tant de pays veulent détruire Israël”, assène-t-elle. “Nous ne pouvons rien planifier, ne contrôlons plus vraiment nos vies. Nos dirigeants sont en guerre, mais nous ne sommes que des pions”, déplore dans son loft de Jaffa, au sud de Tel-Aviv, la créatrice de mode Noa Karlovsky. Elle souhaite fonder une famille, mais se demande “si c’est une bonne idée”. Après 12 jours de guerre entre Israël et l’Iran avec des échanges de frappes de missiles, le cessez-le-feu nourrit à l’inverse chez certains l’espoir qu’Israël mette fin à sa guerre de plus de 20 mois contre le Hamas palestinien à Gaza. Yossi Bin, un ingénieur de 45 ans, espère que la trêve “tiendra” et que le gouvernement “en profitera” pour “ramener le calme sur d’autres fronts”.  Israël a déclenché la guerre en lançant le 13 juin une attaque massive sans précédent sur l’Iran, avec l’objectif affiché d’empêcher son ennemi juré de se doter de l’arme atomique, une ambition que Téhéran dément nourrir. En Israël, les tirs iraniens ont fait 28 morts, selon les autorités.  “Au début, nous avons eu l’impression qu’il s’agissait d’un jeu, tout semblait irréel. Nous étions à la plage et soudain nous courions dans des abris”, confie Dorothea Schupelius, 29 ans, une promeneuse.”Et puis non, ce n’était pas un jeu: il y a des gens qui sont morts pour de vrai.” cl-bur-rlp-cab/tp

Trump annonce de “grands progrès” en vue d’un cessez-le-feu à Gaza

Le président américain Donald Trump a déclaré mercredi que de “grands progrès” avaient été réalisés en vue d’un cessez-le feu à Gaza entre Israël et le mouvement islamiste palestinien Hamas, après plus de 20 mois de guerre dévastatrice.La Défense civile dans la bande de Gaza a fait état de 35 morts dans des tirs israéliens à travers le territoire palestinien ravagé, assiégé et en proie à une catastrophe humanitaire.Dans l’un des incidents les plus meurtriers pour Israël dans cette guerre, sept soldats ont été tués mardi alors qu’ils opéraient dans la ville de Khan Younes dans le sud de Gaza, a annoncé l’armée.”De grands progrès sont réalisés à Gaza”, a déclaré M. Trump en marge d’un sommet de l’OTAN aux Pays-Bas, ajoutant que son envoyé spécial Steve Witkoff lui avait dit que “Gaza était très proche” d’une solution.Il a fait part de son optimisme sur une “très bonne nouvelle” pour Gaza, au vu du cessez-le-feu entré en vigueur mardi entre Israël et l’Iran, un soutien du Hamas, après 12 jours de guerre.Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, fait face à une pression croissante de la part de l’opposition, des proches des otages retenus à Gaza, et même de membres de sa coalition, pour mettre fin à la guerre dans le territoire palestinien, déclenché par l’attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023. – “Champ de bataille” -Le Qatar, médiateur clé dans ce conflit, a annoncé mardi qu’il lancerait une nouvelle initiative pour un cessez-le-feu.”Nos contacts avec les frères médiateurs égyptiens et qataris n’ont jamais cessé, et se sont intensifiés ces dernières heures”, a dit de son côté Taher al-Nounou, un haut responsable du Hamas. Il a cependant précisé que le mouvement n’avait “pas reçu de nouvelles propositions”.Le gouvernement israélien s’est refusé à des commentaires sur d’éventuelles discussions en vue d’un cessez-le-feu, affirmant que les efforts pour le retour otages se poursuivaient “sur le champ de bataille et via des négociations”.L’attaque du 7-Octobre a entraîné la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.Sur les 251 otages enlevés ce jour-là, 49 sont toujours détenus à Gaza, dont au moins 27 morts selon l’armée israélienne.En riposte à l’attaque, Israël a juré de détruire le Hamas et lancé une offensive militaire d’envergure à Gaza qui a tué 56.156 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.Les dirigeants israéliens ont affirmé vouloir prendre le contrôle de Gaza et en chasser le Hamas, qui y a pris le pouvoir en 2007. Ce mouvement est considéré comme une organisation terroriste par les Etats-Unis, Israël et l’Union européenne.- 35 morts à Gaza selon les secours -Selon des ONG et l’ONU, les plus de deux millions de Gazaouis vivent dans des conditions proches de la famine en raison des restrictions imposées par Israël. Des Palestiniens sont en outre tués quasi-quotidiennement en allant chercher l’aide humanitaire dans des sites de distribution, selon la Défense civile locale.Mercredi, six personnes ont été tuées et 30 blessées “par des tirs israéliens contre des milliers de civils qui attendaient de l’aide” près du corridor de Netzarim (centre), a déclaré à l’AFP son porte-parole, Mahmoud Bassal.Contactée par l’AFP, l’armée israélienne a déclaré ne pas être “au courant d’un incident ce matin avec des victimes dans le centre de Gaza”.La Fondation humanitaire de Gaza (GHF), un organisme au financement opaque soutenu par Israël et les Etats-Unis, gère quatre centres de distribution de colis-repas à Gaza. Elle nie toute responsabilité dans les décès survenus près de ses points d’aide.Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’homme a appelé l’armée israélienne à “cesser de tirer sur les personnes qui tentent de se procurer de l’aide”.Dans le centre de Gaza, une frappe sur une maison a tué six Palestiniens, dont un enfant, à Nousseirat et une autre a tué cinq Palestiniens à Deir el-Balah (centre), a ajouté M. Bassal.A l’hôpital Al-Aqsa, les proches des victimes de Deir el-Balah pleurent leurs proches  enveloppés dans des linceuls en plastique, étendus sur le sol dans une une petite pièce, selon des images de l’AFP.”Ils ont tué le père, la mère et les frères, seules deux filles ont survécu, un bébé de 14 mois et l’autre de cinq ans”, s’exclame une proche.Dix-huit autres Palestiniens ont été tués dans et autour de Gaza-ville (nord), a dit M. Bassal.