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Comment Trump s’est mis à aimer l’Otan… pour l’instant

Le sommet de l’Otan qui s’est déroulé à La Haye restera dans les mémoires comme celui où Donald Trump s’est mis à aimer l’Alliance atlantique, après des années à la critiquer.Au cours de la rencontre, le président américain s’est visiblement délecté des éloges qui lui ont été prodiguées par les dirigeants présents à La Haye (Pays-Bas), en particulier le secrétaire général de l’Alliance, Mark Rutte, qui n’a pas hésité à le surnommer “papa”. Donald Trump s’est aussi félicité des promesses des membres de l’Alliance d’augmenter leurs dépenses pour leur sécurité, comme il l’avait exigé. Après des années à tacler les autres membres de l’Alliance et à menacer de quitter l’organisation, Donald Trump a semblé vivre une véritable conversion à l’Otan.”Je suis venu ici parce que c’est quelque chose que je suis censé faire, mais je suis reparti un peu différemment”, a-t-il reconnu lors de sa conférence de presse de clôture mercredi.”J’ai regardé les chefs de ces pays se lever, et l’amour et la passion qu’ils montraient pour leur pays étaient incroyables. Je n’avais jamais vu quelque chose de semblable (…). C’était vraiment émouvant à voir”, a-t-il déclaré. Au lendemain de son retour à la Maison Blanche, Donald Trump semblait encore étonnamment émotif à propos du temps passé avec ses 31 homologues. “Une journée merveilleuse avec des dirigeants incroyables et attentionnés,” a-t-il posté sur sa plateforme Truth Social jeudi.Un véritable revirement par rapport à son premier mandat.Le président américain avait alors réprimandé ses alliés à plusieurs reprises, réclamant qu’ils augmentent leurs dépenses de défense, et menacé de retirer les États-Unis de l’Otan. Lors de son premier sommet en 2017 à Bruxelles, il avait poussé le Premier ministre du Monténégro, Dusko Markovic, pour se frayer un chemin vers le devant de la scène. Un an plus tard, il avait publiquement critiqué l’Allemagne et dit en privé vouloir se retirer de l’Alliance.- “Envolée poétique” -Mais cette fois, les dirigeants de l’Otan avaient soigneusement chorégraphié la visite. Ils ont offert à Donald Trump l’accord qu’il souhaitait sur les dépenses militaires et ont comblé d’attentions le dirigeant dès son arrivée à ce sommet que les organisateurs avaient intentionnellement souhaité court pour lui plaire.Le président américain a passé la nuit dans un palais royal et participé à un dîner de gala et un petit-déjeuner avec le roi et la reine des Pays-Bas, une “rencontre géniale”, s’est-il enthousiasmé. Selon le directeur général du Conseil atlantique, Frederick Kempe, Donald Trump a évoqué l’Otan dans “une envolée poétique” tout à fait inédite. “Trump – le détracteur des mauvais payeurs européens en matière de défense et en croisade contre ses alliés pour ce qu’il considère comme des pratiques commerciales injustes – semblait un autre homme”, a-t-il écrit sur le site du Conseil atlantique.La question est maintenant de savoir ce que cela va signifier pour l’Otan si les priorités de l’Alliance finissent par être guidées par un seul homme. La déclaration finale du sommet sur l’invasion de l’Ukraine par la Russie a ainsi été édulcorée par rapport aux années précédentes et n’a pas fait mention de la volonté de l’Ukraine de rejoindre l’Otan. Les journalistes n’ont pas été autorisés à assister à la réunion de Donald Trump avec Volodymyr Zelensky. Cette décision, en partie due à leur accrochage dans le Bureau ovale en février, a également privé le président ukrainien de la mise en scène qu’il espérait. “Le plus grand perdant a été l’Ukraine”, a estimé Ed Arnold chercheur au Royal United Services Institute, un groupe de réflexion basé à Londres.Donald Trump a également laissé entendre ce qui attendait les pays qui reviendraient sur leur engagement en matière de dépenses militaires, menaçant de faire “payer” économiquement à l’Espagne ses réticences sur leur augmentation.La pression est désormais sur l’Otan qui va devoir maintenir l’élan amoureux du dirigeant américain pendant les trois sommets prévus d’ici la fin de son second mandat. Pour l’heure, Donald Trump et son administration semblent satisfaits. A son retour à Washington, la Maison Blanche a publié une vidéo des moments forts du sommet, avec la légende “Papa est de retour”.  

L’Argentine va juger par contumace les suspects du sanglant attentat anti-juifs de 1994

Dix suspects, iraniens et libanais, seront jugés par contumace en Argentine dans un dossier traumatique resté sans réponse: l’attentat à la bombe contre la mutuelle juive Amia à Buenos Aires, qui avait fait 85 morts et quelque 300 blessés en 1994, a ordonné jeudi un juge fédéral.La résolution, qui reste soumise à un éventuel appel, marque un tournant dans un cas emblématique, pire attentat de l’histoire du pays, jamais revendiqué ni élucidé, pour lequel les familles des victimes réclament justice depuis 30 ans.Dans sa résolution, à laquelle l’AFP a eu accès, le juge Daniel Rafecas prend acte du caractère “exceptionnel” d’un procès par contumace, procédure qui, jusqu’à il y a peu, n’existait pas en Argentine.Mais il considère qu’un tel procès “reste un outil qui permet, au moins, de tenter de découvrir la vérité, de reconstituer ce qui s’est passé, et surtout, de donner aux représentants des victimes un lieu pour s’exprimer publiquement”. Les autorités argentines, comme Israël, suspectent depuis longtemps que l’attentat de l’Amia (Association mutuelle israélo-argentine) a été commandité par l’Iran, avec l’appui opérationnel et logistique d’hommes du groupe armé chiite libanais Hezbollah.- Ex-ministres et diplomates -L’Iran a nié toute responsabilité, et a toujours refusé que ses responsables de l’époque soient interrogés. Certains d’entre eux avaient explicitement démenti toute implication, tels l’ancien chef de la diplomatie Ali Akbar Velayati, qualifiant sur une télévision argentine les accusations de “mensonges”, et enjoignant à l’Argentine “de ne pas se transformer en un instrument des sionistes”.Parmi les suspects – huit Iraniens et deux Libanais – figurent d’anciens responsables et diplomates iraniens, visés par des mandats d’arrêt depuis 2006.Des ex-ministres iraniens comme Ahmad Vahidi (Intérieur), l’ex-chef des renseignements Ali Fallahian et un ancien ambassadeur en Argentine, Hadi Soleimanpour, comptent notamment parmi les accusés.L’accusation, rappelle le juge, considère que les accusés doivent être jugés en tant que “co-auteurs, participants nécessaires ou instigateurs, en fonction de leur contribution”, pour homicide aggravé par la préméditation, le fait d’être commis en bande organisée, et des motifs de haine raciale ou religieuse.L’Argentine a été par deux fois dans les années 90 la cible d’attentats anti-juifs. En 1992, un attentat contre l’ambassade d’Israël à Buenos Aires avait fait 29 morts et plus de 200 blessés. En 1994, le pire attentat sur le sol argentin, à la voiture piégée, visait l’Amia.La communauté juive en Argentine, avec près de 300.000 membres, est la plus importante d’Amérique latine.En 2024, 30 ans après les faits, la justice argentine statuait que ces attentats avaient été commandités par l’Iran, jugement qualifié d'”historique” par la communauté juive locale.La procédure de procès par contumace n’existait pas dans le système judiciaire argentin jusqu’à un changement du Code pénal approuvé en mars dernier par le Parlement.- “Montrer ce qui a été fait, ou pas” -Contrairement à l’Amia, l’association de familles de victimes “Mémoire active” n’était pas favorable au procès par contumace, disant craindre qu’il ne serve qu'”à clôre l’affaire sans vérité et sans justice”.Dans sa résolution jeudi, le juge Rafecas prend acte de ces réserves, mais considère que “ne rien faire serait pire encore”, et ordonne un procès par contumace “afin d’éviter la perpétuation de l’impunité”.”Il ne s’agit pas de guérir les blessures par décret, ni d’imposer des réparations symboliques”, estime le juge. “Il s’agit de tenter de montrer, avec tout le soin et la surveillance nécessaires, ce qui a été fait, ce qui a fait l’objet d’une enquête, ce qui n’a pas été fait, ce qui manque, ce qui peut être examiné. Et de le faire publiquement”.Ni Mémoire active ni l’Amia n’avaient réagi jeudi soir au feu vert au procès.”Les terroristes accusés de l’attentat de l’Amia pourront être jugés”, s’est félicité sur X le ministre de la Justice Mariano Cuneo Libarona, saluant l’exécutif pour avoir impulsé la loi permettant désormais les procès par contumace pour les crimes graves.Le dossier Amia a aussi eu de fortes répercussions politiques en Argentine: Cristina Kirchner, l’ex-présidente de centre-gauche (2007-2015), reste sous le coup d’une procédure pour entrave à la justice, pour avoir promu, alors cheffe de l’Etat, un “mémorandum” avec Téhéran afin que des hauts fonctionnaires iraniens puissent être entendus hors d’Argentine. L’initiative était restée lettre morte.A l’origine de ces accusations, un procureur, Alberto Nisman, avait été retrouvé mort dans son appartement en 2015. La justice avait en 2018 conclu à un assassinat, sans qu’aucun responsable ne soit identifié.

L’Iran dit qu’il n’y a pas encore de “plan” pour renouer le dialogue avec Washington

L’Iran a affirmé jeudi qu’aucun “plan” n’existait encore pour une reprise des négociations sur le nucléaire avec les Etats-Unis, contrairement à ce qu’avait annoncé Donald Trump après le cessez-le-feu qui a mis fin à 12 jours de guerre entre Téhéran et Israël.Un sixième cycle de négociations sur le programme nucléaire de l’Iran, prévu le 15 juin via la médiation du sultanat d’Oman, a été annulé en raison de la guerre déclenchée deux jours plus tôt par l’attaque israélienne contre l’Iran.”Les spéculations sur la reprise des négociations ne doivent pas être prises au sérieux”, a déclaré jeudi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à la télévision d’Etat.”Je voudrais dire clairement qu’aucun accord ou arrangement n’a été conclu en vue de commencer de nouvelles négociations. Il n’y a pas encore de plan pour commencer des négociations”, a-t-il insisté. Le président américain avait évoqué mercredi une reprise prochaine des négociations. “Nous allons parler la semaine prochaine avec l’Iran, nous pourrions signer un accord”, avait-il dit.Téhéran, qui a réaffirmé ses “droits légitimes” à développer un programme nucléaire civil et dément vouloir se doter de l’arme atomique, s’était dit prêt à reprendre les discussions avec Washington sur un accord encadrant son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions frappant son économie.Un précédent accord conclu entre l’Iran et les grandes puissances en 2015 afin d’encadrer le programme nucléaire de l’Iran était devenu caduc après le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018, sous le premier mandat de Donald Trump. – “Gifle cinglante” -Jeudi, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a relativisé l’impact des frappes menées dimanche à l’aube par les Etats-Unis, en soutien à Israël, sur les sites nucléaires de son pays, dans sa première apparition publique depuis la fin de la guerre mardi.Les Etats-unis “n’ont rien gagné de cette guerre”, a-t-il affirmé, ajoutant que “la République islamique l’avait emporté et, en représailles, infligé une gifle cinglante au visage de l’Amérique”.Il a estimé que le président américain avait “exagéré” l’impact des frappes, selon lui “nullement importantes”.M. Araghchi a cependant reconnu jeudi soir que des dégâts “importants” avaient été infligés aux installations nucléaires, ajoutant que les experts de l’Organisation de l’énergie atomique iranienne “procèdent actuellement à une évaluation détaillée des dégâts”.”La discussion pour exiger des dommages” figure désormais en bonne place dans l’agenda du gouvernement, a-t-il ajouté. Après avoir déjà affirmé mercredi que le programme nucléaire iranien avait été retardé de “plusieurs décennies” par ces bombardements, M. Trump a assuré jeudi que “rien n’a été évacué” des sites visés avant les frappes.”Cela prendrait trop de temps, serait trop dangereux et serait très lourd et difficile à déplacer”, a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.D’après des experts, il est possible que l’Iran ait anticipé l’attaque américaine en évacuant ses quelque 400 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, un niveau proche du seuil de 90% nécessaire à la fabrication d’une bombe atomique.Selon un document secret-défense dévoilé mardi par CNN, les frappes auraient scellé les entrées de certaines installations sans détruire les bâtiments souterrains, retardant le programme iranien de seulement quelques mois.La Maison Blanche a confirmé l’existence du rapport mais l’a qualifié de “tout à fait erroné”.- “La voie du dialogue” -Israël avait lancé le 13 juin une attaque aérienne massive sur l’Iran, dans l’objectif affiché de l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire.Selon un bilan officiel iranien, les frappes israéliennes ont tué au moins 627 civils et fait plus de 4.870 blessés. L’Iran a riposté par des tirs de missiles et de drones, qui ont fait 28 morts en Israël. A Téhéran, des Iraniens ont confié leur soulagement mais aussi leur inquiétude après le cessez-le-feu.”Je pense que la paix persistera du côté de l’Iran, mais les Israéliens n’ont jamais tenu leur parole. Si Dieu le veut, ils tiendront parole cette fois-ci”, a déclaré à l’AFP un vendeur de 39 ans prénommé Saeed.Pour le porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin, le conflit a porté un “coup dur” au programme nucléaire de Téhéran mais il est “encore tôt pour évaluer les résultats de l’opération”.L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a également jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts et réclamé un accès aux sites. L’agence onusienne “a perdu la visibilité (sur les stocks d’uranium enrichi) à partir du moment où les hostilités ont commencé”, a expliqué mercredi son directeur général, Rafael Grossi.Après un vote mercredi du Parlement iranien en faveur d’une suspension de la coopération avec l’AIEA, le Conseil des Gardiens, en charge d’examiner la législation en Iran, a approuvé jeudi le texte de loi, qui doit être transmis à la présidence pour ratification finale. “Il n’y a pas de doute sur l’application de cette loi”, et “désormais notre relation et coopération avec l’Agence va prendre une autre forme”, a affirmé M. Araghchi. Voyant un “très mauvais signal”, l’Allemagne a appelé Téhéran à ne pas suspendre cette coopération et la France l’a exhorté à reprendre “sans délai la voie du dialogue” et la coopération avec l’agence de l’ONU.Pour le président français Emmanuel Macron, une sortie de l’Iran du Traité de non-prolifération, qui scelle la coopération de ce pays avec l’AIEA depuis 1970, serait le “pire scénario” en affranchissant le pays de tout contrôle.

L’Iran dit qu’il n’y a pas encore de “plan” pour renouer le dialogue avec Washington

L’Iran a affirmé jeudi qu’aucun “plan” n’existait encore pour une reprise des négociations sur le nucléaire avec les Etats-Unis, contrairement à ce qu’avait annoncé Donald Trump après le cessez-le-feu qui a mis fin à 12 jours de guerre entre Téhéran et Israël.Un sixième cycle de négociations sur le programme nucléaire de l’Iran, prévu le 15 juin via la médiation du sultanat d’Oman, a été annulé en raison de la guerre déclenchée deux jours plus tôt par l’attaque israélienne contre l’Iran.”Les spéculations sur la reprise des négociations ne doivent pas être prises au sérieux”, a déclaré jeudi le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, à la télévision d’Etat.”Je voudrais dire clairement qu’aucun accord ou arrangement n’a été conclu en vue de commencer de nouvelles négociations. Il n’y a pas encore de plan pour commencer des négociations”, a-t-il insisté. Le président américain avait évoqué mercredi une reprise prochaine des négociations. “Nous allons parler la semaine prochaine avec l’Iran, nous pourrions signer un accord”, avait-il dit.Téhéran, qui a réaffirmé ses “droits légitimes” à développer un programme nucléaire civil et dément vouloir se doter de l’arme atomique, s’était dit prêt à reprendre les discussions avec Washington sur un accord encadrant son programme nucléaire en échange de la levée des sanctions frappant son économie.Un précédent accord conclu entre l’Iran et les grandes puissances en 2015 afin d’encadrer le programme nucléaire de l’Iran était devenu caduc après le retrait unilatéral des Etats-Unis en 2018, sous le premier mandat de Donald Trump. – “Gifle cinglante” -Jeudi, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a relativisé l’impact des frappes menées dimanche à l’aube par les Etats-Unis, en soutien à Israël, sur les sites nucléaires de son pays, dans sa première apparition publique depuis la fin de la guerre mardi.Les Etats-unis “n’ont rien gagné de cette guerre”, a-t-il affirmé, ajoutant que “la République islamique l’avait emporté et, en représailles, infligé une gifle cinglante au visage de l’Amérique”.Il a estimé que le président américain avait “exagéré” l’impact des frappes, selon lui “nullement importantes”.M. Araghchi a cependant reconnu jeudi soir que des dégâts “importants” avaient été infligés aux installations nucléaires, ajoutant que les experts de l’Organisation de l’énergie atomique iranienne “procèdent actuellement à une évaluation détaillée des dégâts”.”La discussion pour exiger des dommages” figure désormais en bonne place dans l’agenda du gouvernement, a-t-il ajouté. Après avoir déjà affirmé mercredi que le programme nucléaire iranien avait été retardé de “plusieurs décennies” par ces bombardements, M. Trump a assuré jeudi que “rien n’a été évacué” des sites visés avant les frappes.”Cela prendrait trop de temps, serait trop dangereux et serait très lourd et difficile à déplacer”, a-t-il écrit sur sa plateforme Truth Social.D’après des experts, il est possible que l’Iran ait anticipé l’attaque américaine en évacuant ses quelque 400 kilogrammes d’uranium enrichi à 60%, un niveau proche du seuil de 90% nécessaire à la fabrication d’une bombe atomique.Selon un document secret-défense dévoilé mardi par CNN, les frappes auraient scellé les entrées de certaines installations sans détruire les bâtiments souterrains, retardant le programme iranien de seulement quelques mois.La Maison Blanche a confirmé l’existence du rapport mais l’a qualifié de “tout à fait erroné”.- “La voie du dialogue” -Israël avait lancé le 13 juin une attaque aérienne massive sur l’Iran, dans l’objectif affiché de l’empêcher de se doter de l’arme nucléaire.Selon un bilan officiel iranien, les frappes israéliennes ont tué au moins 627 civils et fait plus de 4.870 blessés. L’Iran a riposté par des tirs de missiles et de drones, qui ont fait 28 morts en Israël. A Téhéran, des Iraniens ont confié leur soulagement mais aussi leur inquiétude après le cessez-le-feu.”Je pense que la paix persistera du côté de l’Iran, mais les Israéliens n’ont jamais tenu leur parole. Si Dieu le veut, ils tiendront parole cette fois-ci”, a déclaré à l’AFP un vendeur de 39 ans prénommé Saeed.Pour le porte-parole de l’armée israélienne, le général de brigade Effie Defrin, le conflit a porté un “coup dur” au programme nucléaire de Téhéran mais il est “encore tôt pour évaluer les résultats de l’opération”.L’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a également jugé impossible à ce stade d’évaluer les dégâts et réclamé un accès aux sites. L’agence onusienne “a perdu la visibilité (sur les stocks d’uranium enrichi) à partir du moment où les hostilités ont commencé”, a expliqué mercredi son directeur général, Rafael Grossi.Après un vote mercredi du Parlement iranien en faveur d’une suspension de la coopération avec l’AIEA, le Conseil des Gardiens, en charge d’examiner la législation en Iran, a approuvé jeudi le texte de loi, qui doit être transmis à la présidence pour ratification finale. “Il n’y a pas de doute sur l’application de cette loi”, et “désormais notre relation et coopération avec l’Agence va prendre une autre forme”, a affirmé M. Araghchi. Voyant un “très mauvais signal”, l’Allemagne a appelé Téhéran à ne pas suspendre cette coopération et la France l’a exhorté à reprendre “sans délai la voie du dialogue” et la coopération avec l’agence de l’ONU.Pour le président français Emmanuel Macron, une sortie de l’Iran du Traité de non-prolifération, qui scelle la coopération de ce pays avec l’AIEA depuis 1970, serait le “pire scénario” en affranchissant le pays de tout contrôle.

Retraites: Bayrou défend des “avancées” et donne rendez-vous au Parlement à l’automne

François Bayrou a tenté jeudi de reprendre la main sur le dossier des retraites, actant des “avancées” entre partenaires sociaux, jugeant possible dans les prochaines semaines un “compromis” sur le délicat sujet de la pénibilité et s’engageant à porter le dossier devant le Parlement.Trois jours après la séparation sans accord du conclave sur les retraites mis en place après son arrivée à Matignon pour éviter la censure des socialistes, François Bayrou n’en a pas moins salué un travail “remarquablement utile”, se disant “impressionné par les progrès” entre syndicats et patronat, “un signe d’espoir pour la démocratie sociale”.Lors d’une conférence de presse, le Premier ministre a d’abord salué des “avancées”, notamment sur la volonté “d’améliorer sensiblement et immédiatement les retraites des femmes (…) ayant eu des enfants”.Il a également annoncé qu’un compromis avait été trouvé entre les partenaires sociaux pour diminuer l’âge de départ à taux plein de 67 ans à 66 ans et demi.Autre avancée “décisive” aux yeux du Premier ministre: l’absence de remise en cause par les négociateurs –la CGT et FO ont de longue date claqué la porte– du recul à 64 ans de l’âge légal de départ à la retraite.- “A portée de main” -Sur les points en suspens, M. Bayrou a jugé “à portée de main” un compromis sur le volet de la prise en compte de la pénibilité, principal point d’achoppement entre la CFDT et le Medef, et leur a donné “15 jours” voire “dix” pour s’entendre, sous un format qui leur sied.Il a enfin annoncé “une démarche législative” à l’automne pour “répondre à toutes les questions posées” et, faute d’accord sur les points les plus délicats, il s’est dit prêt à intégrer des “dispositions de compromis” dans le prochain budget de la Sécurité sociale.De quoi éviter la censure, alors que les socialistes ont déposé une motion à l’issue de l’échec du conclave ? “Je n’imagine pas que le parti de Jacques Delors et de Michel Rocard puisse considérer” que les compromis trouvés soient “un objet de censure”, a lancé M. Bayrou.Mais son bilan des discussions entre partenaires sociaux n’a pas remis en cause la volonté des députés socialistes de le censurer, a répliqué le porte-parole du groupe PS à l’Assemblée nationale, Arthur Delaporte, dénonçant une “tentative d’enfumage” pour “gagner du temps” en reportant le dossier à l’automne.Ce qui remet le Rassemblement national, qui dispose du plus gros groupe à l’Assemblée nationale, au centre du jeu, comme avec son prédécesseur Michel Barnier, tombé au bout de trois mois notamment sous les voix jointes du PS, de LFI et du RN.- “Coeur du problème” -La CFDT, première centrale syndicale dont le PS est proche, a salué le fait que François Bayrou ait repris ses “revendications” en faveur des femmes, mais rappelé que “la pénibilité et l’équilibre financier” restaient “le cœur du problème”, dans un message transmis à l’AFP jeudi. M. Bayrou avait qualifié ces questions de “points seconds” et “faciles à traiter”.Les organisations patronales se sont montrées prudentes également.Le Medef “fera ses meilleurs efforts pour parvenir à un accord global”, selon son président Patrick Martin, qui a prévenu que “les points de désaccords qui subsistent seront évidemment les plus difficiles à régler”.Même opinion à la CPME où le négociateur Eric Chevée a évoqué la possibilité de “voies de passage”, mais en observant que, sur la question cruciale de la pénibilité, syndicats et patronat sont “sur deux idées complètement différentes”.Lundi après une ultime séance de négociations pour aménager la loi Borne de 2023, patronat et syndicats avaient acté leur échec. Mais François Bayrou avait estimé qu’il existait une “voie de passage”. Les discussions se sont donc poursuivies jusqu’à jeudi après-midi entre Matignon, le patronat et les syndicats. Le dossier des retraites empoisonne l’exécutif depuis la première élection d’Emmanuel Macron.Reculer “l’âge de départ va se poser à nouveau” dans les années qui viennent, appuie dans Le Figaro la ministre du Travail et de la Santé issue des Républicains (LR), Catherine Vautrin, alors que la dette du pays a progressé au premier trimestre.François Bayrou peut cependant encore respirer: le Rassemblement national ne votera pas la motion du PS la semaine prochaine, quand elle sera débattue, et lui donne “rendez-vous” lors des examens à l’automne des budgets de la sécurité sociale et de l’Etat.Et si la gauche reste unie pour le censurer après l’été, le centriste va se retrouver dépendant du parti lepéniste.Alors que son avenir ne tient qu’à un fil et que sa popularité est au plus bas dans les sondages, une moitié des Français (52%) souhaitent la censure et 63% considèrent que François Bayrou est le principal responsable de l’échec du conclave, selon une enquête Elabe parue mercredi.are-bat-bpa-od/leo/cbn

Gaza: 65 personnes tuées jeudi, l’Espagne dénonce un “génocide”

La bande de Gaza a vécu jeudi une nouvelle journée meurtrière, avec 65 personnes tuées par l’armée israélienne selon les secours, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, dénonçant un “génocide”.Après plus de 20 mois d’un conflit dévastateur, la population de Gaza est au bord de la famine, alerte l’ONU.La Défense civile de Gaza a révisé …

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Gaza: 65 personnes tuées jeudi, l’Espagne dénonce un “génocide”

La bande de Gaza a vécu jeudi une nouvelle journée meurtrière, avec 65 personnes tuées par l’armée israélienne selon les secours, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, dénonçant un “génocide”.Après plus de 20 mois d’un conflit dévastateur, la population de Gaza est au bord de la famine, alerte l’ONU.La Défense civile de Gaza a révisé à la hausse au fil de la journée le bilan des personnes tuées par des tirs israéliens dans différents secteurs du territoire palestinien, l’établissant en soirée à 65 morts.Sept d’entre eux ont notamment été tués alors qu’ils attendaient de recevoir de l’aide, a précisé la porte parole de cette organisation de premiers secours, Mahmoud Bassal.Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne a dit “examiner” des informations faisant état de blessés près du carrefour de Netzarim (centre), où des gens s’étaient rassemblés. Des soldats “ont tenté d’empêcher les suspects de s’approcher et tiré des coups de semonce”, a-t-elle indiqué.- “Génocide” -Israël a partiellement assoupli fin mai un blocus total imposé au territoire palestinien début mars, qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité.Les autorités israéliennes ont mis en place un mécanisme de distribution d’aide piloté par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), mais ses opérations donnent lieu régulièrement à des scènes chaotiques et meurtrières.L’armée poursuit ses frappes et opérations à Gaza, dans le cadre d’une offensive visant, selon les autorités, à anéantir le groupe islamiste palestinien Hamas, en représailles à son attaque sans précédent contre Israël le 7 octobre 2023.Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, l’une des voix les plus critiques au sein de l’UE contre le gouvernement israélien,  a qualifié jeudi de “génocide” la guerre dans la bande de Gaza. Il a réclamé “un accès immédiat et urgent à l’aide humanitaire” dans le territoire palestinien, piloté par “les Nations unies”.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’opération de représailles israéliennes a entraîné la mort de 56.156 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.Jeudi, des Palestiniens se sont réunis dans la cour d’un hôpital de Deir al-Balah (centre) devant des sacs mortuaires tâchés de sang contenant les corps de leurs proches tués dans une frappe israélienne.”Ils ont tué le père, la mère et les frères, seulement deux filles ont survécu. L’une est un bébé âgé de 14 mois, l’autre a cinq ans”, a déclaré une femme endeuillée.Depuis fin mai, près de 550 Gazaouis ont été tués à proximité des sites d’aide humanitaire, selon le ministère de la Santé du Hamas.- Pression croissante – Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a qualifié mardi de “crime de guerre” l’utilisation de la nourriture comme une arme à Gaza, exhortant l’armée israélienne à “cesser de tirer sur les personnes qui tentent de s’en procurer”.”Le soi-disant +mécanisme+ d’aide récemment créé est une abomination (…) C’est un piège mortel”, a fustigé Philippe Lazzarini, responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).La GHF a nié que des incidents meurtriers se soient produits à proximité immédiate de ses points d’aide.Les Etats-Unis ont annoncé jeudi avoir débloqué 30 millions de dollars pour financer cette organisation qui a recours à des contractuels armés pour assurer la sécurité de distribution. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté annoncé avoir effectué mercredi sa première livraison de fournitures médicales à Gaza depuis le 2 mars, mais déploré qu’il ne s’agisse que d’une “goutte d’eau dans l’océan”. Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain de guerre, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans fournis par les organisations opérant sur place.Mercredi, le président américain Donald Trump a déclaré que de “grands progrès” avaient été réalisés en vue d’un cessez-le feu à Gaza.Le Premier ministre israélien ,Benjamin Netanyahu, fait face à une pression croissante de l’opposition, de proches d’otages détenus à Gaza et même au sein de sa coalition, pour mettre fin aux combats. Le Qatar, principal médiateur, a annoncé mardi le lancement d’une nouvelle initiative en faveur d’un cessez-le-feu. Un responsable du Hamas, Taher al-Nunu, a déclaré mercredi à l’AFP que les discussions avec les médiateurs s’étaient “intensifiées”. Le gouvernement israélien a affirmé que les efforts pour ramener les otages du 7-Octobre encore retenus à Gaza – 49 dont au moins 27 sont morts -se poursuivaient “sur le champ de bataille et par le biais de négociations”. 

Gaza: 65 personnes tuées jeudi, l’Espagne dénonce un “génocide”

La bande de Gaza a vécu jeudi une nouvelle journée meurtrière, avec 65 personnes tuées par l’armée israélienne selon les secours, le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, dénonçant un “génocide”.Après plus de 20 mois d’un conflit dévastateur, la population de Gaza est au bord de la famine, alerte l’ONU.La Défense civile de Gaza a révisé à la hausse au fil de la journée le bilan des personnes tuées par des tirs israéliens dans différents secteurs du territoire palestinien, l’établissant en soirée à 65 morts.Sept d’entre eux ont notamment été tués alors qu’ils attendaient de recevoir de l’aide, a précisé la porte parole de cette organisation de premiers secours, Mahmoud Bassal.Sollicitée par l’AFP, l’armée israélienne a dit “examiner” des informations faisant état de blessés près du carrefour de Netzarim (centre), où des gens s’étaient rassemblés. Des soldats “ont tenté d’empêcher les suspects de s’approcher et tiré des coups de semonce”, a-t-elle indiqué.- “Génocide” -Israël a partiellement assoupli fin mai un blocus total imposé au territoire palestinien début mars, qui a entraîné de très graves pénuries de nourriture, médicaments et autres biens de première nécessité.Les autorités israéliennes ont mis en place un mécanisme de distribution d’aide piloté par la Fondation humanitaire de Gaza (GHF), mais ses opérations donnent lieu régulièrement à des scènes chaotiques et meurtrières.L’armée poursuit ses frappes et opérations à Gaza, dans le cadre d’une offensive visant, selon les autorités, à anéantir le groupe islamiste palestinien Hamas, en représailles à son attaque sans précédent contre Israël le 7 octobre 2023.Le Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, l’une des voix les plus critiques au sein de l’UE contre le gouvernement israélien,  a qualifié jeudi de “génocide” la guerre dans la bande de Gaza. Il a réclamé “un accès immédiat et urgent à l’aide humanitaire” dans le territoire palestinien, piloté par “les Nations unies”.L’attaque du 7-Octobre a entraîné côté israélien la mort de 1.219 personnes, en majorité des civils, selon un décompte de l’AFP réalisé à partir de données officielles.L’opération de représailles israéliennes a entraîné la mort de 56.156 Palestiniens, majoritairement des civils, selon des données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l’ONU.Jeudi, des Palestiniens se sont réunis dans la cour d’un hôpital de Deir al-Balah (centre) devant des sacs mortuaires tâchés de sang contenant les corps de leurs proches tués dans une frappe israélienne.”Ils ont tué le père, la mère et les frères, seulement deux filles ont survécu. L’une est un bébé âgé de 14 mois, l’autre a cinq ans”, a déclaré une femme endeuillée.Depuis fin mai, près de 550 Gazaouis ont été tués à proximité des sites d’aide humanitaire, selon le ministère de la Santé du Hamas.- Pression croissante – Le Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme a qualifié mardi de “crime de guerre” l’utilisation de la nourriture comme une arme à Gaza, exhortant l’armée israélienne à “cesser de tirer sur les personnes qui tentent de s’en procurer”.”Le soi-disant +mécanisme+ d’aide récemment créé est une abomination (…) C’est un piège mortel”, a fustigé Philippe Lazzarini, responsable de l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).La GHF a nié que des incidents meurtriers se soient produits à proximité immédiate de ses points d’aide.Les Etats-Unis ont annoncé jeudi avoir débloqué 30 millions de dollars pour financer cette organisation qui a recours à des contractuels armés pour assurer la sécurité de distribution. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a de son côté annoncé avoir effectué mercredi sa première livraison de fournitures médicales à Gaza depuis le 2 mars, mais déploré qu’il ne s’agisse que d’une “goutte d’eau dans l’océan”. Compte tenu des restrictions imposées aux médias par Israël à Gaza et des difficultés d’accès sur le terrain de guerre, l’AFP n’est pas en mesure de vérifier de manière indépendante les bilans fournis par les organisations opérant sur place.Mercredi, le président américain Donald Trump a déclaré que de “grands progrès” avaient été réalisés en vue d’un cessez-le feu à Gaza.Le Premier ministre israélien ,Benjamin Netanyahu, fait face à une pression croissante de l’opposition, de proches d’otages détenus à Gaza et même au sein de sa coalition, pour mettre fin aux combats. Le Qatar, principal médiateur, a annoncé mardi le lancement d’une nouvelle initiative en faveur d’un cessez-le-feu. Un responsable du Hamas, Taher al-Nunu, a déclaré mercredi à l’AFP que les discussions avec les médiateurs s’étaient “intensifiées”. Le gouvernement israélien a affirmé que les efforts pour ramener les otages du 7-Octobre encore retenus à Gaza – 49 dont au moins 27 sont morts -se poursuivaient “sur le champ de bataille et par le biais de négociations”. 

L’Iran dit qu’il n’y a pas encore de “plan” pour renouer le dialogue avec Washington

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