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Hong Kong: l’un des derniers partis d’opposition annonce sa dissolution

La Ligue des Sociaux-Démocrates (LSD), l’un des derniers partis d’opposition encore actifs à Hong Kong après cinq années de répression politique menée par Pékin, a annoncé vendredi sa prochaine dissolution.Le parti, fondé en 2006, était à une époque considéré comme la faction radicale du mouvement prodémocratie à Hong Kong. Il était connu pour ses campagnes de rue turbulentes, souvent menées par l’activiste Leung Kwok-hung, surnommé “Cheveux Longs”, aujourd’hui emprisonné.”L’année prochaine marquera le 20e anniversaire de la Ligue des Sociaux-Démocrates. Cependant, nous ne survivrons pas jusqu’à ce jour et annoncerons notre dissolution”, a déclaré le parti dans un message adressé aux journalistes, ajoutant que plus de détails seront annoncés samedi.Le mouvement a toujours milité pour plus de démocratie à Hong Kong et défendu les citoyens de base, critiquant les inégalités sociales et économiques dans une ville ayant parmi les plus importants écarts de richesse au monde.”Lorsque le système ne peut pas représenter fidèlement les demandes du peuple et devient un outil pour la classe dirigeante, nous devons nous appuyer sur un mouvement de masse hors du système pour mettre la pression sur ceux qui sont au pouvoir”, explique la LSD sur son site internet.A son apogée, le parti détenait trois sièges au Conseil législatif de Hong Kong.Il avait été mis en vedette en 2008 lorsque le chef du parti de l’époque, Raymond Wong, avait jeté des bananes sur le dirigeant de Hong Kong pendant son discours de politique annuel, pour protester contre des coupes dans l’aide sociale.L’image de fauteuse de troubles de la LSD s’était atténuée dans les années 2010, lorsque des partis plus jeunes et plus radicaux avaient émergé pour contester la mainmise chinoise.Son déclin a commencé lorsque Pékin a imposé une loi de sécurité nationale à Hong Kong en 2020, après des manifestations prodémocratie massives l’année précédente que les dirigeants chinois ont vues comme un défi à leur pouvoir.La Chine et le pouvoir hongkongais ont affirmé que cette loi était nécessaire pour calmer les troubles politiques, mais pour de nombreux critiques, le texte a permis d’étouffer les dissidents et de restreindre les droits des citoyens.- Centaines de militants arrêtés -Membre du Conseil législatif de Hong Kong de 2004 à 2017, Leung Kwok-hung, figure de proue de la Ligue des Sociaux-Démocrates, avait été arrêté une première fois en 2021. Avec 44 autres militants prodémocratie, il a été condamné l’an dernier à six ans et neuf mois de prison, dans le plus grand procès organisé à Hong Kong pour atteinte à la sécurité nationale, déclenchant une vague de protestations internationales.Le parti a organisé de petites manifestations ces dernières années, souvent sous forte surveillance policière.Quatre membres du mouvement, dont son actuel dirigeant Chan Po-ying, ont été condamnés à des amendes courant juin pour avoir porté des vêtements noirs et récolté de l’argent “sans autorisation” dans des campagnes de rue.Dickson Chau, un vice-président de la LSD, a déclaré au tribunal pendant le procès que les militants voulaient promouvoir le progrès social mais que “malheureusement, la réponse du gouvernement est les poursuites judiciaires”.Les activistes du parti font partie de la poignée de Hongkongais qui commémorent encore publiquement l’anniversaire de la répression de la place Tienanmen en Chine en 1989, malgré l’interdiction du gouvernement. De nombreux mouvements de la société civile ont disparu depuis que la loi sur la sécurité nationale est entrée en vigueur, et des centaines de militants ont été arrêtés, emprisonnés ou sont partis en exil.Le Conseil législatif de Hong Kong ne compte désormais plus aucun opposant depuis que les autorités ont modifié les règles électorales en 2021 afin que seuls les “patriotes” puissent y détenir un siège.Le Parti démocratique a annoncé il y a quelques semaines avoir commencé son processus formel de dissolution. Le Parti civique a cessé son activité en 2023.Regina Ip, présidente du Conseil exécutif de Hong Kong, a déclaré mercredi lors d’un entretien à l’AFP que les partis d’opposition “ont causé un grand préjudice à Hong Kong et au bon fonctionnement” du Conseil législatif. “C’est une bonne chose qu’ils soient obligés de réduire” leurs activités, selon elle.Pour Maya Wang, de l’ONG de défense des droits humains Human Rights Watch, la dissolution de la LSD montre le niveau de la répression menée à Hong Kong par la Chine.”Ses membres ont défendu haut et fort la démocratie pendant des années et ont continué à le faire malgré le harcèlement croissant et l’emprisonnement sévère après la loi de sécurité nationale”, a-t-elle estimé dans un email à l’AFP. “On ne peut qu’imaginer quel genre de menaces supplémentaires le groupe a subi de Pékin avant de décider de fermer boutique”…

Commerce: la Chine confirme les modalités de l’accord avec les États-Unis

La Chine a annoncé vendredi avoir “confirmé” avec les États-Unis le cadre de leur accord commercial, assurant que Washington lèverait des restrictions à son encontre et que Pékin pourrait valider l’exportation de plus d’articles soumis à contrôle.Après des pourparlers à Genève (Suisse) en mai, Washington et Pékin étaient convenus de mettre sur pause leur guerre commerciale. Ils avaient accepté de réduire temporairement les droits de douane prohibitifs qu’ils imposaient sur leurs produits respectifs.La Chine s’était également engagée à alléger certaines contremesures non douanières. Mais des responsables américains ont ensuite accusé Pékin de violer l’accord, et notamment de traîner des pieds pour délivrer des licences d’exportation de terres rares.Les terres rares sont des métaux utilisés dans une large variété de produits tels que les smartphones, les turbines des éoliennes ou les véhicules électriques. Elles sont essentielles à l’économie mondiale moderne.Mi-juin, Washington et Pékin s’étaient finalement accordés, lors de nouvelles discussions à Londres, sur un “cadre général” pour lisser leurs différends commerciaux.La Maison Blanche a fait état jeudi d’avancées en matière d’échanges commerciaux avec la Chine, un responsable précisant que les deux parties avaient validé un accord qui porte notamment sur l’accélération des expéditions de terres rares vers les États-Unis. – “Mesures restrictives” -Le président américain Donald Trump a déclaré lors d’un événement que Washington “venait de signer” un accord concernant le commerce avec la Chine.Interrogé sur la brève déclaration de M. Trump, le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick a ensuite fait référence sur Bloomberg TV aux négociations de Londres, affirmant que l’accord-cadre, qui nécessitait une approbation au plus haut niveau, avait maintenant été “signé et scellé”.Pékin a confirmé vendredi qu’un consensus avait été trouvé.”La Chine espère que les États-Unis avanceront dans le même sens qu’elle”, a indiqué dans un communiqué un porte-parole du ministère chinois du Commerce.”Récemment, après approbation, les deux parties ont confirmé les détails du cadre d’application”, a-t-il ajouté.”La Chine procédera en vertu de la loi à l’examen et à l’approbation des demandes d’exportations relatives aux articles soumis à contrôle qui satisfont aux exigences”, a indiqué le ministère du Commerce.”Les États-Unis, en conséquence, vont lever une série de mesures restrictives à l’égard de la Chine”, a-t-il ajouté.Aucune précision supplémentaire n’a été apportée dans l’immédiat.- Date butoir -La priorité absolue pour les États-Unis était de garantir leur accès aux terres rares. La Chine en est le premier producteur mondial.Mais les flux chinois en direction des entreprises étrangères ont ralenti depuis début avril, lorsque Pékin a commencé à imposer aux producteurs nationaux l’obtention d’un permis pour pouvoir exporter sept types de terres rares. La décision a été largement perçue comme une mesure de rétorsion face aux droits de douane américains sur les biens chinois.La Maison Blanche a également annoncé jeudi un possible report de la date butoir du 9 juillet, à partir de laquelle des droits de douane plus élevés sur les importations en provenance de dizaines de pays devraient entrer en vigueur aux États-Unis.Au nom de la défense de la production nationale, Donald Trump a imposé, depuis son retour à la Maison Blanche, des droits de douane sectoriels, comme sur l’acier et l’aluminium. Mais il a aussi ciblé depuis avril des dizaines de partenaires commerciaux des États-Unis avec des taux prohibitifs, avant de se raviser en les mettant en pause jusqu’au 9 juillet, le temps de mener des négociations commerciales.

Commerce: la Chine confirme les modalités de l’accord avec les États-Unis

La Chine a annoncé vendredi avoir “confirmé” avec les États-Unis le cadre de leur accord commercial, assurant que Washington lèverait des restrictions à son encontre et que Pékin pourrait valider l’exportation de plus d’articles soumis à contrôle.Après des pourparlers à Genève (Suisse) en mai, Washington et Pékin étaient convenus de mettre sur pause leur guerre commerciale. Ils avaient accepté de réduire temporairement les droits de douane prohibitifs qu’ils imposaient sur leurs produits respectifs.La Chine s’était également engagée à alléger certaines contremesures non douanières. Mais des responsables américains ont ensuite accusé Pékin de violer l’accord, et notamment de traîner des pieds pour délivrer des licences d’exportation de terres rares.Les terres rares sont des métaux utilisés dans une large variété de produits tels que les smartphones, les turbines des éoliennes ou les véhicules électriques. Elles sont essentielles à l’économie mondiale moderne.Mi-juin, Washington et Pékin s’étaient finalement accordés, lors de nouvelles discussions à Londres, sur un “cadre général” pour lisser leurs différends commerciaux.La Maison Blanche a fait état jeudi d’avancées en matière d’échanges commerciaux avec la Chine, un responsable précisant que les deux parties avaient validé un accord qui porte notamment sur l’accélération des expéditions de terres rares vers les États-Unis. – “Mesures restrictives” -Le président américain Donald Trump a déclaré lors d’un événement que Washington “venait de signer” un accord concernant le commerce avec la Chine.Interrogé sur la brève déclaration de M. Trump, le secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick a ensuite fait référence sur Bloomberg TV aux négociations de Londres, affirmant que l’accord-cadre, qui nécessitait une approbation au plus haut niveau, avait maintenant été “signé et scellé”.Pékin a confirmé vendredi qu’un consensus avait été trouvé.”La Chine espère que les États-Unis avanceront dans le même sens qu’elle”, a indiqué dans un communiqué un porte-parole du ministère chinois du Commerce.”Récemment, après approbation, les deux parties ont confirmé les détails du cadre d’application”, a-t-il ajouté.”La Chine procédera en vertu de la loi à l’examen et à l’approbation des demandes d’exportations relatives aux articles soumis à contrôle qui satisfont aux exigences”, a indiqué le ministère du Commerce.”Les États-Unis, en conséquence, vont lever une série de mesures restrictives à l’égard de la Chine”, a-t-il ajouté.Aucune précision supplémentaire n’a été apportée dans l’immédiat.- Date butoir -La priorité absolue pour les États-Unis était de garantir leur accès aux terres rares. La Chine en est le premier producteur mondial.Mais les flux chinois en direction des entreprises étrangères ont ralenti depuis début avril, lorsque Pékin a commencé à imposer aux producteurs nationaux l’obtention d’un permis pour pouvoir exporter sept types de terres rares. La décision a été largement perçue comme une mesure de rétorsion face aux droits de douane américains sur les biens chinois.La Maison Blanche a également annoncé jeudi un possible report de la date butoir du 9 juillet, à partir de laquelle des droits de douane plus élevés sur les importations en provenance de dizaines de pays devraient entrer en vigueur aux États-Unis.Au nom de la défense de la production nationale, Donald Trump a imposé, depuis son retour à la Maison Blanche, des droits de douane sectoriels, comme sur l’acier et l’aluminium. Mais il a aussi ciblé depuis avril des dizaines de partenaires commerciaux des États-Unis avec des taux prohibitifs, avant de se raviser en les mettant en pause jusqu’au 9 juillet, le temps de mener des négociations commerciales.

Xiaomi lance son SUV électrique: près de 300.000 précommandes en 60 minutes

Le constructeur chinois de véhicules électriques Xiaomi, connu pour ses smartphones et produits électroniques, dit avoir reçu près de 300.000 précommandes en une heure pour son premier SUV.Basée à Pékin, la marque avait déjà lancé sur le marché une berline 100% électrique, aux lignes très sportives.Le groupe a indiqué jeudi soir sur le réseau social Weibo que 289.000 précommandes avaient été enregistrées en une heure pour le YU7, son premier SUV – un modèle cinq places commercialisé à partir de 253.500 yuans (30.200 euros).Le fondateur et PDG du groupe, Lei Jun, s’est dit stupéfait par l’engouement des clients.”C’est fou. En deux minutes, nous avons reçu un total de 196.000 précommandes, dont 128.000 fermes et non remboursables”, a-t-il déclaré selon une vidéo publiée après le lancement du véhicule jeudi. “Nous sommes peut-être tous en train d’assister à quelque chose de phénoménal pour l’industrie automobile chinoise”, a-t-il souligné.A la Bourse de Hong Kong, les actions de Xiaomi ont terminé la séance en hausse de 3,6%¨et à un niveau record après avoir momentanément gagné 8% en cours de journée.Le géant technologique a fait son entrée sur le marché automobile l’an passé avec sa berline SU7.Cet engouement pour les produits technologiques haut de gamme intervient au moment où le gouvernement tente d’encourager la consommation et l’innovation, dont il espère faire des moteurs de croissance. L’intérêt pour les fonctions de conduite intelligente de ces véhicules a toutefois été tempéré par un accident mortel en mars 2025 impliquant un SU7 de Xiaomi. La voiture circulait en mode de conduite assistée avant l’impact. Le drame a coûté la vie à trois étudiantes.Le Premier ministre Li Qiang a indiqué cette semaine son ambition de faire de la Chine une “puissance majeure de la consommation”, notamment en stimulant la demande pour des produits à haute valeur ajoutée, comme les véhicules électriques.

Japon: exécution du “tueur de Twitter”, condamné pour neuf meurtres

Un condamné à mort, surnommé le “tueur de Twitter”, a été exécuté par pendaison vendredi au Japon, première application de la peine capitale depuis juillet 2022 dans le pays, pour celui qui avait assassiné et démembré neuf personnes rencontrées en ligne.Takahiro Shiraishi, 34 ans, a été pendu pour avoir tué neuf personnes, dont huit femmes, après les avoir contactées via le réseau social désormais appelé X.L’homme visait les internautes qui évoquaient des projets suicidaires en ligne en leur disant qu’il pouvait les aider, et même mourir à leurs côtés. Le ministre de la Justice, Keisuke Suzuki, a précisé vendredi lors d’une conférence de presse à Tokyo, que les crimes de M. Shiraishi, commis en 2017, incluaient notamment “vol, viol, meurtre…destruction et abandon de cadavre”.”Les neuf victimes ont été battues et étranglées, tuées, volées, puis mutilées. Des parties de leurs corps ont été dissimulées dans des boîtes, d’autres jetées dans une décharge”, a expliqué M. Suzuki.Selon lui, l’assassin a agi “pour satisfaire égoïstement ses désirs sexuels et financiers”, par des meurtres qui ont “profondément choqué et inquiété la société”.”Après une réflexion approfondie, j’ai ordonné son exécution”, a-t-il conclu.- Maison des horreurs -Après les avoir attirées dans son petit appartement de Zama, dans la grande banlieue sud-ouest de Tokyo, Shiraishi avait tué ses victimes et démembré les cadavres. Le 31 octobre 2017, la police avait découvert chez lui une véritable maison des horreurs: 240 morceaux de restes humains cachés dans des glacières et des boîtes à outils, saupoudrés de litière pour chat pour tenter de masquer les odeurs de putréfaction.Ciseaux, couteaux, une scie et divers outils de menuiserie avaient été retrouvés à son domicile.La police l’avait finalement arrêté alors qu’elle enquêtait sur la disparition d’une jeune femme de 23 ans, dont le frère avait pu se connecter à son compte Twitter. Il avait remarqué sur la plateforme des échanges avec un compte suspect. Lequel s’était avéré être l’un de ceux qu’utilisait M. Shiraishi pour se présenter comme un “bourreau professionnel”.Il avait été condamné à mort en 2020 pour les meurtres de ses neuf victimes, âgées de 15 à 26 ans.Lors du procès, ses avocats avaient plaidé pour la perpétuité, estimant que ses victimes avaient exprimé des pensées suicidaires sur les réseaux sociaux, et avaient ainsi consenti à leur mort.Le tribunal n’avait pas retenu cet argument, jugeant que l’affaire a “provoqué une grande anxiété dans la société”, et l’avait ainsi condamné à la peine de mort par pendaison, seule pratique utilisée au Japon pour la peine capitale. Il avait renoncé à faire appel.”La dignité des victimes a été piétinée”, avait déclaré le magistrat, ajoutant que M. Shiraishi s’en était pris à des personnes “psychologiquement fragiles”.- Environ 100 condamnés à mort -Cette affaire avait choqué le Japon, pays où le taux de criminalité est très faible, et avait également eu un fort retentissement à l’international.L’affaire du “tueur de Twitter”, comme la presse nippone l’avait surnommé, avait ravivé au Japon des débats sur le contrôle des réseaux sociaux ainsi que sur le suicide et sa prévention. Le Japon a le plus fort taux de suicide parmi les pays industrialisés du G7.Environ 100 prisonniers condamnés à mort attendent actuellement l’exécution de leur peine et parmi eux 49 ont demandé un nouveau procès, a précisé vendredi le ministre Keisuke Suzuki.La loi japonaise stipule que les exécutions doivent avoir lieu dans un délai de six mois après l’épuisement de toutes les voies de recours.Dans les faits, les condamnés restent souvent des années, voire des décennies, dans l’attente de leur exécution, dans des conditions d’isolement strict.Le Japon et les Etats-Unis sont les seuls pays du G7, à appliquer la peine de mort, habituellement pour des personnes condamnées pour de multiples homicides.Les autorités justifient son maintien par le soutien dont elle jouit parmi la population, malgré les critiques venues de l’étranger, en particulier des organisations de défense des droits humains.La dernière exécution au Japon remontait à juillet 2022, avec la pendaison de Tomohiro Kato, condamné pour avoir tué sept personnes en 2008 à Akihabara en fonçant sur la foule avec un camion avant de poignarder des passants.

Japon: exécution du “tueur de Twitter”, condamné pour neuf meurtres

Un condamné à mort, surnommé le “tueur de Twitter”, a été exécuté par pendaison vendredi au Japon, première application de la peine capitale depuis juillet 2022 dans le pays, pour celui qui avait assassiné et démembré neuf personnes rencontrées en ligne.Takahiro Shiraishi, 34 ans, a été pendu pour avoir tué neuf personnes, dont huit femmes, après les avoir contactées via le réseau social désormais appelé X.L’homme visait les internautes qui évoquaient des projets suicidaires en ligne en leur disant qu’il pouvait les aider, et même mourir à leurs côtés. Le ministre de la Justice, Keisuke Suzuki, a précisé vendredi lors d’une conférence de presse à Tokyo, que les crimes de M. Shiraishi, commis en 2017, incluaient notamment “vol, viol, meurtre…destruction et abandon de cadavre”.”Les neuf victimes ont été battues et étranglées, tuées, volées, puis mutilées. Des parties de leurs corps ont été dissimulées dans des boîtes, d’autres jetées dans une décharge”, a expliqué M. Suzuki.Selon lui, l’assassin a agi “pour satisfaire égoïstement ses désirs sexuels et financiers”, par des meurtres qui ont “profondément choqué et inquiété la société”.”Après une réflexion approfondie, j’ai ordonné son exécution”, a-t-il conclu.- Maison des horreurs -Après les avoir attirées dans son petit appartement de Zama, dans la grande banlieue sud-ouest de Tokyo, Shiraishi avait tué ses victimes et démembré les cadavres. Le 31 octobre 2017, la police avait découvert chez lui une véritable maison des horreurs: 240 morceaux de restes humains cachés dans des glacières et des boîtes à outils, saupoudrés de litière pour chat pour tenter de masquer les odeurs de putréfaction.Ciseaux, couteaux, une scie et divers outils de menuiserie avaient été retrouvés à son domicile.La police l’avait finalement arrêté alors qu’elle enquêtait sur la disparition d’une jeune femme de 23 ans, dont le frère avait pu se connecter à son compte Twitter. Il avait remarqué sur la plateforme des échanges avec un compte suspect. Lequel s’était avéré être l’un de ceux qu’utilisait M. Shiraishi pour se présenter comme un “bourreau professionnel”.Il avait été condamné à mort en 2020 pour les meurtres de ses neuf victimes, âgées de 15 à 26 ans.Lors du procès, ses avocats avaient plaidé pour la perpétuité, estimant que ses victimes avaient exprimé des pensées suicidaires sur les réseaux sociaux, et avaient ainsi consenti à leur mort.Le tribunal n’avait pas retenu cet argument, jugeant que l’affaire a “provoqué une grande anxiété dans la société”, et l’avait ainsi condamné à la peine de mort par pendaison, seule pratique utilisée au Japon pour la peine capitale. Il avait renoncé à faire appel.”La dignité des victimes a été piétinée”, avait déclaré le magistrat, ajoutant que M. Shiraishi s’en était pris à des personnes “psychologiquement fragiles”.- Environ 100 condamnés à mort -Cette affaire avait choqué le Japon, pays où le taux de criminalité est très faible, et avait également eu un fort retentissement à l’international.L’affaire du “tueur de Twitter”, comme la presse nippone l’avait surnommé, avait ravivé au Japon des débats sur le contrôle des réseaux sociaux ainsi que sur le suicide et sa prévention. Le Japon a le plus fort taux de suicide parmi les pays industrialisés du G7.Environ 100 prisonniers condamnés à mort attendent actuellement l’exécution de leur peine et parmi eux 49 ont demandé un nouveau procès, a précisé vendredi le ministre Keisuke Suzuki.La loi japonaise stipule que les exécutions doivent avoir lieu dans un délai de six mois après l’épuisement de toutes les voies de recours.Dans les faits, les condamnés restent souvent des années, voire des décennies, dans l’attente de leur exécution, dans des conditions d’isolement strict.Le Japon et les Etats-Unis sont les seuls pays du G7, à appliquer la peine de mort, habituellement pour des personnes condamnées pour de multiples homicides.Les autorités justifient son maintien par le soutien dont elle jouit parmi la population, malgré les critiques venues de l’étranger, en particulier des organisations de défense des droits humains.La dernière exécution au Japon remontait à juillet 2022, avec la pendaison de Tomohiro Kato, condamné pour avoir tué sept personnes en 2008 à Akihabara en fonçant sur la foule avec un camion avant de poignarder des passants.

Coup dur pour Albert II à Monaco: son Premier ministre jette l’éponge avant même de commencer

Le prince Albert II de Monaco affichait sa sérénité, mais la crise est profonde sur le Rocher: son nouveau chef du gouvernement, nommé après cinq mois de recherches, a jeté l’éponge jeudi soir, avant même de prendre ses fonctions.”Il ressort de différents échanges que j’ai eus tout récemment que des forces négatives et contraires sont d’ores et déjà à l’œuvre pour faire perdurer les pratiques archaïques du passé et m’empêcher de mener à bien la mission que le Prince Albert m’a confiée”, a déclaré Philippe Mettoux dans un communiqué à l’AFP.Il n’a pas souhaité donner de précisions, mais ces propos interviennent alors que la principauté est secouée par une bataille médiatico-judiciaire impliquant d’anciens proches du prince désormais écartés et accusés de malversations, qui dénoncent en retour une main-mise du magnat de l’immobilier Patrice Pastor sur le Rocher.Conseiller d’Etat, ancien procureur et ancien conseiller de l’ex-Premier ministre français Dominique de Villepin, Philippe Mettoux, 66 ans, présentait de nombreux atouts pour Albert II, qui affiche depuis son intronisation en 2005 une volonté de politique vertueuse et de lutte contre les soupçons de malversations entourant Monaco.En début de semaine, M. Mettoux avait d’ailleurs publié un message enthousiaste sur son compte LinkedIn, “Il est incontestable que Monaco réussit dans les domaines de l’économie, de la finance, de l’attractivité, de l’innovation, du tourisme et de l’influence, selon un modèle original qui associe une monarchie active et une démocratie effective”, avait-il écrit.”Cependant, comme tous les pays, Monaco est confronté à des enjeux politiques, géopolitiques, sociétaux, sociaux, technologiques, environnementaux importants”, avait-il ajouté, tout en précisant: “J’aime les défis. Je me suis préparé”.- Les dossiers du corbeau -Mais depuis ce message, “il m’est apparu malheureusement évident que je ne disposerai pas des leviers indispensables pour écrire la nouvelle page, pourtant appelée de ses vœux par le Souverain et qui est nécessaire au rayonnement, à la stabilité et au redressement du pays”, a-t-il déploré dans son communiqué jeudi soir, appelant à une intensification de la lutte contre la corruption et le blanchiment.En matière de blanchiment, le Groupe d’action financière (Gafi) avait placé l’an dernier Monaco sur sa “liste grise”, malgré les efforts de la Principauté pour renforcer sa législation et ses instances de contrôle. Et la Commission européenne s’est alignée il y a quelques semaines, en ajoutant le Rocher à sa liste de pays à “haut risque”.Pour ce qui est de la corruption, la concentration inédite de millionnaires sur deux petits kilomètres carrés coincés entre mer et montagne a créé le marché immobilier le plus cher du monde, objet de toutes les convoitises.Les accusations volent dans tous les sens depuis la parution en 2021 du site internet intitulé “Dossiers du Rocher”, où un corbeau pointait quatre proches d’Albert II, dont son avocat personnel Thierry Lacoste et son comptable Claude Palmero, accusés de collusion et d’une trop grande proximité avec des groupes concurrents de Pastor.Une trentaine d’enquêtes sont en cours, dans une ambiance de bataille rangée qui vient d’entrer dans une nouvelle phase avec l’inculpation mercredi pour prise illégale d’intérêt en bande organisée et corruption passive de l’un des ex-proches du prince, Didier Linotte, ancien président de la plus haute cour monégasque.Attendu samedi au Japon, où il doit fêter la journée nationale de Monaco à l’exposition universelle d’Osaka, Albert II va devoir se mettre de nouveau à la recherche d’un nouveau “ministre d’Etat”, le titre officiel du chef du gouvernement monégasque.Nommé par le prince, il s’agit traditionnellement d’une personnalité détachée par la France, chargée de conduire la politique et d’assurer l’administration du tout petit territoire de 38.000 habitants.Beaucoup d’anciens préfets au profil plutôt gestionnaire s’y sont succédé, mais le profil plus politique de Didier Guillaume, qui avait été maire, président de conseil général, sénateur et ministre de l’Agriculture (2018-2020), avait vite séduit à son arrivée en septembre 2024.Depuis son décès prématuré en janvier, l’intérim à ce poste est assuré par la Monégasque Isabelle Berro-Amadeï, ministre des Relations extérieures.

Fusillade mortelle à un mariage dans le Luberon: deux hommes mis en examen et écroués

Deux hommes ont été mis en examen jeudi soir pour assassinat en bande organisée et écroués, quatre jours après la fusillade qui a fait deux morts, dont la mariée, à la fin d’un mariage dans un village du Luberon, dans le Vaucluse, a annoncé le procureur de Marseille.Les deux hommes, interpellés dimanche matin quelques heures après les faits, faisaient partie d’un groupe de quatre assaillants, dont l’un a été tué et l’autre est “toujours en fuite”, selon un communiqué du procureur Nicolas Bessone.Dimanche, vers 4h15 du matin, sur le parking à la sortie de la salle des fêtes du village de Goult dans le Luberon, où une fête de mariage s’était achevée, quatre hommes cagoulés, arrivés en voiture, ont fait irruption derrière le véhicule dans lequel venaient d’entrer le couple de mariés, la nièce de la mariée et son compagnon, ainsi que le neveu de la mariée âgé de 13 ans, rappelle le procureur.”Les assaillants ouvraient le feu et touchaient mortellement la mariée, atteinte de plusieurs tirs près de la carotide. Les coups de feu atteignaient également le marié, blessé de plusieurs tirs dans le haut du corps, ainsi que le jeune garçon dans la région pulmonaire, engageant son pronostic vital dans un premier temps”, ajoute le procureur.La sœur du marié qui se trouvait dans un véhicule à proximité a également été touchée à l’épaule.Selon le procureur, l’assaillant tué a été “touché par des tirs dans le dos et la tête”, et également “percuté par un véhicule durant l’action”.Après la fusillade, ses trois complices ont pris la fuite à pied.- Hypothèse du règlement de comptes -Cinquante gendarmes de la section de recherches de Marseille et du groupement de gendarmerie du Vaucluse ont entrepris de ratisser la zone, avec l’appui du GIGN et de la section aérienne de la gendarmerie, et ont interpellé vers 11H00 du matin deux des assaillants dans une commune proche, le dernier étant “toujours en fuite”.Lundi, le parquet d’Avignon, initialement chargé de l’enquête, s’était dessaisi au profit de la Juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Marseille.Après 96 heures de garde à vue, les deux hommes interpellés ont été présentés jeudi à un magistrat instructeur et mis en examen notamment pour assassinat et tentative d’assassinat en bande organisée, ainsi que pour association de malfaiteurs en bande organisée et recel en bande organisée. Ils ont été placés en détention provisoire.Dans son communiqué, le procureur de Marseille n’émet aucune hypothèse sur la motivation des assaillants.De source proche du dossier, le mari, originaire de Cavaillon, était connu des services de police, avec 26 mentions au fichier des traitements d’antécédents judiciaire (TAJ), dont infractions à la législation sur les stupéfiants et criminalité organisée.Dès dimanche, l’hypothèse d’un règlement de comptes sur fond de trafic de stupéfiants avait été envisagée, selon une autre source proche du dossier.”Je pense que c’était ciblé”, avait avancé le maire de la commune, Didier Perello, “en colère, révolté et sous le choc”, lors d’un point presse improvisé sur place.”Nous sommes à proximité de communes malheureusement connues pour ce genre de faits”, comme Cavaillon, avait ajouté le maire de Goult, petit village d’un millier d’habitants juché sur un piton rocheux et surplombant les champs de lavande.

Plaidoirie de la défense attendue au procès de P. Diddy à New York

La défense du magnat américain du hip-hop Sean Combs, ou P. Diddy, va mener vendredi sa plaidoirie finale à New York pour clôturer les débats d’un procès pour trafic sexuel marqué par des semaines de témoignages souvent bouleversants.Les avocats du rappeur de 55 ans vont prendre la parole au lendemain du réquisitoire de la procureure, qui a accusé Sean Combs d’avoir usé “du pouvoir, de la violence et de la peur” pour pousser d’anciennes petites amies à participer sans leur consentement à des marathons sexuels.L’avocat Marc Agnifilo devrait s’avancer à la barre vendredi pour défendre son client, une figure incontournable du hip-hop de ces trois dernières décennies qui risque la prison à vie. Il a plaidé non coupable et choisi de ne pas témoigner, une stratégie courante de la défense aux Etats-Unis. Ses avocats n’ont pas à prouver l’innocence de leur client, mais plutôt à semer un doute raisonnable chez les membres du jury quant aux accusations des procureurs.En près de sept semaines, l’accusation a cité 34 témoins, mais les récits de deux anciennes compagnes du rappeur et d’une ex-assistante ont marqué les esprits.- Contrôle -La chanteuse de R&B Casandra Ventura, dite “Cassie”, et “Jane”, une femme restée anonyme, ont tour à tour raconté en détail comment elles avaient été contraintes de se livrer à des marathons sexuels avec des hommes prostitués, dans des mises en scène très chorégraphiées, afin de satisfaire les désirs du rappeur et producteur, qui se masturbait ou filmait.”Il ne s’agissait absolument pas de choix libres”, a martelé, cinq heures durant jeudi, la procureure Christy Slavik, précisant que les victimes présumées “étaient droguées, badigeonnées d’huile, épuisées et avaient mal”.Sean Combs “n’acceptait pas le +non+ comme une réponse possible”, a-t-elle insisté en rappelant l’immense contrôle qu’il exerçait sur son ex-compagne “Cassie” et les loyers payés pour son autre ex, Jane, devenue financièrement dépendante du rappeur.Mais durant les semaines précédentes, les avocats du rappeur ont tout fait pour discréditer un à un les témoins à charge à coups de contre-interrogatoires musclés. Cassie a été soumise à un feu roulant de questions, visant à lui faire concéder qu’elle participait de son plein gré aux parties sexuelles avec d’autres hommes.”Je suis toujours prête” pour un “freak-off”, le nom qui leur était donné, avait-elle écrit à son compagnon, en 2009. La chanteuse n’a pas contesté, tout en expliquant qu’elle était sous l’emprise de Diddy.- Délibérations -L’un des enjeux pour les jurés sera de fixer la frontière entre le consentement et la contrainte. Dans leur plaidoirie initiale, les avocats de P. Diddy avaient assuré que ses accusatrices étaient des “femmes adultes, capables et fortes”.Cassie et “Jane” ont admis que leurs relations respectives impliquaient de l’amour et du désir, mais qu’elles étaient dans le même temps soumises à des menaces liées à leur réputation, à leur situation financière et à leur intégrité physique.Les procureurs accusent aussi Sean Combs d’avoir participé à une entreprise criminelle — un chef d’accusation qui lui vaut d’encourir la prison à vie — en ayant organisé un réseau d'”hommes de main loyaux” qui l’ont aidé.”Il est devenu de plus en plus puissant et dangereux grâce au soutien de sa garde rapprochée et de ses affaires”, a déclaré jeudi la procureure, en référence à la fortune du rappeur, producteur et hommes d’affaires, évaluée à environ 700 millions de dollars par le magazine spécialisé Forbes.Une fois les plaidoiries de la défense achevées, les jurés se retireront pour délibérer.

A New York, P. Diddy étrillé par le réquisitoire de la procureure

P. Diddy a usé “du pouvoir, de la violence et de la peur” pour pousser d’anciennes petites amies à participer sans leur consentement à des marathons sexuels, a lancé jeudi la procureure dans son réquisitoire final au procès à New York du magnat du hip-hop.Après des semaines de témoignages souvent bouleversants, les parties présentaient leurs derniers arguments jeudi dans le procès pour trafic sexuel du fondateur du label Bad Boy Records, Sean Combs de son vrai nom.”Il s’est servi du pouvoir, de la violence et de la peur pour obtenir ce qu’il voulait. Et il comptait sur le silence et la honte pour garder ses crimes cachés”, a déclaré aux jurés du tribunal de Manhattan la procureure Christy Slavik, sous les yeux de l’accusé.”Il est devenu de plus en plus puissant et dangereux grâce au soutien de sa garde rapprochée et de ses affaires”, a-t-elle ajouté, en référence à la fortune du rappeur, producteur et hommes d’affaires, évaluée à environ 700 millions de dollars par le magazine spécialisé Forbes. Agé de 55 ans, P. Diddy est accusé d’avoir forcé des femmes – dont son ex-petite amie de 2007 à 2018, la chanteuse Cassie, et une petite amie plus récente qui a témoigné sous le pseudonyme de Jane – à se livrer à des marathons sexuels avec des hommes prostitués.- “Imaginez dire non” -Selon l’accusation, les employés de P. Diddy devaient notamment livrer de la drogue aux victimes pour obtenir leur soumission et leur silence.”Il ne s’agissait absolument pas de choix libres”, a martelé, cinq heures durant, la procureure, précisant que les victimes présumées “étaient droguées, badigeonnées d’huile, épuisées et avaient mal”. Le rappeur a plaidé non coupable et sa défense soutient que ces femmes participaient de leur plein gré à ces “freak-offs”, ou marathons sexuels, avec d’autres hommes, voire qu’elles témoignaient contre P. Diddy par jalousie ou pour l’appât du gain. Il encourt la prison à vie.Mais selon la procureure, Sean Combs “n’acceptait pas le +non+ comme une réponse possible” et “s’il voulait un freak-off, ça allait de toute façon arriver”.Elle a notamment rappelé l’immense contrôle qu’il exerçait sur son ex-compagne, Casandra Ventura, dite “Cassie”, les loyers payés pour son autre ex, Jane, et donc sa dépendance financière, et comment il a menacé de détruire leur réputation s’il diffusait les vidéos de ces actes sexuels avec des prostitués hommes.”Imaginez dire non à cette personne”, a-t-elle lancé au jury.Une vidéo capturée en mars 2016 par une caméra de surveillance d’un hôtel chic de Los Angeles, diffusée par CNN l’an dernier, montre P. Diddy traîner Cassie au sol et lui porter plusieurs coups, puis lui arracher son téléphone des mains.- Délibération -La défense doit plaider vendredi. P. Diddy a choisi de ne pas témoigner, et ses avocats vont tenter de semer un doute raisonnable chez les membres du jury quant aux accusations des procureurs.Ces derniers ont présenté des milliers de pages de transcriptions de conversations téléphoniques ou d’échanges de SMS qui semblent témoigner de la détresse des victimes présumées. Mais des messages de désir et d’affection ont été aussi retranscrits et utilisés par la défense à de nombreuses reprises. Les jurés ont visionné des vidéos de ces marathons sexuels, qualifiés de criminels par les procureurs, mais présentés comme consentis et participant d’un mode de vie “polyamoureux” par la défense de P. Diddy.Les procureurs ont aussi présenté de nombreux documents financiers, notamment des paiements effectués via l’application CashApp à des prostitués masculins et des relevés de chambres d’hôtel et de trajets en avion, visant à prouver le transport de personnes à des fins sexuelles.Les plaidoiries pourraient se terminer vendredi mais il y a peu de chances que les jurés, qui ont d’ailleurs reçu l’instruction de ne pas suivre l’actualité entourant cette affaire hypermédiatisée, commencent à délibérer sur-le-champ. L’accusation et la défense s’attendent plutôt à un début des délibérations lundi.